Burkina Faso

Ouverture du FESPACO 2019 : « Le son sera comme dans une boîte de nuit » (Bill Aka Kora)

Le Faso - 2 ore 10 min fa

Ce samedi 23 février 2019, les projecteurs du 7e art seront braqués sur le Burkina Faso. Pendant huit jours, le pays va vivre au rythme de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). A l'orée de ce rendez-vous du cinéma africain, une équipe des Editions Lefaso.net s'est entretenue avec Bilgho Akaramata Kora (alias Bill Aka Kora), responsable de Djongo Diffusion, la structure retenue pour le plateau artistique du festival.

Lefaso.net : Djongo Diffusion a été retenue pour l'ouverture et la clôture de la 26e édition du FESPACO. Dites-nous, comment se passent les préparatifs ?

Bill Aka Kora : J'ai eu la chance d'avoir déjà travaillé pour le lancement du cinquantenaire de l'indépendance du Burkina il y a 9 ans de cela ; c'est peut-être cette expérience qui a fait qu'on nous a confié la direction artistique des cérémonies d'ouverture et de clôture, mais je voudrais dire d'abord que c'est le président du comité d'organisation, c'est sa confiance que j'ai eue et puis la confiance du ministre de la Culture pour le travail en termes d'organisation d'évènements ou de spectacles en tant que tels.

On a commencé à travailler depuis trois mois pour poser une base musicale avec les musiciens, avec les metteurs en scène, la costumière, l'ingénieur création lumière qu'on fait sur l'ouverture et sur la clôture. C'est pour dire que quand on a le moteur de l'évènement qui est en place, le reste, c'est le carburant.

Pour l'ouverture et la clôture, combien d'artistes sont attendus et, parmi eux, il y a combien de Burkinabè ?

En fait, ce que je veux dire, c'est qu'on veut rompre avec l'habitude. Il n'y a pas un spectacle d'ouverture et de clôture à l'intérieur de la cérémonie. C'est toute la cérémonie qui devient un spectacle : l'arrivée du président, les interventions, les discours, les artistes qui jouent à l'intérieur, il faut que cela ait un lien avec le cinéma. On a d'abord repéré tout ce qu'on fait comme musique sur le FESPACO qu'on a rafraîchi, des chansons qui ont marqué le FESPACO, et ce sont des extraits de musiques de films que l'on joue à l'intérieur.

Donc, tout cela a été scénarisé de telle sorte que tout ce qui s'enchaîne donne une logique ; même sur la scénographie, il faut qu'on sente, qu'on se rappelle qu'il y a non seulement les 50 ans, mais aussi qu'on sache qu'on parle de cinéma. C'est tout ça que l'on veut mettre en place et il y a énormément de personnes qui travaillent avec moi. Si j'en cite, je vais oublier.

Déjà, il y a la base, le Djongo, le principal de la musique ; il y a eu des renforts de quatorze instrumentistes sur scène, une chorale de 50 personnes, la fanfare de la Garde nationale et de la gendarmerie qui intègre le spectacle. En dehors de tous ces gens, il y a des vedettes de la chanson qui ont des chansons mais quand ils viennent, ce n'est pas pour chanter leurs morceaux ; ils viennent pour des titres qui parlent du FESPACO. Donc si je vais citer, de peur d'oublier quelques-uns, il y a Nourate, Pamika, Imilo, Wango Roger, Issouf Compaoré, Smarty et Dicko Fils aussi ; ça veut dire qu'on travaille sur un tout et tout est lié.

Ce sera du live, du semi-live ou du play-back ?

Il ne faut pas me poser une question pareille (rires). Personne ne m'a vu en play-back ; donc il n'y a pas de play-back chez nous (rires).

Les artistes en pleine répétition

Vous avez rencontré des difficultés ?

