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Mali

Transition: la reddition des politiques

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:15pm

Sans concession, la classe politique dans son écrasante majorité a validé explicitement la durée de la Transition des 24 mois lors du cadre de concertation tenu ce mardi 28 juin 2022 avec le gouvernement sur le chronogramme en vue de préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Quelques semaines plus tôt, les responsables du clan de la ‘’veille démocratique’’ étaient opposés aux deux ans fixés par le président Assimi GOITA. Ce changement de posture est l’illustration d’une reddition en politique.

Entre rumeurs et enchères, le président de la Transition, le colonel Assimi GOÏTA, a tranché sans attendre la surenchère sur la durée de la Transition en la fixant à 24 mois à compter du 26 mars 2022. Ainsi en a décidé le président de la Transition à travers le décret N°2022-0335/PT-RM du 06 juin 2022, conformément à la Loi N°2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition.
À l’époque, la décision a pris court une grande partie des acteurs de la société civile, des partis politiques et même la communauté internationale à commencer par la CEDEAO qui dans un communiqué dit « regretter » cette annonce alors que le processus du dialogue entre elle et la Transition se poursuivait.
Sur la question de la prolongation de la transition pour une nouvelle phase, le Parena, le Cadre d’échanges et bien d’autres formations politiques considérées comme de l’opposition déguisée sous la Transition ont acté la prolongation. Et même le parti l’Adema dont on ignore toujours sa position réelle dans la cadre de cette transition n’était favorable à une prorogation de longue période. En somme, chaque état-major politique avait son agenda. Mais en moyenne, ils étaient en faveur d’une nouvelle durée pour la Transition, mais à condition que celle-ci n’excède une année.
Dans ce contexte, le ministre de l’Administration territoriale, en collaboration avec le ministre de la refondation de l’État, chargé des relations avec les Institutions et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles, ont rencontré le mardi 28 juin la classe politique. L’objectif étant d’échanger sur le projet de chronogramme des scrutins des élections générales et des réformes politiques et institutionnelles majeures à réaliser avant la fin de la Transition.
La rencontre a permis la présentation du projet de calendrier très attendu par la communauté internationale et l’opinion nationale susceptible de revolver la divergence majeure entre la Transition et la CEDEAO qui a imposé des sanctions contre le Mali au motif que les autorités maliennes sont dans le dilatoire pour le retour à l’ordre constitutionnel.
À l’issue de cette rencontre, des positions jalousement conservées jusque-là sont désormais abandonnées par ces acteurs politiques qui ont joué à l’applaudimètre en oubliant leur position initiale. En effet, en plus de saluer la démarche empreinte d’inclusivité, ils ont montré patte blanche à la Transition, sinon s’aplatir devant les nouvelles autorités.
Ainsi, ceux qui étaient hier pour une prorogation dont la durée ne doit pas excéder une année se réjouissent aujourd’hui du projet de chronogramme élaboré sur la base des 24 mois fixés par le président de la Transition qu’ils avaient auparavant rejeté.
« On nous a soumis un chronogramme sur lequel, les partis politiques vont apporter leurs réflexions pour qu’on puisse sortir de la Transition. Ces différents chronogrammes constituent des propositions faites dans le cadre du nouveau délai de la Transition de 24 mois, à compter du mois de mars dernier si les choses se passent normalement. Mais il y a toujours les aléas. Ce chronogramme est réaliste. On va y apporter sûrement des amendements pour pouvoir l’exécuter », déclarait Me Kassoum TAPO à sa sortie de la rencontre pour autant leur parti Adema PASJ n’est pas officiellement pour une prorogation de deux ans.
Idem pour le Cadre d’échanges qui avait proposé une durée de 12 mois pour la prolongation. Sans aller au bout de sa logique de maintien d’une année de prorogation, le Cadre entretient le flou en décidant seulement de « prendre acte dudit chronogramme » et bizarrement, espère-t-il, que ce chronogramme « sera validé lors du sommet de la CEDEAO du 3 juillet pour la levée des sanctions afin de soulager la détresse et la souffrance de nos populations ».
Par ailleurs, si Gaber GANO, responsable politique du RPM, estime que ce calendrier est irréaliste et irréalisable et qu’il n’est pas évident que l’administration réussisse ce paquet d’élections, mais en aucun moment il ne remet en cause la durée de la Transition qui apparaît comme une éternité pour certains.
Donc, en s’abstenant de dénoncer ce chronogramme conformément aux 24 mois, les acteurs politiques opposés également à la rédaction de la nouvelle constitutionnelle implicitement approuvent cette réforme majeure dont le processus a été enclenché par différents régimes, mais jamais achevée à cause des contestations.
Alors entre janvier et juin qu’est-ce qui s’est passé à même de pousser des acteurs politique à déconsidérer leur position ? Qu’est-ce qui justifie ce revirement de situation ?
Si certains implicitement maquillent la reculade par le message à l’appel à l’union sacrée au tour du Mali, ce revirement est le propre des partis politiques du pays qui se sont caractérisés par leur manque de conviction et de constance dans leur démarche.
En effet, ils sont prompts à respecter les principes démocratiques lorsque ceux-ci plaident en leur faveur et en revanche sont foulés au pied quand leur intérêt est menacé. Voilà la politique à la malienne dont les lignes sont déterminées souvent par l’humeur du jour du président fondateur du parti.
Dans tous les cas, par appétit du gain ou par manque de constance, des formations politiques se rendent coupables de reddition en s’alliant aux militaires.

PAR SIKOU BAH

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Les législatives avant la présidentielle: quel enjeu?

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:12pm

Les autorités de la transition ont présenté, ce mardi 28 juin, le chronogramme des différentes élections qui devront sanctionner la période transitoire aux forces vives de la nation. Ledit chronogramme prévoit l’organisation du référendum pour le mois de mars 2023 ; l’élection des conseillers des collectivités pour juin 2023 ; les législatives pour novembre 2023 et la présidentielle en février 2024 pour boucler la boucle.

Ce chronogramme a été salué par les Maliens, car il constitue un grand pas vers la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA qui pèsent sur notre pays depuis le 9 janvier dernier. Cependant, beaucoup d’observateurs ont été tiqués par l’agencement des différentes élections. Il s’agit notamment de la tenue des législatives avant la présidentielle.
Ce qui n’est pas une tradition dans notre pays. La remarque suscite beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion. Si certains saluent la décision, beaucoup d’autres ne cachent pas leur inquiétude. Ces derniers soutiennent qu’au cas où les élections législatives sont organisées avant la présidentielle, le Président élu court un risque s’il n’a pas la majorité à l’Assemblée nationale.
Comment gouverner sans majorité absolue ? Quel sera le pouvoir d’un Président de la République s’il n’a pas la majorité à l’hémicycle ? Ce sont là des questions qui dominent les débats.
En tout cas, si la victoire au sortir de l’élection présidentielle est une étape nécessaire pour tout candidat, elle est loin d’être suffisante. Pour consolider son pouvoir, il est nécessaire d’avoir une majorité acquise à sa cause au sein de l’organe législatif.
Dans l’exercice de sa fonction, le Président élu ne pourra appliquer pleinement son programme qu’en cas de victoire de son parti et ses alliés aux législatives.
Avec le calendrier élaboré par les autorités de la transition, le futur Président démocratiquement élu pourra faire face à ce scénario au cas où il n’aura pas la majorité à l’Assemblée nationale. Comme conséquence, la quasi-totalité des mesures promises par le candidat lors de la campagne électorale ne pourra être mise en œuvre.
Naturellement, lorsqu’il obtient une majorité qui lui est favorable à l’Assemblée nationale, le Président de la République est libre de proposer des lois. Aussi, il sera à l’abri des motions de censure contre son gouvernement.
Généralement, le Président de la République nomme le Premier ministre dans les rangs d’une majorité parlementaire qui le soutient. Il a également le pouvoir le dissoudre l’Assemblée nationale et procéder à l’organisation de nouvelles élections législatives. Ce qui occasionnera des charges supplémentaires pour le pays qui traverse déjà une crise multiforme.

PAR MODIBO KONE

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Fronde au sein du Corema: Fomba et Fousseyni Ouattara écartés

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:09pm

Fousseyni OUATTARA et Aboubacar Sidick FOMBA, respectivement président et porte-parole ne sont plus membres du Collectif pour la Refondation du Mali (COREMA). Du moins, selon les conclusions de la réunion de certains cadres fondateurs réunis, ce mardi 28 juin 2022 au CICB. Ceux-ci ont décidé de dissoudre ledit Mouvement en raison de certaines divergences internes nées de l’Adoption de la nouvelle loi électorale le 17 juin dernier. Alors que Fousseyni OUATTARA et Aboubacar Sidiki FOMBA avaient voté contre, les autres membres du COREMA qui siège au sein du Conseil national de transition (CNT) étaient au nombre des votants.

Créé en 2021, le Collectif pour la Refondation du Mali (COREMA) est désormais plongé dans une crise aigüe. Pour cause ! Des membres fondateurs réunis ce mardi 28 juin 2022 au CICB ont décidé de dissoudre ledit Mouvement en raison, disent-ils, de certaines divergences. De même, ils ont décidé d’adopter la dénomination de « Alliance pour la Refondation du Mali (AREMA)». Mohamed Ousmane AG MOHAMEDOUNE a été désigné comme président de AREMA à l’unanimité des membres présents.

