Repubblica Democratica del Congo

Un homme avertit…

Journal la Prospérité - 1 ora 30 min fa

Plus l’on aborde avec beaucoup de légèreté certaines questions d’intérêt public, plus les bases de la cohésion nationale se fragilisent. Plus l’on choisit les attaques personnelles en lieu et place du débat d’opinions, mieux la confusion dans le choix de l’adversaire à vaincre saute aux yeux.  Les actes de sabotage sévissant à Mbuji-Mayi contre les paroisses catholiques ainsi que l’attaque de la Résidence du Cardinal Fridolin Ambongo dimanche dernier, à Kinshasa, doit servir à chaque congolais de leçon à méditer sur ce que pourrait devenir le pays dans les prochains jours. Ne va-t-on pas là de l’Etat de droit à une intolérance farouche après l’alternance du pouvoir au sommet de l’Etat ? De quoi certains politiques d’hier reprochaient, tambour battant, au régime passé ? Aujourd’hui, des scènes obscènes se voient dans tous les sens. Des propos discourtois et dégradants, des actes qui font reculer un peu plus la démocratie en RDC. Triste !

Les disciples du Sénateur à vie peuvent alors se frotter les mains et se féliciter car, en dépit des remarques et des critiques de Feu Cardinal Laurent Monsengwo, jamais des individus, identifiés ou non, ont visé le Prélat catholique d’heureuse mémoire. Et, curieusement, pendant que l’on déploie toutes les énergies pour des attaques personnelles, les signaux révélateurs de l’inertie dans la gestion de la chose publique demeurent pendants. Les chauffeurs de la société Transco crèvent des pneus de bus pour réclamer le départ du comité de gestion à la tête de leur société, la cause de leurs arriérés de salaire de près de huit mois. S’il faut par ailleurs évoquer la question de désignation du successeur de Corneille Nangaa qui a été à la base de l’imbroglio entre les membres de Confessions religieuses la semaine dernière, il y a lieu de comprendre les grands enjeux qui vont changer le cours d’histoire de la RDC.

Tout en rappelant la nécessité de préserver la cohésion nationale entre congolais, il revient, cependant, aux dirigeants du pays, qui sont pour la plupart membres de l’Union Sacrée de la Nation de conjuguer les efforts en évitant les erreurs du passé. Un homme avertit, en vaut…

La Pros.

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In memoriam /Samba Kaputo : une éminence grise inoubliable

Journal la Prospérité - 1 ora 32 min fa

1er août 2007 – 1er août 2021, 14 ans sont passés vite…

Guillaume Samba Kaputo est un homme politique de la République démocratique du Congo, mort en Afrique du Sud le 1ᵉʳ août 2007, à l’âge de 61 ans. Il a été  décrété « Héros national ». 

LPM

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Compléments des réponses techniques, financières et juridiques/Projet Kitoko : des experts à pied d’œuvre pour la constitution des éléments

Journal la Prospérité - 1 ora 34 min fa

La signature de l’avenant de l’accord antérieur entre la RDC et l’Egypte ayant abouti, cap est désormais mis sur la constitutions des compléments des réponses techniques, financiers et juridiques relatives à la feuille de route dressée par la Société de construction égyptienne INCOME, chargée de l’exécution du projet «Kitoko, Nouvelle Ville » à Kinshasa. Tenus de s’activer rapidement et de faire parvenir ces éléments au plus bref délai, les experts congolais travaillent, par conséquent, d’arrache-pied pour la matérialisation de ce projet, au modèle de construction de la capitale administrative égyptienne. Ce projet, peut-on rappeler, est d’une importance capitale, car, elle vise à désengorger la Capitale Congolaise surpeuplée disproportionnellement à des coins réputés ‘’bons’’. Pourtant, et c’est le cas, des grands espaces restent à ce jour inexploités et inoccupés par les habitants.

Au terme de deux jours de mission officielle accomplie par Jean-Michel Sama Lukonde, Premier Ministre, et quelques membres de son gouvernement au Caire, Capitale d’Egypte, pour la signature de l’avenant de l’accord antérieur entre la RDC et l’Egypte, un premier objectif à atteindre la réunification des compléments des réponses techniques, financiers et juridiques à la feuille de route de la Société INCOME s’en sorti. Une tâche confiée à des experts congolais qui ont regagné Kinshasa samedi 31 juillet 2021.

Voilà pourquoi, accompagnant les membres du gouvernement, ces experts ont bouclé les pourparlers de cet accord, clôturés le 26 juillet dernier.

Pour rappel, ces concertations ont été ouvertes par le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge, accompagné des Ministres Pius Muabilu de l’Urbanisme et Habitat, Guy Loando de l’Aménagement du Territoire, Molendo Sakombi des Affaires Foncières, des Conseillers Techniques du Chef de l’Etat et des experts du Gouvernement réuni en commission.

John Ngoyi

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SOCODA : le PCA Nyoka Longo et le DG Agu Michel sont optimistes pour la tenue de l’Assemblée générale

Journal la Prospérité - 1 ora 37 min fa

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences nébuleuses sur l’économique et finances publiques au pays, la Société congolaise des Droits d’Auteur et des Droits Voisons (SOCODA) reste engagé dans la droite ligne de réussir l’organisation de sa prochaine Assemblée Générale. Une initiative saluée par la majorité de sociétaires qui soutiennent la vision de Joseph Roger M’Vula Nyoka Longo de redynamiser cette coopérative des artistes en RDC.

Evidemment, le Président intérimaire du Conseil d’Administration et le Directeur Général de la SOCODA, Agu Michel se  battent bec et ongle pour offrir aux créateurs congolais l’occasion de décider sur l’avenir de leur société qui gère et protège leurs œuvres de l’esprit.

En effet, renseigne-t-on, ils travaillent d’arrache-pied pour réunir les moyens nécessaires afin que les Assemblées générales de se déroulent dans les conditions optimales et requises. Raison pour laquelle, le Conseil d’Administration a jugé utile de recaler la date du 22 juillet dernier qui était  prévue pour l’Assemblée générale statutaire et le 30 juillet 2021 pour l’Assemblée extraordinaire élective.

Par ailleurs, il nous revient que toutes les deux Assemblées générales seront organisées en ce mois  d’août 2021. Après plusieurs réunions d’évaluation et préparatoires, le Conseil d’administration en connivence avec la Direction générale ont fixé d’organiser l’Assemblée générale extraordinaire le 20 août 2021 et l’Assemblée générale élective le 30 août 2021 à Kinshasa. Le lieu et la date seront  précisés à quelques jours de l’activité.

Bien que le lieu reste à déterminer, indique-t-on, le conseil d’administration a opté pour l’organisation première de l’Assemblée générale extraordinaire pour permettre à la seule société des droits en RD. Congo de pouvoir se doter d’un statut répondant aux besoins actuels de cette coopérative.

Il faut indiquer qu’à ce jour, la SOCODA n’a pas un statut conforme à l’idée émise par les participants lors de l’atelier du Centre d’accueil en 2011. Des langues affirment que l’ancien comité l’avait « tripatouillé » au motif de demeurer non seulement intouchable, mais aussi ad vitam eternam en défaveur de la société elle-même et des sociétaires accordant des avantages faramineux à certains au détriment des autres.

C’est dans cette optique qu’il y aura, de prime à bord, l’Assemblée générale extraordinaire pour donner à cette coopérative un statut pouvant lui permettre d’organiser ses élections pour renouveler ses dirigeants.

Dix jours après, il sera tenu l’Assemblée élective, c’est-à-dire, le 30 août 2021. Et ce sera le grand jour pour permettre aux sociétaires d’élire les nouveaux administrateurs. « Ça ne sert à rien pour les uns et les autres de s’agiter autour de la date. Les préparatifs vont bon train du côté de la Direction générale qui a mis toutes les batteries en marche pour assurer une bonne organisation à ces Assemblées. Que les troubadours arrêtent avec leurs colportages parce que les choses se préparent et avancent déjà bien. Ce jour-là, nous allons renouveler ou non notre confiance aux gestionnaires actuels», a souligné un artiste musicien- candidat au poste de l’administrateur.

Retenons que le PCA a.i de la SOCODA a pris toutes les dispositions afin que les assises se tiennent dans les meilleures conditions.

Toutefois, le Président Nyoka Longo insiste surtout sur la représentativité de chaque discipline artistique lors des Assemblées.

JD

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Entreprenariat des jeunes /Trace Congo et OPEC convolent en juste noce

Journal la Prospérité - 1 ora 46 min fa

Le Trace Congo et l’OPEC (Office de Promotion des petites et moyennes Entreprises Congolaises) ont signé un protocole d’accord de collaboration dans le cadre de la plateforme d’e-learning Trace Academia. Ce protocole a pour but d’accélérer, entre autres, le développement de la production artistique et des formations en ligne pour devenir entrepreneurs en RDC.

Le projet s’inscrit dans le cadre de Trace Académie qui est une  plateforme gratuite innovante de e-learning.  Il s’agit d’un concept inédit qui a pour vocation de former aux métiers et à l’entrepreneuriat et d’aider à l’insertion professionnelle des jeunes en République Démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville.

Selon un communiqué datant du 26 juin dernier, c’est à Kinshasa qu’a eu lieu la signature d’un protocole d’accord entre Trace et l’OPEC pour accompagner le lancement de Trace Academia : une nouvelle plateforme en ligne gratuite de formation professionnelle avec un focus tout particulier sur la formation des entrepreneurs.

Déjà lancée en Afrique anglophone, Trace Academia est une application d’apprentissage en ligne, ludique et gratuite éditée par le groupe Trace ; déjà implanté en RDC depuis plus de 10 ans avec ses chaînes de télévision et ses radios musicales et leaders auprès des jeunes.

Trace Academia donne gratuitement accès à des formations pour des compétences humaines et techniques liées à l’entrepreneuriat, aux métiers et aux « soft skills ». Son lancement en RDC est prévu d’ici fin 2021.

Le protocole signé par M. Ezéchiel Biduaya (DGA de l’OPEC), M. Olivier Laouchez (PDG et Co-Fondateur du Groupe Trace) et Mme Gloria Fataki (DG de Trace Congo) a pour objet d’accélérer le développement de la production en RDC de formations en ligne pour devenir entrepreneurs en RDC. Ces formations seront accessibles sur la plateforme Trace Academia.

En 2020, seulement 7 500 nouvelles entreprises ont été créées en RDC et l’OPEC s’est fixé pour objectif de multiplier ce chiffre par 10 dans les 5 prochaines années. Un tel objectif ne peut être atteint que si une nouvelle génération de congolais est formée à l’entrepreneuriat et aux métiers d’avenir. La signature du protocole s’est faite notamment en présence des représentants et des conseillers du Président de la République et de la Ministre de la formation professionnelle.

