Mali

Le RPM à Koulouba: les orientations d’IBK

INFO-MATIN - 4 ore 47 min fa

Après l’Alliance ‘’Ensemble pour le Mali’’ (EPM), le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA a reçu hier après-midi, au Palais de la République à Koulouba, le Bureau politique national du Rassemblement pour le (RPM) dont il est le père-fondateur. La démarche politique en cours à l’endroit d’autres Partis politiques, situation sécuritaire, les réformes institutionnelles, la crise qui a secoué le Parti à l’occasion de la désignation des candidats aux législatives reportées étaient, entre autres, sujets majeurs qui ont meublé les échanges entre IBK et son Parti.

Selon des sources proches de la rencontre, les Tisserands étaient allés à Koulouba pour faire au Chef de l’État le point de leurs démarches.
En introduisant les échanges, le Président du RPM, Dr Bokary TRETA, certainement en proie à des doutes, a demandé au Président IBK de préciser ses attentes à leur endroit.
C’est Me Baber GANO, Secrétaire général du RPM qui a délivré le message du Parti. Occasion de remonter certaines préoccupations exprimées par leurs interlocuteurs, à l’instar des FARE An Ka Wuli qui ont élaboré un Mémorandum ou les observations et recommandations de l’URD sur le Cadre de concertation national pour les réformes.
Sur le volet des réformes institutionnelles, apprend-on, le Président IBK a été informé par le RPM de ses rencontres avec des Partis et de la substance de leurs échanges.
En ce qui est du volet sécuritaire, le Rassemblement pour le Mali estime que la situation qui prévaut demande l’unité de tous les fils du pays.
La vie interne du parti a été aussi naturellement évoquée lors de cette rencontre entre IBK et son parti. Selon les responsables des Tisserands, le processus de désignation des candidats en vue des élections législatives reportées à juin 2019 s’est soldé par une saignée, avec le départ de plusieurs mécontents. Pour autant, sont-ils sereins, parce que ces départs de camarades n’ont nullement ébranlé la base politique du Parti qui se porte toujours bien.
Comme cela est de bon ton, les responsables tisserands ont une nouvelle fois réitéré leur soutien indéfectible au Chef de l’État, père-fondateur du RPM.
En retour, l’hôte du jour, le Président Ibrahim Boubacar KEITA, rapportent nos sources, a exprimé toute sa satisfaction face à l’initiative du RPM d’engager des démarches à l’endroit d’autres formations de l’échiquier politique national. S’il n’a pas accompagné la démarche du RPM, à ses débuts, le Chef de l’État a fait savoir qu’il y est à présent tout acquis, parce que la trouvant bonne. Aussi, a-t-il encouragé ‘’ses amis’’, ‘’ses frères’’ à persévérer dans cette voie salutaire pour le pays qui a besoin de paix et de stabilité.
Parlant du processus électoral, le Président IBK a invité les Tisserands à en faire une lecture intelligente.
Aussi, si IBK est d’avis sur la nécessité de l’union sacrée pour relever le défi sécuritaire qui se pose à notre pays, il a commenté une actualité brûlante. Il s’agit des mesures prises par la CMA pour réglementer certains domaines de la vie à Kidal (en dans ce qu’elle appelle Azawad). Pour le Président IBK, ce qui est inacceptable est inacceptable. Il s’est félicité de la démarche du Comité de suivi de l’Accord au cours de sa session du lundi dernier, condamnant et demandant la levée desdites mesures qui violent la mise en œuvre sereine de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.
L’on apprend que le Président de la République a invité ses camarades à faire preuve de discernement entre les alliés, ceux qui sont susceptibles d’en faire partie et ceux qui ne font pas partie de ce cercle d’alliés.
In fine, Ibrahim Boubacar KEITA a exhorté les Tisserands à continuer à rassembler, conformément à leur vocation.

PAR BERTIN DAKOUO

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Réquisitoire de l’imam Dicko contre le PM: les langues se délient

INFO-MATIN - 4 ore 49 min fa

Après le meeting du 10 février, convoqué par l’Imam Mahmoud Dicko, pour faire des prières pour le Mali et qui s’est transformé en un violent réquisitoire contre les plus hautes autorités du pays, notamment le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et son gouvernement, les langues commencent à se délier. En effet, après l’euphorie de l’instant, bien de gens commencent à prendre leurs distances, en se demandant si l’imam n’est pas sorti de son rôle en appelant à la subversion contre l’État, à cause d’une inimitié personnelle.

Lors du meeting de l’imam Mahmoud Dicko au Stade du 26 mars, un de ses arguments les plus rabâchés est que le Premier ministre ne serait pas un musulman pratiquant et ne saurait, de ce fait, satisfaire aux préoccupations de la communauté musulmane. Suite à ces informations diffamatoires contre une autorité nationale, de nombreux témoignages nous sont parvenus pour battre en brèche cette thèse. Ils font état de très nombreuses interventions du PM dans plus d’une quarantaine de mosquées à Bamako et à travers le pays. Ces interventions ont consisté, selon les témoignages, à appuyer les travaux de construction ou de rénovation de mosquées, de forage de puits, de fourniture de tapis de prière, de matériel de construction comme des feuilles de tôles, du ciment, d’équipements de sonorisation. Toutes les communes de Bamako sont concernées ainsi que les localités de Kati, Kolondiéba, Djenné et Gao par ces biens faits de l’actuel, selon nos sources. Sans compter les interventions régulières pour appuyer les cérémonies de prières pour le pays, celles liées à la célébration du Maouloud, les ziyaras ou la tenue de réunions statutaires de certaines organisations comme le Haut Conseil islamique.

Un professeur de théologie catholique aurait même bénéficié d’un véhicule spécialisé pour handicapé moteur, de la part du PM, nous indique-t-on.

Sachant bien qu’aucune ligne budgétaire n’est cependant prévue à la Primature pour faire face à de telles dépenses, l’on comprend dès lors l’ouverture de cœur du PM vis-à-vis des confessions religieuses du Mali. Soumeylou Boubèye Maïga s’est d’autant plus montré réceptif aux demandes, qu’il n’a pas attendu d’être Premier ministre pour s’intéresser à une communauté qu’il a toujours soutenue, nous indique-t-on. Il suffit pour cela de demander aux imams de plusieurs quartiers de Bamako.

Il y a lieu de noter en plus de ces faits cités que Soumeylou Boubèye Maiga offre également chez lui, depuis de très nombreuses années, un repas de rupture de jeûne à l’occasion de Laylatul Qadri, la Nuit du Destin. Un repas autour duquel parents, amis, voisins, collègues et chefs religieux aiment se retrouver en toute intimité pour communier et prier pour le Mali.

En conclusion, nous pensons en ce moment que notre pays a beaucoup plus besoin de vraies prières dans les lieux consacrés que sont les mosquées, les zawiyas, les églises et les vieux vestibules des familles fondatrices, que de grands shows médiatiques aux allures de campagne politique dans les stades.

Par Sidi DAO

 

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Collectivités territoriales: le SYNTRACT menace d’aller en grève le 04 mars

INFO-MATIN - 4 ore 54 min fa

Les travailleurs des collectivités territorialesmenacent d’observer une grèvede cinq jours à partir du mois de mars prochain sur toute l’étendue territoire national si leurs revendications n’étaient pas satisfaites.Un préavis de grève a été déposé, dans ce sens, le 14 février 2019 par le secrétaire général.

Après les Collectifs des DAF, DFM et DRH, des syndicats signataires de l’Éducation, c’est le tour du syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales (SYNTRACT) qui s’apprête d’aller en grève de cinq jours, à compter du 04 mars prochain. Le préavis de grève, dont nous nous sommes procurés une copie, a été déposé le 14 février dernier, sur la table du ministre du Travail, de la fonction publique en charge des relations avec les institutions, Diarra RackyTalla.