L’information a été donnée à travers une déclaration rendue publique à l’issue de cette rencontre tenue ce mardi 28 juin 2022 au CICB.
Selon les auteurs de cette déclaration, à cause de l’entêtement des camarades Fousseyni OUATTARA et Aboubacar Sidiki FOMBA à nier leur tort et à reconnaître l’existence de la crise, la réunion a reconnu la nécessité de réorganiser, de réformer et renommer le mouvement pour préserver et consolider ses acquis.
Aussi, la réunion, après échange et consultation de la base du COREMA, a décidé de la dissolution du Collectif pour la Refondation du Mali (COREMA) ; d’adopter la dénomination « Alliance pour la Refondation du Mali A.RE.MA » en lieu et place du COREMA désormais dissout.
La nouvelle Alliance vise l’absorption de tous les militants et bases anciennement COREMA et de conserver les objectifs et la vision de base notamment le soutient à la transition et aux autorités de la transition pour la refondation et l’indépendance totale de notre pays le Mali.
Dans la même veine, la réunion a décidé de poursuivre dans ce format ses activités d’information, de sensibilisation et de mobilisation des populations autour des objectifs de refondation conformément à la volonté du peuple portée par le Président de la transition, le Colonel ASSIMI GOITA.
Au cours de la même journée, les intéressés, Fousseyni OUATTARA et Aboubacar Sidick FOMBA, respectivement président et porte-parole du COREMA, ont apporté un démenti formel contre cette information.
« Le collectif pour la refondation du Mal i(COREMA) tient à informer l’opinion nationale et internationale que le COREMA demeure un et indivisible», peut-on lire dans un communiqué signé le 28 juin 2022 par l’honorable Aboubacar Sidick FOMBA, porte-parole du COREMA.
Dans le même communiqué, on apprend que Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUN, président de la nouvelle Alliance (AREMA), et Attaye ABDALA ont été radiés sur décision du bureau national du COREMA pour calomnie, tentative de division et d’usurpation de titre.
A travers le communiqué signé par son porte-parole, Aboubacar Sidick FOMBA, le COREMA apporte la précision que le mouvement de l’inclusivisité dont Mohamed Ousmane est le premier responsable n’a jamais notifié par lettre son adhésion au COREMA, règle préalable pour prétendre être membre du COREMA à fortiori membre fondateur.
Selon les termes du communiqué, Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUN et Attaye ABDALA sont dans la manipulation en disant sur tous les toits qu’ils ont reçu des consignes du Président Assimi et du président du CNT Malick DIAW afin de voter pour la loi électorale.
«Cela est un mensonge de bonne facture car nous savons très bien que le vote n’est pas impératif et que nous avons les preuves que cela est de la pure manipulation, une tentative de division des organes de la transition», tranche le communiqué.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Non invitée à la concertation avec les forces vives: la CMAS pique la colère

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:05pm

La Coordination des mouvements, association et sympathisant de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) dénonce son exclusion à participer à la réunion d’échanges des forces vives de nation autour du Chronogramme, le mardi 28 juin 2022, au Centre de formation des Collectivités, organisées par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation en collaboration avec d’autres départements. C’est en substance, le contenu d’un communiqué signé ce mardi 28 juin 2022, par le Coordinateur général, Youssouf Daba DIAWARA.

Malgré le fait que les partis politiques et les forces vives de la nation saluent l’initiative du chronogramme des élections et des réformes politiques et institutionnelles, la CMAS déterre sa hache de guerre contre les autorités de la Transition à cause de sa non-convocation à cette rencontre entre les membres du gouvernement et les forces vives de la nation.
Dans son communiqué en date du 28 juin 2022, la CMAS a tout d’abord rappelé que conformément aux orientations du président de la Transition pour la relance du dialogue entre les Maliens, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le ministre de la Refondation chargé des relations avec les institutions, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles, avaient rencontré ce 28 juin 2022, les forces vives de la nation autour du projet de chronogramme des élections et des réformes politiques et institutionnelles majeures.
Cependant, le coordinateur général Youssouf Daba DIAWARA s’insurge contre le fait que son Organisation n’a été invitée à prendre part aux travaux de cette réunion d’échanges des forces de la nation autour du Chronogramme.
« La CMAS de l’Imam Mahmoud DICKO informe, dans son document, l’opinion nationale et internationale qu’elle n’a reçu aucune invitation d’aucune autorité à prendre part aux travaux préconisant l’avenir et le devenir de notre pays », révèle le communiqué.
Le coordinateur général Youssouf Daba DIAWARA a regretté que la CMAS ait été exclue de la rencontre des forces vives des autorités concernées vis-à-vis de la CMAS de l’Imam Mahmoud DICKO.
Il a rappelé que cette transition émanait de la volonté du changement du peuple porté par le Mouvement du 5 juin dans la CMAS est l’un des acteurs majeurs avant de signaler que l’inclusivité est le socle de la réussite de cette Transition et donc aucun Malien ne doit être exclu du processus en cours.
Toutefois, la CMAS prend le Peuple en témoin que les autorités concernées seraient les seules responsables ders conséquences qui pourraient découler de pareilles pratiques qui ne rassemblent point les Maliens.
Enfin, le coordinateur Youssouf Daba Diawara a rassuré ses membres qu’ils vont user de toutes les voies et moyens pour imposer leur voix.

Par SABA BALLO

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Sans Tabou: cadre de concertation, le baga-baga de l’Imam

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:01pm

Dans un Mali à la croisée des chemins, pardon qui cherche sa voix, entre nationalisme passionné, patriotisme frelaté et populisme intéressé, on rechercherait en vain une aiguille dans une boîte de foin… Dans la foret des ambitions concurrentielles, la mesure de l’unité et de la cohésion nationale au lieu d’être l’armée (les FAMa) creuset de la nation, c’est le colonel Assimi Goïta, comme fut Le Lieutenant-Colonel puis le Général ATT. Dans la même veine confusionniste, les partisans de l’imam Mahmoud Dicko peinent à accepter leur non-invitation au cadre de concertation sur le projet de chronogramme de la Transition. Dans un communiqué laconique, ils tentent de hausser le ton, à travers des menaces non voilées.

Pour avoir été omis de la liste des invités au cadre de concertation nationale entre le gouvernement et les forces vives de la nation, ce mardi 28 juin 2022, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS) tonne et rouspète.
C’est inacceptable et impardonnable que l’icône du changement majeur de ces 20 août 2020 soit oubliée, exclue comme l’autre troubadour. C’est pourquoi, la CMAS promet de se faire entendre par qui de droit et qui entendra. Qu’est-ce qui s’est passé ?
Conformément aux orientations du Président de la Transition le colonel Assimi Goïta pour la relance du dialogue entre Maliens, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre de la Refondation chargé des relations avec les institutions, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles ont rencontré le mardi 28 juin 2022 les forces vives de la nation autour du projet de chronogramme des élections et des réformes politiques et institutionnelles majeures.
La Coordination dos Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS) furieuse d’avoir été oublié commodément rappelle que cette transition émane de la volonté de changement de notre peuple porté par le Mouvement du 5 juin -Rassemblement des Forces patriotique (M5-RFP), dont elle est initiatrice, concepteur, membre fondateur et actrice majeure à part entière. C’est pourquoi elle déplore cette exclusion cavalière et grossière des organisateurs de cette réunion vis- à-vis de la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko.
Au demeurant, la CMAS rappelle à ces apprentis diviseurs que « l’inclusivité est le socle de la réussite de cette transition et donc aucun Malien ne doit être exclu du processus en cours ».
C’est pourquoi, pour que nul n’en ignore le baga-baga, peuple du boulevard pris à témoin, elle dit que les autorités concernées sont les seules responsables des conséquences qui peuvent découler de ces pareilles pratiques qui ne rassemblent point les Maliens ». Que vont faire l’Imam et ses affidés ?
La terre va-t-elle encore trembler comme ça été le cas sous IBK qui a montré toute sa faiblesse face à la situation. La CMAS promet qu’elle usera « de toutes les voies et moyens pour (se) faire entendre, car, le Mali nous appartient à tous !!!!».
Sauve qui peut ! L’Imam va sortir de sa mosquée, et prendre le maquis !

PAR SIKOU BAH

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Séjour spirituel dans la vielle sainte de Médine: prières individuelles et collectives pour le Mali

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 3:00pm

Le lundi 27 juin 2022 a été consacré à deux activités phares du séjour des pèlerins dans la ville religieuse : la prière individuelle dans le saint des lieux saints de la mosquée de Médine et la lecture collective du saint coran sous l’égide des guides religieux de l’encadrement national du hadj.

Dès 0h30 heure local (21h30 à Bamako), les hommes ont constitué une file indienne à partir de leur résidence, Jawharat Rasheed Hotel, à une cinquantaine de mètres du périmètre de la grande mosquée de Médine.
Objectif : accéder à la mosquée à partir de 1h du matin (22 h à Bamako) suivant l’autorisation accordée aux pèlerins de la filière gouvernementale par les autorités saoudiennes pour la prière individuelle au cœur même de ladite mosquée, appelée Rawdha, le symbole terrestre du jardin d’Eden selon le qualificatif du prophète de l’islam lui-même.
A 22h heure local (19h à Bamako), les femmes ont emboité le pas aux hommes dans les mêmes circonstances et pour le même objectif.
A la demande des guides religieux de la sous-commission éponyme, en plus de ses propres préoccupations personnelles, chaque pèlerin est exhorté à prier en faveur du pays pour le retour de la sécurité, de la paix et du vivre ensemble au Mali, gages de prospérité et de développement pour chacun et tous.
Dans l’après-midi, c’était la lecture de coran dans l’enceinte même de l’hôtel qui accueille les pèlerins de la filière gouvernementale, à l’initiative des guides religieux, auxquels se sont joints certains guides de la filière privée.

