Niger

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L’HEURE EST A L’UNION SACREE DERRIERE LE MENA NATIONAL ET SES RESPONSABLES

Tamtaminfo - Fri, 15/10/2021 - 18:16

Certes, les deux défaites du Mena national pourraient soulever un tollé et c’est légitime mais n’oublions jamais que le même Mena national avait nourri son peuple avec des joies immenses s’agissant des qualifications historiques aux CAN et CHAN.

En football tout comme dans tous les sports, l’on ne gagne pas toujours et ce n’est pas parce qu’on a perdu qu’on oublie toutes les victoires acquises avec honneur et dignité  au point de verser dans l’intolérance et l’incompréhension sans commune mesure.

Le Mena national a perdu en aller – retour contre une équipe algérienne au mieux de sa forme comptabilisant plus de trente (30) matchs sans aucune défaite. Cela fait, effectivement, mal voire très même mais ainsi va le sport.

L’on ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain, des grandes nations de football comme le Brésil qui avait perdu 7 à 1 sur ses propres installations à l’occasion de la coupe du monde avaient connu des défaites comme celle que le Mena national vient d’enregistrer et cela ne les a pas empêchés de redonner de l’espoir à leurs peuples avec des nouvelles victoires éclatantes.  

Le football n’est donc pas une science exacte. Des grandes équipes ont mordu la poussière face à des équipes jugées pourtant faibles et cela ne les a pas empêché de relever la tête par la suite. C’est cela la loi du sport.

Nous avons certes perdu en aller-retour, mais ce n’est pas la fin du monde. Au contraire nous devons redoubler d’efforts pour nous ressaisir, nous unir derrière le Mena et lui apporter le soutien nécessaire qui fera la différence. Le match avec l’Algérie doit nous servir de tremplin pour des lendemains meilleurs.

Toutes et tous derrière le Mena national et ses responsables pour remonter la pente, ne dit – on pas que l’impossible n’est pas nigérien lors que le peuple est uni ?

Toutes et tous unis nous vaincrons !

Par Ibrahim Aghali (Contributeur Web)Tamtam info News

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Remise officielle d’un cybercafé: ARCEP a doté le troisième arrondissement communal de Niamey d’un cybercafé flambant-nef

Tamtaminfo - Fri, 15/10/2021 - 04:11

L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP) a doté le troisième arrondissement communal de Niamey d’un cybercafé flambant-neuf avec des équipements modernes, composés des ordinateurs, des imprimantes et photocopieuses, etc. Ce joyau a été construit sur les installations de l’espace de loisirs du Nouveau Marché de Niamey, afin de permettre à la population d’accéder aisément à internet.  

C’est à l’occasion d’une cérémonie présidée par le président par intérim de CNRCEP, M. Lawan Kader Guirguidi, ce jeudi 14 octobre 2021, que l’infrastructure a été officiellement mise à la disposition des bénéficiaires. Ainsi, le président par intérim de CNRCEP M. Lawan Kader Guirguidi, les responsables de l’Agence de Modernisation des Villes «AMV-Niger» et président du conseil régional de la jeunesse ont signé une convention pour une meilleure utilisation dudit joyau.

Lors de la cérémonie, le président par intérim du Conseil national de régulation des communications électroniques et de la poste (CNRCEP), M. Lawan Kader Guirguidi a rappelé que l’ARCEP accompagne les autorités du Niger dans le cadre de la modernisation des villes. 

Comme dans toutes les régions du Niger dit-t-il, l’ARCEP accompagne la modernisation des villes en mettant à leur disposition des cybercafés.

Aujourd’hui c’est le tour de Niamey. « Nous souhaitons que ce cybercafé soit suffisamment opérationnel et qu’on signe une convention. J’ose espérer que ce joyau soit bien utilisé et que la jeunesse puisse mettre plus de temps à faire de recherches et des activités utiles » a exhorté M. Lawan Kader Guirguidi.   Selon le directeur de l’Agence de Modernisation des Villes M. moctar Mamoudou, les initiatives de l’ARCEP au profit de la population (particulièrement les jeunes) sont à saluer.

Il a encouragé l’ARCEP à multiplier les initiatives multiples pour accompagner la modernisation des villes. « Je vais saluer les initiatives de l’ARCEP dans le cadre de la modernisation des villes. Nous savons qu’aujourd’hui les nouvelles technologies sont à la portée de la jeunesse et nous devons concilier cette opportunité de telle manière que sa puisse être un outil de développement urbain.

Cet espace a été aménagé de manière multifonctionnelle avec plusieurs activités dont le cybercafé où l’ARCEP a bien voulu nous accompagné dans sa mise en œuvre.

Nous voilà aujourd’hui à la réception de cette réalisation au profit de la jeunesse » a notifié M. Moctar Mamoudou. 

Par Hadjara Adamou Barmou

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Journée d’information sur la régulation des communications électroniques et de la poste

Tamtaminfo - Fri, 15/10/2021 - 03:55

Dans la matinée du jeudi 14 octobre 2021, s’est tenue dans la salle de réunion de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la poste ARCEP, la journée d’information sur la régulation des communications électroniques et de la poste.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Lawan Kader Guirguidi, conseiller du CNRCEP, assurant l’intérim de la présidente du Conseil National de Régulation des Communications des Électroniques et de la Poste Mme Aichatou Bety empêchée.

C’était en présence de certains acteurs, notamment la société civile, les représentants des structures des jeunes, les porte-voix des consommateurs, étudiants de l’Ecole Supérieure de la Télécommunication EST, entre autres.

À l’entame de son propos, M. Lawan Kader Guirguidi a au nom de la présidente du CNRCEP dont il assurait l’intérim relevé l’importance d’une telle journée, car selon lui, plusieurs intérêts se retrouvent conjugués. Il s’agit en effet de la régulation, principal créneau de développement d’infrastructures et de marchés concurrentiels dans les domaines des TICS et de la Poste.

Il a tenu à rappeler durant son intervention qu’en réalité que c’est dès1996 que le Niger, vaste pays continental, s’est inscrit dans le programme de libéralisation de certains secteurs marchands, notamment les Télécommunications et la Poste ,avec pour finalité l’amélioration de la qualité des prestations des opérateurs, à des coûts accessibles à tous.

« Les reformes ainsi engagées se sont traduites par une restructuration desdits secteurs avec l’avènement de nouveaux opérateurs et la mise en place d’une Autorité de Régulation. L’Etat pour sa part, a consenti d’énormes sacrifices à travers différentes mesures prises, notamment sur les plans réglementaire et fiscal, pour susciter l’engouement des investisseurs. L’ARCEP, de par ses missions, doit quant à elle défendre aussi bien, les intérêts de l’État que des opérateurs et des consommateurs » a-t-il laissé entendre.

Il a ensuite précisé qu’à travers cette activité, l’ARCEP cherche à asseoir un espace d’échanges, ouvert à l’ensemble des parties prenantes, à contribuer à l’atteinte des objectifs assignés aux secteurs régulés.

En terminant son adresse, il a invité les acteurs présents à accompagner l’ARCEP dans le mécanisme de consultation pour l’amélioration de ses prestations.

Des exposés ont été présentés afin de mieux édifier le public et permettre à ce dernier d’interagir par voie de conséquence.

Par Bangaré Issa M.Sani (Tamtam Info News)

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 14 OCTOBRE 2021

Tamtaminfo - Fri, 15/10/2021 - 03:48

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, jeudi 14 octobre 2021, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. 

       Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes : 

I.         AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE. 

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après : 

Projet de décret fixant le traitement de base du Président, ainsi que les primes, les indemnités et avantages accordés aux membres du Conseil National de Régulation (CNR) de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP). 

Projet de décret fixant le traitement de base mensuel, les indemnités, les primes ainsi que les autres avantages alloués au Secrétaire Exécutif et au personnel de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP). 

Les deux présents de projets de décrets sont pris en application des articles 12 (nouveau) 20 (nouveau) et 23 (nouveau) du décret n° 2011-687/PRN/PM du 29 décembre 2011, portant attributions, composition, organisation et modalités de fonctionnement de l’Agence de Régulation des Marchés Publics. 

II.      AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES. 

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après : 

2.1.   Projet de loi portant loi de règlement pour l’année budgétaire 2020. 

Au titre de l’année 2020, le montant total des réalisations des recettes du budget général de l’Etat et des comptes spéciaux du trésor s’élève à deux mille trois cent soixante-sept virgule quatre-vingt-quatorze milliards (2 367,94 milliards) FCFA, contre des dépenses de mille neuf cent cinquante-neuf virgule quatre-vingt-deux milliards (1 959,82 milliards) FCFA. 

Il ressort un résultat positif de quatre cent huit virgule douze milliards (408,12 milliards) FCFA. 

Le présent projet de loi est pris en application de la loi organique n° 2012-09 du 26 mars 2012, portant loi organique relative aux lois de Finances. 

2.2.   Projet de loi portant deuxième rectification de la loi n° 2020-67 du 10 décembre 2020, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2021.  

Le budget général de l’Etat, au titre de l’année 2021, consacré par la loi n° 2020-67 du 10 décembre 2020, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2021, a été arrêté initialement en recettes et en dépenses à un montant de 2.644,55 milliards de francs CFA. 

Ce budget a connu une première rectification qui a porté son montant, en recettes et en dépenses à 2.826,09 milliards de francs CFA compte tenu de l’installation des nouvelles autorités issues des élections 2020 et 2021 ainsi que des appuis additionnels des partenaires techniques et financiers. 

La poursuite de la coopération financière avec les partenaires techniques et financiers a permis d’obtenir des financements nouveaux qui rendent nécessaire une 2ème rectification de la loi de finances initiale objet du présent collectif budgétaire. 

Ainsi, le budget général de l’Etat au titre de l’année 2021, après la deuxième rectification, passe d’un montant de 2.826,09 milliards à 2.883,72 milliards francs CFA en recettes et en dépenses, soit une augmentation de 57,63 milliards de FCFA, correspondant à 2,0%. 

Les deux projets de lois seront transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption. 

III.    AU TITRE DU MINISTERE DE L’EQUIPEMENT. 

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2018-739/PRN/MEQ du 19 octobre 2018, réglementant la profession et instituant l’Ordre des Ingénieurs en Génie Civil au Niger (OIGCN). 

L’activité de topographie a été citée parmi les activités des Ingénieurs en Génie Civil par le décret n° 2018-739/PRN/MEQ du 19 octobre 2018, réglementant la profession et instituant l’Ordre des Ingénieurs en Génie Civil au Niger, en contradiction avec les dispositions de l’ordonnance n° 2010-66 du 21 octobre 2010 réglementant la profession de géomètre expert et instituant l’Ordre des géomètres experts du Niger qui la réservent aux seuls géomètres experts. 

Le présent projet de décret est pris pour mettre en conformité les dispositions du décret n° 2018-739/PRN/MEQ du 19 octobre 2018, réglementant la profession et instituant l’Ordre des Ingénieurs en Génie Civil au Niger avec celles de l’ordonnance n° 2010-66 du 21 octobre 2010 réglementant la profession de géomètre expert et instituant l’Ordre des géomètres experts du Niger. 

IV.       MESURES NOMINATIVES. 

Le Conseil des Ministres a adopté les mesures individuelles suivantes : 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT 

·        Monsieur Kadri Attawel Aboubakar, Directeur Administratif, Mle 68 522/C  est nommé Secrétaire Général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. 

·       Monsieur Goni Boulama Abdourahamane, Directeur Administratif, Mle 115 845/V, est nommé Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. 

AU TITRE DU MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ASSAINISSEMENT 

·       Monsieur Rabo Awali, ingénieur principal des travaux et des mines, Mle 82894/K, est nommé Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. 

·       Monsieur Moussa Abdoulmoumouni, ingénieur hydrogéologue sénior Mle 52289/R, est nommé Directeur Général de l’Hydraulique, au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. 

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE 

·       Monsieur Diamoitou Guessibo Boukari, ingénieur en production animale, est nommé Secrétaire Général du Ministère de l’Elevage. 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE 

·        Monsieur Moussa Issaka, magistrat, Mle 65228/V, est nommé secrétaire général de la Cour Constitutionnelle au Ministère de la Justice. 

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES 

·        Monsieur Aly Akiné, magistrat, Mle 74261/E, est nommé chef de département du contentieux administratif à l’Agence Judicaire de l’Etat (AJE), au Ministère des Finances. 

V.         COMMUNICATIONS. 

Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications. 

1)    Une communication du Premier Ministre, Chef du Gouvernement relative à la situation des attachés des ambassades : 

Pour servir de relais à certains départements ministériels, il est mis en place dans les ambassades des agents désignés sous le vocable d’attachés. La situation des attachés placés auprès des nos missions diplomatiques se présente comme suit : 

–         Ministère en charge des Finances : 40 attachés financiers ;

–         Ministère en charge de la Défense : 20 attachés militaires ;

–         Ministère en charge de la Sécurité : 20 attachés de sécurité ;

–         Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur : 20 attachés académiques ;

–         Ministère en charge du Commerce : 12 attachés commerciaux ;

–         Ministère en charge de la Santé : 7 attachés médicaux ;

–         Ministère en charge de l’Information : 5 attachés de presse ;

–         Ministère en charge de la Culture : 3 attachés culturels.

 

Au regard de l’évolution du contexte ayant présidé à la création de ces postes et de leur incidence budgétaire il s’avère nécessaire de réexaminer l’opportunité de leur maintien poste par poste. 

Il est apparu que dans certains pays le nombre actuel d’étudiants boursiers ne justifie plus le maintien d’un poste d’attaché académique. Il en est de même pour la santé en ce qui concerne les évacuations sanitaires.

 Après l’analyse des différents postes d’attachés et de l’opportunité de leur maintien, il s’avère que les postes d’attachés des Ministères suivants doivent être supprimés : 

–         Ministère en charge du Commerce ;

–         Ministère en charge de la Culture ;

–         Ministère en charge de l’Information. 

Pour ce qui est des attachés des Ministères en charge de la Santé et de l’Enseignement Supérieur une rationalisation s’impose. 

Ainsi, le nombre des attachés médicaux est ramené de sept (7) à trois (3) et celui des attachés académiques de vingt (20) à huit (8). 

La situation des attachés des Ministères en charge de la Défense, de la Sécurité et du Ministère en charge des Finances fera l’objet d’une décision ultérieure. 

2)   Une communication du Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales relative à la situation de la Covid-19. 

L’analyse de la tendance épidémiologique de la COVID-19 montre que la situation est toujours sous contrôle. 

Le nombre de nouveaux cas positifs notifiés par rapport à la semaine précédente est à la hausse. Un total de 73 nouveaux cas a été notifié cette semaine. Le taux d’attaque hebdomadaire de la Covid-19 est passé de 0,26 cas/100 000 habitants la semaine précédente à 0,31 cas/ 100 000 habitants cette semaine. 

A la date du 13 octobre 2021, la situation se présente comme suit : 

–      total des nouveaux cas positifs notifiés : 6.139 ;

–      total décès : 204 ;

–      total des cas sortis guéris : 5.836 ;

–      total patients en cours d’hospitalisation: 27. 

La campagne nationale de vaccination de masse se poursuit. 

3)   Une communication de la Ministre des Mines sur le suivi des travaux de réaménagement du site de la COMINAK. 

