Niger

La direction générale des douanes adopte des mesures fiscales pour booster l’économie

Tamtaminfo - Sab, 08/01/2022 - 06:15

Après l’hécatombe de la COVID-19 sur l’économie nationale,  et certaines réformes qui ont considérablement perturbé certains pans de l’économie nationale,  la direction générale des douanes sous la houlette de son dg harouna Abdallah a initié plusieurs réformes dans le cadre de la mise en œuvre des mesures nouvelles de la loi N° 2021-050 du 20 décembre 2021portant loi de finances pour l’année budgétaire 2022.

C’est ainsi que le directeur général des douanes a pris deux circulaires , la circulaire N°00001/DGB/DRD, relative aux frais des dédouanements  pour l’importation des automobiles et la circulaire N° 00002 /DGB/DRD, relative à la révision à la baisse de certaines taxes et  exonérations, le 5 janvier 2022.

Selon, M. Issoufou kado MAGAGI,  un analyste chevronné,  ces deux circulaires prises le même jour instruisent les agents de services  des douanes à les mettre en application à compter du 1er janvier 2022.

 Il indique  que  ces mesures  portent sur la nouvelle définition de la valeur résiduelle applicable aux véhicules d’importation âgés de dix (10)  ans et plus, selon l’année de première mise en circulation, abattements de la valeur imposable pour les voiture âgés de moins de 10 ans , les véhicules neufs, la  révision en baisse  de la taxe de réexportation sur le sucre, sur le tissu et sur le pétrole destiné à l’exportation.

Poursuivant son explication,  il souligne que la  valeur résiduelle d’un véhicule est la différence entre le prix d’achat et l’amortissement,  ainsi à compter du 1er janvier 2022, la dite valeur résiduelle  des véhicules importés datant de 10 ans ou plus , est définie comme suit :

  –   750 000 FCFA pour les véhicules de tourisme,
   -1 500 000 FCFA pour les véhicules minibus,
    – 1 200 000fcfa pour les camions, y compris camions citernes,
    -1 500 000 FCFA pour les camions remorques, y compris remorques citernes,
  –  1500 000 FCFA pour les autobus,
–    1 500 000 FCFA pour les tracteurs.

S’agissant des Abattements des valeurs imposables aux véhicules d’occasion importés et véhicules neufs, il note que pour les véhicules de moins de 10 ans de mise en circulation,  un abattement de 65%  est effectué sur la valeur imposable.

Pour les véhicules usagés côtés à l’Argus ou tout autre journal spécialisé  d’automobile, la valeur imposable dans le dit journal avec un abattement de 65%.

Pour les véhicules usagés qui ne sont plus cotés, la valeur imposable est déterminée à partir de la derrière côte  avec un abattement de 65%. Les véhicules neufs feront l’objet d’un abattement 35%.

Les véhicules de transport des voyageurs ou des marchandises bénéficient d’un abattement de 50%.
Les véhicules évalués par SONILOGA avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi de finances feront l’objet d’une évaluation en tenant compte des nouvelles dispositions en vigueur.

Pour la Révision de la taxe sur le sucre en poudre et en carreaux, notre interlocuteur précise  que la taxe spéciale   de réexportation sur le sucre de la position 17.01  est ramenée à  20%.

Quant à l’Uniformisation du taux de la taxe sur le tissu, M. Issoufou kado affirme qu’une harmonisation du taux de la taxe spéciale de réexportation du tissu, est effectuée,   elle est ainsi fixée à 15% ad valorem pour les positions tarifaires du tissu.

Les  Abattement de 50% des bases taxables aux sociétés de transport.  Un abattement de 50% de la base taxable est accordé aux sociétés de transport des voyageurs, des marchandises, d’hydrocarbures, de gaz et autres substances importées aux fins de modernisation ou d’agrandissement des parcs  automobiles.

Concernant les bénéficiaires des exonérations au titre du code des investissements doivent s’acquitter directement des droits et taxes en douanes au cordon douanier et se faire rembourser après la mise en consommation.
Pour  l’importation des biens, directement liés à l’exportation d’une opération  pétrolière  est exonérée au cordon douanier de paiement  de la TVA.

Les mesures d’allégement  fiscaux  prises dans le cadre de la nouvelle loi portant loi de finances pour l’année  budgétaire 2022, ont pour objectif de faire baisser  les frais de dédouanement des véhicules, de prendre quelques mesures incitatives dans les activités des transports et de la vente du pétrole à l’exportation.

Parmi les produits alimentaires, le sucre est le seul produit dont la taxe à la réexportation a été revue à la baisse dans le cadre d’une harmonisation tarifaire.

M. Issoufou kado s’est réjoui de  ces mesures fiscales revues à la baisse, car elles permettraient à certains agents économiques de relancer leurs activités déjà  sinistrées par le fait de CVID19.

La nouvelle  définition de la valeur résiduelle des véhicules  permettrait à la douane nigérienne   de reprendre ses activités traditionnelles  dans le cadre d’évaluations des bases imposables pour asseoir les taxes et les droits de douanes selon les règles de l’art.

L’ argus est un magazine français spécialisé dans l’automobile, les valeurs qu’il peut donner , les services des douanes peuvent les avoir avec beaucoup plus de précisions avec nos experts en automobiles. Il serait hautement souhaitable que le Niger encourage l’émergence du secteur d’expertise en automobiles au lieu de faire appel à d’autres pays.

Les opérateurs économiques qui exercent dans les domaine seront certainement soulagés des tracasseries que leurs imposerait la société privée  SONILOGA. Les recettes douanières au lieu de prendre d’autres destinations seront drainées vers la caisse unique du trésor public.

Les activités d’immatriculation du parc automobile et la délivrance du permis de conduire ,relèvent des activités régaliennes de l’Etat, elles permettent  à l’Etat de mobiliser des ressources ,  il y a donc  lieu de  renforcer les capacités des agents du ministère en charge de transport en vue qu’ils renouent avec leurs activités traditionnelles, c’est plus profitable pour le Niger.

L’abattement sur la base imposable des véhicules neufs aurait dû être revu à la hausse, ceci  encouragerait  les citoyens nigériens à se procurer des véhicules neufs , comme c’est le cas dans certains pays voisins.
L’incitation à se procurer des véhicules neufs à travers la fiscalité peut, entre autres, contribuer à la lutte contre la pollution et le gaz à effet de serre.

La mesure qui consisterait à exiger des bénéficiaires des exonérations au titre du code des investissements de s’acquitter directement  de l’intégralité  des droits et taxes en douanes au cordon douanier et se faire rembourser après la mise en consommation, permettrait de bien lutter contre la fraude , car certains opérations économiques trichent à l’occasion de l’importation des produits exonérés qu’ils reversent frauduleusement sur le marché national  aux fins de se faire des bénéfices sans rien faire.

Malgré tout,  il indique que le gouvernement aurait dû prendre des mesures fiscales d’accompagnement dans le cadre  de la fiscalité des produits  alimentaires d’importation, à savoir, le riz, le blé,  le maïs, la volaille, le sel, l’huile,  etc.

En effet,  au  Niger , il existe près de deux millions des nigériens qui souffrent de la faim. La révision du prix du carburant à la pompe pourrait permettre de créer des conditions de la relance économique et de lutter efficacement contre la fraude du carburant.

Les mesures prises sont à saluer , c’est un boom pour certains acteurs économiques. Mais la nouvelle problématique qui se pose : est-ce que les nigériens lambdas qui cherchent à manger à leur faim ne se sentiront pas frustrés, face à ces mesures qui font la part belle aux  nigériens moyens ?

Par Tam-tam Info News

Categorie: Niger

Augmentation Du Prix Du Pain : Après Le Savon, Le Prix De La Baguette Monte À 200 FCFA Dans Certaines Boulangeries

Tamtaminfo - Sab, 08/01/2022 - 05:57

Le pain est un aliment dont la consommation est en augmentation régulière mais qui est élaboré en grande majorité avec de la farine importée.Le prix de ce produit- très apprécié au Niger comme ailleurs- connaît depuis quelques jours une brusque et inexplicable hausse. Le prix de la baguette de pain est subitement monté de 175 à 200 FCFA dans certaines boulangeries de Niamey, la capitale. Déjà, cette hausse de 25 FCFA, voire 40 FCFA par baguette a été constatée dès le  début de cette année 2022 au niveau de la capitale économique du Niger, à savoir Maradi.

A en croire M. Hassan M., un boulanger contacté par l’ONEP, cette hausse est justifiée par ‘‘la montée inattendue du prix de la tonne de farine de blé’’, qui coûte actuellement 480.000 FCFA voire 500.000 FCFA et le sac de 50 kgs de cette farine coûte 25.000 FCFA au lieu de 20.000 FCFA, alors qu’il y à peine deux semaines, selon Hassan, cette tonne se vendait à 300.000 FCFA ou au plus à 320.000 FCFA, alors que le sac de 50 kgs de farine de blé se négociait à 20.000 FCFA. «Nos fournisseurs nous vendent maintenant la tonne de farine de blé plus cher qu’avant.

Cela effectivement se répercute, au final, sur les consommateurs. Ce n’est pas notre faute », justifie le boulanger. D’autres sources estiment que cette cherté est la conséquence de la rupture de la farine de blé, sciemment créée par certains fournisseurs véreux. « C’est une rupture créée, de toute pièce, par certaines personnes, pour engranger plus de bénéfices, sur le dos des consommateurs. C’est donc des commerçants qui ont délibérément fait monter les prix en créant, artificiellement, une fausse pénurie», croit savoir quant à lui Sani Nasser, un fonctionnaire à Niamey.

« Déjà, il faut noter que le savon a augmenté de prix. Ils ont ajouté, là aussi, 15 voire 25 FCFA, sur le morceau de savon. Maintenant, c’est le coût du pain qui augmente. Alors, à quel produit le tour ? Si l’on ne prend garde, c’est les prix des galettes (Fari massa) et des autres produits à base de farine de blé qui vont augmenter. Vraiment, il faut arrêter cette folle course de montée des prix des produits de premières nécessités », s’insurge Kadidja Issa, une habitante du quartier Boukoki.

