Marocco

Boeing fait le point sur son écosystème de fournisseurs au Maroc

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 19:14

Deux ans après la signature du protocole d’accord avec le gouvernement marocain, Boeing et le ministère de l’Industrie font le point sur la progression de de l’écosystème de fournisseurs aéronautiques au Royaume.

Lors d’un point de presse tenu le 18 février à Casablanca, Douglas Kelly, responsable senior du Supplier Management de Boeing Commercial Airplanes, a informé que neuf fournisseurs de rang 1 et 2 (directs et indirects) bénéficient aujourd’hui de ce protocole. Deux d’entre eux, Hutchinson et TDM Aerospace, ont obtenu leurs contrats pour devenir des fournisseurs directs de Boeing. Les sept autres, dont « les noms seront révélés ultérieurement », sont en cours de finalisation de contrat.

Entre temps, Boeing a cartographié les capacités marocaines avant d’aller chercher les chainons manquants. Derrière ces signatures, beaucoup de temps et d’effort de sélection ont été nécessaires. Selon D.Kelly, le géant américain de l’aéronautique a contacté plus de 250 fournisseurs depuis septembre 2016. Le représentant de Boeing a rappelé les exigences commerciales de son entreprise en matières de capacités, de qualité, de compétitivité et de respect des délais de livraison, indiquant qu’elle s’est engagée à promouvoir la destination Maroc auprès de sa propre chaîne de fournisseurs.

« Dans une industrie comme l’aéronautique où le cycle est long, la prise de décision et la signature de contrats nécessitent du temps. Le fait que 9 fournisseurs sont venus s’installer au Maroc est un signal fort en faveur de l’économie marocaine, de son industrialisation et de son infrastructure, et à la facilité d’y faire du business, ce que nous n’avons expérimenté nulle part ailleurs », poursuit le responsable.

M.Kelly a rappelé que le défi pour Boeing était de s’installer dans un environnement qui offre à la fois un avantage compétitif en termes de coûts et une main d’œuvre hautement qualifiée. « Il est relativement facile de trouver des pays qui remplissent le premier critère, mais pas le second », justifie-t-il l’intérêt de la présence du Groupe au Royaume.

Ali Seddiki, directeur des industries aéronautiques, ferroviaires, navales et des énergies renouvelables au ministère de l’industrie, a révélé pour sa part que ce nombre est appelé à augmenter en 2019, et que les discussions sont à un stade avancé avec un bon nombre d’autres fournisseurs.

Selon lui, le taux d’intégration locale de l’industrie aéronautique a augmenté de 16% en 2016 à 29% en 2017, et que le ministère ambitionne de le voir atteindre 35% à l’horizon 2020.

Les caps communément fixés par Boeing et le gouvernement marocain pour cette plateforme de sourcing sont dans le même ordre de grandeur. A terme, le programme en faveur des fournisseurs de Boeing devra créer 8 700 emplois spécialisés (le minimum requis pour cette industrie complexe étant un bac+2, précise M.Seddiki), et générera un chiffre d’affaire annuel qui dépassera un milliard d’euros (un cap atteignable en 2028).

 

Categorie: Marocco

CDD ou intérim, que faut-il privilégier ?

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 17:43

Contrats à durée déterminée (CDD), intérim, contrats Anapec.Le Contrat à durée indéterminée (CDI) n’est plus la norme sur le marché de l’emploi. Cette forme de flexibilité est venue répondre à plusieurs attentes. Pour les entreprises, il s’agit de réduire la rigidité de leur structure et accompagner les fluctuations de moins en moins prévisibles et maîtrisées de leurs activités. Pour l’Etat, le développement des emplois à durée limitée constitue une réponse indirecte au problème du chômage.

Ces types de contrats sont donc très prisés sans que la loi ne soit toujours respectée par les entreprises, par méconnaissance ou délibérément en essayant d’abuser de la fragilité sociale des demandeurs d’emploi. Mohamed Benouarrek, DRH dans un groupe industriel, tire la sonnette d’alarme en précisant qu’il faut faire attention à la situation provisoire qui peut durer.

Effectivement, que ce soit l’intérim ou le contrat CDD, ces contrats précaires en vogue sont strictement encadrés par le code du travail. Par exemple, l’intérim ne peut être utilisé dans le cadre de l’activité normale et permanente de l’entreprise. Comme pour le CDD, on ne peut y recourir que pour assurer des tâches limitées dans le temps et il faut que ce soit des cas précis. Les règles qui s’appliquent au CDD et à l’intérim sont tout à fait identiques avec toutefois quelques nuances.