«C’est une tradition qui a été instaurée par les autorités de notre pays, en particulier le ministère en charge des Affaires religieuses et le Haut conseil islamique du Mali (HCIM), pour saisir l’occasion du séjour spirituel à Médine et prier pour notre pays, le Mali, afin qu’il puisse retrouver la paix et la prospérité », a justifié M. Habib KANE, Président de la sous-commission religieuse et par ailleurs directeur national des Affaires religieuses et du Culte, en expliquant le sens de cette prière collective.
«La lecture du saint coran à cette occasion et les bénédictions qui l’accompagnement visent à confier les pèlerins à Dieu pour leur dévotion et leur permettre d’effectuer un hadj agréé et de retrouver leurs familles respectives au Mali à la fin du pèlerinage », a-t-il soutenu.
«C’est une action qui a l’avantage de souder les délégués et de les rapprocher, tout en leur permettant de prendre conscience de leurs responsabilités avec un effet très positif sur les activités que nous menons », a expliqué M KANE
Enfin, il s’est réjoui de l’effectivité du hadj 2022 après deux années successives d’interruption pour cause de pandémie liée à la Covid-19.
«Chacun a sa place et son rôle dans la société, ceux des leaders religieux étant des faire de faire des bénédictions pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale dans notre pays », a conforté l’imam Ousmane Saliou TRAORE, membre de la sous-commission religieuse, justifiant par la même occasion « le rôle et la place » des leaders religieux pour la stabilité du pays.

«Il s’agit pour nous de jouer notre partition ici, ainsi que pour les leaders religieux restés sur place au Mali, en invoquant Dieu afin qu’Il inspire les plus hautes autorités de notre pays pour les porter sur des décisions bénéfiques et avantageuses pour chacun et tous », a-t-il expliqué.

Source : CCOM/MARCC

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Diallassagou: le doute insultant de la Minusma

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 2:57pm

Dans la nuit du 18 au 19 juin, les villages de Diallassagou, Dianweli et Deguessagou, situés dans le cercle de Bankass, ont été victimes d’attaques terroristes. Après la découverte de nouveaux corps, le nombre de victimes a augmenté à 195 morts, selon des sources locales. Pour montrer la compassion de la Minusma et réitérer ses condamnations fermes, le représentant spécial du secrétaire général, Chef de la Minusma, El Ghassim Wane, était ce lundi dans la région de Mopti, notamment à Bankass puis à Diallassagou.

Il aura donc fallu plus d’une semaine à la Minusma pour, dit-elle, déployer à Diallassagou une mission d’établissement des faits dans le village. En français facile, la Minusma veut établir la véracité des faits. Parce que tel que présenté les faits souffrent-ils de crédibilité pour la Minusma ?
En utilisant le conditionnel présent pour s’exprimer au sujet des massacres perpétrés à Diallassagou et du bilan officiel établi par les plus hautes autorités maliennes («Suite aux attaques qui auraient été perpétrées par des groupes extrémistes dans la région de Bandiagara dans le Centre du Mali, et qui selon le bilan établi par les autorités maliennes, auraient entraîné la mort de plus d’une centaine de civils ») la Minusma choisit délibérément d’induire un doute, une incertitude, une probabilité sur les faits tels que présentés. Parce que c’est cela qu’exprime le conditionnel présent.
Est-ce la Minusma douterait que ce massacre est l’œuvre des groupes terroristes notamment « les combattants de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa dont plusieurs, parmi les auteurs, ont été formellement identifiés » par le gouvernement dans son communiqué ou, est-ce que simplement la Minusma remet-elle en cause «le bilan établi par les autorités maliennes, auraient entraîné la mort de plus d’une centaine de civils » ? Dans les deux cas, le doute ambiant que la Minusma laisse planer sur la parole officielle du Mali est insultant pour la dignité et l’honneur de notre pays.
En allant sur le terrain comme des journalistes «recueillir des témoignages directs sur les événements survenus à Diallassagou, mais également de procéder à des constatations matérielles notamment l’incendie de bâtiments (boutiques et commerces) et de véhicules », la Minusma crédite-t-elle la parole du chef terroriste Amadou Kouffa sur celle du gouvernement ?
Le chef de la Katiba Macina, Amadou Kouffa, affilié au groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) est sorti dans une vidéo pour nier son implication dans le massacre de Diallassagou. Suite au communiqué du gouvernement, Amadou Kouffa a estimé que «de fausses rumeurs ont été répandues dernièrement à travers les médias indiquant que « les moudjahidines » appartenant au (GSIM) ont assassiné des civils dans le cercle de Bankass, région de Mopti. En réponse à ça, nous affirmons que « les moudjahidines » n’ont pas tué de civils et ceci n’est pas leur méthode. Parmi les 03 villages cités comme cibles des attaques, « les moudjahidines » ne s’y ont nullement rendus, hormis le village «Glasgow» où se trouve certains individus, il a été établi qu’ils collaborent avec les «tyrans» dans les rondes effectuées, au cours desquelles ont été tués plusieurs musulmans, ce qui a poussé les villageois à organiser des manifestations pour empêcher « les moudjahidines » à parvenir à leur fin. Ces derniers ont tiré des tirs de sommation afin de disperser les gens autour d’eux. S’agissant de ce qui se dit à leur sujet comme quoi ils ont incendié les boutiques et confisqué les voitures, la vérité est qu’ils ne se sont pas attaqués à aucune boutique des innocents, sauf qu’ils ont confisqué les biens de ceux figurant sur une liste ramenée ce jour-là. Nous précisons (GSIM) que ceux arrêtés par « les moudjahidines » et dont leurs biens ont été confisqués, ont été traduits devant « la commission légitime de la région».
En tout cas ce n’est qu’après cette vidéo de propagande du chef de la Katiba Macina pour accuser les FAMa et Wagner que la Minusma s’est résolue à lever, conformément à son mandat, une mission d’établissement des faits sur le massacre de Diallassagou. Que la mission soit conforme à son mandat, mais nulle part ce mandat ne l’autorise à mettre en doute la parole de l’État malien.
Dans un compte rendu de presse, la Minusma indique que « l’enquête se poursuit et les résultats permettront de clarifier les circonstances qui ont entouré ce massacre, la MINUSMA de son côté assure qu’aucun effort ne sera ménagé pour venir en appui aux populations, dont la préoccupation première est la sécurité des personnes et des biens ».
Elle ajoute pour brouiller les pistes que les éléments de la Force de la MINUSMA qui ont procédé sur le terrain à des consultations médicales au profit de la population locale vont continuer à évaluer la situation pour arrêter les modalités de l’action future de la Mission dans la zone.

PAR Abdoulaye OUATTARA

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Évaluation des systèmes alimentaires au Mali: la FAO identifie les principales problématiques

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 2:56pm

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a élaboré un communiqué relatif aux résultats de l’évaluation des systèmes alimentaires au Mali. Les participants à cette évaluation ont pu identifier les principales problématiques des systèmes alimentaires au Mali ainsi que les solutions possibles pour activer la transformation durable et inclusive des systèmes alimentaires. Lesdites informations sont contenues dans le Profil des systèmes alimentaires du Mali-Activer la transformation durable et inclusive de nos systèmes alimentaire. Il sert de base pour décider les interventions prioritaires dans des domaines clés des systèmes alimentaires dans notre pays.

En effet, les systèmes alimentaires sont au cœur de l’économie du Mali. Ils représentent 52% du PIB et fournissent un emploi à trois Maliens sur quatre, principalement dans le secteur de la petite agriculture. Les céréales et le bétail représentent une grande partie de la production agricole, ce qui fait du Mali un pays quasiment autosuffisant et un exportateur clé de la sous-région.
Troisième produit d’exportation du Mali après l’or et le coton, 75% du bétail est exporté vers les pays voisins.
« Nos systèmes alimentaires tels qu’ils fonctionnent ne parviennent pas à nourrir sainement toutes les populations et à garantir un mode de vie convenable pour tous les acteurs tout en préservant l’environnement. Ils sont confrontés à plusieurs défis en matière d’alimentation, de technologie, d’urbanisation et de changement climatique. Avec deux tiers de son territoire semi-désertique, le Mali souffre particulièrement des effets du changement climatique tels que la désertification, l’érosion des sols, la sécheresse et les inondations récurrentes », souligne le résultat de l’évaluation des systèmes alimentaires de la FAO.
L’évaluation des systèmes alimentaires entre dans le cadre d’une initiative conjointe entre l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), en coopération avec les gouvernements.
L’objectif est d’identifier les principales contraintes du système et de mettre en lumière les points d’accès pour des politiques innovatrices et des investissements clés en vue de la transformation durable des systèmes alimentaires.
Sur la base d’une approche holistique qui considère les systèmes alimentaires dans leur ensemble, cette évaluation a permis de réunir un large éventail d’acteurs des systèmes à travers un processus innovateur de consultation en ligne qui s’est déroulé en parallèle dans 50 pays. Les participants ont pu identifier les contraintes particulières à leur pays et déterminer des points d’entrée en vue d’une transformation durable de ces systèmes.
Ainsi, le Profil des systèmes alimentaires Mali-Activer la transformation durable et inclusive de nos systèmes alimentaires servira de base pour décider des interventions prioritaires dans des domaines clés des systèmes alimentaires.

PAR MODIBO KONE

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Publication du projet de chronogramme: une volonté saluée des autorités de la transition

INFO-MATIN - Gio, 30/06/2022 - 2:49pm

Après moult tractations, le gouvernement de transition vient de dévoiler un projet de chronogramme pour les prochaines élections. À cet effet, le ministre de l’Administration territoriale avait tenu une réunion avec les représentants des partis politiques et de la société civile ce mardi 28 juin 2022. Au cours de cette rencontre, il a été question de l’organisation d’un référendum en mars 2023. Ceci sera suivi par des élections territoriales en juin et des législatives en novembre 2023. Ce chronogramme détaillé du gouvernement est une volonté affichée des autorités de la transition, d’aller vers une sortie de cette transition, qui peinait jusque-là à trouver une issue vers un retour à la normalité constitutionnelle.