Je peux dire que jusqu'à présent, ce sont des difficultés que tout le monde sait. C'est débloquer les sous vite pour travailler et même ça, on a trouvé la solution pour mettre tout le monde à l'aise pour travailler en attendant. En dehors de cela, il n'y a aucune difficulté parce qu'on communique bien dans la structure. On a le régisseur général qui travaille bien, je l'admire. On a un administrateur qui est dedans, qui travaille bien ; on a une équipe. Ce n'est pas moi qui pense à tout, mais c'est une équipe de plus de 20 personnes, mais chacun a un poste bien précis pour que ça se passe bien.

On sent que ce ne sera pas comme les précédentes éditions. Qu'est qui peut motiver le public à bien s'accrocher du début jusqu'à la fin ?

Je crois que si le public fait déjà un tour au stade municipal pour voir les installations, ça peut déjà leur parler, rien que les installations. En dehors de ça, je ne veux pas me jeter des fleurs, mais je sais qu'on travaille, on est méticuleux, on est précis, et puis c'est un honneur qui nous est fait et on n'a pas le droit de rater ça, aucun droit de rater et il y a le public qui vient.

Ça sera une grosse fête, une grande fête, un grand moment de communion, un grand moment d'émotion. Le spectacle a un sens parce qu'à l'intérieur, il y a l'honneur qui est fait à tous les pionniers, les anciens, ceux qui ont eu le courage de lancer le FESPACO sans un rond, qui ont rendu le FESPACO célèbre. Il y a des hommages à des personnes qui ont vraiment marqué le FESPACO qui ne sont plus avec nous aujourd'hui, mais tout cela est fait de telle sorte que ce soit un film. Ça veut dire que si tu rentres au stade et tu t'assoies, c'est comme si tu regardais un film.

Des mesures sont-elles prises pour avoir du son de qualité, de la lumière… parce que tout cela s'accompagne avec les répétitions ?

(Rires). (…) Je dis de faire un tour au stade pour voir le son. Je crois que ce jour-là, les gens vont entendre le son comme si c'était dans une boîte de nuit. L'Etat burkinabè a signé un partenariat avec l'Etat algérien qui accompagne le FESPACO en termes de son et de lumière, mais on a mis aussi une équipe, on a nos ingénieurs de son qui travaillent parallèlement avec ceux qui sont venus, on a communiqué les fiches techniques [depuis] longtemps, on a communiqué nos demandes, ceux dont on a besoin et ils ont envoyé. Donc ça veut dire que ce jour-là, c'est fire.

Propos recueillis par Cryspin Masneang Laoundiki
et Valentin Kaboré (Stagiaire)
LeFaso.net

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Arriérés de bourses : le cri de détresse des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation

Le Faso - 4 ore 40 min fa

Le Comité de suivi des résidents bénéficiaires de bourses de l'Etat burkinabé octroyées par le Projet de formation de spécialistes (PROFOS) s'insurge, dans la déclaration ci-dessous, contre les arriérés de bourses des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation et bénéficiant d'une bourse de l'Etat burkinabé. Après plusieurs rencontres infructueuses avec le responsable du Projet, le comité a décidé de prendre l'opinion à témoin sur cette situation qu'il juge préjudiciable aux conditions d'apprentissage.

La situation des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation et bénéficiant de la bourse de l'Etat burkinabé octroyée par le PROFOS, est marquée en cette rentrée académique 2018-2019 par des arriérés de paiement de leurs bourses. En effet, la plupart des boursiers, depuis novembre 2018 sont toujours en attente du virement de leurs subsides.

Pour d'autres, depuis le paiement de la bourse du mois de novembre 2018, ils n'ont plus reçu de virement. Une situation douloureuse malgré la note du Secrétaire général du ministère de la Santé en date du 5 décembre 2018 ordonnant un paiement mensuel de la bourse à partir de l'année académique 2018- 2019.

En rappel, pour bénéficier de sa bourse, le bénéficiaire doit à chaque début d'année académique déposer une demande au PROFOS accompagnée d'un document attestant qu'il est inscrit en diplôme d'étude spécialisée (D.E.S) et qu'il a effectivement débuté les cours. Des boursiers ont obéi à cette procédure en déposant leurs dossiers au PROFOS depuis novembre 2018 et jusqu'à ce jour ils n'ont reçu aucun virement de leurs bourses.