Les travailleurs des collectivités réclament du gouvernement, la satisfaction de six points revendication. Il s’agit du paiement immédiat des salaires du 2e semestre 2017 et ceux de l’année 2018 en application l’arrêtéinterministériel N0 1482/MCT/MEF-SG du 08mai 2018 portant la priseen charge des salaires des fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale sur le fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT). Ensuite, le syndicat réclame l’inscription descrédits dans la loi des finances représentant le montant des salaires et accessoires des salaires des fonctionnaires du cadre de l’administration générale, comme c’est le cas chez les fonctionnaires des cadres transférés (santé, éducation…). Parmi les revendications figure aussi la relecture des cadres organiques des services publics afin de prendreen compte les corps de la Fonction publique des collectivités territoriales. Aussi, le SYNTRACTdemande au gouvernement, la diligence des dossiers d’avancement, de mutation et de formation dans le circuit de signature. On note parmiles revendications, l’application des points d’accord contenus dans le procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le syndicatnational des travailleurs des collectivités territoriales en date du 24 mai. Enfin, le syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales demande l’achèvement du processus d’intégration des contractuels omis de 2006 à 2010.

Si ces points de revendication n’étaient pas satisfaits, le SYNTRACT, selon ses responsables, se réserve le droit d’aller en grève du 04 au 09 mars 2019,avec comme mesures conservatoires, l’arrêt de mandatement des salaires des agents des secteurs transférés (qui durera de façon illimitée jusqu’au dénouement total de la question salarialedes agents du cadre de l’administration générale.

SABA BALLO

 

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Déplacés du centre à Niamana et Faladiè: crise profonde ou manipulation ?

INFO-MATIN - 4 ore 58 min fa

Depuis quelque temps, des habitants du centre du pays confrontés à des conflits intercommunautaires et au terrorisme affluent à Bamako et sont notamment accueillis au niveau des sites de Faladiè et Niamana. Il nous revient de sources concordantes que des ressortissants des localités concernées vivant à Bamako seraient à l’origine de ces déplacements massifs. Ainsi, des parents seraient à l’origine de véritables convois pour faire exiler ces infortunés à Bamako. Une démarche ne donne guère une image appréciable de notre pays à l’extérieur. Pire, elle contribue à exacerber un peu plus un conflit communautaire qui ne demande qu’à s’éteindre.

Le district de Bamako a enregistré plusieurs arrivées de populations du centre du pays suite aux violences communautaires qui ont endeuillé plusieurs localités.

Selon une enquête diligentée par l’antenne locale de la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire (DRDSES) en Commune VI, 121 personnes se sont installées en décembre sur un site à côté du parc à bétail (garbal) de Niamana, non loin de l’ancien poste de contrôle.

Début janvier 2019, de nouvelles vagues sont arrivées avec un total de 77 personnes provenant des localités de Pisa, Boulkeissi, Mondoro, Simby, Yolo, Tégéri et Anakarawa, toutes de la région de Mopti. Elles se sont installées à Faladié près du marché à bétail, dans des abris de fortune très insalubres et exposés aux aléas climatiques, comme nous l’attestent d’ailleurs des images ayant circulé sur les réseaux sociaux, ces derniers temps.

D’après une récente évaluation effectuée par la DRDSES, Faladié continue de recevoir régulièrement de nouveaux arrivants. Ainsi, 13 nouveaux ménages composés de 65 personnes sont ainsi arrivés, ce lundi 11 février 2019.

Au regard de ces différentes arrivées, le site de Faladié accueille en ce moment, 30 ménages avec 142 personnes auxquelles il faut ajouter les résidents de Niamana qui sont au nombre 121 pour 26 ménages. Ce qui fait un total de 263 déplacés, selon des statistiques officielles.

Compte tenu de l’urgence de la situation, la DRDSES, la mairie de la Commune VI, le Comité de développement de Faladié ainsi que des personnes de bonne volonté ont fait des gestes de solidarité appréciables, selon nos sources. On nous indique que la DRDSES a ainsi offert 50 couvertures, 45 moustiquaires imprégnées, 40 nattes et deux tentes de dix places.

La mairie quant à elle, a assuré la prise en charge médicale de trois enfants malades et apporté divers appuis financiers, nous a-t-on appris. Tout comme le Comité de développement de quartier (CDQ) de la Commune VI et des personnes de bonne volonté. Comme l’ancien PDG de la BMS, Babaly Bah qui a offert 3 bœufs et 2 millions de F CFA ou encore un ressortissant peul résidant aux USA qui a offert 100 sacs de riz, selon une source.

S’il convient de saluer les gestes de solidarité à leur juste valeur, il urge surtout d’encourager les populations à rester sur place. Surtout que les autorités régionales ainsi que les forces de défense et de sécurité sont en train de multiplier, en partenariat avec les forces partenaires, les mesures visant à éradiquer l’insécurité. Au fait, ces déplacements des populations ne font que véhiculer l’image d’un pays en guerre, donc un cliché négatif du Mali, à travers le monde.

Par Christelle KONE

 

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Soutien à la sécurité au Sahel: l’UE adopte de nouvelles mesures

INFO-MATIN - 5 ore 33 sec fa

Le Conseil de l’Union européenne s’est réuni le lundi 18 février à son siège à Bruxelles. Plusieurs sujets étaient à l’ordre dont la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Sur ce point, l’UE a réaffirmé son soutien aux pays membres du G5 Sahel et validé le transfert le commandement de la Cellule de coordination régionale de Bamako à Nouakchott qui est désormais renommée la Cellule de conseil et de coordination régionale (CCCR).

L’Union européenne, lors de sa réunion du lundi dernier, s’est penchée sur la situation du G5 Sahel et de la mise en œuvre de sa feuille de route dans la lutte contre le terrorisme. Comme à son habitude, les pays européens au cours de cette réunion ont réaffirmé leur soutien aux cinq pays membres du G5 Sahel contre le terrorisme, la criminalité organisée et toute autre menace pesant sur la sécurité et la paix. Cette réunion est intervenue après le 5e sommet des Chefs d’Etat membres du G5 Sahel tenu au Burkina-Faso dans un contexte où des terroristes continuent de terroriser des populations civiles et militaires.

Face à cette situation, dans son communiqué qui a sanctionné la réunion, le Conseil de l’UE a affirmé ‘’renforcer son approche régionale au Sahel dans le but de soutenir la coopération transfrontalière et les structures de coopération régionale et, à cet égard, de renforcer les capacités nationales des pays du G5 Sahel’’. Une manière pour l’UE de protéger son ‘’arrière-cour’’ parce qu’elle est persuadée que la stabilité de la région du Sahel est en outre essentielle pour la sécurité européenne.

Concrètement, le Conseil a décidé d’accroître l’efficacité, au niveau régional, de l’action des missions de l’UE relevant de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) au Sahel, à travers EUCAP Sahel Mali, EUCAP Sahel Niger et EUTM Mali. De même, il a approuvé un concept d’opération civilo-militaire commun sur la régionalisation de l’action PSDC au Sahel. Ce qui signifie que le processus de régionalisation va maintenant entrer dans sa seconde phase.

Egalement, après avoir fait le point de la première phase de la régionalisation des missions PSDC au Sahel validée le 20 juin, le Conseil s’est prononcé sur la seconde phase de cette politique qui a été approuvée lors de la présente réunion.

Les nouvelles mesures de l’UE au Sahel

En faveur du déploiement effectif de la Force conjointe du G5 Sahel qui tarde à être effective depuis sa création à cause de problèmes de mobilisation financière, le Conseil de l’Union européenne a validé plusieurs mesures.