S’il y a eu une pomme discorde entre les autorités de la transition et le CEDEAO, c’était bien l’absence d’un chronogramme des élections générales marquant la fin de la transition dans notre pays. En effet, lors d’une visite de l’émissaire de la CEDEAO en février 2022, les autorités de la transition du Mali et la CEDEAO n’étaient pas parvenues à un accord sur un chronogramme électoral devant conduire aux élections présidentielles et législatives. Ce qui a crispé davantage la situation, alors que le Mali était sous embargo depuis le mois janvier 2022.
Contrairement aux rencontres précédentes, la plupart des Maliens ont l’immense espoir que les plus hautes autorités de la transition ne reviendront pas bredouilles du Sommet d’Accra (Ghana) prévu pour le 03 juillet prochain.
Après la rencontre du cadre de concertation du mardi dernier, tous les observateurs s’accordent à reconnaître que l’inclusivité de toutes les forces vives de la nation est désormais au rendez-vous en vue de l’adoption de ce chronogramme.
À la lumière de la réaction différents acteurs après la rencontre avec le gouvernement, on peut dire que la classe politique a, en effet, favorablement accueilli cette démarche des autorités qu’elle qualifie de salvatrice.
D’ailleurs, M Kassim TAPO, Président du parti MORENA trouve déjà le chronogramme réalisable.
« Je me réjouis de la reprise du dialogue entre les partis politiques avec le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. C’est une reprise des activités normales entre le département qui a retrouvé ses prérogatives dans le cadre des élections, grâce aux différents amendements qui ont été faits par le Conseil national de transition »., a-t-il dit, avant de se réjouir que la rencontre de mardi était un nouvel espoir né pour qu’on puisse aller à des élections libres, crédibles et transparentes.
« On nous a soumis un chronogramme sur lequel, les partis politiques vont apporter leurs réflexions pour qu’on puisse sortir de la Transition. Ces différents chronogrammes constituent des propositions faites dans le cadre du nouveau délai de la Transition de 24 mois, à compter du mois de mars dernier si les choses se passent normalement », a espéré Maître TAPO, même s’il reconnaît qu’il y aura des aléas.
Des petites imperfections qui peuvent être revues.
Faut-il rappeler que le nouveau texte électoral adopté par le Conseil national de la transition (CNT) ouvre une brèche permettant aux militaires de se présenter à la prochaine élection présidentielle. En effet, l’article 155 de la nouvelle loi électorale dispose que tout membre des forces armées et de sécurité qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six mois avant la fin du mandat en cours du président de la République.
Dans la présente loi électorale, il est prévu aussi que trois des membres du Collège de décision de l’AIGE Organe Unique indépendant de Gestion des Élections soient choisis par le Président de la République/Transition, et deux membres par le Président de l’Assemblée nationale/CNT, et des représentants des autres chefs d’Institutions tous des politiques, en plus d’un autre quota alloué aux partis politiques.
Selon, maître Baber GANO du RPM, l’AIGE est une nouvelle expérimentation pour tous les acteurs politiques. Et cela veut dire, selon lui, que tout le monde doit aller à une compréhension commune de l’opérationnalisation de l’AIGE. Il y aura une limite pour l’État et il y aura un point de départ pour les membres du l’AIGE.
« La compréhension commune de l’AIGE doit être faite pour que nous sortions des cafouillages qui pourraient aboutirent à plus de crises politiques sous la loi nouvelle. C’est pour éviter que l’AIGE ne soit encore une autre source de conflits ou de contestations au sein de la classe politique. À cet effet, je propose un atelier afin que le gouvernement et la classe politique aient une même vision de l’AIGE parce que le gouvernement lui a affirmé qu’il ne se reconnaît pas dans la loi électorale », a-t-il suggéré.
Dans l’ensemble, la proposition de ce chronogramme a suscité beaucoup d’espoir chez les Maliens qui espèrent une sortie apaisée de la transition à travers des élections libres et transparentes.

PAR CHRISTELLE KONE

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Categorie: Mali

Chronogramme des élections: enfin dévoilé

INFO-MATIN - Mer, 29/06/2022 - 2:20pm

– Référendum : mars 2023
– Élections des collectivités : juin 2023
– Législatives : novembre 2023
– Présidentielle : février 2024

Quelques jours après la visite du Médiateur de la CEDEAO au Mali, le contenu du projet de chronogramme des différents scrutins et celui des reformes politiques et institutionnelles de la Transition ont été présentés à la classe politique ce mardi 28 juin 2022, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT), à la faveur d’une réunion de la formation politique du Cadre de concertation nationale (CCN). De cette rencontre, il ressort que les différents scrutins se dérouleront entre en mars 2022 et février 2024.

L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye MAIGA, qui avait à ses côtés, le ministre de la Refondation, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAIGA ; et la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou DICKO. On y notait la présence massive des présidents des partis politiques.
À l’ouverture des travaux, Abdoulaye MAIGA a fait savoir que cette réunion s’inscrivait dans le cadre de la relance du dialogue politique.
Il a signalé que cette rencontre entre les partis politiques et les autorités de la Transition intervenait dans un contexte particulier marqué par les sanctions injustes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali.
Selon le ministre Abdoulaye MAIGA, beaucoup d’efforts ont été fournis par le Président de la Transition pour que le pays retourne à l’ordre constitutionnel. Il s’agit selon le président de la séance, de l’adoption du décret fixant la durée de la Transition ; de la création par décret du président de la Transition d’une commission de Rédaction de la nouvelle constitution, le 10 juin 2022 ; de l’adoption de la loi électorale par le Conseil national de Transition, le 17 juin 2022 et sa promulgation par le Président de la Transition , le 24 juin 2022 ; et enfin, de la mise en place d’un dispositif de suivi des élections et des réformes.
Ainsi, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, a soutenu que les plus hautes autorités du pays avaient toujours fait de l’inclusivité et de la co-construction le pilier de toutes les démarches devant aboutir à des reformes politiques et institutionnelles consensuelles pendant la Transition.
Pour lui, la tenue des Assises nationales de la refondation, conformément aux orientations du Président de la Transition Assimi GOITA, en est une parfaite illustration de cet engagement de la Transition.
En campant le décor, le Colonel MAIGA a précisé que les échanges portaient sur le contenu des projets de Chronogramme du referendum constitutionnel et des élections à savoir : le referendum constitutionnel ; les élections des conseillers des collectivités territoriales (communes, cercles et régions) ; les élections législatives et l’élection du Président de la République.
Il s’agissait selon le ministre Abdoulaye MAIGA, de la présentation du contenu du chronogramme initial des reformes politiques et institutionnelles.
À ce propos, il a fait allusion à l’élaboration et l’adoption de la nouvelle Constitution ; à l’adoption du projet de loi sur la réorganisation territoriale et ses textes connexes ; à la relecture et adoption des textes connexes aux élections ; notamment de la Charte des partis politiques, la loi sur le régime des députés ; etc.).
Le président de la séance a révélé que le contexte national et international exigeait les autorités de la Transition plus d’anticipation, d’écoute et de participation.
De son intervention, il ressort que l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le Conseil des ministres sont provisoirement programmés pour novembre 2022.
Aussi, la Transmission du projet de Loi référendaire au Conseil national de Transition est prévue en novembre 2022.
À cela s’ajoute également de l’adoption du projet de Loi référendaire par le Conseil national de Transition.
La Convocation du collège électoral, selon le ministère de l’Administration territoriale, est prévue en février 2023 qui sera suivi de la Campagne référendaire en mars 2023.
Enfin, le déroulement du scrutin est programmé pour le mars 2023.
La promulgation de la loi adoptée par référendum par décret du président de la Transition interviendra dès la proclamation des résultats définitifs du référendum par la Cour Constitutionnelle.
S’agissant des élections des conseillers des collectivités territoriales, le ministère de l’Administration territoriale à proposer aux hommes politiques, la convocation du collège électoral en mars 2023.
Pour la campagne électorale, elle est prévue selon le projet de chronogramme en juin 2023 ; et enfin le déroulement du scrutin en juin 2023 également.
Parlant des élections législatives, la convocation du collège électoral est prévue en juillet 2023 qui sera également suivi de la campagne électorale du premier tour en octobre 2023.
Pour le déroulement du premier tour, c’est initialement prévu en octobre 2023.
Aussi, il est attendu l’ouverture de la campagne électorale du second tour en novembre 2023 ; et enfin, le second tour en novembre 2023.
Enfin, selon le chronogramme soumis à l’attention de la classe politique par le gouvernement hier mardi, en ce qui concerne l’élection du Président de la République, dernière étape d’une année électorale, la convocation du collège électoral est prévue octobre 2023.
Quant à la campagne électorale, l’ouverture est pour le premier tour est prévue en janvier 2024 suivie du déroulement du premier tour en février 2024.
Ensuite, la campagne électorale du second tour est programmée au cours du même mois ainsi que e déroulement du second.
Au sortir de cette rencontre, les partis politiques, dans leur majorité, ont salué cette démarche pour en soulignant quelques préoccupations relatives essentiellement calendrier qu’ils jugent trop chargé.

Par SABA BALLO

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Levée de l’embargo: le Mali va-t-il capituler ?

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:55pm

Le Premier ministre DR Choguel Kokalla défenestré et sacrifié pour apaiser le courroux politique et la formation d’un gouvernement d’union nationale ou un gouvernement d’ouverture pour sacrifier aux diktats de la CEDEAO, tels seraient les termes d’un accord secret conclu entre Koulouba et le médiateur Goodluck Jonathan. Voilà ce que rapportent les réseaux sociaux ce lundi 27 juin 2022, sans tirer les conséquences d’un tel accord. Fantasmes ou bruits de couloirs, l’hypothèse n’est pas dantesque, mais simplement shakespearienne. Mais en haut lieu, elle ne fait pas sourire, car elle est synonyme de capitulation sans la fin de la bataille des autorités face aux impositions de la France et de la CEDEAO.

