Niger

Contribution de Djibril Baré au post de Souley Adji « DU COSIMBA AU COSBAM »…

Tamtaminfo - 3 ore 7 sec fa

M. ADJI, j’ai lu avec intérêt votre post de ce jeudi lié au fait que M. Mohamed Bazoum a créé le COSBAM, comité de soutien à sa candidature, auquel vous prédisez que le sort du Cosimba du Colonel Ibrahim Mainassara Baré risque de se produire une seconde fois.

Tout en comprenant votre désarroi, je me suis alors interrogé si l’objet de votre post est de dénoncer les pratiques antidémocratiques en cours ou tenter de salir la mémoire du président Baré en justifiant au passage l’assassinat dont il a été victime.

Quand vous qualifiez de prestidigitateur « le Colonel Baré qui avait réussi à se faire élire au premier tour des présidentielles (en 1996)… flanqué des petits partis sans base populaire aucune », l’analyse n’engage que vous et vous seul puisque vous n’ignorez pas que les partis que vous estimez grands avaient été amputés de nombre de leurs grands électeurs. Et que faites-vous des erreurs commises par les opposants et leurs tentatives de fraude qui ont incontestablement profité au général qui n’a jamais caché son aversion pour cette démocratie copier-coller ?

Que sont-ils devenus, ces grands partis dont vous parlez ? Quand vous déclarez péremptoirement, urbi et orbi, que « les élections locales de 1999, tout aussi tropicalisées, sonneront pourtant le glas du régime et finalement l’assassinat du mal-élu lui-même par sa propre garde sécuritaire », je vous laisse la paternité d’une telle affirmation gratuite, puisque, à ce que je sache, vous n’êtes ni juge, ni criminologue. Vous auriez pu nuancer votre assertion en accusant le chef de sa garde qu’Allah (SWT) a lourdement sanctionné.

Surtout que votre assertion est le prolongement de celle développée par des responsables et autres proscrits de tous bords qui avaient très vite cherché des boucs émissaires ou des raisons pour justifier un acte aussi ignoble. Comme si une telle ignominie pouvait trouver des circonstances atténuantes pour avoir été vigoureusement condamnée par la communauté nationale et internationale.

M. le sociologue, souvenez-vous du discours du 4 mai 1993 à Nevers, prononcé lors des obsèques de Pierre Bérégovoy par François Mitterrand président de la République Française, auteur du discours de La Baule qui a lancé démocratie dans nos pays : « […] Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous… ».

M. Adji, si vous estimez que le président a été tué pour avoir organisé ce que vous appelez « des élections locales tropicalisées », quel sort réserveriez-vous alors à ceux qui les ont organisées avec des années de retard ou même, refusent délibérément de les organiser, en violation de la constitution ? Et quel sort vous réserveriez-vous à celui qui voulait transformer la république en monarchie après avoir suspendu la constitution ? La bombe à neutrons dans les cas peut être ?

L’assassin du Président Baré, qu’Allah (SWT) a rappelé à Lui dans les conditions que tout le monde sait, dès qu’il a été saisi de doutes, a déclaré sur les médias, sans avoir jamais été démenti de son vivant, qu’il a accompli sa macabre besogne « après consultation de la classe politique et la société civile ». Vous avait-il consulté ? Si oui, ceci explique alors cela.

Pour l’heure, notez bien que la Cour de Justice de la CEDEAO saisie qui s’est déclarée compétente, a jugé l’affaire et a donné son verdict par l’arrêt du 23 octobre 2015 dans lequel elle a tranché : « Il convient donc d’affirmer un droit à la vérité pour les victimes. Concrètement, celui-ci se traduit par le devoir des autorités étatiques de mener des enquêtes et investigations relativement aux faits et événements en cause…» (Paragraphe 55).

En l’absence de telles enquêtes vous versez dans la conjecture. Or, à ce propos, Allah (SWT), Gloire à Lui, a dit : « Ô vous les croyants ! Evitez de conjecturer sur autrui : certaines des conjectures sont des péchés…. ! Ne dites pas de mal les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? Non, vous en auriez horreur. Craignez donc Dieu !… » (Sourate 49, Verset 12). 

