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Mali

Harber MAIGA, président du collectif des détaillants sur la crise du sucre: ‘‘ nous déplorons l’attitude de l’État’’

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 2:11pm

Le président des regroupements des commerçants détaillants, Harber MAIGA, a déploré la manière dont les agents de la brigade de contrôle de la direction générale du Commerce et de la concurrence répriment les commerçants détaillants pour avoir vendu le sucre au-delà  du prix fixé par l’État. Dans un entretien qu’il a bien voulu nous accorder ce mercredi 10 août 2022, M. MAIGA a regretté le fait que l’État, à travers ses services compétents, tente de mettre la population au dos des commerçants en les présentant comme les seuls responsables de la flambée des prix.   

À bâton rompu, Harber MAIGA, nous explique la vraie situation du marché, en ce qui concerne le ravitaillement de certains produits, en général, et le sucre, en particulier.

D’entrée de jeu, il reconnaît que le marché est en rupture de stock.

« Le marché, c’est l’offre et la demande. Si la marchandise est rare, son prix hausse inévitablement. Donc l’Etat a certainement fait des efforts, mais en direction des grossistes et des importateurs, pas à l’endroit des détaillants. Or, à chaque fois qu’une convention est signée entre l’Etat et les commerçants détaillants, nous respectons toujours nos engagements », a-t-il affirmé.

Au paravent, poursuit-il, les commerçants détaillants avaient bénéficié de l’accompagnement de l’État.  Dans le cadre de ce projet, a-t-il rappelé, l’Etat les donnait soit de l’argent pour payer les produits, soit des produits dans l’optique de les vendre aux prix arrêtés par les autorités.

« Mais cette fois-ci, ce ça n’a pas été le cas. On ne sait même pas avec qui trouver du sucre. J’ai personnellement demandé la liste des importateurs en vain. Contrairement aux années précédentes, on ne sait avec qui il faut traiter. Maintenant, l’importateur donne au grossiste. C’est ce dernier qui approvisionne les détaillants. Donc la problématique  de l’accessibilité se pose », a-t-il déploré.

Selon lui, dans ces conditions les détaillants qui vont au marché n’ont pas le choix. Ils se procurent des produits au prix du marché et sont en ce moment  à la merci de ceux qui amènent le produit.

« Donc, on ne peut pas comprendre que l’État, au lieu d’interroger les circuits d’approvisionnement, il va  au niveau de la distribution  finale, c’est-à-dire chez le détaillant, pour contrôler, je ne sais quoi. C’est une situation qui est très complexe. Nous, en tant que responsables, on ne peut pas comprendre cela et on ne peut pas l’accepter », a indiqué Harber MAIGA.   

Il rassure tout de même que les commerçants détaillants comprennent que le pays traverse une situation difficile qui a obligé chacun à consentir des sacrifices.

«Nous sommes dans cette dynamique. La preuve, pendant l’embargo qui nous a été imposé, les gens ont accepté certains sacrifices. On a dit à tout le monde que c’était  une question de dignité, de patriotisme et d’engagement personnel pour que le pays soit sauvé. On peut accepter de réduire la marge du bénéfice, mais ne peut pas demander aux commerçants d’aller acheter des produits pour vendre à perte. On est d’accord avec toutes les dispositions de l’État, mais à condition qu’il nous montre là où on va prendre les marchandises et qu’on nous les donne à des prix acceptables », s’est-il montré disponible.

Il a ainsi rappelé que selon l’arrêté du 06 avril 2022, le sucre local doit être cédé à 23 000F le sac, pour être revendu à 500 F CF le kilo.  Le sac du sucre importé à 27 500 F pour être revendu à 600 F le kilo.

La tonne du  riz importé, notamment les brisures non parfumées, doit être cédée  à 350 000 F, pour que le détaillant le revende à 375 F  le Kilo.

Le bidon de 20 litres de l’huile locale doit être cédé à 18.000 F pour revendre le litre à 1000 f.  L’huile importée est vendue à 1200 F si le bidon de 20 litres est cédé à 22 000 F aux détaillants.

Le sac de la farine alimentaire est cédé aux détaillants à 25 000.

Selon lui,  ces prix ont été fixés, mais la mise en œuvre pose problème, parce que le produit n’est pas là.

«J’insiste pour que les uns et les autres puissent comprendre les détaillants, ce n’est pas notre faute. Le marché, c’est l’offre et la demande. Tant que vous n’avez pas la marchandise sur le marché, vous ne pouvez pas arrêter un prix. Donc, les commerçants détaillants ne sont fautifs de rien.  On a dit à force de contrôler les gens, les gens vont faire de la rétention. Pour que cela cesse, il faut que tout le monde se mette sur la même table et qu’on pose le problème afin de trouver des solutions idoines en ce moment précis où le pays traverse une situation exceptionnelle. Mais toute autre démarche unilatérale va poser problème » a-t-il martelé.

Une synergie d’action pour relever les défis

Il a par ailleurs reconnu qu’un cadre de concertation est mis en place entre le gouvernement et les différents acteurs. Ce cadre de concertation, dit-il,  se réunit pour faire examiner la situation et faire des recommandations. Faut-il noter que c’est un cadre qui est composé des grossistes, des détaillants, des consommateurs et des services techniques.

Il déplore toutefois que ce cadre ne soit pas très fonctionnel, car il peut faire des  mois avant de se réunir alors que selon les textes, c’est à chaque 6 mois qu’une réunion doit se tenir.

Pour lui,  il faut que cela soit respecté pour que toutes les questions soient mises sur la table.

« Nous faisons aussi des rencontres avec la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC). Mais on ne peut que soulever les problèmes, on n’a pas de réponses. Donc il faut rapidement des mesures fortes pour sortir pour nous sortir de là. Et ces mesures, c’est de créer les moyens de mettre à la disposition des détaillants, de créer des chaînes de distributions avec des vrais acteurs du marché qui sont connus par tous et engagés pour atteindre un résultat », a-t-il suggéré.

S’agissant des interpellations intempestives que subissent les commerçants détaillants dans le cadre du contrôle de la DGCC, Harber MAIGA a indiqué que le moment n’est pas propice pour agir avec la force. Il a aussi clarifié la position des commerçants détaillants pour sortir le pays de cette crise.

«On ne peut pas accepter des situations pareilles dans notre pays. Parce qu’on nous met dos à dos avec la population. Nous n’avons rien contre la population. Nous avons toujours apporté notre contribution au développement de ce pays. Nous ne pouvons pas être des ennemis de ce pays. Nous ne pouvons aussi accepter qu’en ce moment précis qu’il ait des dérapages », a-t-il prévenu.

Pour finir, le président MAIGA a insisté que sur le fait que malgré tout, les commerçants détaillants sont porteurs de paix dans un moment critique de notre pays.

«Nous nous sommes mis dans une démarche de sensibiliser et d’informer. Je lance un appel à mes camarades détaillants, à chaque fois que vous n’êtes pas en mesure de vous procurer des produits à un prix fixé par l’État, cessez de le vendre, cela vous évitera de vous créer des problèmes », a-t-il conseillé.

PAR CHRISTELLE KONE

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Mise en place de l’AIGE: l’Administration accusée d’ingérence

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 2:09pm

Les responsables de la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali) ont animé ce mercredi 10 août 2022, une conférence de presse essentiellement consacrée au processus de mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE). Au cours de la rencontre avec les hommes de média, le Chef de Mission de la MODELE-Mali, le Dr Ibrahima SANGHO, a accusé l’administration d’ingérence dans le choix des représentants des partis politiques et de la société civile au niveau de l’AIGE.

Cette conférence de presse qui avait pour cadre l’hôtel MAEVA était animée par le Chef de Mission de la MODELE-Mali, le Dr Ibrahima SANGHO ; qui avait à ses côtés le représentant de Doniblog, Abdoulaye GUINDO ; le présentant de l’AJCAD, Mme Adam DICKO ; et le représentant de ELE, Mamadou Lamine DIARRA, etc.

D’entrée de jeu, le Dr Ibrahima SANGHO a souligné que le processus de mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) au niveau national souffre de vices de procédure.

A ce propos, il a accusé le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) de s’immiscer dans le choix des représentants de la classe politique et de la société civile.

Il ressort de son propos que l’administration a adressé une lettre aux partis politiques et aux organisations de la société civile pour leur demander de désigner leurs représentants.

Dans cette lettre, explique-t-il, le ministre affirme que la désignation des membres du Collège sera faite dans un premier temps par tirage au sort et dans un second temps par l’autorité de désignation.

Pour la MODELE cette modalité de désignation ne respecte pas la loi électorale qui, en son article 7 alinéa 4, dispose : « Les membres représentant les partis politiques et la société civile sont désignés selon les modalités fixées par ces institutions ou organisations ».

De même, la MODELE a observé que certains partis et regroupements de partis politiques dont Ensemble pour le Mali (EPM) et certaines Organisations de la société civile dont l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, ont dénoncé la violation dudit article par le MATD.

«Cette démarche du MATD qui veut se substituer et diviser les organisations de la société malienne, car ne respectant nullement l’esprit de la loi électorale du n°2022-019 du 24 juin 2022 n’est pas acceptable», s’est insurgé le Dr SANGHO.

Par ailleurs, la MODELE-Mali pense que le retard dans la mise en place de l’AIGE au niveau national, prévue pour le 13 juillet 2022 et non encore effective, risque de compromettre le respect du chronogramme électoral communiqué à la CEDEAO pour la levée des sanctions sur le Mali.

Dans la même veine, la MODELE, selon son Chef de Mission, attire aussi l’attention sur le délai de mise en place des démembrements de l’AIGE, suivant l’article 24 de la Loi électorale qui stipule : « Les Coordinations au niveau des Régions, du District, des Cercles, des Communes, Ambassades et Consulats sont mises en place six (06) mois avant le début des opérations référendaires et électorales et leurs missions prennent fin un (01) mois après la proclamation des résultats définitifs ».

Également, a-t-il fait constaté, au vu du chronogramme qui fixe le référendum au 19 mars 2023, tous les démembrements de l’AIGE doivent être mis en place au plus tard le 19 septembre 2022.

Abordant la question des réformes constitutionnelles, la MODELE a constaté jusqu’à présent que certains partis politiques comme l’ADEMA et la CODEM rejettent l’idée de rédaction d’une nouvelle Constitution.  Face à ce constat, elle exhorte la Commission à travailler davantage avec les partis politiques pour plus d’adhésion.

Au regard de ce qui précède, la MODELE Mali recommande aux autorités de la Transition davantage de consensus dans la conduite des différentes réformes envisagées ; le respect des dispositions de la loi électorale en ce qui concerne la désignation des membres du collège de l’Autorité́ Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), notamment les représentants des partis politiques et de la société civile.

Elle invite aussi la transition à la poursuite des efforts de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ; de respect des droits de l’homme et la prise de mesures fortes contre la pratique de « l’esclavage par ascendance ».

Enfin, elle prône un dialogue franc et sincère entre les parties signataires de l’Accord pour la paix, issu du processus d’Alger, en vue d’une paix durable au Mali.

Par Abdoulaye OUATTARA

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reboisement de « Les amis de la nature »: 12 000 pieds d’arbre à planter

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 2:08pm

L’Association « Les amis de la nature » a lancé le samedi dernier la 20e édition de son opération de reboisement dans la cour de la protection civile de N’Tabakoro. Au terme de cette initiative, l’association dirigée par Moctar COULIBALY dit ATT junior entend planter 12 000 pieds d’arbre. Leur participation à la lutte contre la désertification.

La cérémonie était placée sous le parrainage de la présidente du mouvement politique et citoyen « An biko » de Fatoumata Batouly NIANE représentée par sa sœur Binta NIANE. Elle avait à ses côtés des responsables des services publics : des eaux et forêts, de la jeunesse et des sports, de la CANAM.

Au cours de cette campagne de reboisement, l’association « Les amis de la nature » s’est fixé comme objectif de planter 12000 pieds d’arbre à travers 9 bosquets dédiés à plusieurs personnalités du pays dont Assimi GOITA, Modibo KONE, Moussa Ag ATTACHER ainsi que la marraine de l’édition Fatoumata Batouly NIANE.

S’exprimant lors de cet événement, le représentant du DG de la CANAM, Ibrahim GUINDO, a salué l’initiative de l’Association « Les amis de nature » qui contribue à la lutte contre la désertification dans le pays. Selon lui, l’arbre joue un rôle crucial et sinon indispensable dans l’équilibre du monde, parce que, soutient-il, sans cette richesse naturelle il n’y a pas de vie.

C’est pourquoi, témoigne-t-il, les pays dits développés qui ont construit leur univers avec du fer et de l’acier sont dans la dynamique d’inverser la tendance en plantant plus de 400 hectares.