Le souhait de voir l’actuel locataire de la Primature céder son fauteuil à un autre politique moins clivant, plus perméable à la défense des intérêts de la France et la communauté internationale.
Toutefois, à part quelques petites chapelles marginales, aucun parti ou aucun regroupement politique n’a fait du départ de Choguel Kokalla Maïga la condition sine qua num de son soutien à la transition.
La ligne de fracture, pardon la friture entre les autorités de la Transition et la ‘‘classe politique’’ adoubée par la communauté internationale, est la hiérarchie des priorités et missions assignées à la Transition. Tandis que l’ancienne majorité politique disait qu’il faut des élections ici et maintenant comme l’avait préconisé le chronogramme du gouvernement Ouane (27 février 2022 pour la présidentielle) les autorités de la rectification estiment comme l’ancien ministre des Affaires étrangères Thiéman Hubert Coulibaly le 5 novembre 2012 que les prochaines élections ne pourraient être organisées que si le nord du pays était libéré.
Pour rappel, celui qui anime l’opposition depuis Abidjan où il s’est réfugié avait déclaré : « je ne vois pas comment on peut prétendre organiser des élections alors que des territoires sont occupés. C’est pour piéger 4 millions d’habitants ? Nous voulons vite organiser les élections, mais pas celles de la honte ».
Quelle différence y a-t-il aujourd’hui entre la situation sécuritaire du Mali d’avril 2012 et celle d’aujourd’hui ?
Mais comme une partition bien coordonnée les ‘‘politiques’’ en marge des aspirations du peuple et la communauté internationale soufflent bizarrement dans la même trompette en exigeant conjointement le respect de la durée de la Transition et la tenue de la présidentielle le 27 février 2022.
Pendant que la Charte de la Transition dit que «la durée de la Transition est fixée conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. » (Article 22 nouveau).
Dans un contexte similaire, l’Organisation des Nations Unies, à travers le Conseil de sécurité dans sa résolution N°2100 du 25 février 2013 qui a mis en place la Minusma, avait engagé «les autorités de transition maliennes à tenir des élections présidentielles et législatives libres, régulières, transparentes et sans exclusive, dès que ce sera techniquement possible». Il n’est pas inutile de souligner «DÈS QUE CE SERA TECHNIQUEMENT POSSIBLE».

Neuf (9) ans plus tard, le même conseil de sécurité, à contre-courant des aspirations légitimes des Maliens réduit la crise que le pays traverse à sa simple dimension électorale et exige dans résolution N°2584 du 29 juin 2021 «toutes les parties prenantes maliennes à faciliter la reprise et la pleine réalisation de la transition politique et le transfert du pouvoir aux autorités civiles élues, réaffirme à cet égard l’impérieuse nécessité de respecter la période de transition de 18 mois qui a été décidée lors de la réunion des chefs d’État de la CEDEAO tenue le 15 septembre 2020 et qui est définie dans la charte de transition, réaffirme également le calendrier électoral annoncé qui prévoit que les élections présidentielles et législatives doivent avoir lieu le 27 février 2022, et demande que soit rapidement mis en place le mécanisme visant à assurer le respect de la transition politique dans les délais fixés qui devrait associer étroitement l’Organisation des Nations Unies et les autres partenaires essentiels du Malié.
Simplement coïncidence ou pronunciamiento contre le Mali et les intérêts du Mali ? L’histoire le dira comme elle retiendra qu’en érigeant le rétablissement de la sécurité comme la mère des priorités le colonel Assimi Goïta et ses compagnons d’armes ont été en phase avec les attentes du peuple.
Ces politiciens patentés qui ont trinqué avec tous les régimes vont-ils renoncer à leurs exigences (durée de la Transition à 18 mois et priorité aux élections) pour la tête de Choguel Kokalla Maïga ? Fils du Mali, ils sont tout de même des hommes d’honneur pas que de vils chercheurs de place…
L’adoption et la promulgation de la loi électorale envers et contre la position du gouvernement et du M5-RFP ont donné du vent au moulin des adversaires du Premier ministre. En hissant la question sur le plan des principes, ceux qui demandent la démission du Premier ministre font flop et se plantent sur toute la ligne. Car aucun principe républicain n’oblige un gouvernement à démissionner parce que le parlement n’est pas allé dans son sens sur un texte. Un peu de respect pour ces honorables qui n’ont pas été «nommés » que pour applaudir le gouvernement. Ils sont chargés de veiller à l’orientation, au contrôle et au suivi-évaluation de la feuille de route de la transition (article 16 de la Charte de la Transition) après avoir adopté «le Plan d’action de la Feuille de route de la transition présenté́ par le Premier ministre (article 15 de la Charte de la Transition).
Que le CNT ne suive pas le gouvernement, que le président de la Transition passe outre le mémorandum du M5-RFP et promulgue la loi électorale, c’est un fait que nul ne peut négliger. Mais conditionner la démission du Premier ministre à l’adoption d’un texte sur lequel le gouvernement n’avait pas engagé sa responsabilité, c’est méconnaître les procédures parlementaires et les relations entre Exécutif et législatives. Rien n’oblige dans les principes et le cas présent le gouvernement à démissionner si ce n’est pas un problème d’ego et de susceptibilité. Or, le service de la nation dans le contexte que nous vivons doit aller au-delà des ego et des mesquineries.
Quid de l’accord secret entre le président de la transition et la CEDEAO sur un éventuel départ de Choguel Kokalla Maïga et de la formation d’un gouvernement d’ouverture aux pions de la France ? Malgré nos efforts, nous n’avons aucune confirmation de cette infox diffusée sur les réseaux sociaux.
À l’analyse, elle ressemble à une intox pour mettre sous pression, sur les nerfs, le président de la Transition comme pour son patriotisme, son indépendance d’esprit par rapport au clan des chefs d’État francophones.
Connu pour intransigeance et son indépendance, l’infox fait apparaître le Colonel Assimi Goïta comme quelqu’un qui au bout de cinq (5) mois d’embargo a finalement craqué et capitulé face à la fermeté de la CEDEAO. Or, il n’en est rien. Si Assimi Goïta était homme à céder facilement, il n’y aurait pas eu la rectification et Choguel K Maïga n’allait jamais être Premier ministre. C’est parce qu’il a tenu et qu’il tient toujours que la dignité et l’honneur du Mali se restaurent au quotidien, que les FAMa, en dépit de la barbarie des terroristes, continuent d’être la fierté et le point de convergence de toute la nation.

Ce n’est pas aujourd’hui que plusieurs politiciens rêvent de voir Choguel K Maïga quitter la Primature, et un gouvernement d’ouverture se former dans lesquels ils figureraient. S’agit-il d’un souhait émis par certains hommes politiques qui l’ont fait passer pour une réalité actée sur les réseaux sociaux ?
Le timing de la formation de ce gouvernement d’union nationale ou d’ouverture paraît dès plus bancal. Comment en effet, après un an de rectification et 5 mois d’embargo, les autorités de la transition et le Peuple malien qui a accepté tous les sacrifices pour sa souveraineté accepteraient de se plier aux exigences de la CEDEAO pour mettre en place un gouvernement selon sa dictée ? Est-ce à dire que le Mali renonce à sa souveraineté en déléguant à la CEDEAO le pouvoir et le droit de nous imposer quel genre de gouvernement nous devrions avoir et à quel moment ?
Si d’aventure, le Mali et les Maliens acceptent tout ça, Koulouba disposerait-il suffisamment de temps pour le mettre en place avant le 3 juillet ? Entre le sommet de la CEDEAO et la fête quel gouvernement peut-on concocter ?
Au regard de l’énormité de l’hypothèse et de l’étroitesse de la fenêtre d’opportunité, beaucoup d’observateurs de la scène politique pensent qu’un gouvernement d’ouverture n’est pas pour demain, en tout cas dans l’immédiat au Mali.

PAR ABDOULAYE OUATTARA

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Mali-CEDEAO : et si rien n’était encore joué

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:52pm

Les autorités de la transition se sont-elles résolues à montrer patte blanche à une semaine du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? S’il est acté et acquis que la durée de la transition tel que décrétée ne fait pas l’objet de fracture majeure entre notre pays et la CEDEAO, la publication et la promulgation de la loi électorale sondent la bonne volonté des plus hautes autorités de caresser dans le sens du poil l’organisation sous régionale, sans pourtant lâcher du lest pour l’essentiel, synonyme de capitulation du régime, aux yeux de certains observateurs.
La rencontre hier lundi 27 juin du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop avec les ambassadeurs et membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays de même que l’opportune rencontre aujourd’hui (ce mardi 28 juin) du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation avec les partis politiques sur le chronogramme de la Transition entrent également dans cette détermination et volonté ultime du Mali de prouver qu’il est ouvert au compromis honorable avec la CEDEAO qui a imposé des sanctions contre le pays lors de son sommet du 9 janvier dernier.
Une date que beaucoup notent comme celle de la divergence profonde entre le Mali et l’organisation sous régionale.
Dernière l’optimisme affiché du Médiateur de la CEDEAO, l’ancien président de la République fédérale du Nigeria, Goodluck Ébélé Jonathan, à sa sortie d’audience avec le président de la Transition le vendredi 24 juin, la prudence commande de ne pas se fier aux certitudes diplomatiques.
En vue du dernier sommet, le président de l’Union Africaine Macky Sall était lui aussi sûr et certain que les sanctions allaient être levées…
Encore en prélude au sommet du 3 juillet, des diplomates reçus par le ministre Abdoulaye DIOP sont convaincus de la levée de l’embargo.
Ce rendez-vous est vu par les observateurs comme étant l’occasion de la confirmation de sa levée officielle.
Dans tous les cas, il y a encore, en effet, un océan entre les oukases de la CEDEAO et les attentes du peuple malien de voir levée les sanctions.
Si le régime de transition a mis en place un cadre d’élaboration d’une nouvelle Constitution, élaboré et promulgué une loi électorale dans le cadre des reformes politiques et institutionnelles, il n’a pas toujours déféré à l’imposition de la CEDEAO de produire un chronogramme détaillé de cession du pouvoir. Ce chronogramme qui est attendu pour bientôt sera-t-il rendu public avant le sommet du 3 juillet ?
À ce jour, des avancées sont certes enregistrées, mais peuvent être insuffisantes au regard des exigences de la CEDEAO pour lever les sanctions.
D’où la pression sur les autorités de la Transition de parvenir à un chronogramme en impliquant l’ensemble des acteurs en vue d’éviter d’autres contestations internes.
Au-delà des exigences communautaires, l’atmosphère entre les responsables de la Transition et ceux de la CEDEAO est aussi altérée par les suspicions d’implication des puissances étrangères, à l’image de la France, qui dicteraient des directives à l’organisation sous régionale pour faire plier le Mali : Faire partir les colonels et déballer le tapis pour leurs poulains.
Comme on peut le voir, il y a toujours un énorme fossé entre la logique des choses (levée des sanctions) et la réalité des enjeux. Rappelons que lors du dernier sommet, à la dernière minute, une graine de sable a grippé la machine.

