Marocco

WAC-EST: Le TAS fixe une nouvelle date

ALBAYANE - 1 ora 56 min fa

Le Wydad est désormais fixé. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) va tenir la prochaine séance de l’affaire opposant le WAC à l’EST (finale retour de la Ligue des Champions 2018-2019) le 1er mai 2020.

En effet, suite aux incidents survenus lors de la finale retour à Tunis qui a eu lieu le vendredi 31 mai 2019, dans laquelle les joueurs du Wydad ont refusé de terminer le match après avoir contesté une décision arbitrale refusant un but valable de la formation casablancaise (jugé hors-jeu), résultant sur le couronnement des tunisiens par la CAF, le TAS était encore attendu pour statuer sur cette décision et pourra finalement livrer son verdict le 29 mai 2020.

Pour rappel, l’affaire devait prendre fin le 20 mars passé mais l’instance mondiale à du reporter à cause de la pandémie du Coronavirus.

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«Il faut être responsable et savoir raison garder»

ALBAYANE - 2 ore 7 min fa

Dr Imane Kendili, psychiatre-addictologue

Propos recueillis Par Abdelhak Najib

Face au confinement, de nombreuses personnes accusent le coup et vivent très mal cette situation. Peur, angoisse, anxiété, dépression, frustration, manque… D’où l’importance d’en savoir plus sur les effets de la quarantaine sur la santé mentale des Marocains.  Le point sur cette situation avec Dr Imane Kendili, psychiatre-addictologue. Entretien.

Rester confiné peut engendrer certaines peurs voire des angoisses et des dépressions?

Vous savez, décider de rester chez soi pour se reposer ou vaquer à certaines occupations relève du choix personnel de chaque individu.  Par contre, le confinement qui est aujourd’hui une nécessité sanitaire absolue, ne relève guère du choix. Il est imposé par les autorités pour des raisons sanitaires très graves.  Nous sommes en quelque sorte entre quatre murs, emprisonnés et condamnés à vivre avec soi et avec les siens. Ce qui veut dire que nous sommes face à nous-mêmes sans aucune possibilité de fuite dans la routine du quotidien.

Cela suppose aussi des risques de succomber à des dépendances tels que l’alcool, la cigarette et d’autres drogues plus dures?

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que nous sommes culturellement un peuple à consonance sociale. Nous aimons être ensemble et en groupes.  On se touche, on s’embrasse, on partage avec les autres, on parle beaucoup et on n’aime pas être seuls.

Toute la difficulté est là. Car toutes les formes d’addictions ou de plaisir immédiat vont surgir à cause de la peur de l’Autre avec un grand A. Sans oublier la recherche de la compensation avec une grande consommation de sucre et de gras, à cause du grignotage et de ce que la récompense affective de la nourriture peut engendrer comme excès. Ce sont là des peurs ressenties rapidement. On a peur de manquer de ce que l’on pourrait appeler le « sein maternel » premier. D’où la régression au stade oral primal.  On se rue alors sur les denrées alimentaires et on s’emplit le ventre de manière compulsive.

Les personnes ayant déjà un souci de consommation de tabac, de cannabis ou d’alcool vont entrer dans une sorte de sevrage forcé à l’aveugle pour certains (les fumeurs étant plus à risque que les non-fumeurs). Certains vont, au contraire, augmenter leur consommation pour palier d’autres manques et essayer de composer avec les angoisses et la peur.   Il faut aussi souligner que la livraison d’alcool à domicile n’aide pas du tout en ces temps anxiogènes et peut générer de nouveaux maux qui se ressentiront après le confinement.

On peut aussi parler de l’impact du manque de contact avec l’extérieur et avec les proches?

L’impact est immédiat. D’abord, le sentiment de solitude, la sensation du vide et l’angoisse.  Si les plus résilients stressent, les plus fragiles ressentent plus de crises d’angoisse, auront plus de problèmes d’insomnie, d’irritabilité et d’impulsivité. On peut également noter des effets de décompensation psychiatrique : théories du complot, paranoïa, déni, dépression, stress aigu laissant prévoir l’explosion des états de stress post traumatique dans six mois.

Quel est votre conseil pour gérer le stress?

Il faut sublimer avec des choses belles et efficaces qui nous font beaucoup de bien. La musique, l’écriture, la lecture, le dessin, la cuisine, la peinture, la pâtisserie, la poterie, le sport à domicile, une activité physique régulière qui peut être le jardinage, la marche, la danse… On peut aussi méditer. Mais le plus important est d’éviter les excitants, cela va de l’excès de café aux drogues, en passant par le tabac à outrance et l’alcool.

Peut-on tomber dans la dépression à cause du confinement?

Ce qu’il faut savoir est que les affects anxieux et dépressifs peuvent apparaitre sans avoir d’antécédents. Nous sommes là face à une sorte de situation de guerre sanitaire. Cela implique de nombreux paramètres psychologiques très profonds. Ceci dit, le postulat de base reste le même :  On a peur pour sa vie.  Et nous sommes obligés pour des raisons de sécurité de nous enfermer. Sauf qu’il n’y a aucun ennemi visible. L’ennemi est invisible et il se balade dans l’air. La peur est donc plus grande et les effets plus forts.  C’est vous dire toute la situation anxiogène terrible que les uns et les autres traversent en ce moment.

Il y a aussi le flux des informations en continu qui génère du stress et de la peur?

Tout à fait. Mais nous n’avons pas besoin d’être aux aguets pour lire tout ce qui est publié ou posté sur les réseaux sociaux.  Il faut se protéger contre ce type de flux en continu.  Chacun de nous peut prendre 10 min pour s’informer. 10 minutes par jour, c’est largement suffisant pour ne pas rester dans l’attente du pire et dans l’angoisse. Passer son temps sur les réseaux sociaux ne rime à rien. C’est là une toxicité gratuite que nous transmettons à nos enfants et notre entourage. Au contraire, il faut savoir raison garder et ne pas céder à l’intox et aux Fake news en les partageant et les propageant. Il faut se concentrer sur soi, sur le bien que l’on apporter au sein de la cellule familiale pour passer des instants de qualité durant ce confinement.

Certains peuvent aussi tomber dans la somatisation à cause de la peur de la maladie et les effets du confinement?

Oui, on peut développer des manifestations hypocondriaques ou développer des TOCS.  Cela peut plus toucher certaines personnes avec des fragilités psychologiques. D’autres apprendront le civisme, le sens de la responsabilité communautaire et l’hygiène en se lavant plus, en prenant soin de leur santé et en respectant des règles basiques du vivre-ensemble.

 Pour certains, la peur peut aussi se transformer en traumatisme?

Un stress aigu comme celui que nous vivons aujourd’hui peut générer un stress post traumatique (c’est cliniquement et statistiquement connu). Six mois plus tard, on peut montrer des signes de traumatisme avéré, selon les critères diagnostics. Il faut aussi préciser que certaines formes de décompensations peuvent apparaitre pour des personnes déjà suivies ou avec des fragilités non déclarées. Ce qu’il faut savoir, c’est que la peur fragilise. Elle fait baisser l’immunité et peut avoir des conséquences dramatiques. Les sorties inconscientes de Tanger, de Salé et de Fès en sont la parfaite illustration.

Est-il envisageable de dépasser cette période très dure sans conséquences psychologiques?

On peut, mais il faut communiquer, il faut s’occuper sainement et surtout ne pas hésiter à consulter face à des crises d’angoisse, des troubles du sommeil ou d’autres symptômes déstabilisants.  Nous devons aussi mettre en place des cellules d’écoute médico-psychologiques en amont pour aider les gens et éviter des complications d’ordre psychologique et psychiatrique.

Quelles sont les personnes les plus touchées par ce type de traumatisme?

D’abord, les enfants qui sont à protéger. Il faut leur parler en continu sans en faire trop ni dramatiser les choses. Sans obsession, non plus. Mais parler et expliquer la situation en toute clarté. Sinon, il n’y a pas de personne en particulier qui vont souffrir plus que d’autres.  Il y a certes des facteurs favorisants et protecteurs et nous sommes tous sujets à accuser le coup. Mais il faut, comme je l’ai dit plus haut, savoir s’occuper, faire des choses qui subliment les angoisses, passer du temps avec soi, se retrouver dans la sérénité et d’apprécier ces moments de solitude pour se parler et faire le point dans le sens positif, s’entend.