Pour ceux qui ne le savent pas, Trace est une plateforme globale dédiée aux cultures afro-urbaines et à la réussite des jeunes. Trace édite 27 chaînes de télévision, une centaine de radios, des services digitaux et mobiles qui sont utilisés par 350 millions de fans dans 180 pays, notamment en Afrique, en France, dans la Caraïbe et l’Océan Indien, au Brésil, en Angleterre et en Amérique du Nord.

Tandis que l’OPEC est un établissement public, un organe technique du Gouvernement Congolais en matière de Petites et Moyennes Entreprises, (PME) dont la mission a une vocation nationale. Cet office est placé sous la tutelle du Ministre ayant en charge l’entreprenariat et les PME. L’OPEC dispose de connaissances et de savoir-faire spécifiques dans le domaine de l’entreprenariat et de l’accompagnement PME.

  1. Diala

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JO : Serge Nkonde au chevet de la judoka Marie Branser à Tokyo

Journal la Prospérité - 1 ora 49 min fa

Il n’est pas resté dans son bureau suivre les Jeux Olympiques à distance. Le Ministre congolais des Sports et Loisirs, Serge Nkonde s’est déplacé sur place pour encourager et réconforter les athlètes congolais qui ont pris part à ce grand rendez-vous planétaire.

Serge Nkonde a personnellement échangé avec Marie Branser, la judoka congolais d’origine allemande, question de dissiper tout malentendu sur la participation de la RDC à ces Jeux Olympiques. Une séance de travail qui a permis de redonner confiance et espoir à tous les athlètes qui se disaient et pensait être abandonnés.

Réconfortée, Marie Branser qui a choisi la RDC comme son pays sportif, s’est dit très fière de hisser le drapeau congolais à ce niveau de la compétition, quand bien même ma participation a été catastrophique.

Les derniers athlètes congolais, Olivier Mwimba en athlétisme et David Tshiama en boxe (-75 kg), ont été éliminés samedi 31 juillet, en 8ème de finales, dans une épreuve de 100 mètres. Les 5 autres ont quitté la compétition dès le premier tour.

C’est une  évidence que les résultats sont loin d’être satisfaisant pour les différents athlètes de la RDC à ces jeux Olympiques de 2020,  les regards sont tournés vers le prochain rendez-vous en 2024.

EG

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Que vient faire Youssouf Mulumbu au sein du FC Saint Lupopo ?

Journal la Prospérité - 1 ora 57 min fa

«Je suis convaincu que parfois les choix du cœur sont les meilleurs, je suis convaincu que notre jeunesse, notre pays, notre sport a besoin de cela et qu’il est possible de participer, en toute humilité, au rayonnement du pays par le sport et particulièrement par le football». En tout cas, c’est ce qu’a déclaré l’ancien capitaine des Léopards de la RDC, Youssouf Mulumbu Ngangu en réponse à la question que viens-tu faire chez les Cheminots du FC Saint Eloi Lupopo, après la signature de son contrat d’une saison. Mulumbu vient fraichement de Kilmarnock, en Ecosse, où il continuait encore à jouer en sa qualité d’un des excellents milieux récupérateurs que la RDC a connu.

Incroyable mais vrai, Mulumbu Youssouf a donc fait ce qui ne s’est jamais fait dans la lignée des internationaux congolais, qu’ils ne terminent leurs carrières qu’en  Europe.

Le joueur le plus capé de la ‘‘Générateur Marbella’’ vient de faire le contraire en rentrant au pays, la terre de ses ancêtres pour une fin de carrière en douceur. Si d’aucuns ne voient les choses que dans cet angle, Youssouf Mulumbu lui précise qu’il est venu aussi pour gagner. Il a donc promis de mettre son expérience au service de ses nouvelles coéquipiers, dont la plupart sont des jeunes, les encadrer, motiver, afin de gagner la prochaine édition de la Linafoot, le prestigieux championnat congolais. C’est près de 20 ans que Lupopo n’a plus gagné la Linafoot. Youssouf Mulumbu s’engage donc à donner le meilleur de lui, pour qu’ensemble le team bleue-jaune puisse relever ce défi. Un très bel exemple de ce Léopards qui pourrait sans douter attirer d’autres anciens Léopards qui ne jouent presque plus, mais ils préfèrent toujours restés en Europe.

La Fondation Mulumbu aussi en action…

S’il y a des joueurs qui ont compris qu’il y a la vie après le football, Youssouf Mulumbu fait partie pour avoir créé une Fondation, qui porte son nom dont les activités ne sont plus à démontrer. Au mois de février dernier, il avait longuement échangé avec la première dame Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, en vue de se mettre ensemble pour travailler en synergie avec leurs Organisations Non Gouvernementales (ONG), pour le bien-être de la population. Il était question de voir comment collaborer dans le sens de créer une synergie, en vue de réussir ensemble un développement durable et inclusif des populations et communautés de la RDC. C’est une Fondation qui existe depuis juin 2013.

Ses débuts avec les Léopards…

Mulumbu Youssouf, faut-il le rappeler, a fait ses premiers pas à équipe nationale de la RDC en février 2008. Il a fait partie de groupe de nouveaux jeunes talents congolais identifiés en Europe, qu’on a baptisé la ‘‘génération Marbella’’.  Marbella, c’est une Ville Espagnole où cette nouvelle ossature des Léopards de la RDC s’est regroupée pour la première fois.

Pour la suite, le natif de Bumbu, à Kinshasa, s’est affirmé comme un bon milieu défensif, et a porté le prestigieux maillot des Léopards contre vents et marée, c’est-à-dire, même lorsque ça ne marchait pas avec le public très exigeant du stade des Martyrs de la Pentecôte. Il a compté 43 sélections, avec seulement un but à son actif. L’unique but de Youssouf Mulumbu avec les Léopards c’était contre les Nzalang de la Guinée-équatoriale, le 14 octobre 2012, à Malabo, en match comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAN Afrique du Sud 2013. Le but de Mulumbu était intervenu à la 42ème minute, une réduction du score où les Léopards étaient menés (0-2). Le score final de ce match était de 1-2 en faveur des Equato-guinéens.

Et depuis, jusqu’en juin 2019, où il a décidé de mettre fin à sa carrière internationale, Youssouf Mulumbu n’a plus réussi à marquer un deuxième but avec sa sélection. Apparemment, marquer le but ne l’intéressait pas sur le terrain. En bon casseur, Mulumbu se préoccupait de casser le jeu adverse.

EG

 

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L’une des étoiles montantes du RNB congolais/Musique : Anicet Eputa se découvre avec le single ‘’Totika’’

Journal la Prospérité - 2 ore 4 min fa

Natif de la commune de Matete, le jeune artiste d’une vingtaine d’années révolues évoluant dans le style RNB dit musique urbaine, Anicet Eputa vient de mettre à la disposition de ses fans et mélomanes de la bonne mélodie un single intitulé ‘’Totika’’ (Ndlr : laissons tomber), en version audio sur toutes les plateformes de téléchargement légal et en streaming. En effet, dans une interview accordée au quotidien La Prospérité, au cours d’une émission télévisée ‘’Eurek’art’’ diffusée sur RL PRO TV le week-end dernier, l’artiste a abondamment articulé sur son œuvre, son parcours, mais également les perspectives. Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien.

La Prospérité : un aperçu succinct de votre carrière musicale ?

Anicet Eputa : J’ai débuté la musique très tôt. D’ores et déjà, je tiens à vous signaler que c’est fut un rêve de gosse. J’avais commencé à chanter à l’église ‘’Nzambe Malamu’’, dans mon Quartier Général de Matete et même à l’école. Bref, partout où se jouait la musique Anicet était là.

La Pros. : Très jeune, comment faites-vous pour trouver le juste-milieu entre études et musique ?

AE : C’est simple, à chaque chose, son temps. La musique c’est dans le sang, en tant que finalistes des humanités, les études sont également très importantes. Mais quoi qu’il arrive, dans ma vie c’est la musique qui brûle en moi. J’ai su profiter de certains temps libres en dehors de l’école pour écrire mes chansons et faire autres activités liées à l’art.

La Pros. : La musique, tremplin ou vocation ?

AE : Comme je venais de le dire tantôt, la musique étant dans le sang, elle fait partie de moi. Je ne fais pas de la musique un passe-temps. Aujourd’hui, c’est vrai que je ne suis pas très connu, mais grâce à mes projets que je n’ai pas encore tout largué, le monde entier aura une petite attention sur moi et je crois que de là, vous allez mieux me juger. Concernant le choix du style RNB, c’est également venu naturellement, même s’il faut dire qu’aujourd’hui c’est l’un des styles dominants par rapport à la vitesse actuelle de la musique moderne. Nonobstant, je reste ouvert à tout type de styles notamment, la rumba, que vous pouvez sentir sa petite toute dans ma chanson ‘’Totika’’.

La Pros. : Parlant de ‘’Totika’’, d’où vient cette inspiration et pourquoi le choix de ce titre un peu à polémique ?

AE : Ce titre n’est pas un clash contre un artiste, ou une autre personne. C’est juste une inspiration par rapport au vécu quotidien. D’ailleurs, si vous suivez la chanson, vous écouterez qu’il s’agit d’une histoire d’un couple qui vit en désharmonie totale. Et moi je viens avec ce tube pour remettre la pendule à l’heure, en disant tout simplement que si votre relation soit amoureuse ou amicale ne tient pas, il faut tout de suite arrêter avant que le pire n’arrive. A toute évidence, il s’agit d’un petit conseil, et que celui qui se sentira piquer, connait l’affaire, dit-on.

La Pros. : Avez-vous autres projets en long et à court terme pour vos les jours à venir ?

AE : Actuellement, je peux vous assurer que j’ai plus de quarante projets (Chansons), dans ma gibecière. Dans la foulée, j’en profite pour lancer un message aux producteurs, mécènes et autres personnes animées de bonne foi, de me soutenir car j’ai encore des œuvres et des choses à démontrer au public. Toutefois, je suis en plein studio pour un featuring avec un artiste de la place, dont je tais le nom que vous allez bientôt découvrir dans le back. Personnellement c’est le titre ‘’Pardonne-moi’’ que je compte larguer d’ici le mois prochain.

La Prospérité : Vos ambitions ou rêves ?