L’Etat, les associations des consommateurs, les syndicats, les commerçants sont donc interpellés, par rapport à la montée, tout azimut, de certains produits de consommation, qui commence, de plus en plus, à faire tâche d’huile autour des produits alimentaires de consommation courante, surtout quand on sait que la campagne agricole qui s’est achevée n’a pas du tout répondu aux attentes des autorités nationales et des citoyens, en général. Notons qu’il y a quelques années, il a été suggéré, sur la base de plusieurs recherches, l’incorporation de farines locales dans la fabrication du pain et les expériences de fabrication des ‘‘pains composés’’, comprenant le blé plus mil, maïs ou sorgho, ou manioc, du niébé…. il s’agissait, à travers ce programme, de promouvoir la consommation nationale d’un produit qui présente des qualités nutritionnelles supérieures à celles du pain fabriqué à base de blé, et à un coût nettement inférieur.

La mise en œuvre de ce programme de production de pain pourra également encourager la production nationale du mil, du maïs, etc, ainsi que la création d’emplois.Même si, pour le moment, ce type de pain n’a jamais réussi à percer auprès des consommateurs, il est nécessaire de relancer cette innovation, en tirant les leçons des échecs passés pour essayer d’apporter des solutions.

Une trentaine de boulangers de Niamey ont été formés, à cet effet. Rappelons que c’est en 1964, devant l’accroissement alarmant de la consommation des produits à base de blé, que la FAO lançait un vaste programme de valorisation des céréales locales en Afrique de l’ouest et du centre, d’où  cette idée de ‘‘pain composé’’. Selon l’Institut National de la Statistique (INS), au Niger, la facture des importations de farine de froment se chiffre à environ 12 milliards de FCFA.

Par Mahamadou Diallo (onep)

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 06 JANVIER 2022

Tamtaminfo - Gio, 06/01/2022 - 23:21

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour,
jeudi 06 janvier 2022, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

       Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I.         AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION.

Le Conseil des Ministres a adopté le projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de financement composé du crédit n°6958-NE d’un montant de trente-deux millions cinq cent mille euros (32 500 000 € ), signé le 26 octobre 2021 à Niamey, entre la République du Niger et l’Association Internationale de Développement (AID), pour le financement supplémentaire du Projet de transformation de l’agriculture et de l’élevage.

L’objectif global de l’accord de financement objet du présent projet d’ordonnance est d’augmenter la productivité agricole et l’accès aux marchés pour les petits et moyens agriculteurs et les petites et moyennes entreprises agro-alimentaires dans les régions concernées par le projet, afin de fournir une réponse immédiate et efficace à une crise ou à une urgence éligible.

Le présent projet d’ordonnance est pris conformément à la loi n° 2021-055 habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances pendant l’intersession et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle.

II.      AU TITRE DU MINISTERE DES MINES. Le

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de loi portant loi minière. 

Le présent projet de loi est une refonte de l’ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993, portant loi minière, pour regrouper les diverses modifications que ce texte a subies et prendre en compte les innovations intervenues dans le domaine minier.

Le présent projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

III.    AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après :

3.1.   Projet de décret portant indemnité forfaitaire mensuelle à octroyer aux conseillers en service extraordinaire du Conseil d’Etat.

Le présent projet de décret est pris en application de l’article 48 (nouveau) de la loi organique n° 2013-02 du 23 janvier 2013, déterminant la composition, l’organisation, les attributions et le fonctionnement du Conseil d’Etat, qui prévoit que  les Conseillers d’Etat en service extraordinaire reçoivent une indemnité forfaitaire mensuelle dont le montant est fixé par décret pris en Conseil des Ministres.

3.2.   Projet de décret portant approbation du Document de Base Commun du Niger.

Le document de base commun donne un aperçu de la situation, démographique, économique, sécuritaire et socioculturelle du Niger. Il décrit la configuration politique, judiciaire ainsi que le cadre général de protection et de promotion des droits de l’homme. En outre, il retrace les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des dispositions de fond relatives aux droits de l’homme, communes à tous les instruments juridiques de promotion et de protection des droits humains.

Le document de base commun a pour objectif d’éclairer les organes des traités régionaux et internationaux dans l’appréciation des rapports périodiques qui leur sont soumis par le Niger.

IV.    MESURES NOMINATIVES

Le Conseil des Ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées directeurs à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE), pour une période de cinq (5) à compter 31 décembre 2021.

·       Monsieur Mahamadou Illiassou, inspecteur principal du trésor, Mle 82882/L, est nommé directeur des affaires juridiques et de l’audit à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE).

·       Madame Boureima Aïssata Billa Issa Karimou, ingénieur en pétrole, Mle 85662/Z, est nommée directrice de la régulation du sous-secteur des hydrocarbures segment aval à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE).

·       Monsieur Saïdou Abdoulkarim, titulaire d’un DESS en électromécanique, est nommé directeur de la régulation du sous-secteur de l’électricité à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE).

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

·       Monsieur Aougui Niandou, Ministre plénipotentiaire, Mle 61951/P, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger auprès des Emirats Arabes Unis.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

·       Monsieur Etienne Ibrahim Jean, magistrat, Mle 66000/G, est nommé secrétaire général du Ministère de la Justice.

·       Monsieur Maïna Moussa Adamou, officier de la Garde Nationale du Niger, est nommé directeur général des services pénitentiaires.

·       Monsieur Amadou Djirmey Ibrahim, magistrat, Mle 78323/M, est nommé directeur de l’entraide pénale et de la coopération judiciaire.

·       Monsieur Ali Issoufou Adamou, inspecteur central du trésor, Mle 132492/U, est nommé directeur des ressources financières et du matériel.

V.         COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications.

1)     une (01) communication du Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales relative à la situation de la Covid-19.

L’analyse de la tendance épidémiologique de la COVID-19 montre que la situation est toujours sous contrôle. Le nombre de nouveaux cas positifs est en hausse par rapport à la semaine précédente. Un total de 204 nouveaux cas a été notifié cette semaine contre 60 cas la semaine précédente.

Le taux d’attaque hebdomadaire est passé de 0,52/100.000 habitants la semaine précédente à 0,86/100.000 habitants cette semaine.

A la date du 05 janvier 2022, la situation se présente comme suit :

­      total des nouveaux cas positifs notifiés : 7.661 ;

­      total des cas sortis guéris : 7.043 ;

­      total des décès : 278;

­      total des cas actifs : 340 dont 38 patients en cours d’hospitalisation.

La vaccination se poursuit sur l’ensemble des (8) régions du pays.

2)   une (01) communication de la Ministre des Mines relative à l’atelier de Maradi portant sur les dispositions législatives et règlementaires et les bonnes pratiques en matière d’exploitations artisanales de l’or et des substances des carrières.

Suite à cette communication le Conseil des Ministres a pris les mesures suivantes :

–      maintien de la fermeture totale des sites d’orpaillages et de traitement dans la partie sud de la région de Maradi ;

–      évaluation des travaux de remblayage par le génie militaire ;

–      mener une enquête permettant de situer les responsabilités à tous les niveaux et de prendre des sanctions ;

–      engager une étude d’impact environnemental sur les sites d’extraction et de traitement et produire un plan de mise en œuvre des actions correctives ;

–      poursuivre la surveillance et la sécurisation du site.

Le Conseil des Ministres exhorte les autorités administratives et coutumières, les services techniques ainsi que les acteurs  économiques et politiques dans la sensibilisation de la population pour le respect des décisions prises.

3)   deux (02) communications du Ministre de l’Agriculture

–      la première communication est relative à la libéralisation du secteur des engrais.

Dans le souci de rendre les engrais de qualité, disponibles et accessibles aux producteurs sur l’ensemble du territoire national, le Gouvernement a décidé de libéraliser le secteur à travers le décret n° 2018-046/PRN/MAGEL du 12 janvier 2018, portant création du projet d’appui à la réforme du secteur des engrais au Niger (PARSEN) dont l’objectif est l’augmentation de la demande des engrais, l’implication du secteur privé et le renforcement des capacités de l’ensemble des collèges d’acteurs de la chaine de valeur des engrais au Niger.

Dans le but de consolider et d’améliorer les acquis de cette réforme qui commence à générer des résultats fort appréciables, le Gouvernement prend les mesures suivantes :

–      l’interdiction faite à la CAIMA de passer de nouvelles commandes ou de contrats d’importation d’engrais ;

–      l’application par la CAIMA des mesures prévues dans la réforme du secteur des engrais sous le contrôle de l’Observatoire des Marchés des Engrais au Niger (OMEN), à compter du 28 février 2022.

A partir de cette même date, la CAIMA n’est autorisée à exercer aucune autre activité dans le secteur des engrais en application du décret n° 2020-719/PRN/MAG/EL du 16 septembre 2020, modifiant et complétant l’ordonnance n° 2010-39 du 24 juin 2010.

Les tonnages non réceptionnés des contrats en cours entre la CAIMA et des fournisseurs d’engrais seront transférés sous la responsabilité du Ministère de l’Agriculture et gérés par l’OMEN, à partir du 1er mars 2022.

–      la deuxième communication est relative à une convention conclue entre la mairie de la commune d’Ingall et deux (02) sociétés étrangères.

La signature de cette convention induit la mise à disposition au profit de ces sociétés de vastes étendues du territoire de ladite commune.

Le Conseil des Ministre a instruit le Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation afin de veiller que cette convention soit soumise au contrôle de légalité de l’autorité de tutelle, pour s’assurer de sa conformité aux lois et règlements.

4)   une (01) communication du Cabinet du Premier Ministre relative à l’attribution de deux (02) marchés publics, par appel d’offres ouvert international :

­      le premier marché est relatif aux travaux de réalisation de la piste rurale Telemcès-Taza et du traitement des points critiques à l’entrée de Tillia.

Ce marché, d’un montant d’un milliard neuf cent onze millions cinq cent quatre-vingt-treize mille deux cent quatre-vingt-huit (1 911 593 288) francs CFA hors taxes a pour attributaire l’Entreprise ABEDINE BEN CHERIF, pour un délai d’exécution de huit (08) mois.

­      le deuxième marché est relatif à la réalisation des travaux de renforcement et d’extension de l’AEP de la ville de Diffa dans le cadre de la mise en œuvre du projet PARCA.

Ce marché, d’un montant de sept cent soixante-treize millions huit cent cinquante-six mille (773 856 000) francs CFA hors taxes a pour attributaire l’Entreprise DIDI GLOBAL CONSTRUCTION, pour un délai d’exécution de quinze (15) mois.

