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INPS: un DG se tape 54 914 682 FCFA par mois 1 900 068 365 F CFA de rémunérations pour 3 dirigeants

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:56

Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni GUINDO, a remis, hier, au président de la Transition les rapports annuels 2019, 2020 et le rapport de l’étude relative à la déontologie des agents publics au Mali. Il en ressort une baisse sensible graduelle des déclarations de biens ; des cas ostentatoires de variation de patrimoines ; des montants des pensions et indemnités de départ à la retraite stratosphériques octroyés en toute irrégularité. Ces informations ont été partagées au cours d’un déjeuner avec des responsables d’organes de presse.

Une baisse des déclarations
de biens
L’OCLEI a dénombré 253 déclarations de biens déposées à la Cour suprême en 2020, soit une baisse de 59,8% par rapport à 2018 et de 25% par rapport à 2019. Les dépôts étaient de 629 en 2018 et de 338 en 2019. Il apparaît ainsi une baisse continue du dépôt des déclarations de biens d’année en année. Cette situation s’explique, entre autres, par un déficit de l’information et de la sensibilisation sur le caractère annuel de la déclaration de biens. En effet, de nombreuses personnalités assujetties ne procèdent pas à la mise à jour de leur déclaration initiale en pensant s’être définitivement acquittées de leur obligation une fois la première déclaration faite. Ce déficit d’information et de sensibilisation est notamment dû aux restrictions faites à l’OCLEI pour communiquer largement.
De façon spécifique, en 2020, les dépôts de déclaration de biens ont connu une baisse progressive de janvier à septembre. Ils étaient de 26 au mois de janvier contre 2 en septembre. Cette situation est probablement liée aux crises sociales, politiques, sécuritaires et sanitaires que le pays connaît. Une reprise des dépôts de déclarations de biens a été observée suite à l’implication des autorités gouvernementales à partir du mois d’octobre. Ainsi, il y a eu 16 déclarations de biens en octobre, 21 en novembre et 133 en décembre après une relance des plus hautes autorités. Le graphique ci-dessous présente la situation du dépôt des déclarations de biens de janvier à décembre 2020.

Des cas de variation de
patrimoines
Au titre de l’année 2020, sur un total de 253 déclarations déposées à la Cour suprême, l’OCLEI a traité 229 déclarations effectuées par 220 personnalités. L’analyse de ces 229 déclarations a fait ressortir 204 cas de variation positive par rapport à l’année 2019. En valeur nominale, l’augmentation va de 5 278 FCFA à 2 402 563 630 FCFA. En taux, elle varie de 5% à 126%.
Dans le cadre de l’exploitation des déclarations communiquées par la Cour suprême, l’OCLEI a analysé les variables statistiques significatives afin d’apprécier la variation des déclarations de biens d’année en année. Cette analyse vise à systématiser le choix des dossiers à mettre en investigation de façon à ne rien laisser au hasard ou à l’arbitraire, tout en s’assurant d’un traitement équitable des assujettis dans le choix et l’appréciation des dossiers.
En effet, «lorsqu’il apparaît des incohérences manifestes et injustifiées entre l’évolution du patrimoine de l’assujetti, ses revenus et ses activités déclarés, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite peut décider d’enquêter sur les éventuelles inexactitudes ou omissions contenues dans la déclaration des biens de l’assujetti. A cette fin, il peut se faire communiquer tous les documents ou pièces justificatives de nature à le renseigner sur les éléments de déclaration de l’intéressé et procéder à l’audition des personnes dont il estime le témoignage nécessaire, sans que ces dernières ne puissent lui opposer un éventuel secret professionnel ».
L’analyse de la population des personnalités assujetties à la déclaration de biens au moyen de caractéristiques statistiques a permis d’appréhender les variations de patrimoine susceptibles de conduire à des cas d’enrichissement illicite. Pour approfondir les présomptions issues des variations relevées par les méthodes statistiques, l’OCLEI a fait effectuer une étude. À partir des conclusions de cette étude, le Conseil a adopté une méthode d’identification des déclarations de biens à investiguer. Cette méthode vise à apporter aux investigations une démarche méthodique, objective et systématique dans la détermination des déclarations de biens devant faire l’objet d’investigations approfondies. Dans ce cadre, le Conseil de l’OCLEI a adopté le 29 septembre 2020 un seuil à partir duquel toute variation de patrimoine doit enclencher l’ouverture d’une enquête pour présomption d’enrichissement illicite.
Sur un total de 1 633 déclarations de biens déposées à la Cour suprême de 2016 à 2020, l’OCLEI a traité 1 048 déclarations, transmises par 815 assujettis. Au terme des travaux, il ressort que de 2016 à 2020, 48 personnalités ont connu une variation de patrimoine atteignant le seuil défini par le Conseil de l’OCLEI. Celui-ci a décidé d’ouvrir des enquêtes concernant ces 48 personnalités. En raison de la présomption d’innocence, les personnes sont désignées par une série alphanumérique dans le présent rapport. Les variations de patrimoine sont déterminées par comparaison de deux déclarations d’une même personne. Les ratios des variations constatées vont de 57,41 à -15,42.
Une variation positive indique une augmentation de patrimoine. Ainsi, un ratio de 57,41 signifie que, d’une déclaration à une autre, le patrimoine d’une personne a augmenté de 57,41 fois le montant de son revenu annuel. Il y a 31 personnes en variation positive. Le montant cumulé des augmentations de leur patrimoine est de 5 480 530 312 FCFA.

Une indemnité de retraite
de 6 230 906 F CFA
En 2019, l’OCLEI s’est autosaisi du cas des pensions et indemnités de départ à la retraite de deux dirigeants de l’INPS.
L’OCLEI s’est autosaisi du cas des pensions et indemnités de départ à la retraite du directeur général adjoint et de l’agent comptable de l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS) pour examiner leur conformité aux dispositions en vigueur. Cette analyse permet de formuler des recommandations en application de l’article 4 de l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’Office central de Lutte contre l’enrichissement illicite.
Dans le cadre de la mission globale de lutte contre l’enrichissement illicite, l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 charge l’OCLEI, entre autres, « de susciter et de promouvoir au sein des institutions et des organismes publics et parapublics des mécanismes destinés à prévenir, détecter et faire réprimer l’enrichissement illicite ; d’évaluer périodiquement l’impact des stratégies et les performances atteintes ; de recommander toutes réformes, législative, réglementaire ou administrative, tendant à promouvoir la bonne gouvernance, y compris dans les transactions commerciales internationales ». A cet effet, l’OCLEI peut se saisir de tout sujet d’intérêt public en lien avec l’amélioration de la gouvernance publique. Ainsi, suite à la récurrence d’informations, notamment par voie de presse, sur le montant des pensions et des indemnités de départ à la retraite du directeur général adjoint et de l’agent comptable de l’INPS, le Conseil de l’OCLEI, après en avoir délibéré, a émis un avis favorable à l’analyse de cette situation à la lumière de la législation en vigueur. Les textes de loi, les documents techniques sur lesdites indemnités et diverses informations ont été analysés.

Aux termes de l’article L.73 de la Loi n°92-020 du 23 septembre 1992 portant Code du travail, « La convention collective doit être écrite en langue française à peine de nullité. Elle est établie sur papier libre et signée par chacune des parties contractantes. Elle est soumise au visa du ministre chargé du travail qui exigera le retrait des dispositions contraires à la législation et à la réglementation en vigueur ». L’article L.74 précise que « La convention collective est, après visa, déposée contre récépissé au greffe du tribunal du travail territorialement compétent. Elle est applicable à partir du jour qui suit son dépôt, sauf stipulation contraire (…) ».
Par Délibération n°13-024 du 27 décembre 2013, le Conseil d’administration de l’INPS a adopté un accord d’établissement incluant notamment une grille des salaires. Par Délibération n°14-013/CA-INPS du 29 septembre 2014, le Conseil d’administration de l’INPS a fixé les rémunérations du personnel de direction de l’INPS en application de l’accord d’établissement. Conformément à l’article L.74 ci-dessus, le directeur national du Travail a apposé sa signature sur l’accord d’établissement le 21 octobre 2014. Ledit accord a été déposé au greffe du Tribunal du travail le 31 octobre 2014. Il est donc devenu applicable pour compter du 1er novembre 2014. Il a apparaît ainsi que la délibération du 29 septembre 2014 fixant la rémunération des dirigeants est intervenue avant l’entrée en vigueur de l’accord d’établissement.
Sur la base de la délibération du 29 septembre 2014, l’INPS a déterminé les indemnités de départ à la retraite et les pensions du directeur général adjoint et de l’agent comptable en appliquant les taux fixés par l’accord d’établissement. Procédant ainsi, l’INPS a octroyé au directeur général adjoint la somme de 353 725 247 F CFA à titre d’indemnité de départ à la retraite et la somme de 6 230 906 F CFA à titre de pension par mois. De même, il a octroyé à l’agent comptable la somme de 1 607 810 145 FCFA comme indemnité de départ à la retraite et 8 693 661 FCFA à titre de pension par mois. Des paiements ont eu lieu le 21 avril 2017.
Ainsi, en appliquant la délibération du 29 septembre 2014 pour liquider les droits de départ à la retraite du directeur général adjoint et de l’agent comptable, l’INPS a mis en oeuvre l’accord d’établissement avant son entrée en vigueur. Un acte juridique inexistant ne peut pas produire d’effets créateurs de droits ou d’obligations. Cette situation entache tous les actes subséquents.
En outre, la Direction de l’audit interne a déterminé que les éléments et les modes du calcul utilisés pour liquider les droits des 2 responsables sont erronés. Selon les calculs effectués par cette direction en appliquant l’accord d’établissement susvisé, le directeur général adjoint et l’Agent comptable ont perçu beaucoup plus que ce qui leur est dû.
Dans un rapport du 19 avril 2016, elle a recommandé de faire rembourser à l’INPS par le directeur général adjoint la somme de 375 368 671 FCFA et par l’agent comptable la somme de 1 639 465 154 FCFA. Du reste, elle a relevé que la délibération du 29 septembre 2014 a été irrégulièrement prise, car elle a été adoptée par une consultation des membres du conseil d’administration à domicile. Ce mode de décision n’est pas prévu par les textes en vigueur.
Par ailleurs, il est apparu que la rémunération des 3 premiers responsables (directeur général, directeur général adjoint et agent comptable) présente des déséquilibres par rapport à la rémunération des autres membres du personnel de l’INPS et des salariés dont les cotisations alimentent les ressources financières gérées par l’INPS. A titre d’illustration, le salaire du directeur général de l’INPS s’élève à 54 914 682 FCFA par mois. Le cumul annuel des rémunérations des 3 principaux dirigeants s’élève à 1 900 068 365 F CFA, soit 7% de la masse salariale totale de l’ensemble des 1 197 employés de l’INPS. Cette situation contribue à augmenter exagérément la masse salariale totale qui atteint 21% des revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%.

Source : Rapports OCLEI

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Rapports 2019-20 de l’OCLEI: 6, 995 milliards de biens présumés illicites

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:48

La salle des banquets du palais de Koulouba a servi de cadre hier jeudi 14 octobre 2021 à la cérémonie de remise solennelle des Rapports annuels 2019 et 2020 ainsi que l’Étude relative à la déontologie des agents publics au Mali de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) au président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA. De cette cérémonie, il ressort que valeur des biens présumés illicites dans 9 dossiers transmis à la justice s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA.