Primo, le Conseil est d’accord que la Cellule de coordination régionale sera renommée Cellule de conseil et de coordination régionale (CCCR) et sera renforcée. Sa structure de commandement et de contrôle sera transférée de Bamako à Nouakchott et son réseau d’experts en matière de sécurité intérieure et de défense dans le domaine de la PSDC, intégré au sein des délégations de l’UE auprès de ces cinq pays, sera élargi. La CCCR apportera un soutien, par des conseils stratégiques, aux structures et aux pays du G5 Sahel, en synergie avec des programmes financés par la Commission et selon une approche intégrée. Les activités de la Cellule auront pour objectif de renforcer les capacités régionales du G5 Sahel et, le cas échéant, ses capacités nationales, et plus particulièrement de soutenir l’opérationnalisation des composantes militaire et policière de la force conjointe du G5 Sahel, dans le but de faciliter et d’améliorer la coopération régionale transfrontalière dans le domaine de la sécurité et de la défense.

Secundo, il est prévu que l’EUCAP Sahel Mali et l’EUCAP Sahel Niger seront en mesure de mener des activités ponctuelles et ciblées de conseil stratégique et de formation dans d’autres pays du G5 Sahel. L’EUTM Mali soutient déjà l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel dans ses quartiers généraux (situés au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad). Elle peut, au cas par cas, dispenser des formations hors de la zone de sa mission.

Enfin, à moyen et long terme, les fonctions de la plateforme de coordination seront transférées de Bruxelles vers les structures du G5 Sahel. La plateforme de coordination est un mécanisme qui fonctionne sous la responsabilité de l’état-major de l’UE depuis novembre 2017 et qui fournit une vue globale des besoins de la force conjointe militaire du G5 Sahel ainsi que des éventuelles offres de soutien militaire émanant des États membres de l’UE et d’autres donateurs. Il s’agit d’un forum mis à la disposition de la Force conjointe du G5 Sahel qui permet de faire correspondre les offres aux besoins et qui propose des solutions, afin d’éviter les doubles emplois. Son champ d’application a été étendu au début de 2019 de façon à englober les besoins et les offres concernant la composante policière.

Cependant à défaut de placer le mandat du G5 Sahel sous le Chapitre VII des Nations unies comme le souhaitent les Chefs d’État membre de ce groupe des 5, l’UE dit avoir apporté un moyen d’un appui financier, en rappelant annoncé libérer un financement de 125 millions d’euros pour les pays du G5 Sahel. C’était le 6 décembre 2018, lors de la conférence de coordination des bailleurs et partenaires organisée par le G5 Sahel à Nouakchott, Mauritanie.

Par Sikou BAH

 

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Stabilité des régions de Gao et Ménaka: les ambitions 2019 de la KFW

INFO-MATIN - 5 ore 2 min fa

Le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Babahamane MAÏGA, a présidé ce mardi 19 février 2019, l’ouverture des travaux du Comité de pilotage conjoint des Programmes ‘’Stabilisation à Ménaka’’ et ‘’Réhabilitation des routes rurales à Gao’’, dans la salle de conférence de son département.

L’objectif du présent Comité de Pilotage est de faire le point sur l’état d’avancement des différentes interventions effectuées au titre de l’année 2018. Il s’agissait aussi de valider la programmation prévue pour l’année 2019, tout en donnant les orientations et recommandations nécessaires pour garantir l’atteinte des résultats attendus des deux programmes, à savoir participer à la stabilisation des régions de Ménaka et de Gao.

Au cours de cette session, les administrateurs ont procédé à l’examen des documents suivants : l’état d’exécution des deux Programmes au titre de 2018 ; les PTBA 2019 des deux Programmes.

A l’ouverture des travaux, M. MAÏGA a rappelé que le Programme de Stabilisation à Ménaka (PSM) est financé à hauteur de 10 millions d’euros par la KFW. Quant au Programme de réhabilitation des Routes Rurales (Pistes pour la Paix), son coût est de 10 millions 300 000 d’euros dont 10 millions au compte de la KFW et 300 000 euros de fonds propres des ONG internationales WHH et ACTED.

Ayant pour objectif de contribuer à la stabilisation sociopolitique et économique, en renforçant le rôle de l’État dans la nouvelle région administrative de Ménaka, à travers le renforcement des capacités et de la légitimité de l’État, le Programme de Stabilisation à Ménaka, a fait savoir le Secrétaire général, a réussi en un an de mise en œuvre, à obtenir des résultats encourageants.

Il s’agit du démarrage des deux projets pilotes consistant en la réhabilitation du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) et de la reconstruction de 13 salles de classe à l’école de Ménaka V. Il y a aussi l’engagement des procédures de recrutement des Consultants pour les études techniques pour la réalisation et l’équipement de 14 infrastructures, dont le siège du gouvernorat ; le siège du conseil régional ; 4 sièges de préfectures ; 5 sièges

de mairies ; une brigade de gendarmerie ; 2 Centres de santé communautaire

(CSCOM).

On note également l’engagement des procédures pour le recrutement des spécialistes en études d’impact, en communication et en formation.

Le Programme ‘’Pistes pour la Paix’’, ayant pour objectif de contribuer à la stabilisation de la région de Gao par la réhabilitation et construction de routes rurales et d’autres infrastructures économiques et sociales en haute intensité de la main-d’œuvre (HIMO) pour la création d’emplois et de revenus pour la population locale a également enregistré des résultats considérables.

Dans la commune de Taboye (Bourem) il y a eu la construction de la piste reliant Taboye à la route nationale 18 ; la réhabilitation du marché principal et du marché à bétail.

Dans la commune de N’Tillit (cercle de Gao), il y a le recrutement en cours des entreprises pour la construction des marchés des villages de Doro, Dorey et N’Tahaka ; la réhabilitation du pont à l’entrée du chef-lieu N’Tilit.

Au-delà des projets pilotes, le Comité technique régional de Coordination (CTRC), à Gao, a tout récemment validé 124 projets individuels à réaliser par le consortium ‘’Pistes pour la Paix’’.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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Gouro DIALL, directeur national de l’éducation non formelle: ‘‘le développement est lié aux langues nationales’’

INFO-MATIN - 5 ore 3 min fa

Notre pays, à l’image de la communauté internationale, s’apprête à célébrer, ce jeudi 21 février 2019, la Journée internationale des langues maternelles. L’édition de 2019 est placée au niveau international sous le thème central : « Les langues autochtones sont importantes pour le développement, la construction de la paix et la réconciliation ». Au niveau national, cette journée est célébrée sous le thème : « la langue maternelle, moyen d’inclusion socioéconomique pour un développement durable ». Pour connaitre les activités, les objectifs de cette journée, nous avons approché le directeur national de l’éducation non formelle et des langues nationales.

Quel est le thème national ? Quel est le rôle des langues nationales dans notre développement ? Combien de langues nationales y’a-t-il au Mali ? Pour répondre à toutes ces préoccupations, nous avons rencontré ce lundi 18 févier Gouro DIALL, le directeur national de l’éducation non formelle et des langues nationales.

Info-Matin : Notre pays s’apprête à célébrer, ce jeudi 21 février 2019, la journée internationale des langues vernaculaires. Pouvez-vous nous parler des objectifs de cette journée ?