La question de réaménagement de site minier présente beaucoup d’intérêt aussi bien au plan national qu’international. C’est pourquoi, il est important de prendre les précautions nécessaires pour s’assurer d’une opération faite dans les règles de l’art. 

C’est pour cette raison que l’équipe pluridisciplinaire du Comité technique du suivi et contrôle des travaux de fermeture et de réaménagement du site de la COMINAK s’est rendue à Arlit et à Akokan en vue de faire un premier état des lieux. 

Il ressort de cette mission plusieurs recommandations notamment la production des rapports trimestriels avec des niveaux d’exécution techniques et financiers ; la communication à l’Administration de tout problème technique conduisant à des changements de programmes ou de méthodes et l’évaluation des impacts des mesures environnementales déjà mises en œuvre. 

4)   Deux (02) communications du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. 

Ø la première communication est relative au processus d’élaboration d’un nouvel hymne national. 

Ø la deuxième communication est relative à la participation du Niger à la 27ème Edition du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). 

5)   Une communication du Ministre de l’Agriculture sur la campagne agricole pluviale 2020/2021. 

L’analyse de la campagne agricole jusqu’en fin août fait ressortir des tendances assez favorables de productions. Cependant, les longues séquences sèches entre fin août et presque tout le mois de septembre, les effets des attaques des ennemis de cultures et les inondations tendent à compromettre ce bon pronostic dans plusieurs localités du pays. 

L’analyse de cette situation fait ressortir les points saillants suivants : 

–    une pluviométrie globalement  déficitaire comparée à l’année passée à la même période. Au 30 septembre, jusqu’à 78% des postes pluviométriques suivis sont déficitaires ; 

–    des perturbations dans les cycles des pluies dans certaines zones avec les ruptures prolongées au cours du mois de septembre ; 

–    une situation phytosanitaire marquée par des infestations de plusieurs ravageurs mais dont l’ampleur des dégâts varie selon le ravageur, le type et le stade de culture. Les traitements ont contribué à atténuer l’ampleur de ces attaques, avec 78% des infestations traitées ; 

Une pré évaluation sommaire des productions des céréales aboutirait à une baisse de près de 33% par rapport à la production de 2020. 

Ces conclusions restent provisoires car préliminaires et doivent être confrontées aux résultats de l’évaluation finale. Cependant, au vu des résultats qui indiquent dans tous les cas une tendance déficitaire, des dispositions doivent être prises pour non seulement suivre l’évolution de la situation alimentaire et nutritionnelle mais aussi mettre en œuvre des programmes d’atténuation des effets de cette campagne peu prometteuse. 

C’est ainsi qu’il faudrait envisager dans les plus brefs délais les mesures suivantes : 

–      le démarrage rapide des missions ministérielles de pré évaluation dans les régions en vue de suivre de plus près les zones et les ménages affectés, les types d’interventions , etc ; 

–      la préparation de la campagne des cultures irriguées et de décrue qui est actuellement en cours et qui sera finalisée à l’issue des missions ministérielles ; 

–      l’appui aux producteurs affectés par des kits complets de production irriguée (intrants, équipements) ; 

–      l’achat par l’Etat et ses partenaires du surplus de productions de céréales dans les zones de forte production pour la reconstitution du stock national de sécurité ; 

–      l’organisation de la commercialisation des produits des cultures de rente. 

6)   Une communication de la Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative relative à la mise en place des Comités Techniques Paritaires. 

7)   Une communication du Ministre de l’Education Nationale 

Conformément aux engagements de son Excellence Monsieur le Président de la République contenus dans le programme de Renaissance Acte 3, volet « Développement du capital humain » et au regard de sa volonté hautement exprimée en faveur de la valorisation de la fonction enseignante par le biais de la professionnalisation du personnel et d’une offre de perspective de carrière aux enseignants, le Conseil des Ministres décide : 

1.    Du recrutement direct de 334 enseignants scientifiques issus des établissements d’enseignement supérieur de formation initiale d’enseignants. Ce recrutement vise à réduire le déficit criard en professeurs de mathématiques, de physique-chimie et de sciences de la vie et de la terre au niveau de l’enseignement secondaire. 

2.    Du recrutement de 2150 enseignants contractuels, de profils conformes aux disciplines enseignées et jugés efficaces à l’issue de l’évaluation des enseignants du secondaire effectuée en novembre 2020. Ils seront choisis selon les priorités du ministère de l’éducation nationale. Ce recrutement vise à promouvoir la qualité des enseignements/apprentissages et à implémenter la culture de l’évaluation. 

3.    De l’instauration d’un Service Civique National (SCN) obligatoire de deux (2) ans pour tous les diplômés de l’enseignement supérieur. Cette mesure vise, au-delà du développement du civisme des jeunes nigériens, à mettre à la disposition des ministères en charge de l’éducation des diplômés de haut niveau de compétences. 

4.    De l’allocation de la plus grande proportion des Appelés du Service Civique National au secteur de l’éducation et de la formation. Cette allocation permet à l’Etat de résorber le déficit d’enseignants dans tous les ordres et types d’enseignement. Il s’agit de mettre à la disposition des écoles primaires et des établissements de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel des diplômés de niveau supérieur après une formation pédagogique de quarante-cinq (45) jours. Du reste, cette mesure qui institue pour la première fois, le service civique national au profit de l’enseignement primaire est en cohérence avec la réforme des écoles normales d’instituteurs visant à relever le niveau d’entrée des élèves-maitres qui passe du BEPC au Baccalauréat. 

8)   deux (02) communications du Ministre de l’Equipement relatives à l’attribution de deux (02) marchés publics. 

Ø Le premier marché est passé par Appel d’Offres Ouvert pour les travaux pluriannuels d’entretien des routes bitumées Lot 2 : tronçon Zinder-Gouré

Ce marché, d’un montant d’un milliard six cent soixante-deux millions soixante-onze mille huit cent trente-trois (1 662 071 833) Francs CFA toutes taxes comprises, a pour attributaire le Groupement d’Entreprises SNLM/TP-ETF, avec un délai moyen d’exécution de seize (16) mois

Ø Le deuxième marché est passé par Appel d’Offres Ouvert pour les travaux pluriannuels d’entretien des routes bitumées Lot 3 : tronçons Tibiri-Dakoro ; Madaoua- Maradi ; Niamey- Ouallam ; Niamey-Abala

Ce marché, d’un montant de huit cent quatre-vingt-deux millions cinq cent quatre-vingt-onze mille cinq cent quatre-vingt-dix-huit (882 591 598) Francs CFA toutes taxes comprises, a pour attributaire le Groupement d’Entreprises EGBTP SARLU-ADALTCHI, avec un délai moyen d’exécution de quinze (15) mois.  

Ces deux (02) dernières communications sont faites à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n°0107/PM/ARMP du 1er août 2019, fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics qui dispose en son article 13 :« Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA hors taxe sur la valeur ajoutée doit faire l’objet d’une communication préalable en Conseil des Ministres de la part du Ministre en charge du secteur concerné ». 

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance. 

Fait à Niamey, le 14 octobre 2021  

Le Secrétaire Général du Gouvernement

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Mme Réki Djermakoye, Directrice Générale De 2minvest : «Le Centre Vise À Faire Des Femmes Et Des Jeunes, De Puissants Acteurs Économiques Et Sociaux…, De Véritables Citoyens Porteurs D’un Niger Qui Gagne»

Tamtaminfo - Fri, 15/10/2021 - 03:32

Mme la directrice, 2minvest a vu le jour  récemment au Niger. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs les ambitions que vous nourrissez en créant cette structure et comment comptez-vous travailler pour concrétiser les différentes actions?

Merci au journal  Sahel Dimanche pour cette opportunité  que vous me donnez pour parler des activités que nous menons pour aider les femmes et les jeunes du Niger à entreprendre. Notre structure ambitionne justement de travailler avec les femmes et les jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat au Niger et en Afrique. Forte des expériences capitalisées et avérées, nous avons réfléchi et analysé ce qui a marché et ce qui mérite d’être amélioré. Au regard des leçons apprises et des bonnes pratiques, nous avons d’abord décidé de créer une fondation.  Selon notre démarche,  l’esprit  de fondation consiste à renforcer le capital humain pour avoir des compétences susceptibles de répondre à nos attentes.

C’est dans ce cadre que nous avons initié des centres de promotion de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes. Ces centres interviennent dans les domaines de la formation, de l’accompagnement, du financement et des TIC dans une démarche inclusive.  Nous travaillons sur deux volets dont  le premier est dédié aux femmes. Nous intervenons  dans ce volet concernant l’inclusion financière et la vulgarisation du modèle Mata Masu Dubara ou Association de prêt et de crédit villageois.  C’est un modèle que nous avons initié il y a de cela une trentaine d’années. Personnellement, j’ai travaillé à CARE pendant dix ans  ce qui m’a permis de participer au développement du modèle MMD qui a bien marché au Niger. Ce modèle a été ensuite  exporté dans d’autres pays en Afrique et en Amérique Latine.  J’ai parcouru une vingtaine de pays en Afrique et aujourd’hui plus de 50 pays utilisent le modèle Mata Masu Dubara. Dans les pays à fort taux d’alphabétisation, ce modèle a enregistré une grande réussite et des grandes institutions financières se sont développées  sur la base dudit modèle notamment au Zimbabwe, en Erythrée, en  Tanzanie, au Kenya, au Rwanda, etc. Après le conflit au Rwanda, j’ai été retenu par l’USAID pour expliquer aux rwandais comment le modèle a fonctionné dans les pays les plus pauvres du monde. C’est ainsi que nous avons mis en œuvre un projet intitulé GRACE  ayant développé le projet dans les mille collines. Les Banques Populaires du Rwanda se sont ensuite inspirées du modèle.

Parler nous de 2minvest, concrètement qu’est-ce que c’est que cette  structure  et quels sont  les objectifs poursuivis à travers sa  création?

C’est une Société Anonyme au Capital de 530 millions de FCFA. Elle a commencé ses activités en tant que  structure d’investissement avec le volet formation parce qu’il s’agit d’abord d’investir dans le développement humain. Ainsi, nous avons procédé à la  création de la fondation qui vise d’abord à identifier les cibles afin de les former, les encadrer. Une fois qu’ils sont prêts, nous procédons à la levée de fonds  pour qu’ils viennent en appui au sein de leurs entreprises. En trois ans d’exercice, nous sommes toujours dans la fondation.  Bientôt, nous allons commencer à aller  dans le cœur  du métier, les arrangements de financement, les levées de fonds pour pouvoir aider les entreprises que nous accompagnons avec des mécanismes de financement alternatif. L’expérience a révélé des insuffisances pour ce qui est du financement des femmes et des jeunes.  Il faut maintenant y réfléchir davantage sachant que le modèle classique ne marche pas toujours pour le financement des jeunes.  Au niveau des femmes, c’est le modèle MMD que nous développons. Aujourd’hui au Niger,  nous avons plus d’un million de femmes qui sont dans le système.  Le modèle MMD permet aux femmes de se réunir, de se retrouver ce qui créée le leadership, le développement personnel, la confiance en soi, et chaque femme apporte sa contribution en espèce en vue de s’entraider mutuellement.  C’est une sorte de banques à l’échelle villageoise. Quand les femmes prennent des microcrédits, elles font des activités génératrices de revenus. Cela leur permettra d’assister la famille et une partie des ressources engrangées seront réinvesties. Des études ont démontré que les hommes sont  heureux de voir leurs femmes participer au fonctionnement des ménages. La participation des femmes à l’entretien des ménages atténuent entre autres les conflits conjugaux et le stress chez les hommes.  L’Etat a compris l’importance du modèle MMD en l’intégrant dans la stratégie de l’autonomisation de la femme afin de réorganiser les femmes et les conduire vers l’autonomisation.  C’est ma contribution pour la mise en œuvre de cette stratégie de notre pays.  Depuis la fin  de mes études, j’ai travaillé dans le monde rural où j’ai  pu constater le degré de la pauvreté.  Depuis lors, je me suis fixée des objectifs visant à aider les femmes à combattre la pauvreté. C’est une vision que je partage depuis le début de ma carrière en 1994. Je pense que je dois mettre mes connaissances aux services des femmes rurales sachant que mes études ont été supportées par l’Etat du Niger. De la GTZ  où j’ai travaillé à CARE où nous avons développé le modèle MMD, nous avons créée asusu et nous nous sommes inspirés de ce modèle.  A travers la structure que nous avons mise en place, nous comptons consolider et parachever ce que je me suis fixée comme objectif dès le départ.

 Avec la Fondation vous avez commencé il y a de cela trois ans. Quelle sont les  réalisations, les actions concrètes que vous avez menées sur le terrain?

La fondation que nous avons mise en place est contraire aux fondations classiques que vous connaissez. Il s’agit d’une structure qui est mise en place en vue de toucher les principales cibles pour qu’elles puissent bénéficier plus tard des avantages de l’entreprise. A l’entame de nos activités, nous avons d’abord décidé de développer un modèle économique qui sera appliqué afin de s’assurer de son efficacité. Pendant un an d’activité, j’ai fonctionné sans un partenaire national. Au regard de mon expérience, j’ai voulu travaillé en solo pour m’assurer des résultats qui seront obtenus.  Je suis convaincu que la qualité des résultats enregistrés, inciteront les partenaires à  venir eux-mêmes. C’est ce qui a été fait.   Nous avons axé notre communication sur les réseaux sociaux notamment Facebook.  Ce qui a permis aux partenaires d’apprécier nos activités et nous envoyer des appels d’offres.  Nous avons eu l’opportunité de travailler avec CARE International, GIZ, UNESCO, Maison de l’Entreprise, ENABEL, etc. Pour ce qui est des réalisations, présentement nous encadrons plus de 3.000 groupements  féminins au Niger ayant une moyenne de 30 femmes par groupement.  Nous avons également formé plus de 5.000 jeunes dans plusieurs thématiques.  Nous sommes en train de créer des centres d’incubateurs ruraux.  D’ores et déjà nous avons installé trois centres à savoir Balleyera, Say et Gotheye. Ce sont des modèles que nous sommes en train de tester avec la GIZ et CARE afin d’apprécier les résultats qui seront obtenus. Nous avons accompagné environ 300 entrepreneurs qui ont  des idées. Nous les  avons aidé à transformer leurs idées en projet, et ensuite le projet en entreprise pour certains. Nous travaillons sur des projets agro-business dans les domaines de l’élevage dans les régions de Dosso et Tahoua notamment des laiteries, de la production de kilichi à Madaoua. Il y a aussi des fermes que nous accompagnons, etc. Nous avons fait de notre mieux du fait que même le centre que nous appelons fondation, nous l’avons institutionnalisé pour obtenir le statut d’une association.  Nous avons la société d’investissement Mata et Matasa investing à savoir 2MI sa, et l’association qui est le centre 2minvest ayant pris le statut de l’association avec le nom ‘’ Bukata Mata da Matasa’’.  Nous avons deux structures. Le centre vise à faire des femmes et des jeunes des puissants acteurs économiques et sociaux  pour dire de véritables citoyens porteurs d’un Niger qui gagne.  Dans la mise en œuvre de cette fusion, nous avons incité les femmes et les jeunes l’année passée à s’engager en politique pour qu’ils soient dans les instances de prise de décisions.  Nous avons mis en place la plate-forme  qui est un mouvement de défense des droits humains  que nous avons appelé le monde Kurcia. A travers le monde Kurcia, nous avons incité les femmes et les jeunes à intégrer les partis politiques. Ce sont 33 partis politiques qui sont concernés. Nous avons recensé  environ 1.500 candidats qui ont été investis par les 33 partis politiques.  Tous ces candidats ont été encadré  et parmi lesquels 10% ont été élus.  Nous allons continuer à les encadrer pour qu’ils puissent jouer leurs rôles au sein des instances de prise de décisions. Nous apprécions personnellement la démarche des autorités actuelles. Il y a la volonté de construire le pays, et nous allons continuer  à apporter notre pierre à l’édifice pour aboutir à des résultats probants.