« Nous devons prendre conscience de l’utilité de l’arbre. Et booster ce secteur, je vous propose le projet : un enfant, un arbre », a suggéré M. GUINDO.

Pour sa part, Binta NIANE, la sœur de la marraine également membre du mouvement « An biko », après avoir salué la constance de l’association dans l’organisation de cette campagne, a rappelé que leur regroupement œuvre pour la stabilité et la paix au Mali.

« An biko s’associe à toutes les bonnes actions. L’objectif de notre mouvement est de contribuer à la réalisation du Mali Kura. Parce que nous sommes convaincus que ce projet de Mali Kura ne peut pas se réaliser sans le soutien de la société civile », a-t-elle indiqué.

De son côté, Moulaye SIDIBE, chef des eaux et forêts de la commune 6 du district de Bamako et représentant des autorités en charge de l’environnement, a exhorté la population à la plantation d’arbres en vue de freiner la désertification. Il reste persuadé que contre la menace de l’ensablement du pays le reboisement est l’alternative viable.  De même, poursuit-il, il contribuera à sauver et protéger notre environnement, mais aussi de faire face au changement climatique.

« Tous les acteurs doivent se mobiliser pour soutenir l’élan patriotique du reboisement », a indiqué M. SIDIBE.

Outre la plantation de pieds d’arbre dans certains bosquets pour symboliser le démarrage de cette campagne, l’association a profité de l’occasion pour faire des dons à la mosquée de N’Tabakoro, à des jeunes et aux femmes de ladite localité.

Du lancement de ce projet en 2002, les Amis de la nature affirment avoir planté au total 25 800 plantes, à travers le pays.

PAR SIKOU BAH 

 

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État de la nation: comment s’en sortir…

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 2:02pm

Douze mois après la rectification, le Mali-Kura est à la croisée des chemins. Le bateau Mali n’a pas encore échoué entre les mains des colonels et CKM, mais il tangue vertigineusement sous le coup des attaques répétées des terroristes et de la dangereuse hausse des prix. Pourtant sur le plan économique, les acquis du gouvernement sont indéniables et la montée en puissance de l’armée se matérialise chaque jour à travers de nouvelles acquisitions. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, si la tendance des pertes sur le terrain doit impérativement être inversée, le salut de la nation résidera dans la prise de conscience et la convergence de tous les fils du pays. 

Pendant qu’à Bamako on célèbre en grande pompe l’acquisition de nouveaux équipements pour notre armée afin de mieux l’outiller dans la guerre qu’elle mène depuis dix (10) ans contre les obscurantistes, les fanatiques et les terroristes de tous acabits ; à Tessit la nation pleurait plus de quarante (40) de ses dignes fils qui plutôt que fuir, ont choisi de mourir les armes à la main. Pendant qu’au même moment, les brigades antifraude sont déployées partout pour verbaliser les spéculateurs afin d’adoucir le climat social très tendu, le gouvernement raillé comme failli par ses adversaires de l’intérieur et de l’extérieur, réussit la prouesse historique avec une remarquable participation des investisseurs à l’occasion de son retour sur le Marché des Titres publics de la Zone UEMOA.

Notre Trésor public avait besoin de 270 milliards FCFA, les investisseurs lui ont donné plus de 277 milliards, toutes choses qui signifie le retour de la confiance en notre pays, la restauration de celle des investisseurs à l’État du Mali, en son gouvernement et en la politique économique financière et budgétaire des plus hautes autorités.

Autant de belles et glorieuses pages écrites pour notre armée de l’air, notre économie et finance, autant de pages tristes et douloureuses pour notre nation. La vie d’une nation, comme celle d’un individu, est ainsi faite : de joie et tristesse, de gaieté et de larme, de bonheur et de malheur, d’épreuves et de progrès… Le contexte présent de notre pays traduit ce contraste, cette dualité qui est l’essence même de la vie.

Face à la guerre

informationnelle

Face aux attaques qui s’intensifient comme dans l’ultime effort de faire chanceler nos convictions et briser notre rang compact autour de nos FAMas et face à l’instrumentalisation forcenée de la flambée des prix, qui n’épargne aucune page, dans le but de discréditer les autorités de la transition, de saper tous les efforts consentis par le gouvernement et d’amener les populations à leurs tourner le dos, nous nous devons de faire preuve de discernement et de lisibilité. Comme l’a dit un jour le visionnaire Thomas Sankara, notre peuple est «comme un cycliste qui grimpe une pente raide, qui a à gauche et à droite des précipices. Il est obligé de pédaler, de continuer de pédaler, sinon il tombe». Comme ce cycliste, pour le peuple malien, revenir en arrière est impossible. Il n’y a désormais qu’un seul chemin : en avant. Et quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant. Quelle est aujourd’hui pour notre pays, confronté aux défis pluriels et existentiels, la meilleure manière d’avancer ?

Les médias mainstream et leurs relais locaux nous avaient prédit l’apocalypse avec les sanctions drastiques, illégales et injustes, prises par la CEDEAO contre notre pays. Au lieu de deux à trois semaines, le peuple du Mali a tenu six mois. Pour rendre irréversibles les prédications dantesques quant à l’effondrement de notre pays suite au retrait de Barkhane et de Takuba, on instrumentalise la frayeur et on dope la terreur : les attaques se multiplient avec leurs cortèges de morts à empiler tous les jours, d’approvisionnement et de vivres brûlés, de commerces et de marchés incendiés, de camps militaires et de chèque points attaqué… par-dessus tout une montée en puissance des prix des denrées de première nécessité à faire pâlir de jalousie les FAMas. On conjugue au pluriel les pénuries et on jacasse sur les marges de manœuvre fortement réduites de notre pays.

   

Au même moment, ces médias mainstream et leurs suppôts nous ont diverti tout le week-end dernier avec les mesures sociales de fuite en avant annoncée par le président Alassane Dramane Ouattara, mais ont mis en biseau qu’il avait promis de ramener sains et saufs les 49 soldats ivoiriens au bercail avant le 7 août sinon… Ils se sont délectés, avec leurs relais locaux des différentes attaques que notre pays a subies récemment : attentat aux cadavres qui a fait 12 morts à Ouakan (près de Bankass), l’attaque à l’EEI (engin explosif improvisé) contre la relève descendante du Poste de police frontière de Sona qui a fait 5 morts, attaque complexe de l’EIGS avec complicité avérée de Tessit ( selon le communiqué des FAMAs) qui a fait plus de 40 morts…

Des déboires militaires

Oui, des dignes fils du Mali sont tombés, et beaucoup d’autres tomberont, les armes à la main pour protéger et défendre l’intégrité du territoire et la souveraineté de la nation. Mais les Hommes du Mali, les Filles et fils de cette nation triompheront de l’adversité et de l’intimité et vaincront ensemble leurs ennemis communs. C’est pourquoi les Maliens ne se laisseront languir avec les sornettes des trolls rémunérés rubis sur ongles, car ils ont l’assurance que les forces de défense et de sécurité poursuivront avec bravoure et détermination leur lutte contre le terrorisme, l’insécurité, la criminalité et la délinquance sous toutes ses formes. La police nationale est à pied d’œuvre à Bamako à travers « l’opération coup de pied dans la fourmilière» afin de débarrasser le District de Bamako et ses alentours des nids criminogènes. Sans tenir compte de la descente de Police effectuée ne serait-ce que ce vendredi soir 5 août soir à Sabalibougou-Kourani et ses banlieues ont permis l’interpellation de dix-neuf (19) personnes suspectes dont deux (2) femmes et la saisie de six (6) motos dépourvues de toute pièce.

De nos succès ? Ils prennent la partie des dénégations et de remises en cause. Pour ce qui est de l’acquisition par l’État malien sur fonds propres pour les forces armées maliennes (FAMas) 6 avions dont 4 de chasse L639 de fabrication tchèque. Ils disent que c’est de la ferraille, un nouveau scandale de ‘’floutage’’ en perspective. Or, chasseurs de jour et nuit, les L630 qui ont été exhibés et présentés au peuple malien, aux amis du Mali et aux ennemis du Mali pour qu’ils sachent désormais qu’il y a du feu dans le ciel. Et solennellement en grande pompe et avec fierté exposée, ces équipements ont été remis ce mardi 9 août 2022 à l’armée de l’air par le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, au pavillon présidentiel de l’aéroport de Bamako-Sénou.

Des succès indéniables

On les n’a pas entendu beaucoup parler, dans le cadre de la recherche de la souveraineté énergétique, de l’acquisition par le gouvernement ce vendredi 5 août 2022 de 50 générateurs électrogènes d’une capacité de 50 mégawatts chacun.

Cette acquisition qui n’a rien à voir avec un prétendu chantage de la Côte d’Ivoire de débrancher notre pays du réseau interconnecté qui permettra d’améliorer le secteur énergétique en alimentation. L’État malien qui n’agit ni sur de l’émotionnel ni au jour au le jour, comme certain, avait déjà planifié l’acquisition de ces générateurs. Ce sont les difficultés liées aux sanctions qui ont fait que ces équipements sont arrivés en retard. Il s’agit, selon les responsables de l’EDM, de la première étape d’un ensemble de programmes qui va compléter à 180 mégawatts la capacité de la structure.

Or, dans son Tweet de ce 30 juillet 2022, l’ancien ambassadeur de France dans notre pays, Nicolas Normand, devenu un troll, assurait que la Côte d’Ivoire allait nous couper l’électricité à partir de ce dimanche 7 août jour de leur fête d’indépendance, si notre pays ne libérait pas sans délai ses 49 soldats. Il s’agissait, croyait-il savoir, d’une mesure de rétorsion des hautes autorités ivoiriennes.

Dans ce contexte de doute et d’espérance, notre pays fait son grand retour sur le marché des Titres publics de la Zone UEMOA, ce mardi 9 août 2022, avec l’émission simultanée de bons et obligations du trésor d’un montant de 270 milliards avec une réussite de plus de 102%. Alors que des trolls faisaient courir le bruit que notre pays faisait chanter la Côte d’Ivoire pour nous permettre d’emprunter auprès des autres États. A-t-on besoin de cinglant démenti ? Dès qu’on peut emprunter publiquement sur le marché de l’UEMOA adossé à la confiance des investisseurs, pourquoi va-t-on se cacher pour emprunter auprès des États qui ne sont pas plus solvables que le nôtre ?

Avec la reprise avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), nos banques ont obtenu 100% du refinancement sollicité (601 milliards FCFA) le 1er août 2022 auprès de la BCEAO au taux de 2,5% confirmant ainsi la levée totale des sanctions économiques et financières du 9 janvier 2022.

Loyauté envers la Nation

Le gouvernement de transition a-t-il tout réussi ses succès économiques et au plan de l’équipement de l’armée ? Le service de l’État est une continuité. Quotidiennement le gouvernement œuvre à la satisfaction du bien-être et des attentes des Maliennes et des Maliens conformément à la mission qui lui est assignée par le Président de la Transition. Autant que la lutte contre le terrorisme et l’insécurité à laquelle la nation continue de payer le lourd tribut, la gestion de la hausse des prix, l’approvisionnement correct du marché et la satisfaction des attentes du peuple demeurent des challenges pour l’équipe dirigée par Choguel Kokalla Maïga.

Malgré le contexte d’attaques terroristes avec son cortège des morts qui s’allonge, le panier de la ménagère qui se vide, le vide politique sidéral autour de la Transition, le gouvernement n’a aucun bilan. Il doit être dissous et son chef, Choguel Kokalla Maïga, l’empêcheur de tourner en ronde, destitué et renvoyé. La doléance, au-delà des mots qui changent, n’a rien de nouveau. Et l’alchimie ne trompe plus personne, car ce sont des partisans (politiques) qui demandent un gouvernement non partisan (non politique), inclusifs donc ouvert aux partisans (politiques). L’avenir d’un pays ne se joue pas au plus malin. Le Mali a besoin de solutions confortées et non de tour de passe-passe.

Ce n’est pas le silence des adversaires sur les réussites du gouvernement qui est le plus affligeant pour les politiques, c’est de faire le malheur et la galère de la population un instrument de tension et de combat politicien contre le pouvoir en place.

Non ce qui préoccupe ces chercheurs de place, c’est de faire le vide pour qu’ils s’installent et se goinfrent à satiété et partir sans faire la vaisselle comme ils ont fait avec IBK, avant lui comme ils ont fait avec ATT…

Au moment où ils soufflaient dans la même trompette, un leader du M5-RFP Mali-Kura disait de Choguel Kokalla Maïga que par son savoir-faire politique, son intelligence, sa patience et son endurance, il avait pu et su maintenir les précaires équilibres au sein du M5-RFP, jusqu’à faire aboutir à la chute de IBK (en 2020) et à la Rectification (en 2021). En ces périodes de doutes et d’incertitudes, Choguel était le seul qui n’a jamais vacillé. C’est pourquoi il a eu la confiance du Peuple M5, des Jeunes et des Femmes du M5 de l’intérieur et de la Diaspora pour être Premier ministre.

