Mali

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Sécurité et droits de l’homme au Mali: l’ONU appelle à une approche holistique

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:57

La détérioration de la situation sur le plan de la sécurité au Mali doit être traitée de toute urgence par une approche holistique qui s’attaque à l’impunité, place les droits de l’homme au centre de la réponse sécuritaire et va au-delà de la seule réponse militaire, a déclaré la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux droits de l’homme, Ilze Brands Kehris, à l’issue d’une visite de six jours dans le pays.
Brands Kehris a séjourné au Mali du 1er au 6 novembre pour s’entretenir avec un large éventail d’interlocuteurs de la situation et des priorités en matière de droits de l’homme au Mali et dans la région du Sahel. Elle a notamment mis l’accent sur la protection des civils et la lutte contre l’impunité, y compris dans les régions du sud du Mali, ainsi que sur le soutien à la Force Conjointe du G5-Sahel pour la mise en œuvre de son Cadre de conformité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire.
Au cours de sa visite, Brands Kehris a rencontré le Premier ministre malien, le Dr Choguel Kokalla Maïga, et plusieurs représentants du gouvernement, notamment le Ministre de la justice et des droits de l’homme et le Ministre de la défense et des anciens combattants. Elle a également rencontré le Président de la Commission nationale des droits de l’homme et s’est entretenue avec le Secrétaire exécutif du G5-Sahel ainsi qu’avec le Commandant de la force conjointe du G5-Sahel. Elle a par ailleurs rencontré la communauté diplomatique ainsi que des représentants de la société civile.
Sa visite s’est déroulée dans le contexte de la transition politique en cours au Mali, un pays confronté à une crise à plusieurs niveaux résultant de l’imbrication de défis en matière de sécurité, de politique, de droits de l’homme, humanitaire et de développement socio-économique, exacerbés par des contextes locaux très divers entre et au sein des régions.
La récente détérioration de la situation sécuritaire au Mali est démontrée par l’expansion de l’insécurité et le déplacement actif des groupes extrémistes violents du nord et du centre vers le sud du pays, l’augmentation du nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), qui a presque quadruplé en deux ans, et la tendance à la hausse des fermetures d’écoles, qui sont passées de 1344 en janvier 2021 à 1595 écoles en juin, affectant quelque 478 500 élèves. Ces évolutions se sont produites dans un contexte de retrait accru de la présence et du contrôle des autorités publiques dans ces zones.
Tout en exprimant sa vive inquiétude face à l’expansion marquée de la violence, la Sous-Secrétaire générale a fait part de son admiration pour les approches novatrices adoptées au niveau local pour prévenir la violence.
« Les initiatives de paix et de réconciliation menées par les communautés démontrent qu’il est possible de désamorcer les tensions et de réduire la violence par le dialogue et par le biais de mécanismes de résolution des conflits afin de s’attaquer aux facteurs qui contribuent à la violence intercommunautaire, tels que la compétition en matière d’accès à des ressources peu abondantes », a-t-elle déclaré.
Tout en appelant à soutenir – y compris financièrement – les initiatives menées par les communautés et les accords de paix locaux que les populations signent librement, elle les a opposés aux « accords » imposés par des groupes extrémistes violents à plusieurs communautés vivant dans des zones où l’État n’est pas présent. Nombre de ces accords sont incompatibles avec les normes et critères relatifs aux droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les droits fondamentaux des femmes et des filles.
« Il est inacceptable d’être obligé de choisir entre renoncer à ses droits fondamentaux et être tué », a déclaré Brands Kehris. « Il est absolument essentiel de travailler au rétablissement progressif de la présence et de l’autorité de l’État dans le centre du Mali et dans tout le pays ».
La situation des droits de l’homme a également continué à se détériorer. La Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA (la DDHP de la MINUSMA) a constaté une grave augmentation des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits, en documentant 2032 incidents en 2020, ce qui représente une augmentation de 48,86 % par rapport à 2019.
Plus récemment, entre juin et septembre 2021, la Division des droits de l’homme a documenté 725 violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits (159 et 566 respectivement), soit une augmentation de 71,80 % par rapport au trimestre précédent.
Si les groupes extrémistes violents sont parmi les principaux auteurs de violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits au Mali, les groupes d’autodéfense et les milices communautaires commettent également des atteintes, et il existe des allégations crédibles de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire perpétrées par les forces nationales et internationales lors d’opérations antiterroristes. La Sous-Secrétaire générale a également reçu des rapports faisant état d’une augmentation du nombre de cas de violence sexuelle et fondée sur le genre, notamment des violences sexuelles liées au conflit, et a souligné la nécessité de renforcer la capacité à traiter ces cas et à répondre aux besoins des survivants et des survivantes.
Brands Kehris a exprimé sa profonde inquiétude face aux multiples rapports indiquant que l’esclavage fondé sur l’ascendance est encore largement toléré dans la société malienne, y compris par certains politiciens influents, chefs traditionnels et religieux, responsables de l’application des lois et autorités judiciaires. « Le Mali doit criminaliser l’esclavage sans plus attendre et prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin à cette pratique », a-t-elle souligné.
Au cours de sa visite, Brands Kehris s’est rendue à Mopti, dans le centre du Mali, la région où la plupart des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits ont été documentées. Elle accueille également plus de la moitié de la population des personnes déplacées.
Les données partagées avec la Sous-Secrétaire générale ont montré l’effet disproportionné de la violence sur la région, où 71 % des décès liés aux conflits ont été enregistrés en 2020. Dans un camp de personnes déplacées à l’intérieur du pays, Brands Kehris a vu de près le visage humain qui se cache derrière ces chiffres. Les personnes avec lesquelles elle s’est entretenue ont exprimé leur souhait de rentrer chez elles dès qu’elles seraient en sécurité et ont expliqué pourquoi il était si important qu’elles puissent retrouver les moyens de subvenir à leurs besoins, un sentiment partagé par les jeunes qu’elle a rencontrés lors d’un programme de formation sur les moyens de subsistance dans la région.
Plusieurs acteurs, dont des défenseurs des droits de l’homme et des chefs religieux, ont souligné la dégradation des conditions socio-économiques dans le pays et ont prévenu que la stigmatisation et la discrimination dont font l’objet certaines communautés, notamment les Peuls/Foulani, ainsi que les violations commises lors des opérations antiterroristes, contribuent à la radicalisation.
Lors de ses discussions avec les autorités maliennes et les forces de défense et de sécurité, Brands Kehris a reconnu les défis complexes auxquels le Mali et ses partenaires sont confrontés dans leurs efforts pour rétablir la sécurité, comme l’illustrent les attaques continues menées contre les forces nationales et internationales et la MINUSMA.
Elle a réaffirmé que les opérations militaires ne suffisent pas à répondre à la crise et a appelé à une réponse holistique de la part du Mali, avec le soutien de la communauté internationale, afin de relever les multiples défis en matière de sécurité, de politique, de droits de l’homme, d’économie et de développement qui ont contribué à la crise ou l’ont exacerbée.
« La protection des droits de l’homme est non seulement un impératif moral et une obligation juridique, mais aussi une nécessité opérationnelle », a-t-elle déclaré, ajoutant que la lutte contre l’impunité et le traitement adéquat des cas de violations commises par les forces de sécurité contribueraient à obtenir le soutien des populations locales.
Tout en se félicitant du fait que la lutte contre l’impunité figure parmi les priorités du plan d’action national du gouvernement de transition adopté en août 2021, elle a souligné que cet engagement doit se traduire par des actions et des résultats concrets, notamment en ce qui concerne les enquêtes et les poursuites dans les affaires de corruption et de terrorisme – où des progrès ont été constatés – mais aussi pour les cas présumés de violations des droits de l’homme par des membres des forces de défense et de sécurité.
Certaines des personnes avec lesquelles la Sous-Secrétaire générale s’est entretenue se sont dites préoccupées par le grand nombre d’armes légères en circulation au sein de la population civile, en partie en raison du vide sécuritaire créé par une présence insuffisante de l’État, mais aussi en raison d’éléments criminels organisés. Elles ont appelé à une action urgente pour mettre fin à la prolifération des armes au sein de la population de la région.
Si le Mali doit redoubler ses propres efforts pour relever les défis complexes auxquels il est confronté, un soutien international est également nécessaire, a souligné la Sous-Secrétaire générale. Cela devrait inclure une approche multilatérale pour soutenir les efforts nationaux en matière de paix et de sécurité au Mali et au Sahel, notamment par le biais du Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres mécanismes régionaux.
Un cadre clairement défini et concret pour garantir que les opérations de sécurité sont menées conformément au droit international des droits de l’homme et au droit humanitaire, et d’une manière qui protège les civils, est essentiel pour faire face efficacement à la situation en matière de sécurité dans l’immédiat et à moyen terme, a déclaré Brands Kehris.
La Sous-Secrétaire générale a fait le point sur les progrès et les défis concernant la mise en œuvre du Cadre de conformité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire de la Force conjointe du G5-Sahel et s’est félicitée de la coopération entre le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies et la Force conjointe sur cette initiative innovante. Elle a été encouragée par l’engagement exprimé par le Commandant de la force de continuer à travailler à la pleine opérationnalisation du Cadre de conformité ainsi que par l’accent mis par le Secrétaire exécutif du G5-Sahel sur l’intégration des droits de l’homme. La Sous-Secrétaire générale a salué ces efforts et s’est félicitée de l’accord visant à renforcer la coopération entre le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies et la Force Conjointe à cet égard.

Source : MINUSMA

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‘‘Propos subversifs’’: liberté pour Issa Kaou N’DJIM

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:54

Issa Kaou N’DJIM a recouvré hier mardi la liberté suite à la résolution du Conseil national de Transition (CNT) dont il est 4e vice-président. L’information est confirmée par des sources judiciaires du tribunal de la commune IV. Le 4e vice-président du CNT, Issa Kaou N’DJIM a été remis en liberté ce mardi après quelques semaines de détention à la Maison centrale d’arrêt(MCA) de Bamako suite à une procédure déclenchée contre lui par le Parquet du tribunal de la commune IV.

Selon une source judiciaire, cette libération a été accordée grâce à la résolution du CNT, l’organe législatif de la Transition.
L’un des tombeurs du régime IBK et fervent défenseur du président de la Transition, Issa Kaou N’DJIM est accusé de tenir des ‘’propos subversifs’’ sur les réseaux sociaux.
Après son procès inaugural, le délibéré par le juge du tribunal saisi est fixé au 3 décembre prochain.

Son arrestation a suscitée à l’époque de nombreuses polémiques au plan politique et même judiciaire.
Ainsi, le CNT dont il est membre a adopté le jeudi le 4 novembre 2021 une résolution par 101 voix pour, 7 contre voix et 5 abstentions ; après la présentation du rapport de la commission ad hoc mise en place à cet effet pour demander sa libération.
En effet, dans son rapport présenté à la plénière, la commission affirme que la procédure correctionnelle conduite contre l’honorable Issa Kaou N’DJIM pèche tant dans la forme que dans le fond.

