Repubblica Democratica del Congo

Zimbabwe: l’UE allège ses sanctions contre Harare

Congo Tribune - Mar, 19/02/2019 - 15:49

Malgré les violences du mois dernier au Zimbabwe, les Européens ont décidé d’alléger les sanctions qui visent Harare. Une décision qui a été prise ce lundi 18 février en marge d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles.

Deux personnalités ont été retirées de la liste des individus dans le viseur des Européens dont Augustine Chihuri, ancien responsable de la police nationale sous Robert Mugabe.

« Cette décision a été prise dans le but d’encourager l’engagement pris par le gouvernement de préserver l’état de droit et les droits de l’homme. Nous avons effectivement assisté à des manifestations violemment réprimées en janvier et cela remet en question cet engagement. Donc bien évidemment ces listes peuvent être mises à jour en fonction de la situation. Nous suivons la situation de très près et sommes prêts à ajuster le tir en fonction de l’évolution sur le terrain », a justifié Federica Mogherini,chef de la diplomatie européenne.

En revanche, trois autres personnalités restent toujours surveillées par l’Union européenne, dont l’actuel vice-président, Constantino Chiwenga, l’ancien chef de l’état-major sous Mugabe et Perence Shiri, ancien responsable de l’armée de l’air. Les sanctions à leur encontre sont levées mais peuvent être rétablies à tout moment.

Quant à Robert Mugabe et son épouse, ils restent privés de déplacement sur le continent européen et leurs avoirs en Europe restent gelés. L’ancien président garde un rôle très influent dans le pays et Grace Mugabe a toujours des soutiens dans le parti au pouvoir détaille-t-on à Bruxelles.

(RFI)

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Martin Fayulu en campagne pour faire éclater la « vérité des urnes »

Congo Tribune - Mar, 19/02/2019 - 15:42

L’opposant congolais Martin Fayulu, qui se proclame vainqueur de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, est reparti en campagne pour demander la « vérité des urnes », comparant sa situation avec celle du président auto-proclamé Juan Guaido au Venezuela.

M. Fayulu, qui conteste l’élection de son adversaire Félix Tshisekedi, est arrivé lundi à Goma, après deux précédentes étapes à Beni et Butembo dans l’Est de la RDC en proie à la violence des groupes armés.

Comme à Beni dimanche et Butembo vendredi, il a été accueilli par plusieurs centaines, voire quelques milliers de personnes, qui l’ont accompagné de l’aéroport vers le lieu de son meeting, des scènes déjà vues pendant la campagne des élections générales du 30 décembre.

« La communauté internationale est en train de voir que le peuple est derrière Fayulu », a-t-il déclaré dimanche à Beni.

Il a encouragé la communauté internationale à ne pas reconnaître le président « nommé », qualificatif qu’il utilise pour désigner Félix Tshisekedi.

« Au Venezuela, ils sont en train de reconnaître celui qui s’est autoproclamé président. Moi j’ai été élu par le peuple congolais », a-t-il poursuivi.

Une référence à l’opposant Juan Guaido, le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne qui s’est auto-proclamé président de la République par intérim face au président Nicolas Maduro, avec le soutien de grands pays de l’Union européenne et des Etats-Unis.

Les leaders africains ont cependant déjà adoubé le nouveau président congolais lors du sommet de l’Union africaine début février.

Lors de ce sommet, M. Tshisekedi a aussi recontré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Cette tournée de M. Fayulu est aussi un test de solidité de la coalition Lamuka constituée autour de l’opposant lors de la campagne électorale.

La coalition intègre deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, totalement silencieux depuis la proclamation de la victoire de M. Tshisekedi.

L’un des proches de M. Katumbi en RDC, le vétéran Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, a indiqué lundi qu’il quittait la coalition Lamuka.

Dans sa tournée, M. Fayulu est accompagné d’un seul soutien de poids, l’ex-Premier ministre Adolphe Muzito.

L’opposant avait annoncé sa tournée et une campagne de « résistance pacifique » lors d’un premier meeting le 2 février à Kinshasa devant plusieurs dizaines de milliers de personnes.

En RDC, M. Fayulu revendique la victoire avec 61% des voix, un pourcentage également repris par le Groupe des experts du Congo (GEC) de l’Université de New York et de titres de la presse internationale, citant des fuites de la Commission électorale et les observateurs de l’Eglise catholique.

La Commission électorale puis la Cour constitutionnelle ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix et M. Fayulu deuxième avec 34%. Ce dernier accuse le président de la Commission électorale Corneille Nangaa d’avoir « fabriqué » les résultats et dénonce un « putsch électoral » orchestré par l’ex-président Joseph Kabila.

(Avec AFP)

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RDC: le sénateur Abdoulaye Yerodia, ancien proche de Kabila-père, est mort

Congo Tribune - Mar, 19/02/2019 - 15:18

Le sénateur Abdoulaye Yerodia, ancien proche de Kabila-père est décédé à Kinshasa. Les Congolais ont appris, ce mardi matin, le décès d’Abdoulaye Yerodia Ndombasi. Il avait été un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition en République démocratique du Congo (RDC) entre 2003 et 2006.

Né le 5 janvier 1933, cet ancien compagnon du célèbre révolutionnaire argentin Ernesto Che Guevara et ami de l’ancien Premier ministre chinois Zhou Enlai était également un proche de Laurent-Désiré Kabila, le tombeur du maréchal Mobutu Sese Seko. Abdoulaye Yerodia Ndombasi et Laurent-Désiré Kabila avaient tissé des liens très étroits depuis l’époque de la lutte pour l’indépendance au début des années 1960, en passant par la résistance 1964-1965 dans les maquis de Hewa Bora jusqu’à la prise du pouvoir à Kinshasa par l’AFDL en mai 1997.

Retour en RDC

C’est alors que Yerodia quitte la France et retourne en RDC pour être nommé directeur de cabinet du président de la République avant de prendre la tête des Affaires étrangères. En 1998, une rébellion prorwandaise éclate à l’est du pays. Yerodia prône la résistance et appelle à exterminer les « infiltrés ». Un appel entendu par la population, et particulièrement à Kinshasa et à Kisangani où des personnes qualifiées de « collabos », furent brûlées vives.

Mandat annulé

Le monde entier s’émeut. Un mandat d’arrêt international est alors émis en Belgique pour crime contre l’humanité, atteinte à la liberté, et autres persécutions et apartheid. Cependant, ce mandat est annulé moins de deux ans plus tard. A la faveur des accords conclus avec les différentes rébellions, Abdoulaye Yerodia est désigné vice-président de la République pour le compte du pouvoir de Kinshasa. Et en 2006, il entre au Sénat.

(Avec RFI)

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