Au fait Madame la directrice, qui peut adhérer à 2minvest, est-ce uniquement les femmes ?

D’abord 2minvest .sa est une société, nous sommes 10 actionnaires.  C’est quand nous ferons l’augmentation de capital que nous pouvons accepter des nouveaux actionnaires. Quand vous prenez l’association, nous sommes également 10 membres, c’est fermé. Pour ce qui est de l’offre de services, nous permettons à tout nigérien désirant avoir des services d’accompagnement  suivant notre méthodologie, de venir. Ils sont la bienvenue, nous allons les aider. Au début de nos activités, les clients payent directement nos services, mais aujourd’hui nous avons des partenaires qui nous payent pour travailler dans des zones spécifiques. A titre d’exemple, si CARE me paie pour travailler  dans la zone de Tillabéry dans 16  communes. Si à Balléyera mes services sont sollicités, nous n’avons pas le droit de prendre un seul franc du fait que les coûts des prestations sont supportés par CARE. L’impact que nous voulons, c’est surtout au  niveau des femmes et des jeunes. Je préfère travailler avec les jeunes qui sont en milieu rural. C’est pourquoi je déploie ma méthodologie en milieu rural surtout que 80% de la population nigérienne vit en milieu rural.   Si nous appuyons les activités rurales à savoir l’agriculture, l’élevage, c’est une très bonne chose.

Malgré tout, on constate qu’au Niger,  les femmes et les jeunes ont des difficultés pour financer leurs activités. Comment expliquez-vous cela ?

Aujourd’hui, il y a beaucoup d’opportunités en matière de  financement dans notre pays. La plupart des projets de développement sont financés par la Banque Mondiale, les organismes internationaux qui  ont des mécanismes de financement. Mais au Niger, nous avons une loi et une stratégie qui dit que pour financer, il faut passer par les structures de métiers à savoir les Banques, les institutions de micro finance. Or, les banques par exemple ne font pas du détail. Vous ne pouvez pas demander à une banque d’aller trouver un villageois dans son entité pour le satisfaire. Ce n’est pas leur rôle. Pour ce  qui est du financement, il suffit de trouver les meilleurs canaux et tout le monde sera satisfait. En second lieu, je vous rappelle que les  formules classiques de financement ne sont pas adaptées.  A cet effet, il faut encore réfléchir et trouver les formules appropriées. J’ai suivi récemment une présentation du FISAN  qui est en train de mettre du contenu dans leurs interventions pour le mécanisme du financement alternatif. A Niamey et un peu partout, les femmes ne veulent pas aller à la banque, elles vous disent que c’est du ‘’haram’’ou de l’illicite. Même dans notre groupe, les femmes ne veulent plus du modèle que nous utilisons par le passé. Elles préfèrent le financement type islamique. Nous sommes aussi dans cette réflexion. Je suis dans le grand bord stratégique de réflexion du financement islamique pour voir dans le modèle MMD comment intégrer le système du financement islamique.  La troisième raison, les femmes et les jeunes sont plus dans l’informel. Une structure de financement ne peut pas prendre des risques à investir dans la pratique informelle. C’est pourquoi, nous encourageons la mise en place des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat. Nous avons créé un réseau dont j’assure la présidence. C’est une multitude de problèmes qui font en sorte qu’on a l’impression que le financement est difficile. L’Etat du Niger a fait beaucoup d’efforts ces cinq dernières années.

Mme la directrice, gérer une structure  de financement n’est pas chose facile au Niger, quels sont  selon vous, les obstacles qui peuvent  se dresser sur le chemin de ceux  qui osent dans ce domaine ?

Nous pouvons relever deux, voire trois groupes d’obstacles. D’abord, il y n’a pas d’éducation financière. Le taux d’alphabétisation est faible.   C’est dans ce sens que j’ai dit  qu’il faut investir dans le capital humain à travers la formation. Au Niger, les risques pays sont énormes. L’insécurité est un risque qui est là, vous ne pouvez aller dans certaines zones pour assister les populations. Le Niger fait frontières avec des grands pays lorsqu’ils prennent des décisions, elles touchent directement le pays. Il  y a par ailleurs le risque des actes administratifs.  Nous n’avons  pas aussi la culture du remboursement. Ce qui explique que nous avons souvent des impayés. Il y a des zones qui sont réputées dans cette pratique du fait que même les partenaires savent qu’en y investissant, il serait difficile de recouvrer l’argent investi. Mais, les choses s’améliorent à travers les formations et les sensibilisations. Nous avons relevé des changements notoires par rapport au passé. 

Réalisée par Fatouma Idé et Laouali Souleymane(onep)

Categories: Niger

L’ Afrique ne rampe plus, elle est en marche , le sommet Afrique-France est une grande révélation

Tamtaminfo - Sat, 09/10/2021 - 16:29

Le débat tant attendu entre les jeunes panafricanistes africains et le jeune président de la République Française, a eu lieu, la jeunesse africaine a sauvé l’honneur .

La jeunesse panafricaniste africaine a parlé franchement et sincèrement, au président français, Emmanuel Macron, sans aucun complexe malgré les préjugés prêtés à  ce sommet par une certaine opinion publique africaine.
Les  jeunes panafricanistes africains  ont  exigé du président français, plus de démocratie, plus de bonne gouvernance, plus de transparence  dans sa coopération avec l’Afrique  et moins d’ingérences néfastes dans les élections africaines en particulier et dans les affaires intérieures africaines en général. Ils exigent  également l’arrêt des pillages des ressources minérales africaines, l’arrêt de soutien aux dirigeants dictateurs africains.
La coopération entre l’Afrique et la France est sale, il faudrait la laver faute de quoi la France sera isolée, elle cheminera dans le monde  sans l’Afrique.

L ‘aide publique au développement doit tenir compte des besoins réels des pays concernés et des valeurs socio-culturelles africaines .

Cette aide  publique au développement doit être orientée vers des secteurs susceptibles de relancer l’économie africaine.
Les jeunes panafricanistes africains ont demandé au président Emmanuel Macron de présenter ses excuses à l’Afrique pour les crimes contre l’humanité et autres tords causés à l’Afrique par son pays lors de la colonisation.
Le président Emmanuel Macron a esquivé de répondre d’emblée  à la requête , il a  plutôt parlé d’une politique de la reconnaissance des erreurs, des fautes commises à l’égard de l’Afrique.
Il souhaiterait que les histoiriens se pencheraient sur l’histoire de la France avec l’Afrique en vue de sensibiliser une partie de l’opinion publique française qui ignore encore cette histoire.
Le travail des histoiriens pourrait permettre ainsi  de bien dégager les  responsabilités, en ce moment le droit de reconnaissance pourrait être évoqué.
Sacré président Emmanuel Macron !

Par rapport à la coopération de la France avec les dictateurs africains , le président français Emmanuel Macron ne reconnaît pas avoir composé avec  les régimes dictatoriaux  africains,  il prétend ne pas les connaître .

La légalité du pouvoir en Afrique doit rimer avec la légitimité , or  la France soutient certains régimes illégitimes sous prétexte que les textes constitutionnels modifiés  permettent de  rester au pouvoir pour un troisième mandat . La politique de deux poids deux mesures a été dénoncée , en effet,  les  cas du Tchad,  un régime d’exception soutenu par la France; le cas  du Mali, une révolution populaire interne , contestée par la France, le cas de  la Côte d’Ivoire,  une modification de la constitution pour se maintenir au pouvoir ,tolérée par la France, le cas de  la Guinée Conakry, où une ambiguïté est entretenue  par la France, tout ceci pour bien illustrer le manque de cohérence de la politique française en  Afrique.

Le président Emmanuel Macron n’a pas été convaincant, les jeunes panafricanistes africains conscients, patriotes et responsables ont bien marqué des points.
Les explications données par le président français Emmanuel Macron, n’ ont pas  résisté à la critique rationnelle, très cohérente des jeunes panafricanistes africains. Il a failli être déstabilisé par la jeune patriote malienne qui a bien relevé les défis à travers  la rhétorique.

Il faudrait reconnaître malgré quelques préjugés qu’on prête aux 3000 délégués ,  acteurs économiques africains, ils  ont été à la hauteur, ils ont dit ce qu’il fallait dire à la France sans  embase.

Les africains ont été plus convaincants .
Ceux qui ont pensé à la manipulation de la société civile africaine à l’occasion de ce sommet nouvelle formule, Afrique-France, se sont  trompés, la société civile africaine, a bien posé la problématique et a dégagé les pistes de solutions.
Cependant, une grande absence a été remarquée, en effet, la société civile française n’était pas au sommet, les artistes, les écrivains, les chefs d’entreprises auraient dû être de la partie pour bien échanger avec leurs homologues africains, ce vide dénote le manque de réalisme et de rigueur dans la préparation de ce sommet Afrique-France, une seule personne même si elle  préside les destinées de la  grande France ne peut prétendre discuter avec  sérieux, avec près de 3000 délégués africains, surtout acteur du développement économique du continent le plus riche  du monde en matières premières , mais malheureusement maintenu le plus pauvre du monde.
Le président Emmanuel Macron à travers ce sommet, a compris qu’on ne peut pas  distraire la jeunesse panafricaniste africaine car elle est  consciente des enjeux de la mondialisation , elle est patriote, difficile de la distraire par rapport aux intérêts supérieurs des peuples souverains d’Afrique, elle est en fin responsable, elle sait d’où elle vient, elle connaît son histoire,  elle n’a pas besoin d’un colloque en histoire , elle sait où elle va .
Les choses sont claires maintenant, la jeunesse panafricaniste africaine a présenté clairement et franchement les vraies aspirations des peuples souverains africains.  L ‘Afrique veut vivre en paix avec le reste du monde , elle veut établir des  bonnes relations  de coopération gagnant -gagnant avec tous les pays épris de paix et de justice , dans le respect mutuel.

Il appartiendrait donc  maintenant  à la France d’être sincère avec elle-même, avec ses partenaires africains, de prendre ses responsabilités à cet effet, faute de quoi la France perdra l’Afrique.  La jeunesse espoir de demain  a bien averti à travers une caricature de la marmite salle qu’il faudrait de bien laver s’il l’on veut inviter les africains au plat ,faute de quoi, la France mangera toute seule son plat dans une situation des migraines et d’insomnies .

Le président Emmanuel Macron a souhaité disposer des vraies aspirations des peuples souverains d’Afrique, les acteurs économiques africains l’ont fait touché du doigt les dites  vraies aspirations des peuples africains.
Par conséquent, l ‘Afrique attend des changements  qualitatifs de la politique française en Afrique, elle veut du concret et non du verbiage.

L ‘ Agence de Coopération Française, AFD , entre autres , doit changer de nom, des objectifs et buts en vue de booster une coopération d’interpendance avec l’Afrique.

« Si c’étaient pas les africains la France ne serait pas  là où elle est aujourd’hui aussi, arrêtez de faire croire aux africains sans la « France , il n’aurait pas de République du Mali,  des Républiques en Afrique  » a riposté une patriote malienne qui n’a pas  supporté que son pays soit  humilié à ce sommet  inédit de Montpellier.

Le président Emmanuel Macron, acculé par les jeunes panafricanistes africains, par faute d’arguments convaincants , se fâche de temps en temps , élève la voix, puis  il se ressaisi , car il se souvient qu’il a en face de lui  des jeunes patriotes  comme lui .

Les jeunes panafricanistes africains face au président français ont été très cohérents et ont fait preuve de fair-play à ce sommet.
Les jeunes panafricanistes africains ont réitéré leur désapprobation de la présence des  forces armées étrangères sur le sol africain. Ce n’est pas la bonne manière d’aider  l’Afrique .

Conclusion :
Les acteurs économiques africains ont étalé au président français Emmanuel Macron, les vraies aspirations des peuples souverains africains.
Ils veulent  plus de démocratie, plus  de bonne gouvernance, l’arrêt des ingérences dans les affaires intérieures africaines, l’arrêt de soutien aux  dictateurs  africains à se maintenir au pouvoir,  respecter la souveraineté monétaire de l’Afrique, acheter les matières premières africaines à des prix justes, réels et équitables.

L’ Afrique attend donc des vraies réponses à ses préoccupations soulevées par ses acteurs économiques, invités au sommet Afrique-France , qui s’est tenu du 8 au 9 octobre 2021 à Montpellier, en République de France.
Pour Emmanuel Macron , le combat pour la démocratie est un combat qu’il faut   mener aussi bien en France qu’en Afrique.
La France ne peut mener ce combat à la place des africains.

La jeunesse africaine a bien souligné qu’elle se donnera les moyens d’imposer la démocratie  et la bonne gouvernance , en Afrique .

Depuis l’annonce rusée sur le franc CFA à Abidjan, où  sommes-nous  ?

La réponse du président français : Les réserves au compte de la coopération sont transférées en Afrique.
L’ Afrique a demandé à la France de garder les mécanismes de garanties.
Nous ne voulons pas être accusés d’abandonner l’Afrique dans la gestion du franc CFA, c’est pourquoi nous l’accompagnons.

A cet effet , la France n’a pas convaincu. Dans la tentative de réponse donnée,  la servitude monétaire reste toujours en vigueur. Il appartiendrait à la génération montante de maintenir haut le flambeau de la lutte pour l’avènement de la souveraineté monétaire en Afrique.

La jeunesse panafricaniste africaine a été aussi exigeante , elle a exigé que les paroles  clairement dites  à ce  sommet ne soient pas des paroles en l’air.

Les jeunes  panafricanistes africains ont bien  précisé  que l’Afrique n’a  pas besoin de parrains pour progresser , elle est en marche , elle ne rampe plus grâce une prise conscience collective de sa jeunesse qui a décidé de  prendre courageusement son destin en main.

Est-ce qu’il appartient au président français de se prononcer sur la légalité et la légitimité d’un gouvernement africain, devant  des jeunes panafricanistes africains ?
Cette façon de faire fait partie des goulots d’étranglement et des provocations qui fâchent.

La problématique qui se pose : à propos du franc CFA,   de la souveraineté monétaire de l’Afrique, est-ce-que le président français Emmanuel Macron, est-il sincère ?

La jeunesse panafricaniste africaine se devrait de bien maintenir son unité, dans un élan de solidarité agissante africaine, car le discours venant du président français, Emmanuel Macron, n’est guère rassurant, il continu à distribuer des certificats de bonne conduite aux dirigeants du grand continent africain , de manière orrogante .
Il se permet de  décerner un témoignage officiel de satisfaction  de bonne conduite  en démocratie , à l ‘ancien Président de la République du Niger  son excellence Issoufou Mahamadou et  à son successeur, son excellence, Bazoum Mohamed . Bravo pour le Niger !