Ainsi, elle a demandé la suspension de la détention de Issa Kaou N’DJIM et invitée le gouvernement à instruire aux autorités en chargées d’enquêtes et de poursuites le respect scrupuleux des lois de la République, notamment en ce qui concerne l’immunité conférée aux parlementaires par l’article 62 de la Constitution.

Cependant, précise le rapport, le tribunal ayant été saisi, il est bienséant de le laisser se prononcer sur les faits afin de permettre à la justice de faire son travail.

Auparavant, des nombreuses personnalités politiques se réclamant du mouvement démocratique se sont également indignés de la procédure qui entache, selon elles, la liberté d’expression acquise au prix du sacrifice ultime.

Par SIKOU BAH

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France-CEDEAO: complot contre la transi-tion ?

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:50

Alors que les autorités de Transition ont informé par écrit la CEDEAO de l’incapacité de tenir les élections législatives et présidentielles au délai initialement prévu, l’organisation sous-régionale, au cours de sa 3è session extraordinaire tenue le 06 novembre courant à Accra, a toutefois imposé une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers à la junte, au gouvernement, au CNT, à leur famille, ainsi que des « groupes identifiés ». Elle a aussi invité l’UA, l’ONU et l’Europe à faire de même et promet en outre d’autres sanctions le mois prochain. Quant à la France qui tire les ficelles de toutes ces sanctions de la CEDEAO contre le Mali, elle dit vouloir apporter son aide à l’organisation sous-régionale. Au vu des recommandations prises, il y a plus de peur que de mal, mais la question qui est sur toutes les lèvres est la suivante : s’achemine-t-on vers une véritable strangulation lente mais inexorable de notre pays si seulement si les progrès que veut la CEDEAO (même au détriment des intérêts du peuple malien) ne sont pas réalisés ? Ce qui se dessine n’est rien d’autre qu’un complot venant de l’intérieur du pays contre la Transition entretenu par la France et la CEDEAO.
Où se situe le
problème ?
Sans contexte, il est clair que la pomme de discorde, c’est bien la tenue des Assises Nationales de Refondation (ANR) et le respect des dates des élections législatives et présidentielles. D’un côté, la CEDEAO tient fermement à ses sanctions tant que le Mali n’a pas respecté les engagements pris, de l’autre le Mali qui poursuit inexorablement sa refondation en posant le premier acte que sont les Assises rejetées par la CEDEAO, pourtant passage obligé, côté Transition, pour les élections fermement exigées par la CEDEAO. Pour l’instant, nous assistons non pas à un dialogue de sourds, mais un jeu de ping-pong entre des prétendus adversaires qui se pèsent et soupèsent, chacun espérant que la balance se penchera de son côté. Si la mission de la CEDEAO est de nature à aider le Mali, pourquoi est-elle si réticente à l’idée même de la tenue des Assises nationales, malgré les explications fournies par les autorités de la Transition ? Pourtant, à analyser de près, ces Assises nationales sont censées apporter du sang neuf dans notre système de gouvernance que la CEDEAO ne cesse d’exiger à ses Etats membres. Et pour cause :
– La CEDEAO dit exiger la bonne gouvernance, ces Assises Nationales sont le levier pour y parvenir ;
– La CEDEAO exige la tenue d’élections paisibles et sujettes à moins de contestations, ces Assises Nationales tracent le chemin pour y parvenir ;
– La CEDEAO exige l’instauration d’un régime démocratiquement élu, ces Assises Nationales en donnent la possibilité. Alors, où se situe le problème ?
A notre avis, il se situe au cœur même du système que les dirigeants de la Transition, avec le soutien du peuple, veulent déboulonner dont les tenants, trente ans durant, ont trahi les idéaux du peuple malien et l’ont jeté en pâture à ses pires ennemis : les fossoyeurs de son économie au profit de leur mentor qui n’est autre que la France. La CEDEAO doit comprendre que la nouvelle mentalité que nourrissent les maliens depuis les moments chauds de la lutte contre le régime d’IBK et depuis le mois de juin dernier avec l’arrivée du Colonel Assimi au pouvoir, est que les élections ne doivent plus être une question de personne et lorsque les électeurs votent, ils ne cherchent ni un mari, ni un ami, ni un papa ou une maman. Car, les considérations sur les prétendues « personnalités indispensables » (qui ont jadis gouverné et détruit l’expression populaire) sont les artifices des hypocrites pour ne pas assumer les réalités politiques de fond. Maintenant, seuls doivent compter les sacrifices que les candidats sont en mesure de concéder pour leurs localités qui leurs vaut le soutien des électeurs. C’est cela le Mali koura.
Des politiciens
populophobes
Mais, ce qu’on a constaté lors du meeting du M6-KFC. C’est bien un ramassis de mécontents, tous nantis d’un faux manteau de populisme en manque d’initiatives, ligués contre la personne du Premier ministre Choguel K MAIGA (comme si c’est Choguel qui fixe les règles du jeu alors qu’il a un Chef en la personne d’Assimi GOITA et tout le monde connaît les limites d’un Premier ministre dans un régime d’exception (comme la Transition) et/ou présidentiel (comme le confère notre Constitution). En effet, pour être populiste, il faut être populaire, ce qui n’est pas le cas de cette meute de politiciens affamés et accablés par l’instinct de survie cherchant désespérément de quoi s’entretenir et entretenir les militants qui les abandonnent petit à petit pour chercher leur pain ailleurs. Ces politiciens sont plutôt populophobes, car ils parlent beaucoup du Mali, mais peu se sacrifient pour lui. Et au plus fort de la lutte du M5-RFP contre le régime IBK, ce sont ces mêmes politiciens qui se retranchaient derrière le pouvoir avant de lui donner l’estocade quand ils ont su que la cause était entendue et qu’il faille changer de fusil d’épaule. Après cette trahison ourdie contre le Président IBK, les voilà qu’ils remettent avec ce meeting qu’ils viennent d’organiser et qui prouve à suffisance qu’ils n’ont pas encore compris le sens de la direction du vent de la refondation et du Mali Koura. En revendiquant les mêmes griefs formulés par les Chefs de la CEDEAO contre les autorités de la Transition, ils ont montré leur face cachée trempée dans du fiel de la trahison au peuple et qu’ils ont, malheureusement, reculé pour sauter encore… plus bas.
C’est d’ailleurs ce soutien loufoque qui génère un effet d’optique déformant dans les perceptions des Chefs d’Etat de la CEDEAO. Et à distance de la réalité du terrain, se joue donc le destin (tragique) d’une nation sciemment entretenu par certains de ses propres fils. Une nation qui aspire à la paix et au bien-être de sa population mais que des politiciens véreux (par incurie politique) veulent bloquer parce qu’ils ne se retrouvent plus dans un schéma qui les tient à l’écart de la nouvelle real politique malienne. A tout point de vue, il semble que les organisateurs de ce meeting et leurs partisans en général ont été payés de leur naïveté face à la mesure de sanctions que la CEDEAO s’apprêtait à prendre contre le Mali. Mais, tel Icare qui a brûlé ses ailes, les anti-Assises Nationales ont brûlé leurs faisceaux auprès du peuple malien dont la majorité est favorable à sa tenue.
Un renouvellement de la classe politique s’impose

Principal moteur de l’Histoire et/ou instrument aux mains de meneurs habiles qui exploitent à leur profit ses qualités et ses défauts, c’est le lieu d’interpeller la jeunesse à prendre sa destinée en mains et à se débarrasser de ces vieux briscards de la politique qui n’ont d’autres soucieux que leur perpétuation à la tête des partis. Histoire d’éviter de refourguer sur la scène les hommes-politique qui ont lamentablement échoué, il est temps d’injecter «du sang neuf» dans la classe politique et la jeunesse doit pousser ces vieux loups à trouver le moyen d’encourager la transmission. Pendant trente ans qu’ils sont aux commandes de l’Etat, le pays ne cesse d’aller à reculons et c’est parce qu’ils ont échoué qu’on en est arrivé là : aucune perspective pour le pays, un état disloqué aux antipodes du progrès, un avenir sombre pour ses enfants. Loin d’un déni de démocratie, il s’agit de reconnaître, de valoriser et d’encourager l’engagement des jeunes qui se trouvent en première ligne, poussés par leur besoin d’absolu, leur désir de changement, leur courage et leur dynamisme. Les jeunes sont donc avertis, ils ne doivent pas rater pas ce virage au risque de compromettre définitivement leur avenir. Car, le Mali Koura, c’est aussi le renouvellement de la classe politique.
En cette phase de la crise sécuritaire généralisée que traverse notre pays, il y’a lieu d’être inquiet de voir certains politiques enjamber les Assises Nationales. Parce qu’en toute conscience, après toutes ces souffrances subies, le peuple ne peut pas se donner le luxe de rater ce virage de la refondation. Ces Assises sont un moyen pour tout citoyen de pouvoir se forger une opinion politique loyalement avant de l’exprimer dans l’urne. C’est pourquoi, elles demandent du temps pour développer les idées et arguments et des formats transparents et loyaux. En somme, loin des sentences marionnettistes de la CEDEAO et de leurs thuriféraires politiques de seconde main qui prétendent nous assigner quoi dire ou quoi penser. Notre chemin vers l’urne doit être libre et éclairé. Peut-on réellement réussir ce challenge en un si peu de temps dans un pays en guerre et occupé des 2/3 ?
L’énergie consacrée par les Chefs d’Etat de la CEDEAO, la France et leurs soutiens politiques pour conjurer le coup d’Etat au Mali est redoutable. Tout simplement parce qu’ils ont peur que le peuple prenne vraiment le pouvoir politique pour « bouleverser les équilibres politiques et économiques de la sous-région ». Aidée par la France et par des politiciens en mal d’audience auprès du peuple, tout est mis à l’œuvre par la CEDEAO pour faire plier les dirigeants actuels de la Transition. Comme s’ils oublient que le ver du changement est déjà dans le fruit sous-régional et que l’identité républicaine du peuple est un socle solide et majoritaire depuis la chute d’IBK. Les Maliens de tout temps sont attachés à la souveraineté du peuple et à la liberté. Et à chaque fois, il a trouvé le ressort nécessaire de surmonter les dures épreuves. Cette guerre qui nous est imposée par la France et la CEDEAO ne fera pas exception.

Par Mohamed SACKO
Journaliste

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Sans Tabou: gestion de la transition, l’opposition se fait hara-kiri

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:46

Pour la gestion de la Transition, l’opinion publique nationale se trouve polarisée entre, d’une part, les partisans d’une prolongation de la Transition, majoritairement les organisations de la société civile, et de l’autre, les opposants au régime qui s’inscrivent dans une posture qu’ils jugent eux-mêmes républicaine et démocratique, exigeant le respect du délai initial pour la fin de la Transition.
Mais pour bon nombre d’observateurs, il est illusoire aujourd’hui de croire que le Mali peut organiser les élections dans le calendrier fixé par la communauté internationale. Ainsi, en persistant dans cette direction, l’opposition malienne regroupée au sein du Cadre d’échanges des partis politiques pour une transition réussie court ainsi 5 risques.