En ce qui concerne la durée, celle-ci est d’un an pour le CDD avec la possibilité de renouveler le contrat une seule fois. On peut donc aller jusqu’à 24 mois. Pour l’intérim, la période est de trois mois, renouvelable une seule fois, ce qui ne peut excéder six mois au total. De ce fait, en termes de flexibilité, la durée d’intérim ne répond pas aux besoins du marché. C’est pénalisant aussi bien pour l’entreprise cliente, la société d’intérim que l’intérimaire lui-même. Pour le salarié, le CDD a plus de visibilité que l’intérimaire. Il sait qu’il dispose d’une durée plus ou moins longue sur sa mission.

Les entreprises peuvent très vite faire le choix pour diverses raisons, dont des charges moindres en comptabilité. Alors que le CDD est pour un salarié à part entière pour l’entreprise, l’intérimaire, lui, est un employé pour la société d’intérim. Et donc, l’entreprise est exempte des charges sociales et autres.
Autre avantage pour l’intérim, la souplesse dans les termes du contrat.

La durée plus ou moins longue des missions explique en partie le choix des industriels pour les CDD

Toutefois, l’intérim présente un avantage en matière de souplesse. «L’intérimaire peut à tout moment cesser sa collaboration s’il estime que la mission ne lui convient pas, et ce, sans préavis. Par contre, la loi oblige le CDD à payer le reliquat des mois restants s’il estime toutefois arrêter sa mission avant la fin de la durée convenue», note M. Benouarrek.
«Côté secteurs, les services et principalement l’industrie sont les plus gros pourvoyeurs de ces contrats. En revanche, les banques et assurances le sont de moins en moins pour des volumes plus modestes», note pour sa part Patrick Cohen, DG de Crit Maroc.
Côté profils, informaticiens, assistantes, secrétaires, comptables, télé-opérateurs, agents de production, ouvriers spécialisés, merchandisers…, ce sont généralement les profils demandés sur le marché, que ce soit pour un CDD ou pour un intérimaire. Les CDD sont majoritairement présents dans l’industrie. La durée plus ou moins longue des missions explique en partie le choix, par ce secteur, de ce type de contrat.
Si l’on se situe du côté du salarié, Mohammed Benouarrek reconnaît que le titulaire d’un CDD est mieux loti que l’intérimaire et même le CDI, surtout pour des postes sensibles. «Un profil en CDD peut coûter cher en termes de rémunération qu’un candidat en CDI, encore plus en intérimaire. La durée ponctuelle de la mission y est pour quelque chose, mais aussi la qualité de la prestation».
De même que le titulaire du CDD fait partie intégrante de la société. Il peut notamment bénéficier de certains avantages accordés par l’entreprise au même titre que les CDI (prime de fin d’année, primes de fêtes…).
En ce qui concerne l’intérim, les besoins portent essentiellement sur des profils peu qualifiés ou des activités tertiaires. Alors que l’intérim cadre n’arrive toujours pas à percer, les CDD sont majoritairement des ingénieurs ou des chefs de projets qui travaillent sur des missions plus ou moins longues. Et donc, leur statut au sein de l’entreprise est beaucoup plus apprécié que l’intérimaire.
Ceci dit, l’intérim présente aussi quelques avantages pour le salarié. Généralement, l’agence d’intérim lui confiera rapidement une autre mission une fois celle en cours terminée, alors que le CDD est obligé de repartir à la chasse à l’emploi tout seul. De plus, l’intérimaire est mieux conseillé sur l’entreprise cliente.
Pour cet autre DRH, ces formules sont avantageuses en termes de flexibilité, surtout pendant les périodes de pic. Cependant, les organisations syndicales voient d’un mauvais œil leur développement. «Ces contrats sont assimilés à une forme de précarisation des salariés, affaiblissant davantage la régularité et la pérennité des revenus pour une catégorie socioprofessionnelle déjà en difficulté», précise un consultant.
Il n’y a pas que les ressources externes pour faire face à des besoins ponctuels ou pour contenir les charges salariales «L’entreprise peut privilégier d’autres possiblités. Bien que nous ayons recours aux CDD pour des raisons précises, nous développons aussi bien la polyvalence et la rotation au sein de nos équipes. Cela permet de mieux les valoriser et de dupliquer les connaissances en interne afin de mieux préparer la relève. Plus vous organisez et planifiez vos emplois en interne, moins vous avez recours aux contrats CDD et intérim et vice-versa. De même que nous développons la pratique des stages dans le cadre de conventions avec les écoles et universités de la place. C’est l’occasion pour dénicher de bons profils afin de leur proposer des contrats pré-embauche par la suite», explique M. Benouarrek.

A Lire aussi :

CDD ou intérim : Trois questions à Patrick Cohen, DG de Crit Maroc.