Aujourd’hui ce leader fait partie des mécontents du M5-RFP, ceux qui n’ont pas eu à manger et qui contestent hypocritement Choguel K Maïga. Mais hier, lui comme tous les autres membres du Comité stratégique du M5-RFP, reconnaissaient alors Choguel comme leur leader naturel, le mieux à même de les souder et les conduire à la victoire finale. Qu’est-ce qui a changé entre-temps ? La gestion du pouvoir ? À moins que ce ne soient les appétits insatisfaits de certains politiciens qui veulent nous enfariner après nous avoir floués avec IBK.

L’indispensable

convergence

Le contexte d’aujourd’hui de notre pays appelle au ressaisissement, sans renoncement de ses convictions, sur l’unité et la cohésion de la nation. Rarement notre pays n’a été si proche de la rupture, en raison principalement d’épreuves exogènes. Rarement notre peuple n’a été si soudé derrière ses dirigeants. Rarement dans l’histoire de la démocratie, notre peuple n’a été ainsi en déphasage avec ses élites politiques. Il nous faut, chacun en ce qui le concerne, procéder à un examen de conscience et à un réarment républicain et patriotique. La nation avant la République, la République avant la démocratie, la démocratie avant l’ambition et le projet.

Le Mali a besoin davantage d’unité de ses fils autour de son armée. Qu’on ne s’y trompe point. La défaite de cette armée, la nôtre, scellera le destin de la République du Mali. Et les 14.000 soldats et policiers de la Minusma déployés ne lèveront pas le petit doigt pour secourir nos FAMas. Quid  de Barkhane et Takuba redéployés au Niger voisin ? Ils finiront le travail…

Oublions nos divergences, et battons-nous pour la survie de la nation. Le Mali doit rester éternel. La République est aujourd’hui certes ballottée, mais le Mali vit et vivra. Pour paraphraser le père de la République, le mot Mali doit continuer «à résonner comme un gong sur la conscience de tous ceux qui ont œuvré à l’éclatement de la Fédération du Mali ou qui s’en sont réjouis». Aujourd’hui plus qu’hier, nous devrions rester mobilisés pour l’idée de l’unité africaine au regard de la fabuleuse mobilisation de nos frères africains autour de notre pays. Nous faisons face à des défis non insurmontables. « Nous avons perdu une partie, mais nous gagnerons la manche, inch’Allah. Les puissances d’argent, les forces rétrogrades et impérialistes n’y pourront rien ». Ensemble, nous pourrons.

   LA RÉDACTION

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SAS-Gate : le contrat qui enfonce la Côte d’Ivoire

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 2:00pm

Ainsi donc, agissant au nom et pour le compte du Gouvernement de Côte d’Ivoire, le Général Doumbia Lassina, Chef d’État-Major des Forces armées Ivoiriennes, a accepté de «louer» ses soldats de son pays à une entreprise privée : Sahel aviation services (SAS) qui élit domicile Rue 25, Porte 352, à Badalabougou Est, Bamako. Contre quoi ? Des clopinettes pour ces soldats traités tels des légionnaires par une si grande nation. En dessous du SMIG français : 1.200 dollar par mois soit 600.000 FCFA au moment de la signature du contrat (juillet 2019) plus une indemnité journalière de 1,50 dollar chaque jour ne soit 22.500 FCFA par mois. Voilà le coût d’engagement privé de ces soldats d’élite de l’armée ivoirienne. Rien que ça ?

À ce salaire de nègre, SAS promet de fournir son puissant soutien à la Côte d’Ivoire pour obtenir les dédouanements et tous les documents connexes requis par les autorités maliennes. C’est l’hôpital qui se moque de la charité là ! C’est un Allemand, «bo yoro djan» qui se propose d’obtenir des facilités auprès du Mali pour la Côte d’Ivoire ? De qui se moque-t-on ?

Entre les lignes de l’opacité des termes contractuels, l’attention ne peut pas ne pas être attirée par l’autre partie contractante, Service de l’Aviation du Sahel (SAS) représenté par son Directeur général, Stefan Koehler, un allemand, agissant non seulement au nom de Sahel Aviation Services (SAS), mais aussi des forces armées allemandes. Depuis quand un privé agit-il au nom des forces armées allemandes ? Quelle belle leçon de démocratie la grande Allemagne veut-elle par ce contre-exemple donner aux Africains singulièrement aux Maliens ? La première nation européenne qui prostitue une armée nationale avec des miettes (600.000 par mois) via un «sous-traitant» de la Minusma dirigé par un bien né qui dirige une société aux activités opaques et qui agit au nom des forces armées allemandes ! Qui est finalement ce Stefan Koehler ? Un privé qui fait du business dans l’aéronautique ou un militaire allemand camouflé qui mène pour son pays dans des opérations secrètes. La qualité contractuelle qu’il a mis en avant permet de croire à la seconde hypothèse. Car, l’Allemagne a bien ici à Bamako, un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, comme on le dit dans la langue mielleuse, censée représenter les intérêts de l’État allemand… A moins que SAS ne soit une SMP (société militaire privée) servant de paravent aux services secrets allemands en Afrique de l’Ouest depuis Bamako.

Les Nations-Unies ont-elles si bien fait de prendre leurs distances avec cette affaire fumeuse qui sent le roussi sur toute la ligne ? Comment conformer les 25 soldats ivoiriens de l’élément de soutien national contractuel avec les 49 éléments arrêtés le 10 juillet 2022 à l’aéroport de Bamako-Sénou ? Dans le contrat diffusé sur les réseaux sociaux, il y est clairement annoncé que les 25 soldats ivoiriens sont déployés pour assurer la sécurité et la protection armée du complexe SAS de jour comme de nuit, en équipe fixe et mobile. Alors pourquoi des vigiles seraient armés jusqu’aux dents avec un tel arsenal de guerre comme le dit le communiqué du gouvernement du 11 juillet dernier (Fusils d’assaut AK 47 et mitrailleuses (PKP) calibre 7.02×54 mm) ?

Si les 49 soldats sont venus «en vertu d’une convention signée, en juillet 2019, entre la Côte d’Ivoire et l’Organisation des Nations Unies, et conformément à un contrat de sécurisation et de soutien logistique signé avec la Société Sahel Aviation Services (SAS)», le gouvernement ivoirien a un gros problème d’arithmétique, car entre 25 soldats souscrits et 49 déployés, il y a 14 éléments supplémentaires dont il faut expliquer les raisons de leur présence sur le territoire national. Par ailleurs, l’aéroport de Bamako ne peut être conforme au regard des normes onusiennes exigées pour tout contingent NSE à savoir appui effectif au contingent national. Parce que ni le contingent ivoirien ni celui de l’Allemagne ne sont déployés à l’aéroport de Bamako-Sénou. Le premier est à Tombouctou, le second à Gao. Alors pourquoi, SAS, une compagnie d’aviation aurait-elle un camp militaire dans l’enceinte de l’aéroport ?   

Contrairement au contrat dont fait référence le gouvernement ivoirien, la rotation des 25 éléments (et 5 militaires administratifs) se faisait tous les trois mois. Or, si le contrat tel que fuiter sur les réseaux sociaux est celui qui a été signé par le chef d’état-major des armées ivoiriennes, il y a là également un sacré problème avec le nombre de rotations. Car de juillet 2019 à juillet 2022, il y a 36 mois. Donc les soldats déployés en vertu de ce contrat auraient dû faire 12 rotations au lieu de 7 comme l’a annoncé le gouvernement ivoirien.

Résumons le scandale. Si ce contrat est vrai, on comprend pourquoi la RCI a du mal à assumer et pourquoi la direction de SAS a fui en RCI en laissant armes et bagages.

1. La RCI avait levé la possibilité d’envoyer un contingent NSE, mais n’a jamais fait les formalités auprès de la MINUSMA ;

2. la RCI signe un contrat de mercenariat avec SAS (qui cache une activité de SMP) et qui implique l’ONU sous couverture NSE (non déclaré)

3. le contrat d’un an spécifie 25 soldats en rotation de 3 mois

4. la MINUSMA impliquée atteste qu’aucun contingent NSE ivoirien n’est actif au Mali.

5. La RCI envoie 49 + 1Lieutenant qui correspond à 1 contingent NSE, mais pas du tout ni à la lettre, ni à la forme du contrat, en effet les rotations NSE sont de 6 mois d’1 effectif de 50 et pour se conformer au contrat il faudrait en permanence 25 dans la nature non couverte par celui-ci.

6. Un opérateur économique privé agit au nom des forces armées allemandes, et les forces armées ivoiriennes travaillent pour une société privée allemande.

Voilà pourquoi se démarque la MINUSMA qui est embarquée dans ce qui apparaît comme un détournement des effectifs potentiels de NSE dans leur dos pour une opération pécuniaire qui définit un mercenariat. D’où le lâchage après avoir tenté de défendre en pensant le contexte standard.

Par ailleurs l’agacement du Mali non informé (comme la MINUSMA) de l’existence de vrais-faux NSE qui font «on ne sait quoi» sur son territoire est légitime et compréhensible. On peut aussi se poser la question des 25 excédents permanents qui sont censés ne pas être hébergés, payés, nourris, blanchis par SAS : que font-ils ?

Bref, c’est bien du mercenariat. Tous les paramètres le définissant y sont. Il n’y a peut-être pas malice hostile au Mali (vérifier quand même le cas des 25). Enfin, de hautes autorités ivoiriennes s’adonnent à du trafic de soldats mercenaires depuis 2019 en ne respectant ni le Mali, ni l’Allemagne, ni les Nations unies.

Du discrédit total, quelle manipulation à la limite criminelle de la part des autorités de ce pays qui n’ont aucun respect du droit international et la souveraineté du Mali. Ici, on a la confirmation que les 49 détenus au Mali sont des mercenaires. On ne peut plus clair. C‘est scandaleux.

Ça veut dire simplement que les soldats ne passaient devant aucune autorité de la douane des frontières ou de sécurité aéroportuaire quand ils arrivaient par un vol SAS. L’avion allait directement dans le camp militaire privé de SAS situé dans l’enceinte de l’aéroport, comme un jet privé…

PAR SIKOU BAH

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Contre le terrorisme: Alger et Moscou vont lancer « Bouclier du dessert 2022 »

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 1:56pm

L’opération « Bouclier du désert » aura lieu en novembre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a annoncé l’agence de presse russe Tass. Cet exercice va être d’exercices conjoints avec les forces armées algériennes sur la base de Hammaguir à Béchar, près de la frontière avec le Maroc.

Moscou et Alger ont récemment renouvelé leur partenariat stratégique dans plusieurs domaines notamment militaire. La volonté commune de consolider ce lien de relation historique entre ces deux pays a été renouvelée avec l’arrivée au pouvoir en 2019 du président Tebboune.

C’est dans ce cadre que les deux partenaires intensifieront les efforts dans la lutte contre le terrorisme, une gangrène pour plusieurs États en Afrique. A ce titre, l’opération « Bouclier du désert » est programmé à partir de novembre dont la réussite est un nouveau défi pour les deux États dans la dynamique de renforcer leur coopération.

L’exercice sera «axé sur la recherche tactique, la détection et l’élimination de groupes terroristes en terrain désertique», a fait savoir le ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Selon la même source, les manœuvres, qui sont les premières du genre, se dérouleront avec la participation de 80 soldats russes, issus des unités de fusiliers motorisés mobilisés dans le Caucase du Nord, et de 80 soldats algériens.

Par ailleurs, Alger compte aussi sur l’appui de Moscou pour rejoindre le groupe des Brics, un groupe économique et politique composé de la Russie, de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud. Le président Tebboune cherche à instaurer un nouvel ordre économique basé « sur la parité et l’équité entre pays ».

Ces dernières années, les développements internationaux concernant le conflit du Sahara ont poussé l’Algérie à se rapprocher de son allié historique, la Russie, notamment après la reconnaissance américaine du Sahara marocain, et le soutien espagnol à la position marocaine sur le conflit.

Ce rapprochement a été évident dans la position du régime algérien aux côtés de la Russie après sa guerre contre l’Ukraine, d’autant que l’Algérie compte sur le soutien russe au Conseil de sécurité concernant la question du Sahara.

L’Algérie a auparavant mené des exercices militaires avec la Russie, notamment en octobre 2021 dans l’arène de Tarskoy, au niveau de la région de l’Ossétie, disputée avec la Géorgie. Le même mois également, les armées russe et algérienne ont mené des manœuvres militaires navales conjointes en Méditerranée.