5)   une (01) communication du Ministre du Commerce relative à l’attribution d’un marché public par entente directe avec mise en concurrence, pour l’acquisition de quatre-vingt neuf mille trois cents (89 300) tonnes de céréales pour le compte de l’OPVN.

Le montant de ce marché réparti entre plusieurs opérateurs est de vingt-neuf milliards cinq cent soixante-douze millions vingt-sept mille cinq cents (29 572 027 500) francs CFA hors taxes, avec un délai d’exécution de quatorze (14) jours.

6)   Trois (03) communications du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement :

 la première communication est relative à l’attribution d’un (01) marché public par entente directe Sans mise en concurrence, pour la réalisation des travaux de 11 mini-AEP multi-villages dans la région de Tahoua.

 Ce marché, d’un montant de six milliards cinq cent vingt sept millions trois cent quatre vingt-huit mille (6 527 388 000) francs CFA hors taxes a pour attributaire l’Entreprise DIDI GLOBAL CONSTRUCTION, pour un délai d’exécution de douze (12) mois.

 la deuxième communication est relative à l’attribution d’un (01) marché public, par appel d’offres ouvert international, pour la réalisation des travaux d’amélioration de neuf (09) systèmes d’alimentation en eau potable dans les régions de Tahoua, Tillabéri et Dosso, lot 2 (réalisation des travaux d’amélioration de trois (03) systèmes d’alimentation en eau potable dans les centres de Guéchémé (département de Tibiri), de Kiota (département de Birni N’Gaouré) et de Tibiri (département de Tibiri), Région de Dosso).

 Ce marché, d’un montant de neuf cent quatre vingt quatorze millions cent quatre-vingt mille deux cent cinquante (994 180 250) francs CFA hors taxes, sur financement de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), a pour attributaire l’Entreprise GOLDEN GOBI BTP/H, pour un délai d’exécution de neuf (09) mois.

 

·      la troisième communication est relative à l’attribution d’un (01) marché public, par appel d’offres ouvert international, pour la réalisation des travaux d’amélioration de neuf (09) systèmes d’alimentation en eau potable dans les régions de Tahoua, Tillabéri et Dosso, lot 3 (réalisation des travaux d’amélioration de quatre (04) systèmes d’alimentation en eau potable dans les centres de Badaguichiri (département d’Illéla), de Déoulé (département de Bouza), de Malbaza (département de Malbaza) et de Tabotaki (département de Bouza), Région de Tahoua).

 Ce marché, d’un montant d’un milliard cent trente un millions trois mille (1 131 003 000) francs CFA hors taxes, sur financement de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), a pour attributaire l’Entreprise SAIDOU ANAROUA, pour un délai d’exécution de neuf (09) mois.

Ces cinq (05) dernières communications sont faites à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n°0107/PM/ARMP du 1er août 2019, fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics qui dispose en son article 13 :« Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA hors taxe sur la valeur ajoutée doit faire l’objet d’une communication préalable en Conseil des Ministres de la part du Ministre en charge du secteur concerné ».

 L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

 Fait à Niamey, le 06 janvier 2022

 Le Secrétaire Général du Gouvernement ABDOU  DANGALADIMA

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L’Etat est entré dans ses droits, mais l’action publique suit son cours

Tamtaminfo - Gio, 06/01/2022 - 17:33

Le Directeur Général de l’Agence judiciaire de l’Etat, M. Omar Ibrahim a animé un point de presse relatif au dossier MDN. Devant la presse, il a expliqué le fond de cette affaire tout en apportant des précisions sur l’évolution de ce dossier très sensible.

D’emblée et pour mettre fin aux commentaires malveillants et aux rumeurs fantaisistes distillés ça et là à travers les réseaux sociaux, le Dg a réaffirmé «  L’ordonnance aux fins de donner acte n’est pas un jugement et ne peut aucunement en tenir lieu. En effet l’action judiciaire engagée dans le cadre du dossier MDN poursuit son cours pour l’aboutissement de son volet « action publique » visant à sanctionner les infractions établies contre les personnes impliquées.

L’ordonnance donnant acte a pour but de constater que l’Etat est rentré dans ses droits puisque toutes les sommes qu’il réclamait ont été payées suivant divers protocoles transactionnels intervenus entre l’Etat et les personnes mises en cause. Dans ces conditions l’action civile ne se justifie plus et n’a plus sa raison d’être. Il est donc normal que l’Etat se désiste de son action et que le juge d’instruction lui donne acte de son désistement. Il reste entendu que l’action publique subsiste et se poursuit. »    

 M. Omar Ibrahim a salué la volonté réelle des plus hautes autorités nigériennes pour la transparence et la redevabilité dans le domaine, car la gestion des affaires militaires a toujours été entourée de secret et n’a jamais fait l’objet d’un audit.

En effet, le dossier MDN est issu d’un audit en date du 23 septembre 2019 des marchés publics au Ministère de la Défense Nationale conduit par l’Inspection Générale des Armées et de la Gendarmerie sur instruction du Président de la République. Le rapport provisoire issu de l’audit, déposé en février 2020, a fait état de :

-quarante-huit milliards (48.000.000.000) FCFA de surfacturation ;

-vingt-huit milliards (28.000.000.000) FCFA de matériel non encore livré alors que le délai contractuel est épuisé.

Malencontreusement ce rapport provisoire a fait l’objet d’une fuite avant toute contradiction par les personnes et établissements mis en cause et c’est la somme de ces deux montants qui constitue le chiffre de soixante-seize milliards (76.000.000.000) FCFA qui est considéré par les médias comme un détournement au Ministère de la défense.

C’est donc sur la base du rapport provisoire que toutes les spéculations et commentaires sur ce dossier, faisant état d’un détournement de soixante-seize milliards FCFA, ont été effectués.

 Or, explique le Directeur de l’Agence, «conformément au principe du contradictoire, les personnes et établissements mis en cause ont apporté des documents et autres informations complémentaires qui ont permis de réduire significativement les montants mis en cause».

En fait, pour ce qui est du matériel non livré, les investigations ont permis de ramener le montant en cause à 23 milliards. «Sur ce montant l’essentiel du matériel non livré a été, entre temps, réceptionné ou annoncé en cours de route avec l’engagement des fournisseurs de livrer au plus tard fin avril 2020. Le retard étant dû en partie à la fermeture des aéroports et frontières du fait de la Covid-19», a-t-il indiqué.

Il a expliqué qu’aux termes des contradictions apportées et des preuves fournies, un rapport final a été déposé le 3 avril 2020. Rapport duquel, dit-il, il résulte que sur la somme de vingt-huit milliards (28.000.000.000) FCFA ramenée à vingt-trois milliards (23.000.000.000) en vérité : Dix-neuf milliards (19.000.000.000) FCFA de commandes de matériels précédemment considérés comme non livrés ont soit fait l’objet de livraison entre février et mars 2020 ou d’un engagement écrit et notarié des fournisseurs à livrer au plus tard fin avril 2020; les quatre milliards (4.000.000.000) FCFA restants relèvent des commandes passées à des sociétés étrangères.

Par rapport à la surfacturation, le DG de l’AJE souligne que «les informations et documents produits par les fournisseurs ont conduit les auditeurs à ramener leur estimation à 16.4 milliards FCFA en lieu et place des quarante-huit milliards (48.000.000.000) FCFA annoncés dans le rapport provisoire», a affirmé le Directeur Général de l’Agence Judiciaire de l’Etat. Ce faisant, sur instruction du Président de la République, le rapport final a été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey dès avril 2020 pour enquête. «Le Procureur de la République a saisi la Police Judiciaire pour enquête préliminaire et, après audition des fournisseurs concernés, les investigations ont fait ressortir que la surfacturation n’est fondée que pour un nombre limité de fournisseurs du MDN contre lesquels l’Etat peut valablement réclamer le paiement d’un montant estimé à 12,1 milliards de FCFA».

Pour M. Omar Ibrahim, le montant de 4,3 milliards FCFA relatifs aux véhicules Toyota Pick Up a été considéré comme non fondé au vu des arguments avancés par les différents fournisseurs notamment les modifications imposées, les frais d’approche et les agios bancaires liés au retard de paiement et à la titrisation. De ce fait «le prix uniforme moyen de trente-trois millions (33.000.000) FCFA par véhicule Toyota Pick Up a été considéré comme étant non surfacturé pour ces raisons», souligne-t-on.

Cependant, ayant pour mission, entre autres, la prise en charge et le règlement des affaires contentieuses dans lesquelles l’Etat est partie devant les instances judiciaires nationales ou internationales, l’Agence Judiciaire de l’Etat (AJE) s’est constituée partie civile au nom de l’Etat devant le magistrat instructeur en charge de ce dossier pour le recouvrement de toute somme due en faveur de l’Etat. «Conformément à ses attributions dont celles de pouvoir transiger avant, pendant ou après le procès et à chaque fois que les intérêts de l’Etat le commandent, les fournisseurs incriminés et l’AJE ont convenu du règlement intégral à l’Etat des sommes en cause soit par paiement au comptant pour les fournisseurs déjà payés soit par retenues sur les avis de règlement les concernant au niveau du Trésor», a annoncé le Directeur de l’Agence.

«Ayant bénéficié du paiement de tous les montants compromis établis à la suite du rapport d’audit final et de l’enquête préliminaire pour lesquels l’Etat s’était constitué partie civile, il va de soi que l’Agence judiciaire de l’Etat en informât le Doyen des Juges d’instruction qui, de par les règles procédurales, se devait d’en donner acte par une décision motivée».

D’où, poursuit-il, l’ordonnance, aux fins de donner acte, objet de diverses interprétations. Il a expliqué que l’ordonnance aux fins de donner acte n’est pas un jugement et ne peut aucunement en tenir lieu. En effet «l’action judiciaire engagée dans le cadre du dossier MDN poursuit son cours pour l’aboutissement de son volet action publique visant à sanctionner les infractions établies contre les personnes impliquées».

En conclusion , il a estimé que l’ordonnance donnant acte a pu constater que l’Etat est rentré dans ses droits, et «toutes les sommes qu’il réclamait ont été payées suivant divers protocoles transactionnels intervenus entre l’Etat et les personnes mises en cause». Dans ces conditions l’action civile ne se justifie plus et n’a plus sa raison d’être. «Il est donc normal que l’Etat se désiste de son action et que le juge d’instruction lui donne acte de son désistement. Il reste entendu que l’action publique subsiste et se poursuit».

