Mali

Le PM a dit devant le CNT

INFO-MATIN - 33 min 36 sec fa

Après présentation, vendredi dernier, au Conseil National de Transition, du Programme d’action du Gouvernement de Transition, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, s’est prêté hier aux questions des membres de l’institution législative. Voici quelques-unes de ses réponses.
«Le rôle principal du ministère des Maliens établis à l’extérieur est de protéger, de sécuriser et d’apporter toute assistance aux Maliens. Le Gouvernement sur instruction du Président de la Transition, est déterminé à faire tout ce qui est possible afin que les Maliens établis à extérieur se sentent comme des Maliens à part entière. »
« Le Gouvernement a pris à bras le corps la mise en œuvre des recommandations, dont certaines viennent du Dialogue National Inclusif, certaines concernent l’enrôlement des Maliens. Une opération spéciale d’enrôlement des maliens de l’extérieur est en cours de préparation. »
«Le Gouvernement et le CNT sont deux composantes d’un même mouvement: le mouvement pour la réussite de la Transition. L’un travaille, l’autre le contrôle.
« Le chronogramme des élections générales a été déjà publié en avril. Ce chronogramme sera maintenu. »
« Faisons en sorte qu’on ne rentre pas dans un autre cycle d’instabilité avec les syndicats. Les discussions vont se poursuivre, une entente est possible ».

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District: le Maire sous mandat de dépôt

INFO-MATIN - 35 min 23 sec fa

Le Maire du District de Bamako, Adama SANAGRE, apprend-on de sources dignes de foi, a été placé, hier, sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier de Bamako dans l’affaire de l’installation de l’éclairage solaire urbain de la capitale. Il était accusé de faux et usage de faux et d’atteinte aux deniers publics dans le dossier portant sur une passation de marché d’éclairage public, pour près de 500 millions de F CFA. C’est le même dossier remontant à 2010 et pour lequel il a purgé 7 mois de prison, avant d’obtenir une liberté provisoire le 22 mai 2020 qui rattrape le maire qui tient depuis plus d’une décennie les rênes du District de Bamako.
Pour rappel, Adama SANGARE a payé sa caution, près de 120 millions de F CFA, pour recouvrer la liberté.
Quel élément nouveau est-il intervenu dans le dossier de passation de marché d’éclairage public pour le Maire du District dont on dit la santé vacillante se retrouvent sous le coup d’un mandat de dépôt ? Nos sources n’en pipent mot pour le moment.

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Affaire Birama Touré: le mauvais bouc émissaire

INFO-MATIN - 40 min 31 sec fa

Que cherche-ton au juste à travers cette arrestation spectaculaire et outrancière du Général Moussa Diawara ? À distraire les Maliens ? À satisfaire la soif de vérité de la famille Touré ?

La justice qui ne parvient pas à trouver une issue dans cette affaire qui l’a renvoyé à ses contradictions et à ses limites qu’elle-même s’est fixée.
En pareil cas où les enjeux sont énormes, il est bien évident qu’on en soit amené à fabriquer un bouc-émissaire de toute pièce, quitte à marcher sur les principes sacro-saints de la présomption d’innocence et de la raison d’Etat. Présomption d’innocence bafouée par la façon de présenter les choses. Raison d’Etat mise à mal quand on sait que le prévenu a occupé une fonction qui ne le dédouane nullement de la responsabilité, mais qui exige un Ménagement.
Que disent les réseaux sociaux ? Que dit la RFI ? Curieux que c’est par leur biais qu’on apprend pareille nouvelle.
Le Général Diawara est mis sous mandat de dépôt pour complicité… C’est grave comme accusation. Et pourtant, à part les réseaux sociaux puis la RFI et ses organes satellites, aucun communiqué officiel n’est venu étayer ce fait qui jusque dans les entrailles de l’Etat fait des secousses.
À vouloir chercher de bouc-émissaire autant trouver l’agneau sacrificiel avec un réquisitoire supplétif du procureur cinq (5) ans après les faits qui épongera la honte de tous, et a-t-on trouvé le Général Diawara qui n’a jamais transigé sur les valeurs de soldat et de républicain.

Que cherche-t-on au Mali?
Que la justice soit au service du peuple et de la vérité et non aux ordres d’intérêts sordides et égoïstes. Pourquoi la justice manque de la même célérité dans les autres dossiers ?
Au lieu de s’occuper des vrais dossiers de notre Pays, on cherche par tous les moyens à divertir le peuple malien avec le sensationnel en espérant bénéficier de sa sympathie et de son accompagnement pour ses forfaitaires.
Hélas! En franchissant le rubicond sans aucune précaution en la matière avec cette arrestation du Général Moussa Diawara, les commanditaires de cette cabale n’ont pas eu l’effet escompté. Cette nouvelle a plutôt créé de l’incompréhension chez la plupart des Maliens pour qui le nom du Général n’avait jamais été cité dans ce dossier par même les plus sceptiques.
Aussi, elle a surtout créé de l’indignation voire de la colère chez d’autres, lesquels ne comprennent pas pourquoi et comment, veulent-ils jeter en pâture un officier général valeureux qui a servi avec honneur et loyauté les intérêts de son pays face aux ennemis en général du Mali, à travers son refus catégorique de diviser son pays (voir le rapport de l’ONU de 2020), lui qui s’est battu sans relâche contre les ennemis endogènes et exogènes, ne mérite pas d’être sali et humilié de cette manière.
Nous osons espérer que les instigateurs de cette mise en scène nauséabonde vont se ressaisir vite et permettre à l’ancien patron de la DGSE de recouvrer très vite sa liberté.

Bourama Coulibaly
Source : Mali news

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Centre Coupe-Couture «Guanniya Gnouman»: 110 filles ont reçu leurs diplômes

INFO-MATIN - 42 min 12 sec fa

La Cité IFA-BACO a abrité, le samedi 31 juillet, la cérémonie de remise des diplômes aux sortantes du Centre de Formation en Coupe et Couture dénommé : «Guanniya Gnouman». Ce sont les 8ème et 9ème promotion qui comptent 110 filles qui ont reçu leurs diplômes de fin de formation.

Le marché de l’emploi vient d’être fourni avec la sortie de ces femmes qui ont appris des compétences après des années d’apprentissage théorique et pratique. La cérémonie a été organisée par l’Association pour la Promotion, la Solidarité et la Cohésion des Femmes.
La cérémonie de remise des diplômes était présidée par le maire de la Commune IV, Adama Berethé. Celui-ci avait à ses côtés Mme Keïta Maïmouna Samassékou, présidente de l’Association pour la Promotion, la solidarité et la cohésion des Femmes (Guanniya Gnouman) ; des représentants des partenaires (ANPE, COPEC, l’ONG El Farouk) ; du chef de quartier de la Cité IFA-BACO, Fansey Konaté, et de plusieurs autres invités.
Dans son discours de bienvenue, la présidente de l’Association Guanniya Gnouman (AGG) a rappelé que cette cérémonie est certes significative, mais pleine de signification pour son association. Elle a expliqué que cette cérémonie de sortie a pour but de célébrer les braves dames décidées de donner un sens nouveau à leur vie. Cela dans le contexte de la célébration de la Panafricaine des Femmes «Journée de la Femme Africaine» célébrée chaque 31 juillet.
La présidente a profité de l’occasion pour faire un rappel historique sur la commémoration de la journée du 31 juillet. Mme Keïta Maïmouna Samassékou a expliqué que la célébration du 31 juillet, instituée par le Congrès de Dakar, offre aux africaines un cadre permanent d’échange avec leurs Gouvernements sur les contraintes majeures à leur bien-être et au développement du continent. Elle a informé que le thème de cette année est : «Femmes et filières porteuses soutenues par la diaspora».
La présidente de l’AGG a signalé que depuis sa création son Association a mis en œuvre diverses activités comme l’assainissement, la formation en Coupe-Couture, le financement des activités de ses membres (microcrédit), la transformation agroalimentaire…
Elle a soutenu que l’AGG a des défis à relever dans un contexte de sollicitation de plus en plus croissante pour mener ses activités d’assainissement, de développement, de microcrédit, de renforcement des capacités du Centre, de la prise en charge des cas sociaux…
S’adressant aux jeunes dames récipiendaires des promotions 2017-2020 et 2018-2021, Mme Keïta les a invités à persévérer davantage sur le chemin de l’autonomisation et à faire bon usage de leurs diplômes obtenus au terme de trois ans de dur labeur.
Notons qu’elles sont au nombre de 110 diplômées, soit 62 de la promotion 2017-2020 et 48 de la promotion 2018-2021. Aussi, en plus du diplôme, les deux premières de chaque promotion ont été primées d’une machine à coudre.
La cérémonie a été émaillée par des sketchs axés sur l’information et la sensibilisation des femmes et des jeunes filles venues massivement malgré la forte pluie.