M. Gouro Diall : Avant tout, je voudrais rectifier un peu votre appellation « la langue vernaculaire ». Ce n’est pas « la langue vernaculaire », c’est la journée internationale de la langue maternelle qui a tout son sens et toute sa valeur. En disant « la langue vernaculaire », il y a une certaine connotation qui est déjà péjorative, car c’est l’appellation du colon. Donc, il faut faire la différence. Aujourd’hui, nous, en tant que structure chargée de la promotion de nos langues nationales, allons organiser la célébration, le jeudi prochain, la Journée internationale de la langue maternelle. Elle est célébrée, le 21 février de chaque année. L’objectif est de toucher toutes les autorités, toutes les personnes compétentes, tous les acteurs intervenant dans le domaine du développement des langues nationales. Toutes ces personnes prendre conscience de l’importance de nos langues, non seulement dans le processus éducatif, mais aussi dans celui du développement. Communiquer à travers sa langue maternelle donne un avantage. C’est le moyen le plus normal, naturel et favorable que celui avec lequel on est en train de parler pour faire passer un message. C’est pourquoi les langues maternelles ne doivent pas être au second plan. L’objectif principal, c’est de toucher les autorités à tous les niveaux, les partenaires techniques et même les communautés à la base. Car celles-ci ne savent pas souvent que c’est sur la basse de leurs langues qu’elles doivent, s’émanciper, se développer.

Le problème de développement de nos langues se trouve souvent dans l’écriture.

Info-Matin : Quel est le thème choisi pour la célébration de cette journée ?

Gouro DIALL : Il y a un thème international que l’UNESCO a proposé, il y a aussi un thème national que la commission d’organisation a proposé. Je veux vous les rappeler. L’UNESCO a dit ceci : « les langues autochtones sont importantes pour le développement, la construction de la paix et la réconciliation ». Au niveau national : « la langue maternelle, moyen d’inclusion socioéconomique pour un développement durable ». Il y aura une conférence-débat autour de ces deux thèmes sur l’expérience de l’utilisation d’une école bilingue.

Info-Matin : Il y a combien de langues nationales reconnues au Mali ?

Gouro DIALL : Au Mali, la loi a identifié treize langues nationales. À savoir : le bamanankan (Bambara) ; le bonnu (bobo) ; le bozo, le dↄgↄsↄ (dogon) ; le fulfulde (peul) ; le hasanya (maure) ; mamara (Miniyanka) le manikakan (malinké) ; le soninké (sarakolé) ; le sonꬼoy (songhoï) ; le syenara (Sénoufo) le tặmặsặyt (tamasheq) ; le xaasongaxanꬼo (khassonké).

Info-Matin : Que faites-vous en matière de promotion de l’écriture de ces langues ?

Gouro DIALL : On a déjà les alphabets ici à Bamako, il y a plusieurs années. Depuis le temps de la DNAFLA, il y a un alphabet africain sur lequel tous les spécialistes sont d’accord. Principalement, c’est l’alphabet latin qui est commun aux langues européennes et africaines. Mais, il y a une légère différence entre les langues en fonction de la manière d’écrire, des sons qui existent par ci et par là. Sinon, de manière globale, la manière d’écrire existe dans les treize langues nationales. Ces langues disposent des documents dans tous les domaines. Non seulement, des manuels d’apprentissage en alphabétisation pour les adultes, mais aussi des manuels pour les jeunes écoliers, à travers la pédagogie convergente ou le curriculum. Il y a des livres de grammaire et de lexiques qui sont élaborés. Également, il y a des tentatives d’élaboration de dictionnaires, des ébauches sont là. Beaucoup de textes qui règlementent la vie de nos communautés sont traduits en langues nationales. Par exemple, des textes sur l’agriculture, l’élevage, la forêt, etc.

Info-Matin : Quelles sont les activités retenues dans le cadre de la célébration de cette journée ?

Gouro DIALL : Pour célébrer cette journée, on essayer de toucher le maximum de cibles possibles. La première activité concerne un cours introductif au niveau des premier et second cycles, à travers toute la république, le jour ‘‘J’’, sur les langues maternelles. Nous allons profiter de ces cours pour distribuer la loi sur les langues nationales dans ces écoles pour que tout le monde puisse être au même niveau d’information par rapport à ces langues nationales. Il y aura un petit « concours du meilleur polyglotte ». C’est-à-dire, identifier au niveau de l’école de la zone, l’enfant qui maitrise plus la langue maternelle au niveau de la 5e année. On va envoyer la liste par académie. Ces enfants seront primés. Dans les académies de Bamako, il y aura un concours de dictée en langue nationale bamanankan. C’est l’occasion pour nous de mesurer le degré de maitrise de cette langue par les enfants toujours au niveau de la 5e année. Ce concours aura lieu le mercredi, à la veille de la célébration de cette journée. Le jour de la célébration, le ministre et sa délégation vont visiter une école bilingue (bambara, français). Cela permettra au ministre de l’Éducation nationale de mettre la main dans la patte et de voir la réussite dans ce domaine.

Après cela, la cérémonie officielle aura lieu ici dans la salle Adama BERETE, au CNREF. Pour camper le décore, il y aura le discours de l’UNESCO, celui de l’Académie africaine des langues et le discours de lancement du ministre de l’Éducation nationale, le Pr Abinou TEME. Au cours de cette cérémonie, il y aura une remise des prix aux récipiendaires de nos différents concours suivie d’une exposition de document en langues nationales.

Info-Matin : Selon vous, la diversité de nos langues nationales est-elle un atout ou un casse-tête pour leur promotion ?

Gouro DIALL : Je suis très déçu d’entendre des Maliens dire : ‘’voilà, on a trop de langues, on ne peut pas développer tout ça, ça coûte cher’’. Pour moi, c’est très honteux. C’est comme si tu as une grande richesse et tu dis : ‘’c’est trop’’, que tu ne peux pas t’occuper de cette richesse. Cela est honteux. En tant que Malien, je ne conçois pas la chose ainsi. D’ailleurs, Amadou Ampathé BA comparait la richesse culturelle du Mali à un tapis qui a plusieurs couleurs. Donc, la richesse, c’est le multilinguisme, la multiplicité des groupes ethniques, c’est ce qui fait la richesse du Mali. Donc, ce n’est pas un problème, c’est plutôt un avantage. Il suffit de donner les mêmes moyens à chacun d’avoir les mêmes droits pour réussir sa vie. Il suffit de mettre tout le monde dans les mêmes conditions d’apprentissage pour que ça marche. Je ne trouve pas ça comme un problème. Le plus de souvent, c’est les intellectuels qui créaient les problèmes ; malheureusement. Sinon, les communautés qui vivent sur le même air culturel n’ont jamais de problème de communication. Il peut y avoir une langue dominante, mais pas de problème de communication. Un État responsable doit s’occuper de tous ses fils. Il doit être équitable pour tout le monde. On ne doit jamais mettre une langue au-dessus d’une autre.

Info-Matin : Sentez-vous qu’il y a réellement une volonté politique de nos autorités de faire en sorte que nos langues nationales se développent ?

Gouro Diall : Dans les discours, on sent un peu l’engament, mais dans la pratique, c’est autre chose. Depuis la mise en placer de la DNAFLA, le matériel didactique a été élaboré. On fait la pédagogie convergente, on a fait des livres pour l’école formelle. Maintenant, on est au curriculum, mais on n’arrive pas avoir un très bon programme sur lequel on peut se baser pour faire avancer réellement tout le système éducatif du Mali. Mais officiellement, nos autorités disent, on est partant, on veut le multilinguisme, mais dans la pratique, on a des difficultés pour mettre en place une bonne base.

Info-Matin : Le problème en la matière est que les pour les enfants de fonctionnaire, on peut commencer avec le sonrai au nord et se retrouvé à la suite d’une mutation au sud du pays où le dialecte est très différent ?

Gouro DIALL : Non, cela ne constitue pas une difficulté majeure. J’ai suivi un peu la pédagogie convergente. J’ai par exemple un ami promotionnaire qui été commandant de cercle en son temps. Dans sa famille, l’enfant parlait peul, mais à l’école, son enfant a commencé avec le sonrai à Gourma-Rhaouss. À Rhaouss, l’enfant était le premier de sa classe, après Rhaouss, son père a été muté à Nara. Il a quitté Rahouss avec le sonrai, il est venu à Nara où il y avait le bamananka. À Rhaouss, il était le premier de sa classe. Il est encore venu à Nara, il était le premier de sa classe. Donc, il a étudié normalement tous les cycles. Il a fait l’école supérieure sans problème. Ça, c’est un cas que je connais personnellement. Ce n’est pas un problème d’apprentissage au niveau des langues pour les enfants. Mais le vrai problème, ce sont les adultes. Malheureusement, les agents veulent toujours créer de faux problèmes qui ne sont pas des problèmes réels.