Par TAmtam Info News

Categorie: Niger

Le Ministre De L’Intérieur Salue L’action De L’OCRTIS Et Réaffirme L’engagement Du Gouvernement À Endiguer Le Trafic De Drogue

Tamtaminfo - Gio, 06/01/2022 - 17:25

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, celui en charge de la Justice et le ministre de l’Elevage, Porte-Parole du Gouvernement, ont assisté, hier à l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), à la présentation d’énormes quantités de drogues saisies ainsi que des présumés trafiquants. L’OCRTIS appuyé par ses antennes régionales d’Agadez et de Maradi a démantelé le 2 janvier 2022 un important réseau de trafic international de drogue dans lesdites régions. Ces sont au total, 3 personnes de nationalité nigérienne interpellées, 214,635 kg de cocaïne, 450.000 comprimés de pregabaline, 8 téléphones portables dont un thurayya, deux véhicules, deux pistolets automatiques et plusieurs chéquiers de Banque saisis qui ont été présentés aux médias.

Selon les explications données par le commissaire Nana Aïchatou Ousmane Bako, adjointe au directeur de la communication, Porte-Parole de la Police, l’OCRTIS, après avoir reçu des informations faisant état d’un vaste réseau de trafic de drogue opérant entre le Mali, le Nigeria, la Libye et le Niger, a dépêché une mission qui a séjournée à Maradi pour coordonner avec l’antenne régionale les actions de recherche sur le terrain. Ainsi, après plusieurs semaines d’enquêtes, la mission a interpellé dans une maison en construction au quartier Ali Dan Sofo à Maradi le 1er janvier 2022, un opérateur économique pour blanchiment de capitaux et trafic international de drogue portant sur 450.000 comprimés de Pregabaline dont la contrefaçon l’a rendu proche du tramadol.

Déjà, a souligné la commissaire Nana Aïchatou Ousmane Bako, l’OCRTIS était sur la piste d’une quantité de drogue introduite à partir du Mali qui était sur le point d’être acheminée vers la Libye. La suite des investigations et le recoupement consécutif de plusieurs informations concordantes ont permis à l’antenne régionale OCRTIS d’Agadez de procéder à la saisie, le 2 janvier 2022, de 199 briques de cocaïne d’un poids total de 214, 635 kg et dont la valeur marchande s’élève à 16 millions 880.000 Euros, soit 11 milliards 073 millions de FCFA, dans un véhicule de la Mairie de Fachi (département de Bilma) à bord duquel voyage le maire à destination de Dirkou. La drogue ainsi que les intéressés ont été transférés à Niamey le 3 janvier 2022 selon la porte parole adjointe de la Police.

Présent à la cérémonie de présentation de la saisie, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Hamadou Adamou Souley a salué cette action de l’OCRTIS qui, depuis un certain temps ne ménage aucun effort pour traquer les trafiquants des drogues. «La drogue n’est pas produite au Niger, elle traverse d’autres pays pour venir jusqu’au Niger, où elle est saisie. Si tous les autres pays luttaient véritablement contre le trafic de drogue on aurait mis la main sur ces trafiquants dans les pays qu’ils traversent avant de venir au Niger», a-t-il déclaré.

Aussi, M. Hamadou Adamou Souley a mis cette occasion à profit pour inviter les hommes des médias à rendre justice à notre pays, en louant les efforts de ces hommes et de ces femmes qui traquent ces délinquants sans relâche. «Nous allons dans les jours à venir, communiquer et sensibiliser les citoyens par rapport à ce phénomène extrêmement dangereux pour le monde entier», a annoncé le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. M. Hamadou Adamou Souley a prévenu les trafiquants en réaffirmant tout l’engagement du gouvernement à les traquer, d’où qu’ils viennent.

 Par Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

Categorie: Niger

«L’action Judiciaire Engagée Poursuit Son Cours Pour L’aboutissement De Son Volet Action Publique Visant À Sanctionner Les Infractions Établies Contre Les Personnes Impliquées», A Déclaré M. Omar Ibrahim

Tamtaminfo - Mer, 05/01/2022 - 06:42

A la suite des commentaires que suscite, sur les réseaux sociaux, l’ordonnance aux fins de donner acte dans le dossier dit du Ministère de la Défense Nationale (MDN), établie le 22 décembre 2021 par le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey, le Directeur Général de l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) a animé, hier dans l’après-midi, à Niamey, un point de presse. Par cette sortie médiatique, l’Agence judiciaire apporte des précisions et d’amples explications sur l’évolution du dossier. 

Pour rappel, le dossier MDN est issu d’un audit en date du 23 septembre 2019 des marchés publics au Ministère de la Défense Nationale conduit par l’Inspection Générale des Armées et de la Gendarmerie sur instruction du Président de la République. Il s’agit ainsi d’une volonté réelle à saluer des plus hautes autorités nigériennes pour la transparence et la redevabilité dans le domaine, car la gestion des affaires militaires a toujours été entourée de secret et n’a jamais fait l’objet d’un audit.

Le rapport provisoire issu de l’audit, déposé en février 2020, a fait état de

quarante-huit milliards (48.000.000.000) FCFA de surfacturation ; vingt-huit milliards (28.000.000.000) FCFA de matériel non encore livré alors que le délai contractuel est épuisé.

Malencontreusement, «ce rapport provisoire a fait l’objet d’une fuite avant toute contradiction par les personnes et établissements mis en cause et c’est la somme de ces deux montants qui constitue le chiffre de soixante-seize milliards (76.000.000.000) FCFA qui est considéré par les médias comme un détournement au Ministère de la défense», a dit le Directeur de l’Agence judiciaire de l’Etat, M. Omar Ibrahim. C’est donc sur la base du rapport provisoire que toutes les spéculations et commentaires sur ce dossier, faisant état d’un détournement de soixante-seize milliards de FCFA, ont été

effectués. Or, explique le Directeur de l’Agence, «conformément au principe du contradictoire, les personnes et établissements mis en cause ont apporté des documents et autres informations complémentaires qui ont permis de réduire significativement les montants mis en cause».

En effet, pour ce qui est du matériel non livré, les investigations ont permis de ramener le montant en cause à 23 milliards. «Sur ce montant l’essentiel du matériel non livré a été, entre temps, réceptionné ou annoncé en cours de route avec l’engagement des fournisseurs de livrer au plus tard fin avril 2020. Le retard étant dû en partie à la fermeture des aéroports et frontières du fait de la Covid-19», a précisé M. Omar Ibrahim. Il a notifié qu’aux termes des contradictions apportées et des preuves fournies, un rapport final a été déposé le 3 avril 2020. Rapport duquel, dit-il, il résulte que sur la somme

de vingt-huit milliards (28.000.000.000) FCFA

ramenée à vingt-trois milliards (23.000.000.000) en vérité : Dix-neuf milliards (19.000.000.000) FCFA de commandes de matériels précédemment considérés comme non livrés ont soit fait l’objet de livraison entre février et mars 2020 ou d’un engagement écrit et notarié des fournisseurs à livrer au plus tard fin avril 2020; les quatre milliards (4.000.000.000) FCFA restants relèvent des commandes passées à des sociétés étrangères.

Relativement à la surfacturation, «les informations et documents produits par les fournisseurs ont conduit les auditeurs à ramener leur estimation à 16.4 milliards FCFA en lieu et place des quarante-huit milliards (48.000.000.000) FCFA annoncés dans le rapport provisoire», a affirmé le Directeur Général de l’Agence Judiciaire de l’Etat. Ce faisant, sur instruction du Président de la République, le rapport final a été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey dès avril 2020 pour enquête. «Le Procureur de la République a saisi la Police Judiciaire pour enquête préliminaire et, après audition des fournisseurs concernés, les investigations ont fait ressortir que la surfacturation n’est fondée que pour un nombre limité de fournisseurs du MDN contre lesquels l’Etat peut valablement réclamer le paiement d’un montant estimé à 12,1 milliards de FCFA», a relevé M. Omar Ibrahim.

Le Directeur Général de l’Agence judiciaire de l’Etat a précisé qu’en effet, un montant de 4,3 milliards FCFA relatifs aux véhicules Toyota Pick Up a été considéré comme non fondé au vu des arguments avancés par les différents fournisseurs notamment les modifications imposées, les frais d’approche et les agios bancaires liés au retard de paiement et à la titrisation. De ce fait «le prix uniforme moyen de trente-trois millions (33.000.000) FCFA par véhicule Toyota Pick Up a été considéré comme étant non surfacturé pour ces raisons», souligne-t-on.

Cependant, ayant pour mission, entre autres, la prise en charge et le règlement des affaires contentieuses dans lesquelles l’Etat est partie devant les instances judiciaires nationales ou internationales, l’Agence Judiciaire de l’Etat (AJE) s’est constituée partie civile au nom de l’Etat devant le magistrat instructeur en charge de ce dossier pour le recouvrement de toute somme due en faveur de l’Etat. «Conformément à ses attributions dont celles de pouvoir transiger avant, pendant ou après le procès et à chaque fois que les intérêts de l’Etat le commandent, les fournisseurs incriminés et l’AJE ont convenu du règlement intégral à l’Etat des sommes en cause soit par paiement au comptant pour les fournisseurs déjà payés soit par retenues sur les avis de règlement les concernant au niveau du Trésor», a annoncé le Directeur de l’Agence.

«Ayant bénéficié du paiement de tous les montants compromis établis à la suite du rapport d’audit final et de l’enquête préliminaire pour lesquels l’Etat s’était constitué partie civile, il va de soi que l’Agence judiciaire de l’Etat en informât le Doyen des Juges d’instruction qui, de par les règles procédurales, se devait d’en donner acte par une décision motivée», estime M. Omar Ibrahim. D’où, dit-il, l’ordonnance, aux fins de donner acte, objet de diverses interprétations. Il a expliqué que l’ordonnance aux fins de donner acte n’est pas un jugement et ne peut aucunement en tenir lieu. En effet «l’action judiciaire engagée dans le cadre du dossier MDN poursuit son cours pour l’aboutissement de son volet action publique visant à sanctionner les infractions établies contre les personnes impliquées», a déclaré M. Omar Ibrahim.

