Mali

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velléités dictatoriales: le Parena appelle à la mobilisation contre CKM

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:27

Après l’Adema Association, le Parena a aussi rédigé un communiqué pour déplorer et s’indigner contre les propos du chef du gouvernement et celui du porte-parole du M5 sur le mouvement démocratique. Dans son communiqué, le Parena s’inquiète contre l’instauration des velléités dictatoriales et liberticides du régime du M5 pour remettre en cause les acquis démocratiques arrachés au prix de sacrifice ultime.
Sonnant la mobilisation contre le Premier ministre et son projet qu’il juge anti démocratique, le Parena invite les marginalisés du M5, les Maliennes et les Maliens, les démocrates de tous horizons, tous ceux qui sont épris de liberté et de justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à se rassembler pour mettre en échec les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ; la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, notamment la résistance à l’autocratie, entre autres.

DÉCLARATION DU PARENA SUR LES NOSTALGIQUES DE LA
DICTATURE ET DU PARTI UNIQUE, ET LEUR PROJET DE
RESTAURATION AUTORITAIRE
Le PARENA dénonce les attaques du Premier ministre de la transition et celles du Porte-parole du M5 contre le cadre démocratique et républicain instauré au Mali depuis le renversement du régime de parti unique en mars 1991.
Jetant peu à peu les masques et cachant difficilement leur haine de la démocratie et du pluralisme politique, les héritiers du CMLN et de l’UDPM, que sont Choguel Maïga et Jeanmille Bittar, ont multiplié les déclarations provocatrices et les attaques frontales contre les acquis démocratiques obtenus de haute lutte et dont les tenants de l’UDPM ont été parmi les principaux bénéficiaires.

En effet, recevant des chefs de villages et de quartiers, le 11 novembre 2021, regrettant le temps du parti unique, exprimant ouvertement sa nostalgie de la dictature, le Premier ministre a déclaré : « le seul et indiscutable bilan que la démocratie nous a légués est la floraison des associations et des partis politiques ».
Embouchant la même trompette, le Porte-parole du M5 a déclaré sur LTV:
« je profite de votre micro pour demander au colonel Assimi de dissoudre l’ensemble des partis politiques …..et que la constitution de la 3è République soit suspendue… ».
Faisant fi de la situation générale du pays qui se détériore jour après jour, le Premier ministre apparaît pour ce qu’il est: le plus grand diviseur commun du pays (PGDCP) au moment où le Mali a besoin de rassemblement en ces circonstances historiques graves.
Il devient clair que la transition est entrée dans une nouvelle phase, celle de l’hégémonie des partisans de la dictature qui utilisent le pouvoir d’État transitoire pour faire l’apologie du parti unique et menacer les libertés démocratiques.

Le Carré des Martyrs, le Pont des Martyrs, le Monument des Martyrs, la Pyramide du Souvenir sont, entre autres, des symboles indélébiles de la lutte héroïque du peuple malien, pendant des décennies, pour sa dignité et pour la liberté.
Hommage à nos martyrs!
Hommage à ceux qui sont morts dans les cachots de la dictature, à ceux qui ont porté et qui portent les cicatrices indélébiles d’abominables tortures, aux déportés dans les bagnes du Sahara, aux exilés !
Devant les assauts répétés contre le cadre démocratique et républicain, contre la constitution de 1992, contre les acquis de la révolution de mars 1991, le PARENA invite:
– la présidence de la transition et le CNT à clarifier leurs positions sur le multipartisme et la préservation du cadre démocratique;
– les démocrates épris de liberté et de justice dans la diaspora, à Bamako et dans les régions à faire front contre les velléités dictatoriales et liberticides du régime du M5.
Il exhorte les sensibilités marginalisées du M5 à se démarquer clairement et nettement de l’aventurisme politique qui menace les fondations du régime démocratique et républicain.
Le Parti pour la renaissance nationale invite les Maliennes et les Maliens, les démocrates de tous horizons, tous ceux qui sont épris de liberté et de justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à se rassembler pour mettre en échec:
– les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ;
– la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, notamment la résistance à l’autocratie, la lutte pour l’avènement de la démocratie ainsi que pour les progrès enregistrés dans la satisfaction des droits économiques et sociaux.
Tous debout et unis pour relever le Mali et le sauver!
Bamako, le 22 Novembre 2021
Pour le PARENA
Tiébilé Dramé

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PM à la rencontre des agents de la Haute administration: ‘‘le Mali n’a jamais été isolé, le Mali ne sera jamais isolé’’

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:24

Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, a rencontré, hier lundi, au Centre international de conférence de Bamako les agents de la Haute administration alors que les rencontres se poursuivent en vue d’obtenir la participation de tous les acteurs aux Assises nationales de la refondation. Une fois de plus, le chef du gouvernement est revenu sur leur vision de Mali Kura et de la coopération du Mali avec ses partenaires en affirmant que son pays ne sera jamais isolé.

S’exprimant à cette occasion, le Premier ministre est revenu des raisons du coup d’État du 18 août 2020 et la rectification de la transition qui a permis à ce qu’il soit à la tête du gouvernement. De même, il a rappelé les actions prioritaires de son Plan d’action du gouvernement inspiré de la feuille de route du président Assimi GOITA.
Après ce rappel, il a rappelé aux agents de la Haute administration les missions phares qui sont attendues par la Transition dont l’exécution implique leur collaboration. Ces actions prioritaires s’articulent autour du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; des réformes politiques et institutionnelles ; de l’organisation des élections générales ; de la promotion de la bonne gouvernance.
Cependant, certaines de ces actions doivent être précédées par les Assises nationales de la refondation qui doivent définir les contours. Et l’organisation de ces assises entretient la contestation entre des acteurs politiques.
Contrairement aux acteurs favorables à sa tenue, les responsables du cadre et d’autres acteurs politiques estiment que l’organisation des ANR serait dilatoires et budgétivore.
« Il donne des indications pour orienter l’action de l’exécutif. Sa mise en œuvre resterait incomplète si ne se tenaient les Assises Nationales de la Refondations (ANR). D’avance, je donne l’assurance qu’elles ne seront ni des assises de trop, ni des assises susceptibles d’opposer une catégorie de Maliens à d’autres Maliens », a répliqué Choguel MAIGA lors de son intervention.
Selon lui, les Assises Nationales de la Refondation sont conçues pour restituer la parole au peuple souverain, afin qu’il se prononce sur son destin, qu’il soit l’artisan du projet politique national, et qu’il procède aux indispensables réformes politiques et institutionnelles.
Ensuite, il a évoqué la création d’un organe unique de gestion des élections (OUGE), autre point d’achoppement avec des détracteurs.
Selon le Premier ministre, pour réussir l’organisation des élections générales, la création de l’organe unique a été retenu, consécutive à la forte demande de l’ensemble de la classe politique.
« Qu’il s’agisse des Assises nationales ou de l’Organe Unique, des avancées significatives ont été réalisées. Un chronogramme a été élaboré, des termes de références validés, deux organes, le Panel des Hautes Personnalités et la Commission d’organisation, installés. Des indications précises ont été formulées à leur intention lors de leur installation solennelle », a expliqué le Premier ministre MAIGA.
Par ailleurs, il a abordé les relations entre le Mali et certains de ses partenaires dans un contexte de vives tensions diplomatiques, même si elles ont baissé ces deux derniers jours.
« La CEDEAO a décidé de nous sanctionner. Nous en prenons acte tout en déplorant la décision. Pourtant, la concertation fondée sur la bonne foi aurait permis l’instauration d’une fructueuse collaboration. Elle nous a opposés la réalité des textes. Nous lui avons opposé le principe de réalité (la réalité du terrain) », a-t-il déclaré.
Si l’exigence de la CEDEAO est d’aller aux élections dès février 2022, le Premier ministre pense que celles-ci interviendraient après un amendement des textes afin d’éviter les crises politiques et les contestations postélectorales répétitives.
A niveau, il a rappelé que cette révision des textes en matière de gestion des élections avait été dans un passé récent une recommandation de la CEDEAO.
« D’aucuns ont parlé de bras de fer entre nous et l’organisation subrégionale. Il n’en est rien. D’autres ont parlé d’étouffement. Nous nous posons la question : quel intérêt des pays que nous considérons tous comme des pays frères ont-ils à nous étouffer ? », a-t-il clarifié.
Il a également été question de la coopération entre le Mali et la Russie.
« L’on a essayé de nous dissuader de nouer un partenariat avec la Russie. C’est vite oublier les données de notre histoire contemporaine. Peu de pays dépassent l’ex-URSS dans la mobilisation de l’aide au développement en faveur du Mali. Enfin, certains ont parlé d’isolement. A cela, je réponds, le Mali n’a jamais été isolé, le Mali ne sera jamais isolé », a affirmé M. MAIGA.
Selon lui, ce qui doit être clair pour tous, est que les Maliennes et les Maliens, dans leur écrasante majorité, ont opté pour une Transition de rupture.
« C’est une donnée non négociable, car il en va de notre renaissance pour cesser d’être le vieil homme malade de l’Afrique de l’Ouest et reprendre notre place dans le concert des nations en jouant de nouveau le rôle de pays-phare que nous avons été trois décennies durant », a promis le Premier ministre.

PAR SIKOU BAH

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Violations des textes: le CPS-URD charge

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:22

Le Parti Union pour la République et la Démocratie (URD), en raison de la gouvernance erratique qui y a cours, est plus que jamais en proie aux soubresauts de la 10e conférence nationale tenue le samedi 23 octobre dernier. C’est pourquoi, dans une lettre adressée au Président de la Commission Nationale de Conciliation et d’Arbitrage, le Collectif Pour la Sauvegarde de l’URD (CPS-URD) est engagé à exorciser le Parti de démons apparus, lors de ladite conférence, sous forme de composition taillée sur mesure du présidium, d’opacité autour des fonds engrangés et engagés pour l’organisation de l’événement, de dictature d’une majorité qui en impose à la majorité des 504 délégués… Quelles sont les graves entorses à la pratique et aux statuts et règlement intérieur relevées par le Collectif Pour la Sauvegarde de l’URD ?

La 10e conférence nationale de l’URD particulièrement électrisée par la désignation du candidat à la candidature du Parti n’a pas tenu ses promesses d’apaisement. Bien au contraire, à l’aune des différentes réactions, pendant et après, elle n’aura contribué qu’à exacerber les tensions. Toutes choses qui expliquent que des responsables et membres du BEN de l’URD dénoncent des irrégularités intervenues lors de la 10e conférence nationale de l’URD qui entachent sa sincérité et violent totalement les statuts et règlement intérieur de l’URD.