Info-Matin : Y’a-t-il un budget réservé pour la promotion et le développement de ces langues ?

Gouro DIALL : Non, il n’y a pas de budget spécifique. Il y a un budget spécialisé au développement de ces langues. Nous avons seulement le fonctionnement ordinaire de nos directions, il n’y a pas de secret dans ça. Sinon, il n’y a pas un budget particulier réservé aux langues. Nous sommes une direction qui est chargée de développer les langues, mais il y a également l’académie malienne des langues qui est en train aussi de faire des recherches pour le développement des langues. L’Université fait aussi des activités dans ce sens. Globalement, je ne peux pas vous dire combien, on met dans la promotion et le développement des langues nationales, mais je sais que c’est insuffisant.

Info-Matin : Monsieur le Directeur, qui sont vos partenaires ?

Gouro DIALL : Les partenaires n’interviennent pas très souvent pour soutenir financièrement, mais l’UNESCO, de temps en temps, intervenir dans le cadre de l’information et de la sensibilisation.

Info-Matin : Votre dernier mot, et si vous avez un appel…

Gouro DIALL : L’appel que je lance, c’est que chacun doit savoir, qu’au Mali, on a plusieurs langues nationales. Mettre une langue au-dessus des autres langues, cela est à exclure. Ça, c’est déjà une faillite si on n’arrive pas à assumer notre propre responsabilité pour maintenir la diversité s’accepter. Acceptez l’autre en tant qu’individu différent de soi. Ensuite, les communautés à la base doivent savoir que leur développement est lié à ces langues nationales. Ce n’est pas le français qui va faire le développement surtout avec des gens qui ne sont pas allés à l’école. Si tu veux faire la décentralisation, il faut passer par les langues nationales, si tu veux faire d’autres politiques, il faut passer par les langues nationales pour que le message passe bien. Donc, cela veut dire que pour faire le développement, il faut passer par les langues nationales. Sinon, on est voué à l’échec.

Propos recueillis par

Abdoulaye OUATTARA

 

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Categorie: Mali

Conseil supérieur de la fonction militaire: des textes à hauteur de mission

INFO-MATIN - 5 ore 5 min fa

Le Conseil supérieur de la fonction militaire s’est réuni en session extraordinaire, hier mardi, à la Direction générale de la justice militaire, sise à Darsalam, avec, à son ordre du jour, la relecture des textes portant sur l’organisation, son fonctionnement et ses missions, dans le but de l’adapter au contexte actuel d’évolution des Forces armées maliennes.

Prévu par le Statut général des militaires, le Conseil supérieur de la fonction militaire est à la fois, un cadre institutionnel de concertation des militaires et un organe de proposition dont le but est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. Sa mission s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Armée.

Il est consulté sur les projets de textes d’application de ce Statut et donne un avis objectif sur toutes les questions ayant trait aux conditions de vie et de travail.

Il est l’expression manifeste de la prise en compte des spécificités de chaque corps et des diversités qui doivent pouvoir s’exprimer dans le cadre de l’unité, la cohésion et la discipline, à travers la présence en son sein des représentants de tous toutes les armées et de tous les services.

La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence du ministre de la Défense et des anciens combattants, le Pr Tiémoko SANGARE, a enregistré la présence de l’Inspecteur général des armées, général Ibrahim Dahirou DEMBELE, le Chef d’état-major général des armées, général M’Bemba KEITA, du Chef de Cabinet de défense du Premier ministre, des officiers généraux, supérieurs, subalternes, des sous-officiers et militaires de rang venus de la capitale et de l’intérieur du pays.

En donnant le ton des travaux, le ministre SANGARE a rappelé que c’est suite aux douloureux événements liés à la crise politico-sécuritaire et institutionnelle de 2012 que notre pays s’est engagé sur un ambitieux et légitime programme de reconstruction de notre outil de défense, avec comme objectif « de doter notre Armée de capacités propres à assurer sa sécurité ».

Le ministre de la Défense et des anciens combattants a souligné l’importance des enjeux sociaux, politiques et sécuritaires des réformes et actions entreprises par le Gouvernement pour la reconstruction des Forces armées maliennes (FAMa), traduits par la réforme du secteur de la sécurité ; l’adoption de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) et un nouveau Statut général des militaires. Selon le ministre SANGARE : « ces réformes et actions entreprises ont permis de créer les conditions les meilleures possible pour le renforcement continu des capacités opérationnelles des Forces Armées, la réorganisation de la chaîne de commandement, la mise en condition des troupes, le renforcement des effectifs et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, l’équipement des différents corps, ainsi que le renforcement de la cohésion et de la discipline au sein des Forces Armées ».

M. SANGARE témoigne des progrès réalisés grâce à la politique volontariste de remise à niveau de notre outil de défense nationale : « j’ai pu, depuis ma prise de fonction, mesurer l’importance et la qualité des changements qui s’opèrent, et continuent de s’opérer au sein de nos Forces Armées et de Sécurité ».

Paraphrasant le Président de la République, Chef suprême des Armées, le ministre SANGARE a réaffirmé : « la reconstruction de notre Armée nationale est et restera une priorité absolue du Gouvernement. Les efforts entrepris à cet effet, se poursuivront au même rythme, avec la même intensité et la même volonté en accélérant la mise à disposition des moyens supplémentaires, de formation, de mobilité, de projection et d’équipements nécessaires ».

Pour terminer, il a salué la contribution des membres du Conseil supérieur à l’examen des textes de la dernière session extraordinaire : le projet de décret fixant les critères et les procédures d’avancement des officiers, sous-officiers et militaires du rang et celui portant modification du décret n° 05-002/P-RM du 07 janvier 2005 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’état-major des armées.

PAR BERTIN DAKOUO

 

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Categorie: Mali

Protection du Niger à Youwarou: le PDD-DIN réalise 42 ha de travaux de protection de berge

INFO-MATIN - 5 ore 6 min fa

Le Programme de Développement Durable du Delta Intérieur du Niger-PDD-DIN phase II- a, au titre de l’année 2018, réalisé les activités relevant du cadre institutionnel de gestion et du cadre logique assortis d’un plan de travail allant de septembre à décembre 2018.

Sur les trente-cinq activités programmées dans ledit plan de travail, vingt-cinq ont été réalisées. Le PDD-DIN établit un lien entre la protection de l’environnement et la production en tenant compte du genre et de l’équité sociale. La pression exercée sur les ressources naturelles (eau, sol, végétation, poissons, oiseaux d’eau et la faune aquatique) par l’homme et les animaux ont provoqué une forte dégradation du potentiel agro-sylvo-pastoral du delta intérieur du Niger. C’est pourquoi, le PDD-DIN sert d’interface entre l’État et le Royaume de Suède, le Mali et les acteurs intervenants dans la zone du DIN pour assurer la conservation des ressources naturelles, de la biodiversité et de lutter contre la pauvreté.

Les principales activités du DIN sont, entre autres, l’agriculture, l’exploitation forestière, l’élevage et la pêche.

