Le traitement du “Hirak” déteint négativement sur l’image du Maroc

2 giorni 2 ore ago
Le traitement du “Hirak” déteint négativement sur l’image du Maroc Human Rights Watch a rendu public, jeudi dernier à Paris son Rapport mondial 2018 qui passe en revue la situation des droits humains dans plus de 90 pays dont le Maroc.
Dans ce cadre, elle a dénoncé la limitation de la liberté d’expression et du droit de réunion pacifique au Maroc.
« Le Maroc a répondu aux manifestations en cours dans la région troublée du Rif tout au long de l'année 2017 avec son alternance caractéristique entre la tolérance et la répression. Les forces de sécurité ont autorisé de nombreuses manifestations de rue contre la négligence présumée du gouvernement central à l'égard des besoins de la région mais, à partir du mois de mai, elles ont arrêté des activistes du mouvement protestataire Hirak du Rif, battant et maltraitant bon nombre d’entre eux », a indiqué en substance HRW.
Concernant le Code de la presse et des publications, adopté par le Parlement en juillet 2016, l’ONG précise qu’il « élimine les peines de prison tout en imposant des amendes et des suspensions de publications ou de sites Internet ordonnées par le tribunal comme sanction pour de nombreux délits d’expression non violente », alors que « le Code pénal maintient la prison comme une punition pour une variété de délits d'expression non-violente ».
Human Rights Watch indique également qu’ « un grand nombre des manifestants détenus ont affirmé avoir été battus par des policiers lors de leur arrestation et ont déclaré que la police les avait forcés à signer des déclarations écrites qu’ils n’avaient pas pu lire. Des médecins légistes nommés par le Conseil national des droits de l'Homme, qui avaient examiné des manifestants détenus, ont établi des rapports qui ont corroboré certaines de ces allégations », mais « les tribunaux ont déclaré les manifestants coupables d'avoir insulté et agressé physiquement des membres des forces de sécurité, de rébellion armée et de destruction de biens publics, les condamnant pour la plupart à des peines de prison de 18 mois ou moins ».
Toujours selon cette ONG, « les autorités continuent de manière arbitraire d’entraver le fonctionnement de nombreuses associations ou de les empêcher d'obtenir une reconnaissance légale, alors même que la Constitution de 2011 garantit la liberté d'association ».
Ce rapport qui a été rendu public quelques jours après celui de l’ONG américaine Freedom House qui n’a pas été, lui aussi, très tendre envers le Maroc qu’elle a classé comme pays "partiellement libre" avec un score de 39/100, soit 2 points de moins qu’en 2017 en mettant en relief le fait que le score sur les libertés civiles y a baissé "en raison des réactions sévères de l’Etat aux manifestations majeures tout au long de l’année écoulée ».
H.T

L’ICM garde ses marques : Les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours de l’année

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L’ICM garde ses marques : Les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours de l’année L’indice de consommation des ménages s’est établi
au quatrième
trimestre 2017
à 85,9 points, alors qu’il était de 85,5 points
au trimestre
précédent