Un présidium taillé sur mesure
Ainsi, sur la composition du présidium, ils relèvent que pour la première fois dans l’histoire de l’URD, le présidium concocté par le premier vice-président Salikou SANOGO était composé ainsi qu’il suit : « le premier vice-président assurant les fonctions de président du Parti ; le 4e vice-président Mamadou DIAWARA président semble-t-il de la Commission nationale d’organisation de ladite conférence ; les secrétaires généraux du BEN ».
Ce, dénoncent-ils, à l’exclusion des 3e, 5e et 6e vice-présidents, de la Présidente du Mouvement National des Femmes et du Président du Mouvement National des Jeunes membres à part entière du BEN, pourtant présents dans la salle.
Selon les auteurs de la lettre, cette configuration intervenue contrairement aux habitudes, à la jurisprudence est créée sciemment pour imposer la volonté d’une seule personne fût-elle 1er vice-président du Parti, ou en tout cas d’une minorité entretenue.
« Cet acte posé et prémédité viole les règles démocratiques et les dispositions des articles 20, 49, 50, 52 des statuts et règlement intérieur. Ce présidium est fabriqué à dessein pour parvenir à imposer à la majorité des 504 délégués un simulacre de conférence nationale ».

L’opacité dans la gestion des fonds
Les responsables politiques ont également des griefs relativement au déroulement de la Conférence Nationale.
Dans ce registre, ils pointent du doigt que l’organisation, le budget, le financement de la conférence nationale et la source de financement n’ont jamais été soumis au BEN, encore moins au SE pour validation. D’où cette interrogation : « pourquoi cette opacité ? »
Pour ces responsables, qu’’ils soient par le biais du financement public ou de cotisations volontaires, les fonds engrangés et engagés pour assurer la couverture d’un tel événement doivent respecter les règles de transparence, de sincérité et de crédibilité.
Aussi demandent-ils de faire toute la lumière sur la provenance et la destination de ces fonds pour lesquels aucune réunion du SE et/ou du BEN n’a été tenue pour discussion et validation.
Le déroulement de la conférence est également entaché d’irrégularités, selon les auteurs de la lettre.
« Les membres du BEN majoritairement, y compris plusieurs vice-présidents n’ont pris connaissance du programme de la conférence nationale que dans la salle en même temps que les invités. Un refus catégorique et ferme a été opposé à une motion tout le long de la conférence. Toutes attitudes contraires aux règles démocratiques », ont-ils dénoncé, sans oublier de rappeler que ce refus ferme et catégorique de la part du 1er vice-président a failli entraîner des échauffourées.
Pour eux, c’est à son corps défendant que M. SANOGO a feint de réviser sa position. Ils estiment que c’est coincé, après la lecture difficilement obtenue et face à une quasi-unanimité des délégués à la conférence nationale, manifestée par des applaudissements assourdissants, le premier vice-président s’est aligné sur une intervention vide de sens qui dit :
‘’Que les motions doivent être inscrites au préalable à l’ordre du jour de la conférence puisque cela n’a pas été le cas, elles sont nulles et non avenues’’.

La dictature d’une minorité
Pour les auteurs de la lettre, il n’y a plus de doute : « Cette conclusion imposée aux délégués qui ont réclamé à cor et à cri que la motion soit soumise démocratiquement au vote a fini de faire comprendre aux uns et aux autres que la conférence nationale était prise en otage ». Aussi tiennent-ils à noter que les motions sont universelles, et elles doivent être soumises à un débat et au vote.
Une autre violation et non des moindres relevées, c’est qu’ayant pris la mesure de la majorité acquise à l’application des bonnes règles de transparence et de démocratie, même les conclusions (vote du rapport, motions et résolutions préparées à l’avance) n’ont pas été soumises par le 1er vice-président à la censure des délégués de la conférence nationale. Ce, contrairement aux dispositions de l’article 50 des statuts qui stipule: « La conférence nationale se prononce sur le rapport d’activités du BEN qui fait aussi ressortir l’état du parti, la situation nationale et internationale.
Elle trace les perspectives jusqu’à la prochaine conférence. En cas de nécessité, elle procède au remembrement du BEN et à la relecture des textes du parti ».
De même, rappelle-t-on, l’article 52 des statuts qui stipule: « La présence des (3/4) de ses membres suffit pour qu’elle puisse valablement prendre une décision. Ses décisions sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres présents ».
L’article 48 du règlement intérieur, stipule : « La présence des (3/4) de ses membres suffit pour qu’elle puisse valablement prendre une décision.
Ses décisions sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres présents ».
In fine, l’on dénonce une violation systématique, orchestrée et exécutée contrairement à toutes les règles démocratiques, pire, contraires aux dispositions des statuts et règlement intérieur de l’URD. Toute chose qui autorise à croire que le parti se personnalise, et est en plein dans la dictature.
D’où l’impérieuse nécessité de dénoncer ces faits et d’y apporter les solutions idoines conformes aux textes de l’URD.

PAR BERTIN DAKOUO

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Conférence intergénérationnelle: ce que l’islam et la tradition disent sur le mariage d’enfants

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:19

Le Parlement National des Enfants du Mali a organisé une journée d’échange intergénérationnelle sur le mariage d’enfants et les droits de la fille en collaboration avec Save the Children. C’était le vendredi dernier à la Cité des Enfants de Bamako. L’initiative s’inscrit dans le cadre des stratégies de Save pour réduire le mariage d’enfants.

Cette conférence intergénérationnelle a été animée par la directrice de la Cité des enfants de Bamako, Mme Amina CISSE ; l’artiste comédien, Nouhoum CISSE dit ‘’Bagnègo’’ ; l’imam Abdoulaye TRAORE.
Étaient présents à cette rencontre des dizaines de jeunes filles et garçons avec à leur tête le président du Parlement des enfants du Mali, Nouhoum Chérif HAIDARA.
Au cours de la rencontre, les échanges ont porté sur l’éducation au sein de la famille, les violences basées sur le genre, les violences basées sur les enfants
L’objectif était de renforcer le plaidoyer pour la validation politique et l’adoption de la stratégie multisectorielle pour mettre fin au mariage d’enfants au Mali.
En effet, il ressort de plusieurs rapports que notre pays a l’un des taux de prévalence de mariage d’enfants le plus élevé en Afrique. La pratique prive également des milliers de filles de leur droit à la scolarité.
Souhaitant la bienvenue, la directrice de la Cité des enfants de Bamako, Mme Amina CISSE, s’est réjouie de cette initiative du Parlement des enfants en vue du plein épanouissement des enfants.
Puis, a-t-elle évoqué les chiffres alarmants sur le mariage d’enfants dans le monde.
Selon elle, 22 enfants se marient par jour soit 12 millions d’enfants par an dans le monde. Les conséquences de cette pratique sont également multiples sur le plein épanouissement de la jeune fille.
« Notre pays, le Mali, ne fait pas parti des trois pays dont les chiffres sont alarmants, mais je crois qu’on n’est pas loin. Si on se saisit du problème pour corriger, ça va éviter dans l’avenir des problèmes de santé, de scolarisation et notre pays va aller beaucoup plus loin », a-t-elle indiqué.
En effet, en plus de la déscolarisation, les filles sont aussi victimes de la fistule, comme en témoignent plusieurs médecins.
Parlant de l’éducation des enfants, en général, la directrice de la Cité des enfants a soutenu : « tout commence à partir de la famille ». Pour elle, la famille est le socle de l’éducation.
Également, renchérit-elle, certaines de nos valeurs religieuses ont accordé des droits importants aux femmes et enfants. Il est important que ces droits soient connus par les enfants, a-t-elle signalé. « On retrouve l’essentiel de ces droits dans les conventions en faveur des enfants et des femmes », a informé Amina CISSE.
De son côté, le président Nouhoum Chérif HAIDARA a fait savoir que cette rencontre entre les enfants et les leaders traditionnels et religieux était initiée par le Parlement national des enfants du Mali en vue de parler sur la situation des enfants du Mali, l’éducation et le comportement des enfants au sein de la famille.
Selon lui, il est important que les enfants, qui sont l’avenir du pays, reçoivent une bonne éducation. Et cette conférence intergénérationnelle est une opportunité permettant à la jeune génération d’apprendre des anciens.
« Aujourd’hui nous vous avons fait appel afin de nous guider sur le bon chemin. Cela passe par l’explication du sens de la famille, du pays, sur nous même les enfants afin de corriger les mauvaises pratiques », a indiqué le président du Parlement des enfants.
Pour sa part, l’un des conférenciers de la rencontre, Nouhoum CISSE, a exhorté les enfants à avoir un comportement exemplaire dans la société, à respecter les parents et les aînés. Dans la société traditionnelle, les droits des enfants étaient respectés.
« On ne pouvait contraindre un enfant à se marier alors qu’il n’atteint pas l’âge », a-t-il indiqué.
Quant à l’imam Abdoulaye TRAORE , il a affirmé qu’en islam que « qu’il faut que l’enfant ait 18 ans avant de se marier ». Mais exceptionnellement, des filles de 16 ans si elles remplissent certains critères sont autorisées à être données en mariage.

PAR SIKOU BAH

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Accidents de la route: l’excès de vitesse, la 1ere cause

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:15

« Réduire la vitesse pour sauver des vies sur la route », tel était le thème de l’édition 2021 de la journée mondiale du souvenir des victimes de la route célébrée, ce dimanche 21 novembre 2021, dans notre pays, à l’instar des autres pays du monde.

La cérémonie officielle de lancement des activités a eu lieu, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE; sous la haute présidence de la Ministre des Transports et des Infrastructures, DEMBELE Madina SISSOKO, qui avait à ses cotés, le ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou SANGARE et celui de la securité intérieure et de la protection civile, Daoud Ali MOHAMEDINE.

On y notait également la présence du Représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé au Mali, Baptise Jean Pierre ; du représentant du maire de la commune IV, Alkassoum Amadoun MAIGA ; de la directrice générale de l’Agence nationale de la securité routière, DOUMBIA Diadji SACKO ; du représentant de l’Association des victimes et parents de victimes de la route (AV-PAR) ; etc.
Pour sa part, l’hôte de la cérémonie, Alkassoum Amadoun MAIGA, a d’abord salué au nom de son conseil communal. Ensuite, il a soutenu que le thème de cette année était plus que d’actualité et interpellait tous.
Le maire a osé espérer que cette journée soit mise en profit pour passer en revue, les différentes activités menées dans le domaine de la route avant de se pencher également sur les difficultés rencontrées afin de se projeter dans l’avenir.
De son coté, Baptise Jean Pierre, dans son intervention a expliqué que le thème de l’édition 2021 visait à informer le plus grand nombre de personnes sur les conséquences des accidents de la circulation et les inciter à lutter efficacement contre l’insécurité routière et à soutenir les victimes des accidents de la route.
Il a affirmé que les témoignages qui avaient été faits par les victimes des routes, montrent à tous qu’une seconde d’inattention ou un excès de vitesse peut non seulement briser les vies mais également faire augmenter le nombre d’orphelins dans ce pays.
A l’entame de son propos, DEMBELE Madina SISSOKO, s’est pieusement inclinée tout d’abord devant la mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont perdu la vie au Mali et dans le monde avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés.
Elle a rappelé que cette journée mondiale commémorait les graves et tristes événements survenus sur la route dans le monde entier, en général, et particulièrement au Mali.
Au passage, elle a déploré le fait que la plupart des victimes de la route soient des piétons et des usagers des engins à deux roues et qui soient majoritairement les enfants et les jeunes de la tranche d’âge allant de 5 à 29 ans.
Elle a signalé que la journée mondiale du souvenir des victimes de la route poursuivait des objectifs comme suivants : rendre hommage à toutes les personnes tuées et gravement blessées sur les routes ; reconnaitre le travail crucial des braves hommes de la protection civile qui ne cessent jour et nuit, de secourir aux victimes de la circulation routière ; plaider pour un meilleur soutien aux victimes de la route et à leur famille…
Selon la ministre des Transports et des Infrastructures, un accident mortel sur trois au Mali, est imputable à la vitesse excessive.
Au regard des constats, selon DEMBELE Madina SISSOKO, le développement enregistré dans le domaine de la vitesse a induit un accroissement dramatique de l’insécurité routière.
La ministre Madina SISSOKO a rappelé le Code de la route interdit de dépasser la vitesse maximale autorisée 50 kilomètres par heure en agglomération ; 110 kilomètres par heure par agglomération sur les routes à deux chaussées séparées par un TPC ; 90 kilomètres à l’heure en agglomération sur les routes revêtues.
Enfin, Madame la ministre a fait savoir que le code de la route précise qu’en temps de mauvaise visibilité notamment inferieur à 50 mètres, les vitesses sont abaissées à 50 kilomètres par heure sur l’ensemble du réseau routier et autoroute.
Signalons que la remise de don des matériels sanitaires au CHU Gabriel TOURE et à la Protection civile sise à Bamako-Coura, a marqué la journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route par la ministre des Transports et des Infrastructure DEMBELE Madina SISSKO.