A l’en croire, l’ordonnance donnant acte a pu constater que l’Etat est rentré dans ses droits, et «toutes les sommes qu’il réclamait ont été payées suivant divers protocoles transactionnels intervenus entre l’Etat et les personnes mises en cause». Dans ces conditions l’action civile ne se justifie plus et n’a plus sa raison d’être. «Il est donc normal que l’Etat se désiste de son action et que le juge d’instruction lui donne acte de son désistement. Il reste entendu que l’action publique subsiste et se poursuit», a réaffirmé le Directeur Général de l’Agence Judiciaire de l’Etat, M. Omar Ibrahim.

 Par Ismaël Chékaré(onep)

Categorie: Niger

Signature d’accord de partenariat entre la BIA-Niger et la maternité Issaka Gazoby de Niamey: Près de 25.000.000 FCFA seront injectés pour finaliser et aménager un 2ème Bloc opératoire

Tamtaminfo - Dom, 02/01/2022 - 15:03

La Banque Internationale pour l’Afrique au Niger (la BIA-Niger) a procédé ce vendredi 31 décembre 2021 à une signature d’un accord de partenariat avec la maternité Issaka Gazoby de Niamey. A travers la signature de cet accord de partenariat, la BIA Niger s’est engagée à financer les travaux d’aménagement d’un Bloc opératoire de la dite maternité à hauteur d’un coût global de 25.000.000 FCFA.

Ce geste vient s’ajouter à un chapelet d’actions sociétales et de solidarité que le leader du secteur bancaire nigérien, la BIA, accomplisse depuis plusieurs années afin de contribuer au bien-être des populations et accompagner l’Etat dans tous les secteurs sociaux de base, notamment la santé, l’éducation, l’entreprenariat des jeunes, l’environnement, etc.

Etaient présents à la cérémonie organisée pour la circonstance au sein de la maternité Issaka Gazoby, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires sociales Dr. Idi Illiassou Mainassara, la directrice générale de la BIA-Niger, Mme Ango Nana Aissa, la 2ème Vice-présidente de l’Assemblée Nationale Mme Hadiza Seyni, le Directeur Général de la Maternité ISSAKA GAZOBY, Pr Madi Nayama, etc.

Peu avant la signature, la directrice générale de la BIA-Niger Mme Ango Nana Aissa a précisé que ce partenariat porte sur l’aménagement d’un 2ème bloc opératoire au sein de la Maternité ISSAKA GAZOBY, qui actuellement ne dispose que d’un seul bloc opératoire. Ainsi, elle a rappelé que la BIA-Niger, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) du Maroc à travers sa Holding Atlantic Business Internationale basée en Côte-d’Ivoire, est une des premières institutions bancaires établie au Niger.

A noter que l’engagement citoyen de la BIA Niger s’articule autour de 4 axes d’intervention à savoir : le social, l’entreprenariat, l’environnement et la culture, afin de mieux innover et faire émerger les bases d’une économie responsable. C’est conscient du caractère combien important de sa mission que la BIA Niger a décidé à travers son engagement solidaire, d’apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des femmes en finalisant la construction de ce bloc opératoire de la Maternité ISSAKA GAZOBY qui est le centre de référence en matière de maternité au Niger. 

Pour répondre à l’urgence de finaliser cet important projet de réaménagement afin de soulager la souffrance des malades, la directrice générale de la BIA-Niger a donné un deadline de 3 mois pour la réception de ce joyau. « Nous vous donnerons donc rendez-vous dans 3 mois pour la réception de l’ouvrage » a promis Mme Ango Nana Aissa avant d’assurer que la BIA maintiendra sa part de responsabilité dans la laborieuse œuvre de construction nationale, de l’amélioration du bien-être des populations, en s’inscrivant fermement dans la politique du Président de la République, SE. Mohamed BAZOUM et du programme du Premier Ministre SE. Mahamadou OUHOUMOUDOU.

La directrice générale de la BIA-Niger Mme Ango Nana Aissa a déclaré que la stratégie de développement de la BIA est fondée sur des principes de bonne gouvernance; de gestion performante et sécurisées mais aussi la Responsabilité Sociétale des entreprises.

« Il faut rappeler que la BIA Niger participe depuis 2018 au financement de plusieurs projets structurants au Niger. En 2019, elle a apporté son appui dans le cadre de l’organisation du 33ème sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, en dotant la Ville de Niamey d’un lot de 2400 articles de nettoyage et d’assainissement composé de 200 poubelles amovibles ainsi que des divers kits de nettoyage pour un montant de 30 000 000 FCFA et en 2020 elle a contribué à améliorer l’accueil des malades de la Maternité Poudrière, à travers la construction d’un édifice d’accueil et des latrines pour un montant de 20 000 000 FCFA » a-t- rappelé.

Très satisfait du dynamisme et les multiples actions de la BIA au profit des populations nigériennes, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires sociales Dr. Idi Illiassou Mainassara a au nom du Président de la République du Niger, SE. Mohamed Bazoum et du Chef de Gouvernement SE. Ouhoumoudou Mahamadou, réitéré ses sincères remerciements pour l’accompagnement et l’attention particulière que la BIA-Niger accorde aux services de santé du Niger.

« Je dois vous assurer, Madame la Directrice Générale de la BIA-Niger, que cet appui sera utilisé à bon escient pour le bonheur exclusif de la population bénéficiaire; notamment les femmes et les enfants » a rassuré Dr. Idi Illiassou Mainassara.

Par ailleurs, le ministre en charge de la santé a succinctement rappelé les efforts déployés par la BIA à travers des appuis importants afin d’accompagner l’Etat du Niger. « Depuis plusieurs années, la BIA intervient de façon régulière dans l’amélioration de la santé de la population nigérienne. (…) Pour davantage concrétiser cette collaboration, votre Banque vient de se manifester une fois encore par la présente signature d’un accord de partenariat avec la maternité Issaka Gazobi.

Ce précieux appui au secteur de la santé  qui cadre avec les  priorités pour le Gouvernement de la   République du Niger est la parfaite illustration des bonnes relations qui existent, si heureusement entre la BIA et le Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales » a rappelé Dr. Idi Illiassou Mainassara.

Lors de cette cérémonie, la satisfaction et la joie se lisent déjà sur les visages du personnel de cette maternité mobilisé pour la circonstance, car l’opérationnalisation de ce 2ème bloc opératoire permettra d’augmenter et d’améliorer la pris en charge des patients.


Par Hadjara Adamou Barmou (Tamtam Info News)
 
 
 
 
 

Categorie: Niger

Chaibou arzika de l’asecna élevé au grade de chevalier de l’ordre national du Niger

Tamtaminfo - Dom, 02/01/2022 - 10:00

A l’occasion de la célébration de la fête de la république, le chef de l’état a procédé à plusieurs nominations dans les différents ordres nationaux.

C’est ainsi que parmi les heureux récipiendaires, M. Chaibou Arzika, chef unité relations extérieures à la représentation de l’ASECNA au Niger a été décoré et élevé au grade de chevalier de l’ordre national pour services rendus à la nation.

Ancien cadre de la police nationale, chaibou arzika a été l’un des acteurs syndicaux de la police qui ont accompagné les forces démocratiques lors de la conférence nationale souveraine.

Il continu aujourd’hui de servir la nation avec abnégation et dévouement.

C’est donc une reconnaissance hautement méritée pour un cadre qui a toujours donné le meilleur de lui-même au cours de sa longue et riche carrière.

Par Tamtaminfo News

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La retraite: La consécration méritoire du travailleur !

Tamtaminfo - Dom, 02/01/2022 - 09:52

Traditionnellement associée à l’âge de la vieillesse, la retraite est un stade important de la vie d’un travailleur, qu’il soit dans le privé ou dans une administration de l’EtatElle constitue le début d’une période pendant laquelle le sacrifice consenti durant des années est récompensé. Une période de consécration qui fait honneur et donne un sentiment d’estime et de considération au fonctionnaire. A quelques jours de son départ officiel à la retraite de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC)nous avons rencontré M. Moustapha Kadi Oumani, Directeur de Cabinet du Médiateur de la République avec qui nous avons échangé sur sa conduite honorable. Il nous retrace les temps forts de sa carrière dans la Fonction publique, faisant découvrir à nos lecteurs une belle tranche de son histoire personnelle et professionnelle

Bonjour M. le Directeur de Cabinet, qui est M. Moustapha Kadi Oumani ?