Le Haut-commissariat au plan a publié mardi dernier, son enquête permanente de conjoncture relative au quatrième trimestre de l’année écoulée. Cette enquête a pour objectif de sonder les ménages afin de calculer leur indice de confiance ou ICM. À savoir, un indicateur représentatif de leur perception quant à l’évolution du niveau de vie, de leur situation financière, du chômage, mais aussi de l’opportunité d’acheter des biens durables. Après analyse des résultats, on constate que l’indice de confiance des ménages connaît une quasi-stagnation, puisqu’il s’est établi au quatrième trimestre 2017 à 85,9 points, alors qu’il était de 85,5 points au trimestre précédent et de 73,5 points lors du même trimestre 2016. Décryptage.
Lors du quatrième trimestre de l’année écoulée, plus du tiers des ménages marocains (35,4%) indiquent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 33 % évoquent un maintien et 31,6 % déclarent une amélioration. Mais de manière générale, l’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie confine au négatif, à moins 3,8 points contre moins 3,1 points au trimestre précédent et moins 17,5 points au même trimestre, une année plus tôt. Côté prévisions, 24,3 % des ménages tablent sur une dégradation du niveau de vie lors des 12 prochains mois, 39,9% sur un maintien du niveau et 35,8% sont optimistes quant à une amélioration. De ce fait, le solde d’opinion passe de 10,5 points au trimestre précédent à 11,5 points et à moins de 2,4 points le même trimestre de l’année dernière.
Le chômage est lui aussi négativement perçu par les ménages, puisqu’au quatrième trimestre de 2017, 72,8% contre 14,3% des ménages s’attendent à sa hausse au cours des 12 prochains mois. En conséquence, le solde d’opinion a régressé à moins de 58,5 points au lieu de moins 59,9 points le trimestre précédent et moins 66,8 points lors du dernier trimestre de 2016.
Le dernier trimestre fait aussi état d’une réticence des ménages quant aux achats de biens durables, estimant que le moment n’y est pas propice (53,8 % contre 28,2 %). Dans ce cas, on peut affirmer que cet indicateur affiche toujours un solde négatif passant à moins 25,6 points au lieu de moins 31,5 points le trimestre précédent et moins 43 points le quatrième trimestre de 2016.
La détérioration est le terme idoine pour définir la situation financière des ménages. Le quatrième trimestre de 2017 fut synonyme d’endettement pour 29,8 % des ménages. Une situation amplifiée par leur tendance à puiser dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses. 5,4 % d’entre eux certifient épargner une part de leurs revenus, alors que 64,8 % déclarent que leurs revenus continuent à couvrir leurs dépenses. L’opinion relative à la situation financière actuelle des ménages se solde donc négativement à moins de 24,4 points, après avoir été de moins 22,6 points le trimestre précédent et de moins 28,7 points au même trimestre 2016. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 31,4% contre 14,7% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Leur perception demeure ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 16,7 points au lieu de moins 14,5 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 33,3 points un an en arrière. S’agissant du regard qu’ils portent sur l’avenir de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 30,3% contre 11,1% des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière. Par conséquent, le solde d’opinion est resté positif à hauteur de 19,2 points contre 19,6 points au trimestre précédent et 6,5 points au même trimestre de l’année précédente.
A travers son enquête d’opinion, le HCP fournit également plusieurs données concernant la perception des ménages en rapport avec d’autres aspects de leurs conditions de vie et plus précisément sur leur capacité à épargner, mais aussi sur l’évolution des prix des produits alimentaires.
Au quatrième trimestre de 2017, moins du tiers des ménages (20,7%) pensent à épargner au cours des 12 prochains mois. Ainsi, tout en étant toujours dans le négatif, le solde d’opinion, enregistre moins 58,6 points, au lieu de moins 55,7 points le trimestre passé et de moins 68,7 points une année auparavant.
Par ailleurs, 88,8 % des ménages arguent que les prix des produits alimentaires ont connu une hausse au cours des 12 derniers mois, alors qu’en parallèle, seuls 0,4 % sont animés par le sentiment inverse. Conséquemment, le solde d’opinion se cloisonne dans le négatif, à moins 88,5 points, après avoir été de moins 82,8 points le trimestre précédent et de moins 87,3 points à la même période en 2016.
Selon les dires de 80,1% des ménages, l’année prochaine sera marquée par une augmentation continue des produits alimentaires, quand uniquement 0,5% s’attendent à une baisse de leurs prix. En somme, l’opinion est négative, se nichant à moins 79,6 points, au lieu de moins 74 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 77,3 points la précédente année.
Le HCP ne s’est pas contenté de ces quelques indicateurs trimestriels, puisqu’il calcule à la fin de chaque année le solde relatif à la perception par les ménages de certaines composantes de leur environnement dont la variabilité n’est pas significative d’un trimestre à l’autre, et plus précisément de l’évolution entre 2016 et 2017 de l’opinion des ménages par rapport à la situation des droits de l'Homme, la protection de l'environnement et la qualité de certains services publics.
Sur ce dernier aspect, les ménages qui perçoivent une amélioration de la qualité des prestations administratives sont beaucoup plus nombreux (61,6 % contre 16,6%). En passant de 36,7 points à 45 points entre 2016 et 2017, le solde dévoile une opinion en nette amélioration.
Les droits de l’Homme ont aussi été en question. La moitié (50,9%) des ménages estiment que la situation des droits de l’Homme au Maroc a connu une amélioration, à l’inverse de 14,8 % d’entre eux qui ressentent une régression.  Résultats, le solde a atteint une valeur positive de 36,6 points. Néanmoins, cet indicateur a régressé par rapport à 2016 où son niveau était de deux points en plus. Le solde relatif à cet indicateur, a atteint une valeur positive de 36,1 points enregistrant une dégradation par rapport à son niveau de 2016 où il était de 38,6 points.
Toujours en 2017, 48,7 % des ménages ont été convaincus d’une amélioration qualitative de la situation en matière de protection de l’environnement au Maroc, alors que 19,6 % pensent le contraire. En progression par rapport à 2016 où il était de 24,7 points, le solde d’opinion relatif à cet indicateur a donc atteint 29,1 points en 2017.
Pour ce qui est de la qualité des services de l’enseignement, 22,5% des ménages ont ressenti une amélioration en 2017. À contrario, 45,4% estiment qu’elle s’est plutôt détériorée. Avec un solde de moins 22,9 points, le HCP a révélé que cet indicateur a enregistré son niveau le plus négatif depuis plusieurs années et le début de l’enquête.
Le dernier indicateur de cette enquête dévoile que 13,8 % des ménages sont convaincus de l’amélioration des prestations sanitaires, cependant ces derniers sont minoritaires par rapport aux 59,3 % qui affirment le contraire. On constate donc une détérioration de cet indicateur d’une année à l’autre, passant de moins 43 points à moins 45,5 points, enregistrant lui aussi son niveau le plus négatif depuis les prémices de l’enquête.
Chady Chaabi