Au cours de la dernière décennie, les exportations d’armes russes vers l’Algérie ont augmenté de 129% par rapport à la décennie précédente. En 2022, l’Algérie est le troisième acheteur de la Russie, derrière l’Inde et la Chine.

Cette action, au-delà de l’Algérie, dont la réussite pourrait susciter l’envie de la Russie de s’impliquer davantage dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme en Afrique, surtout que le pays est fortement sollicité par une partie de la population du continent. C’est le cas notamment du Mali qui est en train de tourner la page Barkhane tout en donnant plus de poids à ses relations avec Moscou.

PAR SIKOU BAH

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Categorie: Mali

Vulgarisation de la nouvelle loi électorale: la COPER-Mali lance sa campagne

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 1:54pm

La Coalition des Organisations Partenaires pour des Élections réussies au Mali (COPPER- Mali), a animé ce mercredi 10 août 2022, une conférence de presse pour lancer officiellement sa campagne de vulgarisation de la nouvelle loi électorale, au Centre du Secteur privé. Cette campagne s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux réformes et aux élections au Mali (PAREM) financé par le PNUD.

Cette conférence de presse de presse était animée par le président de la COPPER-Mali, Mamadou Fadiala KEITA, qui avait à ses côtés Mme Aïssata MAIGA, vice-présidente de la COPER-Mali ; Issa TRAORE, chargé à la communication de la COPPER-Mali ; et Cheick Oumar DEMBELE, membre de la COPPER-Mali.

La connaissance de cette loi électorale étant un acte de civisme, la COPER-Mali en compagnie du projet d’appui aux reformes et aux élections au Mali (PAREM) et le PNUD visent à en, porter le message au public malien à travers leur programme de communication.

Pour ce faire, les responsables de la COPPER-Mali entendent procéder par des activités d’éducation civique de la population, la sensibilisation, la mobilisation des citoyens en vue de mieux faire connaître la nouvelle loi électorale et le chronogramme des élections.

Ainsi, ils ciblent les villes, les campagnes, les villages, les fractions et quartiers ; pour la communication de la quintessence de cette nouvelle loi en vue de maximiser sa connaissance et assurer l’inclusivité dans l’application.

De ce fait, M. DEMBELE, indique que cette conférence de presse est le point de départ de la campagne de communication, sur laquelle s’active la COPPER-Mali.

Ainsi, affirme-t-il, que dès ce jeudi11 août, chaque OSC occupera le terrain pour une zone bien déterminée selon la répartition faite, qui durera jusqu’au 15 septembre 2022 pour passer l’information.

Ledit message se passera selon les méthodes énumérées par M.DEMBELE, à savoir : une étroite collaboration avec les autorités locales comme les préfets, les élus, les notabilités pour une meilleure assise du programme.

Aussi, la mise à contribution des médias, au double niveau national et local, pour assurer au projet une visibilité et lisibilité des interventions.

S’ajoute l’usage de focus group, de causerie-débat, caravane, Baroni lors des tontines, foires hebdomadaires et marchés à bétails.

Il s’agit aussi de sketch, des tournois de football, des visites à domicile, des représentations théâtrales, des assemblées générales d’information ou de sensibilisation, des retraites citoyennes, des séances d’engagement communautaire, des counselings.

« Tout ça, en vue de booster l’appropriation citoyenne » a expliqué M.DEMBELE.

Tout en précisant que ladite communication se fera en langue locale pour de meilleures compréhensions des enjeux de la campagne menée.

Par ailleurs, il est également prévu l’organisation d’au moins 250 séances de renforcement de capacités favorisant l’appropriation des textes, la mobilisation et la sensibilisation de 200 000 jeunes, dont 1000 jeunes leaders ; 150 000 femmes, dont 1000 femmes leaders ; 25 000 personnes en situation de handicap au moins 10 000 déplacées ; 1000 acteurs locaux.

Il s’agit notamment des chefs et conseillers de villages, fractions et quartiers, des chefs coutumiers, des leaders religieux, des leaders d`opinion.

De son côté, le président de la COPPER, Mamadou Fadiala KEITA, a affirmé que la coalition projette aussi la mise en contribution de 120 médias, 3 sites d`information aux fins de visibilité et lisibilité de leurs actions.

Pour la mise en œuvre de cette campagne, la remise de 15 000 kits (t-shirts. casquettes flyers, pictogrammes fascicules…) aussi est notée.

En fin, le président de la COPPER-Mali indique que l’organisation entamera dès le mois d’octobre, le second volet qui est la RALE 2022 ; qui est une recommandation de la COPER en mai dernier lors de la séance d’écoute au CNT.

PAR AMINA SISSOKO

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Categorie: Mali

Réseau de distribution Moov Money: les commissions sur les retraits doublées

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 1:47pm

Les responsables du service Moov Money de la société de téléphonie Moov Africa Malitel ont animé, le vendredi dernier, une conférence de presse pour présenter les actions majeures en cours afin de développer ledit service. Cette conférence de presse, ténue dans les locaux de la société à Hamdallaye ACI 2000, était animée par le Directeur administratif et financier, Khalid ZTIT, et le chef de département Moov Money, Bakary K SAMAKE. C’était également en présence de plusieurs Masters, distributeurs et détaillants du service Moov Money.

Dans ses propos introductifs, le Directeur administratif et financier a expliqué que durant cette année 2022 la Direction de la société Moov Africa Malitel s’est donnée comme objectif de développer davantage le service Moov Money. Il a remercié les acteurs du réseau de distribution pour leur accompagnement tout en les invitant à s’investir davantage pour le développement du service Moov Money.

Le chef du département Moov Money, Bakary K SAMAKE, a assuré qu’il y a beaucoup de surprises pour les détaillants et les distributeurs. Il a indiqué que la société accordait beaucoup d’intérêt au réseau de distribution qui représentait une partie importante du service Moov Money.

M. SAMAKE a expliqué que les actions de cette année 2022 se portent sur certains axes stratégiques, dont le développement du réseau de distribution du service Moov Money.

Aux dires du chef du département Moov Money, Bakary K SAMAKE, il a été mis en place plusieurs initiatives pour motiver les acteurs du réseau de distribution. L’on apprend que la société a décidé de doubler les commissions sur les retraits au bénéfice du réseau de distribution.

«La totalité des commissions appartient désormais aux distributeurs. Par exemple, sur un retrait de 10 000 FCFA, le revendeur gagne 65 FCFA », a précisé Bakary K SAMAKE.

Selon lui, un grand effort financier a été fait pour motiver le réseau de distribution. Le responsable du service a rassuré que cette initiative durera plusieurs mois.

L’on apprend qu’avant même cette réforme, les commissions données au réseau de distribution du service Moov Money étaient les meilleures de la place.

Toujours dans le cadre du soutien au réseau de distribution, la société a lancé un autre challenge pour motiver et encourager les revendeurs.

Aux dires de Bakary K SAMAKE, de juillet à octobre, chaque mois deux motos seront offertes aux revendeurs en guise de motivation.

Lors de la conférence de presse du vendredi dernier, les deux premières motos ont été offertes à deux revendeurs.

De même, en plus des commissions, des commissions spéciales seront données aux revendeurs. Pour le mois de juillet, plus de 3 000 revendeurs ont gagné des bonus, dont plus de 500 000 FCFA pour certains. Au total, plus de 13 millions de FCFA ont été distribués en guise d’encouragement au réseau de distribution.

Il ressort de son propos  que Moov Money est dans la dynamique d’encourager tous les acteurs du réseau de distribution et de développer ses activités sur toute l’étendue du territoire. Le responsable du service a fait savoir qu’avec les actions en cour ces derniers temps Moov Money est de plus en plus visible. Il a rassuré que cette progression du service sera consolidée.

MODIBO KONE

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Activités religieuses: le HCIM invite les autorités à interdire Ahmadiyya

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 1:45pm

Le Haut conseil islamique du Mali, à travers la conférence nationale des oulémas, appelle les autorités compétentes à l’interdiction totale de l’activité de la Communauté qadianie appelée ‘’Ahmadiyya’’ dans notre pays. La demande a été faite dans une déclaration en date du 08 Août 2022 signée par le président de la conférence nationale des Oulémas, Seydou Madibaba SYLLA.  Selon les auteurs de cette déclaration, cette communauté est considérée comme un groupuscule hors de l’islam en raison de sa croyance en la prophétie d’une autre personne après le prophète Mouhammad (PSL) dans plusieurs pays musulmans à travers le monde. Nous vous proposons ci-contre l’intégralité de ladite déclaration.

Déclaration de la CONFÉRENCE NATIONALE des oulémas adoptée à l’égard de la Communauté qadianie appelée Ahmadiyya

Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le salut et la paix soient sur le sceau des prophètes et messagers, Mouhammad Ben Abdoullah (PSL), sur toute sa famille et ses compagnons.

La CONFÉRENCE NATIONALE des oulémas, en tant qu’organe habilité à statuer sur les questions religieuses au sein du Haut Conseil Islamique du Mali, composé de quatre-vingts oulémas choisis dans tout le Mali, a reçu de nombreuses questions religieuses de la communauté musulmane du Mali de la part d’individus et d’associations islamiques sur la vision de l’Islam vis-à-vis du groupe appelé la communauté Ahmadiyya, également connue sous le nom de Qadiani dont les activités religieuses sont avérées au Mali dans différentes régions.

Compte tenu de l’importance de ce sujet et en réponse aux questions des musulmans, ladite conférence a formé un comité scientifique pour étudier le sujet et a publié un document contenant les informations de base à propos de ce groupe.

A la lumière de cela, la Conférence nationale des oulémas a tenu une session au siège du Haut Conseil Islamique du Mali, le lundi, jour de ACHOURA 1444 H en date du 08 Août 2022 émettant ainsi cette déclaration comme suit :

–           Vu que le fondateur de la communauté Ahmadiyya nommé Mirza Ghulam Ahmad revendiqua la prophétie et prétendit avoir reçu une révélation divine dans son livre intitulé (Barahinou Ahmadyya) en contraste avec la croyance des musulmans consistant à réfuter toute prophétie après celle du prophète Mouhammad (PSL)

–          vu que la communauté Ahmadiyya ne croit pas que la prophétie soit close avec l’envoi du sceau des prophètes Mouhammad (PSL) comme y croient les musulmans, en vertu du verset suivant : ((Mouhammad n’était le père d’aucun de vos hommes, mais il fut le Messager d’Allah et le Sceau des Prophètes, et Allah est Omniscient)), Sourate 33 verset 40. Sachant bien que le sceau signifie le dernier prophète suivant le hadith : « …il n’y a point de prophète après moi » (Boukhary et Muslim).

–          Considérant la déclaration des Organismes islamiques internationaux qualifiant la communauté Ahmadiyya comme un groupuscule hors de l’islam en raison de sa croyance en la prophétie d’une autre personne après le prophète Mouhammad. Parmi ces organismes figurent l’Académie de In jurisprudence islamique de la Ligue du monde Islamique à La Mecque et l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) à laquelle appartiennent 57 pays musulmans, dont notre pays, la République du Mali. Ainsi qu’Al-Azliar Al-Sharif et d’autres qui ont adopté la même posture à l’encontre de ladite communauté, sur ce, le Pakistan la considère comme une minorité religieuse non musulmane en se référant à la vision religieuse adoptée à leur égard par les érudits du pays.

–          Considérant l’interdiction des activités de la communauté Ahmadiyya sur le territoire du Mali à l’époque du président Moussa Traoré, paix à son âme, sur recommandation de l’Association Malienne Pour l’Unité et le Progrès de l’Islam (AMUPI) qui était à l’époque le seul organe habilité à décider des questions islamiques au Mali.

–          Se référant sur les points susmentionnés, la CONFÉRENCE NATIONALE des oulémas décide et considère que la communauté Ahmadiyya est en dehors du cadre de l’islam.

–          appelle la communauté musulmane du Mali à rester à l’écart de toute activité effectuée au nom de l’islam par ce groupuscule, comme c’est le cas dans les pays musulmans.

–          appelle le Haut Conseil Islamique avec toutes ses instances à œuvrer pour protéger la communauté musulmane du Mali de l’intrusion de ce groupe en son sein.

–          appelle le Haut Conseil Islamique du Mali à chercher auprès du Gouvernement représenté par le Ministère des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes à mettre en œuvre cette vision et à interdire toute exploitation du nom de l’islam par ce groupuscule dans ses associations et ses activités en empêchant la dénomination de ses lieux du culte comme des mosquées.

–          appelle les autorités compétentes à une interdiction totale de l’activité de ce groupe dans le pays, comme c’est le cas dans la plupart des pays musulmans en cas de violation de cette disposition.

–          Paix et salut soient sur le sceau des prophètes Mouhammad Ben Abdoullah (PSL), ainsi que sa famille et ses compagnons.