La délégation de l’OCLEI était conduite par son président, Dr Moumouni GUINDO. C’était en présence du Premier ministre, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement.
À l’entame de son propos, le Dr GUINDO a rappelé que son service (OCLEI) est chargé de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de lutte contre l’enrichissement illicite existant au niveau national, sous-régional, régional et international.
Spécifiquement, a-t-il expliqué, l’OCLEI mène des activités de prévention de l’enrichissement illicite par l’information et la sensibilisation des populations.
Aussi, il mène des enquêtes qui contribuent à la répression du phénomène ; assure la promotion de la collaboration interservices et de la coopération internationale dans la lutte contre l’enrichissement illicite.
De même, il réalise des études et des analyses, afin de formuler des recommandations d’amélioration de la gestion publique.
Au titre de la contribution à la répression, l’OCLEI a transmis à la justice 9 dossiers d’enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA.
Dans ces dossiers, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares.
3, 671 milliards FCFA sur 9
comptes bancaires
Le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3 milliards 671 millions de FCFA de 2014 à 2020. Dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à 444 millions de FCFA.
Les personnes concernées sont un comptable, deux inspecteurs des Finances, un inspecteur du Trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet.
Conformément au code de procédure pénale, certains d’entre eux ont été poursuivis par le Procureur de la République et inculpés par des juges d’instruction. Des mesures de saisie provisoire ont été prises par la justice sur certains des biens identifiés par l’OCLEI.
87 cas de dénonciations
de corruption
La durée moyenne d’une enquête est d’environ 6 mois. L’OCLEI dispose de 8 officiers de police judiciaire et d’un auditeur pour mener les enquêtes.
Par ailleurs, en collaboration avec le ministère de la Justice, l’OCLEI a mis en place en décembre 2019 un Numéro vert 80 00 22 22. Il a reçu 585 appels sur ce numéro, dont 9 dénonciations d’enrichissement illicite, 87 dénonciations de corruption et 52 dénonciations d’autres infractions
Au titre des déclarations de biens, l’OCLEI a dénombré au niveau de la Cour suprême 1 351 déclarations déposées en 2019 et 2020. L’OCLEI a traité la totalité de ces déclarations.
L’OCLEI a constaté qu’en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d’entre eux.
Pour exploiter les déclarations de biens, l’OCLEI a adopté une démarche méthodique, objective et systématique qui lui a permis d’identifier 48 personnes dont le patrimoine a subi des variations significatives. Des enquêtes sont en cours sur ces cas.
Dans le cadre de la collaboration avec les autres structures, l’OCLEI a organisé, en février 2020, à Bamako, une conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption avec l’appui technique et financier de l’ONUDC. Cette 1re édition a regroupé une centaine de Maliens et les délégués de 17 pays, d’une université canadienne et de plusieurs organisations internationales, dont l’ONUDC et INTERPOL.
Les échanges ont porté sur le thème « Promouvoir les bonnes pratiques en matière de déclaration des biens et de recouvrement des avoirs ».
À ce propos, l’OCLEI sollicite l’accompagnement des autorités pour pérenniser cette initiative, en organisant chaque année au Mali une conférence de haut niveau.
«Cette initiative fera de notre pays un carrefour international de la lutte contre la délinquance financière », a dit le Dr GUINDO.
Le soutien des autorités
de la transition
Après avoir écouté attentivement le président de l’OCLEI, le président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, a souligné que cette cérémonie est assez significative dans la mesure où les autorités transitoires font de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite une de leurs préoccupations majeures.
Pour lui, cela se justifie par le fait que ces deux phénomènes sont à l’origine de l’affaiblissement continu de notre pays.
Au passage, il a salué le rapport qui permet de constater tous les efforts consentis par l’OCLEI dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’enrichissement illicite, les déclarations de biens, ainsi que la coopération avec d’autres structures.
Il a rappelé que la bonne gouvernance est l’un des piliers majeurs de l’action gouvernementale.
«Cela doit davantage nous motiver à vous accompagner pour l’atteinte des objectifs assignés à l’OCLEI», a-t-il dit.
De son avis, l’enrichissement illicite, la corruption, le détournement des biens publics et surtout l’impunité qui en découle constituent les principaux facteurs de blocage du triomphe de la justice sociale dans notre pays.
«Je m’engage à tout mettre en œuvre pour créer les conditions d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité», a-t-il rassuré.
«Vos rapports nous confortent dans la vision d’un Mali nouveau ; un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, aux routes de bonne qualité», s’est-il adressé au président de l’OCLEI.
Bref, il s’agit pour lui de construire un Mali en phase avec la satisfaction des besoins vitaux de ses populations. Dans ce cadre, aucun sacrifice ne sera de trop.
«Nous mesurons à la fois l’ampleur et la gravité du phénomène que vous avez la lourde tâche de combattre ; néanmoins, nous sommes prêts à vous apporter toute l’assistance nécessaire à la bonne exécution de vos missions», a-t-il encouragé.
«Je vous renouvelle tout mon soutien et soyez également rassurés de celui du Gouvernement. Sachez que ce soutien sera multiforme, afin de vous permettre de mieux conduire votre mission. En quatre années, vous avez dû fournir des efforts pour produire des rapports qui méritent des encouragements. Nous vous félicitons et vous encourageons à poursuivre votre mission, car le Mali attend beaucoup de vous», a-t-il conclu.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Justice: les avocats de SBM dénoncent le caractère arbitraire et illégal de sa détention

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:35

LE COLLECTIF DES CONSEILS POUR LA DEFENSE DE MONSIEUR SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA COMMUNIQUE NUMÉRO 2 AFFAIRE : MPC/ Soumeylou Boubeye MAIGA

Le Collectif des Conseils informe l’Opinion Nationale et Internationale de la persistance des violations graves des droits fondamentaux de Monsieur Soumeylou Boubeye MAIGA déjà relevées, en partie, dans le Communiqué numéro 1. Le Collectif déplore son inculpation et son placement sous mandat de dépôt, le 26 Août 2021 par la Cour Suprême du Mali, au mépris des dispositions de la Constitution du 25 Février 1992 et de la Loi No 97-001 du 13 Janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Haute Cour de justice ainsi que la procédure suivie devant elle.
Le Collectif rappelle, comme cela a été abondamment commenté par certains acteurs majeurs de la Justice, qu’en l’état actuel de l’organisation de l’architecture du Pouvoir juridictionnel au Mali, la Cour Suprême, encore moins le Procureur Général près la Cour Suprême ne disposent d’aucune opportunité, ni d’aucun pouvoir de poursuite propre et autonome, lorsqu’il s’agit de Président de la République ou de Ministres, comme c’est le cas. En vertu des textes ci- dessus visés et des dispositions pertinentes du Code de Procédure Pénale, les personnalités de ce rang, susceptibles d’être inculpées de faits qualifiés de crimes ou de délits supposés avoir été commis dans l’exercice de leurs fonctions, sont justiciables de la Haute Cour de Justice. La mise en mouvement de l’Action Publique, et par conséquent le pouvoir de poursuite, appartient non pas à la Cour Suprême, mais exclusivement à l’Assemblée Nationale, qui est la seule habilitée à voter sous forme de résolution, la mise en accusation de la personne suspectée.
Le Collectif s’interroge encore sur les motifs de la non saisine par la Cour Suprême de l’Assemblée Nationale en son temps, en dépit de la transmission du dossier qui avait été faite par le Procureur, à la dite Cour, en vue de solliciter le vote de la résolution de mise en accusation de Soumeylou Boubeye MAIGA conformément aux indications impératives des textes en vigueur. C’est pourquoi, le Collectif tient à dénoncer encore une fois, le caractère arbitraire et illégal de la détention de Monsieur Soumeylou Boubye MAIGA, qui plus est, dans des conditions inhumaines et dégradantes au regard des hautes fonctions d’ancien Premier Ministre, Ministre de La Défense et Ministre des Affaires Étrangères, précédemment occupées par l’intéressé dans notre pays. En effet, depuis plus de 40 jours, il séjourne à la maison d’arrêt de Bamako qui abrite plus de 3000 détenus parmi lesquels il y a environ 200 présumés terroristes. I| partage un dortoir insalubre et sans aération avec plus de 76 détenus pour 30 places, et subit quotidiennement des vexations de la part de certains présumés terroristes. L’air y est irrespirable et la chaleur suffocante. Le dortoir et les toilettes dont l’hygiène est approximative et sommaire, sont infectés de rats autres nuisibles, et ne sont nettoyés que par des moyens rudimentaires.

Le Collectif relève par ailleurs pour s’en indigner, que depuis qu’il a été incarcéré à la maison d’arrêt, il n’a été ni présenté à un juge, ni entendu par un juge sur les faits qui lui sont reprochés. Ces conditions de détention inhumaines et dégradantes, dangereuses pour son moral et son mental, ont fini par produire des effets néfastes sur son état de santé général qui s’est dégradé ces derniers jours, de façon alarmante et inquiétante. II est important de faire noter que Monsieur MAIGA est suivi depuis des années par des spécialistes, pour une prise en charge. Or, à la suite d’un examen médical effectué à la date du 29 Septembre 2021, selon le diagnostic de son médecin traitant : « compte tenu du tableau clinique et para clinique et afin d’éviter toute évolution pouvant conduire à un pronostic à court et moyen terme défavorable, une surveillance régulière et rapprochée est souhaitable, dans environnement sécurisé.» un Les nombreuses violations des droits fondamentaux de Monsieur MAIGA, les lenteurs inexplicables accusées dans la conduite de l’instruction ainsi que les conséquences dommageables de la détention prolongée sur sa santé, telles qu’en témoignent les inquiétudes formulées par son médecin – traitant, ont conduit le Collectif à initier les procédures suivantes dont certaines sont en cours: Saisine de la Chambre d’Instruction de la Cour Suprême d’une demande de mise en liberté provisoire ; et d’une requête aux fins de placement sous contrôle judiciaire, avec assignation à résidence surveillée. Toutes ces demandes ont été rejetées en l’état; – Saisine de la Chambre d’accusation d’une requête aux fins de nullité de la procédure;
Auparavant, comme cela a été indiqué dans le Communiqué précédent, une correspondance a été dûment adressée par le Collectif à Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de a dénoncer les conditions intolérables, l’Homme dégradantes et inhumaines de Monsieur Soumeylou Boubeye MAIGA, ancien Premier Ministre, Ministre de La Défense et Ministre des Affaires Étrangères du Mali.
Le Collectif se réserve le droit d’initier toutes autres procédures appropriées et de développer devant les juridictions nationales et/ou internationales compétentes les moyens de droit pertinents à leur succès. Le Collectif tiendra l’Opinion Nationale et Internationale régulièrement informée dans les limites autorisées par la loi, de tout développement positif en réponse aux actions menées dans le cadre de la défense des droits de Monsieur MAIGA.
BAMAKO, Le 13 Octobre 2021
Pour : Soumeylou Boubeye MAIGA Les Conseils :
1°) Cabinet Maître Moriba DIALLO
2°) Cabinet Maître Moussa MAIGA Cabinet SEYE
3°) Cabinet Maître Abouba Aly MAIGA
4°) Cabinet Maître Soyata MAIGA
5°) Cabinet Maître Mauricette POTIER-DIALLO / SCPA BA- DIALLO & POTIER
6°) Cabinet Maître Balla SEYE Cabinet SEYE 7°) Cabinet Maître
Abdourhamane Mamata TOURE

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Renforcement du tissu social: les arguments de la médiation

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:33

‘’Engagés pour la réconciliation’’, c’est le projet qui entame sa phase II lancé officiellement, hier, dans un hôtel de la place, sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ; en présence du Directeur Pays de Search For Common Ground (SFCG); du Directeur du Projet PASP ; du Chef de la Mission d’appui à la réconciliation nationale (MARN). Il est mis en œuvre par SFCG et la GIZ, sur financement de la Coopération allemande.