Les boursiers qui ont déposé des documents attestant qu'ils sont inscrits et qu'ils ont effectivement débuté les cours en octobre 2018 ont bénéficié du paiement de leurs bourses uniquement pour les mois d'octobre et de novembre 2018. Depuis novembre 2018, il n'y a plus eu de virement de bourses jusqu'à ce jour et cela dans l'indifférence totale du PROFOS.

A la date du 4 février 2019, cela fait donc deux mois d'arriérés de bourses pour certains. Et aucun virement pour d'autres. Cette situation plonge les boursiers dans une position très déplorable et peu propice pour un contexte d'apprentissage.

Le PROFOS avait auparavant remis au comité son manuel de procédure dans lequel il s'engageait à payer semestriellement la bourse au début de chaque semestre. Cette promesse a été plus ou moins respectée jusqu'en 2017-2018. En cette année académique 2018-2019, le PROFOS s'est particulièrement illustré par la violation de ses propres textes cumulant ainsi des arriérés de bourses.

Les formations de spécialisation des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes sont tellement contraignantes qu'elles requièrent une tranquillité d'esprit pour mieux acquérir le savoir. Peut-on vraiment se concentrer sur sa spécialisation avec des arriérés de bourses ? Assurément non. L'on se rappelle l'engagement du chef de l'Etat de valoriser le capital humain dans le secteur de la santé. L'Etat aurait-il oublié ses engagements pris avec les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes boursiers ? Tout porte à y croire.

Au regard des conséquences néfastes du non-paiement des bourses sur la formation des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation, le comité prend l'opinion publique à témoin sur la situation chaotique que vivent les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation et invite :

- Les autorités au respect de leur engagement qui passe par le paiement diligent des arriérés de bourses tout en veillant à la régularité du paiement de celles-ci afin de garantir de meilleures conditions d'apprentissage aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation.

- Le PROFOS au virement régulier des bourses, à la résolution des différentes préoccupations à lui exposées par le comité et au respect de ses propres textes précisant un paiement semestriel des bourses.
- Les boursiers à rester mobilisés derrière le comité pour de meilleures conditions de formations.

Ouagadougou, le 04 février 2019

Pour le comité

Dr Sanon Bernard
Dr Wedraogo Richard

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Programme d'investissement forestier : Impliquer les acteurs pour la réussite de la REDD+

Le Faso - 5 ore 10 min fa

Le ministère de l'Environnement, de l'économie verte et du changement climatique, à travers l'Unité de coordination du Programme d'investissement forestier du Burkina Faso (PIF), a organisé un atelier le mercredi 20 février 2019, à Ouagadougou. Cet atelier national a pour objectif la validation des projets d'arrêtés des organes de la REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts).

De 1992 à l'an 2000, le défrichement pour les cultures au pays des Hommes intègres ont fait perdre 360 000 hectares de forêts par an. Si fait que la plupart des forêts classées du Burkina sont soumises à des dégradations multiples, sans compter les occupations illégales. Alors que cette destruction contribue négativement au réchauffement climatique. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la contribution de la déforestation aux émissions mondiales des gaz à effet de serre est estimée à 20%.

Pour remédier à cet état de fait, le Burkina Faso, selon le Coordonnateur national du Programme d'investissement forestier (PIF), Sibiri Kaboré, a entrepris des démarches pour adhérer au processus de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). La REDD+ étant un mécanisme de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques qui vise à encourager les efforts des différents pays.

« Il faut que nous puissions travailler à maitriser les facteurs de déforestation et de dégradation de nos forêts, mais aussi valoriser nos forêts au profit de nos populations pour la lutte contre la pauvreté », a-t-il indiqué. Et cet atelier vise à impliquer davantage les parties prenantes (administration publique, société civile, secteur privé) à la REDD+ pour qu'un cadre institutionnel soit mis en place pour une bonne mise en œuvre de ce processus dans lequel le pays a accepté adhérer. L'implication des acteurs étant l'un des exigences du processus.