PAR MODIBO KONÉ

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CNT: la légitimité à deux vitesses

INFO-MATIN - 45 min 4 sec fa

En mai 2021, des avocats constitués par le M5-RFP avait porté plainte auprès de la Cour Suprême contre le Conseil national de Transition considéré comme étant un organe illégal et illégitime. Un mois plus tard, le 7 juin, le président du Comité stratégique du M5-RFP est nommé Premier ministre du Gouvernement de la transition. Alors, on se demande quelle peut être la nature des relations entre le nouveau PM et le CNT dont il réclamait la dissolution. M. MAIGA a été invité à présenter son Plan d’action devant l’organe législatif de la Transition vendredi dernier alors que certains de ses membres l’attendaient de pied ferme. Ceux-ci, à l’image de Koussé THERA, n’ont pas manqué de l’interpeller hier lundi sur ce sujet. «Le CNT est-il légal et légitime ? Si oui, quand est-ce qu’il est devenu légal et légitime ? Si non, pourquoi est-il illégal et illégitime ?», a-t-il interrogé. Pour le Chef du Gouvernement, la réponse à cette question appartient désormais à la justice. C’est le sujet de votre Facebookan du jour.

Samba Gassama Général : Choguel ne dément pas ce qu’il a dit sur le CNT. Il dit tout simplement qu’ils se remettront à ce que la justice dira concernant la plainte. Donc, pour lui, le CNT est toujours illégal et illégitime.

Youssouf AYA : Trop facile. Car le pourquoi de la plainte et le retour sur le film de la contestation faite par le M5 contre le CNT excluent toute cohérence dans une quelconque collaboration du M5 avec cet organe en l’état. Mais bon, comme il nous dit aussi de voir le message et non le messager.

Oumar Mahamane : Merci mon cher.

Lamine Diallo : C’est une question pertinente pour le peuple, même si elle n’a rien à avoir avec le PAGT.

Lamine Diallo : Il n’y a de peuple que celui du M5-RFP.

Arè Moïse Sangala : Assumez vos déclarations de lutte qui vous ont valu le poste quand même. Toutes ces déclarations aujourd’hui devenues un revers n’avaient-elles pas d’importance ? Comment allons-nous croire aux hommes politiques alors ?

Arè Moïse Sangala : Tié ! Je parle en mon nom. Je n’ai aucun pouvoir.

Fofana Modibokane : La réponse du PM a été vraiment Claire. Le temps du politique n’est pascelui de la justice. L’État est une continuité. Seuls le Mali et sa survie comptent.

Idrissa MAIGA : Intime Conviction ! La légitimité ou la légalité du CNT sont-elles un facteur de progrès ou de réussite du PAGT ? Relevons le niveau du débat.

Cheick Oumar Diallo : Il est sympathique ce membre du CNT.
«J’aimerais savoir si le CNT est légal et légitime. Si oui, comment et depuis quand est-il devenu légal et légitime ? Si non, pourquoi vous présentez-vous devant un organe illégal et illégitime ? Rien que pour ça, je vais suivre toutes les réponses du PM. Il est sympathique ce membre du CNT.

Nianaodjou SAGARA : Que Choguel le dise ou pas, ils ne seront jamais ni ‘’légitimes’’ ni ‘’légaux’’.
Mohamed Amadou Zouroukou : il a raison vraiment, mais la réponse sera à la hauteur de la question.

Yssouf Camara : cette question ne valait pas la peine d’être posée car si le PM est au CNT, ça veut dire que ce qu’il a dit ultérieurement appartient au passé.

Aliou Badara Diarra : c’est un jeu politique, sinon tout le monde sait que le CNT est illégal et illégitime. Le clash aussi à son rôle dans la politique pour atteindre ses objectifs….

Abdoulaye la Lumière : mais le «chargeant chef «a déjà dit que la question du CNT est devant les tribunaux et qu’il s’en tient à la décision du tribunal non? Ou bien Kousse était coucher et dormais en ce moment !

Mamadou Konaré : c’est vraiment incohérent de la part du PM.

Adama Dougoutigui Dembele : quelle est l’importance de la réponse à cette question pour le pays ? Je n’en vois pas moi. La pure comédie de sa part. C’était mieux pour lui de passer la main en tant que membre du CNT, s’il n’avait pas quelque à dire.

Garoumba Oumar : il ne sait même pas pourquoi il est là. On te demande de parler sur le PAG qui vous ai présenté ; et lui il se lance dans des questions inutiles. Voilà pourquoi la Cour les a refusés l’appellation honorable.

Kopra Mounkoro : un PM qui pense que si lui il fait partie, c’est la légal. Au cas contraire c’est illégal. C’est grave si tout le monde pensait comme ça, il y’aura pas de paix dans le monde entier.

Ñiame Boukary : lui-même, il fait quoi là-bas, si tu sais que quelques chose n’est pas légal tu ne dois pas être là. Même si tu es là-bas, tu dois démissionner immédiatement si on se dit patriote. Mais tu dénonce et puis tu restes dans le même gouvernement encore. Incompréhension, tu n’es pas cohérent, alors lui-même il a les réponses.

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Islam et Refondation de l’Etat: les 7 recommandations du HCIM

INFO-MATIN - 47 min 3 sec fa

Le Centre international des conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce samedi 31 juillet 2021, les travaux de la journée d’échange du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) sur la situation sociopolitique et religieuse du Mali. Le présent Atelier visait à outiller les organes nationaux et régionaux du HCIM afin qu’ils jouent pleinement leur partition durant cette période de Transition. Aux termes des travaux, les participants ont fait 7 recommandations et pris 4 résolutions allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’exercice et de pratique de l’islam au Mali.