Categorie: Marocco

CDD ou intérim : Trois questions à Patrick Cohen, DG de Crit Maroc

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 17:42

Patrick Cohen, DG de Crit Maroc


La Vie éco : CDD, intérim… les contrats à courte durée se multiplient davantage et pour cause les entreprises restent prudentes sur leur effectif. Quelle est la tendance du marché ?

n La flexibilité est un outil indispensable pour les entreprises qui vivent un contexte de forte variabilité et de visibilité réduite. Et il faut le dire, elles ne sont pas bien servies. Il n’y a toujours aucune évolution du Code du travail qui va bientôt avoir 15 ans !
Il est difficile d’apprécier, en volume, le marché du travail pour ces deux formules. Selon la nature des besoins des entreprises, la balance penche soit pour l’intérim, soit pour le CDD. L’avantage de l’intérim est évidemment que le salarié est géré par les prestataires.
Chez CRIT, nous offrons à nos clients une solution de flexisécurité totalement transparente qui offre beaucoup d’avantages aux entreprises et aux salariés.
Le choix des entreprises est limité par la législation du travail. La durée limitée des deux options oblige les entreprises soit d’être dans la légalité ou de prendre le risque de requalification en CDI.
Si on parle de durée, le code du travail avantage le CDD par rapport à l’intérim par la durée du contrat : un an pour le CDD avec la possibilité de renouveler le contrat une seule fois (mais il est rigide : quasiment impossible de rompre un CDD sauf pour faute grave).
Pour l’intérim, la période globale ne peut excéder six mois.
De ce fait, en termes de flexibilité, la durée d’intérim ne répond pas toujours aux besoins du marché. C’est pénalisant aussi bien pour l’entreprise cliente, la société d’intérim que l’intérimaire lui-même.
Pour le salarié, le contrat de travail intérimaire est plus intéressant en termes de poursuite de carrière. Celui ou celle qui est en fin de mission a plus de chance de retrouver rapidement, un emploi. Dans nos agences CRIT, nous priorisons nos collaborateurs par rapport à un(e) primo demandeur. L’agence qui le connaît et a pu apprécier ses compétences lui confiera une autre mission. Un salarié en fin de CDD doit repartir à la chasse à l’emploi une fois son contrat terminé.

Par secteurs, quels sont les plus gros pourvoyeurs ?
Pour 2018, la demande de nos clients émane à 63% de l’industrie, 25% des services et 12% du BTP.
Une évolution notable la demande des PME. Nous déléguons beaucoup de profils tertiaires & fonctions support, souvent dans le cadre de pré-embauche.

Les jeunes diplômés sont-ils concernés par des contrats CDD ou par de l’intérim ?
Assez peu pour un premier emploi, mis à part la formule de contrat pré-embauche qui fonctionne parfaitement et permet aux entreprises de mieux jauger les candidats et de les recruter à l’issue du contrat d’intérim.
C’est souvent le cas des structures qui progressent rapidement en effectif et n’ont pas forcément les services RH adaptés à cette montée en charge. Elles ont donc recours à nos services pour sélectionner les profils selon leurs critères particuliers.

A Lire aussi :

CDD ou intérim, que faut-il privilégier ?

Categorie: Marocco

Météo : les prévisions pour mercredi 20 février

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 16:49

– Temps assez froid à froid sur les reliefs, le sud-est, l’Oriental, les hauts-plateaux et l’intérieur du pays avec gelée ou verglas par endroits.

– Nuages bas matinaux et nocturnes avec formations brumeuses par endroits sur les côtes et les plaines nord et centre, le Saiss, l’Oriental et les plaines intérieures.

– Nuages bas denses sur le littoral méditerranéen et le Rif avec quelques gouttes de bruines éparses.

– Voile de nuages élevés sur le sud et ciel peu à passagèrement nuageux sur le reste nord et le centre, et clair ailleurs.

– Vent modéré à assez fort d’est sur le Tangérois et de nord sur les côtes sud, faible à modéré de secteur est sur la Méditerranée, de secteur nord à variable ailleurs.

– Températures minimales variant entre -04/01° C sur les reliefs, 02/08° C sur l’Oriental, les plateaux de phosphates et d’Oulmès, le Saiss, les plaines et les côtes nord, les versants sud-est et sur les plaines à l’ouest de l’Atlas et entre 07/13°C sur le centre, le Souss et sur les provinces du Sud.

– Températures maximales variant entre 05/10° C sur les reliefs, 10/15° C sur les hauts plateaux orientaux et l’Oulmès, 15/22° C sur l’Oriental, le Saiss, la Méditerranée, les plateaux de phosphates et d’Oulmès, les plaines nord et centre, le Sud-est, le nord des provinces du Sud et près des côtes et entre 21/26°C sur le Souss et les provinces du Sud.

– Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée et sur le Détroit, agitée à forte entre Mehdia et Tarfaya et entre Dakhla et Lagouira, devenant agitée l’après-midi, et peu agitée à agitée ailleurs.

Voici les températures minimales et maximales prévues :

Min Max

– Oujda 06 17

– Bouarfa 04 16

– Al Hoceima 10 16

– Tétouan 11 17

– Sebta 13 16

– Mellilia 12 16

– Tanger 11 18

– Kénitra 07 19

– Rabat 08 18

– Casablanca 07 18

– El Jadida 06 19

– Settat 06 19

– Safi 08 19

– Khouribga 05 18

– Béni Mellal 04 19

– Marrakech 07 20

– Meknès 06 18

– Fès 06 19

– Ifrane -01 11

– Taounate 06 19

– Errachidia 05 18

– Ouarzazate 02 17

– Agadir 10 22

– Essaouira 12 18

– Laâyoune 11 24

– Smara 10 23

– Dakhla 14 21

– Aousserd 13 27

– Lagouira 17 27

(Avec MAP)

Categorie: Marocco

Espagne : les marocains toujours au 1er rang des travailleurs étrangers affiliés à la sécurité sociale

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 16:13

Les Marocains se maintiennent à la tête du classement des travailleurs étrangers extra-communautaires cotisant à la sécurité sociale en Espagne, suivis des Chinois (103 479), des Équatoriens (70 644) et des Colombiens (61 834), précise le ministère dans un communiqué.

Le nombre total des étrangers affiliés à la sécurité sociale espagnole a atteint 1.966.699 personnes à fin janvier, en hausse de 8,3% par rapport au même mois de 2018, soit 151.607 personnes actives de plus.

En glissement mensuel, le nombre des inscrits étrangers a baissé de 1,3% en janvier dernier, soit 26 150 personnes de moins qu’un mois auparavant, note le ministère, relevant que le nombre des affiliés étrangers à la sécurité sociale est revenu en territoire négatif après avoir augmenté de 11.700 personnes en décembre.

Sur l’ensemble des travailleurs étrangers inscrits à la sécurité sociale espagnole, quelque 1 159 268 personnes sont originaires de pays extra-communautaires et 807 430 sont issus de pays de l’Union européenne.

Le nombre de Marocains établis légalement en Espagne était estimé à 692.379 personnes au 1er juillet 2018, contre 682.022 personnes au 1er janvier de la même année, soit une légère hausse de 1,5%, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique (INE).

(Avec MAP)

Categorie: Marocco

Plate-forme d’investisseurs : La 7ème édition de Hub Africa accueille l’Egypte et signe une rupture avec les anciennes éditions

Aujourd'hui le Maroc - Mar, 19/02/2019 - 15:58

«Nous souhaitons que la logique retienne la coopération dans un sens «win-win» entre grandes et petites entreprises car ces dernières ont démontré qu’elles étaient agiles et perçoivent des choses que les grandes ne voient pas forcément».

«La 7ème édition de Hub Africa a été placée sous le signe de l’Open Innovation au service de la PME africaine. Nous sommes convaincus d’une logique de RSE qui peut être portée par les PME et nous nous engageons à aller vers les start-up qui ont besoin de business pour leur ouvrir les portes d’accès au marché au même titre des grandes. Nous souhaitons que la logique retienne la coopération dans un sens «win-win» entre grandes et petites entreprises car ces dernières ont démontré qu’elles étaient agiles et perçoivent des choses que les grandes ne voient pas forcément». Zakaria Fahim, président de l’événement, plante le décor et ouvre ainsi le débat sur des sujets encore plus sensibles comme le Non Visa qui permettra un déplacement plus libre entre les partenaires de différents pays. Pour l’heure, des lettres mémorandums ont été envoyées aux principaux acteurs concernés pour lever le bouclier des frontières qui dessert, les start-up qui n’ont pas forcément les garanties requises aux portes des services consulaires…

Toujours est-il que pendant deux jours, les 12 et 13 juin prochain, Hub Africa placera l’Egypte à l’honneur qui représente un réel pont avec les pays comme le Soudan. L’hôte vient soutenir l’événement en force avec un consortium représenté, en effet, par le politicien Amr Moussa, ancien ministre des affaires étrangères, la famille Sawiris pour ne citer que Naguib, homme d’affaires milliardaire dont la fortune a été estimée à 2,9 milliards de dollars en 2019, la Fondation Shabab Independant qui porte l’African film Festival Luxor, un think tank économique et des business angels…

Bref, cette association promet de donner un vent nouveau à l’événement pour lequel les organisateurs comptent surprendre même dans le choix du lieu cette année !