“Adios Carmen” de Mohamed Amine Benamraoui projeté à Helsinki

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“Adios Carmen” de Mohamed Amine Benamraoui projeté à Helsinki Le long-métrage marocain «Adios Carmen» du réalisateur Mohamed Amine Benamraoui, a été récemment projeté au siège de la Fondation finlandaise du film à Helsinki, devant un public hétéroclite venu découvrir un pan du cinéma marocain. S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Finlande, Mohamed Ariad, a fait une présentation succincte du film, dont la projection s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’indépendance du pays nordique.
«Adios Carmen», premier film marocain en langue amazighe à être consacré dans plusieurs festivals de cinéma, notamment ceux de Nador, Tanger, Khouribga, ou encore Dubaï, Yaoundé et Malmo, plonge le spectateur dans l'univers du Rif des années 1970. Il raconte l'histoire émouvante du petit Amran, qui vit seul avec son oncle après le départ de sa mère en Europe. L'enfant se lie d'amitié avec Carmen, sa voisine espagnole, qui travaille comme ouvreuse dans une salle de cinéma. Elle fait ainsi découvrir au petit garçon le grand écran et réussit à le combler d'un amour maternel sincère.  
Faisant partie des exilés de la guerre d'Espagne, Carmen et les autres membres de sa famille décident de retourner vivre dans leur pays après la mort de Francisco Franco. Amran ne va pas supporter cette brusque séparation avec sa voisine espagnole et refuse de faire ses adieux à Carmen, car cela lui rappelle le départ de sa mère en Belgique. Le film décrit, de ce fait, une époque importante de l'histoire du Maroc. «Cette œuvre met la lumière sur l'histoire compliquée qui lie les Espagnols et les Marocains et met en évidence la nécessité d'affronter notre mémoire commune», explique le réalisateur dans un entretien accordé à Libé. «C’était un défi pour les acteurs et actrices rifains. Malgré les petites imperfections qui peuvent accompagner un premier film, nous avons réussi à émouvoir le public lors de ces festivals. Les Prix reçus ne doivent pas nous empêcher de garder les pieds sur terre car le travail qui nous attend est immense», souligne Mohamed Amine Benamraoui.   
Concernant le choix de la langue de son premier long métrage, le réalisateur a affirmé que faire ce film en rifain était pour lui une évidence. «D’abord, parce que l’histoire du film se passe dans le Rif des années 70, ensuite, et surtout, la culture, la langue et la mémoire du Rif sont omniprésentes dans ma vie et mes réalisations cinématographiques», explique-t-il. «J’étais convaincu que la langue ne serait pas un obstacle pour le spectateur marocain ne parlant pas le rifain. Lors des festivals au Maroc, j’ai été agréablement surpris par l’accueil du public, qui trouvait cette langue belle et poétique», ajoute le metteur en scène. Et de poursuivre: «Cette richesse culturelle dans le cinéma marocain incite au dialogue et instaure le respect et l’ouverture d’esprit».  
Il est à noter qu’«Adios Carmen» est un film rifain qui n’a pas été tourné dans le Rif.  Interrogé, par Libé, à ce propos, le jeune cinéaste a expliqué qu’il a sillonné nombre de villes et villages du Rif à la recherche de décors qui puissent correspondre à l’architecture espagnole qui existait dans le Rif des années 70. Il cherchait également une ancienne salle de cinéma où il devait tourner d’importantes scènes, ainsi qu’une habitation avec des maisonnettes ouvrières. «Malheureusement, nous n’avons plus de salles de cinéma dans ces régions. Les bâtiments récents ont remplacé les anciens et l’espace urbain a totalement changé… », s’est-il désolé. Et de conclure : «La seule ville qui m’offrait le plus de possibilités, c’était Assilah».     
Rappelons enfin que la projection de ce film, organisée par l’ambassade du Maroc à Helsinki en collaboration avec les Amis de l'Institut finlandais pour le Moyen-Orient et l'Association finno-arabe, a été marquée par la présence d’ambassadeurs, de diplomates et de cinéphiles de tous bords, dont des membres de la communauté marocaine établie en Finlande.
Mehdi Ouassat