La cérémonie a été caractérisée par la remise d’attestation de reconnaissance au Cherif Ousmane Madane HAIDARA président du HCIM par le Mouvement pour la réconciliation des maliens dirigé par Akim ALLANSARY.
L’ouverture des travaux était présidée par le ministre des Affaires religieuses, du culte et des coutumes, le Dr Mamadou KONE ; en présence du président du HCIM, le Chérif Ousmane Madane HAÏDARA ; du président de la commission nationale d’organisation de l’atelier, Mohamed Macky BAH ; des délégués venus de Bamako et de l’intérieur du pays.
Cet atelier national avait pour but de permettre aux participants de faire l’état des lieux de certaines activités menées par le HCIM ; d’avoir une identité de vue sur des questions d’importance pour la communauté musulmane du Mali, tout en proposant des actions concrètes pour leur traitement à court, moyen ou long terme.
Il s’agissait aussi de convenir des moyens d’action pour une pleine participation du HCIM dans l’accompagnement de la Transition.
A l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale d’Organisation, Mohamed Macky BAH, a indiqué que cette rencontre se tient en prélude au Conseil nationale du HCIM dont la date sera bientôt fixée.
Le Cheick Mohamed Macky BAH a rappelé que depuis le renversement du régime du président Ibrahim Boubacar KEITA, le 18 août 2020, le Mali est entré dans une période de Transition qui a officiellement commencé le 25 septembre 2020 avec la prestation de serment de Monsieur Bah N’DA W et du Colonel Assimi GOITA, respectivement comme Président et Vice-président, et dont la durée a été fixée à dix-huit mois.
Fait inédit, une deuxième Transition a été ouverte avec la démission, le 24 mai 2021, du Président et du Premier ministre de la Transition.

Des préoccupations de taille
Il est prévu, pendant cette Transition, un certain nombre de réformes, en dehors desquelles la Communauté musulmane ne doit pas se tenir à l’écart.
Il a souligné que le HCIM, au regard de sa mission d’interface entre les pouvoirs publics et la communauté musulmane du Mali, a mené beaucoup d’activités visant l’instauration ou au renforcement de la paix et de la cohésion sociale, aussi bien avant que pendant la Transition.
Il est aussi conscient, en dépit des urgences, des préoccupations majeures de la communauté musulmane.
Le présent atelier, dit-il, doit permettre aux membres des organes nationaux et régionaux du HCIM d’échanger sur certaines préoccupations de la Communauté musulmane et d’identifier celles considérées comme urgentes, et pour lesquelles un début de résolution, au moins, peut s’inscrire dans cette période de Transition.
Tout en se réjouissant de la tenue de cette rencontre, la présidente de l’UNAFEM, Mme Togola Kadidia, a déploré le manque de paix dans notre pays. Une situation dont les conséquences frappent durement les femmes qui subissent sans être malheureusement jamais écoutées dans le cadre de la recherche des solutions de sortie de crise.
« Nous devons activement prendre part aux réformes », a-t-elle exigé.
A l’Ouverture des travaux, le président du HCIM, Cherif Ousmane Madane HAIDARA, a prié pour la bonne tenue des travaux avant de déplorer l’absence de statut pour les leaders religieux dans le pays malgré les nombreuses sollicitations dont ils font l’objet en longueur de journée.
Pour lui, les autorités doivent délivrer une carte de priorité permettant de vaquer librement à leurs activités.
« Nous sommes au cœur de tous les événements sociaux, malgré tout, on n’a pas de statut. Le président IBK avait décidé de donner le statut, et de payer la facture d’électricité de certaines mosquées avant d’être renversé », a-t-il fait savoir.

L’Appel de HAIDARA
Selon lui, l’islam est aujourd’hui à la croisée des chemins et fait face à des ennemis surpuissants, voire des puissances mondiales qui ne veulent pas que la communauté musulmane soit unifiée.
Face à ces menaces, il a invité les leaders musulmans à se donner la main pour faire face à l’adversité, aux calomnies, aux attaques verbales sur les réseaux sociaux.
Par la même occasion, il les a invités à être des artisans de la paix.
« Il faut que les leaders se donne la main. Restons unis, et le pouvoir nous respectera ».
Pour sa part, le ministre, Dr Mamadou KONE, a salué cette initiative du HCIM qui, selon lui, constitue une contribue de taille à la paix et au processus de réfondation en cours dans notre pays.
« Je suis convaincu que les leaders musulmans du Mali sont unis. Il n’y a pas inimitié entre les leaders. Je suis fière de voir que les musulmans, toute obédience confondue, sont ensemble ici pour se pencher sur toutes ces questions qui constituent un défi pour la communauté musulmane », a-t-il conclu.
Au terme de la cérémonie, le Mouvement pour la réconciliation des maliens dirigé par Akim ALLANSARY, a élevé le président du HCIM, au rang d’Ambassadeur de la paix en reconnaissance à ses nombreuses initiatives pour la consolidation de la paix et du vivre ensemble au Mali.
Les recommandations
Aux termes d’une journée de travail intense et de débats passionnants et fructueux, les participants ont fait 7 recommandations et pris 4 résolutions allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’exercice et de pratique de l’islam au Mali.
Dans les conclusions qui ont sanctionné la rencontre, il ressort que l’atelier recommande aux autorités du Mali à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre à la disposition de la communauté musulmane l’imprimé type et le cachet relatifs à la célébration du mariage religieux conformément au Décret n°2018-502/P-RM du 13 juin 2018.
L’atelier invite les autorités à prendre des mesures urgentes pour doter les leaders religieux d’un statut ; à la création d’une Agence nationale pour la gestion des écoles Coraniques.
De même, les participants exigent l’intégration des enseignants d’arabe, précédemment à la charge de la Libye, à la fonction publique des collectivités ; la création d’un Centre de formation continue des imams et la facilitation de l’intégration socioéconomique de ceux déjà formés par le Maroc.
Par ailleurs, l’atelier recommande à l’Etat du Mali d’apporter un appui substantiel au HCIM dans ses efforts de médiation, de réconciliation et de la consolidation de la paix.
Enfin, les autorités sont invitées à donner un cadre institutionnel plus important à la CEFORPA.

Les 4 résolutions
Aux termes de la journée, l’atelier a également pris 4 résolutions, parmi lesquelles : la mise en place d’un Comité de suivi des résolutions et recommandations du présent atelier. Il s’agit aussi de faire une large communication autour des résolutions et recommandations de l’atelier ; prendre des dispositions afin de faciliter le dialogue, l’entente et la franche collaboration entre les leaders musulmans. Et enfin, renforcer mes échanges entre les organes nationaux avec les démembrements du HCIM.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Marché central à poisson: engagement à fournir des poissons de qualité !

INFO-MATIN - 1 ora 9 min fa

Examen de l’état d’exécution du budget d’État et le rapport d’activité du 1er janvier au 30 juillet 2021 étaient les points inscrits à l’ordre du jour de la 12ème session ordinaire du Conseil d’administration du Marché central à poisson de Bamako. C’était le vendredi 30 juillet 2021 dans la salle de réunion de la structure sous la présidence de Diawara Aichata TOURÉ dite Lady, Présidente-directrice générale du Marché central à poisson de Bamako, et en présence des administrateurs.