Par SABA BALLO

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4e édition du Festi ‘’Rapou dogokoun’’: rendez-vous à Dialakorodji du 6 au 12 décembre

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:13

La 4e édition du Festival hip hop ‘’Rapou dogokoun’’ aura lieu du 6 au 12 décembre prochain à Dialakorodji. L’information a été donnée, le vendredi dernier, par les organisateurs, à la faveur d’une conférence de presse au Palais de la culture. Les conférenciers étaient le rappeur Ismaël DOUCOURE alias Master Soumy et son manager Kalifa TANGARA dit Doni Brasco. Le thème retenu cette année est : ‘’ Quelle alternative pour un Mali réconcilié ?’’.

Le directeur du Festi hip hop Rapou dogokoun, Kalifa TANGARA alias Doni Brasco, a affirmé que ce festival était un moment convivial et de découverte de talents. Il a rappelé que pour ce festival qui est à sa quatrième édition tout est gratuit.
Doni Brasco a expliqué que le concours dénommé 16 mesures pour convaincre se passera en live sans tricherie. Selon lui, l’objectif est que les jeunes rappeurs jouent leur partition dans l’avènement d’un Mali réconcilié et prospère.
Il a informé qu’à l’image des éditions précédentes, il y aura des ateliers de formation en théorie et en pratique au profit des jeunes rappeurs.
Le rappeur Master Soumi a ajouté que ce festival a été initié pour l’épanouissement du Rap au Mali. Une occasion de regrouper tous ceux qui évoluent dans ce domaine pour se former, se partager les idées et promouvoir leurs carrières.
« Nous sommes convaincus que cette musique qui est un vecteur de communication peut contribuer au développement du Mali. Il s’agit de faire du Rap un levier du développement du Mali», a déclaré Master Soumi.
Il a exprimé sa satisfaction de voir certaines stars qui émergent après être passé par l’école du Festi hip hop ‘’Rapou dogokoun’’.
Selon lui, en plus de l’ambiance, ce festival contribue beaucoup à l’économie locale à travers les milliers de jeunes qu’il mobilise.
Master Soumi a exprimé son souhait que le Rap reste un moyen de communication qui éveille les consciences. Pour ce faire, il a invité les jeunes rappeurs à se former et à faire des chansons qui ont des contenus bénéfiques pour la société.
En effet, en plus des formations qu’ils reçoivent, les jeunes qui sortent lauréat du concours 16 mesures pour convaincre, en rapport avec le thème de l’année, bénéficient d’un suivi et d’un appui pour mener une carrière professionnelle réussie.

PAR MODIBO KONÉ

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Tombola fin d’année: Moov Africa Malitel fait parler sa générosité

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:08

La Direction générale sise à l’ACI 2000 a abrité, lundi après-midi, la première remise des cadeaux de la Tombola Moov Africa Malitel qui s’étend du 1er novembre au 31 décembre 2021. Deux smartphones, trois enveloppes de 200 000 FCFA et une moto Jakarta étaient les lots qui ont été remis par Mme Sissoko Alima TRAORE responsable du service marketing et communication de la société aux heureux gagnants.
Pour participer à la Tombola, il suffit de s’inscrire à Damou, Internet et Moov Flex à partir de 970 FCFA, en tapant #555# pour augmenter ses chances de gagner de superbes cadeaux toutes les deux semaines jusqu’au 31 décembre.
La Responsable du service Marketing et communication Mme SISSOKO Alima TRAORE a saisi l’occasion de cette première remise pour inviter les clients à s’inscrire massivement pour gagner des enveloppes de 200 000 FCFA, des smartphones, des motos Jakarta. Moov Africa Malitel, c’est la générosité envers ses clients a-t-elle justifié cette Tombola qui est partie pour donner le sourire à de nombreux Maliens.
Après la réception de sa moto, Fousseyni GORIBE ne cachait pas joie. Il a confié : « Je suis comblé, parce que je me suis inscrit et j’ai gagné une moto. J’invite tous les clients à s’inscrire, à tenter leur chance pour avoir beaucoup de bonheur en cette fin d’année. Tel est mon message à l’endroit de tous les fidèles clients de Moov Africa Malitel ».
« Je suis un habitué de Malitel ; bien avant Moov Flex, je prenais régulièrement les forfaits Damou. Je ne sais pas à quand ça remonte, mais ça fait longtemps », a fait savoir l’heureux gagnant.
Comme bien d’autres avant lui Fousseyni GORIBE était sceptique à l’annonce de la bonne nouvelle : « Quand on m’a annoncé que j’avais gagné, j’ai été surpris dans un premier temps, parce qu’il y a trop d’arnaques dans le pays. La dame m’a appelé pour m’annoncer que j’avais gagné une moto. Elle s’exprimait dans un premier temps en français. À travers mes réponses, elle a compris que jamais des doutes. Alors pour dissiper tout doute, elle m’a invité à me rendre à Malitel. Je me suis rendu au service marketing où j’ai rencontré une certaine Mariam SAMASSEKOU. Elle a fait la photocopie de mes pièces pour dire que le lundi, au plus tard, il sera procédé à la remise des cadeaux. Nous sommes donc là dans le cadre de cette remise ».
Pour Fousseyni GORIBE, ce cadeau est inespéré puisqu’il lui ôte une épine du pied en facilitant sa mobilité.
« Cette moto m’apportera beaucoup de soulagement ; d’ailleurs pas moi seul, mes parents, mes voisins, tout le monde en profitera. Un moyen de déplacement dans ce pays est très précieux. En cela, la moto est une source de satisfaction et de bonheur pour moi », a confié M. GORIBE.

PAR BERTIN DAKOUO

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Musée national: le retour de nos biens culturels en France comme priorité

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:07

Le Musée national du Mali a tenu les travaux de la 30è session de son Conseil d’administration ce lundi 22 novembre 2021, à 9 h dans sa salle de conférence. C’était sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly GUINDO ; en présence du directeur général, Daouda KEITA ; de l’ensemble des administrateurs. Cette présente session était essentiellement consacrée à l’adoption du compte rendu de la 29ème session, du rapport d’activité et financier partiels.

Des différentes interventions lors de ce conseil, il en ressort que d’importantes activités touristiques ont été réalisé au Musée au cours du dernier exercice. Ainsi, de janvier à septembre 2021, plus de 9 820 personnes ont visité les lieux, parmi lesquels 5237 élèves ou étudiants ; 3367 touristes locaux ; et 609 touristes étrangers hors de l’UEMOA.

Malgré une nette amélioration enregistré au niveau de l’établissement, force est de constater avec le ministre que l’activité touristique n’a pas encore atteint le niveau de statistique d’antan.
« Certes, nous sommes encore loin des années 2008-2011, caractérisées par un flux massif des touristes étrangers » a souligné le ministre.
Une situation que le chef du département a justifié par les conséquences de la crise multidimensionnelle que travers notre pays depuis déjà quelques années.
En plus de la crise sécuritaire qui continue d’affecter le secteur culturel et en particulier les institutions Muséales, la survenue de la maladie à Coronavirus, a aussi eu des effets foudroyants sur le Musée nationale.
Malgré ces crises, le Musée se tient debout grâce à des efforts consentis par le DG et l’ensemble du personnel.
« Le Musée se porte de mieux en mieux, nous somme toujours atteinte de la crise, mais malgré tout, on se sent mieux » avoue le directeur général.
De son propos, il ressort que le Musée compte une prévision budgétaire de 669 607 122 FCFA, sur laquelle, la réalisation au 30 septembre est de 497 383 618 CFA ; ce qui fait un taux de réalisation à mi-parcours de 75,17%.
Un résultat plus satisfaisant, en comparaison à celui de l’année dernière qui s’élevait de 41 millions, dont 23 millions seulement ont pu être recouvrés, soit un taux de réalisation de 57,08%.

Par ailleurs, le ministre a annoncé que des démarches sont en cours avec le ministre des Affaires étrangères pour le retour de nos biens culturels qui se trouvent en France.
«Le retour des biens culturels maliens détenus à l’étranger est une priorité du gouvernement » affirme-t-il.
Le ministre s’est réjoui de constaté que les travaux de réhabilitation ont permis d’agrandi l’espace d’accueil du Musée, notamment avec la construction de trois nouvelles réserves.

PAR AMINA SISSOKO

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Célébration de la Journée mondiale de l’enfance: plus de 1500 écoles sont encore fermées au Mali

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:04

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré ce samedi 20 novembre 2021, la Journée Mondiale de l’Enfance sous le Thème : « Un système de protection renforcé pour une protection des droits adaptée à chaque enfant ». C’était au Palais de la Culture Amadou Hampathé BAH. La cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Wadidiè Founè COUBILABALY ; en présence de deux membres du gouvernement, à savoir la ministre de la Santé et du développement social, Mme Diéminatou SANGARÉ, et son homologue de l’Emploi et de l’entrepreneuriat, Bakary DOUMBIA.