De la glace en abondance près de la surface de Mars

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De la glace en abondance près de la surface de Mars La planète Mars recèle de multiples dépôts de glace, hors des zones polaires, parfois à seulement un ou deux mètres de profondeur, en faisant de précieuses ressources potentielles d'eau, facilement accessibles, pour de futures missions humaines, révèle une étude publiée jeudi dans la revue Science.
Cette glace, qui paraît relativement jeune, pourrait aussi révéler l'histoire climatique de Mars qui reste à élucider.
Les scientifiques ont établi huit zones dans lesquelles l'érosion a exposé, sur des pentes raides, des quantités importantes de glace près de la surface. L'étude se base sur des données recueillies par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), lancée en 2005 par la Nasa.
"Ce type de glace est plus répandu que nous le pensions auparavant", a expliqué l'un de ces scientifiques, Colin Dundas, un géologue de l'Institut américain de géophysique (U.S. Geological Survey).
L'existence de glace dans le sol martien est connue depuis longtemps, mais de nombreuses questions subsistent quant à son épaisseur, son étendue et sa pureté, expliquent les chercheurs. Les pôles martiens sont recouverts de glace et la sonde MRO en orbite autour de Mars avait détecté la présence d'épais dépôts de glace enterrés un peu partout sur la planète, une découverte qui avait fait l'objet d'une publication dans Science en 2010.
Les scientifiques avaient alors avancé l'hypothèse selon laquelle il s'agirait de restes de glaciers ayant existé il y a des millions d'années quand l'axe de rotation de Mars et son orbite étaient différents.
Les fractures et les angles abrupts indiquent que la glace est compacte et solide, précisent les scientifiques.
En outre, les variations dans la couleur de ces dépôts laissent penser que la glace est formée de couches distinctes qui pourraient aider à comprendre les changements climatiques dans l'histoire de Mars.
Ces strates se sont probablement formées avec l'accumulation de la neige au gré de nombreuses saisons lors de précédents cycles climatiques, explique Susan Conway, une géologue à l'Université de Nantes en France, citée dans Science. Le vent a ensuite recouvert ces plaques de glace de sable et de poussière, ce qui, selon elle, est "la seule explication plausible". Le nombre peu élevé de cratères à la surface de ces huit sites indique, selon les auteurs, que cette glace s'est formée assez récemment.
Des images prises au cours de trois années martiennes - une année sur Mars équivaut à 686 jours terrestres - ont révélé que de gros blocs de roche se sont détachés de la glace sous l'effet de l'érosion.