Président de la Conférence nationale des oulémas : Dr Seydou Madibaba SYLLA

Le rapporteur : Ibrahim Moustafa DIABY

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Acquisition de nouveaux avions: les FAMas renforcées dans la lutte contre le terrorisme

INFO-MATIN - Gio, 11/08/2022 - 1:43pm

Le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, a précisé, ce mardi 9 août 2022, la cérémonie de réception officielle de plusieurs aéronefs et épuisements militaires pour les FAMa. La cérémonie s’est déroulée au Pavillon présidentiel de l’aéroport international Président Modibo KEITA de Bamako-Sénou. C’était en présence du Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA ; du ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA ; de plusieurs membres du gouvernement ; des présidents d’institution ; de l’Ambassadeur de Russie au Mali ; des autorités militaires…

Pour des raisons de secret défense, les autorités militaires n’ont pas jugé nécessaire de divulguer le nombre exact de ces acquisitions qui viennent renforcer davantage les capacités des FAMa à sécuriser l’ensemble du territoire national. Néanmoins nous pouvons citer entre autres des avions de chasse de type L-39 et Su-25 ; des hélicoptères d’attaque de type Mi-24P ; des Mi-8, un avion de transport tactique de type Airbus Casa 295, etc.

La capacité de surveillance et de contrôle de l’espace aérien, facteur essentiel de souveraineté, est une autre composante importante de ces nouvelles capacités. Les radars de surveillance et les systèmes de défense anti-aérienne acquis, il y a quelques semaines, sont déjà déployés sur le terrain et permettent de réguler le trafic aérien dans le ciel malien, et de protéger les sites sensibles ainsi que les volumes d’évolution des aéronefs et des forces terrestres.

Ces aéronefs et équipements militaires sont le fruit du partenariat gagnant-gagnant entre notre pays et la Fédération de Russie.

Un rêve qui devient

une réalité

Le chef d’état-major de l’armée de l’air, Alou B DIARRA, a déclaré que l’effervescence observée au sein du Peuple malien à l’annonce de ces vecteurs aériens est une indication claire de l’espoir que suscitent ces acquisitions.  Il a exprimé sa fierté en voyant se réaliser le rêve que les anciens militaires décrivaient alors qu’ils étaient encore jeunes pilotes.

« Avec la fourbe et l’ambition démesurée qui caractérisent les jeunes officiers en début de carrière… j’étais déçu de ne pas avoir les moyens d’exprimer ce que je me sentais capable de faire », se rappelle encore le chef d’état-major de l’armée de l’air.

Pour lui, les obstacles feront douter certains naturellement, mais le plus important est de garder en tête que notre pays se relève inexorablement.

‘’Nous sommes sur la voie, avec le moral revigoré des hommes qui donne foi au futur de l’armée malienne’’, s’est réjoui le chef d’état-major.

Il a rassuré que les efforts extraordinaires que consentent le Peuple malien pour équiper son armée ne resteront pas vains et que les aviateurs resteront fidèles à leur devise pour porter notre pays toujours plus haut, plus loin et plus fort.

« Ces moyens aériens n’ont pas une vocation de prestige comme la flotte de l’armée a parfois été perçue. Ce n’est pas une armée de parade que le Mali construit, nous avons l’ambition de former une armée d’action, opérationnelle, apte au combat et décisive au moment opportun. L’armée de l’air ne pourra être partout tout le temps, mais elle fera ce qui est possible pour frapper fort au bon endroit pour soulager ceux qui en ont besoin. L’armée de l’air aspiré être l’ange gardien qui couvre les vaillants soldats mais aussi de soutien au désenclavement, au développement socio-économique tant attendu par les populations éprises de paix », a affirmé le chef d’état-major de l’armée de l’air, Alou B DIARRA.

Refonder une Armée professionnelle…

Le ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a affirmé avec fierté que depuis la rectification de la Transition, le Peuple du Mali est devenu un exemple en Afrique, car il ne cesse de prouver que la volonté d’un peuple surmonte toutes les adversités, s’il est déterminé à prendre son destin en main, et résolument tourné vers un avenir radieux.

Selon lui, l’acceptation de la servilité n’est ni une fatalité, ni une stratégie de survie efficace.

« Suivant cette logique, on doit faire le constat du douloureux échec de l’Armée malienne qui n’a pas pu éviter la guerre, il y a une décennie, au début de cette profonde crise multidimensionnelle que nous traversons encore. Au-delà de ce constat, il importe de poser les bonnes questions, et d’y apporter les réponses idoines, dans les meilleurs délais, pour pacifier et stabiliser au plus vite le pays, et jeter les bases d’un nouveau départ. C’est la mission que vous nous avez donnée. C’est un devoir générationnel, une responsabilité devant l’Histoire du Mali éternel », a souligné le ministre de la Défense.

Il a indiqué que ni les frustrations causées par des décennies de mauvaise gouvernance, ni les rigueurs de la vie dans un contexte économique difficile, ni même le matraquage médiatique des nostalgiques d’un ordre colonial en voie de disparition, n’ont pu entamer la résolution de ce vaillant Peuple.

Par ailleurs, dira-t-il que le processus de refondation du Mali qui vise à réaliser et concrétiser les aspirations du peuple malien, initié sous la Transition, a reconnu le rôle primordial dévolu aux actions de sécurisation du territoire, des populations et de leurs biens.

Selon lui, la vision du Président de la Transition, pour la défense et la sécurité du Mali a été traduite en directives très claires pour les Forces Armées Maliennes, c’est-à-dire : se battre pour gagner les guerres imposées à la Nation malienne, et ensuite créer les conditions pour une paix durable et juste.

« Nous avons comme objectif de refonder une Armée malienne professionnelle, bien équipée, bien entraînée, dotée d’un bon moral, proche du peuple dont elle est issue, et dominant l’espace des opérations, dans le respect des règles et coutumes adéquates, et suivant des règles d’engagement strictes. Cette Armée doit refléter les valeurs guerrières du Maliba, la diversité, l’unité et la cohésion de la Nation, ainsi que la noblesse, la fierté et la soif d’indépendance héritées de nos ancêtres. En fixant cette mission à son Armée, la Nation malienne a consenti d’énormes sacrifices pour lui en donner les moyens et les ressources nécessaires », a reconnu le ministre de la Défense.

S’adressant au Président de la transition, le Colonel Sadio CAMARA a affirmé : «Respectant cette volonté, et connaissant parfaitement les réalités de ce beau pays, vous avez tenu à mettre l’Armée dans les meilleures dispositions. Vous avez transformé sa stratégie, son état d’esprit, sa posture tactique. Vous l’avez réorientée vers des partenaires plus variés, pour plus d’ouverture, plus de compétence, plus de fiabilité, plus de sincérité. Vous lui avez redonné l’initiative, toujours tournée vers l’avant, sans esprit de recul. Vous l’avez équipée en quantité et en qualité dépassant ce que beaucoup pouvaient imaginer. Malgré les succès déjà engrangés, qui prouvent à suffisance le bien-fondé de votre stratégie, vous avez décidé de ne jamais relâcher l’effort ».

Quelques caractéristiques des aéronefs

Selon les explications des spécialistes, le Sukhoi 25 est un avion de chasse monoplace avec un poids maximum au décollage 17 350 Kg, une vitesse de croisière de 750 Km/h et une vitesse maximum de 1000 Km/h. Toujours selon les spécialistes, le Sukhoi 25 a un rayon d’action qui varie entre 430 et 460 Km, la distance maximum franchissable est de 1 850 Km. En matière d’armement, le Sukhoi 25 peut emporter des bombes de 50 à 250 Kg. Il peut également emporter des missiles sol-air, des roquettes de 70 mm et une mitrailleuse de 30 mm.

Quant au L-39 Albatros, c’est un avion bi place qui a une vitesse de croisière de 400 Km/h, un son rayon d’action de 400 Km et peut emporter des bombes de 100 Kg, des missiles et des roquettes de 50 mm.

Autres temps forts de cette cérémonie ont été la remise solennelle des clés des aéronefs faite par le Président de la transition de la transition, le Colonel Assimi GOITA, au chef d’état-major de l’armée de l’air. L’assistance a également assisté à des séances de démonstration de décollage ; des démonstrations de patrouille serrée ; des passages à basses altitudes et une visite statique des aéronefs.

PAR MODIBO KONE

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Categorie: Mali

Décrispation politique: le Cadre propose un gouvernement d’union nationale

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:48pm

Le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a formulé des propositions au président Assimi GOITA dans le cadre de décrispation de la crise sociopolitique et la résolution de la sécuritaire. Le Cadre recommande de mettre en place un gouvernement d’union nationale, de renoncer à la rédaction d’une nouvelle constitutionnelle au profit d’une révision de la Loi fondamentale…

Les responsables du Cadre d’échange ont animé le vendredi dernier une conférence à la Maison de la presse sur l’actualité sociopolitique du pays. Les conférenciers étaient en occurrence Housseini Amion GUINDO, Dr Modibo SOUMARE et Amadou KOITA.

Le Cadre d’échange dans sa déclaration lue par Amadou KOITA s’inquiète des conséquences des crises socio-politiques et sécuritaires auxquelles le pays est confronté depuis des années. Si pour ce front politique, au plan sécuritaire des efforts sont palpables, toutefois regrette-t-il que l’insécurité continue de semer la terreur et l’honneur dans le pays.

« La situation sécuritaire s’est dégradée et a pris une nouvelle tournure avec les attaques simultanées ciblées contre les camps militaires et autres emprises de l’armée et des forces de sécurité, la destruction des villages entiers et le pillage des biens de paisibles citoyens », a affirmé le cadre s’inquiétant davantage du déplacement de la situation aux alentours de Bamako, à Zantiebougou et à Kati. Ces récentes attaques aux portes de la capitale font recourir le risque que tout le territoire puisse être atteint par l’insécurité, a alerté le Cadre.

Face à la situation, le front politique exige de la Transition l’exploration d’autres mécanismes internes de résolution de crise sécuritaire conformément aux recommandations du Dialogue national inclusif (DNI), la mise en place d’une commission militaire de réflexion sur l’amplification de la lutte antiterroriste.    

Outre l’insécurité, le Cadre d’échanges se préoccupe également de la situation économique et sociale difficile du pays avec la flambée des prix des produits alimentaires qui échappe à la bourse d’achat des citoyens. « Les prix des principaux produits de première nécessité ont continué leur hausse alors que les revenus et les salaires sont restés inchangés », a déploré le Cadre.    

Ces difficultés, a prévenu le Cadre d’échange, sont de nature à mettre les citoyens dans le dénouement le plus total et à accélérer la paupérisation des populations déjà atteinte par l‘insécurité.

Ainsi, la situation exige des gouvernants l’élaboration d’un plan global de riposte aux conséquences fâcheuses entraînées par les sanctions sur l’économie malienne ; la réduction du train de vie de l’État.

Sur le plan politique toujours tendu depuis le coup d’État d’août 2020, le Cadre d’échange note un conflit entre la volonté des autorités de la Transition de changer la Constitution et celle de respecter les chronogrammes électoraux proposées aux Maliens et à la communauté internationale.

« Le référendum est la première opération à organiser avec le risque que la nouvelle constitution puisse provoquer une modification de certaines dispositions de la loi électorale notamment un réaménagement éventuel des chronogrammes des autres élections », craint le front politique qui se pose encore des questions sur les bases juridiques qui sous-tendent l’élaboration d’une nouvelle constitution alors que celle de février 1992 est toujours en vigueur.

La solution face à la situation politique pour le Cadre d’échange est la constitution d’un gouvernement d’union nationale pour réaliser l’union sacrée des Maliens autour des FAMa la nomination d’un nouveau Premier ministre non partisan, consensuel, compétent.

Le Cadre se dit également préoccupé par la façon dont se dessine et se planifie l’organisation des élections générales sous la tutelle d’un chef de parti politique partisan et clivant.

« On utilisera plus la rue pour accéder au pouvoir. Le Mali s’est isolé et l’une des conséquences de cette situation est la cherté de la vie. Si le temps est dur dans tous les pays, dans notre pays c’est exacerbé. Et cela à cause du populisme des dirigeants. Mais c’est le peuple qui est train de payer les frais », a déclaré Amadou KOITA.

Puis, il a appelé les officiers auteurs du coup d’Etat de créer les conditions pour sortir par la grande porte.

Pour sa part, Dr Modibo SOUMARE a précisé que le combat n’est pas contre une personne (Choguel) mais contre une pratique. Parce qu’il n’est pas admissible que la Primature soit le QG de campagne pour un groupe.

Pour le président Housseini Amion GUINDO, les autorités de la Transition ne peuvent pas demander à la population de fournir des efforts de résilience alors que celles-ci continuent de profiter de tous les avantages de leur service.