Les dirigeants, intrépides, patriotes, maliens,  qui ont secouru la démocratie et la bonne gouvernance au Mali, ont reçu un témoignage officiel de mauvaise conduite en  démocratie , ils sont considérés comme dépourvus de légalité et de légitimité.

Chose curieuse, le président français  Emmanuel Macron, a  oublié que la présence militaire française au Mali s’est effectuée à l’époque d’un régime d’exception au Mali.

Si la France souhaiterait vraiment sauvegarder ses relations amicales, économiques,  diplomatiques, avec l’Afrique, il faudrait que son président  soigne son langage à l’égard des dirigeants politiques africains.

La jeunesse africaine ne supporte plus qu’un chef d’Etat européen continue à se moquer  de ses dirigeants.
Telles sont  les leçons que nous avons retenues de ce sommet , nouvelle formule Afrique-France.


Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI. (Contribution Web)

Categories: Niger

Le Président Bazoum rencontre les doyens du monde syndical nigérien

Tamtaminfo - Fri, 08/10/2021 - 09:45

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Bazoum, a reçu, ce 28 septembre 2021, en audience les doyens du mouvement syndical nigérien, ses anciens camarades de lutte de l’historique Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN).

Cette rencontre pleine de chaleur et chargée d’émotions a permis aux anciens camarades de féliciter l’ancien camarade devenu Président de la République et de l’encourager dans sa gouvernance caractérisée par la lutte sans merci contre la corruption et les infractions assimilées.

Ils se disent émerveillés par sa marque propre de gouvernance basée sur l’intérêt général et lui apportent leur soutien inconditionnel et indéfectible dans l’accomplissement de sa noble et exaltante mission à la tête de notre pays.

Par Tam-tam Info News

Categories: Niger

L’ancien Président de la République, S.E. Issoufou Mahamadou, membre du comité de jugement indépendant du Prix Zayed pour la fraternité humaine 2022 reçu par le Pape François au Vatican

Tamtaminfo - Thu, 07/10/2021 - 17:34

L’ancien Président de la République, S.E. Issoufou Mahamadou, lauréat du prix Ibrahim 2020 pour l’excellence en leadership africain, membre du comité de jugement indépendant du Prix Zayed pour la fraternité humaine 2022 et les membres dudit Comité ont rencontré, mercredi dernier  au Vatican,  Sa Sainteté le Pape François, chef de l’Église catholique,  qui leur a souligné « à quel point leur travail est important pour le monde « .

Le pape François a qualifié sa rencontre historique avec Son Éminence le Grand Imam d’Al-Azhar, le professeur Ahmed Al-Tayeb à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, de « premier pas » sur le chemin de la fraternité humaine. Le pape François a déclaré au jury que « nous devons maintenir et soutenir » la rencontre et son message, contenus dans le Document sur la fraternité humaine.

Pour leur part, les membres du comité de jugement de la ZAHF ont exprimé au Pape leur profonde gratitude pour le soutien de Sa Sainteté au comité et à leur noble mission et ont affirmé que leur processus de jugement repose sur les valeurs du Document sur la fraternité humaine, signé par le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar en 2019 à Abou Dhabi, sous le haut patronage de Son Altesse le Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abou Dhabi et patron de la fraternité humaine.

LIl faut souligner que c’est la troisième édition du Prix Zayed dont le comité de jugement indépendant du Prix Zayed pour la fraternité humaine 2022 comprend l’ancien président du Niger et lauréat du prix Ibrahim 2020 pour l’excellence en leadership africain S.E. Issoufou Mahamadou, lauréat du prix Nobel de la paix 1996 et ancien président du Timor oriental S.E. José Ramos-Horta, ancien vice-président de l’Afrique du Sud et ancien sous-secrétaire général des Nations Unies S.E. Phumzile Mlambo-Ngcuka, Sous-secrétaire de la Section des migrants et des réfugiés du Saint-Siège S.Em. Le cardinal Michael Czerny, président du Projet Aladin Leah Pisar, et le secrétaire général du Haut Comité pour la fraternité humaine (HCHF) le juge Mohamed Abdelsalam.

Commentant la réunion, le juge Abdelsalam, ancien conseiller du Grand Imam d’Al-Azhar et le premier musulman arabe à recevoir la plus haute distinction du pape catholique, a déclaré : « C’est un honneur pour le comité des juges de rencontrer Sa Sainteté le pape François , dont le chemin commun de la fraternité humaine aux côtés du Grand Imam d’Al-Azhar sert d’inspiration au comité et au monde, qui souffre de crises humanitaires et sanitaires, ainsi que des fléaux de l’égoïsme, de l’inégalité et de l’injustice.

À la suite de la visite avec le pape François, le comité de sélection a tenu sa première réunion à Rome, discutant des mécanismes d’évaluation pour décider du ou des lauréats du prix 2022.

Le Prix Zayed pour la fraternité humaine vise à faire progresser les valeurs de la fraternité humaine – ce que le pape François a appelé « le défi de notre siècle » – en reconnaissant les individus et les entités qui ont apporté une contribution profonde à l’avancement des valeurs de la fraternité humaine et de la coexistence pacifique.

Le prix, décerné par le Comité supérieur de la fraternité humaine, a été créé en février 2019 pour marquer la rencontre historique entre le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar, où les deux grandes figures ont signé le Document sur la fraternité humaine et sont devenus les premiers récipiendaires honorifiques du Prix Zayed pour la fraternité humaine.

La réunion de mercredi entre le pape François et le comité de jugement a été organisée par le HCHF, qui décerne chaque année le prix Zayed pour la fraternité humaine. Le HCHF est un comité international indépendant institué pour promouvoir les valeurs de la fraternité humaine dans le monde et pour réaliser les aspirations du Document sur la fraternité humaine.

Le processus de nomination pour le ZAHF 2022 devrait se terminer le 1er décembre 2021 et les lauréats seront annoncés le 4 février 2022. Les nominations peuvent être faites par des nominateurs qualifiés via le site officiel du Zayed Award of Human Fraternity, https://zayedaward.org/.

Categories: Niger

Le sommet Afrique-France ou sommet France- Afrique,  serait-il   même pipe  même tabac ?

Tamtaminfo - Thu, 07/10/2021 - 17:28

La question que se posent les analystes africains : le 28 ème sommet Afrique-France  qui se tiendra à Montpellier du 7 au 9 octobre 2021 , en France, tiendra-t -il  cette fois- ci réellement compte des véritables aspirations des peuples souverains d’Afrique ?
Notre tentative de réponse .
La France pense que c’est un sommet inédit, le  fait qu’aucun chef d’Etat africain ne soit invité donne au sommet un caractère innovant.
À l’occasion de ce sommet nouvelle formule, des innovations sont attendues dans  les relations internationales, notamment, économiques , diplomatiques, que  la France  entretient avec la grande mamelle, l’ Afrique.
Les autorités françaises souhaiteraient toucher du doigt les vraies aspirations des peuples africains,  déceler les pratiques de coopération économique contraires aux réalités socio-économiques et culturelles africaines, en vue de les abandonner, et établir des nouvelles relations basées sur un partenariat gagnant -gagnant, à l’image de ce que fait  la Chine, sur la base des  respects mutuels .

Cependant, certains esprits africains préjugent  du sommet avant même sa tenue.   Les gouvernements africains ne sont pas associés dans la  désignation des participants au sommet, ce qui fait dire qu’il  présagerait un complot contre les dirigeants africains actuels ,  considérés comme corrompus et irresponsables.

La majorité des participants sont des jeunes de la société civile, des artistes, des journalistes,  des intellectuels et des chefs d’entreprise, en un mot  les acteurs économiques du continent, ils seront au nombre de trois mille délégués qui discuteront des relations économiques avec la France, la puissance excolonisatrice.

Par contre d’autres pensent que la France espère tirer un grand profit de ce sommet, elle pourrait  obtenir , de la société civile , des  jeunes panafricanistes africains , des opérateurs économiques, conscients, patriotes et responsables , des vraies informations relatives aux aspirations des peuples souverains d’Afrique et un soutien à sa politique de coopération en Afrique tant critiquée par la  même jeunesse africaine.

La France pourrait avoir des alliés de taille, si elle arriverait  à s’entendre avec les dits délégués, dans le cas d’un éventuel bras de fer avec certains chefs d’Etat africains réfractaires au changement en vue de créer les conditions idoines de la bonne pratique de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Les objectifs assignés au sommet, c’est d’une part de donner les vraies informations sur la politique de la France en Afrique et d’autre part, recevoir aussi les véritables attentes de la jeunesse africaine, des acteurs de développement économique et social , de la France.

La France espère ainsi aplanir  certaines divergences avec la jeunesse africaine sur sa politique néocolonialiste en Afrique. 
  La politique française en Afrique fera sans doute l’objet d’une communication détaillée et d’un débat nourri  à ce sommet dit inédit , en contrepartie la jeunesse panafricaniste africaine dira de manière très claire et précise, ses  critiques de la politique française en Afrique. Elle exigera sans doute  plus de la démocratie et de la  bonne gouvernance dans la gestion des États en Afrique, moins des élections tropicalisées avec la complicité d’une certaine communauté internationale et des organismes sous-régionaux, soupçonnés d’être manipulés par la France.

Le fait que les chefs d’Etat africains soient absents du dit sommet, donne-t-il un gage de  grande crédibilité à ce sommet ?

Nous pensons que le sommet traditionnel France-Afrique  a toujours été un sommet des grandes annonces sans effet concret , aucune mise en œuvre concrète des conclusions des différents sommets qui  s’étaient tenus n’avait fait l’objet d’une évaluation.

L ‘absence  des dirigeants politiques africains chargés de la conduite des politiques, économiques, financières et monétaires des pays , ne sera -t-elle  pas un handicap dans  la mise en œuvre des recommandations issues du dit sommet ?

Nous pensons que ce sommet peut-être porteur des grands espoirs , des changements significatifs dans les relations commerciales entre l’Afrique et la France,  mais à condition que les objectifs fixés soient très sincères, qu’ils ne  soient pas encore une nouvelle stratégie qui
permettra à la France de repérer  et recruter quelques têtes ,futures partenaires, maniables en vue d’un éventuel renouvellement de la classe politique africaine actuelle, considérée corrompue et trop sournoise .

La  France ne maîtrise  pas bien l’évolution du  vieux continent,  l’Afrique a évolué, elle est en pleine effervescence, la jeune génération montante est intraitable par rapport aux intérêts supérieurs du peuple souverain d’Afrique.
Il serait très difficile aujourd’hui pour une société civile africaine,  pour des opérateurs économiques, patriotes, nationaliste, responsable , de faire la promotion de la politique française en Afrique qui ne serait  pas en phase avec les aspirations des peuples souverains d’Afrique . La France a donc intérêt à jouer franc jeu avec ses invités au sommeil dit  inédit de Montpellier.
La génération montante a tout compris, elle ne supporte plus la pesanteur de l’égoïsme, elle saura dire aux autorités politiques françaises tout ce qu’elle pense des effets pervers de la politique française actuelle,  en Afrique.

La jeunesse africaine reclamera sans doute un nouvel ordre économique  plus juste ,plus équitable, dans les relations commerciales entre l’Afrique et la France.
Les  matières premières africaines doivent être achetées à des prix justes,réels et équitables .
Les aides publiques au développement doivent être  orientées vers des secteurs susceptibles d’engendrer le développement économique et social.

Les aides extérieures financières sont imposées, il n’est pas permis aux pays bénéficiaires de choisir librement les secteurs d’activités à financer , pour permettre de relancer l’économie.

La monnaie commune unique africaine de la CEDEAO,  l’ ECO,  sera sans doute abordée. Les pays membres de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO ont créé une monnaie commune unique africaine, l’ECO, qui sera  une monnaie pilote en vue de tendre vers une intégration économique globale africaine et la création d’une monnaie commune globale africaine gage d’un décollage économique.

La France a court-circuité la CEDEAO, en utilisant le président de l’Union Monétaire Ouest-Africaine , l’UEMOA, le président de la Côte d’Ivoire, Allassane Ouattara, pour faire une annonce contraire aux principes qui sous-tendent la création de la monnaie ECO, à Abuja, au Nigéria, en 2019.
La monnaie commune unique africaine de la CEDEAO aura un taux de change flexible, elle sera battue sur un territoire africain, dans une zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest, la ZOMAO contrairement à la monnaie ECO annoncée par le président français, Emmanuel Macron et le président de la Côte d’Ivoire, Allassane Ouattara , qui sera battue en France et arimée à l’Euro   avec un taux de change fixe qui ne favorise pas le développement économique et social de l’Afrique.

La France chercherait t-elle  à disloquer la CEDEAO en vue de lui voler sa monnaie commune unique africaine créée en 2019 à Abuja, dans le but de maintenir les pays africains francophones membres de l’UEMOA dans la servitude monétaire ?
ce qui handicape le décollage économique de L’Afrique.
La jeunesse africaine montante , invitée au sommet Afrique-France saura sans doute porter ce message clair et fort de la jeune génération montante africaine,  à la France.

Les échanges entre  l’Afrique et  la France, ne doivent plus se limiter à des  gouvernants, en invitant  ainsi les trois mille  acteurs économiques  africains au sommet de Montpellier, la France espère être bien  informée sur les vraies aspirations  des peuples africains et en contrepartie elle changerait sa politique de coopération avec l’Afrique .
Nous osons espérer que ce sommet sera une nouvelle étape de changement qualitatif de la coopération entre l’Afrique et la France. Cette coopération sera enfin bénéfique à toutes les deux parties.

La problématique qui se pose : est-ce que la vraie raison qui sous-tend à vouloir s’entretenir avec la société civile africaine et des  opérateurs économiques, n’est pas un stratagème en vue de chercher d’autres nouveaux futurs partenaires en remplacement des dirigeants politiques africains actuels, considérés comme corrompus et irresponsables par  la génération montante des panafricanistes africains , rejointe aujourd’hui par la France dans ses analyses ?

La nouvelle problématique qui se poserait est la suivante : Comment la France pourra-t-elle mettre en aeuvre les recommandations qui seront issues de ce sommet sans la présence et l’aval des autorités  politiques légales  africaines ?

Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

Categories: Niger

Le Niger n’est pas un pays destabilisateur , c’est un pays de paix et de solidarité envers les pays frères africains

Tamtaminfo - Wed, 06/10/2021 - 17:40

Au Niger la paix que nous voulons pour nous , nous la voulons pour tous les pays frères africains , c’est devenu un slogan national. Depuis 1960 à nos jours, le Niger a  toujours  entretenu des relations amicales  de bon voisinage avec tous les pays limitrophes.

De juillet 1967 à janvier 1970, pendant  la guerre de la cession de  Biafra, soutenue par le président français, le général De Gaulle et le président de la Côte d’Ivoire,  Houphouet Boigny, au nom d’une  géostrategie et d’une géopolitique non  conformes  en particulier, aux intérêts supérieurs du peuple nigérien, et en  général au peuple souverain d’Afrique, le président de la République du Niger de l’époque , Diori Hamani, en patriote convaincu,  avait refusé courageusement de céder à la pression de la France et de la Côte d’Ivoire, malgré son amitié personnelle avec le président Houphouet Boigny,  qui soutenait la balkanisation du Nigéria.

En vertu des intérêts de la sous-région ouest-africaine intimement liés à ceux du Niger , le  président Diori Hamani avait opté pour la stabilité du Nigéria, pays voisin avec lequel il partageait la même culture, la même histoire et une longue frontière.