PAR SIKOU BAH

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Transition, mandat de la MINUSMA: Abdoulaye DIOP sans langue de bois

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:48pm

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a confirmé le retrait du Mali du G5 Sahel, ce lundi 27 juin, lors de sa rencontre avec les diplomates accrédités dans notre pays, en plus de les faire le point sur l’évolution de la Transition dont les avancées plaident en faveur d’une levée de l’embargo de la CEDEAO.

C’était un ballet diplomatique hier à Koulouba. Des ambassadeurs, des chargés d’affaires des ambassades ainsi que des consuls au Mali étaient les convives du chef de la diplomatie malienne pour évoquer les avancées par rapport au processus de la Transition et les négociations pour le renouvellement du mandat de la MINUSMA.
Après plus d’une heure d’échanges à huis clos, le ministre Abdoulaye DIOP a indiqué à la presse que c’était une rencontre régulière d’information sur l’actualité au cours de laquelle, selon lui, ils ont abordé des préoccupations importantes du Mali.
Ainsi, en faisant le point sur l’évolution de la Transition, le chef de la diplomatie malienne a signalé à ses hôtes les avancées majeures réalisées par les nouvelles autorités. Au nombre desquelles, il a cité pèle mêle, la fixation de la durée de la transition à 24 mois, la mise en place d’une commission chargée de l’écriture de la nouvelle constitutionnelle, l’adoption par le CNT et la promulgation par le président de la Transition de la loi électorale qui comporte l’innovation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).
Outre ces points au compte de la Transition, a ajouté le ministre Abdoulaye DIOP, les discussions sont en cours avec la CEDEAO sur la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation du chronogramme qui sera rendu public bientôt après consultation avec les forces vives du pays. À cet effet, une rencontre est prévue aujourd’hui entre responsables et acteurs maliens pour discuter de ce chronogramme tant attendu, parce que considéré par certains partenaires comme une garantie.
« Nous voudrions partager l’ensemble de ces avancées avec le corps diplomatique en espérant que ces actes forts qui ont été posés par le Mali et qui vont dans le sens de la concrétisation de notre engagement à un retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.
Puis, il a souhaité que ces avancées pèsent dans la balance en faveur de son pays lors du prochain sommet de la CEDEAO prévu au 3 juillet prochain à Accra à l’issue duquel, espère-t-il, la levée des sanctions pour le début d’une dynamique plus positive et vertueuse.

Concernant les discussions sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, 2e point de l’ordre du jour, le ministre DIOP a souligné avoir rappelé à ses interlocuteurs les réserves du Mali sur le projet de résolution des Nations unies, dont l’interdiction de la Force Barkhane, à l’espace aérien du pays qui est une ligne rouge.
« D’après les échanges qui sont en cours, nous avons compris que cette disposition a été enlevée du projet de résolution. Nous pensons que ceci va dans le bon sens parce que cette disposition violerait la souveraineté de l’État malien », s’est-il réjoui.
Quant à la question des droits de l’homme par rapport à la résolution, M. DIOP a regretté que celle-ci mette un accent trop prononcé sur ce chapitre avec un mécanisme assez lourd et de multitude de rapports.
« Nous avons souhaité que la question des droits de l’homme soit dépolitisée et ne puisse pas être instrumentalisée pour servir d’autres agendas bien que le Mali reste un pays toujours engagé pour le respect des droits de l’homme », a rappelé le ministre DIOP tout en soulignant que la question de la référence au G5-Sahel n’a plus d’effet sur le Mali dont le retrait est effectif de cette organisation sous régionale mise en place contre le terroriste au Sahel.
L’ambassadeur palestinien, Hadi SHEBLI, en sa qualité du doyen des diplomates, a salué l’idée de cette initiative qui a été une occasion importante, pour eux, d’apprécier les initiatives sur les deux points majeurs de la rencontre. Aussi, elle a été une opportunité pour les ambassadeurs d’exprimer leurs condoléances au peuple malien qui a été endeuillé par l’attaque de Bankass faisant 132 morts, tous des civils.

Également, à la suite du ministre DIOP, M. SHEBLI a félicité l’adoption de la loi électorale qui est très importante pour le Mali et la région toute entière, tout en se réjouissant de la bonne avancée des discussions entre le Mali et la CEDEAO pour la levée de l’embargo.
« Tout le monde (NDRL les diplomates) espère sur la levée immédiate des sanctions imposées à la population malienne qui a assez souffert et qui ne cherche actuellement que la levée immédiate des sanctions et non progressives », a-t-il indiqué pour qui la levée progressive des sanctions ne fera que prolonger la souffrance de la population.
Toutefois, il garde espoir que lors du sommet du 3 juillet, il y aura une annonce officielle de la levée des sanctions au grand bonheur de tout le monde et prouvera que les résultats du compromis entre le Mali et la CEDEAO ont été payants.
Par ailleurs, partageant les préoccupations du chef de la diplomatie malienne sur la question des droits de l’homme, M. SHEBLI se dit aussi convaincu que certes le droit de l’homme est important, mais assurer la sécurité de la population l’est également. À cet effet, indique-t-il, la notion des droits de l’homme doit être respectée dans tous ses volets. Parce qu’autant il est nécessaire d’évoquer la violation des droits des citoyens autant il est important d’assurer le droit de vivre aux citoyens maliens.
« Sans assurer un droit de vivre, sans assurer la sécurité, on ne fera que favoriser les forces extrémistes qui consistent une menace pour le Mali, mais aussi pour toute la région », a déclaré le diplomate palestinien.
Pour sa part, le chef de la délégation de l’Union européenne, Bart OUVRY, a aussi salué les efforts consentis par les autorités de la transition, à travers la loi électorale dont l’adoption a requis beaucoup de consensus suite à de nombreuses consultations.
Cette loi, indique-t-il, rapproche le pays d’un chronogramme attendu pour bientôt. « C’est un pas très important qui nous rapproche d’un consensus plus large non seulement avec la CEDEAO et finalement avec toute communauté internationale », a déclaré M. OUVRY.

PAR SIKOU BAH

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Gouvernance économique: des acteurs de la commande publique formés à Kidal

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:45pm

L’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), en collaboration avec le Projet sécurité et développement au Nord et au Centre du Mali Phase 3, a organisé deux sessions de formation à l’intention des acteurs de la commande publique de la région de Kidal.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été coprésidées par le Président de l’ARMDS le Dr Alassane BA ; le Conseiller aux affaires économique et financière du Gouverneur, Abdoulaye COULIBALY, et le Vice-président de l’Autorité Intérimaire régionale de Kidal, Abda Ag KAZINA.
Notre pays, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, est résolument engagé à promouvoir une gouvernance économique et une efficience des dépenses publiques. Cet engagement s’est traduit en 2008 par la séparation des fonctions de contrôle et de régulation des marchés publics avec la création d’une Autorité de régulation des marchés publics. Depuis cette date, nous assistons à une importance accrue du nombre et du volume des marchés dans notre pays.
Selon les statistiques, en 2021, ce sont 6 680 marchés qui ont été passés par l’ensemble des autorités contractantes pour un montant total de plus de 630 730 072 050 FCFA sous le contrôle de l’organe de contrôle a priori.
Ainsi, au regard de l’importance des questions de marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, la formation des acteurs dans ce domaine a toujours été une priorité des plus hautes autorités du Mali et cela depuis plusieurs années. Ainsi,
À la demande des acteurs de la commande publique de la région auprès du Projet sécurité et développement au Nord et au Centre du Mali Phase 3, l’ARMDS a initié dans la Région de Kidal en 2022, l’organisation de deux sessions de formation. Au terme de ces formations, environ une centaine d’acteurs de la commande publique venant des Autorités contractantes (Administration, Collectivités, Autorités intérimaires régionales et locales) et du Secteur privé (membres de l’OPECOM et de la Chambres des métiers, Chambre de commerce et d’industrie du Mali) ont vu leurs capacités renforcées sur les procédures nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marches publics et des délégations de service public.

PAR MODIBO KONE

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Droits des travailleurs compressés: l’État doit 18 milliards aux victimes

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:41pm

La Bourse du travail a servi de cadre, ce lundi 27 juin 2022, à une Assemblée générale d’information des travailleurs compressés du Mali. L’ordre du jour a porté sur la situation de paiement de leurs droits sociaux. De cette rencontre, il ressort que malgré l’autorité de la chose jugée, le Gouvernement de transition a tenté de se rebiffer pour le paiement des 18 milliards qu’il doit aux victimes qui ont gagné le procès en appel depuis 2020.