A l’ouverture des travaux, la PDG Aichata dite Lady TOURE, a affirmé que le Marché central à poisson devrait relever des grands défis, à savoir la réduction des pertes post capture et la contribution à la satisfaction de l’autosuffisance alimentaire de la population malienne en matière de poisson de qualité dans les bonnes conditions d’hygiène et de conservation.
La responsable de la structure a déclaré que le marché constituait le maillon terminal de la chaine de valeur poisson. Selon elle, le Marché central à poisson de Bamako est le niveau indispensable pour la valorisation des produits halieutiques et aquacoles.
Pour elle, il est nécessaire et indispensable que le marché dans son fonctionnement assure d’une manière continue une véritable chaine de froid.
La PDG a profité l’occasion pour alerter les administrateurs sur le danger qui guette le Marché central à poisson. Pour éviter ce chaos, la présidente de séance a indiqué que la contribution de la pêche et de l’aquaculture doit être augmentée. Ce, pour contribuer à la croissance économique du pays et rendre les produits compétitifs sur les Marchés intérieur et extérieur.
C’est dans ce sens qu’Aichata dite Ladi TOURE a interpellé l’Etat au respect de ses engagements en matière de fourniture d’électricité jusqu’au démarrage effectif du marché.
Évoquant les recettes sur le budget d’État, la présidente du conseil d’administration a informé que les encaissements s’élevaient à 152 111 250 F CFA sur une prévision annuelle de 341 500 000 FCFA, soit un taux de mobilisation de 44, 18% pour un taux semestriel de 99,19%.
S’agissant du recouvrement sur Fonds propres, elle a affirmé que les encaissements s’élevaient à 143 821 955 FCFA sur une prévision de 448 685 000F CFA, soit un taux de recouvrement semestriel de 58, 86%.
Concernant les dépenses sur le budget d’État, Aichata TOURE a signalé que les dépenses étaient à hauteur de 150 891 240 F CFA sur une prévision annuelle de 341 500 000 F CFA, soit un taux de mobilisation annuelle de 44, 18%, pour un taux semestriel de 99,66%.
Parlant des fonds propres, la PCA a informé que les dépensesétaient de 146 812 401 F CFA sur une prévision annuelle de 448 685 000 FCFA, soit un taux annuel de 35,48% pour un taux semestriel de 65, 44%.
Enfin, DIAWARA Aichata dite Ladi TOURE a expliqué que son Agence a eu des difficultés liées à des pannes de certains tuyaux de l’usine de fabrique de la glace. Ce qui a beaucoup joué d’ailleurs sur la production malgré que la JICA ait fait intervenir ses experts de Dakar pour commander les pièces de rechange en question qui tardent malheureusement à venir.

Par SABA BALLO

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Il est temps de reformer les missions de paix affaiblissant l’Afrique

INFO-MATIN - 1 ora 12 min fa

Des soldats de la paix sont déployés dans des pays déchirés par la guerre pour protéger les civils et faire respecter les accords de paix nationaux et les traités internationaux. Cependant, ces opérations ont souvent échoué à fournir une protection fiable et une paix durable, l’ineptie opérationnelle, les obstacles bureaucratiques et la corruption entravant le succès.

Alors que les États-Unis et la Chine intensifient leur concurrence globale, l’Afrique apparaît comme un nouveau champ de bataille. Ainsi, maintenir la stabilité et soutenir les gouvernements pro-occidentaux devrait être une priorité des États-Unis.
Cependant, dans de nombreuses zones, les rebelles tribaux et islamistes sapent la stabilité. Le financement des opérations de maintien de la paix par l’ONU est un outil essentiel pour atteindre cet objectif stratégique. Cependant, la performance de l’ONU reste profondément imparfaite. L’Afrique est confrontée à une double menace: celle de la Chine et des milices islamistes radicales. L’administration Biden doit intervenir et rapidement. Le 29 juillet, le Conseil de sécurité des Nations Unies tient une réunion sur les sanctions de la République centrafricaine : un point d’éclair stratégique crucial au cœur du Continent.
Les problèmes avec ce conflit et d’autres sont nombreux.
Le 30 juin, la cinquième Commission des Nations Unies chargée de l’administration et du budget a approuvé un budget de 6,37 milliards de dollars pour douze missions de maintien de la paix des Nations Unies du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022, mais ces fonds sont alloués à des forces incompétentes et souvent corrompues.
Les Casques bleus de l’ONU n’ont pas réussi à arracher le contrôle de la Somalie au mouvement Harakat al-Chabab al-Moudjahidin affilié à Al-Qaïda en 1991-1995. Après la guerre civile, l’ONU a négocié un accord de cessez-le-feu et déployé du personnel pour distribuer de l’aide aux civils somaliens en proie à la famine. Sans un gouvernement central somalien, cependant, l’ONU ne pourrait pas obtenir le consentement de déployer des troupes pour contrer les seigneurs de guerre violents. La mission de maintien de la paix se limitait à l’observation du cessez-le-feu.
En 1993, les forces de l’ONU ont tenté, sans succès, de désarmer les milices somaliennes. Après un court passage, les États-Unis et l’Union européenne ont tous deux retiré leurs troupes de la mission, et le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté une réduction significative des effectifs de la mission.
Aujourd’hui, la Somalie souffre de l’absence du gouvernement, d’un grave appauvrissement et d’une infrastructure en ruine.
En outre, al-Chabab a pratiqué les niveaux de violence les plus élevés qui ont rendu le maintien de la paix actuel de l’Union africaine une « mission impossible ».
Contrairement à la Somalie, l’ONU a engagé des ressources importantes pour le maintien de la paix au Mali. Cependant, les opérations restent largement faibles. La mission est entrée dans sa septième année, avec l’intention d’assurer la protection des civils, de soutenir un dialogue national de réconciliation et de faire respecter les règlements de paix précédemment négociés.
En 2015, le gouvernement malien a négocié un accord de paix avec plusieurs milices Touaregs en rébellion. Cependant, il n’a pas pris en compte les menaces croissantes des extrémistes islamistes. Le Mali est devenu le centre de l’opération djihadiste en Afrique et jusqu’à récemment, l’opération Barkhane dirigée par la France était le seul effort visant les cellules de l’État islamique et d’Al-Qaïda dans la région.
Bien que plus de 18 000 Casques bleus de l’ONU bien équipés soient actuellement stationnés au Mali, les islamistes continuent d’attaquer régulièrement avec violence. Alors que la France suspend l’opération Barkhane, les forces de l’ONU se retrouveront sans contrepartie militaire fiable. Faute de direction, le Mali risque de sombrer dans le chaos.