Comment reconnaître une personne traumatisée?

Le diagnostic reste clinique et médical. Ce qu’il faut savoir, c’est que le mot traumatisme peut avoir de nombreuses définitions. Mais un changement de comportement, une peur persistante, des cauchemars, des insomnies, des pleurs, des difficultés respiratoires, la sensation d’avoir une boule dans la gorge… face à ce type de symptômes, il ne faut pas hésiter à consulter, même par téléphone pour en savoir plus et en avoir le cœur net.

Comment parler aux enfants ? Comment rassurer son entourage?

Les enfants absorbent les angoisses de l’entourage et ont besoin de se sentir en sécurité à la maison et de s’occuper, non pas face aux écrans toute la journée, mais en faisant de nombreuses activités ludiques comme la lecture, la musique, jouer avec des puzzles ou des jeux de patience ou alors, on peut les faire participer aux activités quotidiennes comme la cuisine, le rangement, le jardinage, le ménage pour qu’ils soient responsables. Il faut aussi savoir maintenir des rituels familiaux positifs, comme les repas en famille, regarder un film ensemble, faire des jeux de société ensemble, dessiner à plusieurs mains…

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Crise sanitaire : Comment fidéliser ses clients tout en restant responsable ?

Aujourd'hui le Maroc - 2 ore 15 min fa

Le Covid-19 a chamboulé les comportements d’achat. La nécessité de se mettre en confinement a imposé de nouvelles règles, de nouvelles façons de se comporter avec le client. Au-delà de la mise en place du télétravail, les enseignes marchandes s’organisent pour se rapprocher du client, l’écouter pour le servir de loin. L’approche rassurante imposée devra dicter la démarche marketing. Celles qui sont restées ouvertes, car de première nécessité, adoptent la même approche. Car l’agressivité commerciale à ce stade n’est pas utile. Le client adoptera des actes d’achat réfléchis.

D’emblée, la règle est de ne pas surfer sur la pandémie pour vouloir en tirer des bénéfices supplémentaires. S’agissant d’un événement grave où la santé du citoyen est mise en jeu, les chefs d’entreprise doivent faire attention avant de proposer toutes formules adaptées au confinement qui pourraient s’avérer dangereuses. Les experts sont unanimes à dire que les promotions ne sont là que pour aider et soutenir le pouvoir d’achat en période sanitaire. «Un client qui ne souhaite pas sortir pour prendre des risques ne se déplacera pas même si la promotion est intéressante. C’est l’obligation qui lui modifiera son comportement d’achat».

Les achats s’effectueront selon le besoin des clients. En termes marketing, les messages retenus dans les enseignes commerciales ouvertes en Belgique invitent juste les clients à tester les courses en ligne. D’ailleurs, toutes les grandes surfaces ont vu leur vente sur le Net soit en livraison à domicile, soit en drive augmenter dans ce pays européen. Au Maroc, les principales enseignes ont fait de même. Elles ont toutes communiqué sur la sécurisation du réassort pour rassurer le consommateur final.

Et comme elles n’avaient pas pensé à mettre en place des plateformes virtuelles ou un service drive dans les moments normaux, protéger les clients et leurs employés est devenu leur principal axe de fidélisation ! Le personnel à la porte d’accès gère le brassage des personnes en imposant un nombre de clients en fonction des surfaces. Le marketing n’est plus un outil agressif mais conforte la responsabilité sociale de l’entreprise en temps de crise sanitaire. Les gels hydroalcooliques mis à la disposition des clients sont bien visibles au comptoir et sur le mur à la sortie. Le temps court passé à la caisse rassure et représente à lui seul un message clair de fidélisation. Le marketing a changé. Il épouse la situation d’urgence…
Du côté de l’activité de l’électroménager, les actions sont identiques en termes de livraison. Les ventes s’effectueront, à travers le Web, pour ceux qui avaient, déjà, anticipé et développé leur site et mis en avant leur catalogue, notamment pour les pics saisonniers.
C’est le cas de l’enseigne Le Tangérois qui a développé son site depuis 2005. Deux personnes y travaillent de manière permanente pour mettre à jour les offres promotionnelles en temps normal et présenter les produits dans leurs fonctionnalités et avantages.

En cette période de crise, les commandes sur le Web sont rendues possibles à travers un service continu en termes de conseils préalables qui permet de guider la commande sur le Web. Une ligne spéciale a été mise en place pour prendre les appels et ce jusqu’à minuit. «L’intérêt d’un tel service est de continuer à se rapprocher de notre clientèle et de la conseiller comme le magasin est fermé depuis le confinement total», explique Mostafa Benbrahim, DG de l’enseigne en électroménager qui prend lui-même les appels à partir du domicile pour apporter le conseil et s’assurer d’une livraison sécurisée par ses équipes. La plateforme permet de payer en ligne. Les clients peuvent s’acquitter de la somme en espèce ou par carte bancaire lors de la livraison car les livreurs sont équipés de TPE mobiles. La livraison s’effectue de 10h à 17h conformément aux mesures imposées par le confinement et les livreurs ont des consignes strictes en termes de respect d’hygiène pour se protéger et protéger le client. «Les livreurs sont équipés de gants, de protection de chaussures et sont munis de bouteilles de gels hydroalcooliques. Quand le produit à livrer doit être installé comme un réfrigérateur ou un congélateur, le livreur ôte ses chaussures et les remplace par des babouches avant de rentrer chez le client. Pour les articles ne nécessitant pas de branchement ou d’explication d’utilisation, ils sont déposés à la porte, le client encaisse si ce n’est pas déjà fait sur le site et repart», poursuit le patron de l’enseigne.

Si le chiffre d’affaires a enregistré une baisse comme partout ailleurs, le service demeure orienté vers l’écoute de la clientèle qui souhaite s’équiper en pareils moments. Certains articles étant très prisés comme les tondeuses à cheveux, le multimédia, de l’ordinateur à l’imprimante, en passant par le consommable ou la tablette. «En l’absence du personnel de maison, les aspirateurs sont demandés aussi. Et pour l’approvisionnement, les réfrigérateurs et les congélateurs aussi». L’enseigne suspendra, cela dit, ses ventes en ligne, aujourd’hui, compte tenu de l’accélération de l’épidémie ces dix prochains jours. La direction générale adopte, justement, une vision d’entreprise sociale responsable qui vise non seulement à protéger sa clientèle mais aussi son personnel de livraison. D’une manière générale, la fidélisation des clients en temps de confinement sera donc essentiellement orientée vers l’écoute du client pour le rassurer et l’aider à faire le bon choix. L’agressivité commerciale n’est pas à l’ordre du jour. La RSE oui !

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Hicham Hajji : «La culture restera toujours présente. Elle est indispensable»

Aujourd'hui le Maroc - 3 ore 36 min fa

Entretien avec Hicham Hajji, producteur et réalisateur marocain à Hollywood

Avec le confinement, chacun s’adapte et tente de trouver des alternatives aux sorties divertissantes désormais limitées. Ecrire, peindre, regarder des films et des séries, apprendre à jouer un instrument de musique, explorer son talent artistique… L’art et la culture sont les meilleurs compagnons pendant cette période. Ainsi, structurer son temps passé en mode confinement pour rester productif et en tirer le meilleur parti est l’état d’esprit adopté par certains artistes et créateurs. C’est le cas de Hicham Hajji, producteur et réalisateur marocain installé à Hollywood. Le jeune producteur a choisi de passer cette période de confinement au Maroc où il prépare le scénario de son prochain film. Il nous dévoile comment il passe son temps libre et partage avec nous ses recommandations sur les films et séries à voir durant cette période.

ALM : Comment passez-vous vos journées pendant cette période ?