Tahirou DOUNDA, Directeur Pays de SFCG, a rappelé la réponse institutionnelle apportée par les autorités nationales aux tensions et incompréhensions qui divisent les communautés par la création d’un ministère en charge de la Réconciliation qui mériterait de bénéficier de l’accompagnement de sa structure.
Il a souligné que la création, en 2012, par le Gouvernement, d’un ministère de la Réconciliation et, en 2017, de la Mission d’appui à la réconciliation nationale composée des Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation nationales (ERAR), a permis au pays de disposer des outils de réponse appropriée aux problématiques de renforcement du tissu social au sein de la communauté.
En effet, justifie-t-il, la mise en place des ERAR et des Comités locaux de réconciliation (CLR), les campagnes d’éducation et de sensibilisation à la citoyenneté, les sessions de dialogue communautaire et la supervision des projets de cohésion sociale ont permis de relever certains défis de la cohésion sociale.
Toutes choses qui n’ont pas été une sinécure puisque la plupart des régions restait marquée par les conflits intercommunautaires violents et une méfiance croissante entre les communautés, les autorités locales et les Forces de défense et de sécurité.
C’est dans un tel contexte, a fait savoir M. DOUNDA, et dans le but de renforcer les capacités des agents de l’Etat à conduire un processus de dialogue, de médiation et de réconciliation efficace que la GIZ a soutenu le Projet ‘’Engagés pour la réconciliation’’ Phase I qui était mis en œuvre par SFCG dans 11 régions, pendant 16 mois.
Il a expliqué que l’objectif du Projet était de renforcer les capacités des experts du ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale ; de la MARN ; et des ERAR à développer et à mettre en œuvre des processus de médiation et de réconciliation inclusifs et sensibles aux conflits. Dans ce cadre, plusieurs activités ont été menées.
En dépit de l’atteinte des objectifs de la Phase I, a souligné le Directeur Pays, deux insuffisances ont été relevées : le ciblage des acteurs de la réconciliation, et la prise en compte du genre dans l’intervention.
Des insuffisances qui seront corrigées au cours de la Phase II qui concernera les régions de Kayes et Sikasso ; les CLR des régions les plus affectées par les conflits. Question de les aider à développer et à mettre en œuvre des processus de réconciliation inclusifs.
A sa suite, Philip KUSH, Directeur du Projet PASP, a rappelé l’engagement de l’Allemagne aux côtés du ministère de la Réconciliation pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de réconciliation nationale.
Considérant la réussite de l’implication des femmes dans d’autres structures, telles le CSA, il soutient la prise en compte du genre, une des insuffisances de la phase I, dans la présente phase du Projet.
Dans son diagnostic, le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, Sidi CAMARA, a mis en exergue une crise qui affecte le tissu social de notre pays, l’harmonie entre et dans les communautés et qui impacte le développement socio-économique.
M. CAMARA a rappelé qu’à travers l’histoire, le peuple malien a toujours su relever les défis de la cohésion sociale.
Malheureusement, souligne-t-il, nos mécanismes traditionnels sont, à présent, à la peine. D’où l’importance de l’utilisation des structures mises en place par le ministère de la Réconciliation par rapport à la prévention et la gestion des conflits.
Pour lui, il est impérieux d’investir davantage dans le renforcement de nos expertises. C’est pourquoi, justifie-t-il, le Plan d’action du département prévoit des ateliers de renforcement des capacités des acteurs non pris en compte dans la Phase I du Projet.
Après la série des interventions, le Projet a fait l’objet de présentation : contexte ; objectifs ; résultats attendus ; activités ; zones ; durées.

PAR BERTIN DAKOUO

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Rénovation des toilettes et du service d’accueil du Point G: Yara OIL débourse 17 millions de FCFA

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:28

La société Yara OIL, en partenariat avec l’Association de lutte contre la pauvreté et pour la protection de l’environnement, a réhabilité et rénové des toilettes publiques externes et le service d’accueil de l’hôpital du Point G pour un coût total de 17 millions de FCFA. La réception a été faite, hier jeudi, par madame la ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou SANGARÉ ; en présence du Directeur général de l’hôpital, Pr Ilo Bella DIALL ; du représentant de la société Yara OIL, Mohamed KEITA ; du Président de l’Association de lutte contre la pauvreté et pour la protection de l’environnement (ALCPPE), Moussa TRAORÉ dit Bill…

Le Président de l’ALCPPE, Moussa TRAORÉ dit Bill, a expliqué que son association et la société Yara OIL, après avoir constaté l’état des toilettes de l’hôpital du Point G, ont décidé de les réhabiliter. Selon lui, l’objectif est d’aider le pays et soulager les usagers de l’hôpital.
«L’hôpital appartient à tout le monde et chacun doit faire quelque chose pour son bon fonctionnement », a déclaré Moussa TRAORÉ tout en lançant un appel à tous les Maliens à s’impliquer dans la construction du pays en fonction de leurs moyens.
« L’hôpital du Point accueille les Maliens et les étrangers. Il est important que les toilettes soient praticables pour l’image de cet établissement hospitalier. Pour cette première étape, ce sont 17 millions de francs CFA qui sont investis, au nom de la solidarité, au nom d’un engagement patriotique, en solidarité avec le personnel sociosanitaire, en solidarité avec les patients. Il s’agit d’améliorer les conditions de travail pour les uns, et les conditions de vie pour les autres », a souligné Moussa TRAORÉ dit Bill.
Le représentant de la société Yara OIL, Mohamed KEITA, a expliqué qu’ils sont prêts à faire tout leur possible pour aider notre pays et les populations.
« Nous avons fait cette réalisation en collaboration avec l’Association de lutte contre la pauvreté et pour la protection de l’environnement dont les actions se focalisent sur l’appui à nos compatriotes. Quand nous avons appris qu’il y a un problème de toilettes à l’hôpital du Point, nous nous sommes engagés à les réhabiliter. Tout le monde a besoin des toilettes. Nous avons tout rénové, à savoir la plomberie, le sanitaire, le carrelage, la peinture… », a expliqué Mohamed KEITA.
Pour le représentant de YARA OIL, la solidarité n’a pas de frontière, tant est qu’elle est un lien, un pont entre les hommes.
Le Directeur de l’hôpital du Point G, le Pr Ilo Bella DIALL, a exprimé sa satisfaction en réceptionnant lesdites toilettes rénovées. Selon lui, cet appui de la société Yara OIL et de son partenaire répond à une préoccupation des usagers de l’hôpital.
« Cette donation nous va droit au cœur. C’est un besoin qui était là pour qui sait ce que représentent les toilettes dans une structure hospitalière. Les toilettes contribuent à l’amélioration des soins », s’est réjoui le Directeur de l’hôpital.
Il a souligné que ces dernières années des efforts importants ont été faits par l’État qui ne peut pas tout faire. C’est pourquoi a-t-il a apprécié l’appui du PDG de Yara OIL et de son partenaire.
Le Directeur a rassuré qu’un bon usage sera fait de ces toilettes rénovées qui viennent d’être réceptionnées. Pour cela, il a appelé les usagers à aider l’hôpital à les entretenir.
Pour sa part, madame la ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou SANGARÉ, a ajouté que la rénovation des toilettes venait à point nommé dans ce contexte de Coronavirus.
« C’est vraiment un symbole très fort », a-t-elle déclaré, avant d’inviter le Directeur de l’hôpital et tous les usagers à bien entretenir les toilettes.

PAR MODIBO KONÉ

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Categories: Mali

Age du mariage: le Parlement des enfants plaide pour un relèvement à 18 ans

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:26

Dans le cadre de la journée internationale de la fille célébrée chaque année le 11 octobre, le Parlement des enfants du Mali, en collaboration avec Save the Children, a animé un point de presse, hier jeudi, pour faire l’état de l’évolution du droit des filles. Au cours de cette rencontre, les membres de cette structure ont réitéré leur plaidoyer en faveur de l’augmentation de l’âge du mariage et du maintien des filles à l’école.

Les membres du Parlement des enfants, en présence des acteurs et d’autres organisations des enfants et jeunes du pays qui étaient les conférenciers, ont dressé un tableau du combat pour la promotion des droits des filles dans le pays.
Introduisant la rencontre, le président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif HAIDARA, a indiqué que la conférence était une occasion de faire entendre la voix des filles continuant d’être victimes de nombreuses discriminations à cause de leur sexe et/ou de leur origine. Ces discriminations se sont accentuées avec la pandémie du COVID-19, a souligné le jeune HAIDARA.
Outre la crise sanitaire, il a ajouté que les enfants, en général, sont victimes de conflits armés qui détruisent les infrastructures scolaires. Ces faits, indique-t-il, ont un impact sur leur vie sans compter les conséquences sanitaires, physiques et morales du mariage d’enfants sur les filles.
Pour sa part, Mariam KEITA, également l’un des membres du Parlement des enfants, a indiqué que depuis 2015, il y a un regain d’intérêt pour la question du mariage d’enfants et une volonté grandissante de mettre fin à ce phénomène aux niveaux international et national.
A cet effet, elle a rappelé que le Mali n’est pas resté en marge de ce mouvement, car le gouvernement a entamé un processus d’élaboration d’un projet de loi contre la violence fondée sur le genre, incluant la pénalisation du mariage des enfants et des MGF/E.
La même année, en 2015, le Mali a lancé une campagne nationale baptisée : « L’éducation pour les filles : un moyen d’éradiquer le mariage précoce des enfants » dans le cadre de la campagne de l’Union africaine visant à mettre fin au mariage d’enfants en Afrique, a-t-elle insisté.
Malgré ces efforts, les derniers chiffres, a-t-elle déploré, restent inquiétants dans le pays. Ils témoignent que le Mali a l’un des taux de mariage d’enfants les plus élevés dans le monde.
Ces constats sont appuyés aussi par les résultats de la 6e édition de l’Enquête démographique et de Santé du Mali (EDSM VI) réalisée en 2018. En référence aux données de cet EDSM VI, elle affirme qu’au Mali 18% des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans. 53% le sont avant l’âge de 18 ans. Et 15% des cas sont victimes de fistule, de prématurités et de décès maternels précoces.
Quant à Goundo Odette KEITA, elle estime que l’éducation reste l’un des moyens sûrs d’’autonomisation individuelle, économique et politique des filles. Car, explique-t-elle, la déscolarisation constitue à la fois un facteur de risque de mariage d’enfants et une conséquence courante.
« L’école peut offrir une protection cruciale aux filles durant les années où elles ont le plus de risque d’être mariées », est-elle convaincue.
Mais hélas ! Le taux de scolarisation des filles est encore en deçà des attentes. Et c’est au moins une fille sur dix qui termine ses études secondaires, s’est-elle lamentée.
Au regard de ces constats peu reluisants, le Parlement des enfants dans une déclaration lue lors du point de presse appelle les autorités nationales à : faire appliquer les lois existantes qui fixent l’âge du mariage et relever l’âge minimum légal du mariage à 18 ans pour les filles ; assurer la validation politique et l’adoption d’une stratégie nationale visant à mettre fin au mariage des enfants pour apporter une réponse plurisectorielle dans la lignée de la Campagne de l’UA ; accorder la priorité à l’éducation des filles, en rendant l’enseignement obligatoire et en permettant aux filles de rester scolarisées jusqu’à leurs 18 ans.