Les expériences des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) reflètent celles du Mali
Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies a autorisé le déploiement d’une force de maintien de la paix « multidimensionnelle » pour protéger les civils, faciliter la transition et promouvoir l’aide humanitaire en RCA. Un an plus tôt, la RCA a subi un coup d’État au cours duquel des groupes rebelles Séléka majoritairement musulmans ont renversé le président François Bozizé. En réponse, une alliance de paramilitaire d’opposition nommée « Anti Balaka » a été organisée pour contrer la Séléka. Cela a marqué le début d’une longue guerre civile.
Alors que le gouvernement a eu du mal à contenir la violence, la mission de maintien de la paix n’a pas réussi à protéger les civils. En 2018, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé de l’ex-Séléka, a assassiné plus de 100 personnes dans une mission catholique. Les soldats de la paix chargés de protéger la mission se seraient retirés dans un véhicule blindé vers leur base au lieu de se défendre contre l’incursion de l’UPC.
En 2019, Médecins sans frontières a affirmé que les soldats de la paix des Nations Unies n’avaient pas réussi à empêcher plusieurs attaques visant des civils à Batangafo, qui accueille plus de 20 000 personnes déplacées.
L’ancien président Bozizé est retourné en RCA en 2019 pour se présenter aux élections présidentielles de 2020. Cependant, sa candidature a été déclarée invalide et il est devenu le chef de la coalition antigouvernementale. En décembre 2020, la Coalition des Patriotes pour le changement (CPC) a été formée, qui a réuni plusieurs des groupes militants les plus puissants de la RCA.
Après la tentative de la CPC de prendre Bangui le 13 janvier 2021, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont lancé une contre-offensive, reprenant progressivement de grandes villes aux rebelles. Selon un récent rapport de l’ONU, « violations généralisées du droit international humanitaire commises par des groupes affiliés à la CPC comprenaient le recrutement forcé d’enfants, les attaques contre des soldats de la paix, la violence sexuelle et le pillage d’organisations humanitaires. »
Le président en place, Faustin-Archange Touadera, s’est appuyé sur ses militaires, assistés d’instructeurs rwandais et russes, dans la lutte contre la CPC. Selon un rapport récent du Conseil de sécurité des Nations Unies, des entrepreneurs russes, se faisant passer pour des instructeurs, auraient dirigé des opérations ciblant des civils. À son tour, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation (MINUSCA) s’est retirée du conflit. Avec des perspectives de paix limitées, les forces de l’ONU en RCA fonctionneront probablement sans grand succès.
L’incapacité de protéger les civils des groupes rebelles entraîne un mécontentement de la population. Des manifestations sont régulièrement organisées dans la capitale et dans les régions pour exiger que la MINUSCA quitte la RCA. En juin et juillet, des Casques bleus ont tué un motocycliste dans la capitale Bangui et tenté de faire passer la victime d’un délit de fuite pour une militante. Des manifestations ont suivi lorsqu’une foule a déposé les civils morts sur les marches du bureau du Premier ministre.
En outre, la présence des militaires russes en Afrique devrait accroître l’influence de la Russie dans ce pays. Les pays intéressés à obtenir un succès rapide contre les radicaux et les rebelles peuvent se tourner vers Moscou malgré l’opprobre de Washington. En conséquence, les missions de l’ONU continueront de perdre leur influence et leur capacité à résoudre les tâches qui leur sont assignées.
Le Département d’État américain devrait travailler avec d’autres membres de l’ONU pour s’assurer que les soldats de la paix sont correctement formés pour engager les combattants ennemis, en fournissant aux opérateurs les moyens et l’équipement nécessaires pour identifier, suivre et détruire les groupes militants, tout en réduisant leurs finances et en établissant des relations positives avec les civils.
Pour restaurer leur efficacité opérationnelle, les responsables des Nations Unies doivent accroître la responsabilité des commandants de mission. Les enquêtes officielles sur les échecs des opérations de maintien de la paix sans changements importants préserveront le statu quo et conduiront à davantage de victimes et d’instabilité.
Le moment est venu de réformer en profondeur les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.
Signé : Le colonel Wes Martin/Officier américain

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Categorie: Mali

Commande publique: 240 artisans à l’école de l’ARMDS

INFO-MATIN - 1 ora 13 min fa

L’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) a abrité hier le lancement officiel des formations des artisans en marchés publics. La cérémonie d’ouverture était présidée par le président de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public, le Dr Alassane BA; en présence du président de l’APCMM; du directeur général des marchés publics et des délégations de service public ; du représentant du cabinet Afrique compétences et les participants à la formation.

Dans ses mots de bienvenue, le président de l’APCMM a remercié l’ARMDS pour sa constante disponibilité pour le secteur de l’Artisanat. Selon lui, l’organisation de ces formations à l’attention de 240 artisans est le résultat d’une fructueuse collaboration entre I’APCMM et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) qui a compris très vite le rôle de la commande publique dans le développement du secteur de l’Artisanat.
« La formation des artisans en marchés publics est d’une importance toute particulière pour le secteur de l’Artisanat. Elle permettra de doter les artisans de connaissances nouvelles qui leur permettront de mieux aborder les procédures de passation des marchés publics telles que prévues par les textes règlementaires du Mali et de I’UEMOA », a-t-il affirmé.
Il a indiqué que ces formations seront l’occasion de réfléchir sur les voies et moyens appropriés pour l’application du Décret 110 20180473/ PM-RM du 28 mai 2018 portant adoption de mesures d’orientation de la commande publique vers les Petites et moyennes entreprises (PME) et la promotion de la production nationale.
Dans son intervention, le président de l’ARMDS, le Dr Alassane BA, a expliqué que les marchés publics, instrument de politique budgétaire à travers la réduction de la pauvreté et du chômage, constituent un des leviers utiles au développement des entreprises et notamment des petites et moyennes entreprises communément appelées PME. Il a soutenu que les entreprises artisanales constituaient une couche spéciale de par, non seulement, leurs spécificités, mais aussi, leurs capacités à accéder à la commande publique comme toute PME.
« Avec plus de 500 milliards de francs CFA de marchés passés chaque année dans notre pays, et cela, depuis 2016, il apparait évident que l’espoir est permis pour un développement harmonieux de toutes nos entreprises, en particulier les entreprises de métiers en créant les conditions pour la promotion de vos produits et en même temps faciliter vos accès à la commande publique », a détaillé le président de l’ARMDS.
Le Dr BA a mis l’accent sur la nécessité pour les artisans de connaitre les B-A-BA des textes et du processus de préparation des offres qui sont un passage obligé pour tous ceux désirant exceller dans un domaine aussi évolutif qu’est la commande publique.
Il a appelé les participants à profiter de ces sessions de formation gratuites pour lesquelles, sous d’autres cieux, il faut payer cher pour pouvoir en bénéficier.

PAR MODIBO KONÉ

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Categorie: Mali

47ème Panafricaine: le sursaut au féminin

INFO-MATIN - 1 ora 15 min fa

Notre pays, à l’instar de la Communauté Africaine, a célébré le 31 juillet, la Journée Panafricaine des Femmes sous le thème : « Femmes et filières porteuses soutenues par la diaspora ». La commémoration de cet événement s’est déroulée le samedi dernier au CICB.

La ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille accompagnée notamment par son collègue en charge des Maliens établis à l’extérieur a présidé la cérémonie dont l’éclat a été rehaussé par la présence de plusieurs anciennes ministres de la Promotion de la femme ainsi que des responsables des faitières des femmes.
L’une des innovations de cette édition a été le défilé des femmes des communautés étrangères vivant au Mali en vue de manifester l’engagement commun des femmes en faveur de leur émancipation.
Après les mots de bienvenue du maire de la commune III, la vice-présidente de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), Mme DIALLO Kama SAKILIBA, a rappelé la lutte héroïque menée par les femmes pour leur émancipation et ayant consacré à l’institutionnalisation de cette journée, dans les 1960.
Pour elle, ce combat émane de la volonté manifeste des femmes d’Afrique à dépasser les barrières géographiques, linguistiques et culturelles, pour se donner la main, en vue « d’échanger et d’agir ensemble, pour accélérer le mouvement d’émancipation des femmes et soutenir le grand courant de libération politique et économique de l’Afrique ».
Après ce rappel historique, elle a focalisé son intervention sur le thème de cette journée. Au plan international, le thème suivant a été retenu: « Inclusion financière des femmes : défis et opportunités ».
Pour elle, il vise à contribuer à la vulgarisation et à la mise en œuvre de la décennie de l’inclusion financière et économique des femmes 2020-2030 lancée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, en février 2020, à Addis Abeba.
« Cette nouvelle décennie des femmes africaines vise à faire progresser leur situation financière et économique sur le continent ; à réaliser le potentiel de développement des entreprises féminines, à travers des actions permettant de développer leurs capacités ; à renforcer leur capital humain et physique ; à les aider à accéder à la technologie et pouvoir l’utiliser en vue d’augmenter la productivité de leurs entreprises », a expliqué la vice-présidente de l’OPF.
Elle a profité également de la circonstance pour saluer le Fonds des femmes leaders d’Afrique par les Chefs d’État et de gouvernement en 2020, à Addis Abeba. « Ce fonds vise à soutenir les femmes entrepreneurs pour une croissance économique durable du continent », a précisé Mme DIALLO Kama SAKILIBA.
Malgré les efforts, la vice-présidente de l’OPF a déploré que l’atteinte de l’inclusion financière et économique des femmes se heurte toujours à l’accès aux financements bancaires, à la stabilité socio-politique des Etats membres, au terrorisme, aux violences basées sur le genre.
Face à la situation, elle a tiré l’attention des autorités sur des initiatives qui pourraient soutenir l’inclusion financière et économique des femmes.
Il s’agit, pour elle, de faire de la femme le levier de l’opérationnalisation de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) ; de mettre en œuvre le programme de l’UA sur la mécanisation de l’agriculture et de mettre en place de véritables politiques foncières plus inclusives et durables.
De son côté, la ministre Wadidié Founè COULIBALY a indiqué que les thèmes de cette édition ne sont pas fortuits. Selon elle, ils visent à amplifier l’information, la sensibilisation et le plaidoyer autour de la décennie de l’inclusion économique et financière des femmes à l’horizon 2020-2030.
Quant au thème national, il met l’accent sur la contribution des femmes de la diaspora dans l’économie malienne, à travers les filières porteuses.
« Ces thèmes sont aussi en cohérence avec l’ODD 5 de l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA), en rapport avec le cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable, la politique nationale genre, les programmes et outils de l’autonomisation de la femme et l’épanouissement de l’enfant », a fait savoir la ministre.