Hicham Hajji : Mes journées commencent tôt. Je suis passionné de cinéma et de séries télé, je regarde tout ce qui est nouveau et parfois je revois des séries que j’ai jamais eu le temps de voir. Concernant les films, je les regarde surtout en soirée. J’aime aussi beaucoup la musique, d’ailleurs j’ai pris des cours de guitare que je continue on line. Je finalise aussi mon prochain scénario. Mes journées ne sont pas totalement de tout repos mais assez confortables. J’essaie d’être productif malgré le contexte.

Le confinement est un moment inspirant et propice à la créativité. Certains artistes en profitent pour penser à de nouveaux projets. C’est le cas pour vous aussi ou au contraire vous en profitez pour prendre du recul ?

En ce qui me concerne, les deux cas de figure se présentent. J’ai passé les quatre dernières années à travailler intensément sur mon film «Redemption Day». Maintenant qu’il est terminé, je me confine à la maison comme je fais après chaque projet. J’en profite aussi pour développer quelques idées et les mettre sur papier. Mon travail est ma passion, donc créer est un hobby pour moi. C’est un véritable privilège de faire un métier aussi passionnant.

Quels sont les films et les séries que vous recommandez aux gens pendant cette période ?

Sans hésiter, je recommande vivement la série «Westworld». C’est l’une des séries les plus intelligentes et intrigantes de ces dernières années. Il y a aussi «The Morning show», une très bonne série éducative on va dire, qui apprend aux hommes où sont leurs limites avec les femmes. J’ai dû voir toutes les principales séries mais je suis passé à côté de certaines. En cette période de confinement j’ai donc commencé à voir «Suits». Pour mon dernier film, j’ai dû engager un avocat qui m’a accompagné sur le projet. J’admire tout le travail que font certains avocats et en regardant cette série je me suis immergé dans ce monde que je trouve fascinant et stressant à la fois. Pour les films, je suis assez en avance vu qu’on est invité à toutes les premières pré-oscars à Los Angeles. Je recommande «1917» de Sam Mendes, «Jojo Rabbit» de Taika Waititi. Pour ceux qui n’ont pas découvert les chefs-d’œuvre du grand Christopher Nolan, il faut voir «Inception» et « Interstellar».

Quels sont les albums musique ou les chansons à redécouvrir ?

Je ne suis pas très albums. Je choisi des chansons par genre musical. Souvent, je laisse Spotify me faire découvrir les morceaux et les nouveaux sons. J’aime beaucoup les «classic rock», ce que je réécoute en boucle en ce moment.

Cette crise mondiale aura certainement des répercussions sur la fréquentation des salles de cinéma. Pensez-vous qu’elles retrouveront leur rythme normal après le confinement ?

Les salles de cinéma ont déjà pris un sale coup avec l’arrivée du streaming, principalement Netflix, mais avec la propagation du coronavirus, je ne vois pas les gens s’assoir à côté d’inconnus dans de grandes salles fermées dans l’avenir proche. La méfiance risque de s’installer et c’est vraiment dommage.

On parle d’un avant et d’un après-Coronavirus. Est-ce que cela s’applique également au monde de l’art et de la culture? Va-t-on changer de paradigme aussi à ce niveau ?

Il est clair que la façon d’organiser les choses changera mais la culture restera toujours présente. Elle est indispensable. On ira peut-être moins au cinéma, mais on aura le choix de voir les derniers films sur notre télé en payant un prix élevé grâce à la VOD (Video On Demand).

Un dernier mot pour toutes les personnes confinées…

Ce n’est pas facile pour beaucoup de gens, surtout ceux qui travaillent à la journée et qui se retrouvent sans salaire pour subvenir au besoin de leur foyer. Malheureusement, le prix à payer est très fort en attendant de trouver un remède. Je leur dis courage et patience et surtout de rester chez eux. C’est le seul moyen de s’en sortir.

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Enseignement à distance : HEM met en ligne plus de 90% des cours à travers Adobe Connect

Aujourd'hui le Maroc - 3 ore 48 min fa

Pour assurer la continuité des cours à ses étudiants en cette période de confinement, la direction de HEM a procédé à la mise en ligne de plus de 90% de ses cours grâce à sa plateforme Adobe Connect.

Il s’agit de l’une des solutions mondiales les plus reconnues dans les formations à distance. Concrètement, toutes les classes physiques ont été transformées en salles virtuelles. Plusieurs fonctionnalités ont ainsi été partagées pour ne citer que le partage et la visualisation du cours du professeur, la possibilité d’utiliser simultanément un tableau blanc et d’y faire des schémas ou autres, la demande de prises de parole par les étudiants (en levant virtuellement la main)…

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Témara : Arrestation d’un multirécidiviste pour usurpation d’identité et faux et usage de faux

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 7 min fa

La brigade de la police judiciaire de Témara a réussi ce weekend, sur la base de données précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), à arrêter un individu aux multiples antécédents judiciaires, âgé de 55 ans, soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’usurpation d’identités régies par la loi, de faux et usage de faux ainsi que d’escroquerie.

Le suspect a été arrêté suite aux enquêtes sur son activité criminelle, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), précisant que le mis en cause usurpait l’identité de hauts fonctionnaires des services de la sûreté et des Forces armées et se présentait avec ces qualités devant les services administratifs et judiciaires, avant que sa véritable identité ne soit entièrement révélée et qu’il ne soit interpellé dans le quartier d’Agdal à Rabat, ainsi que sa femme soupçonnée de participation à ces actes criminels.

L’opération de fouille à laquelle le suspect a été soumis au moment de son arrestation a permis la saisie d’un modèle en plastique de pistolet, en plus d’une fausse carte portant des signes visuels similaires à ceux utilisés par les services militaires et de sécurité, avant que la perquisition effectuée à son domicile n’aboutisse à la saisie d’un ensemble de pièces d’identité falsifiées portant différentes identités et profiles professionnels, ajoute la même source.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, afin de déterminer les circonstances entourant ces actes criminels, conclut le communiqué.

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Covid-19 : 20 millions de dirhams mobilisés par le conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 9 min fa

Soutien de la population défavorisée et acquisition du matériel de désinfection

Le conseil régional consacre quelque 16 millions comme des aides et dons en produits alimentaires de première nécessité en faveur des populations les plus touchées (dont les marchands ambulants et les autres personnes vivant du commerce informel) par l’état d’urgence sanitaire.

Le conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (CR-TTA) poursuit sa participation à l’élan de solidarité nationale que connaît le Maroc face à l’épidémie du coronavirus. A cet effet, il vient de faire part de sa contribution de plus de 20 millions de dirhams pour soutenir les populations en situation précaire ainsi que pour l’achat des produits désinfectants et du matériel de stérilisation en faveur des deux préfectures de Tanger-Asilah et de M’diq-Fnideq ainsi que les six autres provinces que compte la région du Nord. Il s’agit d’apporter «le soutien aux populations les plus touchées économiquement par le confinement ainsi que le renforcement des mesures sanitaires prises dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du coronavirus», selon l’équipe en charge de cette initiative au sein du CR-TTA.

Sur le montant global de 20 millions de dirhams, le conseil régional consacre quelque 16 millions comme des aides et dons en produits alimentaires de première nécessité en faveur des populations les plus touchées (dont les marchands ambulants et les autres personnes vivant du commerce informel) par l’état d’urgence sanitaire, qui se poursuit jusqu’au 20 avril au Maroc. Ces aides alimentaires seront distribuées en concertation avec les autorités locales aux personnes ciblées, et ce avec la moyenne de 2 millions de dirhams à chacune des préfectures et provinces de la région
D’un autre côté, le CR-TTA a décidé de contribuer à la lutte contre l’épidémie avec plus de 4 millions de dirhams pour l’acquisition des produits désinfectants et du matériel de stérilisation en faveur de l’ensemble de ses préfectures et provinces.
Notons qu’à l’instar d’autres régions au Maroc, les conseils élus du Nord continuent de faire preuve d’une grande solidarité face à la pandémie. Comme c’est le cas du conseil provincial d’Al Hoceima, qui vient d’annoncer sa contribution à cet élan de solidarité avec 13 millions de dirhams, dont plus de 7,6 millions de dirhams seront consacrés à l’achat du matériel de réanimation pour renforcer le système de santé provincial en ce temps de crise sanitaire. Dans ce sens, le conseil préfectoral de Tanger-Asilah a décidé d’accorder quelque 2 millions de dirhams pour soutenir les familles dans le besoin et pouvoir les aider à traverser cette période de confinement généralisé.