Rappelez-vous, ceux qui avaient assassiné le Président Baré avaient tenté, avec cynisme, de faire passer l’acte comme un « accident malheureux ». Même si l’auteur de la déclaration avait fini par avouer que ce « n’était qu’un mensonge destiné à calmer les ardeurs des partisans de Baré, afin d’éviter un bain de sang…C’était « l’accident malheureux » ou « la Sierra Leone », avait-il ajouté (en référence aux massacres de civils perpétrés dans les années 90). 

Si, comme vous me l’apprenez, M. Mohamed Bazoum a créé un comité de soutien à sa candidature, c’est son droit, même si ce qui est interdit c’est la campagne électorale déguisée et anticipée, mais je ne suis point surpris puisque l’historien et écrivain russe, Nikolaï Karamzine m’a bien prévenu que “L’histoire est encore plus rancunière que les hommes”.

« La rupture d’égalité pratiquée lors de la tenue des scrutins » n’a jamais été une exclusivité du président Baré ou celle de notre pays. Elle s’est pratiquée avant lui et se pratiquera pendant longtemps encore et dans plusieurs autres pays en transition vers la démocratie tant que la culture démocratique tardera à s’ancrer dans nos mœurs politiques.

Si je vous réponds aujourd’hui après vos nombreux écrits des vingt (20) dernières années sur ce sujet aussi sensible, c’est parce qu’il me semble que vous perdez souvent de vue que « la parole » de ce qu’en dit le Sage Amadou Hampâté Bâ : « écorche et coupe. Elle modèle, déforme et module. Elle irrite, amplifie, apaise, rehausse et abaisse. Elle perturbe, guérit, rend malade et selon sa charge parfois tue net… » ?

Sinon, j’avais pris la décision de ne plus répondre sur le sujet, pour avoir entendu toutes sortes d’inepties sur cet assassinat de la part d’acteurs intolérants à propos desquels Mohamed Talbi, l’un des historiens et penseurs les plus éminents du monde arabo-musulman et premier doyen, en 1966, de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis, avait dit :

« On ne peut pas empêcher l’homme d’être imbécile, c’est ce qui fait d’ailleurs son charme. L’idiotie est un aspect de l’humain. Imaginez un monde fait d’êtres super intelligents. Il serait insipide. Nous avons besoin d’imbéciles, à condition qu’ils ne deviennent pas explosifs, dans le sens littéral et figuré du terme. »

Et vous, quelle est votre part dans « l’éternel recommencement ou à la stagnation voire à la régression démocratique » puisque sur le sujet Achille Mbembé, l’Eminent Penseur a conclu : « Pour leur part, les intellectuels n’ont pas réussi à dépasser le chaos, se contentant d’un saupoudrage étonnant : la démocratie est mise en pratique sans pensée démocratique… » ? Il pourrait certainement ajouter que la démocratie ne se prépare pas par Facebook et sur des palabres sur des plateaux de Télévision. Et pour faire de la démocratie, il faut des démocrates.

In fine, même si vous êtes sociologue, retenez, comme l’a dit Tajar Ben Jelloun que « la démocratie n’est pas un comprimé qu’on dissout dans l’eau ; c’est une culture qui demande du temps et de la pédagogie ».
Question ultime : dites-moi, de la classe politique actuelle, qui est plus démocrate (au sens noble du terme), plus nationaliste, plus Nigérien, plus courageux, plus humain, plus généreux, plus noble, plus tolérant que Baré ?


Par Djibrilla Mainassara Baré (Ancien Conseiller du Président Baré – Membre fondateur du Cosimba et du RDP Jama’a)

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La création d’une zone franche industrielle, au Niger pour quel enjeu ?

Tamtaminfo - 3 ore 13 min fa

Une zone franche (en anglais free zone) est un espace  géographique  bien déterminé dans  un pays présentant des avantages fiscaux afin de favoriser  l’investissement et le développement d’une bonne  activité économique.