«La prochaine frontière est l’entrepreneuriat et cela, plus que jamais avec l’explosion démographique. Par l’open management, nous encourageons toutes les formes d’idées tenant compte de l’environnement pour qu’elles puissent se réaliser», poursuit Alioune Gueye, commissaire général de Hub Africa. Et pour faire la rupture avec les anciennes éditions, la 7ème édition sera payante de telle sorte à éliminer d’entrée les badauds et favoriser les entrepreneurs dans la concrétisation du business. A l’exception du village des start-up, les participants devront s’acquitter d’un ticket symbolique.

Pour rappel, l’événement a drainé, depuis son lancement, 8.000 visiteurs issus d’une quarantaine de pays africains. Parallèlement aux sessions plénières, plus de 2.000 rencontres B to B ont été enregistrées. Le Bootcamp qui est devenu un rituel a pour mission de niveler les populations des participants qui diffèrent forcément tant sur le plan culturel sur le plan maturité. Quant à la Saga Africa, qui retient le tronçon Casablanca-Dakar-Casablanca, le car qui la représente permettra à 50 participants de rencontrer des entreprises et des mentors. Chaque année, l’expérience se perpétue car elle apporte beaucoup de maturité à ceux qui l’ont essayée. L’African Pitch Roadshow représente, par ailleurs, un périple de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres à travers des villes africaines; le but étant de sélectionner 3 projets par étape. Les villes de Paris et de Bruxelles ont été retenues, dans le périple, compte tenu de la forte diaspora africaine.

Cette compétition offre -comme son nom l’indique- une opportunité aux participants de présenter leur projet à un jury, de telle sorte à accroître leur aisance d’élocution mais aussi de persuasion au service des négociations futures avec des partenaires réels. Les projets qui se seront distingués bénéficieront de la plate-forme de financement en termes de Crowdfunding, partenaire de Hub Africa. Ils bénéficieront également de conseil et d’accompagnement en formation. A la clé de la réussite, un voyage de 15 jours à Singapour sera offert aux trois lauréats de la compétition. Enfin, une dizaine de prix servira à récompenser les entreprises et les dirigeants les plus méritants à la soirée de Gala des Awards.

Le compte à rebours a commencé et les organisateurs s’affairent à boucler les actions, une à une, pour une 7ème édition, placée sous le signe de l’innovation mais aussi de la rupture par rapport aux précédentes, histoire de se démarquer encore plus!

Categorie: Marocco

Azzeddine Khamrich : «Un traitement juridique doublé du plaidoyer diplomatique»

Aujourd'hui le Maroc - Mar, 19/02/2019 - 15:00

Entretien avec Azzeddine Khamrichprofesseur spécialisé dans l’affaire du Sahara

Azzeddine Khamrich, professeur à l’Université Hassan II-Casablanca, a signé, mercredi soir au 25ème Salon international de l’édition et du livre, la 2ème édition de son ouvrage «Prospection en histoire du conflit maroco-algérien : L’affaire du Sahara dans le contexte de la deuxième royauté». Il en révèle le contenu et en explicite la particularité par rapport à d’autres qui ont traité de la même question.

ALM : Comment avez-vous mené votre prospection ? Et où est-ce que vous avez puisé vos sources ?    

Azzeddine Khamrich : J’ai entrepris cette recherche approfondie en remontant à l’histoire des relations maroco-algériennes.

Celles-ci s’articulent notamment autour du dossier du Sahara. Dans mon livre, il était question de dresser une chronologie de l’évolution du conflit à propos de cette affaire. Quant à mes sources, elles sont fiables puisque j’ai fait une recherche scientifique. Dans ce sens, j’ai eu recours à des références documentées et publications d’experts dont la compétence est confirmée.

Qu’insinuez-vous par la deuxième royauté ?

En sciences politiques ou humaines, nous procédons à l’analyse de périodes historiques d’un roi ou un leader qui a marqué son règne par des qualificatifs donnés à ces durées. A elle seule, la deuxième royauté insinue la nouvelle ère de SM le Roi Mohammed VI. Son règne est marqué par le nouveau concept du pouvoir qu’il a initié après son intronisation dans le discours du Trône en 1999.

Pourriez-vous analyser le contenu du livre?

Cette publication est un plaidoyer diplomatique, politique, juridique et historique pour la marocanité du Sahara et les droits légitimes des provinces du Sud. En détail, la chronologie, que je dresse, débute depuis 1975 en passant par des faits aux niveaux national, provincial et régional. Le tout en abordant des différentes résolutions des Nations Unies pour arriver à la dernière nouveauté ayant trait au dossier du Sahara.