Outre les membres du gouvernement, cette cérémonie a également enregistré la présence de Nouhoum Cherif Haïdara du parlement des enfants ; de la représentante résident de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie Fouet ; du président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfance (COMADE), Antoine AKPLOGAN ; des Ambassadeurs, etc.
Célébrée chaque année le 20 novembre, la Journée mondiale de l’enfance vise, d’une part, à rappeler que des millions d’enfants sont toujours privés de leur droit à la santé, à une alimentation saine, à l’éducation et à la protection, et, d’autre part, à rendre la voix des jeunes indispensables dans tout débat touchant à leur avenir.
Pour marquer cette journée importante, différents événements et célébrations ont été organisés à travers le pays et particulièrement à Bamako et dans les régions de Tombouctou, Kayes et Mopti.
La voix et le regard des enfants sur les enjeux des changements climatiques et de l’éducation ont été mis en avant dans le cadre d’un programme national multidimensionnel d’exposions, de débats, d’démissions, d’actions et d’événements de plaidoyer.
De Mopti, Gao et Bamako, dix enfants ont participé à un débat virtuel en direct sur l’environnement et le changement climatique, avec une centaine d’autres jeunes du Sahel.
Les jeunes ont pris le contrôle d’institutions gouvernementales, de sections de l’UNICEF et d’organes de presse pour exercer leur leadership et exprimer leurs points de vue sur les questions et enjeux qui affectent leurs droits et leur avenir.
Dans son allocution, la représentante résidente de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie FOUET, a appelé à l’action pour davantage impliquer les jeunes dans les prises de décisions et les politiques et programmes qui affectent leur situation et leur avenir.
Elle a souligné que dans le cadre d’un partenariat, son organisation et ses partenaires avaient initié quelques actions.
Celles-ci étaient entre autres : l’opération « retour à l’école » ; l’éducation à distance ; et l’appui à la réouverture d’écoles fermées.
Aussi, dans la même veine, l’Unicef a lancé le « projet changement pour les enfants » qui offrira l’opportunité aux adolescents et aux jeunes de 21 pays (inclus le Mali), de faire entendre leurs voix.
« Cette célébration a été également mise à profit pour amener les enfants à exercer les responsabilités par simulation » a-t-elle conclu.
De son côté, Nouhoum Cherif HAÏDARA du parlement des enfants, a reconnu les efforts des plus hautes autorités du pays dans la promotion des droits de l’enfant au Mali.
Tout en faisant une plaidoirie en faveur des enfants privés de leurs droits par le fait de l’insécurité, il a reconnu l’engagement de Mme la ministre de tutelle, pour avoir réalisé l’une de leurs doléances exprimées lors de l’édition précédente, à savoir, la réhabilitation et l’équipement des locaux du parlement des enfants.
Comme à l’accoutumée, le président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfant (COMADE) a d’abord dressé un bilan macabre de certaines pratiques de notre société, auxquelles les enfants sont soumis et exposés.
Il a ensuite profité pour exprimer un vœu, celui de l’organisation d’un forum national sur la protection des enfants.
Au Mali, a-t-il fait savoir, des millions d’enfants ne se sentent pas en sécurité à cause de la présence des groupes armés terroristes dans une grande partie du territoire. Ainsi, plus de 1500 écoles sont encore fermées après l’ouverture de l’année scolaire.
Dans son adresse, la ministre Wadidiè Founè COULIBALY a d’abord remercié les plus hautes autorités du pays à travers le président de la Transition pour les efforts déployés dans le respect des droits et le bien-être des enfants.
Parlant des acquis enregistrés en 2020, dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant, Mme la ministre a cité entre autres : l’adoption de 247 ; la prise en charge de 2898 enfants vulnérables et de 1220 enfants en mobilité. S’y ajoutent la pris en charge de 658 cas de mariage d’enfants et 144 enfants sortis des groupes armés.
Ce qu’a fait que les taux bruts de scolarisation sont passés de 75% pour les filles au fondamental en 2019-2020.
Outre ces acquis, des défis restes à relever au sujet de l’insécurité, avec pour conséquence la fermeture des milliers de classes et d’enfants non scolarisés, pour cause de déplacement.

Par Abdoulaye OUATTARA

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DEMOCRATIE MALIENNE: AUTOPSIE D’UN FIASCO

INFO-MATIN - Tue, 23/11/2021 - 13:03

Au Mali, la pratique politique a conduit certains gouvernants à interpréter, voire réécrire les règles à leur seul profit. En trente ans de démocratie, les chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du pays ont couvert d’importants détournements de fonds publics ainsi que d’autres actes de prédation, par cupidité ou pour conserver le pouvoir. Des tonnes de linges sales jonchent les couloirs de nombreuses institutions et des services publics. Rien d’étonnant que la grande majorité des maliens soutienne la Transition en cours qui se présente comme une véritable bouée de sauvetage pour un pays promis à la ruine.

LA TROISIEME REPUBLIQUE OU LA POLITIQUE DE LA SOLIDARITE DANS LE MAL

Après la révolution de mars 1991 et l’instauration du multipartisme, le peuple malien était en droit d’espérer plus de liberté et une meilleure gestion des ressources publiques. Malheureusement, les pionniers ont réduit la démocratie à la recherche du pouvoir d’Etat et à la meilleure façon de l’exercer au profit d’un clan. D’abord Alpha Oumar Konaré et le parti ADEMA, puis Amadou Toumani Touré et le Mouvement Citoyen, enfin Ibrahim Boubacar Kéita et ses proches. Chaque régime dans un style différent, a coopté des opérateurs économiques pour en faire les chouchous des marchés publics, en procédant à des nominations de complaisance pour servir les intérêts du prince. Le délit d’initié et les ententes frauduleuses ont alors permis de mettre le Trésor Public en coupes réglées, avec des milliards de commissions et de rétro-commissions versés aux grands donneurs d’ordre. Pendant ce temps, des stratégies de division ont été déployées pour affaiblir la société civile active et l’opposition politique, en réduisant l’armée nationale à sa plus simple expression. Naturellement, la rébellion en sommeil ne pouvait espérer mieux pour rendre tout le septentrion incontrôlable avec la complicité des narco- trafiquants, des vendeurs d’armes et autres preneurs d’otages. Elle est parvenue à créer le plus vaste réseau d’économie criminelle jamais vu dans tout le Sahel. Des hommes politiques et des fonctionnaires seraient membres de ce réseau de la honte et de la trahison nationale illustrée par l’affaire dite « Air cocaïne ». Lorsque la crise libyenne éclate dans ces conditions, le Mali déjà divisé et affaibli devient le ventre mou du Sahel. En effet, l’armée libyenne était composée majoritairement d’anciens rebelles maliens qui rongeaient leurs freins. La France de Sarkozy qui voulait la tête de Kadhafi à tout prix, Dieu seul sait pourquoi, a choisi de pactiser avec la rébellion malienne à qui elle promet un Etat autour de Kidal. Cet Etat sera annoncé plus tard par le Mouvement National de Libération de l’AZAWAD (MNLA). Quand 70 militaires sont atrocement tués à Aguelhoc en 2011, les maliens sont stupéfaits d’entendre le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé parler d’une « victoire du MNLA dont il faudra tenir compte ». Le plan de la déstabilisation du Mali était en marche. ATT qui n’avait jamais voulu lâcher le leader libyen comme l’a fait son homologue sénégalais Wade, comprend clairement qu’après Kadhafi, il serait le prochain sur la liste.

TOURNER DEFINITIVEMENT LA PAGE POUR REVENIR
A UNE GOUVERNANCE VERTUEUSE PARTAGEE

En réalité, un double mal a frappé le Mali au cœur. D’une part, la faillite de l’économie et de l’armée nationale provoquée par la cupidité et la perfidie de politiciens démagogues et, d’autre part la rébellion du MNLA aidée par des officines européennes pour attenter à l’intégrité du territoire national. Difficile d’échapper à cette double trahison. Voilà comment la démagogie soutenue par la promotion de la médiocrité, l’éloge des non valeurs (tricherie, corruption, fortune mal acquise) et l’impunité ont fini par avoir raison de la troisième république, après avoir sapé les fondements de la société et de la démocratie. Le « kokadjè » longtemps proclamé au départ est resté un vain mot. Les quelques patriotes qui nourrissaient le rêve et l’ambition de servir loyalement le pays ont été combattus et noyés par des opportunistes qui tenaient enfin l’occasion de devenir quelqu’un grâce à la politique. Aujourd’hui, le sursaut national longtemps attendu semble en marche pour inverser la tendance. La déclaration à l’ONU du Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga a donné le ton et servi de déclic. Assimi Goïta est désormais soutenu par la majorité silencieuse qui se réveille enfin. Comme à leur habitude, certains marchands de tapis s’agitent et rament à contre- courant avec l’espoir d’être rappelés aux affaires. Ils ne le savent peut-être pas encore mais pour de nombreux maliens, ils ressemblent à des produits périmés. La sortie du tête-à-tête stérile avec les partis politiques pour donner la parole à la société civile, notamment les jeunes, les légitimités traditionnelles et les leaders religieux, porte des fruits car, ceux-ci sont les vrais moteurs de la mobilisation et de l’action sociale au Mali. Cependant, en plus des réformes envisagées pour arriver à la 4ème république, deux dossiers méritent une attention particulière pour le retour de la paix et de la sécurité : le rapprochement avec la Russie pour permettre aux forces de défense et de sécurité de reprendre le contrôle sur le terrain et le dialogue avec Iyad et Koufa qui n’ont jamais demandé la partition du Mali au contraire du MNLA qui a ouvert la voie aux terroristes et aux djihadistes pour rendre le nord ingouvernable. Le combat d’Iyad et Koufa est motivé par l’instauration d’un Etat islamique dans un pays composé dit-on à plus de 90% de musulmans. Alors qu’il était plus facile de discuter avec eux, IBK s’est aligné sur la position française avec le résultat désastreux qui a conduit à sa chute : un accord pour la paix inapplicable en l’état, un pays occupé aux deux tiers avec l’enclave de Kidal imposée aux maliens par la France, des forces internationales impuissantes, des élections locales impossibles à tenir, une économie exsangue. Les autorités religieuses musulmanes enfin libérées des pesanteurs politiciennes, vont-elles pouvoir trouver avec Iyad et Koufa, sur la base des prescriptions intangibles du Coran qui est la référence commune, les conditions de la paix et de la cohabitation pacifique dans un Mali réunifié ? Il faut l’espérer.

La Transition mérite d’être soutenue parce que le pays va mal même s’il tient encore debout. Les hommes politiques qui ont largement montré leurs limites en ruinant le pays, doivent éviter la surenchère avec des prises de position et des propositions aussi inopportunes qu’incongrues, au moment où l’immense majorité des maliens aspire à tout, sauf à un retour au statu quo. Ils sont pourtant bien placés pour savoir que rien ne peut arrêter un peuple debout et déterminé.

Mahamadou Camara
Email : mahacam55mc@gmail.com

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Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme: 41 dénonciations portant sur 146 milliards de FCFA en 2020

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:57

La rentrée 2021-2022 des Cours et Tribunaux a eu lieu, ce jeudi 18 novembre 2021, à la Cour Suprême du Mali, sous la présidence du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA. Elle avait pour thème : « Le rôle de la justice dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités.