Selon la représentante du Secrétaire général du ministère de l'Environnement, de l'économie verte et du changement climatique, Colette Zoetiyenga, le Burkina Faso est le seul pays sahélien admis dans ce processus, après l'approbation de son plan de préparation à la REDD+ en décembre 2013.
Ce qui fait du pays un point d'intérêt pour les instances de la REDD+. « La REDD+ est un mécanisme audacieux qui offre aux pays une voie de développement alternative par le biais de la conservation, de la restauration et de la gestion durable des forêts », a-t-elle souligné.

A l'en croire, la REDD+ est un catalyseur important pour parvenir à une économie verte inclusive. Surtout que la véritable valeur des forêts est révélée lorsque les processus décisionnels nationaux et locaux sont orientés vers des investissements dans le sens capital naturel, soutenant les moyens de subsistance et permettant une croissance économique durable.

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

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Sud-ouest : Les dozos se mobilisent pour la quiétude des populations

Le Faso - 5 ore 14 min fa

Du 14 au 18 février 2019 s'est tenue au siège des dozos à Niobini, secteur n°8 de Gaoua , une rencontre de réflexion, d'information et de mobilisation des membres de la confrérie dozo. Ce regroupement est organisé par l'union des dozos du Sud-ouest et vise à renforcer leur contribution au processus de sécurisation de la région. Une rencontre qui a vu la participation des autorités régionales.

Durant quatre jours passés, les dozos ont partagé leurs expériences et discuter des efforts nécessaires à fournir pour parer à toute tentative de déstabilisation de la région par les ennemis de la paix. Ils comptent travailler afin de permettre aux populations de vivre dans la quiétude. Venus du grand Ouest du Burkina Faso, à savoir les régions du Sud-ouest, des Cascades, des Hauts-bassins et aussi du Mali, ils étaient près de deux cents à prendre part à cette rencontre de réflexion sur la sécurisation de nos contrées.

Pour Nouhoun Palenfo, secrétaire général de l'Union régionale des dozos du Sud-ouest, « cette rencontre se veut un cadre d'échange et de partage d'expériences avec les leaders des cellules dozos afin de discuter des stratégies de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité ainsi qu'avec les autorités administratives dans un contexte sécuritaire peu reluisant ».

Il a ajouté : « Certaines régions du Burkina sont en Etat d'urgence et cette pression peut sans doute obliger les malfrats à trouver refuge dans notre région du Sud-ouest qui est d'ailleurs une région qui dispose d'un couvert végétal dense. Donc, nous dozos, connaissant la brousse, devrons travailler en synergie avec nos autorités pour la sécurisation de la région. »

Cette rencontre d'échange sur la sécurisation de nos contrées a été reconnue à sa juste valeur par les plus hautes autorités de la région. Tagsseba Nitiema, gouverneur du Sud-ouest a ainsi invité les dozos de la région à une franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité et à une conjugaison des efforts pour une meilleure sécurisation de la région. Il a également appelé tous les dozos qui détiennent des armes illégalement à se conformer aux textes en la matière et à respecter les consignes sécuritaires établies par les FDS.

Boubacar Tarnagda
Lefaso.net

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Site de déplacés de Foubé : Plan Burkina apporte des kits d'urgence à 432 ménages

Le Faso - 5 ore 20 min fa

32 millions de francs CFA, c'est l'enveloppe d'aide financière apportée par Plan International Burkina et ses partenaires pour accompagner les personnes déplacées internes du site de Foubé suite aux évènements de Yirgou. La cérémonie officielle de remise des kits d'urgence a eu lieu ce mardi 19 février 2019 à Foubé. Ces kits visent à assurer la sauvegarde et la protection des personnes affectées par la crise de Yirgou, en particulier les filles et les femmes. En plus des kits d'urgence, Plan International et ses partenaires comptent mener des activités de protection des enfants et des jeunes à Foubé et à Barsalgho, à travers l'animation des « Espaces amis des enfants ».