Pendant la guerre dite guerre des pauvres, entre le Mali et la haute-volta, actuel Burkina Faso,  dans les années 1974/ 1978 , le Président Seyni Kountché , n’avait jamais accepté de cautionner la déstabilisation  de ces pays frères voisins, le Niger s’était beaucoup investi pour réconcilier les deux pays frères.

Lorsque  une  grande famine avait  sévi au Dahomey, actuel Benin, dans les années 1964/1966 , le Niger à l’époque grenier du mil et du sorgho au Sahel, avait manifesté sa solidarité légendaire au peuple bénénois.

Nous avons encore en mémoire la grande contribution du chef de canton de Dogueraoua, le vieux Attawel Ibrahim , qui se chiffrait  en millier  des  tonnes de sorgho au secours du pays africain voisin ,  ce qui avait inspiré la chanson du griot chanteur , Hassan de Madaoua, dans laquelle il magnifiait la solidarité de notre pays à l’égard du peuple frère de Dahomey, actuel Benin.

Le  griot légendaire Rougoum de Dogueraoua , avait  animé une grande  soirée culturelle , dédiée aux grands  agriculteurs de la région,  le chef de canton de Dogueraoua, le vieux Attawel Ibrahim,  était considéré comme le plus grand agriculteur , le plus grand contributeur de sa génération.

De tout le temps notre cher pays, le Niger, a été  un pays de solidarité , qui cultive  la paix , l’esprit de bon voisinage à l’égard de tous ses voisins . D’où le slogan cher au Niger  :  » La paix que nous voulons pour le Niger  nous la voulons pour tous les pays du monde  » épris de paix et de justice.

Donc notre cher pays, le Niger a bien compris que la stabilité de son vaste territoire  est très dépendante de la stabilité des  autres pays voisins.

En effet, entre autres , depuis  que la libye du guide Mouammar Khadafi avait été déstabilisée , balkanisée par certains pays occidentaux, entraînés par la France, pour des intérêts étrangers à l’Afrique, les pays du SAHEL  n’ont cessé de connaître une insécurité grandissante et inquiétante qui a provoqué des milliers des morts et des millions des déplacés. Les terroristes, les narcotrafiquants et les bandits armés, sement encore la terreur dans la région du SAHEL. Le Niger ne peut oublier cet état de fait . Toutes ses actions de diplomatie internationale ,  doivent s’inscrire  dans un élan de solidarité , de l’unité,  avec tous les pays du SAHEL meurtris par le terrorisme et la pauvreté.
La seule  solution heureuse à la problèmatique de l’insécurité, du terrorisme ,qui se pose en Afrique, c’est une synergie d’actions  entre les pays africains, coordonnée par les pays africains eux-mêmes , dans un esprit de confiance, de respect mutuel et d’unité sans faille,  sans ingérences  des pyromanes extérieurs, parrains du terrorisme, des narcotrafiquants, en vertu de leurs intérêts sordides,  égoïstes.

Les pays africains du G5 Sahel se devraient aussi de se convaincre que la voie tracée par certains puissances étrangères n’aurait pas pour objectif de mettre  définitivement fin au terrorisme au Sahel, les sources du terrorisme qui sème la terreur au Sahel sont  bien connues. Mais comme la stabilité des pays du SAHEL, ne fait pas  l’affaire de certaines puissances excolonisatrices, elles ont torpillé les bases de cette paix, car  elle permettra aux dirigeants des pays de la région du SAHEL, de réclamer des révisions à la hausse certains accords de coopération pour les permettre de faire face  dignement aux dépenses d’investissement et aux  dépenses de souveraineté,  c’est pourquoi certaines puissances étrangères font semblant de les aider  à faire face au terrorisme,  mais dans  réalité, la stratégie consisterait à les  maintenir  dans une situation d’insécurité, de servititude, qui les empêcherait de bien conduire les politiques économiques, financières et monétaires en vue d’atteindre le  développement économique et social.  Ces puissances tentent de les divertir, les rendre plus  préoccupés par les problèmes de sécurité,  de santé, et de crise alimentaire , etc , pendant ce temps, les puissances excolonisatrices continueront allègrement à piller  les richesses minières, les richesses naturelles du continent.africain.

La nouvelle génération a tout compris, c’est ce qui fache les néo-imperialistes et les néocolonialistes.

Certains jeunes panafricanistes africains conscients , patriotes et responsables ont commencé à élever le ton pour réclamer plus de démocratie et de bonne gouvernance dans la gestion des pays africains, la France surprise et  effrayée par ce nouveau langage,  ne contrôle plus son langage , elle se lance dans des invectives, des menaces, à l’égard de la jeune génération montante.

La Guinée Conakry, de Sekou Touré , le Mali de Modibo Keïta , et la République Démocratique et Populaire Algérienne , de Ahmed Ben Bella font  aujourd’hui trembler  la grande France.  En effet, la riposte mémorable apportée avec courage et détermination par ces pays( fiers guerriers africains)aux insultes, aux mépris de la France  à leur égard, fait courir la France de tous les côtés, elle ne sait où se mettre la tête.
Elle ne croyait pas que l’Afrique peut se tenir encore  debout et fière!

L’ époque de Ahmed Sekou Touré, de Modibo Keïta et de Ahmed Ben Bella n’est pas révolue, elle reste encore gravée dans l’esprit des patriotes africains.

Après avoir échoué dans l’action de faire fléchir ces dits pays  par le chantage et la menace, la France tente de renouer maintenant avec le langage diplomatique pour faire baisser les  tensions inutiles créées de toutes pièces, avec la fière , la combattante et   téméraire République Démocratique et Populaire Algérienne.

Avec la Guinée Conakry et le Mali, elle est en train de  tenter aussi  d’utiliser le bâton et la carotte , tentative qui serait infructueuse étant donné  l’état d’esprit, l’engagement farouche, progressiste, des jeunes panafricanistes africains qui n’accepteront plus que certains pays du sud continuent à décider avec la complicité de la communauté internationale, particulièrement les organismes sous-régionaux africains chargés d’intégration économique des Etats et des peuples.

Malheureusement,  une certaine communauté internationale et ces organismes  sous-régionaux , au lieu de bien s’acquitter de leurs nobles missions, sont devenus des caisses de résonance de certaines puissances étrangères,  en vue de saboter la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique.

Si les pays africains  progressistes ne prennent pas garde, les pyromanes extérieurs, dans leur panique actuelle, tenteront de les opposer  les uns contre les autres pour pouvoir  bien s’en sortir de la situation embarrassante dans laquelle, ils se sont  retrouvés et continuer ainsi  à piller les richesses de l’Afrique.

Les pays africains doivent bien tenir le bon bout , refuser toutes ingérences extérieures, sournoises , dans les affaires intérieures africaines.

C’est  quand le mur se fendille que les margouillats rentrent. Il appartient dorénavant aux pays africains progressistes de faire en sorte que ces margouillats nuisibles ne rentrent pas dans le mur africain, surtout au moment où une prise de conscience qualitative, sérieuse, très responsable, est en train de se  manifester en Afrique.
La stratégie savamment orchestrée de vouloir entraîner certains  pays,  dans une aventure dangereuse de l’isolement des autres pays progressistes africains ne tiendrait pas  la route, car les pays membres de la CEDEAO étaient à l’avant garde de la création de la monnaie commune unique africaine de la CEDEAO, et de l’avènement de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine , la ZLECAF. La capitale du Niger, Niamey est le lieu de naissance  de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, la ZLECAF.

Les larbins, les  chevaux de troie,  du néocolonialisme et du néo-imperialisme, ne  peuvent que perturber la marche du courant de l’histoire, mais ils ne pourront pas  l’arrêter.

Notre cher  pays, le Niger doit continuer à s’investir comme il le fait , pour la concrétisation de la mise en œuvre de la monnaie commune unique africaine de la CEDEAO, l’ECO et de  la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, la ZLECAF.

Notre pays n’est pas donc  un destabilasateur, ni un fausoyeur de l’unité africaine.
Incha Allah ! l’Afrique dominera le monde et le Niger lèvera la tête haute.

Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

Categories: Niger

 » j’ai recueilli les analyses pertinentes du président bazoum sur la situation régionale » déclare l’ambassadeur de France au Niger

Tamtaminfo - Wed, 06/10/2021 - 17:30

Le Président de la République, Chef de l’Etat SEM Mohamed Bazoum, a reçu mercredi en début d’après-midi, 6 octobre 2021, l’Ambassadeur de France au Niger, M. Alexandre Garcia.

La relation bilatérale entre le Niger et la France en ce qui concerne notamment les aspects de défense a été au centre de cette audience, a indiqué le diplomate français, ajoutant avoir recueilli les analyses « pertinentes » du Chef de l’Etat sur la situation régionale.

« J’ai également présenté au Chef de l’Etat le nouveau Sommet Afrique-France qui se tiendra le vendredi 8 octobre à Montpellier. C‘est un sommet nouvelle formule avec des centaines d‘invités (pas de Chefs d’Etat) mais de la société civile de tout le continent » .

Et à ce titre, le Niger a une délégation d‘une vingtaine d’entrepreneurs, de sportifs, d’artistes, d’intellectuels qui vont pouvoir échanger avec d’autres africains et aussi avec des interlocuteurs français », a-t-il précisé.

Source: Presidence de la Republique

Categories: Niger

Formation Du Personnel De La Cour Des Comptes : Renforcement Des Capacités Pour Le Contrôle Des Fautes De Gestion

Tamtaminfo - Wed, 06/10/2021 - 17:16

Après la session d’accueil de dix nouveaux vérificateurs, le premier président de la cour des comptes, Pr. Oumarou Narey a procédé, hier matin, à l’ouverture des travaux de formation du personnel de la cour sur les fautes de gestion. Cette formation de quatre jours s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des connaissances et des capacités du personnel de contrôle de la Cour des comptes. Elle vise à former le personnel sur le traitement des fautes de gestion en passant au crible le rôle de tous les acteurs étape par étape, ce qui constitue en fin de compte la discipline budgétaire et financière.

Dans son mot d’ouverture,  le premier président de la cour des comptes a souligné  que de  façon spécifique cette formation vise à connaitre les infractions constitutives de fraudes de gestion, passer en revue et ajourer la réglementation financière et comptable, identifier les personnes justiciables devant la chambre de discipline budgétaire et financière de la cour des comptes, maitriser le déféré par les chambres, bien appréhender le rôle du parquet et son réquisitoire, maitriser l’instruction du dossier, maitriser le jugement et les sanctions en cas de faute de gestion  et enfin maitriser la rédaction de l’arrêt. 

Pr Oumarou Narey a indiqué que pour atteindre ces objectifs, les travaux vont se dérouler sous forme de présentations (exposé) faites par les formateurs, suivies de débats, d’échanges d’expériences et d’illustration de cas pratique sous forme d’arrêts.

En amont, le premier président de la cour des comptes a rappelé  les missions de l’Etat qui a-t-il relevé, se résument en la satisfaction des besoins d’intérêt général grâce à des ressources publiques dont la perception et l’utilisation sont assorties de règles spéciales. Cette protection doit permettre non seulement de prévenir des détournements à des fins privées mais aussi de s’assurer que leur utilisation respecte l’autorisation budgétaire et donne lieu à la bonne gestion.

Malgré cette protection censée être assurée par une panoplie de règles et principes, celle-ci ne permet pas très souvent de garantir à suffisance une bonne gestion publique, l’essence même de la démocratie financière. 

Ainsi, cette préoccupation pressante d’une mise  en place d’un système de gestion des finances et biens publics s’est très tôt affirmée au Niger en dépit de quelques difficultés rencontrées dans la mise en œuvre. 

Parallèlement les exigences citoyennes qui se traduisent par une utilisation saine et rationnelle de la contribution et de la gestion des biens communs s’accroissent.

Conscient  de cet état de fait, le constituant nigérien de 2010 s’attache à fond à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques.  Alors,  dans ce contexte de plus en plus exigeant a notifié Pr. Oumarou Narey, l’instauration d’un système de contrôle efficace de l’utilisation de la fortune publique allait fatalement s’imposer. Ainsi, différents mécanismes et outils de contrôle sont prévus dans le système juridique et juridictionnel de la cour des comptes , permettant de déceler les  fraudes , et bien d’autres abus afin de s’assurer de la conformité des opérations budgétaires.

Selon le premier président de la cour des comptes, la tendance fréquente était de s’appuyer, d’une part, sur le contrôle interne exercé par des organes soit rattachés à la Présidence de la République, soit au ministère des finances et, d’autre part, sur un contrôle externe effectué par un organe juridictionnel en l’occurrence , la cour des comptes ou encore un organe politique, l’Assemblée Nationale. Et l’objectif des contrôles, a-t-il expliqué, est double. Tout d’abord, ils permettent de déceler les manquements à la législation financière et le cas échéant d’enclencher une procédure tendant à mettre en œuvre la responsabilité des gestionnaires malveillants. Ensuite bien que ces contrôles ne soient pas, tous juridictionnels, ils peuvent en revanche avoir des issues juridictionnelles.

En effet, traditionnellement, dans l’étude de la responsabilité  juridictionnelle des gestionnaires publics devant la cour des comptes, on distingue celle des comptables publics de celle des ordonnateurs et administrateurs des crédits.

La responsabilité des gestionnaires publics qui constitue l’objet de cette rencontre est mise en jeu en raison des irrégularités, malversations et autres manquements commis dans leur gestion  et dont on a coutume de qualifier de faute de gestion.

Ainsi le gestionnaire qui se rend coupable d’actes constitutifs de fautes de gestion est traduit devant la 4éme chambre chargée de la discipline budgétaire et financière ; charge à cette dernière d’enclencher la procédure de répression prévue à cet effet et de décider de la suite à lui donner. Au terme de la formation, le personnel de la cour des compte aura acquis des connaissances fondamentales sur la faute de gestion, les fondements, les enjeux, les infractions et faits constitutifs  de faute de gestion, les sanctions ainsi que la procédure.

Par Rahila Tagou(onep)

Categories: Niger

Niamey , Terre d’accueil du Tourisme d’affaires, les MICE ?

Tamtaminfo - Wed, 06/10/2021 - 17:12

Dans des Réflexions antérieures, nous avons souligné les interrelations entre Tourisme et Economie Evènementielle. Un anglicisme résume fort justement ce qu’il faut entendre par Evènements ,  et ce   qui justifie  leur prise en compte dans les politiques de développement touristique ( Pôles ou Hub , ou encore noyau de développent touristique ) . Il s’agit du concept des MICE ( Meetings, Incentives, Congres and Exibitions) .

Les MICE ( Meetings, Incentives, Congrès et autres Foires et Expositions) sont spécifiquement  considérés comme relavant du Tourisme d’affaires . Cette branche d’Activités en développement rapide avant la COVID 19, pourrait connaitre une accélération tant l’Afrique regorge de potentialités et de Ressources plus en plus recherchées.

Notre pays, le Niger a toujours été une Destination de Tourisme d’affaires avant les Loisirs et autres évasions. A l’occasion des Boum économique du fait de l’irruption de Ressources naturelles (uranium, Pétrole etc. ) , il y a des pics importants dans les flux de visiteurs .

Il se trouve qu’à ce jour aucune stratégie septique n’a été conçue et mise en œuvre pour son exploitation optimale. Les Tables Rondes Economiques et autres doing business, sont dans des démarches sectaires .