Qu’en est-il de l’apport de la 2ème édition ?

Il s’agit d’une version mise à jour et corrigée puisque l’affaire du Sahara est marquée par des développements. C’est pourquoi j’ai ajouté toutes les nouveautés, les résolutions ainsi que la récente rencontre, en janvier à Genève, de l’envoyé spécial de l’ONU avec les parties au conflit.

Quelle est la différence entre votre publication et celles ayant abordé le même sujet?

Tous les auteurs qui ont traité du Sahara ont abordé celui-ci selon un angle déterminé. Pour ma part, en tant que professeur spécialisé dans l’affaire du Sahara, mon livre se base principalement sur les relations internationales et le droit international. Cette deuxième discipline a adopté une position juste à l’égard du Maroc à travers les résolutions de la Cour internationale de justice outre celles de l’ONU. En outre, mon traitement juridique est doublé du plaidoyer diplomatique. L’objectif étant d’éclairer le citoyen marocain pour défendre l’affaire du Sahara par le biais de faits réels. Mon approche juridique se veut également de démontrer la manière dont le Maroc peut, dans le cadre d’une diplomatie scientifique, convaincre la communauté internationale de l’évidence de l’affaire du Sahara.

Comment l’université prend-elle en charge ses publications?

L’université prépare un espace pour les professeurs afin de publier leurs œuvres et les présenter lors du Salon. Il est vrai que certaines universités ont des contrats avec des maisons d’édition. Cependant, les productions scientifiques des professeurs sont éditées par les fonds personnels de ceux-ci dans le cadre de la recherche scientifique. Il n’existe pas vraiment de soutien de l’université et du ministère de tutelle.      

Categorie: Marocco

Casablanca : présentation de « wraqi.ma », une plateforme pour la dématérialisation des services publics

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 14:39

Ce projet, en phase pilote sous convention de partenariat avec la commune de Fès avant son éventuelle généralisation sur l’ensemble du Royaume, permet aux utilisateurs de créer un compte avec un dépôt de signature, que les entités gouvernementales pourront, ensuite, utiliser afin de pouvoir identifier l’utilisateur, l’authentifier et l’autoriser à bénéficier dudit service.

Ainsi, tout service public nécessitant la présence physique d’un citoyen tel que la légalisation de signature pourra être effectué à distance à l’aide de signatures électroniques et d’une authentification multi facteurs, ce qui est de nature à accélérer mais aussi à faciliter l’accès aux services.

Développée par la strat-up de technologie locale Algo Consulting Group (la Marocaine des e-services) qui a reçu une subvention de Microsoft dans le cadre de l’initiative « 4Afrika », cette solution d’administration en ligne utilise la machine learning, l’internet des objets et la blockchain.

Lancée en 2013, l’initiative 4Afrika vise à libérer et accélérer le potentiel de l’Afrique pour pouvoir créer une technologie destinée non seulement au continent, mais aussi au monde.

(Avec MAP)

Categorie: Marocco

Karl Lagerfeld est mort

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 14:23

Le créateur et figure légendaire de la haute couture, mais aussi photographe et éditeur, avait vu récemment sa santé se dégrader au point où il n’avait pas pu se déplacer pour saluer le public, après le défilé de la collection Printemps-Été 2019, le 22 janvier dernier.

La Maison française avait communiqué sur la grande fatigue du couturier pour expliquer cette absence remarquée.

Avec ses cheveux blancs, son col haut et ses lunettes noires, Lagerfeld était devenu au fil des années une icône et une figure incontournable de la mode à la française. Il était à la tête de trois marques (Chanel, Fendi et sa griffe éponyme).

Né à Hambourg (nord de l’Allemagne), Karl Lagerfeld aimait entretenir le mystère sur la date exacte de naissance.

(Avec MAP)

 

Categorie: Marocco

La nouvelle Peugeot 508 en rupture radicale avec la morphologie classique [Images]

La vie eco - Mar, 19/02/2019 - 14:20

Dans le segment D de la berline, plusieurs constructeurs ne jurent désormais que par le premium. Ce marché en stagnation, voire en léger rétrécissement depuis 4 années, perd du terrain face à la compétition féroce d’autres genres de véhicules (SUV notamment), et la morphologie de la grande berline classique attire difficilement une nouvelle clientèle. Ainsi, une orientation envers l’offre premium, plus variée et fournissant une marge confortable pour le constructeur, s’est installée au fil du temps.