La zone franche industrielle est une zone géographiquement circonscrite dans laquelle les industriels qui produisent pour  l’ exportation n’ont pas à payer de droits de douanes,  des taxes et impôts.

La première zone franche industrielle a été créée au Mexique en1946.
L’ objectif d’une zone franche est la création  d’ un environnement économique favorable à l’émergence d’un climat  des affaires prospères , à la création de la richesse dans un pays .

Au Niger, il est envisagé de la création d’une zone franche industrielle.
Quels sont les avantages et les inconvénients pour notre cher pays ?

En principle générale de la théorie économique , la création d’une zone franche industrielle, si elle est bien conduite permettrait  un  bon développement du tissu industriel  mais l’inconvénient peut être aussi une perte des recettes publiques pour l’État,  et une mise en faillite des entreprises industrielles nationales au profit du capital extérieur , si elle est mal conduite.

Les  entreprises  qui s’y installeraient,  bénéficieraient des  avantages fiscaux qui  leurs permettraient d’être plus compétitives et attractives.
Les inconvénients :

Avec l’avènement de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine, la ZLECAF, les entreprises industrielles nationales qui ne se sont pas bien  préparées , qui n’ont pas bénéficié des avantages fiscaux , risqueraient de disparaitre du fait de la concurrence déloyale des narcotrafiquants qui eux ne paient pas les droits de douanes et différents impôts. 

Les avantages :
Les avantages d’une zone  franche industrielle si elle est créée au profit des véritables industries nationales  seront énormes et très profitables à l’économie nationale , elle participe à la création de l’emploi , à la multiplication de la richesse nationale , le pays serait ainsi  un pays émergeant.

Par contre si les véritables entrepreneurs,  honnêtes du  pays,  se laisseraient faire  et mis du côté, les narcotrafiquants de tout bord viendront s’installer dans la zone industrielle franche au détriment des véritables industriels nationaux . Ils tenteront de blanchir leur argent salle . Par conséquent l’économie nationale risquerait d’être pris en  otage par une poignée des  narcotrafiquants, des grands bandits de l’économie , sans fois , ni lois , grâce à la corruption qui sera développer à grande échelle. C’est un couteau à double tranchant, les techniciens ,intellectuels et universitaires nationalistes se devraient de redoubler de vigilance.

La nouvelle problématique qui se pose est la suivante : est-ce que les différents départements ministériels concernés disposeraient-ils  des moyens nécessaires adéquats  en vue de la création d’une zone industrielle franche digne de ce nom profitable à l’économie nationale ?

À bon entendeur salut !

Par Issoufou Boubacar KADO MAGAGI (Contribution Web)

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«La FNSS organise de nombreuses formations et sensibilisations sur les gestes et les secours d’urgence en milieu terrestre et aquatique» déclare M. Amadou Moussa Bagnou…

Tamtaminfo - 4 ore 26 min fa

Président depuis quand votre fédération a-t-elle vu le jour, et quand est-ce que vous avez officiellement débuté vos activités ?

La Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme (FNSS)  a été créée en 2016 et reconnue officiellement par un  arrêté en date du 17 octobre 2017  insérée au JO N°23 du 1er décembre 2017. La création de la FNSS vient  combler un trou et contribue à la promotion de sauvetage et du Secourisme au Niger. Les pôles d’activité demeurent essentiellement, sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur le secourisme et les missions de sécurité civiles (opérationnelles) ; et sous la tutelle du Ministère chargé des Sports le sauvetage sportif.  La FNSS a débuté ses activités le 10 novembre 2018 avec la formation de trois cent cinquante (350) agents de Forces de Défense et de Secourisme (Police Nationale, Gendarmerie Nationale, Eaux et forêts et la Douane Nationale) suite à une caravane de sensibilisation en prévention et secours (PSC1) de niveau 1 organisée du 01 Septembre au 05 novembre 2017.

Président qu’est-ce que la Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme ses objectifs et les activités qu’elle mène?