Dans son intervention, elle a aussi évoqué l’apport de la diaspora dans l’économie nationale. Les transferts de fonds envoyés par celle-ci constituent une richesse indéniable pour le développement du Mali. A titre d’exemple, ceux-ci s’élevaient en 2017 à plus d’un milliard de dollars US, soit plus de 7% du PIB.

Par Sikou BAH

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Categorie: Mali

Célébration du 31 juillet: l’ONG JDWS sensibilise sur les VBG

INFO-MATIN - 1 ora 17 min fa

A la faveur des festivités du 31 juillet (Journée panafricaine des femmes) l’ONG Justice et Dignité pour la Femme au Sahel (JDWS-Mali) a organisé ce samedi 31 juillet 2021, une session de causeries débats, de discussions sur les VBG à l’attention de jeunes étudiants dans leur ‘’Grin’’ au quartier Koulouba. L’objectif de cette rencontre était d’améliorer la capacité des jeunes sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles ; et sur les VBG à travers une session d’échanges et de causeries débats intitulé ‘’Baro’’

Cette approche, selon la présidente de l’ONG JDWS, Mme Aida Oualate HAMAHADY, vise à permettre aux jeunes d’aborder facilement certains sujets qui sont tabous dans la société malienne ; de développer une mentalité positive et responsable en milieu jeune et leur permettre d’être outillés afin d’avoir un comportement responsable au futur.
Pour cette sortie inopinée sur les hauteurs de Koulouba, l’équipe de l’ONG qui était conduite par sa présidente, a été bien accueillie par les jeunes du quartier.
Les débat ont parfois été houleux autour de certains sujets, notamment, le partage des tâches au sein du ménage.
Augustine KAMATE, étudiante en médecine, a souligné que cette session a permis au membre du MAJ d’échanger, et d’apprendre beaucoup de choses.
«J’ai eu certaines enseignements. Les gens pensent que si on parle de partage des tâches, il faut se mettre sur une table pour dire, voilà, toi tu fais ça et moi l’autre, non ! Si on demande d’aider sa femme pour moi dès que vous travaillez tous les deux, chacun est fonctionnaire de son côté. Le mari peut revenir à la maison avant la femme. Et la femme n’est pas obligée de te dire, une fois à la maison fait ça.
Une fois que tu es à la maison, peut être en sortant le matin vous n’avez pas balayé par exemple, tu commences à le faire. Ça ne veut pas dire que tu es inférieur à la femme. Et quand madame rentre à son tour, elle sera contente de voir que tu as fait ça pour elle. Ou bien madame est là, il y a l’enfant qui pleure à côté, tu t’occupes de lui», a expliqué Augustine KAMATE.
L’ étudiante pense que la violence dans le foyer est souvent liée au manque de communication au sein du couple.
«Je peux dire qu’il y a manque d’amour aussi. Parce que, quand tu aimes vraiment ta femme, pour moi, tu ne peux pas la frapper», a-t-elle dit.
Par ailleurs, Augustine KAMATE, pense qu’il faut revoir notre système d’éducation qui définit d’avance des taches pour les femmes et pour les hommes.
Pour changer la donne, elle invite les acteurs engagés dans la lutte contre les VBG à privilégier la sensibilisation.
Avant de terminer, elle a invité l’ONG JDWS à multiplier ces gens de rencontres.
De son côté, Yaya MARIKO, également étudiant en médecine, a abondé dans le même sens et dira que le débats ont été à la fois constructifs et instructifs. Pour lui, parler de genre, c’est parler de l’être humain.
À son avis, la violence intervient le plus souvent dans nos foyers parce que nous nous marions souvent sur des bases erronées.
Pour lui, il faut une compréhension et une communication mutuelle entre les conjoints.
En fin, il a invité les jeunes à mettre un peu d’eau dans leur vin. Eux qui sont à la fois acteurs et victimes de ces violences.

Par Abdoulaye OUATTARA

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ATIR sur la durée de la transition, le PAG ne doit pas aboutir à sortir du délai

INFO-MATIN - 1 ora 22 min fa

DECLARATION DE L’ALLIANCE POUR UNE TRANSITION INTELLIGENTE ET REUSSIE (ATIR).
Le Samedi 31-07-21 à 10h, la Conférence des Présidents de l’ALLIANCE pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR) s’est tenue à son siège.

La Conférence des Présidents s’est penchée sur l’ensemble des problèmes qui lui sont propres et puis s’est prononcée sur la situation préoccupante de notre pays.
Ainsi, ATIR a pris des mesures fortes concernant son propre fonctionnement, notamment en ce qui concerne le financement de ses activités et du loyer de son siège.
Puis, ATIR a étudié le contenu de la déclaration du Premier ministre Choguel Kokala Maïga devant le Conseil National de Transition (CNT), le Vendredi 30 Juillet 2021. L’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie se réjouit sincèrement que le Premier ministre de la Transition retient enfin la SECURITE comme la priorité de toutes les priorités du Mali pendant la durée de la Transition, ce qui se traduit par le renforcement conséquent et responsable des Forces Armées du Mali.
Cependant, on constate un budget considérable de 2.050.063.000.OOOF pour seulement huit (8) mois de transition qui restent. Dès lors, ATIR reste vigilante sur la durée totale de la Transition qui est de dix-huit (18) mois et la tenue d’élections générales transparentes et crédibles. En conséquence ATIR suggère aux Autorités de la Transition d’éviter toute erreur létale qui consisterait à introduire dans le Plan d’Actions Gouvernementales (PAG) la moindre action qui aboutirait à sortir des 18 mois de transition.
En outre, ATIR estime que la COVID doit avoir un traitement urgent par l’achat de vaccins crédibles aux yeux des populations.

ATIR reste déterminée à accompagner, sans calcul et intelligemment, la Transition afin qu’elle soit une réussite.
Bamako, le 31 Juillet 2021.
P/ATIR
Le Président
Pr. El Hajj Younouss Hamèye DICKO

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Sans Tabou: durée de la transition, le Mali, le grand absent

INFO-MATIN - 1 ora 27 min fa

A propos de la durée de la Transition, la Charte adoptée par les Forces vives de la Nation, le 12 septembre 2020, promulguée sous le DECRET N°2020-0072/PT-RM DU 1ER OCTOBRE 2020, ne laisse aucune parcelle au doute.