Pour manifester leur opposition aux Assises nationales de la refondation, à l’initiative des autorités de la Transition, le directoire de la Plateforme des partis politiques pour une transition réussie, composée d’une soixantaine de partis politiques, a organisé un grand meeting, ce samedi 6 novembre 2021, au Palais de la Culture de Bamako.
Pointant du doigt le manque de volonté du Gouvernement de Choguel Kokalla MAÏGA de « respecter le délai de la transition», le Cadre d’échanges des partis et regroupements des partis politiques pour une transition réussie au Mali constate que c’est l’insécurité recrudescente, les arrestations arbitraires et la vie chère qui font le quotidien des Maliens.
Certes, nous concédons avec ‘’nos amis’’ de la Plateforme des partis politiques que les points ci-dessus cités sont des revendications légitimes et des réalités du moment.
De ce fait, l’opposition est dans son rôle en montant sur ses grands chevaux pour dénoncer cette situation, mais le contexte et le timing posent un problème de compréhension au niveau de l’opinion nationale.
Premièrement, en s’opposant à la prolongation de la Transition, l’Opposition rame à contre-courant de la grande majorité de l’opinion nationale qui a donné de la voix, ces derniers temps, en faveur d’un soutien aux autorités de la Transition et d’une prorogation du délai de la Transition.
Deuxièmement, en exigeant l’organisation des élections dans ce contexte actuel, l’Opposition est en déphasage avec les réalités du terrain, caractérisées par la recrudescence et l’expansion de l’insécurité sur l’ensemble du territoire. Ensuite, certaines questions essentielles ne sont pas encore tranchées, notamment le choix de l’organe qui doit organiser les élections, la révision des listes électorales. En outre, les réformes électorales jugées essentielles pour l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives restent des questions à débattre, notamment lors des Assises nationales de la Transition.
Troisièmement, en persistant dans cette voie, l’Opposition risque de mettre l’opinion nationale sur le dos et cela risque d’être fatale pour ces partis lords des prochaines élections, en prenant le risque de s’exposer à des « votes-sanctions ».
Le quatrième risque, et pas le moindre que courent ces partis, c’est le fait de s’opposer à la volonté du leader religieux le plus écouté du pays. En effet, le Cherif de Nioro, M’Bouillé HAIDARA, s’est adressé à ses fidèles à la veille du Sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEDEAO du dimanche dernier. Dans son message, il a invité les Maliens à rejeter les propositions de la CEDEAO de tenir les élections en février 2022.
Enfin, le cinquième et dernier risque que prennent les partis en se dressant contre la transition, c’est de donner l’image d’une classe politique qui combine avec les ennemis du pays contre les autorités du pays.
«Il faut que les partis politiques comprennent qu’en période de transition, il n’y a pas de majorité ni d’opposition. Il faut réunir l’ensemble des intelligences dans un même panier pour sortir le pays de l’impasse. Il ne peut pas y avoir un quelconque bras de fer aujourd’hui, parce que nous sommes gérés par une transition militaire», a-t-critiqué un observateur avisé de la scène politique.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Victimes d’attaques ciblées venant d’un village voisin: la population de Sirajouba interpelle les autorités de la Transition

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:45

Depuis un certain temps, la question relative à la propriété de la bande de terre entre les cours d’eau Diana Farani et Ourako met les populations de Komissana et Sirajouba, dans la Commune Rurale de Djallon Foula (situé à quelque 175 Km de Bamako) dos-à-dos. Victimes des attaques ciblées, bien vrai que l’affaire soit devant les tribunaux, les ressortissants de Sirajouba ont animé une conférence de presse, le dimanche 7 novembre 2021, dans un domicile privé à Badalabougou, en vue d’interpeller les autorités du pays.

Ladite conférence de presse était animée par Abdoulaye Sidibé, artiste de son état, qui avait à ses côtés Kaly Sidibé et plusieurs autres ressortissants de la localité.
Dans son propos liminaire, le conférencier a souligné que depuis 2013 un différend est apparu entre deux villages frères : Komissana et Sirajouba dans la Commune Rurale de Djallon Foula.
A l’origine de ce conflit, le contrôle de la bande de terre entre les cours d’eau Diana Farani et Ourako.
Les multiples rencontres n’ayant pas abouti à un règlement à l’amiable, l’affaire fut portée devant le Tribunal de Paix à Compétence Étendue de Yanfolila, à la Cour d’Appel de Bamako et récemment devant la Cour Suprême, contre la volonté de la Commission Médiation du Conseil de Paix, de Sécurité et de Gestion du conflit du cercle de Yanfolila.
Les conférenciers ont affirmé avoir décidé de passer par voie de presse pour interpeller le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition, le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux.
« Tout prouve que l’endroit qui fait objet de bras de fer entre les deux villages appartient à Sirajouba. Les habitants de Komisana nous empêchent de passer par la route qui passe par leur village. Pire, les autorités administratives les soutiennent dans ce sens », se sont lamentés les conférenciers.
Pas plus tard que le lundi 1er novembre 2021, informent-il que deux jeunes de Sirajouba ont essuyé des tirs de fusil. Pire, les autorités locales n’ont pas bronché mot.
L’on apprend que quand l’information a été portée devant les autorités administratives, celles-ci ont répondu que c’était des attaques de bandits armés.
Sauf que depuis un certain temps, ces attaques ne ciblent que les ressortissantes de Sirajouba de passage dans les environs de Komissana.
Mieux encore, les conférenciers ont constaté que les déclarations des autorités administratives n’ont pas été étayées par aucune véritable enquête.
Ce qui faire croire aux ressortissants de Sirajouba que les autorités locales refusent d’assumer leur responsabilité face à la situation qui devient de plus en plus insupportable.
« Ils nous provoquent. Nous saisissons les autorités administratives. Celles-ci ne réagissent pas. L’affaire est devant les tribunaux. Il faut arrêter avec les provocations jusqu’à la fin du processus judiciaire. Dans un Etat de droit comme le nôtre force doit rester à la loi », a dit M. SIDIBE.
Il estime que dans une affaire foncière, avant de prendre toute décision, les autorités judiciaires doivent envoyer des experts sur le terrain.
Mais, dans le cas présent, cela n’a pas été fait ni en première instance, ni à la Cour d’Appel et le dossier s’est trouvé sur la table de la Cour Suprême. « Tant que les experts ne vont pas sur le terrain pour produire un rapport sur la base duquel les juges doivent se prononcer, nous n’accepterons pas les décisions judiciaires sur la base des faux documents », a prévenu l’un des conférenciers.
Les conférenciers estiment qu’ils sont victimes de complots montés de toutes pièces.
Pour mettre fin à leur calvaire, ils invitent les autorités du pays à s’impliquer en vue de trouver une solution définitive à cette crise qui se transforme en attaque ciblée.
Au regard de tout ce qui précède, les conférenciers trouvent qu’il est urgent et important que les autorités de la Transition agissent avant qu’il ne soit trop tard.
Selon M. Kali Sidibé, ceux qui tirent sur les habitants de Siradjouba sont connus. Ils agissent en toute impunité.
Les autorités administratives et les forces de l’ordre ne réagissent.
Il a saisi cette opportunité pour pointer un doigt accusateur sur le Maire de la localité, Bourama Sidibé, et le sous-préfet, Emmanuel Diarra.
Pour lui, si ceux-ci n’arrivent pas à faire face à leurs missions régaliennes, il est important que les plus hautes autorités du pays les remplacent purement et simplement. Il est convaincu qu’une telle décision sera de nature à ramener la paix et la quiétude dans la zone.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Trois conducteurs de motos taxi tués en moins de 72 heures: manifestation de colère contre les autorités

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:42

Les conducteurs de motos taxi ont fait vibré la capitale toute la journée de ce mardi 9 novembre 2021 pour manifester leur mécontentement et surtout exprimé leur inquiétude face aux actes de violences meurtrières dont ils ont fait l’objet ces dernier temps. Et pour cause, en 48 heures trois motos taximen ont perdu la vie, suite des attaques à mains armées.

Pas plus tard quelques heures avant le début des manifestations, aux environs de six heures du matin, un conducteur de cet engin a été poignardé à l’ACI2000. A la veille (lundi 8 novembre 2021), aux environs de 21 heures, un autre avait été poignardé dans le quartier ACI 2000 par deux armés à l’arme blanche. Le jour d’avant, dans la nuit du dimanche au lundi 8 novembre 2021, un autre avait trouvé la mort dans l’exercice de son métier, tué et égorgé à Yirimadio.
Voilà la raison de la colère de ces jeunes qui ont choisi ce métier pour joindre les deux bouts. A travers cette manifestation, ils exigent ainsi une meilleure protection et un bon traitement des agents de forces de l’ordre à leur égard.

Des bruits de ronflement des motos, des jeunes motards qui klaxonnent, tel était le climat qui prévalait sur les grandes artères de Bamako, pendant des heures, De la tour d’Afrique en passant par le Monument de l’indépendance, ces conducteurs de motos taxis, se sont mobilisés et décidés de se faire entendre par les autorités, qui selon eux, ne les considèrent pas comme citoyens maliens ayant des droits.
Boubacar TOURE, le président des syndicats des motos taximen au premier plan du cortège de motos crie à l’injustice sociale qui empeste leur quotidien, depuis l’évènement des motos taxis au Mali en général et à Bamako, en particulier.
«Nous sommes les vaches laitières des policiers qui nous soutirent de l’argent en longue de journée. Ils ont oublié les taximen et les chauffeurs de Sotrama à qui ils soutiraient de l’argent. A cela s’ajoute les mesquineries des autorités. Et pour cause, l’Etat a exigé la couleur de nos motos on a respecté cela, ils demandent un permis de conduire, nous nous nous sommes procuré de cela. Maintenant ils demandent une carte grise, en plus des vignettes, nous disons NIET », a-t-il clamé. Avant d’accuser les plus hautes autorités de ne pas se soucier de leur sécurité. Tout ce qui ne les concerne pas directement, ils ne s’n’en mêlent pas, déplore M. TOURE.
«Dans un intervalle de 48 heures, nous venons de perdre trois camarades, tous lâchement et cruellement tués. Leur tort, c’est de vivre à la sueur de leur front, contrairement à certains jeunes qui passent les journées à prendre du thé dans les grins. Notre journée est ainsi endeuillée aujourd’hui sous les yeux indifférents des plus hautes autorités. », A-t-il dit la voix nouée par les sanglots.
Malgré ce drame, Aboubacar TOURE, regrette de constater que jusque-là, ni le Ministre du transport ni celui de la Sécurité n’ont daigné faire un communiqué pour condamner ces trois crimes perpétués contre leurs camarades.
Ils demandent en clair aux plus hautes autorités de prendre des dispositions pour garantir leur sécurité, comme celle de tous les Maliens et de promouvoir leur métier en revoyant quelques taxes leur concernant à la baisse.
Au moment au nous mettons sous presse cet article, aucun communiqué de compassion n’est publié l’endroit des motos taximen, venant du gouvernement.