700 lampes solaires, des chaussures pour enfants et adolescents, des pots de défécation, des T-shirts et des ustensiles de cuisine au profit de 432 ménages. C'est le contenu des kits d'urgence apportés par Plan International, en collaboration avec Start Funds, pour soutenir les personnes déplacées internes de Foubé. D'un coût global de 32 millions de francs CFA, cette aide vise à apporter une réponse humanitaire face à la situation de ces personnes qui ont fui les violences.

Les kits d'urgences

Ce soutien de Plan International Burkina entre dans le cadre de l'accompagnement du gouvernement burkinabè au regard des besoins exprimés lors de la rencontre de coordination tenue en janvier dernier. Il traduit aussi l'engagement de Plan International Burkina et ses partenaires à appuyer le gouvernement à faire face à cette situation de crise pour soulager les conditions de vie des populations du camp.

Délégue général des déplacés de Foubé

Ce don de kits a pour objectif d'améliorer les conditions de vie des filles et des femmes qui représentent la couche la plus vulnérable et la plus touchée dans les situations de crise. « Tout ce qui sera identifié comme besoin, qui est à la possibilité de Plan International Burkina sur le site, trouvera solution. (…) L'organisation fera des efforts pour amener les enfants à se sentir plus à l'aise dans ce nouveau cadre de vie », a confié Mohamet Ouédraogo, le représentant régional de Plan à Kaya.
Conscient des effets néfastes des situations de violence, Plan Burkina compte mener des activités pour atténuer la souffrance morale et psychique des enfants affectés par les évènements malheureux de Yirgou.

Le préfet

En effet, outre ces kits d'urgence, Plan International Burkina et ses partenaires comptent conduire des activités de protection des enfants et des jeunes à Foubé et à Barsalgho, à travers l'animation des « Espaces amis des enfants ». Ainsi, ces espaces seront dotés d'infrastructures et de jeux pour permettre aux enfants d'évacuer le mauvais souvenir des violences.

L'organisation veut aussi contribuer à la reconstitution des actes de naissance perdus et mener des activités de sensibilisation aux compétences de vie sur une période de six mois. « Les mots me manquent pour vous remercier de votre soutien humanitaire exprimé à notre égard », a signifié Raogo Sebgo, délégué général des déplacés du site de Foubé.

Le représentant régional de Plan Burkina

Le préfet Modeste Hien a apprécié l'élan de solidarité manifesté par Plan Burkina à travers cette remise de kits d'urgence aux personnes déplacées de Foubé. Il a donc appelé les personnes de bonne volonté à emboîter le pas de l'ONG.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre du plan stratégique de l'organisation qui stipule que « tous les enfants, les jeunes, les femmes et autres populations vulnérables des communautés partenaires de Plan Burkina Faso ont un accès plus équitable à la protection et aux secours d'urgence lors des catastrophes ou désastres ». C'est dans ce cadre que Plan International Burkina, en collaboration avec d'autres organisations, a décidé d'apporter ce matériel d'urgence pour être en phase avec ses missions. Ce soutien vient après celui de Barsalogho en janvier dernier.

Issoufou Ouédraogo
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Algérie : Interrogations autour de la nomination de Ramtane Lamamra au poste de conseiller diplomatique

Le Faso - 5 ore 22 min fa

La nomination en Algérie de Ramtane Lamamra au poste de ministre d'Etat, ministre conseiller diplomatique auprès du président de la République, a suscité un questionnement chez le géographe et écrivain Benteboula Mohamed-Salah.

« L'ancien ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a été nommé ministre d'Etat, conseiller diplomatique auprès du président de la République », a indiqué un communiqué publié par la présidence, le jeudi 14 février 2019.

Connu pour sa maladresse d'exporter le concept de « la stabilité en dehors des frontières algériennes » dont il a été le promoteur, le retour ou plutôt le nouveau départ de Ramtane Lamamra au poste de « conseiller » diplomatique, ministre du régime, impose de poser plusieurs questions.