En testant la nouvelle 508, voulue porte-étendard de la montée en gamme de Peugeot (entamée avec la 3008 et confirmée avec la 5008), l’on comprend que le constructeur français a bien assimilé la donne. Son modèle 2019, premier de la seconde génération, témoigne de la volonté irrévocable de rupture.

La 508 migre de la silhouette classique d’une berline 4 portes vers un mixe entre la morphologie agressive d’un coupé 5 portes/fastback, le sportif et le premium. La voiture dispose d’une architecture compacte, d’un design extérieur acéré et musclé, d’un intérieur spectaculaire et d’une nouvelle motorisation.

Ses dimensions reflètent ce changement radical. De 4,75m en longueur, 1,86m en largeur et 1,4m de hauteur, le véhicule est écourté de 1 cm au niveau du porte-à-faux arrière, de 2 cm à l’empattement et de 5 cm au porte-à-faux avant, ce qui lui procure un rayon de braquage de 10,5 mètres, qui est pratiquement celui de la petite 208.

Dans l’habitacle, on retrouve le i-Cockpit caractérisé par un volant compact, un écran tactile HD capacitif de 10 pouces (8/3), et un combiné tête haute à dalle numérique haute résolution (12,3 pouces). La commande de boîte automatique à huit rapports est électrique et impulsionnelle. Les sièges sont en cuir, et de nombreux rangements sont répartis dans l’habitacle, en plus d’un grand nombre d’équipements et d’aides à la conduite (vision nocturne,  régulateur de vitesse adaptatif, aide au maintien de la position en voie de circulation, différentes alertes, reconnaissance des panneaux de vitesse, etc.)

Grâce à la nouvelle plateforme de production EMP2 de PSA, le véhicule est plus léger de 70 kg, ce qui améliore sa consommation et son comportement sportif. Près de 4000 points de soudures et de 2500 points de colles ont été appliqués à la carrosserie, ce qui améliore notablement l’agilité du véhicule, sa cohésion et par conséquent ses performances routières.

La nouvelle 508 est disponible en trois finitions : Active (à partir de 339.900 dhs), Allure (à partir de 379.900 dhs) et GT Line (à partir de 439.900 dhs). Toutes sont dotées d’une motorisation Diesel 2.0l HDi, d’une puissance maximale de 180 ch et d’une boite à vitesse automatique à 8 rapports.

S’il est rare de voir une finition de base disposer de la même motorisation et de plusieurs atouts premium similaires à ceux des versions évoluées (un point positif à mettre à l’actif du constructeur), les différences résident dans le détail. La GT Line se distingue par une qualité supérieur des équipements à bord (pédalier et repose-pied en aluminium, seuils de portes avant en Inox, volant cuir perforé avec bagues chromées) ou encore des éléments entés à l’extérieur (calandre à damier et contour chromés, projecteurs Peugeot Full LED technology avec éclairage en virage statique, feux 3D Full LED adaptatifs, jantes alliage 18 » Hirone B-ton diamanté, etc).

Commercialisée au Maroc depuis décembre 2018 (et en Europe depuis octobre 2018), la 508 a reçu, le 29 janvier dernier, le trophée de la « Plus belle voiture de l’année » à la 34e édition du Festival automobile international de Paris. Une consécration que le lecteur pourra apprécier à travers ces images prises prises par La Vie éco :

 

Categorie: Marocco

Tanger : 280.000 élèves prennent part à la 4ème édition de «Mon école : valeurs et créativité»

Aujourd'hui le Maroc - Mar, 19/02/2019 - 14:00

403 établissements d’enseignement public et privé sont représentés

x Encourager la créativité et l’esprit de compétition chez les élèves, tout en promouvant leur éducation à la citoyenneté et le respect de l’environnement. C’est l’un des principaux objectifs de la quatrième édition du programme «Mon école : valeurs et créativité», dont les activités et les compétitions se déroulent du 19 février au 9 mai, sous le slogan «Confiants dans notre avenir». Ce programme – qui est le fruit d’un partenariat entre  le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la wilaya de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, l’Agence pour la promotion et le développement du nord et le Conseil de la préfecture de Tanger-Asilah – vise à rehausser la position de l’école «en tant qu’espace de compétition et d’activités éducatives et culturelles», selon les responsables de ce projet éducatif.