PAR CHRISTELLE KONE

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Categories: Mali

Pain: le gouvernement signe un Accord avec les acteurs de la filière

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:39

En début de ce mois de novembre, les Bamakois ont constaté une augmentation sur le prix de la baguette du pain. Cette augmentation qui avait suscité l’indignation des consommateurs a poussé les autorités compétentes à diligenter des rencontres avec les acteurs de la filière. Après avoir parvenu à stabiliser les prix, le ministère vientde trouver un accord avec les acteurs de la filière, au grand bonheur des consommateurs. Donc, l’augmentation du prix du pain n’est plus à l’ordre du jour.

Le 1er novembre courant, le ministère de l’Industrie et du commerce précisait dans un communiqué que le représentant de l’Union des boulangers du Mali avait annoncé l’augmentation du prix du pain de 250F à 300. Suite à cette augmentation qui était déjà en application dans les boutiques et autres points de vente du pain, le ministre de l’Industrie et du commerce, Mahmoud Ould MONAMED, a tenu une réunion avec les acteurs de la filière pain du Mali et les meuniers.
Ladite réunion s’est déroulée en présence des représentants de l’Union des boulangers du Mali dont, Ahmed DEMBÉLÉ, signataire dudit communiqué ; des représentants des meuniers du Mali ; Modibo Keita du GDCM ; le président de la filière pain ; des représentants de l’Association des consommateurs du Mali.
Les différents participants ont discuté avec le ministre des difficultés que connaît le secteur ainsi que des perspectives pour des solutions durables. C’est dans cette optique que le ministre a annoncé la tenue des états généraux du pain.
C’est la raison pour laquelle, tous les acteurs avaient exprimé leur étonnement vis-à-vis du communiqué émis par le représentant de l’Union des boulangers et a condamné cet acte qu’ils jugeaient maladroit et contraire aux principes de collaboration qui existe entre le département et les différents acteurs.
Le ministre Mahmoud Ould Mohamed a rappelé que les clauses de l’Accord entre son département et les acteurs de la filière pain engageaient toujours les parties et que le contexte aussi bien du marché national qu’international ne justifiaient une hausse d’autant plus que le prix du blé ne dépassait pas la fourchette des prix qui pouvaient remettre les prix fixés par l’Accord en question.
Plus d’une semaine après cette rencontre, le département a pu trouver un Accord plus solide avec les acteurs. Au terme de cet accord, la distribution du pain dans le district de Bamako et environs ne devrait plus connaitre une perturbation. Le prix consensuel de la baguette est maintenu à : 125 FCFA pour la baguette de 150 g et 250F CFA pour celle de300g.
La décision qui a donc sanctionné hier mardi, la réunion du ministre avec les principaux acteurs du cadre de concertation de la filière pain.
« Cette rencontre est consécutive aux mouvements d’humeurs de la fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, constatés la semaine dernière, et ayant occasionné des perturbations dans la distribution du pain par endroits dans la capitale et ses environs. Les échanges entre le Chef du département de l’Industrie et du Commerce, avec les acteurs de la filière pain ont débouché d’une part sur la nécessité de stabiliser les prix de la farine et du pain et d’autre part, sur la nécessité de travailler ensemble sur la viabilité économique de ladite filière », peut-on lire dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre.
Aussi, les acteurs se sont engagés à ce que le non-respect de ces prix soit puni conformément à la réglementation en vigueur.

PAR MODIBO KONÉ

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Menace de sanctions de l’UE: non à l’impérialisme français

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:37

Au cours d’un point au ministère français de l’Europe et des affaires étrangères, ce lundi 8 novembre 2021, le patron de la diplomatie française a annoncé de possibles sanctions de l’Union européenne en soutien à celles de la CEDEAO, contre les membres de la junte au pouvoir au Mali pour non-respect du calendrier électoral.
«La France, comme l’ensemble de ses partenaires de l’Union européenne, soutient l’action de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali. Conformément aux conclusions du Conseil affaires étrangères du 18 octobre 2021, l’Union européenne travaille actuellement à la possibilité d’adopter des mesures restrictives, en soutien aux efforts déployés par la CEDEAO contre ceux qui entravent la mise en œuvre de la transition. Le Conseil affaires étrangères reviendra sur ce point le lundi 15 novembre 2021», a-t-il répondu aux journalistes Jean-Yves Le Dran.
Mais, pour les internautes, le non-respect du calendrier électoral n’est qu’un prétexte pour sanctionner nos dirigeantes pour leur refus d’être aux ordres. Pour eux, c’est les masques de l’impérialisme français qui tombe. Car, disent-ils, à travers cette mesure, on se rend compte que la CEDEAO, l’UA, l’UE et la France sont prêtes et d’accord pour sanctionner le Mali qui n’a pas respecté un calendrier électoral. Par contre, elles ne sont pas prêtes pour mettre fin au terrorisme dans le Sahel ou pour mettre fin aux troisièmes mandats sur le Continent.
C’est le sujet de votre Facebookan du jour.

Rovilo Teti : les mêmes scénarii qu’en Côte-d’Ivoire, quand le président Laurent Gbagbo était aux affaires, toujours se cacher derrière la CEDEAO et l’Union européenne pour sanctionner. Cette fois-ci, c’est poto.

Oumarou Sore : la CEDEAO, l’Union européenne sont prêtes pour sanctionner le Mali, mais pas prêtes pour en finir avec le terrorisme aux Sahel. Que les Africains se demandent pourquoi.

François Dijon Kouamelanfrankadijon : pour une élection présidentielle des pluies de sanctions ; est-ce que la CEDEAO peut prendre des sanctions contre un pays européen ? Pauvre Afrique, la France a peur de perdre le Mali.

Brice Cesar Adje : rien ne vous empêche de reprendre à visage découvert la colonisation. Rien ne vous empêche de reprendre l’esclavage, rien ne vous empêche de reprendre la traite négrière et les travaux forcés. Parce qu’imposer un calendrier électoral à un État dit souverain, ça ressemble trait pour trait aux fléaux que j’ai cité ci-dessus que vous avez infligés au peuple africain.

Omar Ousseini : pour une question de réciprocité, le Mali devrait aussi prendre des sanctions individuelles contre les Français au Mali.

Jean Nogbou Kouassi : est-ce que c’est le calendrier électoral de la France que les Maliens n’ont pas respecté ou bien? La France et la CEDEAO ne font plus peur, la Russie est là.

Yao Sylvain Koffi : vraiment, je n’arrive pas à comprendre ce monde. Le non-respect de la date des élections imposée pose problème à ces organisations ; mais les dictateurs sont célébrés. J’ai honte pour mon Afrique.

Gnankan Koffi : ce n’est pas mieux pour la France de mettre un président français à la tête du Mali une fois pour toutes. Cela éviterait les pressions et les sanctions sans fin.
Ottofio Akpole : tout cet imbroglio politique, c’est le Mali qui en est le responsable. Les dirigeants maliens tergiversent et refusent de se décider ouvertement pour mettre fin à tout ce cafouillage. Kagame, dès sa prise de pouvoir au Rwanda, a pris ses responsabilités en déclinant l’offre de la France, malgré toutes les pressions. Est-ce que le ciel ne lui est pas tombé sur la tête ? Soit le Mali décide de suivre les instructions de la France et de la CEDEAO et on arrête de se lancer des pics, soit le Mali se lance dans une nouvelle aventure en toute responsabilité et chacun en tirera les conséquences
Roekens Mahan : le problème des Africains, ce sont les Africains eux-mêmes. La CEDEAO de la comédie politique au service de l’Occident pour soumettre et piller l’Afrique de l’Ouest en complicité avec des marionnettes politiques qui braquent le pays par des mandats anticonstitutionnels…

Maïga Alex : ça, ce n’est plus une sanction pour un calendrier des élections, mais c’est plutôt une sanction pour non-exécution des ordres. Allez dire à la France que nous avons tout compris. Nous ne serons plus utilisés, nous utiliserons nous-mêmes notre talent africain pour nous débarrasser des vers qui nous minent l’esprit et s’accaparent de nos intérêts.
La France n’est qu’un ver de terre qui dévore tout sur son passage.
Sinon, les élections sont pour le Mali ou bien pour la France ?

Adam Smith Bebo : d’après les pays africains, ils sont indépendants, mais on dirait pourquoi la France peut prendre une décision dans une affaire africaine ? Parce que nous savons tous que le Mali et la Guinée ne sont pas des pays de l’Europe ; c’est à cause d’eux-mêmes que les dirigeants africains ont l’idée de demeurer au pouvoir.

FaBio Lohi : du n’importe quoi. Donc la charte de l’impérialisme est une réalité ! Des organisations sous régionales africaines à la solde des fils du colon juste pour avoir leur soutien afin d’appliquer cette maudite charte en Afrique. Ne vous laissez pas distraire, vous êtes sur la bonne voie les petits fils de Soundiata KEITA, de Soumangourou KANTE. Vos ancêtres ont enseigné l’honneur au monde entier et non le déshonneur, courage à vous. Ces têtes rouges chauves finiront par reconnaître votre détermination. Vive le Mali, vive le peuple malien !

Nicolas Bédi : la CEDEAO en ouvrant la boîte de Pandore permet à la communauté dite européenne et américaine de flageller le Mali et la Guinée. Il ne pouvait en être autrement la CEDEAO étant le relais de la communauté dite européenne et américaine.

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Intégration des personnes handicapées dans les bases de données sur le VIHPV VIH-SIDA: la FEMAH et le ministère de la santé signent un engagement

INFO-MATIN - Wed, 10/11/2021 - 14:33

Les travaux du deuxième colloque national sur le handicap et le VIH/SIDA ont débuté ce vendredi 5 novembre 2021 ; sous la présidence du ministre de la Santé et du développement social, Mme Diéminatou SANGARE, au Grand Hôtel de Bamako. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet «Accès améliore par l’inclusion de tous dans la lutte contre le Vih/Sida au Mali (AAMI-Tous Vih/Sida) » FEMAPH-HI-RMAP+ financé par Expertise France.