Je suis né, le 26 juin 1961, à Illéla dans une famille dont je suis le premier garçon de mon père qui fut Député National pendant 15 ans et Chef de canton d’Illéla pendant 23 ans. En premier lieu, je voudrais vous dire que j’ai fait mes études primaires à Tillabéry et mes études secondaires à Birni N’Konni. Ensuite, j’ai obtenu une bourse d’étude pour l’Ecole Régionale de la Navigation Aérienne à Dakar (ERNA). Après ma formation, j’ai débuté à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, il y a trente-cinq ans. Dans ce milieu, jai appris plus que je ne l’aurais pensé. J’ai eu la chance de travailler dans plusieurs services, d’apprendre sans cesse aux côtés de mes pairs et supérieurs hiérarchiques. J’ai accomplimes missions du mieux que j’ai pu, avec passion et motivation. Ce qui m’a permis d’évoluer rapidement et de gagner en assurance et en responsabilités. C’est l’occasion de témoigner ma reconnaissance à toutes ces personnes de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), pour l’ensemble des services qu’elles m’ont rendus. Car, c’est à Dieu, l’omnipotent, l’omniscient et à eux que je dois d’avoir réussi ma vie sociale et professionnelle. Je leur dois respect et considération, qu’ils soient en vie ou morts. Ma carrière a été forgée ainsi ; je le dis avec un sentiment de satisfaction, c’est pour moi un privilège d’avoir exercé une fonction dans une prestigieuse institution. Je dois aussi reconnaitre que ma carrière a eu d’importantes étapes dans son évolution. A plusieurs reprises, je me suis retrouvé en dehors de l’aviation civile pour servir dans d’autres établissements. Ce fut un plaisir d’avoir travaillé dans certaines institutions de la République. C’est pourquoi, je ne cesserais jamais de remercier ces institutions pour m’avoir apporté autant que je les ai servies au mieux de mes compétences ; je pense àl’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), à la Commission Nationale du Dialogue social (CNDS), aux Activités Aéronautiques Nationales du Niger (AANN), au Projet d’Appui à la Mise en Œuvre des principes et Droits Fondamentaux au Travail (PAMODEC-BIT), à la Direction Générale de l’Aviation civile, à la Commission Nationale des Droits Humains et des Libertés Fondamentales (CNDH/LF), à l’Autorité de Régulation Multisectorielle (ARM), au Conseil Consultatif National (CCN), au Cabinet du Médiateur de la République, à l’Autorité de Régulation et de Sûreté Nucléaire (ARSN), soit au total quatre décrets présidentiels, cinq arrêtés ministériels et quatre décisions des différents Directeurs Généraux. Tout ce cursus professionnel était à l’actif de ceux ou de celles qui m’ont généreusement soutenu et surtout grâce à mes bonnes connaissances de l’administration nigérienne et mon expérience dans divers domaines. Vous ai-je déjà parlé, grâce à la confiance que les partenaires ont placé en moi, je siège dans plusieurs cadres et comités permanents, notamment au sein du Conseil National du Dialogue Politique (CNDP) au titre des Grands Témoins, au Comité de suivi des recommandations des Etats Généraux de la Justice, au Comité National de suivi des recommandations du Forum National sur la charge à l’essieu, au Comité de réflexion sur les accidents de la route, etc. Je dois vous rappeler que j’ai entamé ma carrière comme jeune cadre, fraîchement sorti de l’ERNA. Vous aurez peut-être du mal à l’imaginer, à l’époque, j’étais le plus jeune de ma promotion. Ensuite, j’ai eu la chance de bénéficier des formations à l’École Africaine de la Météorologie et de l’Aviation Civile (EAMAC) et à l’Université d’Abomey-Calavi du Bénin, mais davantage d’ateliers à Paris, Bruxelles, Barcelone, Lisbonne, Marseille, Lyon, Grenoble, Madrid, Istanbul, Turin, Genève, Dakar, Lomé, Cotonou, Banjul, Abidjan, Accra, Abuja, Ouagadougou, Bamako, Marrakech, Fès, Tel-Aviv, Washington, Montréal, Rio de Janeiro, Mexico, Buenos Aires, Saint Jacques de Compostelle, Brasilia, Douala, pour ne citer que ces grandes villes. En outre, je tiens à vous indiquer que j’appartiens à une génération qui, dans sa culture a subi l’influence des écrivains africains. Au cours de ma carrière, j’ai exploré le domaine de l’écriture et je m’y suis versé, malgré ma formation scientifique. J’écris en toute modestie, comme c’est un choix né de ma passion pour les lettres. L’éditeur français, L’harmattan a édité deux de mes livres, le premier « Un Tabou Brisé » composé de 300 pages et le second « Itinéraire d’un combat » riche de 780 pages. Ces ouvrages sont vendus dans plus de 4800 librairies à travers les cinq continents. Aussi, je dois souligner mes actions dans la presse, comme journaliste et éditorialiste et surtout comme Directeur de Publication dans un célèbre hebdomadaire que j’ai fondé personnellement en 2005. Ensuite, j’ai eu la chance de réaliser des activités dans différentes associations, et j’avoue que je vais continuer cet engagement qui est absolument nécessaire pour sortir de la maison et cela me conduira sur le terrain, rencontrer des partenaires, rechercher les bonnes solutions et compléter mes connaissances sur des techniques à mettre en œuvre. Un grand chantier m’attend, une nouvelle page vient de s’ouvrir et, mieux j’essayerai de l’écrire de la plus belle plume.

quelques jours de votre retraite, quel est votre sentiment après des années de travail ?

Ce grand jour, 31 décembre 2021, avant qu’il ne soit là, je l’attendais avec une certaine appréhension certes, mais aussi avec une certaine joie. La joie d’avoir vécu et partagé de bons moments avec mes collègues, la joie d’avoir servi fidèlement mon pays et la joie qui me pousse à penser que devant moi, encore, d’autres projets se dessinent. Sincèrement, mon travail a été une véritable source d’épanouissement personnel. Toujours en évolution, le secteur de l’aviation civile comportait bien des exigences, mais néanmoins, il m’a permis de connaître des instants de vie irremplaçables. Je me suis employé, du mieux possible à acquérir des connaissances, à développer mes pensées, à rechercher le sens de l’existence, à m’intéresser et à me questionner sur les valeurs véhiculées dans la société actuelle. En cela, j’espère avoir contribué, même modestement, par le biais de ma discipline au développement de l’être humain et de la société nigérienne. J’ai aimé ce travail plus que tout, veuillez me croire. Il m’a apporté un sentiment de satisfaction indescriptible que j’aurai le plaisir de remémorer pendant longtemps. Même si ce départ, comme tant d’autres, présage une séparation et donc un moment difficile, je le souhaite à tous les fonctionnaires, parce que, cela suppose au moins deux choses : d’abord qu’on a rempli son engagement vis-à-vis de son employeur, et donc d’avoir travaillé pour le compte du Ministère des Transports, et deuxième atout de ce moment, c’est d’avoir tissé de bonnes relations avec plusieurs personnes et d’en avoir fait des membres de ma famille. Que d’événements heureux et moins heureux avons-nous partagé ensemble ? Cependant, la tâche peut être difficile quand je pense à ces années passées avec mes collègues, nombreuses, mais combien chaleureuses, sereines et passionnantes. Toutefois, je reste confiant que je dois agir avant qu’il ne soit trop tard, car tout bon musulman sent la mort venir ! À tout moment, on peut boucler la boucle, mais aussi nous ne disposons que de quelques jours ou années pour cela. La question qui me taraude l’esprit est la suivante : qu’est-ce qu’il y a dans la vie que j’aimerais accomplir avant de ne plus le pouvoir ? Cependant, un des souvenirs qui ont marqué fortement mon parcours, fut cette affectation à l’aéroport d’Agadez comme Chef d’escale de la compagnie charter, Africa Tours qui n’a duré que quelques mois. Je m’en souviens encore, comme si c’était hier. J’achève mon parcours professionnel au moment où l’ANAC se réforme assez profondément. Je m’autorise à formuler un vœu dans cette évolution qui s’engage : je souhaite vivement que cette institution garde l’essentiel de ce qui l’a façonnée au fil de ces dernières décennies. Je suis convaincu qu’elle pourra le faire si elle sait reconnaître et préserver les qualités et les aptitudes des femmes et des hommes qui la font fonctionner. En second lieu, je veux témoigner de ma gratitude envers tous les Ministres côtoyés au fil des ans. Par devoir de mémoire, je pense à certains collègues aujourd’hui décédés, notamment Messieurs Ibrahim Charouboutou, Ousmane Aboubacar et Moctar Mahamane avec qui j’ai eu à maintes occasions le plaisir d’échanger et de travailler.

Que peut-on entendre par retraite et pourquoi constitue-t-elle une consécration pour un travailleur ?

Dans le dictionnaire français, le mot retraite est lié au repos età la solitude. Dès lors, on parle du retrait de la vie active, voire d’abandon. C’est une étape importante dans la vie de tout travailleur. Une forme d’expédition dans laquelle l’on doit se reposer en douceur. Pour beaucoup de personnes, la retraite est un moment de promenade, pour les gens qui ont travaillé dur physiquement tous les jours, ils sont parfois usés, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Cependant, la retraite reste méritoire dans tous les sens du terme, méritoire partout, soulignant sa consécration en lettres d’or. De même, quand nous parlons de retraite, il est important de préciser dans quel sens la retraite est une consécration ! Mais soyons bien clairs sur les mots. Dans cet esprit, l’obtention d’un sentiment de liberté et l’accomplissement de ses rêves représentent un nouveau départ pour le travailleur. Libéré de toutes ses responsabilités liées au travail et à la famille, le retraité trouveplus de liberté après avoir pris ses droits. Au Niger, l’âge légal de départ à la retraite, sauf cas spécifiques de retraite anticipée, est de 60 ans, pour les fonctionnaires et les agents régis par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).C’est un système qui permet de ne plus travailler avec le statut de fonctionnaire. En conséquence, chaque trimestre, le retraité reçoit une pension en attendant sa mensualisation. Son montant est calculé en fonction de son rang et du nombre d’années exercées dans les différents services. Il est intéressant de remarquer que la période de vie d’un travailleur après s’être retiré après un certain âge dans la vie active, luipermet de jouir de ses efforts au travail. On dira en revanche que chaque société a ses propres textes, fixant les conditions dans lesquelles on prend sa retraite, et les sommes qui seront versées. Dans notre pays, ces dernières années, il y a eu une forte augmentation des pensions. Désormais associée aux temps libres, à la réalisation de rêves et à la liberté individuelle, la retraite a pris une dimension matérielle et honorifique. Il est sous-entendu dans nos mentalités que les retraités trouvent assez de temps pour réaliser leur vie dont ils ont toujours rêvé, notamment en participant aux activités variées. On sera d’accord pour dire que la retraite apprend à l’homme le sens de la vie, la maîtrise de soi, la patience dans la réalisation d’un objectif, le sens de la discipline. Elle renforce le sérieux et la maturité. Elle offre également une certaine liberté dans la paix et la certitude de voir ses besoins actuels et futurs pris en charge. En ce sens, la retraite constitueune consécration pour un travailleur lorsqu’elle est bien réussie.

Quelles sont les dispositions à prendre pour aller à une retraite méritée ?

Pour en savoir plus la loi n°2007-26 du 23 juillet 2007, portant Statut Général de la Fonction publique de l’Etat repousse l’âge de la retraite à 60 ans au lieu de 55 ans ou 30 ans de service, etconsacre la prime de départ à la retraite et à la création en 2012 de la Caisse Autonome des Retraites du Niger (CARENI). Un progrès notable a été enregistré depuis l’arrivée du nouveau Directeur Général, M. Mahamadou Yahaya, notamment en informatisant les services et en renforcement l’effectif. Néanmoins, plusieurs difficultés sont en suspens à l’occasion du départ à la retraite des fonctionnaires, à savoir :- la constitution des documents de retraite des fonctionnaires due à une mauvaise tenue des dossiers individuels des travailleurs au niveau des archives du Ministre de la Fonction publique qui sont souvent vides, sans aucune pièce ;- la centralisation des services de traitement des pensions : le Ministère de la Fonction publique ne dispose pas de service déconcentré au niveau des régions. En mai 2014, un décret a été pris créant lesdits services, mais ils ne sont pas tous opérationnels. Dans cet ordre, les dossiersde retraite sont acheminés à Niamey. Ce qui entraine un embarras pour le fonctionnaire ;- L’inexistence d’un décret d’application de la loi n°2007-26 du 23 juillet 2007 portant Statut Général de la Fonction publique de l’Etat, notamment pour déterminer lemontant de la prime de départ à la retraite de certains corps.