PAR SIKOU BAH

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Categories: Mali

Mots pour maux: SMB n’a pas plus de droit que son voisin de prison, le Maire de SITAKILY et les autres prisonniers, qui sont plus malades que lui!

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:22

Il faut soigner tous les prisonniers, c’est une exigence des droits humains et une obligation pour tout État sérieux !
Je suis contre toute forme d’injustice, mais je rappelle à l’avocat du protégé de Macron, SMB que j’ai entendu sur la radio de leur système (RFI), ce matin, que le Maire de SITAKILY est le voisin de lit de leur client et pourtant, il est en prison depuis 06 mois sur la gestion d’un autre Maire.
Pour moi le cas de celui-ci est encore plus grave, et cela dure depuis 06 pour des besoins d’enquête nous dit-on.
Des enquêtes, qui à ce jour n’ont vu l’implication d’aucun de tous ceux qui ont bénéficié des marchés de milliards et qui ont mal ou même pas exécuté ces marchés, qui sont libres et des enquêtes qui n’ont pu produire qu’une confusion autour du compte bancaire du maire dont le compte ordinaire a été transformé par magie en compte d’entreprise dans le but de le salir , malheureusement pour eux ,deux comptes ne peuvent pas avoir le même numéro et un compte personnel n’a pas le même libellé qu’ un compte entreprise, la supercherie bien qu’étant facile à démontrer , la justice refuse de faire ce travail ,d’une minute .
La bonne distribution de justice doit suivre le rythme du changement voulu et la justice doit impérativement faire le nettoyage en son sein pour ne pas saborder ce travail fabuleux enclenché.
N’oublions pas que la justice divine est la plus forte et que ni l’ego, ni le zèle encore moins l’intérêt personnel ne peuvent absolument rien contre la volonté divine de L’omnipotent et de l’omniscient !
Libérez Mr le Maire ou inculpez- le et faites un jugement publiquement si vous avez des preuves contre lui dans le dossier de la gestion de la Mairie de 2017 à 2020, dont il est question alors qu’il n’était pas encore Maire.
Je sais pas si le Maire est impliqué dans d’autres choses ou pas ,mais dans cette affaire qui concerne ,la gestion de la Mairie de Sitakily de 2017 à 2020 , jusqu’au décès du Maire ,on ne peut rien reprocher au Maire Alfousseyni Sissoko ,de consistant, les fossoyeurs ,qui ont travaillé avec le Maire défunt à coup de milliards sous forme de marchés sont tous libres et se sont eux ,qui ont initié cette cabale contre le nouveau maire dont ils ne veulent pas l’installation , le juge le sait ,car moi-même je le lui ai dit en face en son temps pour éclairer sa religion ,en plus de toutes les inspections faites par le Ministère de l’administration sur la demande du Ministre actuel de l’administration Territoriale ,qui avant d’ordonner son installation le 11/02/2021 a procédé à toutes les inspections possibles et le procès verbal de l’installation, dont nous détenons copie après un rapport détaillé de toute la comptabilité en nature et en espèces ,de près de 100 pages ,dont nous avons également copie et d’autres documents, sont des éléments d’appui qui nous permettent de nous battre contre cette injustice notoire au vu et au su de tous ( journalistes, société civile, des droits de l’homme,) chacun se fait son idée et presque tous ont fait leur déduction croyant que tous les maires sont les mêmes.
On n’arrête pas une personne pour ensuite chercher (d’ailleurs sans succès) les raisons o les preuves pour lesquelles on l’a arrêté, depuis quand la justice fonctionne t’elle comme ça ?
J’insiste et je signe, ceux qui doivent être arrêtés dans cette affaire sont chez eux pourquoi ? Et qu’est-ce qui empêche le juge de les arrêter ?
Allez-y savoir.
Votre humble serviteur Dr Allaye Bocoum,

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Stade du 26 Mars: deux poids deux mesures ?

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:02

Depuis quelques mois, le Stade du 26 Mars est en pleine rénovation. Les travaux font suite à des recommandations de la CAF pour avoir un Stade homologué pouvant abriter les matchs internationaux. « A l’issue de ces travaux, nous aurons un Stade lumineux moderne, capable d’abriter n’importe quelle compétition footballistique », a déclaré le ministre des Sports lors d’une visite. Les Maliens ont été surpris d’apprendre que le Guide des Ançar Dine y commémora la fête du Maouloud, alors que les travaux sont toujours en cours. Cette information a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Les avis des uns et des autres divergent. Certains font porter la faute au Guide religieux, alors que d’autres dénoncent la décision des autorités de lui octroyer le stade qui a été longtemps refusé aux artistes.
C’est le sujet de votre Facebookan du jour !

Ousmane Daou : laissez Haidara, ce sont les Gestionnaires qui sont en faute. Il paye sa location.
Ousmane Daou : le stade tire son entretien de ces rencontres, mais les ressources générées ne sont pas bien utilisées.
Moussa Malamine Sacko : un ministre très compétent et professionnel avec un talent crédible.

Maba Sama : Monsieur le Ministre, on ne veut plus de Maouloud dans nos stades et des concerts. Le Mali n’a plus de stade.

Sangaré Seyd : c’est à l’État de donner au peuple l’endroit des spectacles. Le Maouloud apporte beaucoup au Mali.
Maba Sama : Sangaré Seyd on s’en fout du Maouloud. Ils s’enrichissent sur le dos des pauvres citoyens maliens. Le Stade du 26 Mars est fait pour le football POINT. LE STADE N’A PAS ÉTAIT CRÉÉ POUR ÇA.

Sangaré Seyd : Maba Sama il faut aller empêcher si tu es capable OK. Ce n’est pas la peine de crier scandale.
Maba Sama : Sangaré Seyd ce n’est pas toi qui décides ni moi. Je dis la vérité, si tu n’es pas content je m’en fous. C’est à cause de vous que le Mali recule.
Sangaré Seyd : la vérité n’est pas faite pour une fratrie. Il faut changer ta nationalité alors. Nos autorités sont bien placées pour choisir ce qui est bien pour le pays ou pas. OK, pas toi.
Siriman Doumbia : est-ce que c’est la peine de rénover le Stade du 26 Mars étant donné qu’ils vont célébrer le Maouloud sur la pelouse ?
Issa Kante : si c’est réellement fondé que le Maouloud sera organisé au Stade du 26 Mars, pourquoi le ministre refuse à ce que les matchs du Mali se jouent là-bas ?
Mamoudou Dit Tom Bore : Issa Kante ce n’est pas le ministre qui refuse, mais plutôt la CAF et la FIFA.
Ly Jibril Gavinane : Monsieur le ministre, ont veut voir les Aigles jouer à domicile.
Sagnon Fane : que ça soit au stade ou pas, on fera notre Maouloud, Allah est grand et il est notre seul espoir.
Fahad Alajmi : laisse-nous tranquilles ; le stade est fait pour le football.
Sow Ibrahim : évitez de donner nos stades aux religieux pour les différents meetings ou autres fêtes, sinon nous aurons toujours des problèmes.
Sangaré Seyd : nous voulons beaucoup de stades modernes. Kati est un bon endroit pour la construction d’un stade moderne.
Ali Doumbia : bonjour M. le Ministre. Nous vous prions de ne laisser personne organiser des festivités dans les différents stades.
Sidibe Miffa : monsieur le ministre vous avez violé votre propre décret en donnant le 26 Mars pour le Maouloud.
Vive Les Aigles du Mali : Maouloud 2021 sera fêté dans le Stade 26 Mars sans doute. Avec Cherif OUSMANE MADANI HAIDARA tout est possible ! Bonne fête de Maouloud à tous et à toutes !
Pablo Ski : si c’est réellement une cause d’Allah, HAIDARA n’osera faire le Maouloud au Stade dans cette situation.
Abdoulaye Konte : je ne suis pas contre HAIDARA, mais ce n’est pas normal quand même.
Sankuibe Jean Dambele : si cela est vrai, les artistes doivent être autorisés à faire des concerts dans le stade aussi.
Balakissa Togola : Sankuibe Jean Dambele qu’ils déménagent là-bas. On s’en fout.
Amadou Samake : nous ne sommes pas d’accord avec cette décision.
Elpïtchitchï Gaston Traoré : Wembley, Parc de prince, Camp Nou, San Siro… Ce sont des stades qui n’ont rien à envier au 26 Mars. Dans ces stades, il y’a toujours des fêtes, des concerts, forums et autres. Est-ce que ça a gâté ces stades-là ? Au contraire, l’argent qui rentre à travers ces concerts permet de les entretenir et voir même les développer. Vous croyez que les artistes prennent gratuitement les stades ? Si le comité de gestion du stade investissait cet argent pour entretenir le stade, il n’y aurait pas de sanction de la CAF. Donc, arrêtez de dire que ce sont fêtes et autres qui dégradent les stades. Ce sont plutôt les gestionnaires qui bouffent l’argent.
Siriman Arphan Djeli Koite : si le stade a été refusé aux artistes, il sera de même pour les religieux.
Moussa Issiaka Doumbia : ce n’est pas normal, sachant que les Aigles ont été contraints de jouer au Maroc au lieu du Mali. Pour quel intérêt ils font ça sachant que le stade est en rénovation? Si l’information s’avère, le Cherif en personne est-il conscient de ce qu’il fait?
Nouhoum N’Djim Général : je te jure ! Perso, j’habite à côté du stade. Sincèrement quand on a appris la nouvelle hier on était tous perplexes et tristes à la fois.
Foroto Puissant : n’oubliez pas que Haidara paye l’impôt quand il fait le Maouloud. Ce n’est pas vous qui pouvez critiquer. Le stade n’est pas gratuit.

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Sans Tabou: esclavage au Mali, trop c’est trop !

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 15:01

On ne se lassera jamais de dénoncer le phénomène de l’esclavage tant que des personnes continuent d’être victime de cette pratique moyenâgeuse. Ces derniers temps, le phénomène a atteint des proportions inquiétantes dans certaines localités de la région de Kayes. Sur des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, l’on peut voir des personnes maltraitées pour avoir refusé le statut d’esclave. Pire, des cas de morts d’hommes, des blessés graves et plusieurs déplacements forcés ont été enregistrés dans certaines localités. Face à l’ampleur de la situation, les autorités brillent par une indifférence complice. À quand donc l’adoption d’une loi pour criminaliser cette pratique honteuse dans notre pays ?