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Nouvelle publication : Les secrets féminins font leur révolte par la plume de Rachida Belkacem

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 16 min fa

Rachida Belkacem, une des figures de la culture en France et dans le Maghreb, vient de publier un roman intitulé «La révolte des secrets».

Une œuvre qui, selon l’écrivaine, «fait d’une femme son personnage central sans tomber dans le déjà-vu ou alors certains clichés éculés qui réduisent la portée du caractère et en donnent une vision, sinon caricaturale, du moins tronquée». Ainsi, Rachida Belkacem offre un autre regard sur la femme. «Ni féminisme de bas étage, ni militantisme primaire, à la fois pétri de rancune et de ressentiment, mais le cheminement d’une femme, qui va vers sa lumière», détaille l’auteure. Selon ses dires, ce livre aborde le sujet de la résilience et de la transmission d’un traumatisme, devenu secret, et ce, sur plusieurs générations.

«La place de la femme y est centrale comme un fil conducteur», enchaîne-t-elle. Pour elle, la singularité de chacune des femmes, dans l’œuvre, se complétant pour finir par ne parler que d’une seule voix, qui grâce à leur courage, à leur force, à leur persévérance et leur union font avancer le monde pour être libres et dignes. «La narratrice traversant une maladie découvre peu à peu l’histoire des femmes dans sa vie. Elle se rend compte du même coup de sa propre histoire et condition en se dépassant pour être libre et apaisée», poursuit Rachida Belkacem.

Comme elle l’explicite, ce roman va au bout des méandres d’une vie avec ses nombreuses ramifications, à travers les souvenirs, les rêveries, les espoirs, les attentes et le désir de ne rien céder de sa féminité à un monde cruel. «Là où la lumière nous inonde il y a la vie. Pourtant nous naissons avec cette lumière. Il nous suffit d’être prudents, non pas qu’elle soit volatile, bien au contraire sa puissance jaillit presque toujours dans ces moments les plus obscurs. Cette lumière peut prendre parfois la forme d’un mot, d’un visage, d’un lieu, d’un moment ou même d’un partage. Il faut de la beauté intérieure pour reconnaître cette lumière et de la persévérance pour la garder intacte. Il faut tenter de préserver cette lumière si fragile dans ce monde, elle nous humanise et sa grâce est infinie», estime l’auteure.

Dans l’ensemble, ce livre est, selon ses dires, un don d’amour, un cri du cœur, une percée subtile par une femme qui offre un regard sans compromis sur les femmes, sur la passion de vivre, sur la soif de liberté, sur le courage d’aller au bout de soi sans compromis ni violence. Pour elle, «il réside en chaque femme un chemin qui mène à la vie». C’est pourquoi ce livre est un hommage à toutes les femmes qui ont été une source d’inspiration pour moi et pour tant d’autres femmes, de sa grand-mère à celles de son quotidien, à toutes ces pionnières, ces femmes, modèles de courage et d’abnégation, ces femmes fortes, solides, conciliantes aussi. C’est un hymne à toutes celles qui se sont battues pour faire avancer nos droits et nos libertés, à ces femmes qui dépassent la douleur, la soumission, la stigmatisation et se réalisent au-delà de tout, pour elles et pour toutes celles qui rêvent de belle liberté.
«Je crois profondément qu’être femme, c’est un don. C’est aussi une chance de pouvoir écrire sur toute une vie, avec ses hauts et ses bas, avec ses espérances et ses illusions, avec ce va-et-vient entre la volonté de créer à soi des univers épars où l’on peut laisser déployer notre folie et notre désir de faire éclater en morceaux toutes les formes de frontières. Je pense que mon roman est un récit qui dit non aux lisières et qui ouvre sur tous les champs de possible», conclut-elle.

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Santé mentale du personnel médical : Une cellule psychologique mise en place pour les équipes soignantes

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 25 min fa

La discussion de vive voix entre les collègues est aussi une ferme recommandation de l’OMS. Les responsables des équipes devront aussi y veiller et ne pas se contenter d’écrits.

Face à l’évolution rapide de l’épidémie, une cellule de crise psychologique pour le corps médical a été constituée. La trentaine de psychologues et psychiatres est, désormais, disponible à travers les canaux WhatsApp, Skype et téléphone, selon une procédure claire pour éviter les goulots d’étranglement. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a transmis ses recommandations. Les détails.

Le 12 mars dernier, alors que l’épidémie du Covid-19 à travers le monde se transformait en pandémie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) diffusait les recommandations sur la santé mentale et les considérations psychosociales.
Particulièrement, en direction du personnel médical, la prise en charge du mental s’impose après que le nombre de cas a grimpé et que la saturation des hôpitaux commençait à se faire sentir.
Au Maroc, avec l’accélération de l’épidémie, le stress et la fatigue chez le corps médical sont réels. Les médecins qui sont au front depuis le départ le vivent, chacun à sa manière.
De l’avis du Pr Marhoum El Filali Kamal, chef de service des maladies infectieuses au sein du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) Ibn Rochd Casablanca, «c’est justement l’une des choses les plus difficiles. Le personnel soignant doit s’occuper de patients malades. La crainte est là mais c’est leur rôle car il représente le maillon nécessaire contre la propagation de cette maladie. Il faut qu’il tienne. Et là il y a différents moyens. Déjà au sein des équipes, les personnes essaient de se donner du courage les uns les autres.

Il existe une cellule de soutien psychologique qui a proposé son service pour celles d’entre elles qui sont à bout et qui ont du mal à faire face à la situation. A mon avis, tout un chacun dispose de moyens pour tenir. Bien sûr, les réunions, les staffs que nous effectuons sont organisés aussi pour essayer de partager les expériences, de partager les phobies également et d’essayer de se soutenir. Il faut passer par là. Et il faut que les personnes continuent à travailler malgré toutes les difficultés qui font aujourd’hui le quotidien du soignant».
La cellule de crise psychologique destinée au corps médical est constituée d’une trentaine de praticiens résidant dans les principales villes du Royaume. Les consultations s’effectuant soit par Skype, soit par WhatsApp ou téléphone ; le choix du psychologue ou psychiatre ne dépendant pas de la ville. La procédure a été mise en place. Une personne du corps médical souhaitant un soutien moral devra simplement envoyer un message avec le nom complet, la définition de son poste au sein de l’équipe soignante.

Le psychologue définira alors le canal de communication. La procédure a ainsi été mise en place pour ne pas saturer les lignes téléphoniques.
A l’échelon mondial, l’OMS, à travers ses recommandations, précisera bien que le stress dans une telle situation est normal et ne représente aucune faiblesse des uns et des autres faisant partie des équipes soignantes. «Essayez de prendre soin de vous particulièrement en ce moment. Voici par exemple quelques actions visant à vous ménager : essayer d’avoir au moins du répit, sinon quelques vraies pauses de travail ; manger équilibré et en quantité suffisante; maintenir une activité physique pour réduire le stress, garder contact avec votre famille et vos amis. (…) N’hésitez pas à utiliser des techniques de gestion du stress qui marchent sur vous. Cette situation est sans précédent pour la plupart des professionnels : ce n’est pas un sprint, c’est un marathon», lit-on sur la traduction libre.
L’OMS recommande au personnel médical qui a un entourage qui stigmatise la situation ; rendant sa vie difficile à vivre, de limiter les contacts avec les proches dans ce cas et de les restreindre aux réseaux sociaux et au téléphone. En parler avec des collègues qui vivent la même chose est aussi préconisé par l’instance.
La discussion de vive voix entre les collègues est aussi une ferme recommandation de l’OMS. Les responsables des équipes devront aussi y veiller et ne pas se contenter d’écrits. Il s’agira, en effet, d’humaniser le travail au maximum pour se soutenir mutuellement.