« On ne va pas serrer les ceintures et au même moment, eux (les responsables de la Transition) desserrent les siennes », ironise Housseini Amion GUINDO, qui ajoute par ailleurs « tant qu’on n’arrête pas de donner un prime à la déstabilisation, on ne finira jamais avec les coups d’État ».

PAR SIKOU BAH

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Categorie: Mali

Front social: rififi argumentaire

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:45pm

En demandant la suspension d’une décision de justice émanant de la Cour suprême (Juridiction supérieure du Mali), le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba KATILE, a-t-il fait une mauvaise lecteure de la situation ? En tout cas, en ce qui concerne l’Arrêté 3266, l’avis du le groupe de personnes concernées par l’accusation semble apporter la preuve du contraire.

Par lettre N°001 du 04/08/22, le groupe de personnes concernées par l’accusation adressée au ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social par la Centrale syndicale UNTM concernant leur intégration dans la Fonction publique de l’État sur la base (i) d’un arrêt de justice (ii) d’un engagement pris par l’État dans un PV de conciliation avec le SNESUP (iii) d’un test d’intégration dans le respect de toutes les procédures en la matière.

Lisez le document.

Lettre N 001 du 04/08/2022 du (Groupe des personnes concernées par N°2022- 3266-MTFPDS-SG-DNTPP-D1-3 du 26/07/2022 et ayant fait le concours de à la fonction publique directement avec la Licence professionnelle en 2014).

Objet : Réponse à la lettre N°0146/BE-UNTM/SG du 03/08/2022.

À

Monsieur le Secrétaire général du Bureau exécutif de l’UNTM (l’Union

Nationale des Travailleurs du Mali).

Monsieur,

Ce n’est pas dans un esprit belliqueux que nous vous adressons la présente lettre, c’est dans un dessein d’information et de précision, d’autant plus que nous sommes membres de votre organisation. Nous sommes stupéfaits et consternés d’apprendre dans la lettre N°0146/BE-UNTM/SG du 03/08/2022 l’existence d’anomalies dans l’Arrêté N°2022-3266-MTFPDS-SG-DNTPP-D1-3 du 26/07/2022 portant régularisation de notre situation administrative.

Dans ladite lettre vous parlez de la signature d’un document attestant que nous ne formulerions pas de demande de régularisation visant à accéder à la catégorie A selon vos propres termes, eh bien aucune des six (6) personnes concernées dans l’Arrêté n’a connaissance d’un tel document soumis à notre signature. Si vous disposez de la preuve alors, apportez-la, car le mensonge et la fausse information peuvent réduire les marges de manœuvre d’un syndicat et porter atteinte à sa crédibilité. Pire, vous nous classez dans le même panier que des fonctionnaires catégorie B2 ou autres qui ont étudié pour avoir une licence professionnelle sans congé de formation délivré par le Ministère du Travail et de la Fonction publique conformément à la loi d’où une comparaison déraisonnable, que ces derniers aient ici nos soutiens les plus sincères dans leur quête normale d’évolution.

Article 121-1 de l’ordonnance N°2014-019/P-RM du 03 octobre 2014: seuls les fonctionnaires déjà intégrés en catégorie B2 sur la base du diplôme de la licence professionnelle ou générale obtenue à partir de 2013 sont transposés en catégorie A au 3e échelon. 16r# classe de la grille en annexe. Et nous remplissons pleinement ces conditions.

Nous n’allons pas nous adonner à une longue explication après les jugements de la Cour Suprême, cependant nous vous invitons à faire preuve de bon jugement en ayant tous les éléments d’un dossier à votre disposition avant de vous prononcer là- dessus sous prétexte que vous avez été saisi par des mécontents, surtout les documents de la Cour suprême du Mali (-plus haute – juridiction du pays dont les jugements sont justes :

L’Arrêt N°244 du 29/04/2021 ;

L’Arrêt N°711 du 09/12/2021 ;

Le certificat de non-recours du 22/12/2021 ;

Les notifications aux parties du 23/12/2021.

Nous sommes au regret de vous voir vous en prendre comme ça à Madame la Ministre du Travail et de la Fonction publique pour avoir appliqué une décision de justice de la juridiction supérieure du pays.

Et nous vous prions de ne pas faire de parallèle entre notre cas et celui des gens qui n’ont pas fait de concours, ou qui ont étudié sans congé de formation pour ensuite réclamer leur régularisation, aidez-les avoir droit à une évolution tout en étant aussi juste et équitable. Vous ne nous semblez pas dans une posture de défense des travailleurs vu la teneur de cette lettre, et vue toutes les pièces à dispositions de Madame la Ministre pour signer cet Arrêté. Nous sommes aussi vos syndiqués, vous devez être du côté de la justice et non dans le sentiment ou l’émotion.

Nous constatons dans l’esprit de cette lettre une campagne de dénigrement des autorités de la transition sur du faux en ce qui concerne l’Arrêté 3266 du 26 juillet 2022 dont vous ne maîtrisez peut-être pas ou, disons ne mesurez pas. Il n’est pas recommandé de rendre justice à certains en ôtant des droits à d’autres en violation des décisions de justice, cela ne peut conduire qu’à une situation anarchique.

Liste : Modibo TOURE N°ML 0146.253-X ; Siaka Bagayoko N°ML 0146-529-K ; Lassana Sylla N°ML 0146-539-X ; Adama Arama N°ML 0146-553-M, Safiatou Camara, N°ML 0146-262-G ; Aminata DIARRA N°ML 0146-533-P.

Monsieur le secrétaire général, veuillez recevoir l’expression de notre franche collaboration.

Bamako, 05/08/2022.

Le président du Groupe

Modibo TOURÉ

2e secrétaire aux questions économiques, coopératives mutualistes et développement du Syndicat de la Direction nationale du Contrôle financier

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Categorie: Mali

Choix du cercle comme circonscription électorale: le parti MDJS dénonce la démocratie de l’espace

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:37pm

Le Mouvement démocratique pour la justice sociale (MDJS le Réveil) a animé, le samedi dernier, une conférence de presse focalisée sur les injustices de la nouvelle loi électorale combinée au projet de réorganisation territoriale. Le parti reproche à la nouvelle loi électorale de créer une injustice en matière de représentativité de la majorité des Maliens dans les zones à forte concentration de population au profit de certaines zones spécifiques du pays, vastes et moins peuplées. Ainsi, pour le MDJS, notre pays tend vers la démocratie de l’espace en lieu et place de la démocratie du peuple.

Cette conférence de presse qui a eu comme cadre le siège du parti sis à Missabougou était animée par le président Abdoul Karim DIAMOUTENE ; le vice-président Abdel Kader KONARE ; la présidente des femmes, Afou DEMBELE…

Le président du parti a informé que lors d’une rencontre entre le ministre de l’Administration territoriale et la classe politique, un projet de réorganisation territoriale a été présenté aux acteurs politiques par le Directeur général de l’Administration du territoire (DGAT). Pour le président du MDJS, Addoul Karim DIAMOUTENE, ce projet de réorganisation crée une injustice en matière de représentativité de la majorité des Maliens dans les zones à forte concentration de population au profit de certaines zones spécifiques du pays, vastes et moins peuplées.

Par exemple, explique-t-il, en disloquant la région de Kidal en 9 cercles, l’application de la nouvelle loi électorale lui donne d’office 9 députés. Alors que si l’on s’en tient uniquement au critère de population, la région de Kidal ne peut excéder au plus 2 députés.

De même, ajoute M. DIAMOUTENE, les régions de Gao et de Ménaka devraient disposer d’un maximum de 14 députés selon le critère population alors que la Loi électorale combinée à la nouvelle réorganisation leur attribue 22 députés au moins.

Il se trouve que dans la même logique, la région de Tombouctou et Taoudéni disposerait d’au moins 19 députés.

Pour le MDJS-Le Réveil, le seul critère à prendre en compte pour la représentativité de la population demeure celui de la taille de la population (critère démographique), dans la mesure où la démocratie n’est autre que le pouvoir du Peuple.

Pour les responsables du parti, le critère de superficie serait pertinent s’il était attaché à la population.

« En partant de l’hypothèse qu’il faudrait 60 000 habitants pour 01 député et en utilisant les projections de la population malienne pour l’année 2022, l’application de la nouvelle loi électorale engendre un surplus de députés dans les anciennes régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Ceci réduit systématiquement le nombre total de députés qui devrait légitimement revenir aux autres régions, nettement peuplées. En prenant la région comme circonscription électorale pour l’élection des députés, les 05 régions du Nord (Tombouctou, Gao, Taoudéni, Ménaka et Kidal) ne devraient pas dépasser 32 députés selon l’estimation de la population en 2022 », a expliqué le conférencier.

Cependant, déplore-t-il, avec le choix du cercle comme circonscription électorale pour les députés, ces régions obtiennent un nombre plus important de députés que ne leur confère la taille de leur population.

Ainsi, aux dires du président DIAMOUTENE, au lieu de 32 députés au total, l’application de la nouvelle loi attribue à ces régions, au moins 50 députés (estimation 2022).

Selon le président du parti MDJS-le Réveil, la nouvelle loi N°2022-09 du 24 juin 2022 portant loi électorale viole une recommandation issue des assises qui stipule à l’article 167 : « Pour l’élection des Députés à l’Assemblée nationale, les circonscriptions électorales sont les Cercles et les Communes du District de Bamako ».

Le conférencier a affirmé que pour justifier la violation des recommandations des ANRs, lors de son passage à la télévision Renouveau TV le 26 juin 2022, le président de la commission Loi du CNT, Dr Souleymane DE, a évoqué 2 raisons, à savoir: l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et l’impossibilité ou la difficile application du scrutin proportionnel, surtout pour les localités qui disposeraient d’au plus 01 député.

Ce  que qui lui fait dire que l’objet de la nouvelle loi électorale est l’amélioration de la représentativité des populations de ces régions, relativement à leur poids réel dans la population malienne.

« La nouvelle loi électorale du 24 juin 2022, appliquée en l’état crée une double injustice à l’endroit des régions du sud du pays moins vastes et plus peuplées. Dans un premier temps, elle attribue des députés sur la base de la superficie, même si celles-ci renferment moins de population. Dans un second temps, elle permet l’attribution de députés supplémentaires aux régions moins peuplées, grâce aux suppléments de population des localités les plus peuplées », a dénoncé le conférencier.

PAR MODIBO KONE

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Categorie: Mali

Contre la présence de MINUSMA au Mali: Yèrèwolo lance un ultimatum pour le 22 septembre

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:33pm

Les membres de Yèlèwolo Débout sur les Remparts (YDR), un mouvement de la société civile qui soutient la transition, ont exigé ce vendredi 5 août 2022 le retrait de la mission de l’ONU de notre pays d’ici le 22 septembre.  C’était à la faveur d’un meeting populaire appelé ‘’Opération Bonnets bleus contre les Casques bleus’’ au Palais de la culture Amadou Hampathé BA. Pour se faire entendre, les membres du groupe anti-français YDR ont décidé de descendre dans la rue le 22 septembre afin de faire partir les troupes de la MINUSMA du pays.

C’est désormais un secret de polichinelle, le Mouvement nationaliste Yèrèwolo Débout sur les Remparts lance un ultimatum pour le départ des forces de la MINUSMA du Mali avant le 22 septembre prochain. Coiffés de bonnets bleus, en signe de «Bonnet bleu contre Casque bleu », les leaders du mouvement ne veulent plus des Casques bleus au Mali.

Dans la salle Bazoumana SISSOKO, les orateurs se sont tour à tour succédé au pupitre pour dénoncer ce qu’ils qualifient ‘’d’inefficacité’’ de la force de la MINUSMA face à la recrudescence des attaques djihadistes dans le pays.

«Le terroriste au Mali, c’est la France, et quand nous avons chassé la France, ce qui est resté, c’est la MINUSMA (mission de l’ONU au Mali)», a déclaré Cheikh Ballo, un partisan de Yèrèwolo Debout sur les remparts.

Ensuite, les deux principaux leaders du mouvement, à savoir Siriki KOUYATE et Adama Ben DIARRA, ont pris la parole à tour de rôle. D’abord, pour dénoncer la présence de la MINUSMA au Mali, une force inefficace, selon eux.

Puis, chacun à sa façon, a galvanisé la foule en évoquant les besoins persistants de justice pendant cette transition, et surtout de la cherté qui frappe durement le panier de la ménagère.

« Les coupures de tête deviennent une institution à FANA », dénonce Siriki Kouyaté, porte-parole du mouvement Yèrèwolo.

À Diéma, poursuit-il, ce sont des dizaines de personnes qui sont empêchés de cultiver leur terre « acheter par un intouchable ».

« Comment est-ce possible dans notre pays ? Où sont les juges et les procureurs ? », s’interroge Siriki KOUYATE dans un tonnerre d’applaudissements.