Dans le sud irakien, les conflits tribaux effraient familles et policiers

2 giorni 2 ore ago
Dans le sud irakien, les conflits tribaux effraient familles et policiers "Ici, ce sont les balles qui parlent", déplore Daoud Salmane. Pendant des années, cet Irakien a subi en silence les conflits entre tribus dans son village, mais le jour où une balle perdue a blessé son fils, il a décidé de déménager.
Dans la province méridionale de Bassora, les différends entre les six ou sept tribus de la région dégénèrent régulièrement en bataille rangée. De ces violences, et la spirale des vengeances qui s'ensuit, les membres des forces de sécurité se tiennent soigneusement à l'écart, par peur des représailles.
Les conflits tribaux et les règlements de comptes ensanglantent depuis des années la région à la frontière avec le Koweït. Mais avec la mobilisation de l'ensemble des forces de sécurité dans la guerre contre le groupe Etat islamique (EI), les familles prises entre deux feux se sont senties encore plus abandonnées.
Daoud Salmane, 41 ans, est catégorique: "Sans armes, une famille ne peut pas survivre" dans toutes ces villes et localités où les affrontements à l'arme automatique, parfois des mitrailleuses, transforment "des zones résidentielles en champs de bataille".
C'est lors d'une énième querelle réglée à coups de feu que son fils Ali, 15 ans, a été blessé à l'épaule par une balle perdue, alors qu'il se tenait devant la maison familiale. Depuis, la famille a déménagé vers la ville de Bassora, loin des zones tribales du nord de la province, raconte ce père de famille à l'AFP.
Face à ces conflits qui éclatent parfois pour des différends commerciaux, des questions d'honneur ou même pour des matchs de football, les policiers ne sont d'aucune aide, assurent les habitants.
En l'absence de l'armée et de la police fédérale, "les policiers locaux évitent de s'immiscer dans ces conflits parce que rien ne les protège: ils n'ont ni blindés ni chars comme l'armée", explique Ghanem Hamid, membre du conseil provincial.
Et quand bien même ils pourraient intervenir, beaucoup de policiers s'y refusent, de peur d'une vendetta, car beaucoup d'entre eux sont eux-mêmes issus de tribus. La solution, assure Haydar Ali, un ingénieur de 34 ans, serait de faire venir des soldats et des policiers "d'autres provinces pour qu'aucune relation sociale ou liens tribaux ne puissent jouer".
Il faut aussi saisir les armes, plaident les habitants, alors que perquisitions et descentes de police ont régulièrement lieu, sans toutefois venir à bout de l'immense arsenal disséminé dans la province, la seule d'Irak à avoir un accès maritime.
Les tribus ont mis la main sur ces armes lors du retrait de l'armée irakienne du Koweït en 1991 et durant l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003, explique le cheikh Abbas al-Fadhli, conseiller du gouvernorat en charge des affaires tribales.
Dans cette région, riche en pétrole et où sont implantées différentes compagnies étrangères et de nombreuses raffineries, ces affrontements parviennent parfois même à bloquer l'activité de ces sociétés, affirme le général Jamil al-Chomari, en charge des opérations à Bassora.
"Les affrontements tribaux conduisent à fermer des routes, empêchant les employés des compagnies pétrolières de se rendre à leur travail, et endommagent parfois les installations électriques", note-t-il.
Pour faire cesser ces violences, plaide Haydar Ali, il faut opérer un véritable changement de mentalité. "Les conflits tribaux doivent être proscrits par la société avant même d'être proscrits par la loi", martèle-t-il.
Car l'impunité dont bénéficient les membres de tribus impliqués dans des affrontements armés "accroît ce fléau", renchérit Saadoun Jassem, instituteur de 46 ans.
Cheikh Mohammed al-Zeydaoui, dignitaire de la tribu des Bou Zeyd, a rejoint la commission en charge des conflits tribaux au sein des forces armées. Dans le sud de l'Irak, ce sont les tribus plutôt que les tribunaux qui gèrent ces différends.
Lors de réunions en présence des dignitaires des deux parties et d'autres tribus jouant les parrains et médiateurs, les familles discutent durant de longues heures le "prix du sang" -s'il y a eu des morts- sous forme de compensation financière ou réclament le bannissement de certains membres.
En 2017, dit-il, cette instance "a réglé 176 différends entre des tribus, dont certains couraient depuis une quinzaine d'années".
Le nombre de conflits pourrait continuer de grimper car, note Kirk Sowell, spécialiste de la politique irakienne, "Bassora souffre à la fois d'importantes violences tribales mais aussi du crime organisé".
Dans le pays désormais débarrassé de l'EI, "le principal défi en termes de sécurité est interne", poursuit l'expert qui publie Inside Iraqi Politics.
Car "les myriades de groupes du Hachd al-Chaabi", ces unités paramilitaires principalement venus du sud du pays qui ont appuyé les forces gouvernementales dans la lutte anti-EI, "se transforment en mafias locales". Ils augmentent ainsi le nombre d'armes en circulation, et les affrontements qui vont avec.