Pour l’heure, les prochains jours seront décisifs quant à l’évolution de l’épidémie sur le territoire national. De plus en plus de personnes évoluant dans le corps médical seront de plus en plus contraintes de vivre seules dans un hôtel, principalement pour éviter les allers et venues… A l’instar de ce qui se passe à l’étranger, des chambres d’hôtels ont été mises à leur disposition dans 11 villes du Royaume. De son côté, le Pr Marhoum Filali affirme que «dans le cas du service qu’il gère, ce n’est pas encore d’actualité parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de cas hospitalisés. Le risque est relativement faible. Il faut prendre tout de même les précautions d’usage et bien sûr à chaque fois que l’on a travaillé sur un patient d’utiliser toutes les barrières de protection. Si les choses s’aggravent, il se pourrait que l’on soit obligé de rester sur place pour faire face. Cela permettra de réduire les risques dus aux va-et-vient des personnes potentiellement porteuses du virus. C’est une étape à laquelle personne n’a envie d’arriver parce qu’être loin de la maison et de sa famille a aussi des répercussions sur le plan psychologique et on sait déjà que c’est difficile de travailler sur de telles pathologies. Si en plus on est loin de sa famille, cela risque d’être intolérable. Nous l’éviterons autant que faire se peut mais si on doit être séparé, eh bien on sera séparé le temps qu’il faudra».
Là aussi, le Maroc entend suivre les recommandations de l’OMS. Il est clair que les conditions de travail, les effectifs, le nombre de cas influenceront le mental dans un sens ou un autre.

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Animaux errants: Sous-nutrition et risque de mort..!

ALBAYANE - 4 ore 31 min fa

Les Marocains ont pris pour habitude, depuis quelques temps déjà, de nourrir les chats et chiens errants, non pas uniquement avec les restes de repas, mais aussi en croquettes, pâté, bouchées, etc. Depuis que l’état d’urgence sanitaire a été proclamé au Maroc le vendredi 20 mars à 18H, es animaux errants ne sont plus une priorité. De plus, le confinement obligatoire oblige tout un chacun à rentrer chez lui avant l’heure fatidique. Dès lors, comment les animaux errants se nourrissent-ils ? Y a-t-il toujours autant d’âmes charitables pour prendre soins d’eux?  Ces boules de poils sont-elles obligées de revenir à une vielle habitude désormais pour la plupart des quartiers désuète, à savoir chercher à manger dans les poubelles ? Reportage.

Dimanche 29 mars, il est 17H00 dans le quartier Bourgogne, soit une 1H avant le confinement obligatoire. Dans la rue Erriche, perpendiculaire au Boulevard Zerktouni, des amas de croquettes sont en temps normal éparpillés dans tout le périmètre. Mais il est à signaler que depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, l’on retrouve de moins en moins d’aliments pour chats et chiens dans cette ruelle ainsi que dans les ruelles avoisinantes.

Rien d’anormal me diriez-vous. Cela est peut-être dû au fait que de nombreuses personnes dévouées à cette noble cause sont confinées à l’instar de trois milliards de personnes dans le monde?

Tayeb, un grand ami des chats, nous déclare que «depuis le confinement, de moins en moins de personnes prennent la peine de nourrir les animaux errants. Par peur à juste titre du Covid-19, les gens ne s’aventurent plus dans la rue».

N’étant pas le seul «mécène» en temps normal, Tayeb souligne qu’ «il se trouve que  dans cette période de pandémie, nous sommes de moins en moins nombreux à penser à ces animaux dont nous sommes tous responsables».

Lui qui avait pour habitude quotidienne de les nourrir entre 19H et 20H, affirme à l’équipe d’Al Bayane qu’ «il ne faut pas négliger un détail important. La plupart de ces bienfaiteurs distribuent de la nourriture après la journée de travail, donc après 18H. Depuis le confinement obligatoire, ils ne le font plus».

«Ces animaux errants vaquent à leurs occupations mais rejoignent tous leur territoire à l’approche du coucher du soleil, car c’est à cette partie de la journée qu’ils ont l’habitude d’être nourris. Mais depuis l’état d’urgence sanitaire, ils ont été abandonnés par la grande majorité, tout comme les pigeons d’ailleurs».

Pour corroborer les dires du défenseur de la cause animale, Al Bayane a contacté un vétérinaire casablancais qui a requis l’anonymat. Il affirme, en reprenant le conditionnement pavlovien, qu’ «avant de donner à manger à son chien, Pavlov sonnait une cloche. De Facto, le chien salivait. Un jour, il sonna la cloche sans servir à manger, le chien a tout de même salivé».

«Les animaux ont une horloge biologique, c’est indiscutable» soutient-il, avant d’ajouter que «désormais ces animaux sont habitués à recevoir de la nourriture».

«Durant cette période de pandémie mondiale, les animaux errants devront faire face à des risques de malnutritions, quant aux chatons, ils risquent tout simplement de mourir», conclut-il. 

Karim Ben Amar 

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L’ensemble des indicateurs au vert à fin 2019 : Cosumar en bonne santé financière

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 36 min fa

Un bilan positif de l’activité Cosumar au titre de l’exercice 2019. L’opérateur sucrier a atteint une performance financière marquée par une hausse de 7,1% de son chiffre d’affaires.

Il est passé, en une année, de 7,66 milliards de dirhams à 8,21 milliards de dirhams à fin 2019. Cette progression tient compte de la croissance des ventes à l’export ayant atteint au titre dudit exercice les 518.000 tonnes contre 376.000 tonnes une année auparavant, et ce en dépit de la difficulté du contexte international. C’est ce que confirme le Groupe dans sa dernière communication financière. A cet effet, l’excédent brut d’exploitation consolidé s’est hissé à 1,84 milliard de dirhams, en amélioration de 1,4% en glissement annuel.

Commentant cette évolution, Cosumar indique qu’elle résulte «de l’augmentation des tonnages traités dans les sucreries de betterave et de l’amélioration de l’activité export du sucre blanc». Le résultat net part du groupe grimpe, pour sa part, à 924 millions de dirhams, en progression de 3,7% par rapport à l’exercice passé. Dans la continuité des efforts de diversification dans les marchés agroalimentaires marocains et régionaux, Cosumar trace des perspectives ambitieuses pour l’année 2020. «Les investissements réalisés en 2019, à savoir la nouvelle plate-forme logistique de Tanger et le nouveau silo de stockage de sucre blanc, renforcent la capacité d’approvisionnement du marché par le Groupe», relève-t-on de la communication de Cosumar.

Et d’ajouter que «l’excédent de production permettra au Groupe de continuer de capter les opportunités de marché du sucre blanc à l’international». Parmi les objectifs fixés pour ce cap, le Groupe donnera la priorité à l’extension de ses capacités de raffinage alimentant ainsi la zone Afrique et Moyen-Orient. «Durrah Sugar Refinery, la nouvelle raffinerie de sucre en Arabie Saoudite et dont Cosumar détient 43,27% des parts, a entamé comme prévu les tests de mise en exploitation en prévision de la mise en commercialisation du sucre les mois à venir», apprend-on du Groupe qui compte, par ailleurs, poursuivre ses efforts d’intégration verticale via le développement d’unités de conditionnement et de commercialisation. Le groupe fait également part du démarrage en janvier 2020 de sa filiale «Comaguis», spécialisée dans le conditionnement de sucre blanc en Guinée Conakry. A rappeler que le Groupe Cosumar, et sur proposition de son conseil d’administration, a décidé de participer à l’élan de solidarité nationale en accordant un don de 100 millions de dirhams au Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Covid-19. Cet engagement citoyen se traduit également par la contribution à des opérations de distribution de paniers alimentaires. Le Groupe s’engage aussi à approvisionner régulièrement le marché national en sucre en assurant un déroulement normal de l’activité de la raffinerie de Casablanca et des campagnes sucrières. En parallèle, Cosumar réaffirme son accompagnement et son soutien au monde agricole sucrier en vue de limiter les effets de la sécheresse qui sévit actuellement.

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La série Huawei P40 dévoile ses trois variantes

Aujourd'hui le Maroc - 4 ore 46 min fa

Huawei Consumer Business Group (BG) vient d’annoncer le lancement sur le marché chinois, de ses tous derniers smartphones. Il s’agit du Huawei P40 Pro+, du Huawei P40 Pro et du Huawei P40, qui sont les nouveaux fleurons de la série P40.