Les Affaires commencent à se dégivrer de la froideur de la COVID 19. Bien qu’étant normalement dans la basse saison touristique,  ( mois de Septembre ) nous avons  observé à Niamey,  une Activité appréciable dans les Etablissements hôteliers d’un certain standing. Puiseurs Séminaires Conférences sous régionales sont au programme.

Toutefois il s’agit de Tourisme contraint, c’est-à-dire un Tourisme n’ayant pas été suscité par une promotion ou une démarche de marketing adressées à des cibles pré identifiés. Aussi nous ne sommes pas dans le grand Evènementiel . Les flux à gérer sont moins de 500 Pax .

Au regard de l’Ambition de faire de  Niamey une Terre d’accueil des Grands Evènementsla question se pose de savoir quelles sont les conditions pour atteindre un tel objectif ?

Dans la compétition entre Villes africaines à vocation Tourisme d’affaires, quels sont les atouts ou éléments de compétition- différenciation  que la Ville de Niamey peut  mettre en scène ,  pour capter une partie de la manne de l’économie du Tourisme d’affaires .

Dans ce propos  qui revisite une Contribution antérieure ,   nous ne traiterons pas de l’encadrement Institutionnel de l’Evènementiel ,  comme l’appartenance à l’Association internationale des congrès et Conférences ( ICCA ), les Syndicats d’Initiatives et autres Offices de promotion du Tourisme , la mutation de UA-2019  en ANEC . Nous nous souvenons de la période où le Palais des Congés en association avec Sofitel Hôtel Gaweye  était  Membre de l’Association internationale des Palais de Congrès .

 Nous nous pencherons sur l’offre  d’une Destination qui ambitionne de développer le Tourisme de MICE ou Tourisme d’affaires . Quels sont les déterminants qui favorisent sa spécialisation en Ville MICE  ?

1.     Rappel des Fondements de la Théorie de la spécialisation

Sur le plan de la théorie scientifique, l’approche de la spécialisation touristique se fonde sur la théorie Economique du Commerce international.  Cette Théorie explique comment les pays se spécialisent, au regard de leurs avantages comparatifs multiples pour aller à la conquête des Marchés internationaux.

Le Tourisme est considéré principalement comme un secteur économique d’exportation. C’est la justification de sa prise en compte dans la Balance des Paiements, dans la sous balance des Services notamment.

 Nous n’irons pas en profondeur sur les fondamentaux de la Théorie du Tourisme dans une   Réflexion au   succincte.

Ce qu’il faut souligner c’est que la Théorie de la spécialisation recommande que les Destinations conçoivent des offres bâties autour des facteurs de production, pour lesquels elles ont des avantages comparatifs indéniables par rapport aux autres Destinations. Elles se spécialisent sur ces produits. Par exemple le Niger disposant d’un des plus beaux déserts du monde l’Air-Ténéré, une spécialisation en Destination de Tourisme saharien était en cours avant la crise sécuritaire liée au Terrorisme.

De ce point de vue lorsqu’une Destination dispose d’un Centre international de Conférence (CIC), d’une desserte aérienne étoffée efficiente, de professionnels de l‘hôtellerie et des Loisirs, compétents et éveillés sur les exigences du Tourisme Evènementiel, cette Destination peut légitimement se positionner comme une Terre potentielle d’accueil de Grands Evènements.

Il y a des considérations de base à prendre en compte.  D’abord l’existence d’un potentiel qu’il soit des Ressources d’Environnement, ou des Réalisations infrastructurelles  urbaines, ou encore des éléments de Patrimoines socioculturels ; ne signifie pas disponibilité de produits Touristiques.

 Un pays peut être riche en Ressources Touristiques et avoir une offre de produits insuffisante voire nulle. Pour que la Ressource touristique devienne un Produit touristique , il faut un procès qui permet tout à la fois, son usage , sa consommation, sa visibilité sur les marchés émetteurs, et son accessibilité.

Par exemple si le Parc Naturel d’un Pays n’est pas aménagé pour accueillir les Touristes, selon les standards requis, et s’il n’est pas programmé et visible sur les Marchés Touristiques, et si en plus, le coût de transport aérien, de transfert routier local est prohibitif, le Parc restera une Ressource potentielle, mais pas un Produit touristique au sens noble du Terme.

Ensuite il faut une Conscience de la chose touristique qui autorise une Vision, et donc la prise en compte des avantages comparatifs liés des Ressources locales pour confectionner des produits compétitifs.

Cette Culture et cette Vision peuvent être l’apanage des Elus locaux.  

Pour synthétiser nous dirons que les déterminants clés sont : Vision, exploitation d’avantages comparatifs existants, ou création d’éléments de différenciation en vue de disposer d’une Offre Evènementielle, Visibilité sur les Mâchés émetteurs et accessibilité.

2.     Les conditions de la spécialisation de Niamey Post COVID  

Le balbutiement observé actuellement sur le segment des Conférences , Séminaires, Rencontres génère des effets économiques bienfaisants pour les Etablissements Hôteliers , certaines de Salles de Réunions et même sur le petit commerce et l’Artisanat .

Les Pax traités par Rencontres dépassent rarement 200 Pax . 

Le Marché mondial  des MICE a représenté avant la COVID 19 en 2019 près de 1000 milliards de dollars us de Revenus,  dont seulement 3 % de part pour l’Afrique . Même si le marché n’est pas extensible à souhait, il y a encore des parts   à conquérir  par les Villes africaines  .

Au demeurant la concurrence sur le créneau du Tourisme d’affaire est rude .

Les Villes se livrent une compétition en termes de visibilité , de densité infrastructurelle, de loisirs post Conférences , de compétitivité de plateformes aéroportuaires etc.  .

Le Rwanda qui a débuté seulement en 2016 avec 18 Evènements , est passé à 169 Rencontres internationales en 2019  . Kigali  se positionne derrière les Majors l’Afrique du Sud ( le Cap ) , le Maroc ( Marrakech ) .

Des Destinations traditionnelles de MICE à savoir Addis-Abeba, Nairobi , Kampala continuent  à polir leurs places pour se maintenir dans le peloton de tête en profitant  des avantages liés à la présence d’Institutions Internationales africaines sur leurs territoires .  Le Rwanda tente une percée sur le terrain du grand Evènementiel Sportif en sponsorisant des Clubs britanniques , ou en négociant le grand  Tour de cyclisme de l’UCI .

D’autres Destinations sont également  dans la conquête optimale du Segment des Grands Evénements.

Ainsi en est-il de la Côte d’Ivoire  avec  un Marriott en 2021, un Sheraton en 2022 , du  Sénégal avec son Palais des Congrès et  son aéroport international Blaise-Diagne  positionné comme un Hub , Air Sénégal ressuscité, du  Togo ave l’Hôtel le 2 Février rénové en pool avec la Compagnie Asky , du  Benin qui rénove son palais des Congrès et la construction d’un nouveau Complexe hôtelier 5 Etoiles. La Côte d’Ivoire est véritablement dans une phase ascendante avec la relance de son Projet ‘’ Sublime  Côte d’Ivoire’’.  Récemment elle a obtenu la Célébration officielle de la 41 ième  Journée Mondiale du Tourisme 2021 à Abidjan . Avant cela, l’Union postale Universelle y avait tenu des Assises qui ont duré près d’un mois. Le pays se prépare à  accueillir une CAN  en 2023.

Du côté du Sénégal, il convient de souligner que l’Agence Sénégalaise de Promotion du Tourisme ASPT,  vient de valider une Etude de Stratégie de promotion des MICE .

Au regard de cette dynamique extrêmement compétitive  du marché du Tourisme d’affaires, il faut absolument  lui adresser  une démarche très professionnelle, qui se fonde sur  des Relations Publiques de haut vol , le Lobbying et l’adaptation permanente  des offres de MICE . Ce sont les conditions   pour espérer stimuler une Economie de l’Evènementiel .

Cette démarche à la fois prospective et professionnelle doit viser dans le contexte de notre pays , à tirer le  segment de marché local  vers le haut , quitter le Petitisme Evènementiel . Concomitamment de l’Intelligence devrait être  développée pour concevoir et mettre en orbite  de nouveaux  produits ( analyse des forces et faiblesses, identification des éléments de différentiation permettant une spécialisation évènementielle, dynamique des marchés évènementiels ciblés etc.) .

La disponibilité de Chaines Hôtelières de classe internationale ou grands complexes de loisirs peut agir comme pompes pour capter les grands Evènements . Ces Etablissement ont généralement des Services spécialisés MICE ,  de conquête du segment Tourisme d’affaires .

Pour disposer d’une telle masse critique de chaines Hôtelière de classe internationale et d’autres infrastructures comme celles pour accueillir des Expositions  et Salons , peut être faudrait-il penser sortir de Terre une nouvelle ville Appendice de Niamey, comme Abuja au Nigeria , Dianmandjo au Sénégal, bientôt une nouvelle ville au Burundi. Un tel Projet en plus de ses effets économiques et sociaux  permettrait  de se projeter dans l’Avenir avec une Image de Ville plus moderne te fonctionnelle, et donc plus fonctionnelle .

Il convient enfin   de réfléchir à des solutions de sauvegarde durable des acquis. Cette Réflexion doit concerner également les Ressources Humaines et les capacités managériales.

  Elhadj MAIGA Alzouma

 Expert scientifique du Tourisme

  Marketing Evènementiel et des    Institutions

                                          Nigérien Tout Court N T C

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Nécrologie: Moussa Hamani n’est plus: le départ définitif d’un grand professionnel

Tamtaminfo - Mon, 04/10/2021 - 19:10

Ils étaient plusieurs centaines à l’accompagner à sa dernière demeure. Famille, amis, collègues et connaissances, ils étaient tous là, silencieux pour lui rendre un dernier hommage. Et oui depuis ce matin, Moussa Hamani repose au cimetière musulman de Saga.

Arraché à l’affection des siens, hier dimanche 3 octobre 2021, alors qu’il avait tout juste commencé à jouir de ses droits à la retraite, Moussa Hamani Alzouma fut de son vivant un très grand journaliste nigérien ayant servi à l’ORTN (à la radio tout comme à la télévision nationale) doté d’un charisme hors norme. Très professionnel, rigoureux, Moussa Hamani aimait le travail bien fait. Il avait un sens inné de l’improvisation et de l’anticipation. Il aimait le direct et il avait toujours des biscuits pour agrémenter ses reportages.

Ses reportages fouillés et pointus lui ont d’ailleurs valu plusieurs distinctions. 

Malgré tout il était resté humble, serviable, généreux. Il partageait son savoir avec les jeunes confrères, pour qui il était une référence.

Personne ouverte d’esprit, disponible, engagée dansce qu’il entreprend, fidèle dans ses rapports humains et professionnellement active, imbue d’un sens élevé de responsabilité, Moussa Hamani a vécu pour la profession.

Tour à tour, reporter, présentateur, Rédacteur en chef, Attaché de presse, chargé de communication, Conseiller en communication, formateur des étudiants en journalisme, Moussa Hamani Alzouma a rempli son cahier de charges durant sa vie.

Le Groupe tamtaminfo s’associe à la douleur de sa famille, de ses amis et présente ses condoléances.

Qu’Allah soit Miséricordieux envers Moussa Hamani Alzouma. Amine

Par Tamtaminfo News

Categories: Niger

Selon des témoins, ce sont environ 600 millions de f C.F.A qui ont été emportés

Tamtaminfo - Mon, 04/10/2021 - 16:52

C’est avec des tirs nourris d’armes AK47 que des braqueurs ont intercepté le véhicule de l’ETS Houdou Younoussa ce lundi 4octobre 2021 à 11h exactement sur l’ esplanade de l’hôtel de Ville de Niamey.


Selon les témoins de la scène, les ravisseurs sont abord d’une RAV4 noire où ils ont intercepté la Hiace qui transportait l’argent de l’opérateur économique M. Houdou Inoussa jusqu’à quelques mètres du Commissariat petit marché en allant vers l’Hôtel de ville de Niamey. Les braqueurs ont tiré sur un des employés de Houdou Inoussa et se sont emparés de la grosse caisse.


 »Je suis en train de partir vers le commissariat pour faire un certificat de résidence que j’ai vu un véhicule noir a barré la route au véhicule qui était juste derrière. Et brusquement je vois le conducteur du véhicule noir descend de son véhicule avec une grosse arme et commencé à tirer sur l’autre véhicule » a témoigné Moussa Hassane.


L’opération de braquage violent contre les employés de Houdou Inoussa doit interpeller les nigériens à être très vigilants.

Par Tam-tam info News

Categories: Niger

Le Premier Ministre, Ouhoumoudou Mahamadou face à la presse, la lutte contre la corruption sera implacable

Tamtaminfo - Sun, 03/10/2021 - 15:28

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou a accordé la semaine dernière une grande interview à l’ONEP et à l’ORTN. Dans cet entretien il abordé plusieurs questions notamment le bilan à mi-parcours du Gouvernement après les 100 jours d’exercice du pouvoir, la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, l’éducation, la sécurité, l’économie et la fiscalité et bien d’autres sujets d’intérêts nationaux.

Pour le Premier ministre, l’évaluation de la feuille de route pour les cent premiers jours laisse apparaître que l’ensemble des actions que nous avons prévu a été exécuté à 90%. Le niveau de sécurité s’est nettement amélioré, les nouvelles institutions ont été installées, des chantiers emblématiques ont été démarrés notamment le pipeline pour l’exportation du pétrole brut, la relance des travaux au niveau de Kandadji et des réunions ont été organisées avec les acteurs du secteur de l’éducation.

Parmi les défis à relever le Premier Ministre a insisté sur la rareté des ressources, la restructuration des ministères et la situation de pandémie de COVID 19. Tout cela constitue des défis auxquels nous avons été confrontés. Malgré ces défis là nous avons pu trouver notre chemin et nous avons pu réaliser un certain nombre d’actions prioritaires au cours de la période indiquée.

Concernant la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics qui est un chantier phare du Président de la République , le Chef du Gouvernement a indiqué « qu’effectivement, le Président de la République accorde une grande priorité à la lutte contre la corruption. Il l’a annoncé dans son programme de campagne, il l’a annoncé dans son discours d’investiture, et de façon très ferme et très claire. Dans la Déclaration de Politique Générale, j’ai également repris cet engagement du Président, en disant que nous allons faire en sorte que toutes les institutions en charge de la lutte contre la corruption soient redynamisées et que la justice soit renforcée dans ce domaine.

Alors la question est de se dire que, puisque nous avons les structures qu’il faut, nous avons les textes qu’il faut, qu’est-ce qui fait que la lutte contre la corruption traine ? Pourquoi il n’y a pas les résultats que le peuple espère en matière de lutte contre la corruption ? Et dans ce sens, il faudrait voir la corruption en deux aspects. Il y a d’abord la perception parce que très souvent c’est une question de perception. Comment les citoyens perçoivent-ils le fonctionnement de notre administration? Est-ce qu’ils pensent que c’est une administration corrompue ou autre? Et par rapport à cela il y a des indicateurs et un suivi au niveau international. Et fort heureusement, quand on analyse de 2011 à ce jour, le Niger a fait beaucoup de progrès.

Notre pays a gagné des rangs extrêmement importants en matière de lutte contre la corruption. Bien entendu, ce n’est pas l’occasion de se reposer, il faut aller de l’avant. Et pour confirmer l’engagement du Président de la République, nous avons tenu un certain nombre de réunions au niveau du gouvernement pour faire le point de l’état actuel de la situation et des actions à entreprendre.