Anicet Eputa : Comme tout artiste, j’envisage de faire une longue et bonne carrière musicale couronnée de titres, de trophées, faire de grandes salles d’Europe et d’Afrique, à l’image de mon mentor Fally Ipupa. J’en profite pour dire un grand merci au Dieu Tout-puissant pour tout ce qu’il fait dans ma vie, à vous et aux lecteurs du journal La Prospérité. Autant, aux fans et amateurs de la bonne musique d’aller écouter et télécharger au maximum mon tube (Totika) sur ma chaine YouTube et de visiter mes comptes réseaux sociaux ‘’Anicet Eputa officiel’’.

Propos recueillis par R. Mansangu      

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‘‘Afin de stopper la prédation…’’/INPP : Jules Alingete exhorte Claudine Ndusi à balayer le Comité Directeur

Journal la Prospérité - 2 ore 11 min fa

Un véritable coup de balai est attendu au Conseil d’Administration et à la  Direction Générale de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP). Le soupçon de détournements des fonds et mégestion pèse sur leurs têtes. Oui, en effet, le Directeur général, le Président du Conseil d’Administration de l’INPP, les Directeurs Provinciaux du Haut-Katanga et de Lualaba sont tous visés. Dans sa correspondance adressée à Claudine Ndusi, Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, l’Inspecteur Général-Chef de service de l’IGF, Jules Alingete sollicite du Ministre des mesures conservatoires afin de stopper la prédation dont est victime cet Etablissement public. «Vu la gravité de la mégestion et des détournements constatés à charge du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général ainsi que des Directeurs Provinciaux du Haut-Katanga et de Lualaba, je sollicite de votre Autorité des mesures conservatoires afin de stopper la prédation dont est victime cet Etablissement public», exhorte Jules Alingete.

Après l’INPP, l’Inspection Générale des Finances met le cap sur la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) pour le même exercice qui, visiblement, tient lieu de garde-fou pour le trésor public. Gare aux détourneurs des deniers publics. Un homme avertit, en vaut …

La Pros.

 

République Démocratique du Congo                       Kinshasa,  le 29 juillet 2021

PrésidenceDe la République

INSPECTION GENERALE DES FINANCES

L ‘Inspecteur Général – Chef de Service

 

N° 866 /PR/IG-CS/JAK/NMM/2021

 

TRANSMIS copie pour information à :

-Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat (avec l’assurance de mes hommages les plus déférents)

Palais de la Nation ;

-Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

-Son Excellence Monsieur le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat ;

-Monsieur l’Inspecteur Général des Finances Chef de Service Adjoint ;

-Monsieur : Inspecteur Général Finances Coordonnateur.

(TOUS) à KINSHASA/GOMBE

 

Objet : Conclusions du contrôle de l’Inspection Générale des Finances auprès de l‘Institut National de Préparation Professionnelle (INPP)

Excellence Madame la Ministre,

J’ai l’honneur de vous transmettre en annexe de la présente, les principales conclusions de la mission effectuée par l’Inspection Générale des Finances auprès de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) pour la période de Janvier 2019 -Décembre 2020 suivant ordre de mission 40/PR/IGF/IG-CS/JAK/SMM/2021 du 25 février 2021.

Vu la gravité de la mégestion et des détournements constatés à charge du Président du Conseil d’administration, du Directeur Général ainsi que des Directeurs provinciaux du Haut-Katanga et de Lualaba, je sollicite de votre Autorité des mesures conservatoires afin de stopper la prédation dont est victime cet Etablissement public.

Veuillez agréer, Excellence Madame la Ministre, I ‘expression de ma parfaite considération.

Alingete Key Jules

 

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Sommet mondial du Programme Mondial pour l’Education/EPST : la RDC bénéficie de 239 millions USD pour le secteur éducatif 

Journal la Prospérité - 2 ore 16 min fa

A l’issue du Sommet Mondial sur l’Education qui s’est tenu à Londres, en Grande-Bretagne, du 28 au 29 juillet derniers, la RDC fait partie des 5 pays pilotes retenus pour bénéficier d’un appui financier à la hauteur 239 millions de dollars américains, du Programme Mondial pour l’Education, PME en sigle, pour soutenir le secteur de l’éducation au Congo-Kinshasa.

En effet, la délégation congolaise a été conduite par Tony Mwaba, Ministre de l’Enseignement Primaire – Secondaire – et Technique, durant deux  jours d’intenses séances de travail et de réunions bilatérales.

Ce sommet a réuni des Chefs d’Etat, des Ministres, des Hauts-Représentants, et autres acteurs mondiaux du secteur de l’éducation, et avait pour objectif de procéder à une mobilisation des fonds dans l’optique de rendre davantage dynamique les programmes d’éducation des différents pays bénéficiaires.

Une séance de travail a réuni, vendredi 30 juillet 2021, le Ministre congolais Tony Mwaba et Madame Alice P. Albright, Directrice Générale du PME, afin d’évaluer le processus de mise en œuvre des conditionnalités liées au décaissement de ce financement.

Ayant apprécié à sa juste valeur le leadership et les réalisations du Ministre congolais, dans le cadre de différentes réformes engagées dans le secteur de l’enseignement depuis son avènement à la tête du Ministère de l’EPST, la Directrice Générale du PME a confirmé la disponibilité des 239.000.000 dollars américains pour le Congo, ainsi que sa venue très prochaine à Kinshasa sur invitation du Ministre de l’EPST.

Peter Ngoyi

 

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Exclus pour cause d’irrégularités /EPST : seulement 20 syndicats sont en règle

Journal la Prospérité - 2 ore 22 min fa

Seuls les dossiers de 20 syndicats sur 40 réunis au sein de la plateforme Intersyndicale de l’EPSP ont été déclarés en ordre après un contrôle d’identification exigé par le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Tony Mwaba, auprès de plus de 40 syndicats. Après ce contrôle, une liste a été publiée pour montrer au public cette vérité.

La publication d’une liste de syndicats du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique vient de déclencher un mécontentement et contestation parmi les syndicalistes qui s’estiment léser. Plusieurs parmi eux parlent de la discrimination.

Ceux qui sont exclus pensent que cette liste n’est rien d’autre qu’un manque d’honnêteté de leurs collègues chargés de faire le tri et qui ne maîtrisent même pas la législation permettant aux syndicats de fonctionner en République Démocratique du Congo. Ils pointent sur cette liste de syndicats prétendus ‘’en règle des documents’’ mais qui en réalité, sont des syndicats non actifs.

Par ailleurs, les non  exclus considèrent que parmi eux, il y a des syndicats en règle des documents et très opérationnels dans les écoles et bureaux gestionnaires de l’EPST. Enfin, certains syndicalistes qui se disent experts en la matière précisent que, la confusion date de l’année 2002, date où il y a eu publication d’une nouvelle législation syndicale. Les syndicats n’ayant pas renouvelé leurs documents sont dès lors considérés comme inexistants.

En outre, pour la régularité, les syndicats qui n’ont pas des documents d’agrément de la Fonction publique et du Ministère de l’Emploi et Travail, ne peuvent prétendre à la régularité.

Albert Yemba

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Pour non-respect de gestes barrières/Kinshasa : un policier tue son adjudant-chef

Journal la Prospérité - 2 ore 25 min fa

C’est un scandale qui s’est déroulé le mercredi 28 juillet dernier, dans la commune de Bandalungwa, au Sous-commissariat de Kikenge, non loin de l’Eglise ACK, précisément à son point chaud qui mène vers Wenze ya Baluba où un policier a tiré sur son commandant en chef et ce dernier a succombé sur le champ. Selon des témoins trouvés sur place, le policier auteur de ce crime avait interpellé un jeune homme qui n’avait pas porté son masque et voulait garder l’interpellé dans une des cellules du sous commissariat.

Après avoir appris cela, le commandant adjudant-chef s’est interposé et a ordonné à son élément de prodiguer juste des conseils à ce jeune homme sur le port du masque dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus et le laisser partir sans l’arrêter. Chose que le policier n’a pas obtempéré et en voulant s’imposer, il a tiré sur son chef et l’a tué.

Les témoins interrogés par un media de la place affirment que le brigadier n’a pas digéré la remarque de son chef et lui a tenu des propos discourtois. Refusant l’ordre de son chef, ce dernier voulait faire ce que bon lui semblait, arrêter le jeune homme en vue de lui soutirer le montant fixé par les autorités urbaines. Selon les sources concordantes, le policier voulait tirer sur le jeune homme et a raté sa cible pour toucher directement son adjudant-chef au niveau du coup. Après cet acte, le corps sans vie de l’adjudant-chef a été acheminé à la morgue du Camp Kokolo.

Précipité sur le lieu, le bourgmestre de la commune de Bandalungwa a confirmé les faits.

Soulignons que cet événement intervient moins d’une semaine après la mort par balle de l’étudiant Honoré Shama Kwete de suite d’une bavure policière.

Futa Magloire

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La LIFUDS demande au Président Tshisekedi de revaloriser la femme africaine/Charlotte Buimpe Diombelayi

Journal la Prospérité - 2 ore 29 min fa

Les femmes africaines ont célébré le samedi 31 Juillet 2021 dernier, la Journée Internationale de la Femme Africaine. A cette occasion, les militantes de l’Union des Démocrates Socialistes (UDS), regroupées au sein de la Ligue des Femmes de l’UDS, LIFUDS, ont fait une Déclaration Politique à l’issue de la session du Bureau National de leur Branche Spécialisée présidée par Madame Charlotte Buimpe Diombelayi, Présidente Nationale de la LIFUDS. Voici le texte intégral de ladite Déclaration Politique.

La Ligue des Femmes de l’UDS, LIFUDS, s’est réunie, ce samedi 31 Juillet 2021       à Kinshasa, en session ordinaire mensuelle du Bureau National sous la direction    de sa Présidente Nationale, Madame Charlotte BUIMPE DIOMBELAYI.

Coïncidant avec la commémoration de la Journée Internationale de la Femme Africaine célébrée le 31 Juillet de chaque année, la session ordinaire du Bureau National de la LIFUDS a été entièrement consacrée à ladite Journée.

Faut-il rappeler que, créée en 1962 à Dar-es-Salaam en Tanzanie à l’initiative de Madame AOUA KEITA, Première femme Députée Nationale du Mali et Militante féministe, la Journée Internationale de la Femme Africaine a été officialisée le 31 Juillet 1974 lors du Premier Congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes tenu à Dakar au Sénégal en vue d’unir toutes les femmes africaines autour d’un idéal commun pour contribuer à l’amélioration significative de leurs conditions de vie et à leur émancipation.

A cette occasion, la Ligue des Femmes de l’UDS, LIFUDS, publie la présente Déclaration Politique :

–          1. La Ligue des Femmes de l’UDS, en sigle LIFUDS, salue la mémoire de Madame AOUA KEITA, Grande Militante féministe malienne, pour l’immense travail abattu en faveur de la femme africaine. Elle met à profit cette commémoration pour magnifier toutes les femmes africaines qui, sans se fatiguer dans leur dur combat pour leur émancipation totale, ont sacrifié une partie de leur vie pour la noble et juste lutte contre la colonisation et     le racisme sur notre continent.