A l’évidence, quand le moment de la retraite arrive, l’on doitse consacrer à d’autres choses. Dans cette opportunité acquise dans notre longévité voulue par Allah qui nous a fait voir ce jour, c’est un devoir de s’occuper d’avantage de sa famille. Mais sachez quand même, que cette nouvelle vie doit se préparer le plus tôt possible afin de bien la vivre. Pour ma part, je m’efforcerai bien sûr à entretenir toutes mes amitiés qui se sont si chèrement créées au fil des années. J’envisage ma vie de retraité débutant comme un nouveau monde que j’aurai à explorer et à organiser selon ma convenance guidée par le choix du Tout Puissant, Allah. On dit que les retraités sont toujours très occupés : je crois que je ne dérogerai pas à la règle ! Je ne ferai pas de choix précis, car il y a beaucoup d’activités que je pourrai faire. Il est donc nécessaire de réfléchir suffisamment aux activités qui prendront le relais, et même de commencer à les mettre en place de manière à éviter un passage à vide. A priori certains me diront que cet âge ne serait bon qu’à se retirer au village et s’occuper de ses petits-enfants. A juste titre, j’ai depuis longtemps planifié ma nouvelle vie qui sera jalonnée d’écritures, de voyages, de contacts incessants avec la terre nourricière. Je m’occuperai bien d’autres choses, alors le restant de ma vie sera celle du paisible citoyen, écrivain, cultivateur, jardinier, éleveur et sportif. Je mettrai toute l’expérience de ma vie professionnelle au service de ces plaisirs que je continuerai à savourer autant que mes forces le permettront. Tant que la santé reste au rendez-vous, je vais continuer à conseiller, former et sensibiliser les jeunes pour jouir d’une retraite bien méritée. 

Pourquoi certains travailleurs estiment que la retraite peut signifier le début d’un calvaire ?

Malheureusement le fonctionnariat est bien malmené dans la plupart des pays. A l’évidence, ce n’est pas étonnant que des attitudes individuelles en réaction à cette question soient contradictoires ! Il faut tout de même admettre que certains retraités sont inquiets pour leur avenir, ou ont tendance à avoir peur du casse-tête qui les attend. En fait, suivant le rôle que l’on a tenu dans la vie active, le départ en retraite est quand même un changement radical. Par exemple, en ce qui me concerne, dans ma vie professionnelle, j’ai des équipes à manager, et du jour au lendemain, plus rien de tout ça. Aussi, de nombreux contacts au quotidien qui ne sont plus objet de rencontres, des partenaires que l’on ne côtoie plus, bref un environnement qui change du tout au tout. Aujourd’hui, beaucoup de retraités n’ont rien à faire, aucune activité, ni sportive ni culturelle, alors, pour eux, la retraite est peut-être un calvaire, mais uniquement dans ces cas précis. En outre, il y a des retraités qui se retrouvent à la maison avec leursconjoints et leurs enfants sans but précis et vivent parfois des situations conflictuelles. C’est pourquoi, il faut essayer d’avoir le maximum d’activités associatives, militantismes, et si des retraités ont des opportunités de poursuivre des activités politiques, je les encourage à aller dans ce sens. Il faut pouvoir s’en sortir par soi-même. Chaque retraité doit se débarrasser de quelque gêne soit-elle et se dire que c’est une étape inévitable tant qu’on vit et qu’on travaille dans une administration publique ou privée. Fort, heureusement cette posture est en train de disparaitre. Ceux qui estiment que la retraite est un calvaire, n’ont malheureusement ou probablement rien réalisé de bon durant leur période active. Je sais que ce n’est pas le cas pour la majorité des Nigériens. Normalement, la retraite doit correspondre aux cotisations que l’on a versées. La retraite n’est donc pas faite pour arrêter ou diminuer son niveau de vie, mais pour changer le rythme, s’amuser et réaliser avec sa famille, ses amis toutes choses que nous n’avions pas eu le temps de réaliser avant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les choses sont de plus en plus claires dans la conscience des travailleurs, le reste dépend de la personne, avec l’aide de Dieu. Le temps est arrivé pourrompre avec certains comportements d’une autre époque. Et, c’est tout le sens de mon combat, de faire comprendre aux nouveaux retraités, la nécessité de se retirer du marché du travail pour permettre aux jeunes diplômés de travailler.Certains retraités me diront que c’est normal qu’ils s’inquiètent, car à cette étape, le débutant se retrouve tout autant au terme de sa carrière, qu’au seuil d’une période nouvelle de sa vie. Une période pendant laquelle, le retraité enregistre énormément de changements dans son quotidienjuste pour subvenir aux besoins de sa famille. Je leur dirai, il ne faut pas qu’ils paniquent. C’est pour cette raison que la Caisse Autonome des Retraites du Niger (CARENI) est appelée à sensibiliser les travailleurs à planifier adéquatement leurs retraites pour occuper leurs premières années de retraite qui sont les plus difficiles. Aujourd’hui, c’est vrai que nombreux sont des salariés qui hésitent à quitter leur emploi pour jouir de leurs droits à la retraite. Pour d’autres, l’idée de quitter le milieu de travail à un certain âge, lorsqu’on est encore productif ne les réjouit pas. Ils préfèrent continuer à travailler pour des raisons personnelles ou encore salariales. Ils pensent que l’avenir des futurs retraités paraît incertain etsemblent vouloir vaciller entre le choix et la nécessité. En ce sens, le départ à la retraite peut être appréhendé comme le début d’un calvaire où l’individu vit un tournant décisif dans son existence. C’est pour toutes ces raisons que le retraité doit nécessairement avoir des contacts extérieurs, pour ne pas rester chez soi en vue de s’épanouir librement. Le Gouvernement a la lourde tâche de continuer à valoriser la retraite, cette fonction des plus nobles ; quoi de beau que d’œuvrer au service de son pays et de sa communauté nationale ? 

A vous attendre monsieur le Directeur, l’on a l’impression que la retraite doit être un mérit? Quels conseils avez-vous à donner aux futurs retraités ?  

La retraite, il faut l’envisager avec beaucoup d’optimisme, de satisfaction et de bonheur pour le futur proche. Ellecorrespond justement à un repos bien mérité. Au Niger, elle est souvent redoutée à cause de notre faible revenu. En réalité, pour ceux qui ont le sentiment de se prévaloir dans le travail, de posséder un emploi, de définir des tâches, d’avoir une rétribution, la retraite est un signe de la fin d’une identité professionnelle, c’est à dire la solitude, le vide total ! L’idée qu’il va falloir se mettre en tête, c’est de réaliser des activités qu’on n’avait pas le temps de développer quand on travaillait : associations, voyages, activités culturelles, sportives, artistiques et de consacrer du temps à sa famille, ses petits-enfants ou ses parents en situation de dépendance. Les Nigériens ont peur de la retraite, parce qu’ils s’épanouissent dans le travail, même si c’est très dur. Mais ce n’est pas grave, rapidement on s’y habitue si on crée des activités de substitution. En effet, l’on doit encourager les retraités à ne pas rester à la maison à ne rien faire, si non, c’est la télévision, la mosquée, la Fada, ce qu’il faut éviter. Bien sûr, tout l’environnement des amis est à privilégier. Il importe donc de faire le bilan de notre vie, de redéfinir sa mission le plus tôt possible, en se questionnant sur ses propres valeurs et sa place dans la société. Par exemple, en se posant deux petites questions : qu’est-ce qui me fait vivre ? Comment puis-je me rendre utile pendant la retraite ? Je sais simplement qu’on ne peut pas se retirer du monde du travail et passer le reste de ses jours à s’amuser ou en restant assis à la maison. L’être humain ne peut s’infantiliser ainsi. Il a besoin de se sentir utile et en conséquence doit continuer à se développer. Le travail à temps partiel, le travail autonome, le bénévolat, le transfert de connaissances, la famille, il existe autant de façons de redonner un sens à sa vie pendant la retraite. Il suffit d’être actif et innovant. Toute modestie gardée, par rapport aux futurs retraités, si je ne me trompe, un débutant n’a pas grand-chose à leur apprendre. Moi-même, je prendrai des conseils auprès de mes devanciers. Néanmoins, tant par la richesse de ma carrière que par mon engagement personnel, je présume qu’il faut nécessairement :- Rembourser ses dettes avant la date butoir de la retraite ;- Prendre une décision ferme pour vivre en fonction de ses moyens ;- Travailler pour le plaisir afin de se permettre provisoirement d’arrondir les fins de mois juste pour sesentir utile ;- Éviter de vendre ses biens pour s’acheter une maison, un champ, un jardin ou une voiture. Et après ?- Éviter de tout miser sur les enfants. Que ferez-vous s’ils n’ont pas du travail ou sont absents ?- Prendre soin de sa santé en s’éloignant de l’alcool et des filles de joie ;- Éviter de rester en permanence à la maison, car votre femme et vos enfants commenceront à trouver votre présence gênante ;- S’engager socialement dans des actions bénévoles en vue de trouver un endroit pour se rendre utile.