La cérémonie d’ouverture des travaux de ce colloque de haut niveau a été marquée par la signature d’une déclaration d’engagement entre le ministre Mme Diéminatou SANGARE et la présidente de la Fédération malienne des Associations de personnes handicapées (FEMAPH), Mme Djikiné Hatouma GAKOU, relatif à l’inclusion des personnes handicapées dans les outils nationaux de collecte de données sur le Vih/Sida.
Cette rencontre a regroupé, le temps d’une journée, 75 participants composés de membres de l’équipe du Projet ; de partenaires stratégiques de la FEMAPH comme SE/HCNLS, le MSDS, les CSLS-TBH, l’ONU-SIDA, les organisations de la société civile intervenant dans le domaine.
Ce colloque, selon ses organisateurs, visait deux objectifs stratégiques à savoir : la mise en place du Comité national de suivi des droits des personnes handicapées(PVH) comme prévu dans la loi n°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap et de son décret d’application ; l’intégration des personnes vivant avec un handicap reconnu, populations vulnérables dans le Plan Stratégique nationale intégré VIH, TB et hépatites virales (PSNI) 2021-2025 au Mali. Il s’agissait aussi pour les participants de partager les bonnes pratiques du projet AAMI-Tous Vih/Sida.
Dans son mot de bienvenue, la présidente de la FEMAPH, Mme Djikiné Hatouma GAKOU, a rappelé que le projet AAMI-Tous Vih/Sida avait été conçu la FEMAPH, l’ONG HI et le RMAP+ avec pour objectif de faire participer les personnes vivant avec un handicap à l’élimination du Vih/Sida d’ici fin 2030.
De son propos, il ressort que le Consortium FEMAPH, ONG HI et le RMAP+ a déjà réalisé plusieurs activités de plaidoyer en faveur de l’intégration des personnes vivant avec le handicap dans les outils de collecte et de données sanitaires.
Elle a profité de cette tribune pour inviter le ministre de la Santé et du développement social qui présidait la cérémonie d’ouverture des travaux à s’engager pour l’inclusion des personnes handicapées dans les outils nationaux de collecte de données sur le Vih/Sida à travers la signature d’une Déclaration d’engagement ; l’accessibilité des personnes vivant avec le handicap aux infrastructures, équipements sanitaires publics et privés ; la prolongation et la mise à échelle progressive du projet AAMI-Tous Vih/Sida, etc.
Avant de terminer, Mme Djikiné Hatouma GAKOU a tenu à remercier les plus hautes autorités du Mali ; les départements ministériels, ainsi que l’ensemble des acteurs qui se sont investis pour que la loi n°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap soit promulguée et que son décret d’application soit signé.
Après avoir signé la Déclaration d’engagement au non de son département le ministre en charge de la Santé, Mme Diéminatou SANGARE, a salué les efforts du Consortium pour l’inclusion des personnes vivant avec handicap dans la lutte contre le Vih/Sida. La ministre a également rappelé l’ensemble des textes et Conventions ratifiés par le Mali en faveur de la défense et la promotion des droits des personnes handicapées. Mme Diéminatou SANGARE a aussi invité cette catégorie sociale à se faire vacciner et à respecter les mesures barrières contre le COVID-19.
Elle a souligné que les actions en faveur des couches vulnérables en général et des personnes en situation de handicap en particulier font partie des priorités du président de la transition et du Premier ministre. Pour preuve, Mme Diéminatou SANGARE a souligné la signature, le 1er septembre 2021, du Décret d’application de la loi relative aux personnes vivant un handicap.
Au terme de la cérémonie, la FEMAPH lui a décerné un diplôme de reconnaissance pour l’ensemble des efforts qu’elle ne cesse de fournir pour soutenir ses militants.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO: sanctions contre les autorités et institutions de transition

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:46

Un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenu, ce dimanche 7 novembre à Accra au Ghana, « consacré à l’examen de l’évolution de la situation politique en République de Guinée et en République du Mali ».
« Au cours de ce sommet extraordinaire, les chefs d’Etat feront le point de la situation dans les deux Etats membres et engageront des discussions à ce sujet », a souligné un communiqué de la CEDEAO.
Ont pris notamment part à ce sommet le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, ainsi que ses homologues : Macky SALL du Sénégal, Alassane OUATTARA de la Côte d’Ivoire, Mohamed BAZOUM du Niger et le médiateur de la CEDEAO, Goodluck JONATHAN. Les autres dirigeants des pays membres ont rejoint les travaux dans l’après-midi.
Un des principaux sujets qui qui a fait l’objet de discussion au cours de ce sommet extraordinaire était le respect des délais fixés pour la tenue des élections présidentielles devant conduire à un pouvoir civil à Bamako comme à Conakry.

Sur la transition politique en République du Mali :
L’Autorité reste préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, en raison des incertitudes politiques accrues dans le pays. Il appelle les autorités de transition à intensifier leurs efforts pour améliorer la situation sécuritaire, notamment en assurant une présence effective de l’État dans les zones touchées. Dans ce contexte, l’Autorité appelle les pays voisins à renforcer leur présence sécuritaire le long de leurs frontières avec le Mali et charge la Commission de la CEDEAO d’approfondir les discussions en cours avec la Commission de l’Union africaine en vue d’améliorer la situation sécuritaire au Sahel.
En outre, l’Autorité appelle à un mandat plus robuste et offensif et à renforcer la capacité opérationnelle de la MINUSMA pour faire face aux défis du terrorisme au Mali. La CEDEAO demandera en conséquence au Conseil de sécurité des Nations Unies d’apporter les modifications nécessaires au mandat de la MINUSMA.
Sur le plan politique, le Président de la CEDEAO a informé l’Autorité de la notification officielle par les autorités de transition de leur incapacité à respecter l’échéance de transition de février 2022. L’Autorité déplore vivement l’absence de progrès dans la préparation des élections, y compris l’absence d’un calendrier détaillé des activités pour la conduite des élections aux dates convenues.
L’Autorité réitère la nécessité de respecter le calendrier de transition en ce qui concerne les élections prévues pour le 27 février 2022 et appelle les autorités de transition à agir en conséquence pour assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. En conséquence, l’Autorité appelle la communauté internationale à prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que les autorités de transition respectent leur engagement en faveur d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, l’Autorité décide d’imposer des sanctions avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés, y compris l’ensemble des Autorités de transition et les autres institutions de transition. Ces sanctions seront également imposées aux membres de leur famille.
Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel de leurs avoirs financiers. Il charge en outre le Président de la Commission d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste. En outre, l’Autorité appelle l’Union africaine, les Nations Unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions.
L’Autorité condamne l’expulsion du Représentant permanent de la CEDEAO au Mali dans ce contexte critique et appelle les autorités de transition à maintenir l’esprit de dialogue et de collaboration avec la Commission de la CEDEAO pour assurer une transition réussie.
La situation au Mali et en Guinée sera examinée lors du Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO le 12 décembre 2021.
La Conférence réaffirme son adhésion à tous les cadres normatifs de la CEDEAO, notamment le Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Les chefs d’État et de gouvernement expriment leur profonde gratitude à S. Exc. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana et Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la réussite du Sommet.

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Categories: Mali

Tiébilé Dramé: ‘’s’il n’est pas possible d’aller aux élections, il faut dessiner une nouvelle feuille de route’’

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:43

L’un des principaux partis d’opposition, le PARENA, a publié jeudi 4 novembre un mémorandum très critique envers la gestion des autorités de transition, intitulé « crise institutionnelle et sécuritaire : comment sortir de l’impasse, comment préserver l’État ». La parole de son président, Tiébilé DRAME, ancien ministre et figure de la scène politique malienne, est rare depuis le coup d’État militaire d’août 2020. Il dresse sur RFI son bilan – provisoire – de la transition et présente les recommandations de son parti.

RFI : Vous dénoncez « l’incapacité » du gouvernement de transition « d’organiser des élections marquant la fin de la transition » et de « produire un calendrier électoral ». Mais ne s’agit-il pas d’un choix assumé que de remettre cette décision dans les mains des Maliens, au cours des Assises nationales de la refondation ?
Tiébilé Dramé : Malheureusement, le Mali est dans une triple impasse. Une première impasse est d’ordre sécuritaire. Nous sommes sous la pression de groupes terroristes un peu partout sur le territoire : dans le delta central du fleuve Niger, sur le plateau Dogon, au Sahel occidental, dans le Gourma malien, dans le Méma, même dans le sud du pays.

Mais les attaques jihadistes, et même leur extension géographique, ne datent pas de l’arrivée des autorités de transition…
Non, pas du tout. De bien avant. Le problème est simplement que, une année après le début de la transition, la situation ne s’est pas améliorée. Loin s’en faut. Alors qu’il y avait beaucoup d’attentes. Cela est un constat. Face à cette situation, il est urgent de créer les conditions d’un sursaut national et d’un rassemblement. Il n’y a pas de place à une diversion quelconque.

Là, vous parlez des Assises…
Bien entendu. Les Assises divisent déjà le pays et l’on ne voit pas la pertinence de ces Assises. La priorité, c’est rassembler le pays autour des forces armées et de sécurité pour faire face à la menace terroriste.

Et cette pression terroriste, elle ne suffit pas à justifier, comme l’a fait le gouvernement, un éventuel report des élections ?
Les Maliens ont pris l’engagement entre eux-mêmes d’aller aux élections lors des concertations nationales. Tout cela a été consigné dans le cadre de la charte de la transition et de la feuille de route. S’il n’est pas possible d’aller aux élections, au lieu de faire comme le gouvernement, il faut réunir les forces vives du pays pour dessiner une nouvelle feuille de route. Mais, cette fois-ci, sur la base d’une réelle volonté politique de restaurer l’ordre constitutionnel, parce que la restauration de l’ordre constitutionnel fait partie des solutions.
Vous dénoncez « l’instauration d’un climat d’intolérance et d’atteinte aux libertés démocratiques fondamentales »…

Le pays est sous la menace de groupes jihadistes et terroristes. Ce n’est pas le moment d’une chasse aux sorcières, d’atteintes aux libertés démocratiques fondamentales, parce que ce pays-là a connu, en 1991, une révolution démocratique pour les droits et les libertés. Donc, il faut les respecter. D’autant, que ça ne contribue pas à rassembler le pays.

Et les procédures judiciaires anti-corruption, sur des dossiers comme l’achat de l’avion présidentiel ou les contrats militaires surfacturés, elles étaient très attendues des Maliens…
Elles sont en cours, mais il ne faudrait pas qu’il y ait une justice à double vitesse. Les procédures doivent être menées dans le cadre de l’État de droit et du respect de la justice.

Vous avez rendu visite, justement, il y a quelques jours, à Soumeylou Boubèye Maïga, à la maison d’arrêt de Bamako…
Oui, je lui ai rendu visite. Il tient bon. Le moral est bon. Je voudrais dire à cette occasion que tout inculpé est présumé innocent. Soumeylou Boubèye Maïga est une personnalité malienne. En attendant qu’un tribunal se prononce sur son cas, on peut peut-être envisager de le mettre en liberté provisoire.

Vous dénoncez enfin « l’isolement diplomatique sans précédent du Mali », en référence aux crises ouvertes avec la France ou la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest). Mais est-ce que ce n’est pas une manière d’affirmer la souveraineté de l’État malien ?
Le Mali a besoin du reste du monde. Ce n’est pas seulement avec la Cédéao ou la France. Nous sommes suspendus de l’Union africaine. Nous sommes suspendus de la Cédéao. Les États-Unis viennent de suspendre les bénéfices de l’Agoa [loi sur le développement et les opportunités africaines]. L’Union européenne suspend son aide budgétaire. Nous sommes dans une situation d’isolement diplomatique qu’il faut résoudre le plus tôt possible. Raison pour laquelle le Parena a exhorté le président de transition à resserrer les liens avec la Cédéao et à éviter tous bras de fer avec nos voisins et nos partenaires. Je crois qu’il est urgent de sortir de cette situation. La solution à l’ensemble des défis auxquels le pays est confronté aujourd’hui, c’est inviter le président de la transition à unir les forces vives le plus tôt possible, créer les conditions du rassemblement autour de nos forces (armées, ndlr). Nos jeunes gens sur le terrain ont besoin de sentir que le pays tout entier est réuni et rassemblé autour d’eux. C’est cela qui peut leur permettre de faire face à la menace terroriste. Deuxièmement, il faut qu’ensemble, il y ait une feuille de route consensuelle. Troisièmement, nous préconisons que les organes de transition que sont le gouvernement et le CNT (Conseil national de transition) soient plus inclusifs. Enfin, tout cela requiert un Premier ministre rassembleur, consensuel, moins clivant.