La Constitution du Mali stipule que tous les citoyens naissent libres et égaux devant la loi. Mais, il est triste de constater qu’en ce 21e siècle des individus s’arrogent le droit de vie et de mort sur leurs semblables, sous prétexte qu’ils sont supérieurs à ces derniers qui leur appartiennent.
Chaque fois que les traitements inhumains infligés à des personnes considérées comme esclaves prennent de l’ampleur, les autorités se contentent d’organiser des pourparlers entre les protagonistes. Ces solutions à l’amiable ne durent pas longtemps et le problème refait surface.
C’est ainsi que face aux nombreux cas enregistrés ces derniers temps, le ministre de la Réconciliation nationale, le Col-Major Ismaël WAGUE, s’est rendu dans la région de Kayes hier jeudi. La raison officielle de cette mission est d’instaurer la paix et le vive ensemble. Mais de manière claire, il s’agit de d’échanger avec les protagonistes sur la question de l’esclavage en vue de calmer les esprits. Pour combien de temps ?
En tout cas, ce n’est pas à travers des pourparlers qu’on aboutira à une solution efficace contre cette forme de droit de propriété d’une personne sur une autre personne appelée esclavage par ascendance.
C’est écœurant de constater que dans un pays de droit, des personnes soient considérées comme des esclaves et soient confrontées à des discriminations et abus inacceptables.
Ceux qui osent s’opposer à la volonté de leurs supposés ‘’maîtres’’ subissent des sanctions sévères. Par exemple, on les empêche d’accéder aux ressources essentielles comme l’eau, la terre ou les biens de consommation de base. Ces dernières années, des milliers de victimes sous le joug de l’esclavage par ascendance ont dû quitter leurs villages dans la région de Kayes, pour avoir dit trop c’est trop. Mais on est dans quel pays-là ?
Le hic est qu’il n’existe pas de loi spécifique criminalisant l’esclavage par ascendance au Mali, contrairement à certains pays voisins. Pour faute de cadre juridique protecteur, les victimes de l’esclavage par ascendance n’ont souvent d’autre choix que de fuir vers des localités où ils se sentent en sécurité.
Notre pays est signataire de diverses conventions internationales contre l’esclavage et qui prévoient le droit à la vie et à la liberté. Malgré tout, la pratique de l’esclavage continue de plus belle. Cela, en dépit des mobilisations pour l’adoption d’une loi criminalisant la pratique.
Il est temps que les autorités changent de fusil d’épaule en prenant leur courage à deux mains pour faire adopter une loi criminalisant la pratique de l’esclavage dans notre pays. Sans l’adoption de cette loi tant attendue, le phénomène continuera à faire des victimes et à ternir l’image de notre pays.
La balle est alors dans le camp des autorités de la transition qui se sont engagées à refonder l’État pour le bonheur des Maliens.

PAR MODIBO KONÉ

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Déficience visuelle ou cécité: plus de 10 000 nouveaux cas par an au Mali

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:52

A l’instar de la communauté internationale, notre pays célèbre, ce jeudi 14 octobre 2021, la Journée mondiale de la vue (JMV). L’événement couplé au lancement officiel des activités de la semaine nationale de lutte contre la cécité sera présidée ce matin (jeudi) par le ministre de la Santé et du développement social, sous le thème central «Aimons nos yeux», au CICB, à partir de 9 heures.

L’information a été donnée, ce mercredi 13 octobre 2021, à la faveur d’une conférence de presse animée par le Pr Lamine TRAORÉ, Coordinateur du Programme national de santé oculaire (PNSO), dans les locaux du PNSO à l’ACI 2000.
A travers la célébration de cette journée, il s’agit de contribuer à la réduction de la prévalence des cécités évitables au Mali. Elle vise aussi à faire le plaidoyer auprès des décideurs sur «L’initiative vision 2020 : le droit à la vue» et le concept de santé oculaire universelle ; renforcer l’information et la communication des populations autour de la santé oculaire.
Par ailleurs, il s’agit d’assurer le dépistage et la prise en charge gratuite de certaines pathologies oculaires comme les vices de réfraction, la cataracte et le glaucome.
Dans son exposé liminaire, le Pr Lamine TRAORÉ a rappelé que la journée mondiale de la vue (JMV) est célébrée le deuxième jeudi du mois d’octobre de chaque année sous la coordination de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). De même, a-t-il fait savoir, elle est l’occasion de sensibiliser l’opinion publique au problème de la cécité dans le monde.
Dans son propos, le Pr TRAORE a souligné que l’organisation de cette journée s’inscrit dans le cadre de «L’initiative vision 2020 : le droit à la vue» qui vise à éliminer la cécité évitable provoquée par la pauvreté et le manque d’accès aux soins dans le monde d’ici 2020 et de la «Santé Oculaire Universelle».
Les estimations les plus récentes de l’OMS sur l’ampleur mondiale des déficiences visuelles et leurs causes, confirme, selon le Pr TRAORE, qu’il existe une opportunité majeure de changer la vie de millions de personnes.
Selon l’OMS, 80% de toutes les causes de déficiences visuelles sont évitables ou peuvent être soignées.
Du rapport mondial sur la vision de l’0MS, il ressort qu’en 2019, un total de 2,2 milliards de personnes sont atteintes de déficience visuelle ou de cécité.
Parmi ces cas, plus d’un milliard auraient pu être évités si on avait pu mettre en place de simples services pour la prescription des lunettes, pour la chirurgie de la cataracte, ou même pour le dépistage de la déficience oculaire.
Faisant l’état des lieux au Mali, le Pr Lamine TRAORE a indiqué que la cécité constitue de nos jours un véritable problème de santé publique avec une prévalence estimée à 1,2% (PNLC 2006).
Pour une population de 20 000 000 d’habitants, ceci correspond, selon les estimations du Professeur, à 24 0000 aveugles, dont la moitié serait due à la cataracte ; soit environ 120 000 aveugles.
Chaque année, les services de santé enregistrent plus de 10 000 nouveaux cas de déficience visuelle, voire de cécité au Mali.
Parmi les principales causes de cécité au Mali, le conférencier a cité la cataracte, le glaucome, le trachome, les opacités cornéennes, les vices de rétraction, l’onchocercose.
Selon lui, l’offre de soins oculaires reste très inférieure à la demande.
«On estime entre 15 et 20% la couverture des besoins en soins oculaires. Moins de 10% des vices de réfraction et des cas de glaucome sont correctement pris en charge», a-t-il déclaré.
Toutefois, selon le Pr TRAORE, il y a des progrès qui ont été enregistrés dans notre pays depuis une vingtaine d’années, en termes de la formation des ressources humaines. En effet, si le Mali ne comptait que 15 médecins ophtalmologistes, il y a 20 ans, nous sommes aujourd’hui à plus 86 spécialistes. Aussi, des unités de soins ophtalmologiques existent dans toutes les régions du Mali de Kayes à Mopti.
Déjà, le Mali a atteint le ratio de l’OMS qui est d’un ophtalmologiste pour 250 000 habitants. Seul bémol : on note une mauvaise répartition des médecins ophtalmologistes à travers le pays.
«La plus part de ces ophtalmologues sont concentrés dans les grandes villes, surtout à Bamako», a-t-il déploré.
Pour éviter tout trouble de la vie ou la cécité, le Pr Lamine TRAORE nous conseille de faire une consultation ophtalmologique au moins une fois par an.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Ce que je pense: l’alerte au peuple du Mali

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:45

L’escalade verbale engagée entre le Mali et la communauté internationale (France, Nations Unies, CEDEAO, Union Européenne etc) finit par avoir des récupercussions existentielles pour notre Nation, si tant est qu’elle existe encore.
J’aimais à dire que notre résilience en tant que Nation fait que, face à n’importe quelle épreuve, nous pouvons « ployer, mais nous romprons pas». Ceci n’est plus vrai. Nous sommes en entrain de rompre.
Le danger existentiel qui nous guette résulte d’une crise politique savamment entretenue pour réussir un coup de force.
Le bras de fer également entretenu avec la communauté internationale sert comme combustible à cette crise.
Le champ politique est devenu un espace plus polarisé que sous l’ère IBK. Avec la fin de ce régime, j’avais pensé que nous avions touché le fond. Je me suis trompé dans mon appréciation.
Voilà en quoi notre existence en tant que pays est désormais menacée. Le danger est imminent:
– On nous fait engager une épreuve de force avec la communauté internationale au nom de l’exercice de notre souveraineté internationale;
– on nous fait croire que nos échecs sont la responsabilité des autres;
– on nous conditionne l’esprit que tous ceux qui ne se prononcent pas contre la communauté internationale sont anti patriotiques pour ne pas dire apatrides;
Admettons que la communauté nous veuille du mal.
Admettons.que la communauté internationale soit à l’origine de nos échecs.
*Cela ne peut nullement expliquer qu’à Niono, les pauvres paysans crient au secours, en vain au point d’être obligés de fuir leur terroir* .
Cela ne peut expliquer que l’on brûle le riz dans les campagnes en pleine période de rècolte.
Cela ne peut pas expliquer les flux massifs des populations fuyant devant l’avancée des groupes armés pour trouver refuge dans les villes.
Cela n’explique pas qu’à la frontière avec la Mauritanie le transport de marchandises est devenu le risque de toute une vie.
Cela n’explique pas que le corridor sénégalais qui draîne 60% de nos merchandises soit désormais menacé.
Cela n’explique pas que les régions de Sikasso, de Koutiala, de Bougouni soient également infestées de groupes armés en plus des régions de Mopti, Ségou, Kayes, Koulikoro.
Cela n’explique pas le siège de nos villages dans le Centre du pays.
Cela n’explique pas que le coût de la vie est devenu intenable pour les familles.
Cela n’explique pas l’état désastreux de nos infrastructures routières.
Sans compter nos infrastructures structurantes qui sont entrain d’être dynamitées ou sont sous la menace, le barrage de Markala, le pont du point A pour ne citer que ceux là.
Voici les motifs réels d’inquiétude pour le Malien Lambda.
Que fait-on, en urgence, face au risque de famine, au risque d’asphyxie des grands corridors, comment assurer la continuité de l’approvisionnement, comment sécuriser les populations laissées seules à leur sort, comment continuer d’assurer la mobilisation des ressources domestiques pour que l’Etat continue d’exécuter ses responsabilités de sécurité, de services sociaux de base, de continuité de l’école, de l’Administration.
Le problème de la communauté internationale est simple.
On veut le départ de tel ou tel partenaire?
On lui écrit une belle correspondance diplomatique pour lui demander de cesser toute opération sur notre territoire. Feu le Président Modibo Keïta l’a fait avec courage en 1961.Il s’en ira avec son parapluie de protection et son aide au développement.
On fait une autre correspondance diplomatique pour nous retirer.des Nations Unies, de la CEDEAO, l’Union africaine, de la Francophonie, parce que tous ces prétendus partenaires veulent notre perte. Ils ont tous tort. C’est nous qui sommes dans notre droit souverain!
On fait une dernière correspondance diplomatique pour appeler des potentiels partenaires favorables à.notre sort.
Je parie que le paysan de Niono, les citoyens lambda de Djénné, Tombouctou, Bandiagara ou de Kidal n’en n’auront cure.
Ce n’est pas la peine de nous créper les chignons entre Maliens.
N’acceptons plus d’être instrumentalisés les uns contre les autres en tant que Maliens.
Nous ne voulons pas être l’herbe sous le pattes des éléphants qui se battent.
Trouvons d’autres arguments endogènes pour décider si oui ou non la transition mérite d’être prolongée.
Par exemple, évaluons, en toute objectivité, à quel pourcentage de réalisation des missions prescrites par la Charte de la Transition nous sommes aujourd’hui. Qu’est ce qui reste à faire?
Par exemple examinons objectivement quelles sont les réalisations concrètes pour prendre en charge les problèmes sociaux.
Par exemple examinons en toute objectivité les améliorations qui ont été apportées à la sécurité des personnes et des biens pendant la transition.
Par exemple, évaluons, en toute objectivité, quelles mesures ont prises pour préparer les échéances électorales.
Posées comme tel, ces questions existentielles nous donneront plus de lucidité et de raisons de nous unir que de motifs de division.
Le danger d’effondrement, le danger d’affrontements verbaux sont réels.
Nous ne sommes plus loin du point de rupture pour le peu qui nous reste comme pays.
Un adage bien de chez nous dit que quand le rythme du tamtam s’emballe, de deux choses l’une: soit la partie est sur le point de finir, soit le cuir du tamtam va rompre.
Nos dirigeants peuvent encore nous aider à éviter ces risques en tenant une réthorique d’apaisement et de cohésion entre nous mêmes Maliens et avec le reste de la communauté internationale
Notre survie est à ce prix.
A bon entendeur salut!