Concernant le cadre institutionnel de gestion du PDD-DIN phase II, l’unité de Coordination du PDD-DIN sous la conduite du coordinateur national monsieur Hamadoun Ousmane SIDIBÉ a procédé à la mise en place de la majeure partie de l’équipe de gestion du PDD-DIN phase II, à l’élaboration du manuel de procédures administrative, financière et comptable avec l’expertise du bureau d’études Brysla Audit et Finance, la multiplication du document du Schéma d’Aménagement et de Développement Durable du DIN, l’organisation de l’atelier de formation sur la GAR et la révision du cadre logistique du PDD-DIN phase II, le lancement du PDD-DIN phase II, la tenue de la première session du comité de pilotage du PDD-DIN phase II, l’actualisation de la stratégie de communication et de son plan d’action ; l’élaboration du manuel de suivi-évaluation et la tenue d’un atelier de réflexion sur la stratégie d’intervention du PDD-DIN dans un contexte d’insécurité. À ceux-ci s’ajoutent la rénovation des bâtiments et la dotation en matériels et équipements de travail pour le PDD-DIN.

S’agissant du cadre logique du PDD-DIN phase II, le programme a poursuivi la mise en œuvre des plans d’aménagement des massifs forestiers élaborés au cours de la phase transitoire à travers la réalisation de 30 ha de travaux de fixation biologique de dune dans les forêts classées de Fara-Fara et Youwarou.

Le plan d’Aménagement et de gestion également de la forêt classée de Fy, dans le cercle de Ké-macina, a été élaboré. Au niveau du plan d’action de protection et de restauration de la biodiversité, la technique du faire-faire a permis à la coordination de réaliser 42 ha de travaux de protection de berge avec bourgou à Ambiri et à Guidjo Sarré dans le cercle de Youwarou dont 21 ha par site.

Dans le cadre de la lutte contre l’ensablement et la restauration des terres dégradées du DIN, le programme a réalisé 35 ha de plantations sécurisées pour la production de bois de chauffe, de service et d’œuvre dans les cercles de Djenné, Mopti, TénenkouYouwarou, Niafunké, Goundam et Diré à raison de 5 ha par cercle. Le PPD-DIN a aussi apporté un appui en petits matériels et en plants aux bénéficiaires de 40 ha de plantations d’arbres fruitiers répartis entre les cercles de Ké-Macina, Djenné, Mopti, Niafunké Goundam et Diré. Les travaux de fixation mécanique et biologique des dunes de 16 ha ont été réalisés respectivement à Ténenkou, Niafunké et Goundam.

Dans le but de contribuer à diminuer la défécation à l’air libre et dans les cours d’eau du DIN, le PDD-DIN a construit 10 latrines publiques dans les différents cercles à savoir Ké-Macina, Djenné, Mopti Ténenkou, Youwarou, Niafunké, Goundam et Diré. Le tout pour un total de 80 latrines.

Le PDD-DIN s’est attelé à la réalisation d’un ha dans 3 périmètres maraîchers différents. Ces périmètres sont équipés de château d’eau, de pompe, de forage, de plaques solaires, de 8 bassins d’eau, d’un magasin, d’un bloc de deux latrines et d’une clôture en grillage dans le cercle de Mopti pour trois associations et groupements comprenant 180 femmes. Dans le même cercle, trois unités de transformation et de stockage des produits maraîchers ont été aussi construites pour ces braves femmes.

En termes de perspectives, le PDD-DIN entend renforcer les capacités de son personnel et de ses partenaires dans plusieurs domaines tels le logiciel de gestion financière TOM2 PRO VD, le logiciel de planification Tom monitoring, la gestion des ressources naturelles et les changements climatiques et le manuel de procédures administratives, financière et comptable. En outre, le programme fera des sessions d’information et de sensibilisation sur le Schéma d’Aménagement et de Développement Durable du DIN, la réalisation et la production des émissions radio sur la sensibilisation pour un changement de comportement vis-à-vis de l’utilisation des ressources naturelles du DIN, la réalisation de 4 fermes piscicoles modernes de 450 m2 chacune équipée de château d’eau, de pompe, de forage, de plaques solaires, d’un magasin, d’un bloc de deux latrines et d’une clôture en grillage dans les cercles de Djenné et de Mopti, la création des cadres de concertation et l’enrichissement sécurisé de 60 ha par ensemencement et reboisement dans les forêts classées de Bia, Diondo et de Youwarou. Cette répartition est faite de telle sorte que chaque forêt classée se retrouvera avec 20 ha.

Le Programme de Développement Durable du Delta Intérieur du Niger (PDD-DIN) Phase II vise à : « Contribuer au développement durable du DIN à travers une Vision partagée et une approche concertée de lutte contre la pauvreté des hommes et des femmes du Deltadans un contexte de changement climatique ».

Les bénéficiaires du Programme sont les hommes et les femmes des Cercles de Ké – Macina dans la région de Ségou, Djenné, Youwarou, Ténenkou, et Mopti dans la région de Mopti, Diré, Goundam et Niafunké dans la région de Tombouctou. Autrement dit, le PDD-DIN intervient dans 03 régions, 08 Cercles et 89 Communes, pour une population totale de 1 521 274 habitants, dont 750 244 hommes et 771 030 femmes.

C/COM du PDD-DIN

Namory KOUYATÉ

 

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Categorie: Mali

Gestion des flux scolaires: la Chine appelée à la rescousse

INFO-MATIN - 5 ore 7 min fa

La communauté chinoise résidant au Mali et les amis de la Chine ont célébré, avec faste, ce samedi 16 février 2019, la fête du Nouvel An chinois, communément appelée la fête du Printemps à l’ULSHB, sur la colline de Badalabougou.

Le ministre de l’Éducation nationale, le Pr Abinou TEME qui prenait part à ces festivités, a profité de l’occasion pour présenter une doléance du gouvernement du Mali au partenaire chinois en matière d’éducation. A l’origine de cette demande du Pr TEME à l’Ambassadeur de Chine, les difficultés de gestion des flux scolaires 2018-2019 au niveau du secondaire qui a coûté à l’État plus 18 milliards de F CFA. «Nous avons été heureux de constater que nos étudiants ont une facilité dans l’apprentissage de la langue chinoise. Ma présence est pour glorifier la coopération entre la Chine et le Mali, la réalisation de l’université de Kabala qui est pratiquement la plus belle université de la sous-région a été construite par les Chinois. Désormais que j’ai l’éducation de base, l’enseignement secondaire, j’ai aussi présenté un plaidoyer à son excellence pour que cette aide, cette coopération s’étende à la réalisation d’infrastructures dans le milieu secondaire en République du Mali.

Cette année, au moment des orientations, nous avons été obligés d’envoyer 75% de nos élèves aux écoles privées, faute d’infrastructures scolaires. La prise en charge de ces frais scolaires a coûté à l’État malien 18 milliards de FCFA. Si le gouvernement doit verser chaque année ce montant aux établissements privés pour l’éducation de nos enfants, vous voyez que le coût n’est pas tenable. C’est pourquoi j’ai demandé à la Chine, à travers son Ambassadeur, de bien vouloir nous aider, comme elle le fait déjà au niveau du supérieur, à construire des lycées. Actuellement, nous avons des lycées dans tous les cercles. L’ambition du gouvernement est de construire un lycée dans toutes les communes du Mali, ainsi que certaines villes secondaires. Comme vous le savez, le Président a dit avoir dédié ce secondant mandat à la jeunesse. Pour ce faire, il faut que cette jeunesse puisse aller à l’école. C’est pourquoi nous avons décidé de rapprocher les lycées des populations ».

A cette sollicitation, l’Ambassadeur de Chine au Mali, Liying ZHU, a indiqué qu’entre nos deux pays la coopération dans le domaine de l’éducation avance très bien : «C’est un travail sur l’avenir, sur la jeunesse. Donc, nous allons tout faire pour accompagner les jeunes, les enfants à avancer vers leur avenir».