Vous voulez que Choguel Maïga soit remplacé…
Je pense que les forces vives du pays ont intérêt à ce qu’il y ait un Premier ministre plus à l’écoute, moins va-t’en guerre, parce que le pays a besoin de rassemblement.

Un sommet de la Cédéao se tient dimanche, notamment sur le Mali. Quelles décisions en attendez-vous ?
Je ne sais pas. Moi, ce que je peux dire, c’est que la Cédéao, c’est nous-mêmes. La vocation africaine du Mali est telle que nous devons renouer et dialoguer avec la Cédéao pour une sortie de crise heureuse.

Source : RFI
NB : Le titre est de la rédaction

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Non-respect des engagements: CKM, le profil du coupable idéal

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:40

Des centaines de militants du Cadre d’échanges et des organisations de la société civile qui ont estimé que la transition n’est pas sur une bonne voie ont manifesté, le samedi dernier, au Palais de la culture Amadou Hampathé BA de Bamako.

Le meeting était organisé par les responsables du Cadre d’échanges dont le président Housseini Amion GUINDO, Amadou KOITA, Bocary TRETA, Youssouf DIAWARA, Dr Modibo SOUMARE.
L’objectif du meeting, en plus de dénoncer la situation sécuritaire, la cherté de la vie, a demandé le respect du délai de la transition par l’organisation des élections en février 2022.
La rencontre a été marquée par plusieurs interventions qui dressent toutes un bilan mitigé de la gouvernance du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA qui estime pour autant avoir fait mieux que son prédécesseur en quelques semaines seulement.
En plus des revendications sur la sécurité, la cherté de la vie, des manifestants et des responsables politiques à la tête de ce meeting demandent la démission du Premier ministre qui, selon eux, enfonce le pays dans la crise.
Le président Housseini Amion a fait savoir que contrairement à ce que le gouvernement tente de faire croire, le Mali a besoin du reste du monde. La preuve : ce sont les démarches entreprises par des autorités de la transition pour apaiser la situation avec la CEDEAO, dont le représentant a été chassé par le gouvernement.
« L’exécutif n’a pas agi avec la raison, mais avec le cœur. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin d’épreuve de force avec les autres. On peut réclamer nos droits sans faire des agissements comme ça a été le cas », a déclaré le président en exercice du Cadre, Housseini Amion GUINDO convaincu que seul le Mali ne peut résoudre ce problème. En clair, soutient-il, le Mali n’a pas d’issue sans ses voisins et amis de la CEDEAO.
Quant aux Assises nationales de la refondation, il a rappelé que le Cadre maintient sa position de ne pas y participer. Sur ce sujet, l’un des membres de l’organisation politique, en occurrence l’Adema PASJ, a annoncé sa disposition à prendre part à ces rencontres nationales dont l’objectif, selon le gouvernement, est de poser le jalon d’un nouveau départ.
L’activiste Aboul NIANG a déploré que le gouvernement soit dans une logique de maintenir les voix discordantes dans le silence. Rien ne nous empêchera de parler, a-t-il indiqué.
« L’État de droit est à terre au Mali. Nous appelons les magistrats dignes de ce nom pour se mettre debout, pour former une digue, pour faire reculer cette dictature dont le Mali n’a pas besoin », a exhorté l’activiste malien qui vient de sortir de prison après plusieurs mois de détention.
« A Niono, on est en train de massacrer des habitants jusque dans leurs maisons alors qu’ils ne réclament que la paix. Leurs récoltes sont brûlées. Leurs troupeaux sont volés. Malgré tout, le gouvernement n’a d’autre ambition que de mettre ses citoyens en prison et de débourser des milliards FCFA pour faire avaler la pilule que tout va bien », a-t-il indiqué.
Dans la déclaration du Cadre lue par Amadou KOITA, ses signataires soulignent que de la nomination de Choguel à la Primature à nos jours, aucun acte n’a été pris pour rassurer l’opinion nationale et internationale sur sa volonté de respecter le délai de la transition.
« En lieu et place, il brandit les Assises Nationales de la Refondation comme la panacée aux maux qui minent notre pays et la réponse aux engagements pris par notre Nation », indique la déclaration.
Le Cadre dans son document déclare assister à des déclarations à travers les médias, que « les élections ne sont pas une priorité » et que tous ces « détails » de chronogramme électoraux seraient donnés au Peuple malien et à aux partenaires par les Assises Nationales de la Refondation dont les conclusions seront connues en janvier 2022.
« Ainsi, nous, Partis politiques et Regroupements de Partis politiques du Cadre pour une Transition Réussie au Mali, ne comprenons plus la logique totalement contradictoire du Gouvernement mettant en danger l’évolution de la transition et les relations avec nos partenaires concernant le Chronogramme électoral, les réformes institutionnelles et la révision des textes », préviennent les responsables du Cadre d’échanges.
Quant à la mise en œuvre de l’Organe en charge des élections qui devait se terminer le 10 octobre 2021, celle-ci s’est muée en une série de propositions issues d’une table ronde, les 24, 25 et 26 septembre2021, contestée pour son manque d’inclusivité par le Cadre d’échanges.
« La majorité de la Classe Politique et de la Société Civile, rejette toujours le type d’Organe Unique de Gestion des Elections du Gouvernement envisagé au forceps par le Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA », a affirmé le regroupement politique.
En effet, l’indépendance, l’autonomie, la transparence, le type de structure, la composition, l’organisation, la désignation de ses membres, restent TOUJOURS FLOUS et CLIVANTS et le temps imparti est insuffisant pour sa mise en place, en tenant compte des Protocoles pertinents de la CEDEAO auxquels notre pays est partie prenante.
« En lieu et place d’un Organe Unique, pendant cette période de transition, le gouvernement doit, en plus des structures déjà opérationnelles, renforcer la CENI, en lui confiant, notamment, la mission de contrôle de toutes les opérations électorales », propose le regroupement politique.
Aussi, le Cadre d’échanges a dénoncé que le gouvernement de Transition, après avoir pris des engagements à la CEDEAO, de ne pas être en mesure publier le calendrier électoral avant la fin du mois d’Octobre 2021.
« Force est de reconnaître cet engagement n’est pas tenu. Nous tenons le Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA pour seul responsable des conséquences du non-respect des engagements pris devant la communauté internationale », a déclaré le Cadre d’échanges.
Au regard de ces faits, constatant une profonde cassure de la dynamique de réussite de la Transition conséquence des ratages de chronogramme, de la création forcée de l’AIGE et des résultats qui sont attendus par des Assises qui ne sont pas nécessaires et dépensières, le Cadre exige du gouvernement le respect de ses engagements vis-à-vis du Peuple malien et de la communauté internationale.

PAR SIKOU BAH

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ANR, AIGE: la Synergie 22 appelle à un consensus politique

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:30

Les responsables de la Synergie 22, une organisation de la société civile spécialisée dans l’observation du processus électoral au Mali, ont animé ce samedi 6 novembre 2021 une conférence de presse qui avait pour thème : «Pour un véritable consensus politique» à la Maison de la presse. A cette occasion, les responsables de la synergie ont attiré l’attention des autorités de la Transition sur la nécessité d’accélérer les réformes nécessaires de fin de Transition, dans un véritable consensus politique, pour le respect des engagements pris devant le peuple malien et la communauté internationale.

Cette conférence de presse était animée par le président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, le Dr Ibrahima SANGHO, porte-parole de la synergie, qui avait à ses côtés, le représentant de DONIBLOG et de l’AJCAD.
D’entrée de jeu, le conférencier a souligné qu’après 14 mois écoulés sur les dix-huit (18) fixés dans la Charte, la Synergie 22 constate avec regret qu’il y’a très peu d’avancée dans la mise en œuvre des actions prioritaires de la transition.
De son propos, il ressort que la Synergie suit avec inquiétude la polarisation du contexte politique malien au sujet de la tenue des Assises Nationales de la Refondation (ANR) et de la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE).
La Décision N°2021-0179/PM-RM du 06 octobre 2021, portant création de la Commission technique de rédaction de l’avant-projet de loi électorale, et la tenue de l’atelier sur l’avant-projet de loi électorale les 4 et 5 novembre 2021 n’ont pas bénéficié d’un large consensus politique.
Il convient de signaler que l’adoption d’une nouvelle loi électorale avec la création d’une AIGE, dotée de la plénitude de ses missions, nécessite la relecture de la Constitution du 25 février 1992, de la loi n°02-010 du 05 mars 2002, portant loi organique fixant le nombre, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l’Assemblée Nationale en cas de vacance de siège, leurs indemnités et déterminant les conditions de la délégation de vote et de la loi n°05-047 du 18 août 2005, portant Charte des Partis politiques.
La Synergie 22, en référence au discours du Ministre de la Refondation de l’État chargé des relations avec les institutions qui disait : « Ce travail se fera dans un consensus entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs », encourage les autorités de la Transition à asseoir un véritable consensus autour des réformes politiques et institutionnelles envisagées.
Elle salue la mise en place d’un Panel des hautes personnalités et la Commission nationale d’organisation pour le pilotage des ANR.
De même, elle salue les démarches entreprises par le ministre de la Refondation de l’État chargé des relations avec les institutionsenvers les acteurs politiques afin d’obtenir leur adhésion et participation aux ANR.
La Synergie 22 attire l’attention des autorités de la transition sur d’autres défis majeurs auxquels il convient de faire face.
Il s’agit notamment de la situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer chaque jour alors que la première mission de la Transition consacrée dans la Charte évoque : « le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ».
De même, elle attire l’attention sur la destruction ou l’occupation des infrastructures scolaires qui a conduit à la fermeture de 1 300 écoles dans les régions du Nord et du Centre du Mali et à la déscolarisation de plusieurs milliers d’enfants.
Aussi, plus de 9 000 enseignants se trouvent désœuvrés ; les services sociaux de base ne fonctionnent plus dans les localités concernées et l’Administration publique a dû se replier pour raison de sécurité, selon un discours récent de l’Ambassadeur du Mali auprès des Nations Unies.
La problématique de la réorganisation territoriale pour l’organisation des futures élections législatives, avec la prise en compte des régions et cercles créés par les lois n°2012-017 et n°2012-018du 02 mars 2012 ; ainsi a tenue d’élections inclusives, crédibles et transparentes, au moment où l’administration se retire de jour en jour de plusieurs localités du Mali, sont aussi des défis importants auxquels le régime doit faire face.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Stabilisation des régions du Centre: l’ébauche d’un plan opérationnel