Ces nouveaux modèles se caractérisent par leurs designs de pointe et par leurs innovations révolutionnaires, notamment en matière de photographie et de vidéo mobiles. La nouvelle gamme Huawei P40 perpétue la tradition d’excellence de la série en matière de photographie mobile. Le grand capteur de 1/1,28 pouce qui équipe les nouveaux modèles de la gamme P40 arbore un ratio «pixel binned» de 2.44μm.

Les nouveau modèles de la série P40 jouissent en outre d’un tout nouveau design de périscope, mais aussi d’un zoom optique réel d’une puissance de 10x. La nouvelle série Huawei P40 est équipée d’un processeur Kirin 990 5G capable de prendre en charge les réseaux haut débit 5G, mais aussi les réseaux Wi-Fi 6 Plus.

Ce matériel de pointe est intégré au sein d’un boîtier compact avec écran Huaweià quatre courbes. Le Huawei P40 (8Go et 128 Go) sera commercialisé au prix de 799€, tandis que le P40 Pro (8 Go et 256 Go) et le P40 Pro+ (8 Go et 512 Go) seront respectivement au prix de 999€ et 1399€.

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La culture à portée de clic!

ALBAYANE - 4 ore 47 min fa

En ces temps de confinement, d’enfermement et d’isolement, l’art et la culture sont des véritables issues non seulement pour laisser filer le temps mais aussi pour se cultiver, s’évader, s’épanouir et s’ouvrir sur d’autres imaginaires, cultures et civilisations.

En cette période cruciale, notre quotidien aura-t-il un sens sans arts, sans cette bouffée d’air ô combien enrichissante et amusante ? Absolument pas. En effet, sur les plateformes digitales, un produit artistique, cinématographique important est accessible à portée de clic pour le bonheur de tout le monde.  Des visites virtuelles de musées depuis chez soi, des concerts musicaux à suive en live, des films à découvrir et des livres à lire depuis son canapé sont disponibles gratuitement en streaming, exclusivement en cette période. Une double raison pour rester chez soi !

Des visites virtuelles pour le plaisir des yeux

Au Maroc, la Fondation nationale des musées (FNM) a proposé aux férus des arts plastiques et visuels des visites virtuelles afin de découvrir les grandes signatures de la peinture, de la sculpture mondiales exposées dans les musées placés sous sa tutelle. «Une visite virtuelle des expositions phares ayant eu lieu dans les musées sous sa tutelle, ce à travers une immersion virtuelle à 360° dans plusieurs collections et œuvres, accompagnée de guides vidéo et de textes explicatifs sur différentes thématiques en lien avec les expositions», a souligné la FNM dans un communiqué de presse. Déjà, les visiteurs pourront découvrir et redécouvrir sur le site (http://picasso.visite360.ma/) la collection « Face à Picasso » dont l’exposition a eu lieu du 17 mai au 31 juillet 2017 au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI), et qui a enregistré près de 39.000 visiteurs.

De la musique avant toute chose!

Pour ce qui est de la musique, la Fondation Ténor pour la Culture était l’une des premières institutions à démocratiser la musique au près du public en diffusant des concerts en streaming live gratuit.

Ainsi, après avoir annoncé l’annulation de plusieurs manifestations et programmations artistiques et musicales à cause de Covid-19, la Fondation Ténor pour la Culture a fait le choix  du streaming live gratuit pour renouer le lien avec les mélomanes en offrant 3 concerts de musique par semaine. Une initiative à saluer en ces temps où les concitoyens ont besoin plus que jamais des arts et des cultures.

Par ailleurs, cette offre musicale est proposée chaque mardi, mercredi et jeudi à 19h par les musiciens et professeurs de l’Orchestre Philharmonique du Maroc, de l’Ecole Internationale de Musique et de Danse et du Programme socioculturel Mazaya ; sur les réseaux sociaux et plateformes entre autres Instagram, Facebook et Youtube de l’Orchestre Philharmonique du Maroc.

Ces concerts diffusés en streaming live dureront  30 minutes de musique. Au menu,  ‘’Bach, Suite pour violoncelle n°1 Beethoven, Rondo pour alto et contrebasse Haydn, Quatuor à cordes opus 76 n°1’’,’’Mozart, Sonate pour piano et violon en mi mineur Brahms, Sonate pour piano et violon en sol majeur Schumann, Sonate pour piano et violon en ré mineur, ‘’Beethoven, Sonate pour piano et violon n°5 dite «Le Printemps»’’.

Que vaut la vie sans le cinéma?

Et pour poétiser son confinement et meubler ses longues journées et soirées, le Centre Cinématographique Marocain (CCM) offrira en accès libre, à partir du mardi 31 mars à 16h, une série de 25 longs métrages récents qui sera mise sur son site web https:/www.ccm.ma. Ainsi, les cinéphiles et les mordus du cinéma marocain profiteront de chaque film qui sera mis en ligne pendant 48h. Cette programmation, souligne le CCM dans un communiqué de presse, est prévue jusqu’à la fin du mois de Ramadan.

Une autre initiative a été lancée par la réalisatrice et productrice marocaine Izza Genini ayant partagé sur internet sa production cinématographique en proposant chaque semaine un documentaire. En attendant d’autres initiatives des cinéastes et instituions culturelles.

La culture universelle à portée de clic…

Dans le cadre du 7e art toujours, Open Culture (http://www.openculture.com) est une véritable fenêtre pour les férus du 7e art mondial.  Ce site propose à ses visiteurs plus de 1500 productions cinématographiques à découvrir gratuitement, dont les films de grands noms du cinéma entre autres ; Christopher Nolan, Tim Burton, Stanley Kubrick, Alfred Hitchcock.

Et ce n’est pas tout ! La plateforme Madelen de l’institut national de l’audiovisuel (INA) a été ouverte gratuitement pendant trois pour que le grand public puisse savourer  les petits bijoux  du cinéma français. Sur son site (https:/madelen.ina.fr), les amoureux des séries, spectacles, longs métrages, documentaires ont droit à pas moins de 13.000 œuvres mises en ligne.

La culture muséale a le vent en poupe. En effet, grâce à la plate forme digitale «Google arts et culture», les férus de la peinture, de la sculpture, de l’art contemporain pourront visiter, virtuellement, plus de 500 musées dans de différents continents. Pour ce faire, les musées du Louvre, le Metropolitan Museum of Arts à New York, le British Museum à Londres, le Rijks Museum à Amsterdam, le Musée du Prado à Madrid, le musée du Vatican, le Centre Pompidou , le musée du Quai Branly ont offert en accès libre des visites, des séries documentaires guidées sur leurs sites web et réseaux sociaux.

Les ténors de l’Opéra s’invitent chez vous

Restez à la maison, les grands classiques de l’opéra s’invitent chez  vous. A l’instar des musées, les salles d’opéra ont opté le streaming gratuit pour diffuser leurs œuvres musicales. Un vrai régal ! Sur son site (https://www.metopera.org/user-information/nightly-met-opera-streams/), le Metropolitan Opera partage chaque soir à partir une de ses œuvres emblématiques  entre autre La Bohème de Puccini, La Traviata de Verdi, Eugène Onéguine de Tchaikovsky pour le bonheur du grand public.

Mohamed Nait Youssef

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Issam-Eddine Tbeur: «la peste soit sur le Coronavirus !»

ALBAYANE - 4 ore 57 min fa

Des écrivains à l’heure du Covid-19

Notre état de confinement actuel est inédit, pour les très mauvaises raisons que nous connaissons : un virus mal nommé, dont la létalité exponentielle fauche des milliers de vies et fait vaciller les plus solides empires économiques, obligeant le quart de la population humaine à se terrer chez elle.

Las ! Les microbes ont leurs raisons que notre raison ignore. Et comme ces germes malfaisants sont vicieux (ils mutent continuellement et s’entêtent à résister à nos remèdes), ils ne choisissent jamais non plus la bonne saison pour s’inviter en nous. Celui qui nous pourrit la vie en ce moment a bien mal choisi son timing pour entamer sa saison migratoire. Pile en pleine transition printanière ! Nous voilà sommés de garder nos maisons, et de ne les quitter que pour d’urgentes et nécessaires commissions.