Cheick Sidi Diarra

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‘’Club BEN SACKO’’: le pari de l’autonomisation des femmes

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:40

Un vaste programme de formation des femmes du Mali vient d’être lancé dans la commune rurale de Siby et dans beaucoup d’autres localités du pays. L’initiateur de ce projet est Bounassi SACKO, un compatriote vivant en France qui s’est donné la mission de venir en aide aux femmes en situation économique difficile. Par le présent programme, il s’agit d’initier les femmes en production de savon et autres dérivés des nettoyages et des transformations des produits locaux. Dénommée ‘’Club Ben SACKO’’, cette association a initié ce projet d’une durée de 12 mois pour un coût global de 10 millions de nos francs.

Plus d’une centaine de femmes de la commune rurale du Mandé ont entamé cette formation, avant-hier mardi, qui va durer une dizaine de jours.
L’objectif général est de permettre à ces femmes d’être autonomes et de couvrir les besoins de leur communauté en dotation de savon et dérivé. Il s’agit d’identifier les femmes ; les former en technique de production de savon et en technique de vente, avant de les doter de matériels adéquats pour pérenniser le programme. Ainsi, le club a doté ces femmes d’unité de savonnerie et de tous les matériels et matériaux pour l’activité en question.
A l’entame de son propros, Mme SACKO Assetou TOURE, la présidente du club ‘’Ben SACKO’’ de la zone du Mandé a expliqué aux participantes les objectifs de l’association qui ne sont pas politique.
« Nous ne sommes pas uen organisation politique. Nous ne sommes pas non plus une association qui cherche des voix pour les candidates lors des échéances électorales. Notre objectif est de montrer aux femmes comment s’autonomiser et se tirer d’une certaine situation financière difficile. Une fois formées, le club vous octroie des matériels, comme vous le voyez. Donc, n’hésitez pas à venir vous former pour votre bien-être », a-t-elle dit.
Quant au Président du club, Bounassi SACKO, il a indiqué que l’Association n’avait d’autres adjectifs que d’appuyer toute initiative concourant à l’atteinte de cette mission, plus particulièrement celle qui accorde une place primordiale à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat féminin. Pour mieux jouer ce rôle, a-t-il expliqué, son organisation a initié des actions telles que la formation et l’installation des unités de savonnerie et de transformation des produits locaux en faveur des usager- clients, en vue de faciliter la création et l’insertion professionnelle des femmes.
«Le savon répond à une nécessité quotidienne aussi bien en milieu urbain que rural. Ce dernier dispose d’énormes ressources agricoles pouvant produire de l’huile qui est la matière première de base pour la fabrication de savon. La principale difficulté est le manque d’infrastructures ou d’équipements appropriés pour traiter les graines et fabriquer le savons et ses délivrés », a-t-il dit.
Selon lui, à l’instar des productrices de savon, ceux de la filière de la transformation agro-alimentaire sont confrontés aux mêmes difficultés d’équipements et d’infrastructures. Ainsi, pour apporter une réponse à cette situation et en lien avec sa mission de création et de promotion de l’emploi féminin pour une autonomisation économique des femmes, le ‘’Club Ben SACKO’’ développe des projets de formation-insertion en savonnerie semi-moderne et en technique de transformation agroalimentaire des produits agricoles et piscicoles, a détaillé Bounassi SACKO.
Mariam CAMARA, une bénéficiaire du programme n’a pas caché la satisfaction en laissant entendre que cette session de formation – insertion s’inscrit parfaitement le dans la lutte contre le chômage et la précarité socio-économique des femmes.
«En tant que porte-parole des bénéficiaires, j’ose espérer que les activités génératrices de revenus que nous aurons à mener nous permettront de nous insérer durablement dans le tissu économique. Je vous promets de prendre soin des kits d’installation et des produits qui nous sont remis pour assurer le renforcement de nos activités », s’est-elle engagée.
Soulignons que le ‘’Club Ben SACKO’’ est présent dans toutes les communes du District de Bamako ; dans le cercle de Kati et dans les régions de Ségou et de Mopti. Et les mêmes activités y sont en cours.

PAR CHRISTELLE KONE

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Célébration du Maouloud 2021 à Tombouctou: l’ARDCT prévoit un programme riche

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:35

L’Association des ressortissants pour le développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT) a animé, hier mercredi, un point de presse, sur l’organisation du Maouloud 2021 dans la Cité des 333 Saints. Il était animé par des responsables du secrétariat exécutif de l’ARDCT dont l’Ambassadeur Mahmoud M. ARBY ; Sarmoye HAMADOUN ; Maouloud Ben KATTRA. Aussi c’était en présence des représentants des partenaires qui accompagnent l’Association dans l’organisation du Maouloud à Tombouctou.

L’Association des Ressortissants pour le Développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT) est un regroupement de ressortissants de Tombouctou et de leurs sympathisants ayant pour objectif de contribuer au développement socioéconomique et culturel du Cercle de Tombouctou. Cette jeune association qui se veut acteur du développement de l’ensemble du Cercle de Tombouctou, s’est lancée dès sa création, dans la célébration de la fête du Maouloud dans la Cité des 333 Saints. À travers son engagement, l’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou entend amplifier la participation des citoyens maliens et des étrangers à cet important événement.
« Le Maouloud est une véritable opportunité pour le développement du tourisme et de la culture, et, chaque personne se rendant à Tombouctou est un potentiel investisseur dans le tourisme et l’hôtellerie. Elle dépense au moins 300 000 FCFA. Ce qui est une aubaine pour l’économie du tourisme », justifient les responsables de l’Association.
Dans la déclaration liminaire, le président de la commission d’organisation, Sarmoye HAMADOUN, a indiqué que magnifier la célébration du Maouloud à Tombouctou, c’est faire un rappel historique.
Il a informé que le « Mâ Alassara », septième jour de l’apparition parmi nous du notre vénéré prophète Mohamed (SAW) se fête au pied de la célèbre mosquée de Sankoré, première université de l’Afrique au sud du Sahara et en face de l’habitat d’un de nos plus illustres compatriotes Ahmed BABA. Un savant et un patriote dont l’attachement au Mali et à Tombouctou n’a d’égal que la haute qualité de son savoir et de sa culture.
« Rappelons que cet homme avait au 15e siècle une bibliothèque de plus de 100 000 livres », a souligné Sarmoye HAMADOUN.
Selon lui, célébrer le Maouloud à Tombouctou, c’est magnifier et interpeler. Le président de la commission d’organisation s’explique en soutenant qu’il s’agit de magnifier les manuscrits anciens de Tombouctou et leur contenu, tout en précisant que l’enseignement qu’ils ont permis au 15e siècle correspond au niveau DEUG II de l’enseignement contemporain dans les sciences, la médecine, la philosophie, la littérature, l’astrologie. Ainsi, l’occasion sera opportune pour les organisateurs d’interpeller les autorités en charge de l’enseignement dans notre pays, car les manuscrits anciens de Tombouctou sont enseignés en Afrique du Sud et pas au Mali.
« Les universités sud-africaines ont traduit en anglais le contenu des manuscrits anciens de Tombouctou et présentement, elles donnent un enseignement tiré desdits manuscrits anciens. Nous devons donc redoubler d’effort, afin que les manuscrits anciens de Tombouctou soient enseignés dans nos écoles et universités », a recommandé Sarmoye HAMADOUN.
Il a informé que le Maouloud 2021 sera fêté à Tombouctou à travers un ensemble d’activités. Ainsi, avec le partenaire principal l’Institut Culturel Afro-Arabe (ICAA), l’Association prévoit d’organiser une conférence intitulée la ‘’viabilisation économique des Manuscrits anciens de Tombouctou’’.
Au programme, il est prévu un concours de lecture du Saint Coran et des panégyriques seront également organisés, en collaboration avec l’association ‘’CIJIKUR-CTJIKUR’’. De même, une journée citoyenne sera organisée et consistera en l’exécution de journées de salubrité à travers la ville, en collaboration avec les autorités locales et régionales.
Toutes les activités seront placées sous la présidence de Bakoun KANTE, Gouverneur de la région de Tombouctou.

PAR MODIBO KONÉ

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Rapport du Vérificateur général: la DAF de la Primature épinglée

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:30

Le Vérificateur général a remis au Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, le mardi 12 octobre, son rapport annuel 2020. Le Bureau du vérificateur général a effectué une vérification financière sur la gestion de la Direction Administrative et Financière (DAF) de la Primature pour les périodes allant du 10 avril au 31 décembre 2017 et du 2 janvier 2018 au 22 avril 2019. Cette mission de vérification avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de l’effectivité des passations de service.