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:27

Les représentants des services techniques, des collectivités, des communautés, de la société civile, des légitimités traditionnelles et religieuses, des Forces de défense et de sécurité, des médias, des communicateurs traditionnels, des partenaires au développement et des ONG ont pris part, du 2 au 4 octobre dernier, au Gouvernorat de Ségou, à un atelier d’actualisation de la stratégie de stabilisation des régions du Centre.
Cette phase des régions de Ségou et de San intervient après les étapes de celles de Mopti, de Douentza et de Bandiagara, tenues du 24 septembre au 4 octobre 2021.
La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par le gouverneur de la Région de Ségou, Alassane Traoré et le représentant du gouverneur de la Région de San, Massa Sangaré. C’était en présence du secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise du Centre (SP-CGPC), Dr. Mohamed Lamine Haïdara.
L’objectif principal de cette rencontre de trois jours est d’améliorer la cohérence de la stratégie de stabilisation avec le contexte actuel de la crise qui sévit dans lesdites régions. Elle vise aussi à prendre en compte les résultats de l’atelier régional de Ségou et San dans le document de stratégie de stabilisation des régions du Centre. La rencontre a également servi de faire pour ces régions, une ébauche de plan opérationnel de la stratégie comprenant des activités à court, moyen et long terme, de déterminer un échéancier réaliste pour la mise en œuvre des interventions et de définir un cadre de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du plan d’actions stratégiques.
Il faut rappeler qu’après l’adoption du Plan d’Action Gouvernemental, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga avait instruit au Secrétariat permanent du Cadre Politique de gestion de la crise du Centre l’actualisation de la stratégie de stabilisation des régions du centre (SP-CPGCC) qui synthétisera l’ensemble des documents de politique existants aux fins d’avoir un seul et unique document de référence pour toutes les interventions du Gouvernement et de ses partenaires dans le Centre du Mali. Un tel document de politique va fixer les grandes orientations dont la déclinaison en actions concrètes conduira à une stabilisation progressive des régions dans les différents domaines. Et cela facilitera, la mission de coordination aux niveaux stratégique et politique des efforts de développement des régions du Centre qui est confiée au Secrétariat permanent.

Correspondante particulière
Alfousseiny Sidibé, SP-CPGCC

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CGESM: les acteurs font le point

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:24

La Commission de gestion des eaux de la retenue de Selingué et du barrage de Markala (CGESM) a tenu du 3 au 4 novembre 2021, sa 11e réunion mensuelle à Selingué.

Cette réunion était présidée par le ministre de l’Énergie, de l’eau et des mines, Lamine Seydou TRAORE qui avait à ses côtés le Directeur national de l’hydraulique Djoouro BOCOUM, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Les membres de la CGESM composés d’acteurs pluridisciplinaires appartenant à des services techniques de l’État, des collectivités territoriales et de la société civile étaient également présents.
Cette réunion mensuelle a pour objectif d’informer et de sensibiliser les populations bénéficiant des eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala sur la situation et le fonctionnement hydrologique du fleuve Niger.
Il s’agissait aussi pour les participants à cette rencontre d’échanger avec les populations riveraines et d’autres acteurs et usagers bénéficiant des eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala sur la situation hydrologique du Fleuve Niger ; informer les acteurs et usagers bénéficiant des ressources en eau de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala sur les missions de la CGESM et son lien avec la GIRE.
De même, la rencontre devait permettre aux acteurs de s’approprier du système de fonctionnement du Seuil de Kourouba et ses impacts sur le fonctionnement hydrologique du fleuve Niger de l’amont à l’aval de Markala ; d’informer les décideurs politiques sur le fonctionnement du Seuil de Kourouba et ses impacts (positifs et négatifs) en aval ; et enfin de recueillir les suggestions et recommandations visant à améliorer les travaux de la commission.
Prenant la parole, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, a affirmé que depuis sa création en 2020, la Commission a été l’unique cadre de concertation fonctionnelle de la gestion des eaux de la retenue de Sélingué.
Elle a enregistré depuis un bilan satisfaisant. Au nombre de ses réalisations : la signature de convention de collaboration entre l’OPIB et EDM SA en matière de partage des eaux du canal de Baguinéda ; l’arbitrage annuel du partage des eaux du Sankarani entre l’ODRS et EDM SA pour l’alimentation en eau en priorité de Maninkoura de 2008.
«Au cours de cette réunion, il vous sera donné l’occasion d’échanger sur les résultats de la commission, les difficultés rencontrées au cours de l’année écoulée, les perspectives en 2022 et surtout la validation de la courbe optimale de gestion 2021-2022. Il est aussi attendu, l’appropriation de la mission de la CGESM et des conseils pour l’amélioration de sa performance » a-t-il indiqué.
La réunion a été suivie par une visite au barrage, en compagnie du ministre de l’Énergie et de l’eau Lamine Seydou TRAORE en présence du maire de la commune de Baya ; du représentant du gouverneur de Bougouni ; du préfet de Selingué ; de la Directrice nationale de l’énergie, du Directeur général de l’énergie du Mali ; du Directeur national de l’hydraulique.
Cette visite a été une occasion pour le ministre et à sa délégation de constater la prouesse réalisée par l’EDM en termes de la gestion de l’eau, mais aussi de la production de l’électricité de la centrale hydro-électrique de Sélingué.
Quelques mois plus tôt, une partie de cette installation avait pris feu. A ce jour, les travaux de reconstruction des installations sont assurés par des ingénieurs maliens. Toutes choses qui rentrent dans la démarche des autorités, à travers le ministère et l’EDM, de valoriser les compétences internes et permettre de réduire des dépenses de la société en vue de son redressement financier.
Les travaux de réhabilitation ont été réalisés dans les règles de l’art et déjà la première turbine est entrée en fonction produisant 11 MW contre 7 à 8 MW attendus. Une prouesse saluée par le ministre, car elle a permis à la société d’économiser environ 500 millions de FCFA.

PAR AMINA SISSOKO
Envoyée spéciale

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Planification sur l’Emploi: l’ONEF renforce son expertise avec deux outils

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:22

L’Observatoire National de l’Emploi (ONEF) a organisé, le jeudi 4 novembre, au Conseil national du patronat du Mali, un atelier de validation de deux études qu’il a menées sur financement du Royaume des Pays-Bas. Ces expertises permettent à l’ONEF de corriger certaines de ses insuffisances en termes de projection et d’évaluation dans le domaine de l’emploi.

Le Chef de Cabinet du ministère l’Entreprenariat national a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier. Il avait à ses côtés, le Directeur général de l’ONEF, Boubacar DIALLO ; le Coordinateur du Projet, Quindinda NIKIEMA.
Ont pris part à l’atelier des acteurs du monde de l’emploi et des experts qui ont validé les deux études réalisées par l’ONEF. Il s’agit de : “Modèle de prévision des créations d’emplois“ et “L’étude sur l’analyse genre du marché du travail au Mali“.
Ces deux activités ont été financées par le Royaume des Pays-Bas.
Le chef de Cabinet a indiqué que l’objectif de ce programme est de contribuer au développement durable et inclusif, à travers le renforcement d’organisations clés pour le développement sectoriel dans les pays bénéficiaires.
Puis, il a rappelé que depuis plus trois décennies, les pays en développement et particulière le Mali font face à plusieurs défis liés à l’emploi. Il s’agit notamment du chômage de masse des jeunes et des femmes de moins de 35 ans, du sous-emploi, aux mauvaises conditions de travail, à l’augmentation des emplois précaires et des travailleurs pauvres.
« Pour faire face à ces nombreux défis, le Mali a adopté en 2015 la politique nationale de l’emploi et de son plan d’action. Cette politique décrit les mécanismes par lesquels la mise en œuvre des politiques macro-économiques et sectorielles devrait concourir à promouvoir la création d’emplois », a-t-il indiqué.
Cependant, il a déploré que l’impact réel de ces différentes politiques sur l’emploi demeure méconnu, car très peu d’études pointues ont été réalisées dans notre pays dans ce domaine.
Ainsi, il a l’espoir que le renforcement de la capacité de l’ONEF, à travers ce programme financé par le Royaume des Pays-Bas, permettrait de combler ce vide.
Lancé en 2019, ce programme, selon Quindinda NIKIEMA, a réalisé des belles choses, en dépit des défis de la Covid-19 qui a bouleversé le fonctionnement normal du monde.
« Malgré tout, le Programme a fait son chemin. À cette occasion, nous exprimons notre satisfaction pour les résultats atteints de ce programme… J’ai l’espoir que ces résultats puissent servir l’ONEF pour faire avancer le Mali », s’est-il réjoui.
En présentant le résultat “Modèle de prévision des créations d’emplois“, le directeur de l’ONEF a expliqué que grâce à cette expertise son département est désormais en mesure de donner des situations réelles sur l’emploi et même de faire des projections à long terme (taux chômage, taux d’emploi, niveau de la précarité du travail…)
Pour lui, le modèle de prévision de l’emploi va permettre de renforcer leur dispositif d’évaluation et de suivi de l’emploi au Mali tout en envisageant la prise en compte de la dimension dans le cadre macroéconomique.
« Désormais, l’ONEF sera en mesure de produire des informations sur la création d’emploi et le chômage. C’est une étape importante que nous sommes en train de franchir dans le processus de renforcement des capacités opérationnelles de l’ONEF », a affirmé M. DIALLO.

PAR SIKOU BAH

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Prochaine élection présidentielle: les partis non alignés voteront Aliou Boubacar DIALLO

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:17

Pour la victoire du candidat potentiel Aliou Boubacar DIALLO à l’élection présidentielle à venir, le Parti ADP-Maliba et les partis non alignés ont signé une convention. C’était le samedi 6 novembre, au siège du Parti ADP-Mali, sous la présidence du secrétaire général, Maitre Abdoulaye SIDIBÉ ; en présence de plusieurs cadres du parti et des représentants des 27 partis non-alignés.