Nous devons ignorer l’appel de la nature, faire sourde oreille aux sirènes tentatrices du printemps : ce sont, nous dit-on, créatures aux dents et aux griffes acérées, de taille microscopique certes, mais qui vous pénètrent insidieusement dans le nez et la gorge et vous asphyxient les poumons, jusqu’à ce que mort s’ensuive… Nous crèverons loin de nos proches, sans même une cérémonie funéraire digne de ce nom, et nous nous retrouverons au fond d’une fosse commune, jetés pêle-mêle, sans distinction d’âge ou de genre…

Voilà ce que le Coronavirus nous promet : une hécatombe digne des plus sinistres dystopies; et avant de mourir de cette mort-là, une véritable saison en enfer nous attend ici-bas. On devine ce qu’une claustration de plusieurs semaines avec sa famille (je parle en général) peut signifier. Quand certains bons pères de foyer auront découvert les joies ignorées de la vie domestique, les enchantements partagés du confinement conjugal et le plaisir des devoirs scolaires à faire faire à une marmaille en pleine confusion calendaire (vacances ou pas vacances?), nous les entendrons tous, ces braves pères de famille, s’écrier (paraphrasant sans le savoir Camus, Sartre et Gide) : «La peste soit sur le coronavirus ; on est fait comme des rats ! L’enfer c’est les autres ! Famille, je vous hais!»…

On compatira doucement au désarroi de cette engeance ingrate, qu’un vulgaire microbe aura privée de ses lieux uniques de divertissement : café, stade de foot et mosquée, fermés jusqu’à nouvel ordre.

Oui, sacré Coronavirus ! Et voici qu’à mon tour je me trouve sollicité pour raconter mon expérience d’écrivain marocain confiné (je ne sais pas qu’une telle catégorie existe, ni que je fasse partie, et que le fait de nous entendre témoigner de notre claustration soit d’une si grande utilité).

Mais bon, par ces temps d’oisiveté généralisée et d’égotisme assumé, ne boudons pas notre plaisir. J’avoue cependant n’avoir rien d’intéressant à raconter, à part que je n’appartiens pas à la catégorie sociale évoquée ci-avant (les pères de famille ingrats)… du moins veux-je bien le croire. Je n’ai pas l’habitude de m’attarder dans les cafés et ne fréquente ni stade de foot ni mosquée, sans doute par aversion naturelle pour la foule. Je loue le ciel de m’avoir d’ailleurs pourvu de cette phobie, qui se révèle salutaire en ces temps de psychose collective.

L’interdiction des bains de foule a justement été adoptée en mesure prophylactique d’urgence : la preuve que j’avais raison ! Sans oublier le fait que mes habitudes casanières m’ont rendu facile le glissement dans le confinement, que je découvre être un état plus que supportable… je dirais même agréable. Cela dit, si je n’ai aucun problème à rester enfermé des jours durant entre quatre murs, je comprends que l’expérience puisse avoir quelque chose de traumatisant pour mes congénères.

C’est ce que prétend Blaise Pascal : «Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose,  qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre». A relire d’autres auteurs aussi peu rigolos que Pascal, Sartre et Camus en l’occurrence, on finirait par s’en convaincre. Ceci dit, force m’est d’admettre que ces philosophes, fins connaisseurs de notre nature profonde, ont vu juste. Un même fond d’angoisse et de psychose nous définit ; état qui a tendance à s’exacerber en temps de quarantaine, de huis clos ou de face à face avec notre finitude. Mais même si je me convaincs de ça, je ne saurais dire ce que le confinement révèle en moi sur le plan existentiel. Je n’en suis heureusement pas à ce point de déprime «philosophante».

Par contre, ce que le confinement a changé dans mes habitudes d’écriture ? Là, je peux moyennement répondre à une question aussi prosaïque, au risque de remuer quelques poncifs de circonstance, que tout bon écrivain confiné se doit d’énumérer : ses lectures, son rapport au temps et son rituel d’écriture. Pour ce dernier point, je dirai rapidement que le Coronavirus n’a pas changé d’un iota mon indiscipline d’écriture : cela a toujours été chaotique et intermittent, et ça le reste.

Quant à mon expérience du temps… disons que les effets du confinement sont nettement plus perceptibles : je ne suis plus astreint à la moindre espèce de «rendez-vous», et c’est une aubaine. Ce n’est que maintenant d’ailleurs que je mesure la violence injonctive de cette expression : Rendez-vous ! Devoir se rendre, à heure précise, hors de son lit, à son lieu de travail, chez le médecin, à la préfecture, etc.

C’est d’une coercition inouïe ! Maintenant, et jusqu’à nouvel ordre, cette expression se trouve remplacée par une autre plus apaisante, à la douce consonance italienne (le terme est d’ailleurs un italianisme, qui signifie littéralement «ne rien faire»). Vous avez deviné : c’est le farniente. Ah ! le joli mot, qui chante tant de belles et infinies promesses de repos et de… procrastination (terme plus râpeux à prononcer, mais porteur lui aussi de sérieuses promesses d’oisiveté, lot de tout écrivain ou artiste paresseux, qui sait qu’il doit faire, mais qui ne fait rien, en attendant que l’envie de faire lui vienne…).

Voilà, si je dois résumer en un mot ma réponse à la double question qui motive ce témoignage : comment gérez-vous, cher auteur, votre temps d’écriture ? Je répondrai : je procrastine! Heureusement d’ailleurs que vous m’avez sollicité pour publier ce fragment de journal de confinement, qui commence et s’arrête aux limites de cette page. Cela m’a forcé à écrire ce que vous êtes en train de lire.

Merci pour votre attention. Maintenant que c’est fait, il est temps pour moi de revenir à mes velléités anciennes : achever un roman en souffrance depuis deux ans, boucler un recueil de nouvelles sur le feu depuis quelques mois… et d’autres projets à l’avenant. Mais je ne vous abandonnerai pas sans un conseil de lecture, cela va de soi. Rassurez-vous, il ne s’agit pas de La Peste de Camus (tout le monde en parle comme LA lecture du moment, soit disant pour mieux comprendre nos peurs de l’épidémie nouvelle : c’est comme de vouloir éteindre un incendie avec de l’essence !). Non, c’est d’un petit bijou littéraire que je veux vous entretenir, un journal de claustration qui se lit comme un manuel à usage des confinés comme nous.

C’est le récit – fait à la première personne – d’un homme devant passer quarante-deux jours dans une chambre, et qui tient pendant cette quarantaine forcée un carnet tissé d’humour fin et de spiritualité légère, comme seuls les auteurs de la fin XVIIIème Siècle savent en faire. Il s’agit de Xavier de Maistre, et le texte a pour titre Voyage autour de ma chambre. Tout un programme pour nous autres, gens de lettres ou pas, dont le lot commun est de trouver une échappatoire à l’ennui et à l’angoisse existentielle qui nous pendent au nez.

De Maistre, du fond de cette belle époque finissante des Lumières, nous adresse ce message éclairant : « Mon cœur éprouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infini de malheureux auquel j’offre une ressource assurée contre l’ennui et un adoucissement aux maux qu’ils endurent ». Y a-t-il meilleure intention au monde ? Ne me remerciez pas. Lisez ce texte (en consultation gratuite sur Internet) et vous m’en direz des nouvelles.

A bon.n.e confiné.e, salut ! Et notre salut (en attendant le remède miracle qu’on nous promet) est dans la littérature… de loin le meilleur des placébos.

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Confinement : Le CCM met en ligne une série de longs métrages marocains

Aujourd'hui le Maroc - 5 ore 16 min fa

Il s’agit d’une liste comprenant 25 films plus ou moins récents

Compte tenu des mesures de confinement, le cinéma se déplace désormais jusqu’à votre maison. A partir du 31 mars, le Centre cinématographique marocain (CCM) propose une série de longs métrages marocains en ligne, à partir du mardi 31 mars. Une excellente nouvelle pour les petits et grands cinéphiles.