Ensuite nous avons tenu récemment une réunion présidée par le Président lui-même, au cours de laquelle il a donné des directives claires. Ces directives, c’est d’abord de donner plus de moyens aux structures en charge de la lutte contre la corruption; que ça soit des moyens humains, que ça soit des moyens financiers. Parce que toutes ces structures se sont plaintes du fait qu’elles n’ont pas assez de moyens. En ce qui concerne les moyens humains, il y a aussi le problème de la qualification; et on avait convenu qu’il faut renforcer la qualification de ces moyens. Il y a aussi le fait qu’au niveau notamment de la HALCIA, elle avait élaboré un plan stratégique de lutte contre la corruption, qui est composé à la fois avec des actions de sensibilisation, mais aussi des actions de vérification, de contrôle et de répression. Ce plan va être réactivé et mis en œuvre.

Au niveau de la Cour des Comptes, elle établit des Rapports chaque année; ce qui a manqué, c’est le suivi des recommandations de la Cour des Comptes. Là le Président a été ferme, nous devons faire un suivi de toutes les recommandations de la Cour des Comptes et lui rendre compte. Enfin au niveau de la Justice où les gens ont déploré une certaine lenteur par rapport aux dossiers qui sont en instance, là également des instructions ont été données pour que le traitement des dossiers soumis à la justice soit accéléré.

Comme vous le savez la HALCIA, lorsqu’elle élabore un dossier et qu’elle voit qu’il y a matière à poursuite, elle transmet directement à la justice sans passer par qui que ce soit, et il en est de même de la Cour des Comptes lorsqu’elle constate qu’il y a des faits flagrants elle peut prendre des décisions. Donc je peux dire que dans le cadre de la lutte contre la corruption, le gouvernement a pris le taureau par les cornes et vous verrez qu’il y aura beaucoup d’actions et beaucoup de résultats au cours de ce quinquennat ».

Parlant spécifiquement du dossier du Ministère de la Défense Nationale et l’affaire dite de ‘’Ibou Karadjé’’, le Premier ministre a estimé qu’en ce « qui concerne le dossier MDN, comme vous le savez ce dossier est venu d’un audit commandité par le Président de la République de l’époque. Si le Président de la République a commandé une inspection, ce n’est pas pour que le dossier soit mis au tiroir; c’est pour que s’il y a des faits qui sont révélés que des actions appropriées puissent être entreprises. S’agissant de ce dossier, il a été transmis à la justice. Et donc s’agissant d’un dossier qui est à la justice, nous n’avons pas de commentaire particulier comme vous le savez c’est interdit par la loi. Mais le dossier est à la justice et il suit son cours.

En ce qui concerne le dossier Ibou Karadjé, là également c’est la même chose. C’est le Président de la République qui a demandé à l’Inspection d’Etat, lorsqu’ils ont eu vent de cette affaire, de vérifier ce dossier. L’Inspection d’Etat a fait son Rapport, le Procureur a été saisi, la Police a été saisie pour investigation. Il s’est avéré qu’il s’agit d’un individu qui a imité des signatures, fabriqué des faux cachets pour faire des opérations au niveau du ministère des Finances. Là aussi le dossier a été transmis à la justice. Tous ses complices ont été identifiés, et la justice suit son cours. Je ne rentrerai donc pas plus dans les détails des faits.

De toutes les façons, comme vous avez vu à travers les journaux, de plus en plus, la vérité commence à sortir. J’ai vu les dernières informations sorties des journaux, certainement des journalistes qui ont eu accès au rapport d’investigation de la Police, et qui confirment que toutes les signatures ont été imitées, et tous les cachets des titulaires au niveau du ministère des Finances ont été fabriqués. Donc voilà ce que je peux vous dire sur ce dossier qui est également dans les mains de la justice. Donc la justice suivra son cours ».

Evoquant l’engagement du Président de la République sur l’accès et le maintien des jeunes filles à l’école, M. Ouhoumoudou Mahamadou  a indiqué que « l’engagement le plus emblématique, en ce qui concerne la scolarisation de la jeune fille, est celui qui consiste à construire des internats dans les collèges de proximité. S’agissant d’une opération nouvelle, il fallait commencer par des projets pilotes. C’est ainsi que trois écoles ont été choisies comme projet pilote: Kellé (dans la région de Zinder; Moujiya (région de Tahoua) et Dantchandou (région de Tillaberi). Ces trois écoles seront les projets pilote qui vont nous permettre d’ajuster la politique qui va être mise à l’échelle. Les bailleurs de fonds ont été sensibilisés et beaucoup se sont annoncés pour soutenir cette initiative d’internat pour les jeunes filles.

Mais, il n’y a pas que l’internat pour améliorer la scolarisation de la jeune fille. En effet, la première des choses à faire, c’est qu’elle ne soit pas très loin de ses parents en ce qui concerne l’éducation. C’est pour cela que nous allons mettre en place une politique de collège de proximité. Le ministère de l’Education est en train de travailler là-dessus. C’est-à-dire que dans les différents villages, on va créer des collèges. Pour que le collège de proximité soit une réussite, il faut rendre les enseignants beaucoup plus polyvalents de façon à ce qu’on puisse jouer sur l’effet du nombre. Par exemple, au lieu d’avoir six (6) professeurs dans un CEG, avec trois (3) professeurs, vous pouvez animer le collège en faisant en sorte que ces professeurs soient polyvalents et qu’ils enseignent trois ou quatre matières. Tout cela est en cours de préparation. Evidemment, il y a la sensibilisation des parents qui est aussi en cours et qui en train de donner de bons résultats. De plus en plus, comme le voit, le taux filles et garçons est en train de monter. Et notre objectif est d’atteindre la parité dans un avenir très proche ».

En matière sécuritaire, le Chef du Gouvernement a déroulé la stratégie de son Gouvernement qui « consiste à empêcher à ce qu’aucune portion de notre territoire ne soit contrôlée par aucun des groupes armés. Dans cette optique, nous sommes en train de dérouler un programme au premier axe qui consiste à mener une lutte sans merci contre les groupes armés.

Le deuxième axe consiste à renforcer nos Forces armées en moyen matériel; humain et en formation. Le troisième vise à assurer le relèvement au niveau des populations en renforçant les infrastructures sociales et en accompagnant les populations qui ont été victimes de ces groupes armés terroristes. Aujourd’hui, force est de reconnaitre que dans le cadre de la mise en place de ces différents axes, nous sommes en train d’enregistrer de succès.

L’ennemi a encaissé beaucoup de pertes que cela soit du fait de nos militaires ou du fait des militaires des forces alliées ».

Sur la question de la quiétude sociale, il a affirmé que « pour assurer la quiétude sociale, le premier élément est le dialogue. Ce dialogue le Président de la République, Chef de l’Etat SE Mohamed Bazoum, le veut et il l’a affirmé. Ila rencontré tous les partenaires notamment les syndicats, les groupes constitués. Le Président de la République les a rencontrés avant de leur réaffirmer sa disponibilité pour le dialogue. De même en ce qui me concerne, j’ai exprimé aux différents syndicats  et aux partenaires ma disponibilité au dialogue. Nous faisons la promotion du dialogue au niveau de tous les ministères.

Au niveau intercommunautaire,  nous faisons également la promotion de dialogue à travers la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix. Le Président de la République ayant pris part aux activités de la Cure Salée, a mis à profit cette rencontre pour réunir les Chefs traditionnels de la région et exprimer ses attentes vis-à-vis du dialogue et la cohabitation pacifique des populations. C’est un aspect auquel nous accordons d’importance.

De même, en ce qui concerne les partis politiques, nous avons toujours affiché notre volonté au dialogue. Nous sommes ouverts au dialogue, nous n’attendons que ces partis politiques pour instituer ce dialogue pour que nous puissions marcher ensemble. La Constitution a prévu un statut de l’opposition, nous sommes prêts pour que le statut de l’opposition soit mis en œuvre. Encore faut-il savoir ce qu’est l’opposition, puisse que pour le moment certains considèrent qu’ils sont élus alors que le Président de la République est en place. Lorsque toute cette équation va être levée, je reste convaincu que le leader de l’opposition aura sa place et il sera parmi les autorités comme il le faut.

En ce qui concerne le dialogue politique, là également c’est une institution comme vous savez qui existe où tous les partis se retrouvent. Nous allons veiller à ce que cette institution soit redynamisée sous réserve que les partis ayant l’habitude de boycotter cette institution ne la boycottent pas. L’un dans l’autre, je peux vous dire que notre gouvernement fait la promotion de dialogue en vue de la quiétude sociale. Nous avons également la fête de la concorde qui est célébrée le 24 avril de chaque année. Nous avons pris des engagements que désormais cette fête sera fêtée au niveau national pas simplement dans le Nord du pays, mais sur le plan national à partir de 2022. C’est aussi une manière de renforcer le dialogue et cette concordance au niveau national ».

En ce qui concerne les régies financières, les réformes que nous avons engagées, consiste à aller vers la digitalisation et la simplification des procédures mais également d’éviter que l’argent circule entre les agents des impôts et les contribuables. Ainsi, nous sommes en train de mettre en place un système de suivi des impôts et des contribuables. Ce suivi permet aux contribuables, par exemple, concernant la Direction Générale des Impôts, de pouvoir faire leurs déclarations en ligne, de pouvoir payer directement dans le compte bancaire du Trésor National, sans être obligés de venir à la DGI.

De même en ce qui concerne la Douane, nous sommes en train de mettre en place un système, qui permet également aux opérateurs économiques de pouvoir faire leurs déclarations de douane, directement, sans aussi être obligés de venir aux bureaux de douane. En plus de cela, il y a évidemment toute la lutte contre les différentes fraudes possibles.

Dans ce sens, toujours concernant le Douane, nous avons le système d’interconnexion. Interconnexion d’abord avec les différents ports de la sous-région, que çà soit celui d’Abidjan, de Lomé, de Cotonou, mais également interconnexion entre les différents services. C’est à dire que les démembrements de la Douane vont être connectés à la Direction centrale. Toujours à la Douane, nous avons le système SYDONIA, pour faire en sorte que dès qu’une valeur est entrée, elle ne peut plus être modifiée au niveau du taux et la valeur. Donc, le douanier est obligé de savoir que ce qui a été mis et enregistré dans le système ne plus être changé.

C’est la même chose en ce qui concerne les impôts. Le système que nous avons mis en place, va nous permettre d’éviter les possibilités de fraudes et cela notamment avec la mise en place de la facture certifiée. C’est une facture normalisée. Par le passé, les gens avaient tendance à collecter la TVA et à ne pas la déclarer ou la reverser. Mais avec la nouvelle facture certifiée et normalisée, ils ne le pourront plus. Tout celui qui perçoit une TVA est obligé de la reverser aux impôts. Ainsi, il y aura moins de fraude donc il y aura par conséquent beaucoup plus de performance de nos régies financières.

Par Tamtam Info News

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Sécurité : Les retournées de Diffa bénéficient d’une aide turque de produits de première nécessité

Tamtaminfo - Sun, 03/10/2021 - 14:48

L’ambassadeur de Turquie au Niger Mustafa Türker ARI, a annoncé ce samedi la remise d’un don de son pays destiné aux personnes retournées dans la région de Diffa, Est du pays, affectée par les violences de Boko Haram apprend-on dans une déclaration de la représentation turque à Niamey.

La Turquie, par l’entremise de l’agence Tika, de la Fondation Maarif et de l’hôpital d’Amitié Niger-Turquie, a envoyé une aide de matériels et produits de première nécessité, chargée dans deux camions en direction de Diffa, a précisé le diplomate turc, estimant que par ce geste, ‘’le gouvernement et le peuple turcs ont ainsi, tenu d’exprimer leur compassion envers leurs sœurs et frères nigériens’’.

L’ambassadeur Ari a mentionné d’importantes activités des ONGs turques avec les autorités et ONGs locales, sur le volet de l’action humanitaire ainsi que celui du développement communautaire au Niger.

Il a par ailleurs annoncé que le gouvernement et le peuple turcs envisagent d’y apporter d’autres formes d’assistance dans le futur au regard de l’évolution de la carte sécuritaire de la zone.

Le village de Baroua avait servi de localité pilote avec le retour de près 6000 déplacées en juin dernier.

 Le programme du Président Mohamed Bazoumi vise à rapatrier d’ici décembre 2021 environ 130.000 déplacés de la Région, recasés pour la plu part dans des camps de réfugiés.

 Les populations avaient déserté leur terroir le 30 octobre 2015 suite aux attaques armées perpétrées par le groupe terroriste Boko Haram, actif dans le bassin du Lac Tchad.

Le gouvernement nigérien avait appelé à un appui de ses partenaires aux initiatives de retour et de relèvement des déplaces des zones affectées.

Par ANP

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Séance de travail Nigéro- Libyen sous la Présidence du Président Bazoum et le Premier Ministre Libyen

Tamtaminfo - Thu, 30/09/2021 - 09:40

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum et le Premier Ministre libyen, SEM Abdel Hamid Dbeibah ont co-présidé, hier, mercredi 29 septembre 2021, au Palais de la Présidence, une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. 

Cette rencontre a porté sur les questions d’intérêt commun aux deux pays, notamment la sécurité et la migration irrégulière. 

Dans son mot introductif, le Président Mohamed Bazoum a souligné que le peuple du Niger entretient une « relation spéciale » avec le peuple de Libye, ajoutant que la Libye est un « voisin stratégique » du Niger.  

«Nous allons discuter des questions qui nous concernent. Malheureusement, le contexte de notre région est aujourd’hui fortement marqué par le phénomène du terrorisme et de l’insécurité ». 

« Nous allons traiter de cette question de façon à développer une coopération susceptible de nous aider à mutualiser nos forces et à faire face à ce fléau ensemble », a indiqué le Chef de l’Etat. 

« En plus de la question de l’insécurité, nos deux pays ont en commun le souci de la lutte contre la migration irrégulière », a poursuivi le Président de la République. 

Le Chef de l’Etat a naturellement parlé du terrorisme et de l’insécurité qui secouent nos pays. Ces moments sont une occasion, pour développer une coopération susceptible de mutualiser les forces pour faire face à ces problèmes.

«Nos deux pays ont en commun le souci de la migration irrégulière. Ces questions concernent le sud de la Libye et le nord du Niger. Et nous devons, entre nous, en concert avec d’autres pays voisins de la Libye développer une coopération qui sera bénéfique pour nous tous».

 «Comme vous le savez, a-t-il dit, le Niger est un pays qui n’a pas de citoyen qui a eu à prendre part à l’instabilité qui prévaut actuellement en Libye. Nous n’avons pas non plus de groupes armés qui ont pu être utilisés comme mercenaires par des nombreuses parties en conflit en Libye. Les Nigériens sont très nombreux chez vous, mais ce sont des gens paisibles qui mènent diverses activités et pour lesquelles les Libyens vouent une certaine confiance, une certaine considération du fait de leur comportement. Nous sommes un pays très à l’aise dans la promotion de la paix non seulement en Libye mais dans plusieurs pays».

Le Chef de l’Etat a également évoqué la situation des Nigériens en Libye et la promotion de la paix en Libye, au Niger et dans la sous-région. 