Après avoir passé plusieurs années à servir son pays, un retraité devrait être une source de fierté pour ses collègues et ceux qui le côtoient. Il ne faut surtout pas voir la retraite comme la fin, mais le début de quelque chose de beau. C’est le temps de s’occuper de soi-même, de ses proches, ce que l’on a souvent négligé durant notre période de service. C’est exactement le moment idéal pour investir plus de temps à ses projets personnels. En tout cas, pour moi, c’est le retour à la terre et à la nature, sans attentes, sans pression. C’est dire, personnellement, j’ai un réel plaisir à partager et construire des projets de développement. En attendant, je n’ai pris que peu d’engagements fermes. J’aspire à prendre le temps. A être plus disponible pour ma famille, et notamment pour accompagner mes deux épouses Rakia Salao et Fatimata Marafa et leurs enfants à trouver la voie qui leur convient. Je souhaite aussi avoir plus de temps pour partir à la découverte de mes amis que j’ai perdu de vue, concrétiser quelques voyages dans les villages de mes parents, répondre en particulier aux invitations où je n’ai jamais mis les pieds. Pour le moment, mes collègues peuvent continuer à compter sur moi. Ma porte restera encore grandement ouverte, ne doutant point de leur disponibilité constante à mon égard. J’avoue sincèrement que je suis heureux de céder ma place à une génération pleine d’énergie qui prend la relève et à qui d’ailleurs je souhaite bonne continuité. Présentement, je garde des réserves pour un livre que je pourrais rédiger et que j’appellerais «chroniques d’un agent de l’ANAC! ». Beaucoup de mes collègues, croyez-moi y auraient leur place, surtout lorsque j’évoquerai mes luttes sociales et les combats menés à l’ASECNA pour mettre en place des modèles nous permettant d’avancer dans nos pays. Je rassure l’opinion que je ne quitterai pas pour autant la scène publique dans la mesure où j’entends mettre mon expérience à profit dans bien de secteurs, notamment dans l’organisation de mon Festival culturel de Sharo (FECCOS). De manière plus générale, ce dont je suis certain, quand la carrière professionnelle des anciens arrive à son terme, les jeunes doivent définir de nouvelles destinations, de nouveaux caps, avec des équipages dévoués, mais aussi et surtout créer des milliers de passagers pour nos aéroports afin d’asseoir une économie solide et durable. Cependant, j’ai un pansement au cœur, en dépit des apparences certains jeunes d’aujourd’hui sont obsédés par la richesse. Le matérialisme a pris tellement de place. Dès la première année de travail, ils veulent devenir riches le plus vite possible ! Or, en lieu et place, ils doivent davantage se soumettre aux normes et innover en permanence pour mieux anticiper, en vue de répondre aux besoins de nos concitoyens. Je tiens à adresser mes remerciements les plus chaleureux au Directeur Général de l’ANAC, M. Ahmed Ayaha et à tout son personnel pour la considération et l’affection qu’ils avaient toujours manifesté à mon égard. Aussi, je ne cesserai de remercier mes camarades syndicalistes et les acteurs de la société civile, mais également saluer tous ces efforts entrepris ensemble durant toutes ces années écoulées, dans la poursuite d’un but commun : celui du développement de notre pays. A toutes et à tous, du fond du cœur, je souhaite le meilleur pour les années à venir. Je pars l’âme en paix, car je sais que la relève est assurée et que notre Agence est sur le chemin de la croissance. Dans cet esprit, je dis à tous au revoir, parce que « les cœurs les plus proches ne sont pas ceux qui se touchent ». Un tel jour, je le souhaite à chacun d’entre vous.Le guide spirituel de l’Inde, Mohandas Karamchand Gandhi, pionner de la résistance disait : « La vie est un mystère qu’il faut vivre et non un problème à résoudre ». « La différence entre le possible et l’impossible se trouve dans la détermination ». Excellentes fêtes de fin d’années !

Interview réalisée par Amani Mounkaïla

Categorie: Niger

Tribune PLITIQUE: Du Nigérien Tout Court , N T C

Tamtaminfo - Sab, 01/01/2022 - 16:39

La célébration du 63 IIème Anniversaire de la République nous semble être un moment indiqué pour commencer à informer les Concitoyens sur ce que renferme le Concept de Nigérien NTC .

Peut être que vous l’auriez constaté , le Concept accompagne   notre signature dans nos différentes publications,  ainsi que celles d’autres Concitoyens , des Frères , à la base de son identification . 

Après 6ans de vie en République , nous en sommes encore dans l’hésitation en ce qui concerne les problèmes de gouvernance sociale et politique . A tel Age  un Homme a qui a eu une vie bien accomplie n’aspirerait qu’ à la Paix sociale , à la paix avec lui-même ,  et à la concentration sur la spiritualité . Ce qui n’est pas le cas de notre République qui vient seulement d’enregistrer sa 1 ère alternance démocratique de pouvoir . Un Présidentdémocratiquement élu passant le relais à un autre élu démocratiquement .

Certes uDéfi immense a été relevémais le chantier de la consolidation des acquis Républicains ,  et donc des bonnes pratiquesdémocratiques est encore à construire avec des matériaux appropriés . 

De la Conférence Nationale à nos jours , les Acteurs politiques , et la Société Civile ,au gré des conjonctures , ont été au cœur des processus de gouvernance, de sauvegarde des Valeurs Républicaines. Il y a eu des avancées .Il y a eu également beaucoup de reflux sur le plan de la consolidation de l’unité nationale, de la promotion d’une Conscience historique patriotique, et  la mobilisation autour d’enjeux importants de développent socio-économique .

Comme dirait l’Autre, sur môns de 30 ans leCitoyen nigérien , a abandonné beaucoup de Valeurs sociales fondamentales. Il a perdu beaucoup de Repères de vie en société. Naturellement les contre-valeurs ont pris ledessus dans les Rapports entre Citoyens, dansles Rapports avec l’Etat, et au sein de la gouvernance publique également .

La Citoyenneté positive, assise sur des Valeurs qui constituaient l’identité de la Nation nigérienne, et qui poussaient les uns et les autres à contribuer franchement à l’édification du pays, est à réhabiliter .

Nous pouvons et nous devons redevenir ces Nigériens prospectifs enthousiastes ,patriotes, jaloux de leur unité , et dignes .

Pour ce faire il faut élaborer une Charte récapitulative desdites Valeurs . Ellesserviront de guide dans la vie sociale pour le Nigérien de Type nouveau que nous souhaitons de tous nos vœux .

Dans le cadre de cette Publication nous ne  soumettrons que le Contexte de la Charte de Valeurs du Citoyen Nigérien Tout Court NTC .

Dans une seconde Publication nous proposerons les Valeurs que nous avons pu recenser et codifier d’une certaine manière .

A terme tous nos concitoyens qui sont d’accord avec la proposition de Charte en général, et des Valeurs en particulier , vont constituer la grande Fraternelle de Nigériens Tout Court , NTC . Des Nigériens prospectifs et positifs .1. Pourquoi Nigérien Tout Court , NTC ?

Depuis  l’avènement de la gouvernance démocratique, à la suite de la Conférence Nationale souveraine, le Niger comme du reste beaucoup d’autres pays de notre continent,  avec un accent plus appuyé dans la zone francophone, est encore en transition démocratique. De l’indépendance à  nos  jour, le pays a connu quatre ( 4) coups d’Etats , sept(7) Républiques,  et depuis peu la première alternance démocratique .

Malgré les valeurs démocratiques et républicaines inscrites dans les différentes constitutions, l’on assiste à une régression   sociale, à la perte de valeurs sociales et d’éthique si chères aux sociétés traditionnelles. 

Le système social influencé également par des idéologies et cultures importées,  est en train de produire une citoyenneté improductive, sans identité ou réfèrent  culturel authentique et sociale, sans  engagement patriotique conséquent. 

Ce type de citoyen sans attache socioculturel solide, sous cultivé, sans éthique, motivé principalement  plus par des considérations d’intérêt individuel, égoïste, corruptible et  donc disponible  pour quelque aventure politique que ce soit dès lors qu’il est question de son intérêt , même en contradiction avec l’intérêt de la collectivité nationale , est en train de coloniser l’espace socio-politique . 

La mauvaise citoyenneté est en train de chasser la bonne. Les tonneaux vides, les gueulards  font entendre des tintamarres qui empêchent la grande symphonie bienfaisante pour tous de se faire entendre. 

Ce citoyen ou nigérien pro-démocrate trouve son épanouissement dans la sous-culture  et la défense des contrevaleurs socio culturelles, s’opposant par instinct de survie à l’émergence d’une culture de l’excellence, du progrès, de la modernité.   

Le chevauchement générationnel en cours, avec des Générations «  dites perdues »,  ne permet pas aux différentes Générations d’identifier leurs  Missions et chercher à la mener à bon port. 

Au regard des dynamiques mondiales complexifiées par plusieurs crises, des exigences de créer absolument  des conditions d’épanouissement des Collectivités nationales par l’émergence d’une citoyenneté nouvelle porteuse de grandes valeurs permissives de progrès social. Il faut susciter des Mentalités et comportements compatibles avec les Dynamiques Mondiales de progrès et de modernité,  et avec  Enjeux nouveaux de la Globalisation   . 

Pour y répondre nous proposons de susciter une FRATERNELLE de citoyens animés par des Nigériennes et des Nigériens porteurs de ces valeurs  de changement, de progrès, de respect des valeurs sociales fondatrices de nos Sociétés et défenseurs des valeurs républicaines véritables .

Ce sont ces Hommes et femmes  se réclamant d’être des Nigériens Tout Court (NTC)  pour souligner l’unicité de la Nation nigérienne , la solidarité et le patriotisme ,   comme  ciments de leur fraternité ,  qui seront les  dépositaires de la présente charte de Fraternité vraie.

Nous avons  emprunté la Formule au Mali. Toutefois nous lui donnons un contenu conceptuel et,  une matérialité dans les faits qui tiendront compte de notre vision et de nos spécificités 

Le Mouvement Maliens Tout Cour a enregistré l’adhésion de chefs traditionnels, de nombreuses notabilités, et citoyens ordinaires. Il   a beaucoup contribué à décrisper les conflits intercommunautaires. 

Au Niger les agressions contre des Nigériens simplement du fait de leur appartenance éthique, ou la perte de travail pour des nigériens exerçant dans  des Sociétés Françaises ,  nous ont  confortés davantage dans notre conviction de susciter un grand mouvement citoyen apolitique  de promotion de la Tolérance entre les communautés  de l’acceptation de la différence  et de la nécessité de consolider le sentiment d’appartenance à une nation solidaire et protectrice.

Aussi, l’alternance démocratique et la méthode de gouvernance impulsée depuis peu par le nouveau Président  a mis à nu les déficiences structurelles qui plombent le développement du pays. Il s’agit notamment de  la prédominance de contre-valeurs comme l’incompétence, les passe-droits, la corruption, les opportunismes surtout  la recherche du gain facile, ont également accéléré le processus de mise forme du Concept de NTC , et sa mise en œuvre . .

Par Elhadj MAIGA Alzouma Nigérien Tout Court  N T C

Maiga_alzouma@yahoo.fr  

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