–          2. La Ligue des Femmes de l’UDS, en sigle LIFUDS, réclame que, le 31 Juillet de chaque année, des actions d’information, de formation et d’encadrement soient menées en République Démocratique du Congo en faveur des femmes et des jeunes filles. Car, cette date du 31 Juillet mérite d’être immortalisée à jamais afin de sensibiliser et de mobiliser davantage les femmes africaines autour de leurs conditions de vie.

–          3. La Ligue des Femmes de l’UDS, en sigle LIFUDS, regrette que les différents Gouvernements congolais n’ont jamais accordé une quelconque attention à la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine, laquelle Journée a été jetée dans les oubliettes      de l’histoire, minimisant ainsi la part importante prise par la femme africaine à la lutte de la libération de l’Afrique du joug colonial, de l’esclavagisme et de l’oppression.

–          4. La Ligue des Femmes de l’UDS, en sigle LIFUDS, se réjouit du combat politique que continuent de mener les femmes africaines dans les situations difficiles et salue leur farouche détermination à faire changer positivement leurs conditions de vie. La LIFUDS est très reconnaissante à l’égard de toutes ces pionnières engagées dans la lutte pour l’émancipation de la femme africaine.

–          5. La Ligue des Femmes de l’UDS, en sigle LIFUDS, invite, enfin, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, en sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, à s’impliquer davantage pour la revalorisation de la femme africaine. La LIFUDS Lui demande de contribuer à la connaissance du combat de la Militante de la cause de la femme africaine, Honorable Aoua KEITA, à travers la vulgarisation de son action politique, et sollicite, par ailleurs, qu’une haute distinction   de l’Union Africaine lui soit décernée, à titre posthume, pour services rendus à l’Afrique et à la femme africaine.

Fait à Kinshasa, le 31 Juillet 2021.

POUR LA LIGUE DES FEMMES DE L’UDS,

LA PRESIDENTE NATIONALE,

Charlotte BUIMPE DIOMBELAYI

Deuxième Vice-Présidente Nationale

chargée des Femmes de l’UDS

 

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Présidence CENI : Etude comparative des profils des candidats Denis Kadima et Cyrille Ebokoto/(Par Moïse Musangana)

Journal la Prospérité - 2 ore 33 min fa
Après le raté de juin-juillet 2020 avec la désignation controversée de Ronsard Malonda Ngimbi, Secrétaire exécutif de la CENI sous Corneille Nangaa, considéré à tort ou à raison comme la cheville ouvrière de la fraude qui a émaillé les élections de décembre 2018, les confessions religieuses ont été conviées une année après au même exercice. C’est-à-dire, doter la future Centrale électorale habilitée à organiser les échéances électorales de décembre 2023 d’un Président, parallèlement à la désignation des autres membres du Bureau et de la plénière par la classe politique représentée à l’Assemblée nationale et les autres forces de la société civile. Juillet 2021 n’a pas apporté non plus bonheur.  A la date butoir fixée par la chambre basse, soit le 28 juillet, les huit confessions religieuses commises à cette tâche, à savoir l’Eglise catholique, représentée par la CENCO, l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’Eglise kimbaguiste, la communauté islamique, les Eglises de réveil, l’Armée du salut et les Eglises indépendantes, étaient loin de s’accorder sur l’oiseau rare tant attendu pour succéder à Corneille Nangaa. Même la prorogation de 48 heures leur accordée n’y a rien changé. L’Eglise catholique et l’ECC ont campé sur leur position de ne pas voir Denis Kadima accéder au poste de Président de la CENI au motif que, selon les informations dont disposait le Président de la CENCO, Mgr Utembi, le précité est proche du Président Félix Tshisekedi et qu’il y a eu, en outre, des menaces et des tentatives de corruption dans le chef des 6 autres confessions religieuses. Pour ces dernières, les allégations du prélat catholique n’engageaient que lui-même et, faute de consensus, le vote restait la seule voie de recours aux termes de l’article 17 de la charte régentant la plate-forme confessions religieuses.
A la reprise des pourparlers le 30 juillet après la suspension des travaux deux jours plus tôt, aucune avancée n’a été notée. Bien au contraire, les positions se sont davantage radicalisées avec la proposition jugée inopportune de Mgr Utembi appelant à la disqualification et du candidat de l’Eglise catholique Cyrille Ebokoto et de celui de l’Eglise kimbanguiste, Denis Kadima, soutenu par les 5 autres confessions religieuses. Devant ce dialogue des sourds, un rapport, en guise de procès-verbal de non conciliation signé par toutes les parties, a été dressé et déposé par la suite à l’Assemblée nationale. Logique dans leur démarche, les 6 autres confessions religieuses ont dressé leur PV désignant Denis Kadima comme Président de la CENI et M. Bimwala, un salutiste, comme membre de la plénière. La balle est donc revenue à la chambre basse pour gérer cette patate chaude afin de lancer le processus électoral, dont le point de départ est l’installation des membres de la CENI. A  cet effet, le Président Christophe Mboso et ses collègues députés ont plusieurs outils, au nombre desquels la loi révisée portant organisation et fonctionnement de la CENI, résultant de la proposition de loi de Christophe Lutundula Apala, alors député.
Critères d’éligibilité et procédure de désignation des membres de la CENI
Promulguée le 07 juillet 2021 par le Président de la République, la loi dite Lutundula, qui modifie et complète une dizaine d’articles de la Loi organique n°10/13 du 18 juillet 2010, est précise en ce qui concerne les critères d’éligibilité et la procédure de désignation des membres de la CENI. Aux termes de l’article 12, les membres de la CENI sont choisis parmi les personnalités indépendantes reconnues pour leur compétence, intégrité morale, probité et honnêteté intellectuelle. En complément à l’article 16 qui fixe le statut des membres et à l’article 17 qui soulève les incompatibilités avec la qualité de membre de la Centrale électorale, il est stipulé que «nul ne peut être désigné membre de la CENI s’il est ou a été cadre national ou provincial d’une organisation politique ou d’une organisation de la société civile affiliée ou alliée à une organisation politique au cours de 5 (cinq) années précédant sa désignation». En ce qui concerne sa composition, la CENI compte 15 membres, à raison de 6 pour la Majorité, 4 pour l’Opposition et 5 pour Société civile, dont 2 désignés par les confessions religieuses, 2 par les organisations d’observation et d’éducation électorales et un par les organisations féminines de défense des droits de la femme. Les confessions religieuses et les organisations de la société concernées sont celles ayant la personnalité juridique, une existence effective sur le terrain et une expérience avérée en matière d’organisation, d’observation ou d’éducation électorales.
Cette désignation, qui tient compte de la parité Homme-Femme, de la jeunesse, et de la représentativité provinciale, ne se fait pas de manière arbitraire. Pilotée par l’Assemblée, elle suit une procédure prescrite par la loi, séquencée comme suit : l’assemblée plénière de l’Assemblée nationale adopte, dans le respect de la loi organique/CENI, le calendrier de désignation proposé par la Conférence des Présidents ; selon ce calendrier, les composantes se réunissent pour désigner les membres de la CENI conformément à l’article 10 de la loi. Elles transmettent à l’Assemblée nationale pour entérinement les procès-verbaux de désignation et les pièces y afférentes ; l’Assemblée nationale réunie en plénière crée une Commission paritaire Majorité-Opposition chargée d’examiner les dossiers individuels des personnes désignées au regard des conditions et critères légaux. La Commission les auditionne en présence des délégués des composantes qui les ont désignées ; la Commission paritaire soumet pour approbation son rapport à l’assemblée plénière de l’Assemblée nationale ; les désignations non entérinées sont notifiées par le Bureau de l’Assemblée nationale à la composante concernée pour désigner des nouvelles personnes. Les nouvelles désignations suivent la même procédure d’entérinement ; le Bureau de l’Assemblée nationale transmet au Président de la République la liste des désignations entérinées pour investiture des personnes concernées.
Quel profil pour le candidat Président de la CENI et comment est-il désigné ? Sus-évoqué, l’article 12 de la loi organique de la CENI fixe les critères d’éligibilité au sein de la Centrale électorale au premier desquels la compétence avec tout ce qui lui est lié, notamment, la qualification, l’expérience, les charges assumées et les prouesses réalisées. C’est le critère-clé, de fond, autour duquel gravitent les autres, de forme, mais qui ne sont pas moins importantes. Dans ce cas, évaluer les prétendants à tel ou tel autre poste revient à les passer au peigne fin par rapport à ces critères de manière décroissante. Des candidats seront ainsi éliminés au fur et à mesure. Les profils des deux candidats à problème, à savoir,  Cyrille Ebokoto, candidat de l’Eglise catholique, et Denis Kadima, candidat de l’Eglise kimbanguiste, méritent d’être passés au crible afin de se rassurer sur les atouts de l’un et de l’autre pour piloter la future CENI. Leurs CV obtenus sur la toile ont conduit à l’élaboration du tableau ci-dessous : En principe, c’est après avoir évacué le critère compétence que l’on peut passer au fur et à mesure aux autres aux fins de maintenir en définitive le meilleur d’entre les candidats, car on ne peut diriger la CENI uniquement sur base, par exemple, d’indépendance, mais sans compétences avérées sur le plan électoral. Sur le palier d’indépendance, la loi est claire en ce qu’elle souligne que «nul ne peut être désigné membre de la CENI s’il est ou a été cadre national ou provincial d’une organisation politique ou d’une organisation de la société civile affiliée ou alliée à une organisation politique au cours de 5 (cinq) années précédant sa désignation». C’est sur base de cette disposition légale que devait s’évaluer le critère d’indépendance. Est-ce que Denis Kadima et Cyrille Ebokoto appartiennent à des partis politiques ou à des organisations de la société civile affiliées à des partis politiques ? Il ne suffit pas seulement de l’affirmer, mais il convient d’en administrer la preuve, notamment la carte de membre ou l’acte d’adhésion. Les deux précités peuvent-ils avoir des préférences entre les partis politiques qui existent ou en sont sympathisants ? C’est possible, mais cela n’a rien à voir avec la qualité de membre d’un parti politique. En effet, tous ces chefs religieux votent pour tel ou tel autre leader politique ou pour tel ou tel autre parti politique, sans être nécessairement membres. Le vote exprimé ne leur attribue pas pour autant la qualité de membres d’organisations politiques ?
Il est facile pour Mgr Utembi, comme le Cardinal Fridolin Ambongo autrefois, de dire que selon les informations en leur possession, il s’avère que Denis Kadima est proche du Président Félix Antoine Tshisekedi et qu’il y a eu des menaces du pouvoir et des tentatives de corruption dans le chef des confessions religieuses. A  la limite, ce sont des imputations dommageables, car leurs déclarations ne sont pas une parole d’évangile. Ils peuvent manipuler l’opinion comme on peut aussi les manipuler. La preuve, c’est qu’en 2020, l’Eglise catholique a fait un mea culpa, en réalisant que Jeannine Mabunda avait driblé sa hiérarchie. Même si Cyrille Ebokoto n’est pas un politicien, qu’est-ce qui prouve qu’il serait indépendant de son Eglise si jamais il était désigné Président de la CENI ? Déjà, sa hiérarchie ne s’empêche pas de clamer l’alternance en 2023. Qu’est-ce à dire ? Donc, selon l’Eglise catholique, Félix Antoine Tshisekedi ne peut pas rempiler. Elle s’investit donc à ce sujet. Aussi, il est à peine compréhensible que la CENCO veuille se servir de son candidat comme une monnaie d’échange pour obtenir le désistement de Denis Kadima, produit d’une corruption. Cette démarche est illogique en ce que l’on ne peut pas sacrifier Cyrille Ebokoto qui répond aux critères de probité, de moralité, d’indépendance et d’honnêteté intellectuelle pour un «marginal». Il n’y a pas donc de dessins à faire pour comprendre que le problème de la hiérarchie catholique est ailleurs. Elle savait pertinemment bien qu’avec le principe d’une confession religieuse une voix, son candidat n’avait aucune chance. De ce fait, elle a même anticipé en ameutant la communauté internationale pour que celle-ci impose le consensus qui signifie, en d’autres termes, le vœu des Eglises catholique et protestante. En atteste le message de la patronne de la MONUSCO Bintou Keita au Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso N’kodia Pwanga. Selon le Représentante de Antonio Guterres, «il est bien que la désignation du Président de la CENI se fasse par consensus comme le souhaite l’Eglise catholique». N’est-ce pas là une pression qu’elle fait sur les autorités nationale via la communauté internationale ? Curieusement, c’est elle qui crie à la pression du pouvoir sur les autres confessions religieuses. Donc, les autres confessions religieuses sont tellement inconscientes qu’elles ne peuvent pas s’interroger sur l’activisme débordant de l’Eglise catholique.
Du reste, il n’est pas aberrant de penser que les prélats catholiques rouleraient pour une certaine classe politique en RD Congo, pourquoi pas pour d’autres sujets sur le plan international, pour lesquelles ils prépareraient l’alternance. La déclaration d’ENSEMBLE publiée le même 31 juillet n’en est pas moins une indication. Pourquoi le consortium de Moïse Katumbi, dont on connaît les accointances avec l’archevêque-cardinal de Kinshasa, prend position à partir d’une situation inhérente aux confessions religieuses ? Et d’ajouter que l’on veut confisquer le processus électoral. Trouve-t-il catholique l’attitude des catholiques à l’endroit des autres confessions religieuses et à l’endroit du Président de la République qui est, sans scrupules, traîné dans la boue ? Le mépris et la délation dont les prélats catholiques font montre sont-ils de nature à faire progresser réellement le processus électoral ? N’est-ce pas une façon de créer artificiellement une crise politique ?
De toutes les façons, il revient à l’Assemblée nationale de gérer avec méthode ce dossier sur base de la loi et d’autres instruments à sa disposition pour le triomphe de la République et de l’Etat.