« La Libye, malgré ses difficultés, reste un pays qui peut aider considérablement le Niger et je sais que je peux compter sur vous à cet effet », a-t-il dit à l’endroit du Premier Ministre libyen.

Le Chef de l’Etat a ensuite souligné les perspectives économiques de notre pays. «Le Niger est un pays en croissance économique, c’est un pays qui offre plusieurs opportunités aux investisseurs libyens. Vous êtes là avec des opérateurs économiques qui ont besoin de connaitre le pays, et de repérer toutes les opportunités qui s’offrent à eux pour profiter de cette croissance économique», a-t-il expliqué.  SE Mohamed Bazoum a exhorté les investisseurs libyens à revenir dans un cadre encore plus formel, rencontrer les operateurs économiques nigériens à travers la Chambre de commerce du Niger en vue de créer des relations commerciales et de des occasions d’investissements au Niger. «C’est un pays qui a un bel avenir dans le domaine», a ajouté le Président de la République.

Enfin le Chef de l’Etat a assuré que le Niger suit, avec beaucoup d’intérêt, le changement que le Premier Ministre a eu à opérer à la tête de l’Etat libyen. Il dit le soutenir très fortement dans cette volonté de créer les conditions de retour de la stabilité et l’instauration de l’ordre en Libye.

Le Président de la République a rendu un hommage au Premier Ministre Abdel Hamid Dbeibah pour le changement qu’il a eu à opérer depuis qu’il est à la tête de ce pays. «Votre visite au Niger est la preuve de ce changement. Vous avez conscience de la nécessité de développer une certaine relation avec notre pays, c’est pourquoi vous êtes là aujourd’hui au Niger. Malgré ses difficultés, la Libye est un pays qui peut aider le Niger et je sais que je peux compter sur vous, notamment sur des besoins sécuritaires. Nous avons un pressant besoin en moyen de locomotion au niveau de nos frontières, le Niger est un pays vaste, autant que le vôtre avec un espace très désertique», a déclaré le Chef de l’Etat.

Le premier ministre libyen a abondé dans le même sens en insistant sur la redynamisation de la coopération bilatérale, la lutte contre l’insécurité et la migration irrégulière. 

Il a réaffirmé son engagement aux côtés du Niger pour le bien de nos deux peuples. SE Abdel Hamid Dbeibah a pour ce faire rappelé les liens solides culturels qui existent aussi bien en Libye qu’au Niger, mettant en exergue notre culture émergente. Le Premier Ministre a précisé qu’on ne peut pas parler de l’émergence sans investir dans le domaine agricole à travers la recherche de nouveaux fonds d’investissement.

Il a réitéré son soutien dans le cadre du combat contre le terrorisme et l’insécurité qui sévissent sur nos frontières. «Cette coopération sécuritaire est plus que nécessaire entre nos deux pays», a dit le Premier Ministre Libyen. SE Abdel Hamid Dbeibah s’est félicité des relations économiques tantôt évoquées par le Président de la République et les possibilités pour les deux parties de les raffermir davantage.

Le Niger oeuvre au sein du Conseil de sécurité de l’ONU à un retour rapide à la normale en Libye, ce pays frère qui peine à retrouver toute sa stabilité. 

Par Tam-tam news / (Source: Présidence de la République-ONEP)

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Cooperation Nigero Algérienne : deux ministres algériens reçus par le président Bazoum

Tamtaminfo - Wed, 29/09/2021 - 21:12

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Mohamed Bazoum, a reçu ce mercredi matin, 29 septembre 2021, une délégation algérienne comprenant notamment le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales, M. Kamel Beldjoud et le Ministre de l’Energie et des Mines, M. Arkab Mohamed.


Cette visite entre dans le cadre de la redynamisation de nos relations bilatérales.


Ainsi au cours de leur séjour à Niamey, les ministres algériens auront des réunions de travail avec leurs homologues nigériens.


Selon une dépêche de la présidence de la république, à leur sortie d’audience, le Ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités Locales a rappelé que lors de la visite effectuée par le Président Mohamed Bazoum en Algérie, en juillet dernier, les deux pays ont pris d’importantes décisions. « Aujourd’hui, nous sommes à Niamey pour concrétiser, sur le terrain, toutes les décisions qui ont été prises ».


Ces décisions concernent essentiellement la tenue de la réunion du Comité bilatéral des frontières entre les deux pays et cette réunion se tiendra à la fin de l’année 2021.
Parmi les autres questions évoquées, dans l’intérêt des deux peuples, avec SEM Mohamed Bazoum, il y a l’immigration clandestine, la formation et les échanges commerciaux entre les deux pays.


Le Ministre algérien de l’Energie et des Mines a, pour sa part, indiqué que plusieurs points importants en ce qui concerne le pétrole et les mines ont été au centre de l’entretien avec le Président de la République.


M. Arkab Mohamed s’est réjoui de la coopération entre les deux pays dans le domaine du pétrole dans la région nord du Niger, ajoutant que les discussions ont porté également sur des projets relatifs à la distribution des produits pétroliers au Niger, à la réalisation des stations de service, des bouteilles de gaz butane et des réseaux électriques.


Dans le domaine minier, « c’est un vaste domaine où le Niger a beaucoup développé et nous avons besoin de son expérience.


Ce renforcement de notre coopération avec nos voisins immédiats initié par le président bazoum est à saluer. La coopération avec l’Algérie permettra à coup sûr de booster le développement de nos pays mais aussi de lutter efficacement contre le terrorisme, un domaine où l’algerie dispose d’une expertise avérée.

Par Tam-tam Info News

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« Le moment est venu pour la communauté internationale de prendre en compte les nouveaux défis auxquels notre monde est confronté et qui mettent en péril la paix et la sécurité internationales »

Tamtaminfo - Wed, 29/09/2021 - 19:35

LE MINISTRE D’ÉTAT, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPERATION, S.E.M HASSOUMI MASSOUDOU s’est adressé lundi dernier, à la 76ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Placée cette année sous le thème « Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever de la COVID-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l’Organisation des Nations Unies », cette session a enregistré la participation de plusieurs Chefs d’Etat, de Gouvernements et des chefs de la diplomatie de nombreux pays.

Dans l’allocution qu’il a prononcée en cette occasion, le Ministre Massoudou s’est particulièrement appesanti sur la situation internationale post Covid 19 et sur des grandes questions d’intérêts communs.

S’agissant particulièrement de cette lancinante question de la Covid19, le Ministre Massoudou a indiqué que « La présente session se tient dans un contexte où la communauté internationale fait face aux répercussions socio-économiques néfastes de la pandémie de la COVID-19. En effet, beaucoup d’avancées, laborieusement obtenues par les pays en développement, se trouvent durement compromises, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et du Programme de Développement Durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.  

En outre, devant la propagation de nouveaux variants du virus et la lenteur dans la distribution des vaccins dans les pays en développement, les perspectives de redressement et de croissance à court et moyen terme, pourront aussi être compromises si des initiatives vigoureuses ne sont pas entreprises pour renforcer les mesures de lutte contre cette grave pandémie.

Je demeure convaincu que la vaccination de masse, est seule en mesure de contenir la pandémie et de garantir la reprise de l’économie mondiale.

À ce stade, je voudrais me féliciter du mécanisme COVAX qui a permis de collecter et distribuer des doses de vaccins anti-Covid-19 en faveur des pays en développement. Que tous ceux qui y ont contribué trouvent ici l’expression de notre gratitude.

Au Niger, les mesures prises par le gouvernement pour faire face à cette pandémie ont, non seulement permis de maitriser sa propagation mais aussi, d’amoindrir ses impacts socioéconomiques ».

Il a en outre « salué également les efforts du G20, des Nations Unies, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale et en faveur d’un moratoire sur la dette des États les plus fragiles, dont beaucoup sont déjà en situation de risque de surendettement. Bien évidemment, un moratoire sur la dette, seul, ne suffira pas, au regard de l’immensité des défis à relever, d’où l’impérieuse nécessité de concevoir et de mettre en œuvre un nouveau paradigme pour prendre en charge, entre autres, les besoins de développement des pays les plus fragiles.

Dans la même perspective, je reste convaincu que le relèvement des économies dépendra aussi de la qualité et du dynamisme du partenariat ainsi que de la libéralisation des échanges entre les pays en développement. Nous devons donc tirer avantage de toutes les potentialités qu’offre la coopération sud-sud et triangulaire, dans les domaines techniques, culturels et commerciaux ».

En évoquant la question cruciale du changement climatique et de la crise sécuritaire, le chef de la diplomatie nigérienne  a souligné que «  Si dans certaines régions du monde il se traduit par les inondations, les incendies de forêt ou la montée des eaux des océans, dans d’autres, comme la région du sahel, il se traduit par des phénomène météorologie phénomènes météorologiques extrêmes, dont les sécheresses récurrentes, la dégradation des terres agricoles (le Niger en perd 100.000 hectares par an), et les inondations et les infestations de criquets.

Comme l’a indiqué S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République, Chef de l’État, lors de la réunion du comité des Chefs d’État et de gouvernement africains, sur le changement climatique (CAHOSCC), tenue à Niamey, « si nous devions gagner la lutte contre le changement climatique, il nous faudrait davantage de volonté politique. Il nous faut, aux niveaux stratégique et opérationnel, promouvoir la mise en œuvre des actions synergiques et cohérentes pour une meilleure résilience de nos populations face aux chocs climatiques et aux défis émergents, dans l’esprit de l’Accord de Paris ».

A cet égard, le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (GIEC), qui vient de paraitre, sonne comme un appel pour une mobilisation a l’action. En affirmant clairement l’action humaine est le facteur indéniable du dérèglement climatique, ce rapport nous invite à agir immédiatement pour gagner le pari de maintenir à 1,5 degré Celsius le niveau du réchauffement de notre planète.

La prochaine conférence des parties, à l’Accord de Paris, la COP26, prévue à Glasgow en novembre prochain, devrait répondre à cette exigence, notamment à travers l’élaboration d’une position commune de nature à nous permettre de surmonter les défis qui subsistent encore.   Au nombre de ces défis figurent le financement des politiques d’adaptations ainsi que celui du Transfer de technologie en faveur des pays en développement. 

C’est l’espoir du Niger,  que le grand rendez-vous de la COP 26, à Glasgow, servira de cadre, pour la réaffirmation d’une volonté politique en faveur de la lutte contre les effets des changements climatiques.

Pour sa part, le Niger en tant que co-président, avec l’Irlande, du groupe d’expert informel du Conseil de Sécurité sur cette importante question, travaille à ce que le conseil traduise toute l’importance qu’il accorde à cette question en adoptant une résolution à cet effet ».

Le Ministre n’a pas manqué d’informer la communauté internationale « qu’en juin dernier environ 5935 personnes, ressortissantes de la localité de Baroua à Diffa et de 19 autres villages environnants, ont rejoint leurs terroirs, qu’ils avaient quittés depuis 2015, grâce à un programme pilote, qui visera aussi, à terme, le rapatriement d’environ 130.000 déplacés, de la Région de Diffa vers l’État de Borno au Nigeria. Ce même programme est dupliqué dans la région de Tillabéry.

En menant notre combat pour la paix et la sécurité, nous ne renonçons, pour autant, à ce celui pour le développement de notre pays. Nous demeurons convaincus que le terrorisme et le crime organisé ne sont que les conséquences de défis multiples qu’il conviendra de surmonter dont, en particulier celui de la pauvreté et des inégalités. A terme, ce ne sont pas seules les actions militaires qui nous permettront de vaincre définitivement le terrorisme, mais aussi notre capacité à mettre en œuvre des programmes de développements pour répondre aux besoins essentiels de nos populations. Le redéploiement de l’administration et des services publics de l’État dans les zones affectées constituent le prolongement indispensable de l’action militaire.   

Dans cette perspective, il nous faudra prendre dûment en compte les dimensions genre et jeunesse dans les différents processus de développement et de restauration de la paix. En effet, dans les zones de conflit, les femmes et les enfants sont les premières victimes des groupes terroristes qui ciblent délibérément les populations civiles et les écoles, comme c’est le cas dans la région du Sahel Central, où des villages sont fréquemment attaqués et des milliers d’enfants privés d’éducation du fait de ces attaques. C’est ainsi que depuis 2017, près de 5000 écoles ont fermé du fait des attaques terroristes, perturbant l’éducation de plus de 700.000 enfants et privant plus de 20.000 enseignants de la possibilité d’exercer leur métier. De ce fait, il est crucial que nous honorions notre responsabilité collective visant à bâtir un monde de paix et de sécurité dans lequel tous les enfants pourront s’épanouir.

Face à la gravité de la situation, le Niger appelle à des actions concrètes pour la protection des écoles”.

En conclusion le Ministre Massoudou a rappel les engagements forts du Président de la République en matière d’éducation, l’un des axes prioritaires du programme du président de la République.  Pour le Président Bazoum,  « le développement du capital humain reste la clé de voute dans la construction d’une société prospère, attachée aux valeurs de paix, de démocratie et de l’état de droit.

C’est pourquoi selon Massoudou, le Président de la République a pris l’engagement, devant les Nigériens, de veiller personnellement à ce que le secteur de l’éducation soit au centre de toutes les actions du gouvernement durant les cinq années à venir avec l’appui technique et l’accompagnement de tous les partenaires de l’école, qu’ils soient nationaux ou internationaux.

D’ores et déjà, le gouvernement vient de lancer le Projet ‘Amélioration de l’Apprentissage pour une Performance dans le secteur de l’Éducation (LIRE-NIGER), avec l’appui de la banque mondiale pour un coût de 140 millions de dollars. La mise en œuvre de ce projet permettra de poser les jalons d’une transformation qualitative de notre système éducatif nigérien, tout en le rendant plus adapté à nos besoins spécifiques de développements.

Concernant le devenir de l’ONU, il a martelé que Si durant les sept dernières décennies, l’organisation des Nations-Unies a su éviter au monde les conflits de grande envergure, force est de constater que l’instrument central de gouvernance mondiale qu’elle incarne doit se reformer et s’adapter aux nouvelles réalités et défis du 21ème siècle.

A cet égard, l’une des leçons principales que nous devrions tirer de la pandémie actuelle demeure sans conteste, la nécessité de revisiter notre façon de voir le monde, notre façon de travailler, et notre façon de nous organiser. Nous avons plus que jamais besoin d’un multilatéralisme plus inclusif qui se nourri de solidarité et de partage et qui prend en compte les diversités qui font la richesse de notre humanité.

Ainsi, la revitalisation de l’Assemblée Générale, de l’ECOSOC, du Conseil de Sécurité, mais également des institutions financières internationales, telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, doit être poursuivi sans complaisance et à son terme de façon répondre aux impératifs du monde contemporain.

S’agissant, en particulier, de la réforme du Conseil de Sécurité, le Niger réitère une fois de plus son attachement à la position africaine commune telle qu’exprimée à travers la Déclaration de Syrte et le consensus d’Ezulwini.

 Le moment est venu pour la communauté internationale de prendre en compte les nouveaux défis auxquels notre monde est confronté et qui mettent en péril la paix et la sécurité internationales.

Tout comme nous l’avons fait dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19, nous devons résolument nous attaquer aux défis : du changement climatique, cette autre pandémie aux effets dévastateurs; de la lutte contre le terrorisme et de la cybercriminalité; et de tant d’autres problèmes spécifiques à notre siècle. 

Par Tamtam Info News

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