L’audience solennelle de la Rentrée des Cours et Tribunaux du Mali, session 2021-2022, s’est tenue ce jeudi 18 novembre, à la Cour Suprême de Bamako. Le choix de ce thème n’est pas fortuit, a indiqué le Président de la juridiction mère, M. Wafi OUGADEYE.
Cette orientation annuelle de la famille judiciaire est en phase avec l’engagement des autorités de la Transition pour une gouvernance vertueuse, a précisé le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, Moustapha CISSE.
En outre, le blanchiment des capitaux est l’un des crimes qui affaiblit l’État, a souligné le rapporteur des Magistrats, Dr. Modibo SACKO.
Ces phénomènes n’épargnent pas le Mali. D’où l’appel du rapporteur à la justice de sévir contre le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux.
Selon le Dr. SACKO, il revient à cette même justice de faire des propositions pertinentes aux autorités dans le but d’assurer une répression efficace de ces fléaux.
Selon les précisions du Procureur Général de la République, Mamadou TIMBO, pour réussir ce pari, il faut doter la justice des moyens lui permettant de mener sa mission avec efficacité.
Toute chose bien comprise par le Président de la Transition qui reste convaincu qu’il n’y a pas « d’État fort sans justice forte ».
Une conviction que le Chef de l’État a fait valoir au cours de cette cérémonie solennelle en annonçant, non seulement, la finalisation de la construction du futur siège de la Maison des Avocats du Mali, pour un montant 790 millions de francs CFA.
Un geste qui en dit long sur la volonté des autorités de la Transition de renforcer les capacités de toute la famille judiciaire pour le plein rayonnement de celle-ci.
Le Président GOÏTA a également mis l’accent sur les conséquences de l’expansion du terrorisme sur la stabilité de notre pays.
« Tous les capitaux blanchis ne proviennent pas forcément du terrorisme », a-t-il précisé.
Selon le Président de la transition, il convient de s’attaquer aux sources véritables de financement de cette activité lucrative.
Et, « L’une des meilleures méthodes pour vaincre ce mal à la racine serait sans nul doute de renforcer l’arsenal juridique dans le but d’étouffer, à la fois, le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux qui en découle », a suggéré le Président du Conseil supérieur de la Magistrature.
« Pour mener à bien ce combat, la mise en place et le renforcement d’un cadre institutionnel et juridique approprié sont obligatoires », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le Président de la Transition a jugé important d’attirer l’attention de tous sur « la responsabilité collective dans ce processus ».
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme doivent se mener à tous les niveaux.
Les magistrats, quant à eux, rassurent leur autorité supérieure quant à leur détermination à lutter contre la corruption tout en invitant les collectivités à s’inscrire dans la même dynamique.
« C’est avec un grand plaisir que les membres de la Cour accueillent cet événement », a indiqué le Président de la Cour suprême, dans ses mots introductifs, tout en soulignant que la tenue de ce « rendez-vous annuel » est une marque de considération du Chef de l’État à l’endroit du pouvoir judiciaire.
Tous les Maliens doivent converger vers un seul but : le triomphe du civisme, a expliqué le Procureur qui estime que le règne du « Mali Kura » doit passer aussi par le civisme.
«Une nouvelle mentalité et une nouvelle citoyenneté doivent servir de soubassement au nouveau Mali», a-t-il laissé entendre.
«L’heure n’est plus aux discours, mais aux actes. Agissons donc pour la survie du Mali », c’est en ces termes que le Président GOÏTA a déclaré ouverte la Rentrée judiciaire 2021-2022.
Il ressort des données que le blanchement de capitaux et le financement du terrorisme freinent le développement et la bonne Gouvernance. Ils constituent une menace pour la stabilité.
Selon les données fournies par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CNTIF), en 2020, cette Cellule a été saisie de 41 déclarations suspectes portant sur 146 milliards de FCFA.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOÏLA a mentionné que le financement du terrorisme est une activité lucrative qui doit être combattue.
Selon lui, au regard du rôle incontournable de la justice dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux, la formation des acteurs de la chaine judiciaire demeure une exigence, car il serait illusoire de se limiter à l’accumulation des textes et autres instruments juridiques pour prétendre lutter efficacement contre les fléaux que sont le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux.
Pour le Président de la Transition, il convient donc d’attirer l’attention de tous sur la responsabilité collective dans ce processus.
Ainsi chacun devrait pouvoir soutenir les actions des banques qui sont pratiquement les seules structures à dénoncer les opérations illégales. Le Chef de l’Etat a saisi cette opportunité pour engager les avocats, les assurances et toutes autres personnes ayant connaissance d’opérations illicites de les dénoncer.
« Par la même occasion j’invite l’administration de la justice à mieux outiller les acteurs qui animent et pour lesquels la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme doivent demeurer un défi permanent à relever. Par ailleurs, je voudrais attirer l’attention sur l’importance de l’assistance et du conseil en matière de procédure judiciaire », a laissé entendre le Président de la Transition.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Gouvernance: le déchainement des frustrés de la gestion de la Transition

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:55

La Plateforme « Unis pour le Mali », après le lancement de ses activités, a animé, hier jeudi, à la Bourse du travail, une conférence de presse sur la situation socio-politique, sécuritaire du pays qu’elle juge alarmante et inquiétante. Puisque le bout du tunnel pour une sortie de crise semble être loin du fait que le gouvernement manque de solutions.

Les responsables de la Plateforme « Unis pour le Mali » regroupant plusieurs organisations des jeunes politiques et de la société civile, depuis quelques semaines, haussent le ton contre la gestion de la Transition.
Encore ce jeudi, lors d’une conférence de presse en présence d’autres organisations frustrées contre la Transition, à l’instar des déguerpis de la zone aéroportuaire de Sénou, des habitants de Niono, la Plateforme a déploré la gestion du Premier ministre dans une déclaration dont nous avons une copie.
Dans son document lu par le coordinateur de la CMAS, Youssouf Daba DIAWARA, la plateforme affirme avoir passé « en revue, sans complaisance ni faux fuyant, la situation générale du pays. Quarante et une organisations et leaders d’opinion couvrant une grande diversité d’acteurs sociaux sont arrivés à la même conclusion : l’heure est grave ! »
L’heure est grave, pour la Plateforme, sur la base des constats suivants : la fermeture de plus de 787 écoles dans le Centre du Mali affectant plus de 236.100 enfants ; l’insécurité galopante ayant entrainé des déplacements massifs des populations dans le même Centre du pays et une sous-administration générale avec seulement 36 administrateurs sur 224 présents dans les régions du Nord et du Centre du Mali.
En outre, la conjoncture internationale mal anticipée par le Gouvernement, les destructions des récoltes, les enlèvements de bétail et le dynamitage des points d’eau concourent à l’augmentation incontrôlée du prix des produits de première nécessité, sont aussi des réalités pour la Plateforme qui prouvent ô combien la Transition n’est pas sur une bonne pente.
Au-delà de ces problèmes, il y a, entre autres, la cherté de la vie, qui pousse les jeunes et les femmes à céder aux pires tentations : terrorisme, délinquance urbaine, corruption des mœurs, a déploré la Plateforme dans sa déclaration.
Face à ces situations, elle regrette que le gouvernement n’ait que des discours et une assise dite nationale.
C’est pourquoi, des jeunes ont décidé de s’unir et de faire FRONT COMMUN au sein de la Plateforme « Unis pour le Mali » dont l’objectif est d’alerter l’opinion sur la gravité de la situation et d’obtenir des autorités plus d’actions et de résultats.
« Nous souhaitons la réussite de la Transition, mais une Transition qui se concentre sur l’essentiel et apporte des solutions concrètes, réelles et immédiates aux problèmes que nous venons de citer », indique le regroupement.
Au regard de la situation, appelant les plus hautes autorités à se départir des dangereux discours tendant à diviser les maliens et à catégoriser leur nationalisme ; la Plateforme exhorte le Gouvernement à publier un chronogramme réaliste de sortie de crise. Dans son document, elle exige un plan détaillé sur la sécurisation du pays ; le retour de l’administration dans le Centre et le Nord, le programme des réformes prioritaires et la solution définitive à la crise enseignante.
Par ailleurs, en prenant acte des mesures de subvention de certains produits alimentaires, « Unis pour le Mali » appelle le Gouvernement à lutter effectivement contre la spéculation et les détournements des produits dits « subventionnés ».
« Nous appelons encore une fois la plus haute autorité du pays à s’investir pour apaiser un débat national pris en otage par l’intolérance, l’invective et les discours haineux entretenus par ceux-là même censés nous rassembler. Il en va de la cohésion nationale », a-t-elle également souhaité.

Après la lecture de cette déclaration, plusieurs intervenants, en plus des responsables de la Plateforme, ont également dénoncé la situation dans laquelle le pays est plongé.
Pour le représentant du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques, Ismaël SACKO, il n’est pas question que leur front participe aux assises nationales de la refondation, en dépit des rencontres en cours pour décrisper la tension politique.
Et conformément à leur mémorandum, il appelle le gouvernement à publier sans délai le calendrier des élections présidentielles et législatives qui étaient initialement envisagées par la Transition.
Quant au représentant des habitants de Niono, la situation est pire que de l’on peut imaginer. La ville court de grave risque de crise humanitaire à cause de l’insécurité.
« Si rien n’est fait, la situation de Niono a une percussion sur Bamako. Parce que la zone est l’un des sites de culture du riz par exemple dont une grande partie de la consommation y vient », a alerté le porte-parole, avant d’ajouter que contrairement à des informations circulant sur les réseaux sociaux il n’y a pas d’action contre les terroristes dans la zone.
Les victimes des événements de juillet 2020, quant à elles, estiment qu’elles ont été trahies par le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, qui leur avait promis justice et réparation.
Pour elles, Choguel MAIGA s’est profité de leur situation pour obtenir un combat politique.

PAR SIKOU BAH

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Légitimités traditionnelles: la longue lutte de la reconnaissance

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:40

Le vendredi 12 novembre 2021, les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali étaient reçues successivement par le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA et le Président de la Transition le Colonel Assimi GOITA autour d’un ordre du jour : les défis et enjeux socio-politiques auxquels fait face le Mali. Selon le communiqué de la résidence de la République, le Président GOÏTA a réconforté les Chefs de village en s’engageant à leur octroyer, « dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, un drapeau que chacun fera flotter en un endroit visible de sa maison, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour ». C’est le déclic d’un emballement promotionnel des légitimités traditionnelles.