Selon le rapport, les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Le Vérificateur souligne que le Directeur Administratif et Financier a attribué des marchés à des soumissionnaires ne respectant pas des critères de qualification exigés dans les Données Particulières de l’Appel d’Offres (DPAO).
L’on apprend que le Directeur Administratif et Financier a, sur approbation irrégulière du Ministre de l’Économie et des Finances, procédé à la passation de marchés par entente directe. Il s’est irrégulièrement prévalu de l’autorisation du Ministre de l’Économie et des Finances pour passer quatre marchés par entente directe.
« En effet, par diverses lettres, le Premier ministre a demandé et obtenu, du Ministre de l’Économie et des Finances, l’autorisation de passer des marchés par entente directe. Le Ministre de l’Économie et des Finances a, sous son autorité, la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP). Cependant, cette position ne confère pas au Ministre la prérogative d’organe de contrôle revenant de droit à la DGMP-DSP », souligne le rapport.
Il est aussi reproché au Directeur Administratif et Financier d’avoir créé des commissions irrégulières d’ouverture des plis et d’évaluation des offres pour les marchés passés par Demande de Renseignement et de Prix.
Ce n’est pas tout, le Directeur Administratif et Financier a également procédé à une simulation de mise en concurrence lors de plusieurs achats effectués suite à une procédure de sollicitation de prix par demande de cotation. Selon le Vérificateur, l’examen des dossiers a révélé que pour plusieurs achats, il consultait les mêmes fournisseurs parmi lesquels un seul était constamment retenu. Aussi, il a été dévoilé que des incohérences existent entre les pièces de certains dossiers qui interrogent sur la crédibilité et l’effectivité de la mise en concurrence.
« Le Directeur Administratif et Financier a violé le principe de la spécialité budgétaire. Il a exécuté en 2017 quatre contrats sur des chapitres non appropriés. Ainsi, des dépenses de fonctionnement ont été imputées sur le chapitre destiné à l’investissement. En outre, des dépenses de la DAF, relatives à la fourniture et pose de rideaux et accessoires, ont été imputées sur le chapitre destiné à la prise en charge du fonctionnement du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité », dénonce le rapport.
Le Directeur Administratif et Financier est également accusé d’avoir procédé au fractionnement des dépenses. Il a, souligne le rapport, au cours de l’année budgétaire 2017, exécuté à travers des acquisitions par Demandes de Cotation des dépenses de même nature, pour la même unité fonctionnelle dont le montant cumulé atteint le seuil requis pour la passation de marchés par Demande de Renseignement et de Prix.
« Le Directeur Administratif et Financier n’a pas reversé, au Trésor public, des produits issus de la vente de dossiers d’appel à concurrence pour un montant de 2,6 millions de FCFA. Toutefois, à la suite du rapport provisoire de vérification, ledit montant a été reversé le 5 mai 2020.
Le Directeur Administratif et Financier a autorisé le règlement des marchés passés par Demande de Renseignement et de Prix sans exiger le paiement de la redevance de régulation. En effet, il a autorisé le paiement de 63 marchés sans que les fournisseurs ne se soient acquittés de la redevance de régulation. Le montant des redevances non payées par les titulaires des marchés concernés s’élève à 4,82 millions de FCFA.
Le Directeur Administratif et Financier a autorisé des paiements irréguliers. Il a autorisé, pendant les périodes sous revue, le paiement de frais supplémentaires de mission au Premier ministre sous le vocable « frais de souveraineté » pour un montant de 708,97 millions de FCFA, sans production de pièces justificatives, contrairement aux dispositions réglementaires », explique le rapport.
Le rapport révèle que le Régisseur spécial a effectué des décaissements non justifiés. L’on apprend que celui-ci a effectué des remises d’espèces non soutenues par des pièces justificatives pour un montant de 148,41 millions de FCFA. En outre, il n’a pas reversé au Trésor public des reliquats d’avances d’un montant de 35,65 millions de FCFA. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 184,06 millions de FCFA.
« Le Régisseur spécial a procédé à des décaissements irréguliers en faveur du Premier ministre. Il a procédé en 2018 à des remises d’espèces au Premier ministre, contre décharges, pour un montant total de 171 millions de FCFA à titre de « Dépenses et divers appuis financiers du Premier ministre » et « Appui financier du Gouvernement à certaines familles militaires » sans exiger en retour la production de pièces justificatives.
Le Régisseur spécial a procédé au paiement de dépenses non conformes aux décisions d’approvisionnement de la régie. Il a, après le retour des missionnaires, réglé des factures d’achat de carburant et de réparation de véhicules sur des avances destinées à prendre en charge des indemnités et autres frais divers (frais de mission et charges connexes aux missions). Le montant total des factures concernées est de 18,40 millions de FCFA », révèle le rapport.
Aussi, le rapport indique que le Régisseur spécial n’a pas justifié un déficit de caisse d’un montant de 1,05 million de FCFA. Il s’agit d’un écart entre le solde théorique de l’arrêté de caisse du 29 novembre 2019, reconstitué à partir des mandats de paiement, et le solde physique. ‘’Toutefois, ledit déficit a été régularisé par le Régisseur spécial après réception du rapport provisoire de vérification du BVG par le Directeur Administratif et Financier’’, précise le rapport.

PAR MODIBO KONÉ 

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Que les accusés soient entendus par la justice

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:24

Le Vérificateur général a transmis ce mardi son rapport d’enquêtes au président de la Transitin, Assimi Goita. Ses enquêtes de vérification de conformité ont porté sur plusieurs services centraux de l’Etat et des collectivités. Après les différents recoupements, le rapport décèle des irrégularités de gestion dont le montant s’élève à plus de 17 milliards de nos francs.
Des Maliens impatients contre la lutte contre la corruption et le détournement des derniers publics appellent les autorités à prendre les initiatives afin ces résultats ne soient pas dans les tiroirs de l’administration. Encore une fois, c’est l’occasion d’engager la vraie croisade contre cette pratique qui gangrène le pays avec des actions concrètes.
Certains pensent que les autorités doivent procéder au jugement tout en minimisant le placement sous mandat dépôt comme c’est le cas dans de nombreux dossiers dont celui de l’affaire de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. Pour d’autres, la mission ne doit pas être sélective pour exclure la gestion de 2020 en vue de faire la lumière sur la gouvernance aussi de la transition.

Abdoul Aziz Touré : Il faut combien de temps pour écrouer tous ceux qui sont cités dans ce rapport ?

Nouhoum Coulibaly : Vous avez la confiance du peuple. C’est maintenant ou jamais.

Alassane Maiga : Que la justice soit faite ! Trop de mandat de dépôt, là n’est pas un dépotoir, jugez-les pour qu’ils remboursent l’argent détourné, saisissez leurs biens et définissez les peines à purger.

Oumar Soumounou : Vive la transition Assimi que Dieu vous bénis ainsi que tous vos compagnons.

Balla Kiabou : Il ne faut pas que ces dossiers dorment dans les tiroirs de Koulouba comme à l’accoutumée hein. C’est beau le discours, il faut passer à l’action, donné ces dossiers aux autorités compétentes pour la mise en œuvre. C’est à dire traquer les délinquants financiers sans état d’âme.

Youssouf Dembélé : J’espère qu’ils ne vont pas épargner les personnes qui ont bouffé courant 2020 et qui sont dans ce gouvernement, car nul n’est au-dessus de la loi.

Chaka Sidibé : Trop de discours. Certes vous vous faites remarquer déjà mais foncez encore car le trou est trop profond

Moussa Mohammed Diallo : J’espère que le vérificateur n’a pas oublié les dossiers de Choguel dans le rapport !!!

Sogorov Mouhamar : Chose faite, on n’entend le gouvernement de ce qu’il allait faire de ce rapport? Nous sommes informés pour les arrestations mais après sans suite et on les voit libérer, mais sous quelle condition.

Souleymane Sylla : Monsieur le Président tout peut attendre sauf la sécurité des Maliens et leurs biens sinon la plus importante c’est la sécurité donnons-nous des résultats sur la sécurité de la région de Ségou et Mopti.
Si tu peux pas sécuriser tes concitoyens alors monsieur le Président organise le vote et cède le pouvoir pour le bien du Mali.
En tant que militaire au pouvoir les Maliens ne comprennent plus rien de l’insécurité grandissante de la région de Ségou et Mopti.
Ton premier devoir, c’est de sécuriser les Maliens et leurs biens. On veut des résultats pas des discours. Soyons des hommes et dignes fils de ce pays.

Sangaré Seyd : Il y’a des fonctionnaires plus riches que le Mali, il faut les attraper en les dépouillant et d’acheter les armements avec cet argent.

Amadou Dit Mobo Amalé : Voilà pourquoi je n’aime pas les politiciens

Mahamadou Le Diamantaire Diakité : Sincèrement je suis abasourdi pour le Malien.

Koné Daouda Senousrê I : J’espère qu’il ne sera pas colonisé par la poussière dans les tiroirs !

Amadou Kida de Sévaré : Koné Daouda Senousrê I Cette fois-ci, les fauteurs seront appelés et ils vont s’expliquer !

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Gestion des Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire: plus 2,59 milliards de FCFA d’irrégularités financières

INFO-MATIN - Fri, 15/10/2021 - 14:21

Le rapport annuel 2020 du Bureau Vérificateur Général a été officiellement remis au Président de la Transition, ce 12 octobre 2021. Dans ce dernier rapport, la vérification financière du bureau du VGAL portant sur la gestion des Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire (EMACI), au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er semestre) ont fait ressortir des irrégularités financières de plus 2,59 milliards de FCFA.

Au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019, il ressort du rapport du VGAL que les irrégularités financières constatées aux EMACI s’élèvent à 2,59 milliards de FCFA.
Faisant les détails de ce contrôle, le rapport indique que les Régisseurs n’ont pas encaissé des redevances pour la coordination des activités de transport et de transit. Ces redevances non encaissées s’élèvent à un montant total de 605,35 millions de FCFA dont 543,11 millions de FCFA au titre des importations et 62,24 millions de FCFA pour les exportations.
Aussi, le Chef du Service Administratif et Financier n’a pas déclaré des recettes encaissées. Les recettes des EMACI déclarées sur les certificats de recettes sont inférieures à celles collectées à travers les quittanciers centralisateurs pour les exercices de 2016 et 2017.
Le montant total des recettes non déclarées sur les certificats de recettes est de 192,74 millions de FCFA.
Autres constats, le Chef du Service Administratif et Financier n’a pas collecté des redevances maritimes sur des transactions d’importation. En effet, les Régisseurs ont collecté pour le compte du Conseil Malien des Chargeurs (CMC), sur la période sous revue, un montant de 452,08 millions de FCFA au titre de la redevance maritime, sur la base des quittanciers centralisateurs, au lieu de 812,14 millions de FCFA correspondant à ladite redevance sur l’ensemble des marchandises déclarées aux services des douanes et transportées en importation. L’écart de 360,06 millions de FCFA n’a pas été collecté pour le compte des EMACI.
De leurs côtés, le Directeur et le Chef du Service Administratif et Financier n’ont pas reversé dans le compte du CMC des redevances maritimes collectées.
Sur un montant total de 452,08 millions de FCFA de redevances maritimes collectées pendant la période sous revue, le Directeur a reversé au CMC un montant cumulé de 370 millions de FCFA soit un écart de 82,08 millions de FCFA non reversé.
Pour leur part, le directeur et la Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres ont retenu un soumissionnaire ne disposant pas d’expériences requises. Le Directeur des travaux de l’Entreprise retenue pour exécuter les travaux de construction des bureaux des EMACI, pour un montant de 553,10 millions de FCFA, ne dispose pas d’expériences requises. En effet, il n’a eu à diriger qu’un projet de construction de complexité similaire en tant que Directeur des travaux ou Chef de mission au lieu de trois exigés par les critères de qualification.
Autre fait troublant, le Directeur a payé un véhicule et l’a immatriculé au nom de l’Ambassade du Mali en Côte d’Ivoire. Il a payé un véhicule de marque Toyota RAV 4 à 14,25 millions de FCFA destiné au Contrôleur Financier et l’a irrégulièrement immatriculé au nom de l’Ambassade du Mali.
Egalement, le Directeur a octroyé au personnel et à lui-même des rémunérations indues. Les salaires de base du personnel fonctionnaire des EMACI sont surévalués et ne correspondent pas au produit numérique de l’indice. Les indemnités sont incorrectes et calculées sur des salaires de base mal évalués. Une multiplication par deux du salaire net dénommé « Montant réévalué » non prévue par le Décret n°2014- 100/P-RM du 20 février 2014 fixant la valeur indiciaire et les avantages accordés au personnel fonctionnaire dans les entrepôts maliens et ports de transit, est accordée au personnel fonctionnaire des EMACI. Une rémunération dénommée « Résidence » est irrégulièrement accordée à l’ensemble du personnel des EMACI. Le montant total des rémunérations indûment perçues par le personnel fonctionnaire des EMACI est de 521,39 millions de FCFA.
Toujours selon le rapport, le Directeur a irrégulièrement payé des frais de location pour deux Chefs de service qui devaient être logés gratuitement dans les maisons appartenant aux EMACI. Il s’agit du Chef du Service Administratif et Financier et du Chef de Bureau Contrôle et Sécurité. Les frais de location irrégulièrement payés, pendant la période sous revue, s’élèvent à 7,02 millions de FCFA.
Par ailleurs, le directeur a aussi effectué des décaissements irréguliers sur le fonds de la redevance maritime. Il a effectué, sur les redevances maritimes appartenant au CMC, trois décaissements en espèces pour un montant total de 158 millions de FCFA sans aucune pièce justificative. Il a aussi prélevé, en espèces, sur le compte bancaire du CMC ouvert à cet effet, un montant total de 101,93 millions de FCFA sur la base uniquement de factures, sans mandat, ni document de livraison. Le montant total irrégulièrement prélevé sur ces fonds s’élève à 259,93 millions de FCFA.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Mali: la France a entamé le transfert de ses bases militaires

INFO-MATIN - Wed, 13/10/2021 - 14:47

La force Barkhane a entamé hier mardi la phase finale du transfert de son emprise de Kidal à la MINUSMA conformément au plan d’adaptation du dispositif militaire français décidé en juillet 2021 par le président Macron. C’est le début du processus de réduction de l’effectif militaire français au Mali.