Cette rencontre était co-présidée par le président de l’Union nationale des travailleurs compressés du Mali (UNTCM), Amadou KEITA, et son homologue président de l’Association nationale des travailleurs compressés du Mali (ATCM), Ousmane BERTHE. C’était également en présence de plusieurs centaines de victimes.
Selon Cheick Oumar SISSOKO, SG de l’Union, cela fait 7 ans que les travailleurs compressés courent derrière l’exécution de cette décision de justice, sans succès.
Après plusieurs rencontres, a-t-il rappelé, les deux parties se sont retrouvées le 26 février 2022 dans les locaux du ministère de la Fonction publique. Lors de cette rencontre, l’avocat du contentieux a informé qu’il a fait pourvoi en cassation de la décision.
Face à ce nouveau rebondissement, l’affaire a été portée devant la Primature pour arbitrage.
«A ce moment du processus, nous ne pouvons plus accepter l’idée d’un pourvoi pour une affaire jugée en 2016», a estimé M. SISSOKO.
Face à la persistance du blocage, les deux organisations défenseurs des droits des compressés ont saisi le Premier ministre actuel sur la question pour lui exprimer leur incompréhension.
«En 2020, le régime d’IBK était prêt à nous payer sans opposition, mais on ne peut pas comprendre que c’est sous le Mali Kura que nos droits sont piétinés de cette manière», a-t-il dénoncé.
« Dans un État sérieux, on ne doit pas trimballer ces vieilles personnes de cette manière pour leur droit », s’est insurgé le conférencier.
De son propos, il ressort que tous les ministères concernés ont été saisis de la question, en plus de la Primature.
«Nos dossiers ont été traités en même temps que ceux des compressés de l’UNTM ; mais comme nous sommes des retraités, on ne peut pas grever, ils nous trainent», a-t-il déploré, avant d’ajouter que les compressés sont prêts à se battre jusqu’à la mort pour leurs droits.
A la suite de son secrétaire général, le président de l’Union, Amadou KEITA, à inviter les militants au calme et à la retenue.
«Il faut éviter les écarts de langages en abordant ce sujet sur les différents médias en attendant la réponse des correspondances adressées aux différentes autorités. Il faut s’armer de patience», a-t-il conseillé.
De même, il conseille au Président de la transition de faire attention car, dit-il, certains collaborateurs sont en train de jeter des peaux de banane sur le chemin.
«Des mécontents veulent se servir de cette affaire pour créer d’autres problèmes», a-t-il prévenu.
De son côté, Ousmane BERTHE trouve que bien que le verdict du tribunal qui lui condamné à payer 18 milliards de F CFA aux 52 000 compressés, en 2022, l’Etat dans sa tentative de diversion a fait un pourvoi d’une décision de la Cour d’Appel datant de 6 ans.
Or, selon les procédures, le pourvoi doit se faire dans les deux mois qui suivent la décision du tribunal.
Et c’est donc logiquement que la Cour d’appel a rejeté cette requête de l’Etat.
M. BERTHE a fait savoir que cette requête a été introduite en catimini alors que les deux parties étaient en pleine discussion sur les modalités de paiement de ces 18 milliards que l’Etat doit aux travailleurs.
«Nous sommes sur la même liste que les compressés de l’UNTM qu’on a commencé à payer. On doit être payé en même temps que ceux-ci», a-t-il fait savoir.
A la différence des compressés de l’UNTM, ces travailleurs, selon leur porte-parole, doivent être payés chez le notaire en raison du fait que c’est l’exécution d’une décision de justice.
«Nous voulons être chez le notaire pendant que eux (l’Etat) disent qu’ils veulent nous payer de façon individuelle. Nous sommes 52 000 travailleurs, on ne peut pas être payé de façon individuelle», a-t-il déploré.
Au passage, Ousmane BERTHE a fait savoir que ces travailleurs ont été compressés au niveau de 32 sociétés de la place dont la SOMIEX, Air Mali, SOGEMORC, SONAREM, etc.
L’audience d’Appel a eu lieu le 26 février 2016 à la Cour d’Appel de Bamako. Mais, c’est le 22 mai 2022 que le gouvernement de transition a tenté de remettre en cause cette décision de justice.
Nous sommes dans la dynamique que cette somme sera payée avant la fête de tabaski.
Il ressort de son intervention que plusieurs travailleurs ont déjà perdu la vie au bout de 13 ans de combat.

Par Abdoulaye OUATTARA

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L’ironie de l’embargo

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:38pm

Comme une trainée de poudre, le buzz des activistes de la refondation a fait le tour des réseaux : dans un élan de générosité panafricaine et musulmane, le Mali d’Assimi Goïta autorise l’exportation des bétails vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, deux pays frères et musulmans…
Opération de charme ou concession calculée ? Le Mali, disent les pro-Mali, a ouvert ses frontières pour livrer du bétail au Sénégal et la Côte d’Ivoire, notamment les moutons, à l’occasion de la Tabaski prévue ce 10 juillet… comme chaque année.
L’ironie de l’histoire, pardon de l’embargo : « voilà un pays sous embargo qui vient en aide aux pays qui lui imposent l’embargo ». Aux objecteurs de conscience, un petit bémol : tout ce qui est nourriture passe de la Côte d’ivoire, du Sénégal vers le Mali. L’embargo ne touche pas les produits alimentaires et les médicaments.
La nourriture est-elle expressément visée dans la décision de la CEDEAO du 9 janvier 2022 ? Les pro et les anti se crêpent le chignon sur le sujet sans jamais lire le communiqué final de la CEDEAO qui parle lui de « suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les pays de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits alimentaires de grande consommation ; des produits pharmaceutiques ; des matériels et équipements médicaux y compris ceux pour la lutte contre la Covid 19 ; des produits pétroliers et de l’électricité ». Le Mouton est-il un produit de grande consommation ? Pour la fête de tabaski oui, par pour le reste le débat fait rage. C’est votre Facebookan du jour sur Twitter.

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DEF 2022: le défi d’un examen sans fraude

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:35pm

C’est au groupe scolaire de Sogoniko 2, centre 3, que le Premier Ministre, Choguel K MAIGA a procédé au lancement, ce lundi 27 juin, des épreuves de l’examen du Diplôme d’étude fondamental (DEF), session de juin 2022.Accompagné du ministre de l’éducation national et de plusieurs membres du gouvernement, le Premier Ministre a remercié et salué l’administration scolaire, le corps enseignant et les élèves pour une année scolaire réussie.

Après avoir ouvert l’enveloppe de la première épreuve de la journée, le Chef du Gouvernement a, dans son message, prodigué des conseils aux encadreurs et aux candidats, dont le nombre total est de 237 540 élèves, répartis entre 1801 centre à travers le pays.
Ainsi le premier ministre a insisté sur la moralisation des examens en cours et a appelé les élèves à bien lire attentivement les sujets.
«Vous êtes les futurs cadres de ce pays et le Mali compte sur vous », a encouragé le PM.
Aussi, à la veille de l’examen, Mahamadou KEITA, directeur du centre national des examens, avait ainsi appelé sur les antennes de la télévision nationale la communauté lucrative, notamment les parents d’élèves, les surveillants, les candidats eux même, à s’y mettre, pour l’obtention d’un résultat propre.
« J’en appelle au sens de responsabilité des parents d’élèves, en leur disant qu’ils ne rendent pas service à leurs enfants, en essayant de tout mettre en œuvre pour qu’ils passent sans le niveau » a-t-il averti ; en ajoutant que, les candidats doivent plutôt se prévaloir dans l’honnêteté et dans le sérieux.
Toutefois, M. KEITA a insisté sur la vigilance et la suivi des règlements des examens qui pourront, selon lui, éviter que les examens soient entachés d’irrégularités.
Le même jour, le Bureau Exécutif National du Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC) a, aussi fait un communiqué à l’adresse de tous les partenaires de l’école, notamment les enseignants, les invitant à un sens de responsabilité face aux rudes épreuves ; et leur vigilance face aux tentatives malsaines, et aux combines.
Aussi, il préconise aux parents d’élèves, le calme et la sérénité, en les invitant également à s’éloigner des centres d’examens pour garantir des épreuves propres et équitables.
Quant aux candidats, il les conseille de se détourner des pratiques malsaines.
« Les examens de fin d’année sont l’occasion d’évaluer vos compétences, et les diplômes que vous obtiendrez récompensent vos efforts personnels et vous proposeront certainement à des études supérieures de qualité » peut-on lire dans le communiqué du syndicat.
Sur la liste, les forces de sécurité ont été aussi interpellées par le SNEC.
Il faut signaler que ces examens du DEF se tiennent également dans les camps de réfugiés à l’extérieur du Mali.

PAR AMINA SISSOKO

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Drame des migrants africains au Maroc: le continent entre colère et incompréhension

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:32pm

Des migrants africains ont trouvé la mort «dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer» en tentant d’entrer dans Melilla, territoire espagnol, ce week-end. Sur les réseaux sociaux circulent des images amateurs et insoutenables qui témoignent de la violente répression policière. Face à cette tragédie, c’est silence radio des dirigeants africains et des défenseurs des droits de l’homme.