Aussi, les causes de la vie chère sont identifiées, selon Siriki KOUYATE, le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour soulager les populations.

Le leader du mouvement, Adama Ben Diarra dit ‘’Ben le Cerveau’’ qui est également membre du Conseil national de transition, a déclaré qu’il avait, dans une correspondance, déjà demandé à l’ONU de se retirer du Mali d’ici septembre.

«Ce meeting est un avertissement pour la MINUSMA. Elle doit plier bagage avant le 22 septembre », lance Adama Ben Diarra, premier responsable du Mouvement Yèrèwolo.

« Il y a un temps pour parler et un temps pour agir. Aujourd’hui, c’est le temps de l’action », a indiqué le nationaliste Adama Diarra. Qui dit « répéter une dernière fois » : « la MINUSMA doit quitter le Mali avant le 22 septembre 2022 ».

«Nous devons nous rassembler et sortir massivement le 22 septembre 2022 pour libérer le pays. Cela s’appellera ‘’l’assaut final’’ », a déclaré Adama Ben Diarra à la foule.

Les tensions ont été fortes entre le Mali et l’ONU au cours des derniers mois. Tout d’abord, le gouvernement de transition malienne a affirmé qu’il n’autoriserait pas la mission de l’ONU à enquêter sur les violations présumées des droits de l’homme dans le pays, limitant ainsi les opérations de la force de maintien de la paix de l’ONU.

La crise s’est aggravée en juillet lorsqu’un groupe de 49 soldats ivoiriens, venus assurer la sécurité d’une entreprise sous contrat avec l’organisation mondiale, ont été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités maliennes d’être des mercenaires et de ne pas avoir l’autorisation d’entrer dans le pays.

Le gouvernement a également expulsé le porte-parole de la MINUSMA à la suite de l’impasse notre pays et la Côte d’Ivoire concernant la détention des soldats.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Categorie: Mali

Sortie de Crise au CNPM: l’administration provisoire accusée de « conspirationniste »

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:29pm

Un Collectif des Groupements professionnels et conseils patronaux des régions membres du patronat malien soupçonne l’administration provisoire du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) d’écarter des potentiels candidats lors de la prochaine Assemblée générale élective du président du secteur privé. C’était à la faveur d’une conférence de presse tenue ce samedi à l’hôtel de l’Amitié de Bamako.

Ce collectif dirigé par Youssouf TRAORE a été mis en place suite au constat d’un complot de tripatouiller les textes du CNPM par l’administration provisoire dont le mandat est de ramener la paix au sein du secteur après un feuilleton judiciaire de plus d’une année entre les acteurs.

Le collectif s’est fixé la mission suivante : prévenir et éviter toute nouvelle crise plus grave à leur organisation commune. Ainsi, en organisant cette conférence de presse, le collectif, qui regroupe 24 membres sur les 39 membres du CNPM, entend alerter sur le risque du travail de l’administration provisoire mise en place pour tourner la page de la crise au sein du CNPM.

En effet, le président Youssouf TRAORE accuse des membres de l’administration provisoire d’outrepasser leur mandat en modifiant des textes en violation des résolutions de l’Assemblée générale du 2 avril 2022.

« Conformément à l’Assemblée générale Extraordinaire du 2 avril 2022, le mandat de l’Administration provisoire concerne exclusivement la gestion courante de l’Organisation, l’élaboration et l’adoption d’un règlement électoral et l’organisation de nouvelles élections libres, transparentes, crédibles acceptées de tous et surtout sans exclusion », a rappelé Youssouf TRAORE.

Ainsi, le président de ce collectif ajoute que le mandat de l’administration provisoire l’interdit de modifier les textes et de prendre des décisions unilatérales sans l’aval de l’Assemblée générale qui a approuvé ses missions.

De son côté, Omar DIOUARA membre de l’administration provisoire et du collectif, enrichit les propos de son prédécesseur : « Le toilettage des textes concerne uniquement le règlement électoral. Il s’agit de préparer un texte sur lequel tous les acteurs vont se mettre d’accord pour aller à des élections apaisées, crédibles ».

À l’issue du processus des élections, il appartiendra au nouveau bureau de toucher aux textes. Parce que, explique-t-il, la modification des statut et règlement du CNPM va prendre beaucoup de temps puisqu’elle sollicite l’implication de tout le monde. Aussi, des textes du CNPM en vigueur encadrent des modifications. Donc, la l’administration provisoire ne peut pas toucher aux statuts et règlement.   

En dépit de ces dispositions, a déploré M. DIOUARA, l’administration provisoire a modifié le statut du CNPM d’emblée rejeté par le collectif. En plus de la violation de forme, ce nouveau statut contient beaucoup de problèmes, dont l’exclusion des candidats potentiels à la prochaine assemblée générale élective du CNPM.

Preuve : ce statut souligne ainsi « toute personne ayant occupé le poste de président, quel que soient la durée, le mode d’accès devient un président d’honneur ».

Cette même disposition a été reprise dans le règlement électoral et vise le candidat Diadié dit Amadou SANKARE sans le citer nommément, a affirmé M. DIOUARA. «Diadié, tu ne peux pas te représenter. C’est très clair », a-t-il interprété.    

Il a aussi dénoncé un forcing de l’Administration provisoire dans l’adoption des documents en refusant de soumettre les textes aux débats.

PAR SIKOU BAH

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Categorie: Mali

1er Congrès ordinaire du parti NEMA: Samba Coulibaly IBALY élu pour 5 ans

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:25pm

Le parti Nouvel Espoir pour le Mali « NEMA»,, dissidence du PRVM Fasoko, a tenu les assises de son premier congrès ordinaire ce dimanche 7 août 2022, au Centre international des conférences de Bamako (CICB).  Au terme des travaux, c’est un bureau de 241 membres qui a été présenté aux participants, dirigé par Samba COULIBILY, chef de la contestation contre Mamadou Oumar SIDIBE au sein du PRVM Fasoko.

Placée sous le parrainage de Ahmed Tidiane HAIDARA, l’ouverture des travaux était présidée par le président sortant Bréma Bouacar EMMANUEL TRAORÉ ; en présence des membres du directoire technique ; d’un millier de militants et sympathisants.

L’on notait également la présence des représentants des parties amis, dont : Marimantia DIARRA, ADEMA ; Attaye Ag MOHAMED, chef de la délégation de la CMA ; Ahmed KARABENTA, représentant de la diaspora ; Sékou Niamé BATHILY, RPM ; Maouloud Ben KATTRA, PMDS ; Hamidou DIABATÉ, Yèlèma, etc.

Ont pris part à ces assises, 2015 délégués venus du district et de l’intérieur du pays.

NEMA dont la devise est “Unité-Travail-Loyauté” et l’emblème le Karité est créé, selon ses responsables, pour susciter un “Nouvel espoir pour le Mali”.

À l’ouverture des travaux, le président sortant Bréma Bouacar EMMANUEL TRAORÉ a déclaré que son parti “né le 1er mars 2021 avec ses 32 dents”, se positionne pour prendre part aux prochaines échéances électorales.

Aujourd’hui, NEMA compte 15 101 Comités, 614 sous-sections et 43 sections mises en place dans 37 cercles et les 6 communes du district de Bamako.

Ce nouveau parti ambitionne de conquérir et exercer le pouvoir en proposant aux Maliens une vision politique et des programmes d’actions ambitieux, cohérents et réalistes.  Pour ce faire, NEMA, selon ses responsables, est une formation politique ouverte à tous les partis qui partagent la même vision et le même projet de société.

«Je place mon mandat sous le signe de la renaissance et du renouvellement de notre engagement commun à honorer la grande famille», a déclaré Samba COULIBALY, nouveau président du parti.

Dans ses premiers mots, le natif de Bafoulabé qui va diriger le parti pendant 5 ans (2022-2027) a exprimé sa gratitude à l’endroit de son prédécesseur, Bréma Bouacar Emmanuel TRAORÉ pour, dit-il, sa ténacité et son sens élevé du devoir bien fait.

«L’heure est au rassemblement, à la cohésion et à l’entente. Il y va de l’intérêt de nous tous. Le lien qui nous unit est plus fort. C’est ensemble que nous formons une famille. C’est ensemble que nous constituons une force. Oui, une force redoutable. Pour ma part, je ne ménagerai aucun effort pour atteindre cet objectif», a-t-il clamé.

Durant ce quinquennat, il s’est engagé à veiller à l’épanouissement des femmes et des jeunes qui seront au cœur de toutes ses actions.

Selon lui, le Mali a besoin de tous ses enfants pour faire la refondation par la voie démocratique. Pour lui, cela demande nécessairement que chacun apporte sa pierre à l’édifice national.

Au passage, il a rappelé que cette année est extrêmement difficile pour l’ensemble des Maliens en raison de plusieurs facteurs, notamment, la crise sanitaire du fait du Covid-19 avec toutes les conséquences ; et une insécurité croissante.

Malgré l’appui des partenaires internationaux et la signature des accords de paix, les violences persistent et se propagent de plus en plus : d’où la recrudescence des attaques djihadistes, des conflits intercommunautaires et l’instabilité politique.

«Le Mali, avec sa capacité de résilience, est en train de surmonter toutes ces difficultés », a-t-assuré.

À ce propos, il a profité de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à nos forces armées et de sécurité pour leur combat au quotidien.

De son analyse, il ressort que les Maliens veulent aujourd’hui la paix, la stabilité et une bonne gouvernance ; la construction d’un pays fort avec un tissu économique à même d’assurer la sécurité, la stabilité, la solidarité, le travail et le bien-être des populations.

C’est là, dit-il, que sa formation politique tire sa raison d’être.

«Il nous appartient, désormais, de donner de la cohérence à toutes les actions que nous allons entreprendre dans les mois à venir », s’est-il engagé.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Categorie: Mali

Minusma-Barkhane: l’axe du terrorisme

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:15pm

Le Mouvement Yerewolo debout sur les remparts, dirigé par Adama Diarra dit Ben Le Cerveau, membre du CNT, a tenu ce vendredi un grand meeting au Palais de la Culture Amadou Hamapâté Bah pour réitérer son exigence de départ de la Minusma de notre pays avant le 22 septembre.

Réunis au Palais de la culture de Bamako, les membres du groupe anti-français Yerewolo Debout sur les remparts ont décidé de descendre dans la rue le 22 septembre prochain, non pas pour demander, mais pour chasser les troupes de la MINUSMA du pays. Il s’agira de «l’opération bonnet bleue contre Casques bleus».

Pour Cheikh Ballo, un responsable de Yerewolo Debout sur les remparts, coiffer d’un bonnet bleu qui haranguait la foule «le terroriste au Mali, c’est la France, et quand nous avons chassé la France. Ce qui est resté, c’est la MINUSMA (mission de l’ONU au Mali)…tout ce qui se passe au Mali passe maintenant par la MINUSMA. C’est pourquoi le seul ordre du jour c’est le départ de la MINUSMA pour que nous puissions retrouver la paix, car nous avons perdu notre souveraineté ».

Le président du mouvement Yéréwolo debout sur les remparts, Adama Ben Diarra, qui est également membre du Conseil national de transition (CNT), a déclaré qu’il avait déjà demandé à l’ONU de se retirer du Mali d’ici septembre avant de lancer son appel à la foule présente au meeting : « nous devons nous rassembler et sortir massivement le 22 septembre 2022 pour libérer le pays. Cela s’appellera «l’assaut final «.

En attendant, de l’autre côté de la frontière, ce sont plusieurs organisations de la société civile nigérienne qui ont décidé de créer une coalition contre la présence militaire française. Dénommée «M62: Union sacrée pour la sauvegarde de la souveraineté et de la dignité du peuple», la nouvelle structure appelle à une manifestation nationale contre Barkhane ce 17 août 2022.

Le M62 estime la présence de la force Barkhane, chassée du Mali, illégale et exige son départ immédiat». Les organisations de la société civile, parmi lesquelles des associations de défense des droits de l’homme et des syndicats ont lancé «la semaine de la dignité » à compter du mercredi 03 août marquant le 62ème anniversaire de la date de proclamation de l’indépendance du Niger et engagent à cet effet toutes les citoyennes et tous les citoyens à se constituer en comité citoyen pour la dignité dans les quartiers, les villages et les communes, en organisant des initiatives de sensibilisation. Elles ont, en outre, lancé un appel «à tous les syndicats, les organisations de la société civile, les universitaires, les hommes des médias, les transporteurs, les agriculteurs, les éleveurs et les leaders religieux» à se joindre à elles «pour la défense et la sauvegarde de la souveraineté et de la dignité du peuple dangereusement menacées».

Elles ont aussi appelé à «une journée de protestation à travers l’organisation d’une marche pacifique suivie de meeting le mercredi 17 août 2022 à partir de 9h sur l’ensemble du territoire national notamment dans tous les chefs-lieux de communes, de départements et de régions».