Pour en remettre une autre couche à son intérêt pour les légitimités traditionnelles, au chapitre des communications, lors du conseil des ministres de ce mercredi 17 novembre, le Président de la Transition, Chef de l’État, a informé le Conseil des Ministres de la décision du choix du 11 novembre comme Journée Nationale des Légitimités Traditionnelles.
Avec ces avancées fulgurantes, l’on peut entrevoir le bout du tunnel d’un combat dont CRI-2002 a pris le lead depuis plus d’une dizaine d’années : la reconnaissance du rôle et de la place des autorités et des légitimités traditionnelles. « Comme quoi on peut faire de grandes avancées durant une Transition », s’est réjoui le Dr SALL, Président de CRI-2002, au cours d’un échange téléphonique.
Cependant, ce coup d’accélérateur de la reconnaissance des autorités et légitimités traditionnelles gagnerait à être précédé de certains préalables comme parachever le processus de délivrance des décisions de nomination des chefs de village. En effet, la Loi N°06-023 du 20 Juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers, stipule en son article 8 : « La désignation du chef de village, de fraction ou de quartier se fait selon les Coutumes et traditions reconnues dans chaque localité.
Il est nommé par décision du représentant de l’État dans le cercle ou dans le District de Bamako, sur proposition du conseil de village, de fraction ou de quartier et après avis consultatif du conseil communal et du représentant de l’État au niveau de la commune ».
Or, il s’avère que si le plaidoyer de CRI-2002 a permis à nombre de chefs de village d’obtenir cette reconnaissance légale, souvent après des décennies de pratique de la fonction, le processus reste inachevé. Un parachèvement d’autant plus important qu’il permettrait aux chefs de village de jouir d’avantages liés à leur fonction tel celui prévu par l’article 19 de la Loi ci-dessus visée : « Le chef de village, de fraction ou de quartier bénéficie de la réduction des frais d’hospitalisation dans les conditions fixées par un arrêté conjoint du Ministre chargé de l’Administration Territoriale et du Ministre chargé de la Santé ». Parce qu’il faut pouvoir prouver sa qualité de chef de village.
De même ne serait-il pas superflu de donner un contenu légal à la notion de « légitimités traditionnelles » que la Loi N°06-023 du 20 Juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers ne prend pas en compte, se limitant à la désignation, aux attributions, aux sanctions et à la cessation de fonction du chef de village. Toutes choses qui permettraient d’avoir une nette appréhension des personnalités concernées.
Quant à l’octroi « dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, un drapeau que chacun fera flotter en un endroit visible de sa maison, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour », cette décision ne pouvait qu’être applaudie des deux mains par les « légitimités traditionnelles ». Le jeu en valait la chandelle puis qu’il s’agit d’une réponse à la demande persistante de l’application diligente de l’article 7 de l’Arrêté N°2018/2279/MATD-SG du 5 Juillet 2018 qui autorise les chefs de villages, de fractions ou de quartiers à hisser l’emblème national dans la cour de leurs domiciles et le port de l’insigne distinctif au cou. Ledit article stipule : « Les chefs de village, de fraction et de quartier sont autorisés, dans l’exercice de leurs fonctions officielles : 1. A hisser dans la cour de leur domicile, l’emblème national ; 2. A porter un insigne distinctif dont les caractéristiques techniques et le modèle figurent en annexe n°1 du présent arrêté (…) ».
Mieux, selon des sources bien informées, les macarons destinés aux chefs de village étaient confectionnés. Par contre, aucune explication n’est fournie quant aux raisons pour lesquelles ils ne sont pas octroyés aux destinataires qui sont dans l’attente depuis 2018.
Cette décision présidentielle est le fruit du partenariat et du plaidoyer entre les coordinations des chefs de village et le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI-2002) a servi d’occasion de reconnaissance au Coordinateur des chefs de village de Sikasso, El Hadj Siriki DIAWARA.
« Depuis 2011, l’ancien ministre chargé des relations avec les institutions du Mali, Dr Abdoulaye SALL, Président de CRI-2002, a organisé les chefs de village et de quartier dans plusieurs régions du Mali. Grâce à son action, beaucoup de chefs de village et de quartier ont leur décision de nomination. Qu’il en soit remercié ».
Pour mieux structurer notre organisation, nous demandons aux autorités de la Transition de créer les conditions de créer une Coordination nationale des chefs de village, de quartier et de fraction au Mali.

PAR BERTIN DAKOUO

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Police nationale: les préoccupations débattues

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:35

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel-Major Daoud Aly MOHAMMEDINE, a reçu, avant-hier, la synergie des Syndicats de la Police Nationale. Ont assisté à cette rencontre, outre le Directeur Général de la Police Nationale, des anciens Directeurs Généraux de la Police, le DRH, l’Inspecteur en Chef et le DFM du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, ainsi que l’Inspecteur en Chef de la Police Nationale.

Le Ministre a tout d’abord salué ses hôtes pour leur présence avant de leur laisser la latitude de s’exprimer librement. Le porte-parole de la synergie remercia le Ministre pour sa disponibilité avant d’égrener leurs différentes préoccupations. En premier lieu, il a évoqué le statut de la Police qui, selon lui, est en souffrance alors que certaines de ses dispositions devraient connaître une application avant le 31 Décembre 2021. Pour le porte-parole, toutes les tendances de la Police se retrouvent autour dudit statut. Le second point abordé a été la question de la grille. À ses dires, une commission avait été mise en place à la Direction Générale de la Police Nationale à cet effet, mais le résultat des travaux n’a jamais été pris en compte. La troisième préoccupation évoquée a concerné la situation des Unités de Police des zones dites « rouges. » Les syndicalistes ont, pour terminer, mis un accent sur la situation des nominations à titre exceptionnel, après le concours professionnel qui, selon eux, n’a toujours pas connu de suite, ainsi que la nomination des Sous-Officiers en qualité d’Officier de Police Judiciaire (OPJ).
À leur suite, le Ministre a dit toute sa disponibilité à recevoir les syndicats. Un devoir pour lui a-t-il renchéri. Au sujet du statut, il a rappelé les efforts qui ont été fournis afin d’aboutir à une satisfaction générale. Pour le Ministre, les deux points d’achoppement ne devraient nullement constituer un handicap, d’autant que le statut offre beaucoup d’autres avantages qu’il ne faudrait pas hypothéquer. Il a rappelé les immenses efforts qu’il est en train de déployer auprès de ses collègues membres du Gouvernement pour débloquer certaines situations en leur faveur. En ce qui concerne la nomination des Sous-Officiers aspirant à la qualité d’Officiers de Police Judiciaire, le Ministre a été on ne peut plus clair. Selon le Colonel-Major Daoud Aly MOHAMMEDINE, le dossier, ayant déjà fait l’objet d’un examen à une Réunion Interministérielle, souffre d’un manque de conformité avec les dispositions du Code Pénal qui est l’instrument de travail des magistrats. Étant donné que ledit code est présentement en relecture, l’espoir pourrait être garder.
Le Ministre n’a pas manqué de rappeler les sacrifices que consentent, quotidiennement, les Forces de Défense et de Sécurité pour la stabilisation du pays, de même, la création de nouveaux Groupements Mobiles de Sécurité (GMS) et d’autres unités opérationnelles qui montrent, à suffisance, la volonté des autorités à améliorer constamment les conditions de vie et de travail des forces de sécurité. Et le Ministre de rappeler le maillage sécuritaire du territoire en cours, salué, à sa juste valeur par les populations et les partenaires du Mali.

« J’ai à cœur cette situation de la Police Nationale. On est dans un pays où tout est urgent. Ne vous considérez pas abandonnés » a dit le Ministre. S’agissant de la nomination exceptionnelle, il ressort que des dispositions sont en cours pour régler ce problème. En ce qui concerne la grille qui constitue un autre point d’achoppement, il a informé qu’elle devrait connaître quelques corrections pour la rendre parfaite. Pour clore la rencontre, la synergie des syndicats de la Police Nationale a été soumise à la réflexion, en ce qui concerne les deux points d’achoppement, qui pourraient bien être réglés, autrement, sans qu’ils ne constituent un facteur de blocage pour l’adoption du statut.

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Essakane: la population se retire

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:32

A 5 kilomètre de la ville de Tombouctou, plus de 600 habitants d’Essakane ont dû quitter la localité pour cause de nombreuses attaques terroristes. Selon les termes d’une enquête de la radio des nations unies(Mikado), les organisations humanitaires, après une mission d’évaluation sur place, appellent à intervenir en faveur des déplacés.

Intimidations ou encore menaces d’assassinat et autres forme d’insécurité, la population de la localité, ancienne Oasis situé à des kilomètres de la ville de Tombouctou, est sous la pression des groupes armés terroristes (GAT) depuis un certain temps. Une situation qui a poussé certains ménages à quitter la zone.
Selon les organisations humanitaires, ces populations sont accusées par des hommes armés à l’idéologie religieuse de collaborer avec les forces de défenses et de sécurité.
Aujourd’hui plus de 650 d’entre elles dont près de 300 femmes et filles ont été forcé de quitter leurs domiciles pour se réfugier dans des communes voisines.
Selon une évaluation rapide de protection menée par des ONG humanitaires, la liberté des mouvements a été restreinte même dans ces localités d’accueil entravant même ainsi la conduite des principales activités économiques qui sont : l’agriculture et l’élevage.
Les organisations humanitaires soulignent la nécessité d’apporter une assistance alimentaire inconditionnelle pour une période de 3 à 4 mois environ.
Elles appellent aussi à renforcer la résilience des ménages et créer des centres d’apprentissage temporaire pour les enfants.
Il faut, rappeler que malgré les activités opérationnelles de patrouilles et d’escortes, d’UNPOL, au mois de septembre, afin d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens (52 escortes et 584 patrouilles), la sécurité demeure toujours fragile dans cette localité où la situation humanitaire reste préoccupante.
En 2021, le contexte humanitaire continue de s’aggraver dans notre pays en raison des effets immédiats des conflits et des multiples formes de violence, notamment les conflits inter et intracommunautaires, l’activisme des groupes armés non étatiques(GANE), la criminalité et le banditisme.
Selon un rapport d’OCHA, l’effet combiné de ces chocs qui se superposent affectent désormais 11 711 652 de personnes, ce qui correspond à plus de 57,1% de la population du Mali (voire 1 malien sur 2) qui subissent les soubresauts de ces crises répétées qui dégradent leurs conditions de vie ; ainsi que leur moyen subsistance.

Par AMINA SISSOKO

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CEDEAO : les sanctions de la honte !

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 15:29

En applications des décisions du sommet des Chef d’Etat de la sous-région, tenu novembre 2021 à Accra(Ghana) la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a rendu public ce mercredi 17 novembre 2021, la liste des personnes sous sanctions la Cédéao. Le PM, Choguel Kokalla Maïga et la quasi-totalité de son gouvernement figurent parmi 149 personnalités visées par ces sanctions individuelles infligées par cette organisation. Sur la toile, l’annonce de ces sanctions a fait l’effet d’un tollé général. Sur les réseaux, on s’indigne contre le comportement de la CEDEAO qu’on accuse d’agir sous les ordres de la France et de ses alliés européens contre le Mali. Même si certains internautes pensent qu’il ne faut pas donner trop d’importance à ces sanctions, une grande majorité trouve ces sanctions contraires, disent-ils, à l’esprit à l’idéal de construction de l’unité africaine.
C’est le débat de votre Facebookan du jour…

Alassane Souleymane : lorsque j’entends un ministre européen affirmer que la Cedeao leur a demandé d’entériner ses sanctions infligées au Mali, je m’attriste devant le manque d’idéal de construction de l’unité africaine. J’ai la conviction que cette demande est non pas de l’intérêt africain, mais strictement européen. Dommage. N’an laara, an saara!

André Traore : les sanctions ? Ce n’est pas l’apocalypse encore moins la fin du monde. On profitera pour équiper nos structures de Santé et les mettre à niveaux. On en fera de même pour les structures sociales et universitaires.
C’est aussi un sérieux avertissement pour ceux qui sont en voie de migration. A la moindre incompréhension, on vous rappellera votre statut d’étranger assorti de menaces d’expulsion. Une belle leçon pour toutes celles et ceux qui ont l’intention de migrer avec des ressources très importantes soustraites de la masse monétaire du pays.
Au final, c’est pour nous tous, un appel et un encouragement au patriotisme. Il n’y a rien de mieux qu’une patrie bien bâtie qui n’envie rien, au contraire qui fait envier.
Le Mali de nos ancêtres a été bâti par ses dignes filles et fils. Il en sera de même pour le Mali d’aujourd’hui. Peut-il en être autrement ?
C’est dans les difficultés que l’Homme démontre tout son génie créateur.