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Finances : Nicolas Kazadi  rencontre le Groupe de Coordination des Partenaires (GCP)

Journal la Prospérité - 2 ore 36 min fa

Le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, rencontre le Groupe de Coordination des Partenaires (GCP) pour le programme économique du Gouvernement soutenu par la Facilité Elargie de Crédit. Le programme conclu avec le FMI s’inscrit dans la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, après un diagnostic approfondi de la situation économique du pays mettant en évidence le faible niveau de développement du capital humain, le déficit d’infrastructures, la corruption, la mauvaise gouvernance et un climat d’affaires peu propice au développement du secteur privé.

Après neuf ans d’absence de programme formel avec le FMI, le Gouvernement a conclu un nouvel accord au titre de la Facilité Elargi de crédit (FEC) le jeudi 15 juillet 2021, démontrant ainsi sa détermination d’œuvrer pour la bonne gouvernance et la transparence en vue d’améliorer le quotidien de la population de la RDC. Le programme durera trois (3) ans, de juillet 2021 à juin 2024.

Les objectifs du programme sont de maintenir la stabilité macroéconomique, de promouvoir une croissance durable et inclusive afin de réduire la pauvreté. Cela impliquera des mesures et des réformes clés axées sur l’augmentation de la mobilisation des recettes domestiques ; la stimulation des dépenses sociales et des investissements essentiels ; le renforcement de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent ; le renforcement de l’efficacité de la politique monétaire et la consolidation de la stabilité financière ; et l’amélioration du climat des affaires. ” Conclure ce programme est une volonté de transparence “, déclare le Ministre des Finances Nicolas Kazadi.

Le Programme ouvre la voie à la résolution des problèmes structurels de la RDC et contribue à l’amélioration de la signature du pays. A travers son exécution, l’appui financier du FMI de 1,5 milliards USD en 7 tranches de décaissement permettra d’augmenter les réserves de change et les dépenses de financement dans les secteurs sociaux et les infrastructures de base, l’appui budgétaire en vue d’attirer les investissements privés étrangers ainsi que la croissance économique pour améliorer les conditions de vie de la population.

Les efforts entrepris à ce jour situent le pays dans une bonne dynamique :

  • Le taux de croissance du PIB réel est actuellement estimé à 5,1%, contre 4,9% prévu dans le Programme et 1,7% réalisé en 2020
  • Le franc congolais est stable sur le marché de change et l’inflation est maîtrisée, en dessous de la cible fixée dans le programme
  • Les projections des recettes domestiques pour 2021 indiquent une augmentation de 40% par rapport à 2020 et de 30% par rapport à 2019.

Le programme comprend des réformes clés pour la reprise économique post-COVID-19 avec des objectifs ambitieux dans les secteurs de la santé et de l’éducation pour le développement du capital humain ; les infrastructures de base pour favoriser le développement du secteur privé et promouvoir la croissance économique ; la gouvernance et la lutte contre la corruption pour améliorer l’environnement des affaires et attirer davantage d’investisseurs.

Sous la direction du chef de l’État, le Gouvernement est déterminé à atteindre ces objectifs et à parvenir, pour la première fois, à la réalisation de ce programme. “Ce n’est pas à cause des échecs passés que nous ne devons pas faire mieux, il faut que l’action que nous menons soit cohérente avec le message que nous donnons” conclut le Ministre des Finances.

 

Finance Minister, Nicolas Kazadi meets with Partner Coordination Group (PCG).

The Minister of Finance, Nicolas Kazadi, meets with the Partners Coordination Group (PCG) for the Government’s economic program supported by the Extended Credit Facility. The program concluded with the IMF is in line with the vision of His Excellency the President of the DRC, after a thorough diagnosis of the economic situation of the country highlighting the low level of development of human capital, the infrastructure gap, corruption and poor governance and an unappealing business climate to private sector development.

Following nine years of non-existent IMF programs, the Government signed a new Extended Fund Facility (EFF) agreement on Thursday, July 15, 2021, to demonstrate its determination to work towards good governance and transparency to improve the population’s quality of life. The program will last three (3) years, from July 2021 to June 2024.

The objective of the program focuses on maintaining macroeconomic stability, promoting sustainable and inclusive growth, and reducing poverty. This will entail key measures and reforms focused on increasing domestic revenue mobilization; fostering social spending and essential investments; strengthening governance and combating corruption and money laundering; enhancing monetary policy effectiveness and consolidating financial stability; and improving the business climate. “Concluding this program is a commitment to transparency,” says Finance Minister Nicolas Kazadi.

The Program paves the way for the resolution of the DRC’s structural problems and contributes to the improvement of the country’s signature. Through the Program, the IMF financial support of 1.5 billion USD in 7 disbursement tranches will increase Foreign Reserves and the financing expenditures in the social sectors and basic infrastructures, budget support and attract foreign private investment and economic growth to improve the living conditions of the population

The efforts undertaken to date have placed the country in a positive dynamic:

  • The real GDP growth rate is currently estimated at 5.1%, compared to 4.9% forecast in the Program and 1.7% achieved in 2020.
  • The Congolese franc is stable on the foreign exchange market and inflation is under control, below the target set in the program.
  • Domestic revenue projections for 2021 indicate an increase of 40% over 2020 and 30% over 2019.

The Program includes key reforms for post-COVID-19 economic recovery with ambitious targets in the sectors of health and education for human capital development; basic infrastructure to foster private sector development and promote economic growth; governance and anti-corruption to improve the business environment and attract more investors.

Under the leadership of the Head of State, the Government is determined to achieve these objectives and reach, for the first time, the completion of this program. “It is not because of past failures that we should not do better, it is necessary that the action we take be consistent with the message we give” concludes the Minister of Finance.

 

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Gouvernance publique axés sur les résultats/RDC : Aimé Boji lance les travaux des Conférences Budgétaires

Journal la Prospérité - 2 ore 44 min fa

Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget, Aimé Boji, a procédé au lancement hier, lundi 2 août 2021, à Sultani Hôtel, des travaux des Conférences Budgétaires, avec comme thématique : «Leadership et la Gouvernance publique axés sur les résultats». Prenant la parole devant le Président de la Cour des Comptes, de l’Inspecteur Général des Finances, Chef de Service, des Directeurs Généraux, des délégués de la Société Civile, pour ne citer que ceux-là, le Ministre du Budget, Aimé Boji a rappelé que la cérémonie d’ouverture des travaux des Conférences Budgétaires de l’exercice 2022 est une étape essentielle dans le processus budgétaire. «En effet, ces Conférences offrent un cadre de discussion sur les prévisions budgétaires annuelles, afin d’en assurer la cohérence avec les politiques publiques contenues dans le Cadre Budgétaire à Moyen Terme, ‘’CBMT 2022-2024’’ », a-t-il martelé. En outre, le Gestionnaire du Budget Congolais s’est dit confiant d’être en mesure de porter et de réaliser les ambitions fixées par le Gouvernement Sama Lukonde, dans son Programme d’actions afin d’avoir un social selon les recommandations du Chef de l’Etat.