En effet, elle stipule en son article 22 : ‘’La durée de la Transition est fixée à dix-huit(18) mois à compter de la date d’investiture du Président de la Transition’’. En prenant les distances avec le débat des coupeurs de cheveux en quatre, parce qu’il y a eu deux prestations de serment, l’on peut s’autoriser à croire que la date d’investiture du Président de la Transition est le 25 septembre 2020. Le décompte est à la portée de tous pour déterminer la date de la fin de la période transitoire.
Cependant, des positions clivantes à la lisière de l’antagonisme se font jour.
Il se trouve en effet que les Maliens assistent à une avalanche d’associations qui demandent à gorge déployée une prolongation de la durée de la Transition. Un soufflet retentissant à la Charte de la Transition ? Ils ont leurs raisons qui valent ce qu’elles valent. En tout cas leur détermination est telle que l’on ne peut s’empêcher de prêter l’oreille au son du tocsin.
Par contre, les hommes politiques qui ont subi un coup de pompe dans leur hégémonie, dans leur frange importante, eux, font une fixation, si ce n’est une obsession sur le ‘’délai constitutionnel’’ (celui prévu par la Charte de la Transition) qui pourrait tourner à la paranoïa. Condamnés à expier leurs défaillances, il n’en demeure pas moins qu’ils portent le syndrome de la méfiance vis-à-vis des autorités de la Transition. Pour ces politiques, c’est un enjeu collectif impérieux de tenir les délais. Ce qui est exact à plus d’un égard.
Mais, il n’y a pas que l’article 22 dans la Charte de la Transition. Il y a également, en amont, l’article 2 qui stipule: ‘’Les missions de la Transition consacrées par la présente Charte sont notamment : le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; le redressement de l’Etat et la création des conditions de base pour sa refondation ; la promotion de la bonne gouvernance ; la refonte du système éducatif ; l’adoption d’un pacte de stabilité sociale ; le lancement du chantier des réformes’’.
Le délai restant est-il suffisant pour réaliser ces missions qui sont celles assignées aux autorités de la Transition par les Forces vives de la Nations ? Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA est constant et confiant : les 18 mois seront respectés. Alea jacta est !
Pour autant, comme le diable prend souvent ses quartiers dans les détails, il y a ceux qui invoquent l’article 21 de la Charte pour dire que rien n’est écrit dans du marbre.
‘’L’initiative de la révision de la présente Charte appartient concurremment au Président de la Transition et au tiers (1/3) des membres du Conseil national de Transition.
Le projet ou la proposition de révision est adopté à la majorité des 4/5ème des membres du Conseil national de Transition.
Le Président de la Transition procède à la promulgation de l’acte de révision’’.
Ainsi, par une révision de la Charte, il sera possible d’excéder le délai de 18 mois.
In fine, si la question de la durée de la Transition polarise considérablement le débat au plan national, une question de fond ne devrait pas être occultée : que cherche-t-on réellement ? Pour certains, point besoin de se faire des nœuds au cerveau, c’est le pouvoir dans quelques mois. Pour d’autres, sous les apparences d’une transition réussie, c’est également le pouvoir. Dans les deux cas, le plus grand absent est le Mali. Pour le choc des consciences, merci de repasser…

PAR BERTIN DAKOUO

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Boycott des examens: le plan B du ministère fait polémique

INFO-MATIN - 1 ora 36 min fa

En dépit des assurances du Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla Maïga, quant à l’application de l’article 39, les syndicalistes ont organisé le jeudi dernier au Pavillon des sports du stade Modibo Kéïta un meeting pour exiger l’application stricte de l’article 39.

Au cours dudit meeting, les syndicalistes ont exigé l’application de l’article 39 ou rien. En clair, ils demandent au gouvernement de traduire les 15,17% de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) en indice sur le salaire des enseignants.
Si le gouvernement souhaite sauver l’année scolaire 2020-2021, il a intérêt à appliquer sans délai l’article 39, a averti la Synergie des syndicats. Ils ont invité le gouvernement à initier rapidement une nouvelle grille avant d’appeler leurs militantes et militants à une mobilisation générale jusqu’à l’application stricte de l’article 39.
Face au mot d’ordre de Boycott des examens de fin d’année par la synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016, le ministère de l’éducation dévoile son plan B.
Dans une lettre adressée le 30 juillet 2021 aux Directeurs des Académie d’enseignement (DAE) relative aux dispositions à prendre en vue de la tenue des examens, le secrétaire général du ministère de l’éducation exprime son inquiétude face à la menace qui plane sur la tenue des examens de fin d’année au regard des appels au boycott émis par les syndicats de l’éducation nationale réunis au sein de la Synergie.

Alternatives au boycott
Au regard des sacrifices consentis par tous les acteurs et partenaires de l’école au cours de cette année, le ministère de l’éducation nationale décline son plan B, pardon ses stratégies nécessaires pour sauver l’année scolaire : tenue des examens aux dates fixées. Pour le département, l’administration scolaire n’a pas le droit de trahir l’espoir placé dans l’institution scolaire par les parents et les élèves.
C’est pourquoi le ministère de l’éducation demande aux Directeurs d’académie d’enseignement (DAE), en lien avec l’administration générale, les collectivités territoriales et les communautés, de prendre toutes les dispositions utiles pour la réussite des examens. Entre autres mesures, le ministère préconise aux Directeurs d’académie d’enseignement (DAE) de :
-recenser les enseignants du public et du privé ainsi que les enseignants retraités, au besoin, en vue de leur utilisation dans les différentes étapes des examens,
-appuyer les Centres d’Animation Pédagogique qui le souhaitent dans l’organisation de l’examen du DEF,
-mobiliser les Comités de gestion scolaire, les Associations des parents d’élèves et les Associations des jeunes des localités éloignées pour la sécurisation des centres d’examen.
-élaborer les listes des enseignants grévistes ou en abandon de poste pour les transmettre sans délai aux autorités compétentes.

Solutions illégales ?
Pour la Synergie, la lettre du département aux Directeurs d’académie d’enseignement (DAE) du 30 Juillet 2021, viole la loi 99 – 046 AN RM du 28 décembre 1999 Portant loi d’orientation sur l’éducation. Selon la Synergie, la loi est claire : il n’y pas d’examens scolaires sans les enseignants de formation en République du Mali.
Les lois maliennes invalident tous les examens scolaires qui se dérouleront sans la participation effective des enseignants de formation. Pour l’évaluation, l’admissibilité et la reconnaissance des diplômes des élèves, les bricolages politiques ne marchent pas en République du Mali.
Les syndicats de l’éducation menacent donc d’attaquer l’État en justice pour l’annulation pure et simple des examens qui se dérouleront sans la participation effective des enseignants de formation.
Selon le chapitre 2 intitulé « des enseignants » de la Loi 99 – 046 AN RM du 28 décembre 1999 Portant loi d’orientation sur l’éducation, notamment l’article 22 : «les enseignants sont les principaux responsables des activités pédagogiques des élèves et étudiants. Ils ont le devoir d’assurer l’éducation, l’enseignement et l’évaluation conformément aux objectifs définis par les programmes officiels et dans le respect de l’objectivité scientifique et des obligations professionnelles et morales. Ils contribuent à la rénovation des programmes et méthodes pédagogiques et participent aux activités d’assistance pédagogique, de formation continue, de recherche, de production du matériel didactique et plus généralement, à l’animation de la vie scolaire ».
Pour l’instant le ministère n’a pas encore réagi à cette dénonciation de la synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 qui l’accuse de violation de la loi.
Donc affaire à suivre.