Macire Diop : sorcellerie vraie, vraie. Il avait été dit que cette organisation était moribonde et ne représentait plus rien. Il avait été dit qu’on pouvait se retirer à tout moment puisque nous étions sa substance la plus importante. Il avait été dit qu’elle était à la solde et aux ordres de puissances étrangères. Mais quand le couperet tombe on se lamente et on proteste. Normalement, ça ne doit faire ni chaud ni froid. Mieux raison de plus pour accélérer la sortie.

Alassane Souleymane : on se lamente surtout pour l’étroitesse de vue à ne pas pouvoir aller dans la vision des pères fondateurs, c’est à dire une Afrique décomplexée qui maîtrise son destin en main.

Sambou Sissoko : Ouf! La CEDEAO a frappé très fort, et il a frappé là où ça fait très mal. Si on avait un premier ministre comme Kalfa Sanogo (qui passe sa vie entre Bamako et Sikasso et qui se soigne à l’hôpital de Sikasso) et des ministres comme Dr. Guida Landouré (dont les enfants étudient à Djenné et qui aime Djenné plus que les États-Unis) on allait dire que le gel des avoirs et les interdictions de voyager ne serviront à rien. Mais avec un PM, des ministres et des «honorables» qui aiment le luxe et qui font leur shopping à Paris j’avoue que les sanctions individuelles vont faire mal. En plus, certains des soutiens de la transition se soignent à l’étranger et ils ont leurs enfants qui étudient à l’étranger. Qui dit que les autorités de la transition n’aiment pas le luxe et n’ont rien dans leurs comptes ? Mon œil ! Rien que pour inaugurer un petit échangeur à Yirimadio des millions ont été utilisés dans le carburant uniquement pour montrer que le gouvernement de la transition travaille. Ces millions investis dans le carburant pouvaient donner de l’eau potable aux populations de Niamakoro (en commune 6) ou équipé le CSCOM de Banconi (commune 1). C’est maintenant que le Président de la transition saura réellement qui est avec lui et qui n’est pas avec lui. Ce qui est sûr c’est que ça va chauffer dans les jours à venir…

Sékou Diakité , je ne vois pas trop la nécessité, je m’explique : Primo les sanctions ne sont pas contre le peuple en d’autres termes les biens et les services continueront à circuler entre les pays de la CEDEAO normalement. Le gel des avoirs de ces personnes visées à…

Ibrahim Mahamane Toure : non frère, c’est de la foutaise. C’est pour empêcher nos dirigeants de voyager, et dès que la transition prendra fin, ils seront poursuivis par les juridictions internationales.

Ibrahim Dit IB Traore : c’est un coup monté de la part de CEDEAO, ils veulent faire disperser les Maliens. Il faut qu’on fait beaucoup attention juste un piège de leur part. Voilà ma vision

Mori Dembele : tant que le Président de transition et le ministre des Affaires étrangères n’est pas sanctionné, je crois ça va aller. Le Mali fera même économie des déplacements et des évacuations sanitaires de ces personnalités. Le ministre Diop seulement peut faire l’affaire du Mali. En avant, pour le Mali, les autres personnalités sanctionnées n’ont qu’à se concentrer sur la construction nationale.

Sekou Diakite : le Mali doit suspendre immédiatement son adhésion à la CEDEAO et à l’union africaine. Les ennemis de l’intérieur seront bientôt démasqués et trouveront le peuple sur leur chemin le moment venu. Qui a déjà entendu une sanction contre Israël malgré ses multiples violations des résolutions de l’ONU.

Mamadou Bann : il n’y a rien. Cabri mort n’a pas peur de couteau : Interdit d’aller dans les régions de Gao, Kidal, Mopti… sans une compassion quelconque, si on nous Interdit d’aller ailleurs, faisons tout d’abord pour avoir la liberté de mobilité sur notre propre territoire…

Amadou Hampate Diallo : en cas de sanctions ciblées contre des hautes personnalités d’un pays concerné, les chefs d’Etat, Président de la République et les Ministres des Affaires étrangères sont couverts par l’immunité diplomatique internationale. Ils sont théoriquement protégés contre …

Ibrahima Djikine : et puis quoi encore, quand le peuple souffre vous ne dites rien, mais quand le peuple décide de prendre son destin en main, vous dites du n’importe quoi. Le Mali appartient aux maliens et la Guinée aux guinéens. Si vous êtes à la solde de la France c’est votre problème, mais une chose est sûre, les peuples ne vont plus se laisser faire.
Ady Coulibaly : c’est des bêtises de la part de la CEDEAO. Tandis que les européens soutiennent la France dans ses bêtises au Mali, c’est la CEDEAO qui sanctionne le Mali. La CEDEAO est une honte pour le monde entier, en général, et pour l’Afrique, en particulier.

Modibo Koita : le mali est un pays souverain, il n’a pas besoin de moyens dissuasifs contre la CEDEAO, les chefs d’Etats de la CEDEAO sont des ‘’voyous’’ qui sont à la merci de la France.

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Santé communautaire: l’UNASCOM sur les fonts baptismaux

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 14:57

La dernière faitière des associations et organisations de santé communautaire, « l’Union Nationale des Associations de Santé Communautaire du Mali», en abrégé (UNASCOM), a été officiellement lancée ce mercredi 17 novembre 2021. C’était à la faveur d’un point de presse qui avait pour cadre la salle de conférence de l’Association de santé communautaire de Banconi (ASACOBA). Avec comme slogan «UNE AUTRE VISION», cette nouvelle faitière dont le siège est à Sogoniko, a pour objectif, selon ses responsables, de faire respecter et défendre les intérêts des Associations de Sante Communautaire et des Mutuelles de Santé…

Ce point de presse était animé le Président de l’UNASCOM, Aliou Dème BAH ; qui avait à ses côtés, le vice-président, Yachaou TRAORE ; le secrétaire général, Hamidou DIARRA ; ainsi que le trésorier général, Yacouba KONE.

L’UNASCOM, selon ses responsables, a pour objectif de faciliter le renforcement et l’ancrage institutionnel des acquis en matière de santé communautaire.
A travers la création de l’UNASCOM, il s’agit de partager le processus d’institutionnalisation de la santé communautaire ; partager les innovations et les interventions réussies en matière de couverture universelle maladie et/ou spécifiques en santé communautaire dans les domaines prioritaires ; discuter des modalités de financement alternatif de la santé communautaire.
De sa déclaration liminaire, Aliou Dème BAH, il ressort que la Fédération nationale des associations de santé communautaire du Mali (FENASCOM), créée en 1994 avec 44 ASACO, semble montrer ses limites et qu’une émulation est nécessaire pour redynamiser et apporter des innovations à la gestion concertée de la santé communautaire. Ce qui fait dire à M. BAH que sa faitière vient à point nommé pour consolider et promouvoir le système.
C’est pourquoi, il a présenté l’UNASCOM comme l’instrument d’une révolution socio-sanitaire dont les résultats seront tangibles. Selon lui, l’ère de la démocratie nouvelle, la décentralisation et la politique sectorielle de santé représentent un formidable espoir pour la santé communautaire au Mali.
Il a souligné que le désengagement de l’Etat, face à la crise économique généralisée dans les années 1970 à 1980, s’est soldé par une sous-fréquentation des formations sanitaires publiques qui ne répondaient plus à leurs attentes.
Face à cette réalité, il a rappelé que la fin des années 1980 a vu différentes expériences de «recouvrement des coûts», payement direct par les ménages se développer dans le pays, suivant le principe de la prise en charge par les communautés elles-mêmes de leur propre santé.
Une mobilisation sociale particulièrement forte s’en est suivie jusqu’à partir de 1986 aboutissant à la naissance en juillet 1988, de la première association de santé communautaire de Banconi dénommée ASACOBA.
Pour lui, l’aboutissement de cette dynamique communautaire dans le quartier de Banconi s’est traduit par une bonne fréquentation de la nouvelle formation sanitaire ainsi créée, ouvrant ainsi la possibilité d’extension à d’autres populations du district de Bamako, puis progressivement à l’ensemble du pays.
Fort de la réussite de cette expérience, le gouvernement malien adoptait en décembre 1990 la Déclaration de politique sectorielle de santé, faisant de cette initiative, la stratégie nationale de développement de la santé.
Pour lui, l’avènement de la santé communautaire a eu le mérite d’asseoir un meilleur accès des plus démunis aux soins de santé de qualité à un coût abordable.
Afin de renforcer cette dynamique et de permettre des échanges d’expériences avec des pays de la sous-région, l’UNASCOM et ses partenaires se proposent d’organiser une assemblée générale constitutive de l’Union Nationale des Associations de la Santé Communautaire du Mali les 15 et 16 septembre 2021.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Journée Africaine de la statistique (JAS) 2021: le défis de moderniser les systèmes statistiques nationaux

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 14:56

Le Secrétaire Général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye TRAORE, a présidé ce jeudi 18 novembre 2021, la cérémonie commémorative de la Journée Africaine de la Statistique (JAS), édition 2021. C’était au mussé national, en présence de son homologue du ministère en charge de la Culture et du Directeur de l’Institut National de la Statistique (INSTAT).

La présente édition est placée sous le thème: «Moderniser les systèmes statistiques nationaux pour soutenir le développement socio culturel en Afrique ». Un thème en lien avec celui de l’Union africaine pour l’année 2021 intitulé : « Arts, culture et patrimoine : leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ».

Célébrée le 18 novembre de chaque année, l’initiative représente aujourd’hui un rendez-vous majeur de la communauté des producteurs et utilisateurs de statistiques sur le continent.
Elle vise à rappeler les importants défis que les pays doivent relever en matière de production de données statistiques, en vue d’une meilleure définition des politiques, stratégies et programmes de développement.
Le soutien à l’activité statistique découle d’une obligation pour l’Etat car il s’agit d’un domaine clé de développement du pays.
En effet, les statistiques conditionnent le développement de tous les secteurs, qu’ils soient de l’agriculture, de la santé, du commerce, de la finance, des infrastructures.
A cet effet, Abdoulaye TRAORE a mis en exergue les actions entreprises par l’État à travers le ministère de l’économie et des finances pour moderniser le système statistique national durant ces dernières années.
« Pour améliorer la qualité et la disponibilité des données statistiques, le Mali réalise actuellement deux opérations statistiques majeures, à savoir le Cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH5) pour un coût prévisionnel de 25,4 milliards de FCFA et le Recensement Général des Unités Économiques (RGUE), premier du genre qui nécessite la mobilisation d’environ 4 milliards de FCFA.
Aussi, pour renforcer le système statistique national et améliorer le financement de nos opérations, le gouvernement a mis en place le Fonds National pour le Développement de la Statistique (FND-STAT) qui est abondé annuellement à hauteur 2,9 milliards de FCFA », a rappelé le secrétaire général.
Par ailleurs, affirme-t-il que la création du Centre de Formation et de Perfectionnement en Statistique (CFP-STAT) représente, une partie de la réponse à la problématique des ressources humaines qualifiées.
Selon lui, le thème de l’édition 2021 cadre avec les défis auxquels font face nos pays dans le contexte de la crise sanitaire qui a occasionné d’ihttps://info-matin.ml/wp-admin/media-upload.php?post_id=36468&type=image&TB_iframe=1mportantes répercussions sur les économies nationales notamment le secteur de la culture, qui a été marqué par la longue fermeture des salles de spectacles et d’autres espaces de promotion du patrimoine culturel.
« Nous reconnaissons tous que les industries culturelles et créatives jouent un rôle important dans les économies nationales. Cependant, cette contribution n’est pas assez cernée par les statistiques, notamment en ce qui concerne leur part dans le Produit Intérieur Brut (PIB). Outre les avantages culturels et économiques, ces industries font preuve d’une plus grande résilience aux chocs externes dont il est plus que nécessaire de rendre visible. Les statistiques peuvent être utilisées pour ce faire » a expliqué Abdoulaye TRAORE.
Avant de déclarer ouverte la journée africaine de la statistique, il a remercié au nom des plus hautes autorités et du ministre de l’Économie et des Finances les Partenaires Techniques et Financiers pour l’accompagnement au Mali dont les efforts ont contribué à atteindre des résultats tangibles au bénéfice du Gouvernement, des Collectivités Territoriales, de la Société Civile, du Secteur Privé, et bien d’autres utilisateurs.
Il a enfin adressé ses vives félicitations et encouragements à l’ensemble des acteurs du Système Statistique National pour leur abnégation et leur sens de responsabilité afin de fournir aux utilisateurs les données dont ils ont besoin.
Le Représentant du Groupe ECO-STAT des Partenaires Techniques et Financiers, le Président de l’Association Malienne de la Statistique , les représentants des organismes du Système Statistique National ont participé à cette journée qui a été rythmée par des communications sur «l’Impact des crises sécuritaire et sanitaire sur le secteur Culture et Jeunesse » , « les Défis de la production des statistiques dans le secteur », une communication de l’AFRISTAT, ainsi que la visite des stands d’exposition des productions statistiques.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Pouponnière de Niamakoro II: Rotary club Bamako amitié fait des dons