Dans ses mots de bienvenue, le secrétaire général de la section ADP-Maliba de la commune III, Abdoulaye TOUNKARA, a déclaré que si les hommes politiques n’arrivent pas à se référer à une valeur commune, reconnue par tous, l’homme politique malien deviendra inconnu pour l’homme malien. Pour lui, cette convention permettra au parti ADP-Maliba et à ses alliés d’aller plus loin pour répondre aux préoccupations du Mali.
La porte-parole des partis non alignés, Doussou COULIBALY, a expliqué que la signature de cette convention s’inscrivait dans le cadre d’un vaste mouvement de soutien à la candidature de Aliou Boubacar DIALLO à l’élection présidentielle à venir.
Selon elle, c’est après maintes réflexions et analyses au sein du regroupement que le choix a été porté sur Aliou Boubacar DIALLO. Elle a soutenu que ce candidat potentiel a de l’empathie pour tous les Maliens et n’a jamais été indifférent aux maux dont souffre le Mali et les Maliens.
« Il a toujours été engagé auprès de la population et croit fermement à la démocratie. Un leader charismatique qui a une vision claire. À travers cette convention, nous nous engageons à le soutenir pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Nous pensons que Aliou Boubacar DIALLO est une chance pour le Mali et peut être l’homme qui pourra amener le Mali à se sortir de cette crise et à quitter définitivement la gestion d’urgence pour envisager un programme de développement économique et social », a déclaré la porte-parole des partis non-alignés.
Pour sa part, le secrétaire général du parti ADP-Maliba, Maître Abdoulaye SIDIBÉ, a rappelé que la signature de cette convention faisait suite, le 07 Août 2021, à l’appel de l’Alliance des Démocrates Rénovateurs (ADR), un regroupement de 20 partis politiques, à la candidature du président d’honneur Aliou Diallo.
Pour lui, avec cette signature, son Parti accède à une nouvelle étape d’un partenariat fructueux au service du Mali. Il a précisé que cette cérémonie se tenait dans un contexte marqué par la complexité des multiples défis auxquels notre pays fait face.
Le secrétaire général a déploré que différentes crises sécuritaires, économiques et sociales affectent le Mali, au point d’entraver son développement et même menacer sa souveraineté. Une situation qui préoccupe profondément le Parti l’ADP-Maliba.
« Face à ces défis, il importe de nous appuyer sur les valeurs fondatrices de notre nation commune pour fournir une réponse adéquate dans l’intérêt supérieur du peuple malien. Pour y parvenir, nous n’avons d’autre choix que de rester vigilant et d’œuvrer à la mutualisation de toutes les synergies concourant à la
recherche de solutions durables aux multiples crises qui mettent en péril nos efforts de développement et compromettent l’avenir des générations futures », a affirmé Maître Abdoulaye SIDIBÉ.
Il a déclaré que forte du principe de cette dynamique, l’ADP-Maliba apporte son soutien inestimable à la transition en cours.
« Il est important de rappeler qu’à l’appel du Mali, l’ADP-Maliba a été toujours présente à tous les différents foras en y apportant de nombreuses contributions innovantes pour le bien-être du peuple malien. La remarquable participation de l’ADP-Maliba au Dialogue National Inclusif (DNI) en est la parfaite illustration », a souligné Maître SIDIBÉ.
Pour les mêmes raisons, informe-t-il, la direction a décidé de la participation du Parti aux prochaines Assises Nationales de la Refondation(ANR).
S’adressant aux responsables des partis non alignés, le secrétaire général a affirmé : « en portant votre choix sur la personne du Président Aliou DIALLO, vous n’avez pas fait seulement un excellent choix, mais vous avez tout simplement opté pour le meilleur choix. En choisissant le Président Aliou DIALLO, vous avez préféré la solution définitive d’une nouvelle indépendance dans la paix, la prospérité et le partage ».

PAR MODIBO KONÉ

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Mots pour maux: le vice a trop pris le dessus, qu’il étouffe la vertu et le droit se cache en sa présence.

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:09

Beaucoup de diplômé(e)s en droit, peu de juristes parce que les gens se refusent à toute lecture, à toute recherche le plus souvent. Et les quelques uns qui lisent, se promènent de pages en pages sur les réseaux sociaux pour pondre des analyses juridiques erronées ou orientées le plus souvent sans que ceux qui vivent et respirent le droit ne leurs portent le contradictoire, faute de temps. Ainsi ces faux seigneurs de la science juridique sont célébrés bons voire excellents alors qu’il n’en est rien. Ils cultivent, entretiennent et distillent leurs analyses impertinentes, pour des objectifs souvent connus.
L’atterrissage du droit dans les faits pourtant obéit à plus de rigueur et de fermeté intellectuelle que ça. Hier le respect se gagnait dans les « batailles » techniques à la barre ou dans les cabinets d’instruction. Aujourd’hui c’est ailleurs que dans le prétoire, les réseaux sociaux notamment.
Il y a un peu plus de 10 ans, on s’amusait à parier entre jeunes substituts et jeunes avocats pour prendre techniquement le dessus à l’audience. Entre 20.000 et 25.000. Chacun faisait ses recherches et à l’audience la bataille juridique était rude mais amicale et courtoise. A la fin le gagnant empochait ses 20.000 et le perdant venait lui serrer la main avant d’aller exercer les voies de recours. On s’était ainsi amélioré techniquement les uns grâce aux autres. Aujourd’hui la pratique du droit se meurt dans le prétoire parce qu’avant d’aller à l’audience, on distille déjà sur les réseaux sociaux des fausses analyses pour se faire connaisseur du droit et ceux qui se refusent à toute recherche, à toute analyse, reprennent et donnent écho à ces errements. Dommage !!!

Idrissa Toure , Procureur CIV

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Etudes à l’INA: des conditions désastreuses

INFO-MATIN - Mon, 08/11/2021 - 14:05

La promiscuité dans laquelle les étudiants doivent travailler ; la transformation de quelques salles en dépotoirs et autres activités illicites ; la vétusté des bâtiments ; surtout l’inaccessibilité de leurs locaux sont les griefs soulevés par le secrétaire général du comité AEEM de l’Institut National des Arts (INA), à la faveur d’un point de presse, le vendredi dernier, au cours duquel il menace de tenir un sit-in, ce mercredi 10 novembre 2021.

Au niveau de l’Institut national des Arts (INA), les conditions d’études sont loin d’être celles que l’on souhaite dans la quête de la performance et de l’excellence. Ce, à telle enseigne que les étudiants sont rendus à ne plus vouloir de leur école. En cause, la trop grande promiscuité qui est nocive pour les performances des étudiants, mais également les conditions extrêmement difficiles d’accès à l’école qui relèvent en soi d’un véritable parcours du combattant.
Face à cette situation délétère, les étudiants ont décidé de crier leur ras-le-bol par la voix du Comité AEEM qui a organisé, le vendredi dernier, une conférence de presse à cet effet, dans l’enceinte de leur établissement.
« Nous vous faisons part de notre sit-in qui aura lieu le mercredi 10 novembre 2021. Nous comptons avec cette activité, informer l’opinion nationale des conditions précaires dans lesquelles nous étudions. L’activité en question tourne autour de quatre points : l’inaccessibilité des routes de l’établissement due à sa situation géographique ; la transformation de quelques salles en dépotoirs et autres activités illicites ; la vétusté des bâtiments ; et les mauvaises conditions d’études », a affirmé Ali SANKARE, le secrétaire général du comité AEEM de l’INA. Il avait à ses côtés les membres de son bureau avec la présence d’une foule d’étudiants.
Situé en plein cœur du Grand marché de Bamako et âgé de plus d’un siècle, l’INA est l’un des plus vieux établissements d’enseignement secondaire du Mali.
En attendant sa délocalisation, comme annoncé par certaines sources, il urge d’offrir aux étudiants de meilleures conditions de travail.

PAR BERTIN DAKOUO

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Organisation des élections: le tout sauf CKM en marche

INFO-MATIN - Fri, 05/11/2021 - 13:41

Alors que le pays est plus que jamais heurté à une ribambelle de problèmes en chaîne et que le Premier ministre est engagé dans une course effrénée pour la mise en œuvre d’un Organe Unique de Gestion des Elections (OUGE), en prenant pour tremplin les «Assises Nationales de la Refondation », défiant la communauté internationale par un reniement des engagements consignés dans la Charte, le sens d’une « Transition réussie au Mali » des Partis et Regroupements des partis politiques du Cadre d’échanges prend une nouvelle trajectoire. Désormais, elle est synonyme de Choguel exit pour l’organisation de l’élection présidentielle. La nébuleuse conspirationniste réussira-t-elle à faire dégager l’actuel locataire de la Primature ?

L’offensive qui se mijotait à bas bruit, dans le plus grand secret, est désormais portée sur la place publique. En ce sens, il ne serait pas abusif de soutenir que le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) a fait la fine bouche en se fendant d’un Mémorandum dans lequel il pointe du doigt le manque de volonté politique du Gouvernement de Transition qui le place dans l’incapacité d’organiser les élections marquant la fin de la transition et dans l’impossibilité de produire un nouveau calendrier électoral. Le Parti du Bélier Blanc objecte également une impasse sécuritaire qui est telle que le pays court le risque d’un nouvel effondrement.
« En arrière-fond de ce triste tableau », le Parti égrappe l’isolement diplomatique sans précédent d’un pays qui a plus que jamais besoin de ses voisins et du reste du monde ; une situation économique, financière et sociale au seuil du supportable.
Aussi, le PARENA invite-t-il le Président de la Transition, Chef de l’État, à réunir dans les meilleurs délais, les forces vives de la Nation pour dessiner une feuille de route consensuelle sur la base: d’une réelle volonté politique ; d’un nouveau calendrier électoral ; d’un CNT et d’un gouvernement plus inclusifs ; et d’un Premier ministre moins clivant, plus rassembleur et plus consensuel.
Selon les sources concordantes, cette position du PARENA présentée dans son Mémorandum du 1er novembre 2021 résume celle des Partis et Regroupements des partis politiques du Cadre d’échange pour une Transition réussie au Mali.
L’on apprenait d’ailleurs que les leaders de ces organisations politiques devraient se réunir ce week-end et que la question des Assises Nationales de la Refondation qui devraient servir de vernis populaire de légitimité à la prolongation du délai de la Transition et à la mise en place de l’Organe unique de gestion des élections ne manquerait pas d’alimenter les échanges.
A en croire nos sources, les acteurs politiques assimilés aux « forces rétrogrades » qui ont fait jusque-là contre mauvaise fortune bon cœur, en s’accommodant de la présence de Choguel Kokalla MAIGA à la tête du Gouvernement de Transition seraient inscrits dans une logique de dégagisme. En effet, révèle-t-on, s’ils font mince d’avaler la pilule de sa nomination comme Premier ministre, son maintien à son poste jusqu’à la fin de la période transitoire, synonyme qu’il a toutes les cartes en main pour l’organisation des élections et potentiellement de peser dans la balance pour le choix du futur président de la République, est le breuvage amère qu’ils n’entendent pas avaler. C’est le tout sauf CKM ou le CKM exit pour l’organisation des élections qui en marche.
C’est un secret de polichinelle que depuis sa nomination, le Premier ministre CKM est observé à la loupe, ses déclarations décortiquées, son action mise sur le gril. De ce fait, la demande de nomination «d’un Premier ministre moins clivant, plus rassembleur et plus consensuel » est loin d’être anodine, nous fait-on savoir. En effet, argumente-t-on, les discours du Premier ministre, sans aucun procès au faciès, paraissent bien souvent clivant comme l’illustre à suffisance l’usage de l’expression « les forces du changement » qui est forcément antinomique des « forces rétrogrades ». Ce qui représente, aux yeux d’une opinion politique nationale, une violation de la Charte de la Transition en son article 1er qui dispose : « Outre les valeurs affirmées par la Constitution du 25 février 1992 en son préambule, la présente Charte consacre les valeurs et principes suivants pour conduire la Transition : le patriotisme, l’intégrité, la probité et la dignité ;le mérite, le sens de la responsabilité et la redevabilité ; la discipline, le civisme et la citoyenneté ; la fraternité, la tolérance et l’inclusion ; la neutralité, la transparence, la justice et l’impartialité ; le dialogue et l’esprit de consensus ; l’esprit de solidarité, de pardon et de réconciliation ».
Pour de nombreux acteurs politiques, le Premier ministre est gagné par une paranoïa revancharde qui pervertit les décisions dont le Mali en crise a tant besoin pour se remettre sur pied et pour compter dans le concert des nations.

PAR BERTIN DAKOUO

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