«Le CCM a sélectionné une liste qui se veut éclectique et multi-publics, comprenant 25 films, plus ou moins récents, déjà en format numérique, et dont la carrière commerciale est achevée», indique le communiqué du CCM. Et d’ajouter que «chaque film sera mis en ligne sur le site du CCM pendant quarante-huit heures et sera visible à toute heure de la journée et de la nuit, permettant ainsi au plus grand nombre de cinéphiles au Maroc et à l’étranger de revoir ou de découvrir, à la convenance de chacun, la richesse de notre patrimoine cinématographique». La diffusion des films se fera par ordre alphabétique. La liste des œuvres et la date de leur diffusion sera disponible sur le site www.ccm.ma dès lundi 30 mars à 16h.

Selon la même source, «cette programmation est prévue jusqu’à la fin du mois de Ramadan et pourra être, éventuellement, reconduite au besoin». A cet effet, le CCM tient à remercier, à cette occasion, tous les ayants droit qui ont accepté cette diffusion gratuite avec enthousiasme et générosité.

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Port d’Agadir : Hausse de 7% de l’activité

Aujourd'hui le Maroc - 5 ore 16 min fa

Il a traité un trafic total de 1,65 million de tonnes au 23 mars

Cette évolution positive provient essentiellement de la progression des importations. Cette tendance haussière s’explique également par l’augmentation du trafic des aliments de bétail et du charbon.

Le port d’Agadir a assuré le transit d’un trafic global de 1.650.190 t au 23 mars courant, en hausse de 7% par rapport à la même période de l’année dernière et continue ses activités en dépit d’un contexte marqué par la crise de la pandémie du Covid-19.
Cette évolution positive provient essentiellement de la progression des importations. Cette tendance haussière s’explique également par l’augmentation du trafic des aliments de bétail et du charbon.
Selon un communiqué de l’Agence nationale des ports (ANP), «en ce moment de crise sanitaire, le port d’Agadir a mis en place un ensemble de dispositifs permettant d’assurer la continuité de ses activités en termes d’accueil des navires et de réception des marchandises aussi bien à l’import qu’à l’export».
Les mesures arrêtées sur la base des consignes sanitaires mises en place par les autorités compétentes et en concertation avec les différents intervenants portuaires ont démontré leur pertinence, puisqu’elles ont permis d’assurer une continuité des activités dudit port.D’après le même document, «grâce à l’engagement de l’ensemble des partenaires de l’ANP, qui concourent à l’accueil des navires et au transit des marchandises, le fonctionnement du port n’a pas été impacté par les retombées du Covid-19. Les produits de première nécessité (céréales, aliments de bétail, huile alimentaire, hydrocarbures, produits alimentaires…) continuent leur transit de manière normale et sans incident».

Sur le plan purement sanitaire, l’ANP a mis en place plusieurs mesures et dispositifs sanitaires visant la prévention contre la propagation du virus et la protection de l’ensemble des usagers du port en application notamment des recommandations du ministère de la santé, du ministère de l’intérieur et du ministère de l’équipement, du transport de la logistique et de l’eau.
«Grâce aux résultats enregistrés à l’échelle du port d’Agadir, qui ne sont que la traduction d’un engagement de citoyenneté exemplaire, l’ANP tient à remercier vivement tous les acteurs portuaires (administrations, différents corps d’autorité, organes de contrôle, opérateurs de terminaux, Douane, PortNet, agents maritimes, transitaires, professionnels de transport, associations et fédérations professionnelles…), pour leur accompagnement et leur forte contribution pour assurer la continuité des activités du Port d’Agadir», poursuit le communiqué.

Pour rappel, une nouvelle liaison maritime a été établie, dédiée aux conteneurs frigorifiques, entre Agadir et Port-Vendres (France), à raison d’une escale par semaine. Fruit de plusieurs réunions de préparation et de coordination entre les divers partenaires, aussi bien au niveau local qu’au niveau central de l’armateur CMA CGM, cette nouvelle ligne maritime ambitionne de convertir le trafic TIR (utilisant la plateforme portuaire de Tanger Med) en conteneurs frigorifiques exploitant les infrastructures portuaires d’Agadir.

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Cnuced: Secousses sur les IDE

L'economiste - 5 ore 21 min fa

«Les estimations actualisées de l’impact économique et les révisions des bénéfices des plus grandes entreprises multinationales suggèrent que la pres­sion à la baisse sur les investissements directs étrangers (IDE) pourrait être de -30% à -40% en 2020-2021», relève la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) dans ses dernières projections.

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Pour faire face à la propagation du COVID-19 : Une solution gratuite de travail à distance lancée par Microsoft

Aujourd'hui le Maroc - 5 ore 24 min fa

Microsoft a annoncé qu’elle mettra gratuitement à la disposition de ses clients, son programme Microsoft Teams (qui fait partie d’Office 365) de travail à distance.

«Chez Microsoft, et particulièrement en ces temps difficiles, notre principale préoccupation n’est nulle autre que le bien-être de nos employés et celui de nos clients. En proposant notre programme au plus grand nombre possible de personnes, nous espérons contribuer à la préservation de la santé et de la sécurité publiques à travers une facilitation maximale du travail à distance», explique Jared Spataro, vice-président de Microsoft 365. En effet, Teams (qui fait partie d’Office 365) est un outil de collaboration par chat qui permet à des équipes, distantes et dispersées, de travailler ensemble et de partager des informations au sein d’un espace commun.

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3e phase de Green & Smart Building Park à Benguérir : L’appel d’offres lancé

Aujourd'hui le Maroc - 5 ore 29 min fa

La plateforme est dédiée à la recherche dans le domaine de la construction durable

L’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) renforce ses infrastructures de recherches. Il vient de lancer un appel d’offres, en collaboration avec l’Agence de coopération internationale coréenne (KOICA), pour la construction de la troisième phase de la plateforme de recherche et d’innovation «Green & Smart Building Park» qu’abritera l’écosystème de l’Université polytechnique Mohammed VI de Benguérir. En effet, cette 3ème phase, dont l’estimation budgétaire s’élève à 19.646.189 MAD (HT), s’intègre dans un projet global, étendu sur quatre hectares.

Il comprendra des laboratoires indoor couvrant toute la chaîne de valeur de la recherche dans le domaine de la construction durable (caractérisation mécanique, thermique et acoustique des matériaux ainsi que des laboratoires de simulation, de modélisation et d’émulation électrique). «Cette plateforme regroupera également des laboratoires à ciel ouvert, miniature de la ville de demain, pour le test des matériaux, d’équipements et la gestion de l’énergie faisant d’elle l’environnement idéal pour pousser et renforcer les capacités en ingénierie, en recherche & développement ainsi qu’en innovation», indique l’Iresen.

Notons que la deuxième phase de «Green & Smart Building Park» a été lancée en septembre 2019. Il s’agit d’une plate-forme innovante dédiée à la recherche & développement dans le domaine du bâtiment vert, efficacité énergétique, réseaux intelligents et mobilité durable, et l’intégration des énergies renouvelables. La plateforme se fixe comme objectif de réduire la consommation énergétique dans le secteur du bâtiment de 15% à l’horizon 2030 et à développer de nouvelles solutions intelligentes pour le bien-être des habitants.

Un budget de 220 millions de DH y a été injecté pour concevoir entre autres des laboratoires de la construction durable avec un smart campus de 14 maisonnettes et Test Fields pour l’incubation de start-up, des laboratoires réseaux intelligents, un aménagement voirie et réseaux divers, un village solaire.
Pour rappel, l’Iresen est un institut de recherche créé en 2011 par le ministère de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, et plusieurs acteurs clés du secteur énergétique au Maroc pour accompagner la stratégie énergétique nationale en soutenant la R&D appliquée dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies nouvelles. L’institut se positionne dans le domaine de la R&D à travers son agence de moyens et son centre de recherche, offrant ainsi plusieurs opportunités pour la création de synergie entre le monde socio-économique et le monde scientifique autour de projets collaboratifs de R&D.

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Marocains bloqués à Sebta: La situation se complique!

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Confinés dans un centre sportif, les travailleurs transfrontaliers marocains assurent manquer de tout, même de mesures d’hygiène (Ph. DC)

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