Comme il a été annoncé lors de la cérémonie de clôture de la troisième édition, qui a eu lieu le 10 janvier dernier, ce programme comporte cette année de grandes nouveautés en s’élargissant au préscolaire. Il réussit à réunir plus de 280.000 élèves représentant 403 établissements d’enseignement public et privé (contre 300 en 2017) relevant de la préfecture de Tanger-Asilah. L’ensemble des activités et des ateliers programmés dans le cadre de cette quatrième édition se déroule grâce à la mobilisation et la coordination des personnels et corps enseignant ainsi que les associations des parents d’élèves des établissements scolaires. Les élèves bénéficiaires de ce programme peuvent concourir dans les différentes disciplines programmées au titre de cette saison scolaire (sport, science, culture, art, psalmodie du Saint Coran, et environnement). Les épreuves se déroulent en trois étapes éliminatoires et selon un agenda bien déterminé sur l’ensemble du territoire préfectoral.

Le programme de cette quatrième édition comporte également un concours de peinture et de dessin pour les enfants du préscolaire. Les élèves bénéficient du soutien des enseignants et des encadrants tout au long des compétitions programmées dans le cadre de cet événement. Et à l’instar des trois précédentes années, les travaux de cette quatrième édition seront clôturés par la cérémonie de remise des prix aux gagnants.

Lancé en 2016, le programme «Mon école : valeurs et créativité» ambitionne de s’agrandir d’année en année en activités et en nombre d’élèves bénéficiaires. Les organisateurs ont décidé, l’année dernière, de faire participer des élèves autistes à certains concours programmés dans le cadre de la troisième édition. Leur objectif est d’aider les enfants souffrant d’autisme à mieux s’adapter et développer leur créativité à travers la création de plus d’établissements spécialisés aussi bien au niveau de la préfecture que sur l’ensemble du territoire national.

Categorie: Marocco

Semaine nationale de l’artisanat : Retour sur les temps forts de la cinquième édition

Aujourd'hui le Maroc - Mar, 19/02/2019 - 13:00

La semaine nationale de l’artisanat a pris fin dimanche dernier faisant tomber le rideau sur une manifestation offrant de belles perspectives au secteur. Tout au long de sa tenue du 9 au 17 février à Marrakech, cet événement a permis de dresser une vue d’ensemble sur un secteur qui en dépit des mutations technologiques préserve son authenticité.

La semaine de l’artisanat a été une occasion pour faire un bilan d’étape du secteur et élargir le débat sur diverses thématiques liées à l’artisanat. De multiples rencontres ont eu lieu dans ce sens. En parallèle, d’importantes annonces ont été faites à l’instar de la mise en place d’un programme visant la préservation des savoirs et savoir-faire liés à ce secteur ainsi que la mobilisation des ressources, de l’expertise et des institutions pour une pérennité du produit artisanal à travers les générations.

La filière bijouterie et joaillerie s’est invitée au débat de cette cinquième édition de la semaine nationale de l’artisanat. Un colloque a été dédié à cette filière qui connaît un grand engouement aussi bien au niveau national qu’international. Administrations, institutions concernées et professionnels ont débattu de l’état actuel de cette branche artisanale ainsi que de ses perspectives d’avenir. Le débat a été enrichi par des témoignage de maîtres artisans qui sont venus éclairer la nouvelle génération d’artisans quant à l’importance de sauvegarder ce savoir-faire. Le débat engagé s’inscrit également dans le cadre des efforts fournis par la tutelle pour relancer la filière à travers l’élaboration d’un plan stratégique qui améliorerait la compétitivité de la bijouterie marocaine dans un environnement caractérisé par une forte concurrence. 

Compte tenu de la demande croissante manifestée par les consommateurs étrangers pour le produit artisanal marocain, il était utile de discuter de l’importance que revêt l’accès aux marchés internationaux à la communauté d’artisans. L’occasion étant de présenter le projet «Easy Export», piloté par l’UPU, le département de l’industrie, le ministère du tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale et autres institutions telles que Barid Al Maghrib, l’Administration des douanes et des impôts indirects, l’Office des changes, la maison de l’artisan et Maroc PME. Ces différents intervenants ont mis en place un programme d’accompagnement au profit des mirco PME qui dominent dans le secteur.

L’objectif étant de leur simplifier les procédures d’export à l’accès au marché international à travers la mise en place d’un «guichet unique d’export» via le réseau postal Barid Bank. Rappelons que le Maroc s’est doté d’une feuille de route stratégique pour la valorisation du patrimoine culturel immatériel lié à l’artisanat. Une vision qui a été élaborée selon une approche participative, en partenariat avec l’Unesco. A l’issue de cette stratégie, un programme à court et à moyen termes a été mis en place en matière de sauvegarde des métiers en voie de disparition. Ceci passe par l’établissement d’un inventaire des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de l’artisanat en vue de leur documentation et leur préservation, la création d’un environnement social et économique favorable à leur transmission, ainsi que la valorisation des détenteurs d’un tel patrimoine et la promotion de leurs créations.

Categorie: Marocco