Selon lui, cette demande du ministre TEME, s’inscrit dans le cadre de l’application de l’Accord que la Chine et les pays africains ont conclu l’an dernier, dans le cadre de la coopération Chine/Afrique, notamment dans le domaine de l’éducation. «nous allons beaucoup mettre l’accent sur l’infrastructure et les matériels scolaires pour les enfants», a-t-promis.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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Categorie: Mali

Désenclavement et exploitation minière: pourquoi faut-il investir dans le chemin de fer ?

INFO-MATIN - 5 ore 8 min fa

Alors que Trans-rails est à l’agonie et que les travailleurs observent une grève de la faim, depuis plus de deux mois, des acteurs du secteur privé malien continuent de croire dur comme fer que le désenclavement du Mali passe nécessairement par le développement des chemins de fer.

Le président de la Chambre des mines du Mali, Abdoulaye PONA, et le directeur général du Cabinet d’ingénierie et de recherche applique (CIRA), Seydou COULIBALY se sont engagé, dans ce sens, dans une aventure. Selon ces deux hommes, nos autorités gagneraient mieux à s’investir dans les chemins de fer plutôt que dans les routes bitumées qui coûtent cher alors que leurs durées sont relativement plus courtes, à cause des intempéries et les mauvaises pratiques des usagers.

Parmi les raisons qui font que tout le Mali doit se mobiliser pour réaliser ce projet, M. COULIBALY cite l’exemple des dépenses colossales que le pays mobilise pour l’entretien des routes chaque année.

Par exemple, a-t-il fait savoir, l’axe Bamako-Kayes (pour aller à Dakar), en passant par Kati Kolokani, Didiéni, fait 650 km. Le premier tronçon que le gouvernement est en train de réaliser porte sur l’axe Kati à Didiéni (150 km) s’élève à près de 75 milliards F CFA. De Didiéni à Kayes en passant par Diboly, il faut au gouvernement du Mali 500 millions d’euros, soit 360 milliards de F CFA. Les deux projets mis bout à bout font près de 600 millions d’euros, soit 400 milliards de F CFA. Si on venait à réaliser ces routes à ce coût, on sera tenté de renouveler sur les dix ans cet investissement. Aujourd’hui, avec l’incapacité du gouvernement de faire respecter les charges à l’Essieu, on constate qu’une route conçue pour une durée de vie de 15 ans dépasse rarement 7 à 8 ans dans notre pays.

Cela veut dire qu’au bout de 10 ans, le Mali devra encore réaliser la route Bamako-Kayes Diboly, selon l’expert. En somme, en 40 ans, l’on arrivera aux deux milliards de dollars qu’il faut pour construire le chemin de fer de 4 792 km qui désenclave tout le Mali, a-t-il fait savoir. Or, avec les rails, il n’y a pas de problème de charges à l’essieu, on peut transporter plus, et plus rapidement.

Avantages comparatifs

À la limite, même si ce projet devrait être financé par le budget national du Mali, c’est envisageable, puis qu’on sait qu’en 40 ans, on mettra le même montant dans les routes. C’est un projet viable et vital pour notre économie, a dit le responsable de CIRA.

En tout cas, le cabinet CIRA s’est déjà engagé aux côtés de la Chambre des mines pour réaliser une étude de préfaisabilité pour la mise en œuvre des infrastructures ferroviaires. Cette étude a essentiellement pour vocation de pouvoir développer plus d’arguments pour les acteurs porteurs du projet. Qu’ils soient étatiques ou non étatiques pour convaincre les partenaires de la viabilité économique de ce projet. Le gouvernement accompagnera ce projet, à travers des études de deuxièmes générations qui seront beaucoup plus détaillées sur le projet. Ce projet est une initiative formidable que nous gagnerons tous à porter pour permettre à notre pays d’avoir des bases économiques très fortes. Avant de terminer, il a remercié la Chambre pour sa confiance placée à son cabinet pour la réalisation de ces études qui dureront, selon ses estimations, 5 mois.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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Categorie: Mali

LES VOLONTAIRES OUVRENT LA VOIE VERS LA PAIX AU MALI

L'ESSOR - 10 ore 5 min fa

Je m’appelle Ayaba Lonlon Vedome. Je suis Togolaise. J’ai commencé à servir en tant que Volontaire des Nations Unies (VNU) en Août 2016. Mon rôle en tant qu’Officier des Opérations au Centre Conjoint des Opérations consiste principalement à collecter des informations relatives à la paix et à la sécurité au Mali, et sur tout autre aspect qui pourraient avoir un impact sur le mandat de la mission, et d’en informer la hiérarchie. Par ailleurs, j’ai également la charge de coordonner les missions de terrain demandés par les autres sections de la Mission, et pour toutes les autres activités, y compris les évacuations médicales de Mopti aux autres régions. J’interviens également dans le cas où une situation de crise se présente. Je suis alors responsable d’alerter les supérieurs, de documenter leurs décisions et de faire un suivi sur la mise en œuvre des décisions prises. 

 Lorsqu’en 2016, je finissais de remplir mon profile en ligne sur le site des VNU, je n’avais alors aucune idée que seulement quelques mois plus tard je serai sur le terrain. Depuis le début de la crise en 2012, je désirais apporter mon soutien pour contribuer au retour de la paix au Mali. En fait, je travaillais depuis plusieurs années pour une organisation non-gouvernementale internationale à Bamako, et je cherchais à quitter le Mali. J’adore le Mali, j’ai toujours aimé la beauté de sa culture et la gentillesse de son peuple. Je me suis toujours sentie presque comme à la maison ici. C’est pour cela que lorsque j’ai reçu une proposition de volontariat pour Mopti, j’ai pris du temps pour réfléchir et finalement je me suis dit que je n’en avais pas fini avec le Mali. J’en suis venue à la conclusion que je devais rester et contribuer au retour de la paix au Mali d’un autre point de vue. J’étais également consciente que cette opportunité au sein de l’une des sections les plus centrales de la Mission me permettrait d’acquérir une expérience unique, solide, et dans un environnement multiculturel très dynamique, et me permettrait également de booster ma carrière.

 Mon conseil à tous nouveaux VNU, serait de rester professionnel. Le tout au long de la durée de l’affectation, mais aussi de rester ouverte pour découvrir le Mali, sa riche culture et sa musique. Au bout de deux ans de mission, j’ai rencontré énormément de personnes à tous les niveaux de la Mission, j’ai élargi mon réseau et j’ai acquis de nouvelles compétences. Chaque jour, j’apprends de nouvelles choses. Et les moments que je préfère le plus sont ceux quand les collègues d’autres sections viennent me voir moi ou mes collègues pour nous féliciter pour la bonne organisation d’une mission que nous avions la charge de coordonner pendant des semaines ou des mois. C’est dans ces moments-là que l’on se sent accomplie, car après des heures et des heures de planification, de réunions, de vérifications sur l’accessibilité des routes, de coordination avec la Force et la Police, j’ai le sentiment du travail bien accompli et je ressens de la fierté quand, malgré toutes les difficultés de communication et de logistique, nous arrivons à coordonner une évacuation médicale. Car tout cela disparait et on ne se rappelle plus que d’une chose : une vie a été sauvée. Le travail peut être éprouvant et difficile. Mais c’est de cette manière que l’on grandit et que l’on s’améliore.

 Une chose dont je me souviendrai toujours en pensant au Mali est que ce pays est plein de surprises. Avant de venir au Mali, je pensais que ce pays n’était qu’un grand désert et que la vie y était difficile. J’avais tort. Oui, il peut faire très chaud mais parfois il pleut aussi de grosses averses. La plupart des gens sont surpris quand je leur dis qu’il y a des forêts au Mali et que l’on peut encore trouver des éléphants au Nord du pays ! C’est ce Mali-là dont je me souviendrai toujours.