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 14:53

Le Rotary club Bamako amitié a procédé, hier jeudi, à la remise d’un lot de dons à la Pouponnière de Niamakoro II. La cérémonie s’est déroulée en présence du Gouverneur de Rotary club, Christopher FORSTER ; de la Présidente de Rotary club Bamako amitié, Pr TRAORÉ Fatoumata DICKO ; de la directrice de la Pouponnière, KONÉ Sadio DIALLO, et de plusieurs membres de Rotary club Bamako amitié.

La Directrice a expliqué que la Pouponnière II de Bamako est une association privée qui reçoit des enfants abandonnés, recueillis ou placés par la justice.
« Nous essayons d’assurer à ces enfants une vie décente et la plus normale possible afin de leur permettre de grandir et de devenir des Maliens responsables et acteurs de leur avenir », a-t-elle a affirmé.
Elle a fait savoir que cette cérémonie s’inscrit dans une tradition bien ancrée dont Rotary club Bamako amitié s’acquitte régulièrement en remettant des dons substantiels aux démunis.
Elle a remercié les membres de Rotary club avant de rassurer que les dons seront judicieusement utilisés au profit des enfants du Centre.
La Présidente de Rotary club Bamako amitié, Pr TRAORÉ Fatoumata DICKO, a affirmé que conformément à sa devise : « Servir pour changer des vies », ce don vise à apporter un peu de soleil à ces petits anges. Selon elle, c’est une action traditionnelle que Rotary club Bamako amitié a inscrit dans son agenda depuis 5 ans maintenant.
Pr TRAORÉ Fatoumata DICKO a affirmé qu’à l’occasion de chaque fête de Noël, Rotary club Bamako amitié apporte un peu de joie dans le cœur de ces enfants et des Mamans qui s’occupent d’eux.
« Nous appuyons d’autres pouponnières, mais le choix de celle de Niamakoro s’explique par le souci de continuer une action qu’une ancienne présidente de Rotary club Bamako amitié a commencé. C’est elle qui nous a amenés pour la première fois dans cette pouponnière et nous avons décidé de continuer », a expliqué la Présidente.
Elle a informé que le présent don est composé d’habits, de lait, de farine pour enfant, de sucre, de pâtes alimentaires pour une valeur d’environ 1 million de FCFA.
Le Président de la Commission action de Rotary club Bamako amitié a ajouté que les dons ont été mobilisés grâce aux partenaires qui leur viennent en aide. Il a nommément cité la société ORCA qui a promis d’offrir à Rotary club Bamako amitié un montant chaque mois pour la réalisation d’actions envers des couches les plus démunies. Il a précisé que pour cette donation, d’autres partenaires se sont manifestés et que les membres de Rotary ont également mis la main à la poche.
« C’est un plaisir de voir ces enfants sourire. Ce sont des enfants en situation difficile, souvent de parents malades. Qui connaît les réalités au Mali avec la crise sécuritaire, la crise sanitaire et la crise politique, une organisation qui se met debout pour rassembler des enfants démunis est à saluer », a souligné le Président de la Commission action, avant d’informer qu’il y a des membres de Rotary club qui sont déjà tuteurs de certains enfants.
Le Gouverneur de Rotary club, Christopher FORSTER, a souligné qu’en plus de venir en aide aux populations à travers différentes actions, Rotary club apporte beaucoup d’amour aux enfants. Il a mis l’accent sur l’importance de donner de l’amour aux enfants.
« Nous nous réjouissons de donner de l’amour aux enfants. Si vous donnez de l’amour aux enfants, ils en donneront en retour », a enseigné le Gouverneur Christopher FORSTER.

PAR MODIBO KONÉ

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Traites des personnes et pratiques assimilées: formation sur les techniques de rapportage et de collecte des données

INFO-MATIN - Fri, 19/11/2021 - 14:49

La salle de conférence du ministère de la Justice abrite une formation à l’intention des membres du comité de coordination de la lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées (ACCTLPPA) sur les techniques de rapportage et de collecte des données. La cérémonie d’ouverture a été présidée, hier mercredi, par le président du Comité, Bocar TOURÉ ; en présence des représentants de plusieurs structures et organisations intervenant dans la lutte contre la traite des personnes. Organisée avec l’appui de Mali Justice Project, la formation est assurée par Issa DABO, expert légistique EUCAP Sahel Mali.

L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités des membres du CNCTLPPA sur les techniques de collecte des données et de rapportage pour la production des statistiques et des indicateurs nationaux sur la traite des personnes et le trafic illicite des migrants.
Durant les trois jours de formation, il s’agira de faire connaître aux participants la définition de la traite des personnes et du trafic illicite des migrants en droit malien et en droit international ; le cadre juridique national et international relatif à la traite des personnes et le trafic illicite des migrants ; faire le point sur l’état des statistiques, les lacunes dans la collecte des données.
Il s’agira aussi de fournir des informations et partager les expériences sur les standards internationaux et les méthodologies pour les indicateurs de traite ; favoriser une meilleure compréhension du processus de suivi et de rapportage programmatique ; évaluer les besoins du comité en termes de données statistiques sur la traite et le trafic illicite des migrants ; comprendre comment concevoir un rapport volumineux et le réduire à une synthèse fidèle.
Par ailleurs, cette session vise à renforcer l’esprit de synthèse des participants pour structurer un rapport d’activité, une étude, une expertise ou une intervention ; rédiger un texte court fournissant l’essentiel des informations et des arguments avec un style fluide au service de phrases claires et percutantes ; proposer une mise en page général pour la présentation de rapport ; proposer une approche logique ou un canevas à la rédaction de rapports ; formuler des conclusions et des recommandations pour renforcer la production de statistiques sur la traite et le trafic au Mali selon les standards internationaux.
Enfin, il s’agit de favoriser la coordination entre les différents acteurs de la lutte contre la traite et le trafic afin de promouvoir une meilleure protection des victimes.
Le président Bocar TOURÉ a expliqué que son Comité qui est un organe national de coordination de lutte contre la traite des personnes. Selon lui, chaque année, il doit produire un rapport avec des données statistiques.
« Il se trouve qu’il y a des lacunes dans la production de ces rapports. D’où la nécessité de cette formation conformément au plan d’action quinquennal 2018-2022 et le plan opérationnel 2021 qui prévoient l’organisation d’une formation à l’intention des membres du Comité sur les techniques de rapportage et de collecte des données », a affirmé le président du Comité.
Pour sa part, Aguissa Ag Mohamed, conseiller juridique à Mali justice Project en charge de la lutte contre la traite des personnes, dira que cette formation s’inscrit en droite ligne des objectifs de leur organisation au titre de l’année 2021.
Selon lui, l’appui de Mali justice Project au Comité vise à faire en sorte que notre pays enregistre des avancées significatives pour rehausser son image. Il a fait savoir que le dernier rapport du département de l’État américain met notre pays dans une position non confortable.
« Donc, il faut prendre des dispositions pour que notre pays puisse redorer son image et pour qu’il ne perd pas certains avantages. Pour ce faire, il faut renforcer les capacités de tous les acteurs étatiques et non étatiques qui interviennent dans la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées », a affirmé le conseiller juridique Aguissa Ag Mohamed.
En effet, la traite des personnes et le trafic illicite des migrants sont deux crimes graves qui touchent tous les pays du monde. Notre pays, à l’image des autres pays, souffre de la pauvreté et du problème de la gouvernance. Ce qui traduit le faible niveau de la vie avec l’inégalité de distribution des richesses, l’exode rural et le taux élevé de chômage en milieu urbain.
Aussi, l’éclatement du conflit a exacerbé la vulnérabilité à la traite et au trafic, tout comme la fréquence et la gravité de ces deux phénomènes. Chaque année, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes des phénomènes de traite et du trafic dans leur pays ou à l’étranger.

À l’instar des autres pays de la sous-région, le Mali est concerné par les crimes de la traite des personnes et du trafic illicite de migrants sous toutes ses formes. De ce fait, plusieurs initiatives ont été développées par les autorités étatiques y compris des réformes pour répondre aux phénomènes de la traite des personnes et du trafic illicite des migrants.
En 2010, notre pays s’est véritablement engagé dans la lutte contre la traite des personnes à travers plusieurs initiatives. C’est ainsi que le 3 février 2011, le gouvernement a adopté le décret n°20l I- 036/PM-RM portant création du comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées (CNCLTPPA).
En dépit de ces efforts engagés par les autorités, des insuffisances demeurent dans la réponse à la traite des personnes. Cette inefficacité dans la réponse a été soulignée par le Rapport 2020 du Département d’État des États Unis d’Amérique relatif à la traite des personnes dans le monde, qui classe le Mali sur la liste du second rang. Cela signifie que notre pays n’a pas intérêt de descendre au niveau trois, pour ne pas perdre le soutien et les opportunités liées à la bonne coopération avec le Département d’État des États Unis d’Amérique relatif à la traite des personnes dans le monde.
Selon les constats, l’un des facteurs clés de l’inefficacité de la réponse aux crimes liés à la Traite des Personnes (TDP) est le manque de coordination et de communication dans la réponse pour la lutte contre la traite et le trafic.
Pour palier au problème de manque d’une base des données en lien avec la traite des personnes et le trafic illicite des migrants, Mali Justice Project a initié cette formation sur les techniques de collecte des données et de rapportage à l’intention des membres du CNCLTPPA.

PAR MODIBO KONÉ

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