La Fédération Nigérienne de sauvetage et de secourisme (FNSS), agréée de sécurité civile et reconnue d’utilité publique, forte d’un maillage départemental, régional et national,  intervient partout au Niger pour toutes les missions de sécurité civile, sur toutes les manifestations culturelles et sportives et dispose de moyens humains et matériels pour venir secourir et porter assistance à la population. La FNSS organise de nombreuses formations et sensibilisations aux gestes et aux secours d’urgence en milieu terrestre et aquatique.

La FNSS est administrée par un Comité Directeur de 9 membres élu pour un mandat de 4 ans. La FNSS est, par ailleurs, seule habilitée à délivrer les brevets de surveillants de baignade (BSB), le brevet de sécurité et de sauvetage aquatique. Elle compte de nombreux moniteurs et instructeurs. Elle est agréée pour l’enseignement des premiers secours, (nécessaire pour intégrer une équipe de secours).

Ses objectifs sont entre autres d’unir les groupements sportifs et utilitaires en vue de la réalisation de l’objet social ; de développer chez la population, le sentiment de devoir, l’éducation morale, l’enseignement rationnel des premiers soins à donner en matière de sauvetage et du secourisme, les moyens appropriés permettant de porter secours à ses semblables en tant que citoyen ou acteur de l’équipe dans le cadre de missions opérationnelles de sécurité civile ; d’organiser à tous les niveaux des compétitions et des championnats de sauvetage et de secourisme et de délivrer des titres correspondants ; de sélectionner les représentants du Niger pour les compétitions internationales de sauvetage et de proposer aux autorités en charge de la matière pour l’inscription sur la liste de tout niveau des sportifs, des entraîneurs, des juges, des partenaires d’entrainement et sportifs ; de créer des nouveaux groupements ou inciter à leur création, multiplier les stations de sauvetage, les postes de secours, les institutions de prévoyance et d’assistance ainsi que les écoles de secourisme et de sauvetage nautique ; de contribuer au perfectionnement des matériels de sauvetage et des moyens de sécurité ; de procéder aux études de plus haut dans le domaine de sauvetage, non seulement en ce qui concerne le matériel, mais aussi en équipant le personnel en installations applications de la médecine et de l’hygiène au sauvetage et du secourisme etc.

Êtes-vous affiliés à des instances internationales de votre secteur d’activités ?

La Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme est membre à part entière de la Fédération Internationale de Sauvetage (ILS), une organisation reconnue par l’ONU, l’OMS, le Comité Olympique International (CIO), la Confédération Mondiale des activités subaquatiques (CMAQ) et de la Confédération Africaine de Sauvetage (CAS) dont l’organisation Nigérienne est devenue full membre depuis Octobre 2016 avec la charge de former les formateurs et les sauveteurs aquatiques au Niger ( piscine, fleuve, mer etc. 

La Fédération  travaille en étroite collaboration avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le  Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Religieuses et Coutumières, le Ministère de la Défense Nationale, le Ministère de l’Education Nationale, le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Ministère de l’Action Humanitaire et de la Gestion des catastrophes, les corps militaires et paramilitaires, les institutions et autres clubs sportifs, la protection civile et les organisations de la société civile. 

La FNSS est d’ailleurs l’une des rares associations à proposer les formations PSE au grand public, même si comme toutes les autres associations, il est possible de passer les formations gratuitement en contrepartie d’une participation bénévole à ses actions de secours. Résolument portée sur le sauvetage, les formations de premiers secours sont organisées pour tous mais le but ultime de la FNSS est de former des sauveteurs en piscine, au fleuve, en mer ou des BNSSA et dans tous les cas d’inciter les stagiaires à suivre des formations multiples.

Comment êtes vous organisés au sein de la Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme ?

La FNSS est coiffée au niveau national par une Assemblée Générale et un Comité Directeur ; au  niveau régional par des Ligues régionales ; au niveau départemental par des Comités départementaux ; au niveau communal, par des districts ; et les  clubs. La FNSS promeut le secourisme auprès de la population.

Elle effectue des initiations en milieu scolaire, sportif ou professionnel, et collabore avec des associations socioculturelles sportives pour faire connaître les gestes de secours. Surtout connue pour ses activités de sauvetage aquatique, (comme le rappelle l’ancre marine présente sur son logo), la Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme est de plus en plus active dans les domaines plus «terrestres» du secourisme. 