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Mme Sy sur PLan d’action du gouvernement: ‘‘les préoccupations sont prises en compte’’

INFO-MATIN - 1 ora 39 min fa

Suite à la présentation du Plan d’action du gouvernement du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, devant le CNT, vendredi dernier, Mme Sy Kadiatou SOW, l’une des figures de proue de la contestation conte le régime défunt du président IBK a lancé un appel à la mobilisation de tous les Maliens derrière les autorités de la transition. Selon elle, les axes déclinés dans le Plan d’action prennent en compte les préoccupations exprimées par le Peuple malien et qui ont été portées par le M5-RFP en 2020.

«Au M5, nous n’avons pas fait ce combat dans le but d’obtenir des postes. Si c’était le cas, on pouvait le faire dans le gouvernement de IBK avant le coup d’Etat du 18 aout 2021.
Après le coup d’Etat, nous avons été appelés, mais nous avons demandé des garanties pour un changement de gouvernance.
Nous avons demandé qu’il y ait un accord entre nous (M5) et les militaires qui garantit la rupture dans la gouvernance, car il ne s’agissait pas pour nous de combattre la personne de IBK, mais de se battre pour un changement de système.
Nous avons souhaité l’avènement de la bonne gouvernance. C’est dans ce sens que nous avons signé un Accord, avec les auteurs du coup d’Etat, qui prend en compte nos préoccupations.
Je crois que nous sommes aujourd’hui dans la bonne voie, mais les efforts doivent continuer.
Le Premier ministre a présenté hier (NDLR vendredi 30 juillet) son Plan d’Action qui prend en compte les dix points et les sept mesures que nous avons préconisés pour la stabilité, la refondation du Mali.
Mais, il ne suffit pas faire le discours, mais le traduire en action concrète pour le développement et la stabilité.
Pour le M5, cela n’est pas possible sans que tous les acteurs ne se mobilisent autour des autorités pour la réalisation de ces objectifs qui doit aboutir à la sortie de crise. Je suis convaincue que les Maliens iront dans ce sens.
Nous y tenons comme à la prunelle de nos jours. Il faut que nous assurions que ce que nous avons relevé comme préoccupations essentielles des Maliens et qui ont encore été rappelées par le Premier ministre dans la présentation de son Plan d’action gouvernemental. Nous devons nous assurer que ces préoccupations seront bel et bien prises en compte. Il reste la mise en œuvre de ce qui été dit. Et cela ne peut pas se faire sans la mobilisation de tous. Ça ne peut pas se faire sans l’adhésion des acteurs politiques et de la société civile.
Il est important qu’on arrive à obtenir l’adhésion de la très grande majorité des Maliens pour que tout ce qui été annoncé puisse être mise en œuvre dans l’intérêt du Mali. C’est ça qui est le plus important.
Il faut qu’il y veille aussi. Et chacun, au niveau de son organisation, doit le faire, et c’est ça aussi soutenir la transition».

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KATILE à propos du Mali kura: ‘‘on ne peut créer du neuf sur fond d’ancienneté…’’

INFO-MATIN - 1 ora 41 min fa

La session extraordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social et culturel du Mali (CESC) a été marquée par l’élection de Yacouba KATILÉ à la tête de l’Institution. Lors de la clôture de la session, le nouveau président s’est prononcé sur la situation socio-politique et économique du pays tout en faisant des propositions sur le plan politique. Spécifiquement, M. KATILÉ attend des autorités la révision de la Charte des partis politiques et la relecture du Code électoral pour donner une nouvelle impulsion à la politique malienne.

Le tout nouveau président du CESC avait à ses côtés le Premier ministre, le Choguel Kokalla MAIGA, lors de cette cérémonie solennelle. En outre, étaient présentes de nombreuses personnalités administratives et institutionnelles du pays.
A cette occasion, le président KATILE, dans un long discours, a évoqué plusieurs actualités du pays, notamment les problèmes et les des défis auxquels le pays est confronté.
Pour lui, les crises qui sont en train de freiner l’essor du pays doivent être des opportunités pour poser les jalons de profondes réformes politiques et institutionnelles très attendues par la population en privilégiant le dialogue.
« Aux autorités de la Transition, nous prônons le sens de l’écoute et à plus d’ouverture, en vue de trouver le consensus, condition sine qua non pour la tenue des élections transparentes, libres et crédibles », a soutenu le président du CESC.

Il est convaincu que pour aboutir à des changements plus ou moins aléatoires et spectaculaires que le pays connaît depuis 1992, il faut un « Mali Nouveau » ou « Mali Kura » bâti sur les revendications de la population.
« Ce constat nous inspire de recourir de plus en plus, s’il le faut, à l’auto-saisine du CESC sur les grandes questions qui assaillent le pays et assombrissent l’horizon aux générations futures », a indiqué Yacouba KATILE.
Déjà, lors de cet événement, il a donné le ton en réclamant un nouveau départ pour le pays, à travers des reformes comme envisagées par les autorités de la transition.
« Le travail ne peut être ni l’élimination de quelques imperfections, mais d’une rénovation radicale, ni d’une pression, d’un diktat dont les effets ne seront que provisoires, mais l’amorce d’une véritable étape historique dans le redémarrage de la République », a déclaré le président Yacouba Katilé.
Ainsi, en faveur de ce renouveau, il alerte les autorités sur les réformes au plan politique, en occurrence la révision de la charte des partis politiques et la relecture du code électoral.
« Il va falloir formuler une révision de la charte des partis politiques, qui décharge le peuple du fardeau qu’ils constituent, et qui installe des limites moralisantes, pour diminuer la frénésie créatrice de partis, faibles déjà par l’incohérence et le vide de leur projet de société », a préconisé M. Katilé.
Ensuite, il a dénoncé la carence des dirigeants des partis politiques qui sont incapables de soutenir le débat public lors des élections.
« Il va donc falloir hisser notre démocratie à un niveau plus élevé et plus fonctionnel, alors que se profilent des échéances électorales qui, sans le renouveau, consacreront la reproduction de la classe politique Malienne comme en 2013, la réplique de ses errements frappés déjà dans les programmes sans arguments, dans des cohabitations et collaborations perverties par les convoitises d’appropriation des ressources publiques », fulmine-t-il .
Aussi, il estime nécessaire d’intégrer parmi les dispositions de la charte des mesures sévères contre les mauvais dirigeants. A leur encontre, propose-t-il des sanctions de destitution.

Quant à la relecture du code électoral, le président du CESC soutient qu’elle doit porter sur plus d’équilibre, plus de justice entre les candidats, les partis, les localités afin qu’il y ait moins de ressentiments.
Au regard des défis pour le renouveau du Mali, il a rassuré de la contribution du CESC pour le développement politique, économique, social et culturel du Mali.
« Le Conseil Economique, Social et Culturel en tant que cadre approprié de débats féconds, d’analyse approfondie, de liberté d’opinions dans la sérénité, le respect réciproque, la courtoisie et en tant que condensé des diversités de la Nation, veillera sur le traitement des priorités de la Nation : à savoir créer un Mali Nouveau », a insisté M. KATILE.
Toutefois, prévient-il, « On ne peut créer du neuf sur fond d’ancienneté, ni continuer à servir du recyclé dit-on ».

Par Sikou BAH

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Categorie: Mali