Raid Sahraouiya : Une quarantaine d’équipes sur la ligne de départ

2 giorni 2 ore ago
Raid Sahraouiya : Une quarantaine d’équipes sur la ligne de départ Outre sa consolidation au niveau national, le Raid Sahraouiya, un challenge sportif et solidaire dédié exclusivement aux femmes, entend, à l’occasion de sa quatrième édition, renforcer son ancrage dans le continent africain et sa visibilité à l’international, ont affirmé, jeudi à Paris, les organisateurs de cet évènement.
Ce raid, qui sera organisé du 3 au 10 février à Dakhla sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, met le sport au service de causes et combats nobles portés par des femmes dont l’engagement les poussent à se surpasser en portant les couleurs d’associations diverses.
Il sera marqué cette année par plusieurs nouveautés, ont annoncé les organisateurs lors d’une conférence de presse de présentation du raid tenue au siège de la représentation de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) dans la capitale française.
Parmi les 40 équipes participantes (2 concurrentes par équipe), cinq seront, entre autres, composées cette année de concurrentes de haute stature venant de plusieurs pays d’Afrique (Kenya, Nigeria, Cameroun, Mali, Ghana et Afrique du Sud), une nouveauté dont s’est réjouie Mme Laila Ouachi, organisatrice et présidente de l’Association Lagon Dakhla.
 «C’est très important pour nous d’avoir des femmes d’influence qui vont porter très haut les couleurs de la Sahraouiya à Dakhla", a-t-elle affirmé dans une déclaration à la MAP.
La solidarité n’est pas l’exclusivité d’une cause ou d’un pays, a-t-elle précisé, en soulignant que toutes les participantes sont animées par leur fort engagement en faveur de causes nobles.
Alliant sport, émotion et découverte dans un site exceptionnel, l’édition 2018 de la Sahraouiya renforce aussi sa percée à l’international en accueillant une nouvelle marraine en la personne de Mme Stéphanie Fugain (épouse du célèbre chanteur Michel Fugain), présidente de l’Association Laurette Fugain de lutte contre les leucémies, qui participe avec 3 équipes françaises formées de six femmes connues pour leur implication dans la vie associative.
"On a choisi cette année une marraine française connue pour sa lutte en faveur d’une cause noble, à savoir la lutte contre les leucémies. L’Association concourt avec trois équipes, ce qui permettra de donner plus de visibilité à notre projet", a indiqué Mme Ouachi, observant que la présidente de l’Association Lorette Fugain, du nom de sa fille décédée suite à une leucémie, est une femme et une mère courageuse qui a su transformer sa douleur en force. Cette énergie et cette volonté ont été mises au service de la recherche contre cette maladie, a-t-elle souligné.
Dans une déclaration à la MAP, Mme Fugain s’est dite très honorée d’être choisie comme marraine de cet évènement, qui réunit des femmes autour de causes et de combats différents et qui vont se surpasser et montrer aux patients et personnes malades notamment, que le combat continue.
Mme Fugain entend aussi par cette participation lancer un appel au don de sang, de plaquettes et de moelle osseuse, sans lesquels les malades ne peuvent vivre.
"Le combat que ma fille n’a pu gagner, moi et mon équipe on le reprend en main et entendons dire à tous que c’est inadmissible de ne pas être donneur. Tout le monde est concerné", a-t-elle affirmé avec détermination.
Mme Fugain sera marraine de cette édition, aux côtés de Mme Aicha Echenna, présidente de l’Association Solidarité féminine et marraine de coeur de l’évènement depuis le début de l’aventure Sahraouiya.
Par ailleurs, Mme Ouachi a annoncé une autre nouveauté, à savoir le lancement prochain d’une nouvelle "marque".
Face à un "engouement de plus en plus important de la part de femmes de différents horizons, le raid Sahraouiya a une nouvelle ambition : celle de faire évoluer ce mouvement solidaire et sportif à travers la création d’une marque + Spirit of solidarity+, une plateforme internationale d’évènements, d’actions concrètes et d’engagements sur le terrain (échanges, soutiens, formation)", a-t-elle indiqué.
Ce mouvement va vivre en marge de "Challenge Women Dakhla" ou Sahraouiya, qui sera toujours là pour toutes les femmes marocaines qui veulent participer à cet événement. Ce nouveau nom résonnera mieux à l’international, a-t-elle dit.
A l’instar des éditions précédentes, Sahraouiya 2018 comprend des épreuves phares : VTT, Canoë, Bike & Run, et course d’orientation, entre autres.
Plusieurs autres intervenants ont pris la parole à l’occasion de cette conférence de presse, à laquelle ont pris part de nombreux médias français et marocains, pour raconter leurs expériences et donner des explications techniques et logistiques sur la prochaine édition.
M. Khalid Mimi, directeur de l’ONMT en France, partenaire dans l’organisation du raid, a expliqué notamment la portée humaine de cet évènement, qui s’inscrit aussi au cœur de la stratégie du développement du tourisme solidaire à Dakhla, destination de rêve entre mer et désert et capitale de plusieurs sports dont le surf et le kit-surf.