MINUSMA

Categorie: Mali

Basket-ball, championnat national : ÉTAT D’URGENCE POUR LE TATA DE SIKASSO

L'ESSOR - 11 ore 45 min fa

En grandes difficultés depuis le début de la compétition, les Sikassoises ont concédé leur cinquième défaite
de rang, en s’inclinant, lourdement, 96-38 face au deuxième du championnat, l’AS Police

Avec une Aïssata B. Maïga, survoltée et Kamba Yoro Diallo, toujours aussi implacable, l’AS Police est apparue trop forte pour le Tata de Sikasso. Résultat : les Sikassoises ont été surclassées 96-38, soit 58 points de différence.
C’est l’un des plus écarts depuis le début du championnat et l’équipe de la ville verte a subi sa cinquième défaite de rang, en autant de sorties. Avant même le coup d’envoi de cette confrontation, on savait qu’elle allait être difficile pour le Tata Dames, bon dernier du classement et qui n’a visiblement pas les armes pour rivaliser avec l’élite nationale. Ainsi, dès les minutes initiales de la partie, les Policières ont pris les choses en main et marqué leur territoire. Sous la houlette de l’internationale Aïssata B. Maïga, elles remportent, facilement le premier quart temps 20-8, avant de marquer 20 nouveaux points au deuxième acte et d’aller à la mi-temps avec le score sans appel de 40-10.
Au retour des vestiaires, les joueuses du Tata de Sikasso tentent de réagir. Elles montrent un visage meilleur mais pas suffisant pour stopper les Policières. En atteste le score du troisième quart temps : 63-26. Dans le dernier quart temps, le technicien de l’AS Police, Boubacar Kanouté fait tourner son effectif en injectant 4 nouvelles joueuses dans le bain. Le cauchemar se poursuivra pour les visiteuses qui encaissent 33 points et qui s’inclineront, au finish avec la bagatelle de 58 points (96-38). Une véritable correction pour les Sikassoises qui, tentera d’expliquer l’entraîneur Demba Traoré, ont sombré à cause de la fatigue du voyage.
«Certes, mon équipe n’avait pas les armes pour tenir tête aujourd’hui à l’AS Police, mais l’ampleur du score s’explique surtout par la fatigue. Nous avons quitté Sikasso à 18h pour arriver à Bamako vers 22h. Les filles étaient fatiguées», a déclaré le technicien du Tata. «Nous traversons une mauvaise passe, mais c’est la phase aller du championnat. Nous allons continuer à travailler pour quitter la zone rouge et nous maintenir en première division, Inch-Allah ça ira», a ajouté Demba Traoré.
Quant au coach de l’AS Police, Boubacar Kanouté, il a salué la réaction de ses joueuses qui avaient été battues par le Djoliba lors de la première journée du championnat. «Je félicite les joueuses, elles ont répondu présentes et produit du jeu. Après la défaite concédée contre le Djoliba, j’ai demandé aux joueuses de tout faire pour éviter une deuxième déconvenue avant la fin de la phase aller.
Depuis, elles n’ont plus perdu et je suis content de leur réaction», a insisté Boubacar Kanouté, avant de marteler que son objectif est de terminer en tête de poule. Le technicien de l’AS Police se projette, déjà vers le duel fratricide de la prochaine journée face à l’USFAS et promet de «tout mettre en œuvre pour remporter cette rencontre et conforter notre position au classement».
A l’instar de l’AS Police, l’AS Commune III a également engrangé trois points, en dominant l’AS Commune VI 77-61. Cette remarque vaut aussi pour le Stade malien et le Djoliba qui se sont imposés, respectivement face à Attar club de Kidal (50-41) et à l’USFAS (65-50).
Sur le tableau masculin, l’AS Police a réalisé une bonne opération en battant le Djoliba 59-50. Pourtant, ce sont les Rouges qui ont remporté le premier quart temps (18-13) et qui ont réussi à tenir tête à leurs adversaires jusqu’à la pause, sifflée sur le score de parité 22-22.
Mais au troisième quart temps, l’AS Police passe à la vitesse supérieure et s’impose 44-36. On connaît la suite : au quatrième quart temps les protégés de Boubacar Kanouté marquent 15 nouveaux points, contre 14 pour les Rouges et s’imposent 59-50. Grâce à ce succès, l’AS Police préserve son invincibilité et reste leader du championnat, avec 10 points, +58.
Dans les autres rencontres, on note la victoire d’Attar club sur le CRB (71-51) et celle de l’USFAS contre le Réal (55-49). Ainsi, Attar club conserve sa deuxième place du classement, avec 8 points, +45, à égalité avec l’USFAS qui complète le podium (8 points, +21).
Seïbou S.
KAMISSOKO

Categorie: Mali

CAN U20 : LES SUPPORTERS DE GAO FIERS DES AIGLONS

L'ESSOR - 11 ore 46 min fa

La jeunesse de Gao s’est fortement mobilisée pour aller supporter les Aiglons, dimanche dernier à Niamey. Ce sont environ 150 jeunes qui ont effectué le déplacement et qui ont rallié Niamey par la route (environ 400km). La délégation était conduite par le directeur régional de la jeunesse et des sports de Gao, Abderhamane Cissé. Le 2è adjoint au maire de la Commune urbaine de Gao, Yacouba Maïga, le président du conseil communal de Gao, Sidi Tonka Cissé faisaient également partie de la délégation.
Après la finale et le sacre des Aiglons qui ont dominé le Sénégal 3-2 aux tirs au but (1-1 à l’issue du temps réglementaire et des prolongations), les supporters sont rentrés à Gao et ont été accueillis avec tous les honneurs. La délégation est arrivée vers 16h et presque tous les supporters portaient le drapeau du Mali, soit au cou, soit sur la tête. Après avoir traversé la ville sous les ovations des populations, elle mettra le cap sur le gouvernorat de Gao.
Là, les supporters seront reçus par le gouverneur de la région, le général de brigade Sidiki Samaké et les autorités communales et coutumières de la ville. La cérémonie commencera par l’Hymne national du Mali qui sera suivi de l’allocution du 2è adjoint au maire de Gao, Yacouba Maïga. «Je suis animé d’un sentiment de fierté, fier d’une jeunesse qui sait là où elle veut aller. Je vous raconte une petite histoire. Quand je suis arrivé au terrain le jour de la finale, j’ai coïncidé avec l’égalisation du Sénégal. Je me suis alors posé cette question : suis-je un oiseau de mauvais augure ?
Mais après, tout s’est bien passé et j’étais très soulagé. Nous avons des Maliens au Niger et des Algériens au Niger qui doivent être félicités pour avoir supporté les Aiglons. Nous devons aussi féliciter l’armée malienne qui a escorté les supporters de la frontière de Niamey jusqu’à Gao», a témoigné Yacouba Maïga. Le directeur régional de la jeunesse et des sports, Abderhamane Cissé renchérira : «nous sommes partis au Niger pour épauler les supporters qui étaient déjà sur place. Ensemble nous avons noyé les supporters du Sénégal le jour de la final et je suis fier d’être malien parce que le Mali a gagné. C’est la 1ère fois qu’une région de notre pays se déplace pour supporter ses joueurs». Abderhamane Cissé a, ensuite adressé ses remerciements aux autorités de la région, notamment au président du Cadre de concertation Aly Bady pour son appui à la jeunesse de Gao.
Quant au gouverneur de Gao, le général de brigade Sidiki Samaké, il a souligné le courage de la jeunesse de la cité des Askias, rappelant que les jeunes de la région avaient déjà fait parler d’eux en 2012 «en s’opposant aux ennemis du Mali». Le chef de l’exécutif poursuivra en rendant hommage aux Aiglons pour leur sacre et en invitant la jeunesse de Gao à s’unir pour bâtir un Mali de paix et de cohésion sociale.

Abdourhamane TOURÉ
AMAP-Gao

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