 Et d’ajouter que « ces Conférences Budgétaires actuelles constituent l’ultime étape dans le processus devant aboutir à l’archétype du Budget 2022, dont le Projet de Loi devra suivre toutes les étapes de validation au niveau des institutions de la République. Elles s’inscrivent dans la continuité du déroulement du calendrier budgétaire auquel nous nous sommes astreint, par un double devoir : l’obligation de respect et d’assiduité ».

Il incombe donc à tous les participants de ne ménager aucun effort pour que ces travaux atteignent leur objectif à savoir : produire une préfiguration du budget de l’exercice 2022 cohérente et en phase avec les orientations de l’encadrement de la politique budgétaire.

Il sied de souligner que c’est pour une première fois dans l’histoire du processus budgétaire de la RDC, le CBMT 2022-2024 sera examiné et adopté en Conseil des Ministres, conformément aux dispositions de la Loi relative aux Finances Publiques, spécialement en ses articles 12, 13 et 76 ; le Gouvernement en fait un point d’honneur, car cette innovation marque une belle avancée de l’histoire de notre processus budgétaire. Ces travaux se tiennent avec l’appui de Profit-Congo.

Retrouvez, in extenso, l’intégralité du discours de Boji Aimé, Ministre d’état, Ministre du Budget de la RDC.

 

République démocratique du Congo

Ministère du Budget

Processus d’Elaboration du Projet de Budget de l’Exercice 2022

Ouverture des Conférences Budgétaires

Discours prononcé par S.E.M. le Ministre d’Etat, Ministre du Budget

Kinshasa, Hôtel Sultani 02 Août 2021

Excellences Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement, Distingués Collègues,

Monsieur le Président de la Cour des Comptes,

Monsieur l’Inspecteur Général des Finances, Chef de Service,

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux,

Mesdames et Messieurs les délégués de la Société Civile,

Distingués Invités, Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités respectifs,

 

Je voudrais commencer mon propos en remerciant l’ensemble des collaborateurs, fonctionnaires, agents, cadres et autres participants qui travaillent avec assiduité sur l’élaboration du projet de budget de l’Etat de l’exercice 2022, depuis le début de cette année.

Mes remerciements s’adressent également aux membres de la Société Civile dont l’apport aura été significatif tout au long de ce processus.

La cérémonie d’ouverture des travaux des Conférences Budgétaires de l’exercice 2022 est une étape essentielle dans le processus budgétaire. En effet, ces Conférences offrent un cadre de discussion sur les prévisions budgétaires annuelles, afin d’en assurer la cohérence avec les politiques publiques contenues dans le Cadre Budgétaire à Moyen Terme, « CBMT 2022-2024 » en sigle.

Cette année, elles se tiendront dans un contexte assez particulier.

Tout d’abord, parce que nous sortons il y a peu, d’un Séminaire Gouvernemental ayant principalement mis l’accent sur le Leadership et la gouvernance publique axée sur les résultats, leitmotiv qui guidera toutes nos actions.

Ensuite, parce que, pour une première fois dans l’histoire du processus budgétaire de notre pays, le CBMT 2022-2024 sera examiné et adopté en Conseil des Ministres, conformément aux dispositions de la Loi relative aux Finances Publiques, spécialement en ses articles 12, 13 et 76 ; le Gouvernement en fait un point d’honneur, car cette innovation marque une belle avancée de l’histoire de notre processus budgétaire.

Je ne peux me permettre d’oublier de rappeler aussi la recrudescence de la pandémie de la CoViD-19, à laquelle s’oppose la résilience et la détermination du Gouvernement de la République qui ne cesse d’œuvrer dans le sens de l’amélioration du bien-être des congolais. C’est ainsi qu’au cours du récent séminaire d’Orientation  des Membres du Gouvernement, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a appelé à redoubler d’effort dans le même sens.

Mesdames et Messieurs,

Le contexte macroéconomique qui prévaut à l’élaboration du budget 2022 est caractérisé par une reprise de l’économie mondiale en 2021 après la contraction estimée à 4,4% en 2020. Cette reprise devrait établir la croissance mondiale à 4,9% en 2021.

Avec les perspectives de cette reprise de l’économie mondiale, de l’amélioration des cours des matières premières, ainsi que d’une bonne coordination des politiques budgétaire et monétaire, le contexte devrait permettre la maitrise de l’inflation et l’accroissement des investissements publics.

En conséquence, nous sommes confiants d’être en mesure de porter et de réaliser les ambitions fixées par le Gouvernement dans son Programme d’Actions.

Comme vous le savez, ces ambitions s’articulent autour de 15 piliers répartis dans les quatre secteurs suivants :

  • Le Secteur Politique, Justice, Défense et Sécurité ;
  • Le Secteur Economie et Finances ;
  • Le Secteur Reconstruction ; et
  • Le Secteur Social et Culturel.

En vue de contribuer fortement à la politique gouvernementale axée sur un changement radical de notre mode de Gouvernance, ainsi que sur la croissance et le développement inclusif, le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a fixé les domaines prioritaires sur lesquels le Gouvernement mettra un accent particulier et que le budget de l’Etat devra refléter. Il s’agit notamment de :

  • La Défense et la Sécurité pour pacifier l’Est de notre Pays ;
  • La Justice, les Institutions et l’Administration Publique, en vue de promouvoir l’Etat de droit ; la démocratie ; la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption et les crimes économiques ;
  • La poursuite des réformes dans le domaine foncier ainsi que dans les domaines financier et budgétaire, pour l’assainissement des finances publiques ;
  • L’Agriculture, en vue de la diversification de l’économie nationale. Sur ce point, il vous souviendra que le Chef de l’Etat avait émis le vœu de voir se matérialiser au cours de son mandat, « la revanche du sol sur le sous-sol» ;
  • Le Développement rural, pour soutenir la reconstruction et les conditions de croissance inclusive à la base, dont la première impulsion portera sur la matérialisation du vaste programme de développement des projets dans les 145 Territoires qui composent notre Pays ;
  • Les Infrastructures et l’Aménagement du Territoire ;
  • La Santé, l’Education et le Logement, pour contribuer à l’amélioration des conditions sociales de la population.

Toutes ces priorités ont été prises en compte pendant les travaux du Séminaire d’Orientation Budgétaire qui a permis aux parties prenantes d’améliorer la préfiguration des recettes et des dépenses contenue dans le CBMT 2022-2024, dont la première tranche annuelle constituera le Budget de l’Etat pour l’exercice 2022. C’est à travers ce dispositif que les services de l’Etat, s’appuyant sur leurs unités de gestion budgétaire en leur sein, ont été appelés à élaborer leurs prévisions respectives en droite ligne avec les axes contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement.

Mesdames et Messieurs,

En sus de ces orientations, il m’importe de vous donner un bref aperçu des initiatives que le Ministère du Budget entreprendra dans les prochaines semaines pour renforcer la gouvernance budgétaire, et ainsi assurer désormais l’efficacité du Budget.

En effet, nous procéderons à la surveillance accrue de la qualité des dépenses publiques en veillant à leur stricte conformité aux instructions émises quant à leur exécution.

Aussi, une attention particulière sera  accordée, pendant ces travaux, aux initiatives soutenant notre passage à la budgétisation axée sur les résultats, autrement dit, la migration vers le budget-programme pour l’exercice 2024 pour laquelle la feuille de route sera mise à jour en vue de rattraper le retard jusque accumulé. Il va sans dire qu’il est de la responsabilité de toutes les parties concernées de tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif dans le délai.

Ceci, en vue d’améliorer la gestion des finances publiques au travers de la gouvernance axée sur les résultats.

Par ailleurs, des nouvelles  initiatives seront entreprises en collaboration avec le Ministère des Finances et la Banque Centrale du Congo pour appuyer l’assainissement des finances publiques, conformément à notre Pacte de Stabilité Macroéconomique afin d’améliorer les performances observées actuellement dans la mobilisation des recettes publiques.

Excellences Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement, et Distingués Collègues,

Monsieur le Président de la Cour des Comptes,

Monsieur l’Inspecteur Général des Finances, Chef de Service,

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux,

Mesdames et Messieurs les délégués de la Société Civile,

Distingués Invités, Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités respectifs,

Les Conférences Budgétaires actuelles constituent l’ultime étape dans le processus devant aboutir à l’archétype du Budget 2022, dont le Projet de Loi devra suivre toutes les étapes de validation au niveau des institutions de la République. Elles s’inscrivent dans la continuité du déroulement du calendrier budgétaire auquel nous nous sommes astreint, par un double devoir : l’obligation de respect et d’assiduité.

Il incombe donc à nous tous de ne ménager aucun effort pour que ces travaux atteignent leur objectif à savoir : produire une préfiguration du budget de l’exercice 2022 cohérente et en phase avec les orientations de l’encadrement de la politique budgétaire.

Pour ce, je vous recommande d’avoir une attitude républicaine en ayant des échanges responsables, francs et constructifs, dans un esprit de cohésion gouvernementale.

Enfin, je voudrais adresser mes remerciements au projet PROFIT-Congo, via le COREF et son Coordonnateur pour le soutien accordé en vue de la réalisation des présentes assises.

Tout en souhaitant un excellent déroulement de nos échanges, je déclare ouvert les travaux des Conférences Budgétaires de l’exercice 2022 et,

Je vous remercie !

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Instituer l’Etat de droit : Félix Tshisekedi face aux démons de la politique

Journal la Prospérité - 2 ore 51 min fa

Aujourd’hui, en dépit du fait que le peuple congolais vit dans sa misère et les multiples obstacles face à son bien-être, l’avènement de l’idée et de la démocratie reste un choix de haute responsabilité. Je pense, pour ma part que la pensée ultime du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi dans la gouvernance du pays s’inscrit plutôt dans cette ligne de la raison rationnelle, loin de la raison cynique, dictatoriale et égoïste. Car,  en effet,  toute rationalité doit être raisonnable c’est-à-dire, qu’elle doit tenir en même temps l’ordre de la nécessité que la raison impose au comportement de l’homme et des sociétés en face de la non raison et de l’animalité politique.

L’analyse profonde  des différents discours et prise de parole du Président de la République en public chaque fois que l’occasion lui permet est loin de la brutalité animale. En effet, on l’a toujours entendu dire que la vie même de l’Etat congolais dans son comportement doit se caractériser par sa capacité d’intégrer dans sa rationalité notamment des éléments d’ordre morale qui sont optatifs pour permettre une vie bonne avec l’ensemble de la population individuellement et collectivement.