En effet en juillet dernier, le président a annoncé sa décision de fermere des bases françaises militiares au Mali. Ainsi, selon les prévisions, au terme de cette oprétaion la France maintiendra « entre 2 500 à 3 000 » hommes dans la région, contre 5 100 aujourd’hui, a fait savoir Emmanuel Macron.
Selon une note de l’opération Barkhane, un convoi logistique de la mission française basée a quitté Kidal hier mardi matin. La décision s’inscrit du plan de changement du dispositif militaire de la France sur notre territoire alors que les troupes françaises sont les cibles de nombeuses critiques.
« Un détachement de la Force Barkhane, reste sur place. Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de l’emprise dans les prochaines semaines. Il sera en mesure de faciliter des missions de réassurance et d’appui au profit des partenaires, et travaillera donc en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa », précise le document de Barkhane.
« Cette transformation », qui passera par la fermeture de bases militaires dans le nord du Mali, « répond à la nécessité de s’adapter à la nouvelle posture des groupes terroristes et d’accompagner la prise de responsabilité des pays de la région », avait déclaré MACRON lors de sa conférence de presse avec le président du Niger Mohamed Bazoum.
« Cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa », assure la mission militaire française dans le Sahel dans un contexte d’escalades verbales entre des autorités politiques du Mali et de la France suite aux propos du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune de la 76e assemblée générale des Nations unies en accusant la France d’abandonner son pays en plein vol.
A ce jour, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation, selon Barkhane.

Par SIKOU BAH

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La déjection de salissure des piteux losers sur les FAMa

INFO-MATIN - Wed, 13/10/2021 - 14:45

Blague et mauvaise rime à part, on ne peut quand même pas dézinguer ses ancêtres Gaulois, dont l’ego n’est surtout pas à froisser, comme l’a fait Choguel Kokalla MAIGA, lors de la 76e Assemblée générale des Nations Unies, persister et signer dans son entreprise déstabilisatrice du très charitable sauveur de 2013, à travers son Opération Serval, qui a perdu une cinquantaine de ses Boys, qui déploie du matériel ultrasophistiqué dans notre bled pour nous mettre, pauvres hères, à l’abri de la horde djihadiste, dont la déferlante se présente paradoxalement comme inarrêtable, sans subir ses foudres. Par son attaque en règle, l’égotiste Premier ministre malien qui donne l’occasion d’asséner l’illégitimité du pouvoir en place, déclenche un cocktail explosif de frustrations chez les petits Gobis admirant leur bas-ventre et s’attendant plutôt à une prosternation avec une platitude de valet devant eux. Comme si nous étions des peuplades vassales inféodées à l’ancien colonisateur, la seule voie vertueuse est de porter des œillères et de faire ‘’bayette’’ ad vitam aeternam.
C’est donc dans l’ordre normal des choses que nous essuyions une vomissure, une déjection de salissure, une animadversion.
Pour lui serrer la vis à ce Premier ministre un peu trop oublieux qui a choisi d’ignorer que pour ne pas faire de vagues, il ne faut pas se jeter à l’eau, il n’y avait pas mieux qu’un lynchage public abominable des Forces armées maliennes (FAMa) dont ils saluaient pourtant naguère le professionnalisme et le perfectionnement.
Ainsi, après les grandes gueules promues au sommet de la pyramide politico-administrative de l’Hexagone aux discours agressifs d’aboiements politiques, ce sont les larbins puncheurs de la 25e heure qui se chargent de tailler des croupières aux FAMa, de les découper en règle avec la complicité bienveillante des 5e colonnes avancées parmi nous, leurs sources d’information de prédilection.
Ils éructent des arrestations arbitraires et des exécutions extra-judiciaires dans la localité de Sofara, cercle de Djenné, dans la région de Mopti. Les prétendus faits remontent au 3 septembre 2021. Il n’est pas difficile à piffer que le timing cynique, fourbe de ce ‘’scoop’’servi seulement ce lundi 11 octobre ne doit rien au hasard.
Pour assaisonner davantage leurs affabulations, ils ajoutent que l’armée malienne aurait interpellé près d’une centaine de personnes, majoritairement peules. Ça y est, les Peuls, le produit d’appel par excellence.
En révélant leurs telles purulentes effluves, ils déclenchent une forte envie de dégurgiter.
Mais voilà, nous avons déjà vu ce spectacle sous le chapiteau visant à nous ramener au bas des pâquerettes. Franchement, cette scène digne de Guignol ne fait plus ni rire ni pleurer
Dans un dessein funeste de recoupement, la cavalerie fait appel à la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA). Bien sûr, ce n’est quand même pas à elle de donner le bâton pour se faire battre. Elle ne pouvait que tordre le cou aux rumeurs qui ne sont qu’un ramassis des élucubrations des plus scabreuses de ceux qui s’inscrivent dans le rôle de poil à gratter des autorités de la Transition.
Sollicitée par RFI, l’armée malienne reconnaît l’authenticité de la vidéo montrant les sévices subis par l’imam -« des sanctions disciplinaires ont été prises »-, mais ne reconnaît pas la centaine d’arrestations et encore moins les assassinats.
«Vingt-deux personnes ont été arrêtées et sont actuellement à la gendarmerie de Sévaré aux fins d’enquête », assure la direction de la communication de l’armée malienne, « pour le reste tout est faux. On cherche à porter atteinte à la crédibilité des FAMa. »

PAR BERTIN DAKOUO

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PARENA: les ANR ont un caractère ‘’inopportun’’ et ‘diviseur’’

INFO-MATIN - Wed, 13/10/2021 - 14:41

Le Parena invite les autorités de la Transition à abandonner le projet d’Assises de la refondation, et à se consacrer à l’essentiel : la restauration de la légalité constitutionnelle et la lutte contre l’Insécurité.

Le Parena a reçu, ce mardi 12 octobre, à son siège, la visite du Ministre chargé de la Refondation de l’État et des relations avec les institutions, Monsieur Ibrahim Ikassa MAIGA accompagné de plusieurs collaborateurs.

Tenue sur initiative du ministre, la rencontre était axée, entre autres, sur le projet gouvernemental d’«Assises de la refondation » et sur l’organe de gestion des élections.
S’agissant des « Assises de la refondation », la direction du Parena a réitéré la position de notre Parti à savoir le caractère inopportun et diviseur des assises annoncées au moment où notre pays est confronté à des défis plus graves notamment l’aggravation de l’insécurité. La gravité du moment impose le rassemblement des enfants du pays pour rechercher les moyens de restaurer la sécurité et la cohésion nationale.
Le président du Parena a saisi l’occasion de la réunion avec le ministre Maïga pour inviter les autorités de la transition à abandonner le projet d’assises de la refondation, et à se consacrer à l’essentiel la restauration de la légalité constitutionnelle et la lutte contre l’insécurité.
En ce qui concerne l’organe unique de gestion des élections, le Parena a recommandé au ministre Maïga de continuer le dialogue avec toutes les parties prenantes afin de trouver un consensus minimum pour la tenue d’élections crédibles.

Bamako, le 12 Octobre 2021
Le Porte-Parole du Parti pour la renaissance nationale

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France-Afrique: témoignage d’un ancien président

INFO-MATIN - Wed, 13/10/2021 - 14:39

La France est pire qu’une sangsue. Dans ses relations avec l’Afrique, elle se comporte comme telle. En 1960, la généreuse France a asservi davantage l’Afrique en lui accordant l’indépendance. Asservissement monétaire, accord insupportable et chantage… Un des dignes fils de l’Afrique, porte-étendard du FRELIMO Joaquim Alberto ChISSANO a été président de la République du 19 octobre 1986 au 2 février 2005 et président de l’Union africaine de juillet 2003 à juillet 2004. Celui qui a été l’un des présidents à ne pas briguer un second mandat, témoigne sur la triste réalité de la France-Afrique au sein de laquelle le Continent est dépecé, pillé, saigné à blanc par le blanc… Joaquim CHISSANO raconte.

À la fin de son discours, pendant la session de questions-réponses, un journaliste français lui a demandé quelle était sa position sur la dictature de MUGABE et comment les dictateurs comme Mugabe sont une menace majeure pour l’intégration africaine. Et voici la réponse du président Joaquim CHISSANO :
L’une des plus grandes menaces pour l’intégration africaine est le contrôle étranger.
J’ai pris mon tour de présidence de l’OUA en juillet 2003 (juste après celui de Thabo MBEKI), au milieu d’une nuit, j’ai reçu un appel urgent du Président de la République du Bénin me disant qu’il était en situation d’urgence.
J’ai immédiatement pensé qu’il s’agissait d’un coup d’État militaire, car le Bénin avait connu de nombreux coups d’État militaires. Il m’a répondu : Non, c’est pire qu’un coup d’État militaire.
Le Président de la France vient de diligenter un envoyé spécial pour me prévenir que si nous ne payons pas immédiatement nos 10 % à la France, nous aurons de graves conséquences.
Les 10 % sont l’un des 3 accords que tous les pays francophones ont signé avec la France comme conditions pour que la France nous accorde l’indépendance en 1960.
Les 3 accords étaient que :
(1) Chacun de nous adoptera le CFA comme monnaie commune et sera contrôlé à 100 % par la France,
(2) Chacun de nous versera à la France 10 % de ses recettes d’exportation en échange de la garantie par la France de notre souveraineté et de notre sécurité,
et (3) Chacun de nous conservera ses réserves nationales en France, et si nous y puisons sans l’accord de la France, cela sera considéré comme un prêt que nous rembourserons à la France avec des intérêts.
Maintenant, en raison d’une grave crise financière à laquelle le Bénin est actuellement confronté, mon Cabinet et moi-même avons décidé de suspendre tout paiement à des gouvernements étrangers jusqu’à ce que nous revenions à la normale. L’Envoyé spécial refuse d’accepter notre explication !
Alors, pourriez-vous s’il vous plaît nous aider à mobiliser les États membres de l’Union africaine pour nous soutenir dans cette lutte avec la France? S’il vous plaît ?»
CHISSANO a dit qu’il ne pouvait pas en croire ses oreilles. Il était choqué. Il a alors répondu au Président du Bénin : «Mon Camarade Frère Président, je vous prie de rester très ferme.
Je vais m’occuper de cette affaire très rapidement. Je ne suis pas sûr que le Président de la France (Jacques CHIRAC) m’écoute, je vais donc appeler l’ancien Président Nelson MANDELA qu’ils vénèrent pour qu’il intervienne, puis je reviendrai vers vous.
CHISSANO a ajouté que lorsqu’il a appelé et raconté l’histoire à Nelson MANDELA, ce dernier était encore plus choqué que lui (CHISSANO). Il était sidéré. Il a immédiatement appelé le président Jacques Chirac et lui a dit que c’était pire que l’apartheid !
Pour faire court, la France a finalement renoncé au paiement du Bénin pour cette année-là, mais a déclaré que si le Bénin refusait de payer pour l’année suivante et les suivantes, il serait responsable, car il s’agit d’un traité contraignant qu’il a signé.
Ainsi va la France-Afrique !
Nous devons nous en défaire à tous les prix.

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