Comme dans une entente synchronisée, les sociétés civiles des pays rejettent la présence des forces étrangères, notamment françaises et onusiennes, qu’elles accusent de collusion avec le terroriste, sinon elles ne sont pas les vraies commanditaires du terrorisme au Sahel. Les dénonçant comme étant les responsables de l’insécurité consécutive à l’assassinat de Khadafi, les sociétés civiles Maliennes et Nigériens pensent, peut-être à tort ou à raison, que Barkhane et la Minusma, sont blanc bonnet-Bonnet blanc, pour ne pas dire l’axe qui entretient le terrorisme dans nos pays.

PAR A.O

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La géométrie des prix et la quadrature du panier

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:14pm

Le régime du Président Assimi GOITA est pour une fois dans les cordes. En plus d’une forcenée guerre contre l’insécurité et le terrorisme conjugués à tous les modes à gagner singulièrement celle informationnelle larvée que la France dans sa débandade lui livre, les autorités de la Transition devront faire aussi face à leur principal soutien, les populations qui sont en train de perdre patience. En cause ? Les prix qui prennent l’assesseur sans raison apparente. Si ce n’est la conspiration ourdie par ces mains invisibles en liaison avec certains opérateurs économiques véreux qui « seront bientôt démasqués et mis hors d’état de nuire », rassure un conseiller spécial du Premier ministre sur sa Page Facebook.

Pour inverser cette tendance inquiétante à tous égards en cette période de source qui profile, le président Assimi Goïta, dont le souci constant est la satisfaction du bien-être et des attentes des populations, a réuni ce dimanche 7 août 2022 un conseil de guerre du gouvernement sur la question de la hausse anormale et injustifiée des prix de certains produits de première nécessité depuis la levée de l’embargo. Après l’alchimie indigeste du ministre du commerce, le gouvernement qui dit avoir consenti 14 milliards de F CFA de subvention, a déroulé son plan de bataille. Il a choisi de réarticuler les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier à d’autres opérateurs économiques moins véreux. Résultat attendu : au moins un mois et demi de sursis de flambée.

Le gouvernement envisage aussi d’allouer à des opérateurs économiques vertueux une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation. Le reste c’est du baladinage : vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce tenus par des gens qui ne savent ni lire ni écrire ; appel à la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés en appelant aux numéros qui n’ont jamais fonctionné.

En condamnant fermement cette hausse anormale et injustifiée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement avoue son impuissance face à la géométrie des prix des denrées de première nécessité. En ne décidant que maintenant « de mettre en place un Comité interministériel de suivi» qui aurait fonctionner depuis le 6 avril 2022, le gouvernement lève un coin du voile sur sa faille à mieux appréhender la quadrature du panier de la ménagère. Dès son appel à la population à rester sereine et son assurance prônée quant aux dispositions à prendre pour contenir cette hausse des prix des produits de première nécessité sonnent comme un prêche dans le désert. Refusez de payer, ça c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Chacun subissant le bon vouloir de son ‘’Koroboro’’.

Mamadou Toure : refusez de payer et mourir. C’est ça votre solution. Et le mil qui n’est pas importé qui coûte 600f ? On refuse de payer également. Cette transition a montré ses limites aucune amélioration dans ce pays.

Capitaine Dunga : et on va mourir de faim avec notre argent dans la poche ? Mettez plutôt des mécanismes de contrôles pratiques afin de pousser les commerçants à se ressaisir. Si on refuse de payer, on va manger quoi d’autant plus que la flambée est partout et il n’existe pas des boutiques de l’Etat dans nos petits coins. Si l’administration prend un acte que les destinataires refusent d’exécuter, je pense qu’elle doit redoubler d’efforts pour faire rendre obligatoire son acte aux personnes concernées.

Mariam Diallo :

– Le sucre local est à 750FCFA le kilo

– Le sucre importé à 800 FCFA le kilo

– Huile locale 1350F le litre

– Huile importée 1400-1500 F le litre partout à Bamako. Ne faites pas comme si vous n’êtes pas au courant. Vous voulez qu’on énumère aussi le prix des transports en commun ? Je me demande si votre Conseil des ministres ne s’est pas trompé de papier parce que les prix que vous affichez, c’était il y’a des lustres.

Mahamadou Kone Moualim : si le chargé de ce problème ne peut agir, qu’il cède la place à qui de mieux, sinon ce n’est pas la première fois qu’on applique le prix plafond sur les papiers, ça pourrait intéresser si les Maliens étaient des simples lettres Alphabétiques. Prenez vos responsabilités, c’est tout ce qu’il faut. Que Le gouvernement ouvre ses propres dépôts, qui profitera directement aux Maliens, afin de finir avec cette question une bonne fois pour toute. Comme ça certains apatrides n’auront pas d’autres choix que de se rabaisser au même degré que le gouvernement. A part ça, je ne vois pas d’autre solution.

Houreymatou Cisse : vous avez du pain sur la planche car certains boutiquiers donnent le kg du sucre à 800F et d’autres cèdent le litre de l’huile à 2000F. Donc veuillez répondre aux appels des consommateurs et rendez-vous sur le terrain pour des visites surprises.

Amara Doumbia : il faut combattre le mal à la racine, les détaillants sont aussi victimes que nous les consommateurs. Ils ne peuvent pas acheter très cher chez les grossistes et revendre moins cher. Vous devez attaquer les opérateurs.

Amidou Dembele : je ne suis pas contre cette transition. Mais s’il va y avoir un point de désaccord entre ce gouvernement de transition et la population malienne c’est cette hausse incontrôlée des prix sur le marché.

Abdoulaye Sidibe : quand on constate une flambée des prix des produits locaux, sans raison justifiée, il est évident qu’il y’a une main invisible. Que toute la lumière soit faite.

Abdoulaye Koné : des hausses de prix orchestrées : les intéressés seront bientôt démasqués et mis hors d’état de nuire.

Soungalo Traoré : la DGCC est complice dans cette situation. Au lieu de vous en prendre aux petits détaillants, les grossistes et importateurs sont là.

Arrêtez de saupoudrer les gens. Que l’Etat prenne ses responsabilités et puis c’est tout.

Sokhona Diawara Sylla : des prix fixés sans contrôle, nous payons à la limite le double pour pouvoir nourrir notre famille. Vraiment il est temps qu’un mécanisme de contrôle efficace soit mis en place. Si nous refusons de payer et bien nous restons dans la faim tout simplement…. Alors contrôlez, s’il vous plaît.

Daouda A. Keita : alors trouvez vite une solution sinon le boulevard de l’indépendance nous attend impatiemment.

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Sans Tabou: contre le Mali, la France pactise avec Daesh

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:13pm

Malgré l’annonce en fanfare du redéploiement de son dispositif militaire (Barkhane et Takuba) hors de notre pays, la France continue d’user et d’abuser de notre espace aérien comme en ciel conquis. Au moment où notre pays célèbre officiellement l’acquisition de six (6) avions de chasse, l’intrusion dans notre espace aérien sans aucun accord désormais entre nos deux pays, ne peut procéder que de la provocation à la confrontation armée. Est-ce cela la volonté de la France ?

Les forces françaises Barkhane ont effectué des frappes aériennes contre «un présumé véhicule de GSIM» tuant tous ses occupants dans la vallée du Tinsakan, située à 40 km au nord de Talataye.

Selon un communiqué de l’état-major français, dans le contexte d’une menace de reprise des actions armées djihadistes au Sahel (sauf qu’elles n’ont jamais cessé), les militaires de la force Barkhane ont mené une opération le 6 août contre des membres de groupes armés terroristes dans notre pays.

Selon le commandement français, en début de soirée, le recoupement de différentes sources de renseignements a mis en évidence le regroupement de plusieurs cadres appartenant au Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM).

La surveillance mise en place a permis de localiser avec précision, puis de neutraliser un cadre de ce mouvement et plusieurs de ces combattants dans la région de Telataye, à 200 km au nord-est de Gao.

Aux dires de l’état-major, les armées françaises restent déterminées à combattre les groupes armés terroristes avec leurs partenaires et leurs alliés.

Outre que notre pays ne fait plus partie des partenaires de la France dans sa croisade pour le terrorisme au Sahel, la question se pose quant à la détermination des Français dans cette histoire.

Si de Niamey, ils ont pu «avec précision,  neutraliser un cadre de ce mouvement et plusieurs de ces combattants» du RVIM (JNIM), comment ont-ils raté le même jour le mouvement des combattants de l’EIGS vers Tessit ? À moins que les radars et les drones français ne voient que ceux qu’ils veulent voir comme terroristes, les autres étant des bons djihadistes font leurs affaires. Or, nul n’ignore à part la France, l’inimitié et la confrontation qui y a eu lieu entre l’EIGS et la JIM pour le contrôle de Ménaka et de Tessit. Les Français ont-ils neutralisé des combattants de JNIM pour permettre à l’EIGS de s’emparer de Tessit ?

En tout cas le secrétaire général du GATIA n’en pense pas moins. Fahad Ag Almahmoud demande «au Peuple Français de demander à son armée de ne plus insulter les peuples du Sahel du Mali en particulier.

Depuis quelques mois, les populations sont massacrées par l’EIGS, mais jamais l’armée française n’a agi. Aujourd’hui elle s’attaque à la première ligne du JNIM pour permettre à l’EIGS de s’installer au Telemsi, loin de la frontière du Niger désormais le siège de la déstalinisation du Sahel. Comptons sur nous-mêmes.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Refondation: les femmes leaders sur les chantiers

INFO-MATIN - Mar, 09/08/2022 - 2:10pm

La salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a abrité, ce vendredi 5 août 2022, les travaux de l’atelier de consultation sur la refondation du Mali. Initiée par le consortium des femmes leaders dans la transition sociopolitique au Mali, l’objectif de cette rencontre était de démontrer les étapes du processus de la refondation dans une démarche qui se construit de la base vers le sommet, les raisons du vivre-ensemble, les valeurs fondatrices du Mali et les perspectives pour son avenir.

L’ouverture des travaux était dirigée par le représentant du ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Sidy Oumar CISSE ; en présence de la présidente du Consortium des femmes leaders dans sa transition sociopolitique au Mali, Mme Doumbia Mama KOITE ; de la représentante de ONU-FEMMES, Mme Doucouré Mariétou DIABY ; de la représentante du ministère de la Promotion féminine, Mme Sankhare KEITA, etc.

À travers cette rencontre, il s’agissait de définir les huit volets de la refondation, à savoir : la gouvernance, la nation, les services sociaux, la politique-paix-sécurité, forces de sécurité, économie, aide internationale et refondation du débat public.

De même, il s’agissait de donner les étapes-clés de la refondation d’une nation impliquant toutes les communautés de base maliennes et tous les groupes socioprofessionnels du Mali ; définir le rôle et la place des femmes dans ce processus ; faire des recommandations.

En plantant le décor, Mme Doumbia Mama KOITE a indiqué que la présente rencontre s’inscrivait dans la cadre de la mise œuvre du programme conjoint conçu par le Consortium des Femmes et qui a bénéficié de l’appui financier de plusieurs partenaires qui lui ont accordé leur confiance.

L’objectif de ce programme conjoint d’appui à la coordination des femmes dans la Transition sociopolitique au Mali est de contribuer au respect des droits de la femme dans le cadre juridico politique et constitutionnel.

Ledit programme, a-t-elle fait savoir, doit permettre de favoriser leur participation aux différentes prises de décision durant cette période conformément aux textes en vigueur ; notamment, la Loi 052-2015, Résolution 1325 et autres Conventions relatives aux droits des femmes.

Dans son intervention, elle a fait savoir que le Consortium des organisations féminines du Mali est né de la volonté de cinq réseaux féminins qui ont décidé de fédérer leurs efforts pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations dans la Transition sociopolitique en cours dans notre pays, et au-delà.

Elle a expliqué que cette initiative est soutenue par plusieurs partenaires, dont ONU-Femmes, l’Union Africaine, la Coopération Canadienne, l’Ambassade de Norvège, l’Ambassade de Suède, l’Ambassade de Danemark, l’Ambassade de Suisse.

Dans le cadre de ce projet, les Femmes Leaders du Mali s’appuient sur la feuille de route de la Transition, dont les priorités s’articulent autour de certaines réformes institutionnelles majeures, qui ont pris en compte les besoins de renforcement des capacités des Femmes pour leur participation citoyenne à l’élaboration des instruments fondamentaux de la vie de la Nation.

Aussi, le contrôle citoyen de faction publique, notamment en matière de genre, est perçu comme un élément déterminant pour accroître leurs contributions dans la refondation d’un Mali nouveau.

Par Abdoulaye OUATTARA

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