Elle encadre des Dispositifs Prévisionnels de Secours (DPS) sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, l’association dispose d’un agrément afin de réaliser des formations aux premiers secours : formation aux Premier Secours Civique de Niveau 1 (PSC1) ; formation aux Premier Secours en Equipe de Niveau 1 (PSE1) ; formation aux Premiers Secours en Equipe de Niveau 2 (PSE2).

Quels sont les acteurs de la FNSS ?

Les acteurs de la FNSS sont les membres du bureau de la fédération avec à leur tête le président. Le sauvetage sportif est une discipline sportive à part entière qui se caractérise par la diversité de ses épreuves en mer ou plan d’eau, avec ou sans embarcation, ce sont les épreuves de « côtier  » ; et en piscine, ce sont les épreuves d’eau plate.

Les disciplines du sauvetage sportif, souvent pratiquées avec engin, se répartissent dans des domaines différents allant de la nage au kayak, les épreuves collectives omniprésentes rappellent sans cesse le caractère salvateur de la spécialité. L’activité se pratique en compétition du niveau local au niveau mondial, avec le même souci de réalisation de performance.

Quelles sont Les perspectives de votre Fédération à moyen et long terme ?

Notre ambition est de faire connaitre la FNSS au grand public. Nous visons également à promouvoir le sauvetage aquatique et le Secourisme au Niger par l’organisation des caravanes de sensibilisations en premier secours, des ateliers de formations en prévention sur la noyade, le renforcement des capacités des acteurs de la FNSS au développement des projets et de la stratégie de partenariat, la  formation des équipes de formation des formateurs pour initier le Secourisme dans les différentes régions ou la FNSS est implantée.

Nous prévoyons aussi l’organisation d’une  journée porte ouverte au niveau des écoles et Universités sur  toute l’étendue du territoire national. La Fédération sera impliquée à tous les processus fédératifs au plan national.  Elle constitue une base de données, un plan de communication pour le changement de comportement. Elle mènera des activités de plaidoyer, elle procédera à l’indentification et la recherche de partenaire avec les acteurs étatiques et non étatiques.  Comme tous les acteurs de la sécurité civile, la Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme peut être intégrée aux plans d’urgence spéciaux. 

Notre fédération a formé de 2017 à 2018, plus de huit cents nageurs (800) nageurs sauveteurs et secouriste toute catégorie confondue. Cette formation a été assurée par la FNSS en collaboration avec la protection civile à travers le Groupement des sapeurs-pompiers.  C’est un effort personnel considérable qui mérite tous les encouragements d’autant plus qu’il s’agit en effet de sauver des vies humaines. Notre fédération existe par ses clubs sur l’ensemble du territoire nigérien. Notre grand objectif est de créer trois (3) grandes stations de secours tout au long du fleuve Niger (Niamey, Tillabéry et Gaya).

Je tiens a rendre hommage à la protection civile à travers le Groupement des Sapeurs-pompiers à travers tout le pays, ainsi qu’aux sauveteurs professionnels, les bénévoles, médecins du Samu, les médecins qui ont porté secours aux accidentés de la noyade, les équipes sanitaires, et leur promet que la Fédération Nigérienne de Sauvetage et de Secourisme va travailler avec eux pour améliorer les interventions des premiers secours afin d’ augmenter les chances de survie pour les accidentés de la noyade. Nous souhaiterions  que le sauvetage sportif (discipline reconnue par le CIO comme Olympique) soit enseigné dans les instituts des sports au Niger.

Un accord ou un partenariat sera établi avec la direction générale de l’éducation physique à travers le Ministère en charge des sports, en vertu duquel le 1er championnat scolaire et universitaire de sauvetage aquatique  se déroulera au cours de l’année de 2019. C’est la raison pour laquelle la FNSS a formé des sauveteurs en milieu aquatique et à sec.

Réalisée par Oumarou Moussa (ONEP)

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