Les pateras reprennent du service avec leur lot de drames : 20 migrants irréguliers ont péri en mer entre le 1er et le 17 janvier

2 giorni 2 ore ago
Les pateras reprennent du service avec leur lot de drames : 20 migrants irréguliers ont péri en mer entre le 1er et le 17 janvier Il y a certes le temps des cerises mais il y a aussi celui des pateras. Si le premier est fortement associé à la Commune de Paris, le second l’est à la Méditerranée. Les deux ont néanmoins pour point commun : la mort. Sanglante pour les communards de jadis et par noyade pour les actuels harraga.
20 migrants irréguliers ont ainsi péri sur les côtes espagnoles entre le 1er et le 17 janvier (25 à la même période en 2017), indiquent les statistiques publiées récemment par l’Organisation mondiale des migrations (OMI). Des décès qui s’ajoutent aux 179 enregistrés sur les côtes italiennes, soit un total de 199 contre 228 recensés durant l’année écoulée à la même période. En 2016, l’ONU avait révélé que plus de 5.000 migrants  contre 3.771 l’an dernier,  avaient trouvé la mort en traversant la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes. Qu’en est-t-il du sort réservé aux dépouilles de ces migrants malchanceux? Sont-elles enterrées comme il se doit ou traitées avec indifférence ?
Selon Ahmed Khalifa, vice-président de l’Association marocaine de l’intégration des migrants en Espagne (AMIM), les cadavres repêchés sur les côtes espagnoles sont souvent gardés dans des morgues en attente d’une réclamation de la part des familles ou des représentations diplomatiques. Le cas échéant, les dépouilles sont enterrées avec des stèles portant la date de leur découverte et une inscription indiquant leur nationalité. « S’il s’avère qu’il s’agit bel et bien de cadavres de migrants musulmans, ils seront enterrés selon le rite islamique comme le stipule l’accord de 1992 entre l’Etat espagnol et la Commission islamique d’Espagne », nous a-t-il indiqué. De son côté, Khadija Izadi El Arrabi, présidente de l’Association Emir Abdelkader, a révélé au site d’information « algeriepart », que les cadavres ayant séjourné plus de six mois dans les morgues et non-identifiés ou en état de décomposition avancée sont soit  incinérés, soit exploités par des scientifiques avant d’être rejetés en mer.
Pour sa part, Hassan Ammari, militant d’Alarmephone, nous a déclaré que l’enterrement des corps des migrants a beaucoup évolué. « Aujourd’hui, les corps sont gardés de 72 heures à 15 jours voire un mois au maximum. Par la suite, ils sont enterrés. Il y a également la menace des réseaux de trafiquants d’organes humains qui rôdent en Méditerranée », nous a-t-il indiqué. Et de préciser : « On assiste actuellement à Alméria et Tarifa à l’enterrement de ces migrants dans des fosses communes dans l’anonymat le plus total ». Des propos qui ont été confirmés par un rapport espagnol cité par la station radio RFI qui indique  que depuis août 2017 et compte tenu du dernier boom des arrivées, il n'y a plus de place pour eux dans les cimetières et ils sont anonymement enterrés dans des fosses communes.
« Au Maroc, les dépouilles sont traitées avec humanité et gardées de 7 à 8 mois. Les autorités marocaines essaient avant toute mise en terre d’identifier les défunts en faisant appel à leurs  proches, à leurs familles ou aux ONG. A l’inverse, l’Espagne tente aujourd’hui de se débarrasser des cadavres le plus rapidement possible. En fait, elle les traite comme s’il s’agissait de simples numéros», a conclu Hassan Ammari.
Hassan Bentaleb