Cette tentative d’entrée de 2 000 migrants est la première depuis la normalisation des relations entre l’Espagne et le Maroc, en mars dernier. Hier lundi, des migrants ont organisé un sit-in devant un centre d’accueil de Melilla contre «le traitement inhumain» des migrants au Maroc.
«Nous ne sommes pas liés à la mafia, nous sommes en quête d’une vie meilleure loin de la guerre et de la pauvreté», ont-ils clamé.
Au Mali, des voix se sont levées pour dénoncer ce drame qui a coûté la vie à plusieurs migrants.
Dans un communiqué, le parti les démocrates progressistes Maliens (DPM) affirme avoir constaté avec regret, consternation et inquiétude, le massacre lâche, barbare et indigne de plusieurs jeunes migrants originaires de l’Afrique subsaharienne en partance pour l’Europe, entre le Maroc et l’Espagne.
Le parti DPM qualifie ce massacre de ces jeunes Africains d’horrible et inhumain, en le condamnant avec la dernière rigueur, tout en invitant le Président de l’Union africaine (UA) à s’impliquer pour qu’une enquête indépendante africaine soit menée afin de punir les auteurs.
« Le spectacle était désolant, en voyant ces nombreux jeunes, en train d’escalader la barrière de Melilla, cette barrière couronnée de barbelés, entre le Maroc et l’Espagne, se faire tuer par chute ou en se faisant tabasser à mort par des hommes en uniforme, et enfin voir leurs corps par terre », s’est indigné le parti DPM.
Par ailleurs, le parti politique DPM, ‘’met le massacre de ces jeunes Africains, évitable, en partance pour l’Europe afin d’y chercher une vie meilleure, au compte de ces régimes politiques et ces intellectuels insouciants pour la jeunesse africaine, très insouciants pour l’avenir et le devenir de l’Afrique’’. Pour la formation politique, ce massacre de ces jeunes Africains traduit l’échec de certains régimes politiques, jusque-là.
C’est pourquoi les responsables du parti ont invité les régimes politiques, les gouvernements de certains pays africains et les intellectuels de certains pays africains à imiter certains autres pays africains du même continent qui ont compris qu’il faut tout d’abord l’utilisation obligatoire et rigoureuse de la ressource humaine de qualité, la compétence et l’expérience.
Il s’agit, selon le parti, de ceux faire comme ceux qui ont compris qu’il faut la qualité de l’éducation à travers un enseignement de qualité, qu’il faut réellement et rigoureusement travailler dans tous les domaines et secteurs, qu’il faut innover, qu’il faut industrialiser, qu’il faut créer des emplois, qu’il faut une distribution équitable des richesses et l’égalité des chances, qu’il faut le respect strict et rigoureux des lois, textes, règles, principes et procédures, qu’il faut réellement de l’équité dans la justice, enfin qu’il faut strictement séparer les trois pouvoirs, l’exécutif, le législatif et le judiciaire.
Le parti politique DPM estime que tous les pays de l’Afrique subsaharienne sont très riches et bougrement riches, tout d’abord en intellectuels, en intelligences, en compétences et en expériences, et en toutes autres sortes de ressources pour faire la prospérité des peuples des pays subsahariens afin que ces jeunes, ces bras valides restent pour qu’ensemble, ils conçoivent et fassent de chacun des pays un Eldorado, et l’Afrique subsaharienne, un Eldorado.
« Ces jeunes d’Afrique subsaharienne se désespèrent en voyant de la pauvreté et de la misère évitables chez eux, en voyant que les populations meurent de faim par manque de politique agrosylvopastorale, en ne voyant aucun repère, ni aucune référence, ni aucun sérieux, ni aucune vision en leurs classes dirigeantes. Que chez eux les études et le travail n’ont aucune importance parce que n’importe qui sans compétence ni référence, et qui n’a jamais travaillé peut être dans des institutions, dans les postes hautement stratégiques et décisionnels », a dénoncé le parti.
Pour sa part, la S2D / Yonou Naatangué, du Ségénal, par la voix de son Secrétaire général, Souleymane Ndiaye, s’est indignée devant le traitement inhumain infligé à des migrants africains, à la frontière entre le Maroc et l’Espagne et qui a causé plusieurs morts et des blessés dont des Sénégalais.
Souleymane Ndiaye et ses camarades proposent que les migrants « soient mieux gérés et mieux traités afin d’éviter de pareilles pertes en vie humaine, car la vie humaine est sacrée indépendamment de la couleur de la peau ».
Ainsi, « afin d’offrir une meilleure protection et meilleur traitement à ces migrants, nous proposons la mise en place de dispositifs qui englobent des programmes d’accueil de ceux qui sont éligibles et de retour à ceux qui ne le sont pas, au besoin, en coordination avec les États des ressortissants concernés. Nous invitons aussi les ONG humanitaires et la Croix Rouge à assister davantage ces migrants », propose l’organisation de Souleymane N’Diaye.

PAR MODIBO KONE

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Tabaski 2022: le Mali veut ravitailler ses voisins en bétail

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:30pm

La Tabaski n’est qu’à quelques encablures et la rareté du mouton cause des cheveux blancs aux fidèles Sénégalais. Mais la solution tant attendue, pourrait venir du Mali voisin, pourtant encore frappé d’un embargo frontalier imposé par certains pays de la CEDEAO dont le Sénégal.

Les autorités maliennes ont autorisé l’exportation de 5 500 têtes d’Ovins /Caprins et 300 bovins à destination du Sénégal dans les bureaux de sortie de Diboly et Mahinamine.
Le même nombre à destination de la Côte d’Ivoire est également autorisé dans les bureaux de Kadiana et Zégoua.
Une opération va démarrer à partir de ce lundi 27 juin et se poursuivra jusqu’au 9 juillet 2022 dans le respect scrupuleux des formalités du commerce extérieur, renseigne le communiqué des Douanes du Mali, signé par le Colonel Major, Ahmed AG Boya, Directeur général Adjoint des Douanes
En vue de la fête de l’Aid Kébir, communément appelée Tabaski, le Mali compte bien approvisionner le marché sénégalais en moutons, chèvres et bœufs. Cela, malgré les sanctions de la CEDEAO qui pèsent sur ce pays.
Au Mali, le programme de développement de la viande à l’exportation révèle que les recettes engendrées par les exportations de bétail se chiffrent à plus de 91 milliards de francs CFA représentant 21,1% du montant total des exportations du pays.
Les autorités veulent, à long terme, assurer le développement de l’exportation, améliorer les revenus des producteurs en vue d’accroître la valeur ajoutée de cette filière à l’économie nationale.
Ce qui prouve que l’élevage est un secteur assez stratégique quand on sait que 20% des exportations maliennes sont des exportations de viande.
Le sous-secteur de l’élevage à lui seul représente une source de revenus pour plus de 30% de la population.
En 2018, le montant des exportations d’animaux vivants a été estimé à 130 milliards de francs CFA
Malgré ce potentiel, la production de viande est confrontée à l’éternelle problématique de la qualité.
Dans ce domaine, les spécialistes pensent que notre pays doit faire mieux en matière de qualité.
« Je pense que le Mali doit mieux faire. Essayer de mettre en place un élève qui puisse prendre en considération les bêtes ; de mettre en place des structures afin de mieux protéger les bêtes ; de s’occuper de leur état de santé le pouvoir avions conservé les animaux et les vendre dans une bonne condition », préconise un expert de la question.
En matière de production et des industries animales, le Mali est classé au premier rang dans l’espace UEMOA au deuxième rang dans l’espace Cedeao après le Nigeria

Par Abdoulaye OUATTARA

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Protection des enfants: le PAPEV présente ses résultats

INFO-MATIN - Mar, 28/06/2022 - 1:27pm

Les responsables du Projet d’appui à la protection des enfants victimes de violation de leurs droits (PAPEV) se sont réuni, ce vendredi 24 juin 2022, au Grand Hôtel pour présenter les résultats des travaux leur Comité technique de suivi des activités ; le plan d’action 2022 ; et la stratégie de mise en œuvre du projet afin de renforcer la synergie entre les parties prenantes dans l’exécution du PAPEV au Mali.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministère de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Dramane TRAORE, qui avait ses côtés, la Coordinatrice du PAPEV, Kadiatou PATE TOURE ; le représentant du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Arouna SAMAKE; le représentant de la CEDEAO, Lansiné COULIBALY.
On y notait la présence la représentante de l’Agence italienne pour la coopération au développement et également partenaire financier du Projet, KASSOGUE Claudia BERLENDIS ; etc.
Pour sa part, Kadiatou PATE TOURE, dans son discours, a tout d’abord signalé que l’objectif global du projet est de contribuer à l’atteinte des ODD notamment des ODD 16° et 5° afin de créer un environnement institutionnel, juridique et social favorable à la manifestation des droits de l’enfant conformément aux recommandations des mécanismes internationaux et régionaux de protection de l’enfance et surtout à la prise en charge des enfants victimes de violation de leurs droits dans l’espace CEDEAO.
Elle a ajouté que le PAPEV vise très particulièrement, à accompagner les gouvernances de 6 pays de la sous-région ; notamment le Mali, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et le Niger pour promouvoir la protection et défendre les droits des enfants victimes de violation.
La Coordinatrice TOURE s’est réjouie de la présence du représentant du département en charge de la justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux à sa rencontre, qui avait témoigné de l’intérêt que le département portait à la promotion des droits de l’enfant et la reconnaissance de l’appui de ce projet pour leur réalisation au Mali.
Ensuite, elle a reconnu les efforts de tous ses partenaires impliqués dans la mise en œuvre de son projet (PAPEV) depuis son lancement en octobre 2019 au Mali qui n’a pas cessé de travailler aux côtés du gouvernement et des organisations de la société civile pour renforcer et consolider le système national de protection de l’enfant.
De son côté, Arouna SAMAKE a salué l’initiative du PAPEV et son engagement à accompagner le gouvernement des six Pays de la sous-région, dont le Mali, pour promouvoir la protection et défendre les droits des enfants victimes de violation.
Il a témoigné que le projet accompagnait les actions prioritaires du gouvernement et des organisations de la société civile depuis 2019, pour renforcer en vue de consolider le système national de protection de l’enfant.
De son côté, Mohamed Dramane TRAORE a rappelé que le gouvernement de la République du Mali avait souscrit à tous les accords et conventions relatifs aux droits des enfants.
Aujourd’hui, selon M. TRAORE, les autorités nationales sont non seulement plus que jamais disposés à appuyer toutes les initiatives permettant la mise en œuvre effective de ces instruments juridiques, mais aussi à engager des actions pour la protection des enfants victimes de violations diverses de leurs droits.
Il a révélé que le département en charge de la justice suivait les activités du PAPEV en faveur des enfants.
Parmi ces réalisations, figure selon le représentant du ministre de la Justice, la formation de la chaîne judiciaire sur la prise en charge psychosociale des enfants victimes de violation de leurs droits.
À cela s’ajoutentdes concertations des enfants sur la Charte africaine des droits et bien-être de l’enfant. Il s’agissait également de la finalisation du rapport périodique de la convention relative aux droits de l’enfant et deux protocoles additionnels de cette convention.

Par SABA BALLO

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