De la dictature à la démocratie comme je le comprends écoutant chaque fois le Chef de l’Etat, il y a un saut politique que le peuple congolais doit effectuer  qui relève de l’option et à partir duquel la démocratie peut être bâti. En effet, les congolais observant la manière  dont ils vivent aujourd’hui dans leur pays, résultant de la mauvaise gouvernance politique d’hier, ils remarquent avec frustration et violence dans le cœur que leurs anciens gouvernants tenant du pouvoir s’étaient en quelque sorte enfermés dans des mentalités qu’il qualifient d’égoïstes et des criminels tout en se considérant qu’ils pouvaient rester longtemps dans le provisoire.

Aujourd’hui, voici deux ans que l’actuel Président de la République est au pouvoir que ce peuple trouve qu’il ne pas loin d’une lueur démocratique. Je dirai,  dans ce décor,  que le Président de la République veut résolument poser les premiers pas de la RDC dans la démocratie tout en sachant que si les autres ont réussi tant soit peu dans ce domaine, les congolais le peuvent aussi. Pour le Président de la République surtout dans ses dires dans son discours du dernier séminaire de son gouvernement, les membres de celui-ci loin de leur mentor politique qualifié abusivement d’autorité morale doivent se mettre au service de l’autre, c’est-à-dire de la population. Le Président de la République veut que chaque membre du gouvernement se mette au service de la population pour chercher d’une manière résolue comment donner satisfaction au besoin du peuple et de chacun.

Dans chaque rencontre et aux dires de l’opinion publique, le Président veut que se crée au Congo une ambiance qui serait à l’origine d’une organisation réformatrice d’un état de droit. C’est cela le rêve constant qui caractérise la pensée et l’action de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : l’avènement de l’événement  d’un grand Etat, d’un Etat grand transcendant et Sacré. Voici selon le chef de l’Etat, l’Etat à instituer ou à établir au cœur de l’Afrique. Un Etat en station débout qui, en quelque sorte, est un Etat qui inspire respect de tous se trouvant loin de la trahison et de la désacralisation des institutions.

Fort de cette analyse, l’idée très répandue  au Congo selon laquelle « l’Etat, c’est toi, c’est moi et finalement de tout le monde » est un Etat utopique et illusoire car il n’est l’un ni l’autre, mais au-delà de l’un et de l’autre dans l’esprit, dans le sacré ; c’est ainsi qu’il inspire le respect de tous. Dans ce contexte, ayant considéré la sacralité de l’Etat, je peux comprendre avec le Chef de l’Etat que l’animalité politique instituée au Congo, doit être bannit à jamais, c’est cela la philosophie du peuple d’abord, du d’abord le peuple. C’est une impérieuse nécessité je pense, que le peuple congolais soutienne et encourage la voix du bon sens pour instaurer véritablement le sacré de l’Etat. Le Chef de l’Etat du point de vue de tous, passe ses temps forts à penser au comment lutter contre les antivaleurs qui gangrènent le pays. Ainsi tout effort  de la création et de l’institution du gardien fort et puissant susceptible de contraindre les déviations mettant en mal l’existence de l’Etat doit être poursuivi à tous les niveaux, du parlement de la République et sous-ciat de la police des quartiers. Au niveau des grands détenteurs du pouvoir, le parlement doit jouer clairement son rôle montrant ainsi qu’il est une institution qui est en train de retrouver la sensation humaine du bon sens pour être proche des besoins et aspirations de la population.

Il est temps que cette institution de haute portée politique quitte le niveau de la sensation épidermique, de l’égoïsme pour entrer résolument dans les exigences d’un Etat démocratique. Ainsi se justifiera notre souhait le plus ardent de dire au peuple congolais qu’il y a bien une différence entre sensation démocratique et animalité politique.

Professeur Jean Kambayi Bwatshia

Directeur  du Centre de Recherche sur les

Mentalités et l’Anthropologie Juridique « Eugemonia »     

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Etat de siège : une cinquième prorogation s’impose !

Journal la Prospérité - 2 ore 55 min fa

*’’Eu égard aux nouvelles méthodes terroristes employées par l’ennemi, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo méritent d’être davantage soutenues. Il leur faut plus de temps pour leur permettre de poursuivre les opérations de grande envergure sur terrain.

Une cinquième prorogation s’impose compte tenu de l’envol que viennent de prendre la conduite de ces opérations ainsi que la mise en place des animateurs militaires de la territoriale dans les provinces concernées. Le Gouvernement a pris en compte la nécessité, comme recommandé par les Honorables Députés, de faire un état des lieux sur les questions majeures de sécurité et de la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national’, lit-on, dans le compte rendu de la treizième réunion du Conseil des Ministres.

Compte-rendu de la treizième réunion du Conseil des ministres

Vendredi 30 juillet 2021

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Monsieur Jean-Michel SAMA LUKONDE KYENGE, a présidé, ce vendredi 30 juillet 2021, par visioconférence, la treizième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. Cinq points ont été inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ; IV. Examen et adoption des dossiers ;

  1. Examen et adoption des textes.
  2. DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

La communication du Premier Ministre a porté essentiellement sur quatre points, à savoir :

I.1. Participation au Séminaire gouvernemental 

Le Premier Ministre a présenté ses félicitations aux membres du Gouvernement pour leur participation active au Séminaire organisé du 22 au 24 juillet dernier pour se ressourcer et se focaliser sur la mise en œuvre du Programme du Gouvernement qui repose sur 15 piliers, 62 axes et 340 actions.

A la suite de ce séminaire, il est attendu l’adoption et la promulgation de l’Ordonnance portant attributions des Ministères, l’envoi par le Premier Ministre aux membres du Gouvernement des lettres de mission ainsi que par la signature d’un Code d’éthique. Le Premier Ministre a exhorté les Ministres à faire du Programme du Gouvernement leur bréviaire. Il a insisté sur la nécessité pour chacun de se concentrer sur les actions prioritaires du Chef de l’Etat et, promptement, sur les projets de développement de nos 145 territoires. Les actions du Gouvernement doivent ainsi partir de la base vers le sommet.

I.2. Mission effectuée en Egypte : le deuxième point de la communication du Premier Ministre a porté sur la visite de travail qu’il a effectuée au Caire, en Égypte, à l’invitation de son homologue égyptien pour consolider les échanges entre les deux pays, à la suite des contacts réguliers existants entre les deux Chefs d’États pour accroître les relations bilatérales.

La mission a porté essentiellement sur la visite du chantier de la cité administrative de « Almasa Capital » située à 80 kilomètres du Caire. Le Projet d’extension de la ville de Kinshasa dans sa partie Est s’inspirera de ce modèle. C’est dans ce cadre que des discussions ont eu lieu entre les membres du Gouvernement et la société égyptienne, maître d’ouvrage, spécialisée dans le développement des villes. Les aspects techniques du projet ainsi que les mécanismes de financement ont été discutés avec la partie égyptienne. Les Ministres d’Etat à l’Urbanisme, celui de l’Aménagement du Territoire ainsi que le Ministre des Affaires Foncières, faisant de la délégation ont été chargés de préparer le Rapport technique à faire approuver par le Conseil.

I.3. Décès d’un étudiant de l’UNIKIN

Le Chef du Gouvernement a déploré la mort de l’étudiant Shama KWETE. Il a indiqué qu’un tel événement est inacceptable et qu’il ne devrait plus se répéter. Il a réitéré, à la suite de l’implication du Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, les condoléances du Gouvernement à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’aux étudiants de l’Université de Kinshasa. Il a encouragé la Justice à faire son travail afin de punir sévèrement et de manière exemplaire les coupables.

Il a rappelé la nécessité pour le Gouvernement de poursuivre la formation des policiers dans le maintien de l’ordre public et de les doter d’armes non létales pour prévenir ce genre d’actes à l’avenir.

I.4. Autres points : le Premier Ministre a rappelé la nécessité pour le Gouvernement de rester attentif aux revendications des corps sociaux afin de prévenir les mouvements de grève notamment dans le secteur des transports et de la santé. Il a également informé le Conseil du renouvellement des 19 mesures de prévention et de lutte contre la Covid-19 décidées lors du Conseil des Ministres du 18 juin 2021.

Il a conclu son intervention en annonçant au Conseil des Ministres la signature du Décret qui permettra aux Ministres des Finances, à celui des Transports et Voies de Communication ainsi qu’à celui de l’Économie Nationale de procéder à la signature des arrêtés qui consacreront la baisse du coût des billets d’avion.

  • POINTS D’INFORMATIONS

II.1. Etat et administration du territoire D’après la situation présentée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières, représenté par son Vice-Ministre, l’état du territoire national reste généralement calme et l’état d’esprit de la population a été marqué par quelques faits saillants parmi lesquels :

▪ Le débat au sein des confessions religieuses autour de la désignation du candidat Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ;

▪ La polémique au sein de la population consécutive au projet de loi fixant les montants de la dot et des fiançailles ;

▪ La psychose au sein de la population consécutive à la décision prise, le 16 juillet 2021, par les Médecins des Services Publics, de radicaliser leur mouvement de grève, sur toute l’étendue du pays ;

▪ La poursuite des opérations militaires dans les provinces sous état de siège.

II.2. Situation sécuritaire

Pour sa part, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, a fait état d’une situation générale qui demeure relativement calme et sous contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui sont en opérations militaires dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, sous état de siège.

La forte pression de ces opérations accentue le nombre de redditions des miliciens aux forces loyalistes. Province de l’Ituri. En province de l’Ituri, la situation sécuritaire est étroitement suivie dans deux de ses cinq territoires. Elle est marquée par les affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et les groupes armés. Les services signalent l’émergence d’un groupe armé se disant CODECO/ISLAMIQUE.

En territoire d’Irumu, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont libéré à Machini 150 familles d’otages des mains des ADF. Cette opération a couté la vie à 5 vaillants militaires et en a blessé 7 autres admis en soins. Province du Nord-Kivu. Le Gouverneur militaire s’est installé à Beni au cœur du secteur opérationnel. Avec son quartier général, il coordonne et suit de près le déroulement des opérations et sensibilise davantage les groupes armés à déposer les armes. Cette semaine, le calme a été ainsi observé dans les territoires de Lubero, Masisi, Nyiragongo, Walikale ainsi que dans la ville de Butembo. D’autres redditions aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont été également enregistrées. Dans la ville de Goma, le bouclage effectué par les forces de l’ordre le 18 juillet 2021 au quartier Bujovu pour réduire la circulation des armes et favoriser le retour de la paix s’est soldé par l’interpellation de 139 personnes dont une dizaine de militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et 9 ressortissants étrangers mis à la disposition du service de migration. 66 de ces 139 personnes ont été relâchées et 73 autres transférées à la prison de Munzenze. Des armes et minutions ont été saisies dans quelques maisons des criminels.