L'amélioration des performances des établissements scolaires en débat à Salé

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L'amélioration des performances des établissements scolaires en débat à Salé La Direction provinciale du ministère de l'Education nationale de Salé a organisé, depuis le 9 janvier courant, une série de rencontres axées sur l'augmentation et l'amélioration de la productivité et des performances des établissements scolaires et l'application du principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.
Ces réunions, qui ont connu la présence de plusieurs organes du corps éducatif, directeurs des établissements d'enseignement, inspecteurs et cadres d'orientation, ont été l'occasion de mettre en œuvre les recommandations des réunions centrales et régionales autour du principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, indique un communiqué de la Direction provinciale, ajoutant que ces réunions ont été aussi consacrées à la publication du rapport de l'Inspection générale sur les institutions moins performantes.
Dans ce contexte, le directeur provincial a présenté un exposé détaillé sur la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes dans le secteur de l’éducation nationale, appelant à l'adoption d'une nouvelle approche de gestion administrative basée sur la prise de responsabilité et le changement d’attitudes et de comportements afin de développer un service public efficace et améliorer la performance éducative dans les établissements d'enseignement.
Il a également mis en avant le principe de l'universalité de la responsabilité administrative, juridique et éducative étant donné que le succès ou l'échec implique tous les acteurs concernés, soulignant, lors d’une rencontre avec les directeurs des lycées, la nécessité d'adopter une méthodologie de travail efficace pour atteindre les objectifs escomptés, et d’adhérer au processus des réformes engagées sur la base de la Vision stratégique de la réforme 2015-2030, ajoute le communiqué. Le directeur a également appelé au respect du temps scolaire et celui d'apprentissage, à l'organisation du soutien éducatif pour les élèves défaillants ainsi qu'au traitement équitable et à la lutte contre les incivilités.
La réunion a été aussi l’occasion de définir les programmes visant l'amélioration des performances dans les établissements d'enseignement, et le suivi des projets dans lesquels la direction s’est engagée depuis le début de l'année scolaire en cours, en particulier les cursus internationaux du collège et la généralisation du baccalauréat international français ainsi que le suivi et l'encadrement des professeurs retraités, soulignant le rôle important joué par ces derniers et la valeur ajoutée pour le secteur en investissant leur savoir-faire dans ce domaine.
Par ailleurs, le communiqué a relevé que le rapport publié par l'Inspection générale sur les établissements à faible rendement scolaire a fait l'objet d'une réunion présidée par le directeur régional et les six écoles secondaires concernées par ledit rapport, en présence des inspecteurs et cadres d'orientation et de planification, qui se sont arrêtés sur les défaillances et les causes réelles ayant contribué à ces résultats.
Dans ce sens, une série de mesures urgentes a été mise en place pour corriger ces déséquilibres, améliorer les résultats et le rendement de chaque établissement en fonction de ses spécificités.
 

Kim Kardashian de nouveau maman

2 giorni 2 ore ago
Kim Kardashian de nouveau maman La star de la télé-réalité américaine, Kim Kardashian, est devenue maman pour la troisième fois cette semaine. Très heureuse de cet événement, elle a tenu à partager son bonheur à ses fans sur son compte Instagram. Deux naissances sont encore attendues prochainement dans la famille.
Kim Kardashian et son mari Kany West ont dévoilé mardi dernier la naissance de leur troisième enfant. En effet, après North âgé de quatre ans et Saint qui a 2 ans, le couple a annoncé sur Instagram la venue de leur nouveau-né. Les deux tourtereaux ont fait appel à une mère porteuse. Kim Kardashian qui risquait de graves problèmes de santé si elle tombait une nouvelle fois enceinte a préféré ne pas prendre de risque et a fait appel à une mère-porteuse.
La jeune femme de 37 ans a déclaré sur son compte Instagram : « Kanye et moi sommes heureux d’annoncer la naissance de notre fille. Nous remercions notre mère porteuse qui a permis de faire que notre rêve se transforme en réalité. Nous remercions également les médecins et infirmières pour leur travail. North et Saint sont très excités à l’idée d’accueillir leur petite sœur ». Quelques heures après cette annonce, Kim Kardashian a publié une photo d’elle-même avec en légende « #momoftrhee ».