Le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a également signalé l’achèvement du chantier de construction de 1 000 maisons en faveur des sinistrés par le génie militaire. Elles seront bientôt livrées aux bénéficiaires, victimes de l’éruption volcanique du Nyiragongo. Évoquant la situation de la province du Sud-Kivu, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a informé le Conseil du transfèrement à la justice militaire de 9 militaires dont 7 poursuivis du chef de pillage des biens de la population et deux autres pour vente de minutions et tenues militaires aux combattants Maï-Maï Biloze Bishambuke à 4 Minembwe.

Le Gouvernement suit de près la situation dans les Hauts-Plateaux et envisage de nouvelles mesures qui permettront le retour de la sécurité. II.3. Évolution de la situation de la Pandémie à Covid-19 Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a informé le Conseil des Ministres que la tendance générale à la semaine épidémiologique 29, après la déclaration de l’épidémie le 10 mars 2020, a été marquée par une baisse de l’incidence de Covid-19 de 18,7% par rapport à la semaine précédente. En effet, la régression a été de 32,26% au cours de cette période à Kinshasa contrairement aux autres provinces où l’on a observé une augmentation de 8,19% de cas confirmés par rapport à la semaine précédente. Quant au taux d’occupation des lits des patients Covid-19, Kinshasa continue d’enregistrer des baisses.

A ce sujet, les efforts du Gouvernement sont déployés pour relever les défis de prise en charge médicale à l’intérieur du pays, particulièrement dans le Nord-Kivu. Il y a un besoin accru en oxygène qui dépasse la capacité de production installée sur place. C’est ainsi qu’à l’initiative du Président de la République, le Gouvernement va acquérir quatre (4) nouvelles unités de production d’oxygène pour les villes de l’Est où les cas Covid19 se sont révélés en hausse ces deux dernières semaines. La capacité de production de chacune de ces unités est de 100 bonbonnes d’oxygène par jour.

En ce qui concerne la vaccination, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a rassuré le Conseil de l’avancement du processus d’allocations diversifiées de vaccins à la République Démocratique du Congo. Un lot, 250 380 doses du vaccin Pfizer est attendu d’ici mi-août 2021 et 4,6 millions d’autres doses arriveront en septembre prochain dans le cadre de l’initiative Covax.

Avant de conclure son intervention, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a évoqué une série de négociations qui ont été entreprises entre le banc syndical du personnel de la santé et le Gouvernement, lesquelles ont abouties à des résolutions concrètes évitant ainsi la grève dans le secteur de la santé. Face aux revendications salariales, les médecins des services publics bénéficieront d’une allocation suivant le barème convenu avec le Gouvernement. Quant aux revendications du personnel de santé non-médecins, en attendant leur rencontre avec le Ministre de la Santé, 5 092 agents sont déjà alignés et touchent leur prime de risque réajustée à partir de ce mois de juillet 2021. Les autres revendications seront prises en compte dans la loi des Finances exercice 2022. Le Gouvernement a invité leur syndicat à prendre part à la conférence budgétaire qui débute ce lundi 2 août 2021.

II.4. Rapport de mission officielle effectuée à Yaoundé en République du Cameroun

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat a présenté au Conseil le rapport de la mission officielle de la délégation d’experts qu’il a conduit à Yaoundé, en République du Cameroun du 20 au 26 juin 2021 dans le cadre de la 40ème  Assemblée Générale Annuelle de Shelter-Afrique.

De la Table Ronde des Ministres et chefs des délégations portant sur « la problématique du déficit en logements décents et abordables en Afrique » à la visite des sites abritant les projets de logements sociaux en cours d’exécution à Yaoundé, en passant par le Symposium et les travaux proprement dits de l’Assemblée Générale Annuelle, ces assises qui ont permis à la RDC de marquer son retour dans le giron de Shelter-Afrique confirmant ainsi son leadership à la tête de l’Union Africaine. En termes de résultats obtenus, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat a cité au passage : – Une ligne de crédit hypothécaire de 4 millions de dollars américains accordée à une banque congolaise à désigner pour garantir les prêts hypothécaires ; – La création d’une structure de joint-venture à actionnariat composé de Shelter-Afrique et ACOPRIM pour assurer la mise en œuvre des programmes de logements décents et abordables ; – L’ouverture d’un bureau de représentation de Shelter-Afrique à Kinshasa ; – L’envoi d’une équipe d’experts de Shelter-Afrique à Goma dans les prochains jours pour évaluer la situation sur place en vue de définir le niveau d’intervention de cette Institution sur terrain. Pour conclure, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat a fait état de son entretien téléphonique avec le Président de la République sœur du Cameroun, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, lui rappelant le rôle important joué par la RDC dans la création de Shelter-Afrique en tant que bras opérationnel de l’Union Africaine.

  1. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa douzième réunion tenue le vendredi 16 juillet 2021.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS (02 dossiers)

IV.1. Programme de Développement et d’Innovation en Entrepreneuriat des Jeunes en République Démocratique du Congo (ProDIJE). Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat des Petites et Moyennes Entreprises a présenté au Conseil le Programme de Développement et d’Innovation en Entrepreneuriat des Jeunes en République Démocratique du Congo (ProDIJE), lequel vise la construction d’infrastructures spécifiques dédiées à booster et à encadrer les initiatives entrepreneuriales dans le chef des élèves et étudiants.

En vue d’envisager la mise en œuvre rapide de ce Programme, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat des Petites et Moyennes Entreprises a sollicité auprès du Conseil :

– L’adoption du ProDIJE afin de permettre son implémentation dès l’année scolaire 2021-2022 en ce qui concerne la réforme des programmes de l’enseignement primaire, secondaire, technique et universitaire ;

– La levée d’une option claire entre un financement à hauteur de 100 millions USD pour 12 provinces uniquement ou 200 millions USD pour toutes les 26 provinces du pays ;

– L’autorisation au Ministre des Finances d’introduire une requête pour l’obtention de 100 millions USD de la première phase du ProDIJE auprès de la Banque Africaine de Développement dont l’accord de principe a déjà été acté ;

– La permission au Ministre des Finances, d’introduire la requête auprès d’autres bailleurs des fonds afin d’obtenir les 100 millions USD supplémentaires, en vue de l’extension du ProDIJE à toutes les 26 provinces. Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté par le Conseil des Ministres.

IV.2. Evaluation et suivi des mesures pour la mobilisation accrue des recettes de l’Etat

Dans le cadre du renforcement du dispositif de mobilisation accrue des recettes publiques, le Ministre des Finances, représenté par sa Vice-Ministre des Finances, a informé le Conseil que le Ministère des Finances a signé des contrats de performance avec chacune des régies financières en augmentant de manière volontariste de 15% la cible de mobilisation des recettes, soit 10 780 milliards de Francs Congolais alors que la Loi des Finances 2021 a fixé ces assignations à 9 374 milliards de Francs Congolais.

Ainsi, l’analyse du comportement des recettes devrait s’effectuer par rapport aux assignations des contrats de performance de même que par celles fixées dans la Loi des Finances 2021. Présentant la situation de la trésorerie de l’Etat du 1er  janvier au 29 juillet 2021, elle a fait état d’une mobilisation de 6 296,3 milliards de Francs Congolais, soit :

– 67% des assignations budgétaires annuelles évaluées à 9 374 milliards de CDF ;

– 58% des assignations annuelles du contrat de performance fixées à 10 780 milliards de CDF ; – 61% par rapport à la cible des recettes fixées dans l’Accord avec le FMI.

Des performances qui, grâce à ce dispositif renforcé, devraient se consolider jusqu’à la fin de l’année. La Vice-Ministre des Finances a été complétée par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget qui a informé les membres du Conseil du démarrage le 2 août prochain des conférences budgétaires pour l’élaboration du Projet de Loi des Finances de l’exercice 2022.

Il a formulé quelques recommandations invitant les Ministres à envoyer leurs projets de prévisions budgétaires, en veillant aux mesures d’accroissement des recettes de l’Etat dans tous les secteurs pour permettre le bon déroulement de ces échanges. Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DES PROJETS DE TEXTES (02 textes)

V.1. Projet d’Ordonnance portant nomination des Agents de carrière des services publics de l’Etat aux grades et en fonction de médecin général, médecin chef des cliniques et médecin résident du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, a soumis au Conseil le Projet d’Ordonnance portant nomination des Agents de carrière des services publics de l’Etat aux grades et en fonction de médecin général, médecin chef des cliniques et médecin résident du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention. Ce texte concerne un effectif de 1 654 médecins répartis comme suit : 582 médecins généraux ; 230 médecins chefs de cliniques ; et 842 médecins résidents. La proposition de leur nomination par le Président de la République, Chef de l’Etat, conformément à l’article 81 de la Constitution a été donc sollicitée. En appui à l’argumentaire du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, a explicité qu’il s’agit d’un travail qui a été préparé par la commission ad hoc « Gouvernement – Banc Syndical » chargée d’examiner les revendications des médecins et de dégager les pistes de solutions à soumettre au Gouvernement pour dispositions utiles. Des échanges qui été menés pour éviter le déclenchement de la grève dans le secteur des médecins. Par ailleurs, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, a annoncé au Conseil qu’un travail est cours au niveau de ses services, notamment à la Direction Générale des Ressources Humaines afin de rencontrer, de manière globale, les préoccupations liées à la régularisation, la mécanisation, la titularisation et à la promotion en grade des agents de carrière des services publics de l’Etat et que les conclusions de ces travaux seront soumises au Conseil pour décision. Après débat et délibérations, le Projet d’Ordonnance a été adopté.

V.2. Projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la République Démocratique du Congo

Dans sa note de présentation du Projet de Loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national pour une période de 15 jours prenant cours le 4 août 2021, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a salué le sacrifice consenti par les élus qui ont promptement décidé de contribuer financièrement à l’effort des Forces Armées de la République Démocratique du Congo avec une partie de leurs émoluments.

A ce sacrifice financier, il faut ajouter leurs pertinentes observations apportées à l’occasion du vote des précédentes lois de prorogation. Eu égard aux nouvelles méthodes terroristes employées par l’ennemi, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo méritent d’être davantage soutenues. Il leur faut plus de temps pour leur permettre de poursuivre les opérations de grande envergure sur terrain.

Une cinquième prorogation s’impose compte tenu de l’envol que viennent de prendre la conduite de ces opérations ainsi que la mise en place des animateurs militaires de la territoriale dans les provinces concernées. Le Gouvernement a pris en compte la nécessité, comme recommandé par les Honorables Députés, de faire un état des lieux sur les questions majeures de sécurité et de la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national.

Après débat et délibérations, ce projet de loi a été adopté. Commencée à 10h49’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 14h29’.

Patrick Muyaya Katembwe

Ministre de la Communication et Médias Porte-Parole du Gouvernement

 

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