1/A-t-il été nommé pour des raisons d'équilibre politique, voire régional, ou en raison de l'influence que le régime algérien veut accorder à sa politique étrangère ?

2/A-t-il quitté son poste de représentant de l'Union africaine (UA) pour le programme « Faire taire les armes en Afrique d'ici 2020 » en raison de son incompétence ?

3/Quel sera son degré d'intervention dans le processus d'application des accords de paix signés en 2015 au Mali ?

4/Aura-t-il un droit de regard sur les dossiers préparés par le ministre des Affaires étrangères Messahel, dont il faut rappeler que Ramtane Lamamra avait codirigé le ministère des Affaires étrangères avec le ministre Messahel entre 2015 et 2017 ?
Il faut noter que le régime autoritaire a inscrit dans les annales de l'histoire du pays une diplomatie bipolaire marquée par une impossibilité de dégager une vision claire des objectifs de la politique étrangère du pays. Il aurait été judicieux pour le ministre Lamamra de démissionner de son poste en raison de la confusion des rôles, qui a été une pomme de discorde avec le ministre Messahel soucieux de ses prérogatives.

5/Dans ce triangle des Bermudes de la diplomatie entre le chef de l'Etat, le conseiller diplomatique Lamamra et le ministre Messahel, ce dernier sera-t-il marginalisé sur des sujets sensibles tels que la nomination des chefs de mission diplomatique ?

6/Pourquoi une certaine presse francophone numérique basée au centre-ville d'Alger fait-elle l'éloge du ministre Lamamra, alors que son gouvernement s'est abstenu lors du vote de la résolution onusienne sur la situation des droits de l'homme dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine), en 2016 ?
Cette résolution condamnait l'occupation temporaire par la Russie d'une partie du territoire de l'Ukraine – la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol. L'Assemblée générale de l'ONU a réaffirmé qu'elle ne reconnaît pas la légitimité de cette annexion.

7/A-t-il écrit ses mémoires, ce diplomate dit brillant ?

Il est de coutume pour un ancien ministre de rédiger ses mémoires, afin de transmettre les faits marquants des relations diplomatiques.
Dernière question, et non des moindres : le ministre d'Etat Lamamra sera-t-il la doublure du ministre Messahel ou un ministre des Affaires étrangères bis ?
Affaire à suivre.

Benteboula Mohamed-Salah, géographe
Auteur du livre « La diplomatie algérienne à deux têtes », Editions Amazon (Août 2017)

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Recherche : Le quinoa, une plante pour lutter contre les changements climatiques

Le Faso - 5 ore 30 min fa

Dans le cadre des recherches pour sa thèse portant sur le quinoa, le doctorant Jorge Alvar Beltran a présenté, le lundi 18 février 2019 à Bobo-Dioulasso, les résultats partiels de ses travaux réalisés en collaboration avec l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA). L'objectif à terme est de promouvoir la culture du quinoa au Burkina, pour faire face au changement climatique.

Suite à une collaboration entre l'Université de Florence en Italie et l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA), Jorge Alvar Beltran, doctorant à l'Université de Florence, a entrepris, depuis 2017, des recherches sur les cultures qui sont capables de bien s'adapter au changement climatique et au sol burkinabè. Son choix s'est porté sur le quinoa. Ainsi, le lundi 18 février 2018 à Bobo-Dioulasso, Jorge Alvar Beltran a présenté les résultats partiels de ses recherches sur l'adaptabilité et la performance du quinoa face aux stress abiotiques, en présence de chercheurs, enseignants, étudiants, restaurateurs, transformateurs agricoles…

plante Quinoa

Cette présentation avait entre autres pour objectifs d'améliorer l'état de connaissance du Burkina Faso sur le quinoa et de présenter des pistes d'opportunités agricoles pour la mitigation du changement climatique.

Le quinoa (Chenopodium quinoa willd) est une plante herbacée originaire d'Amérique latine qui s'adapte très bien aux différentes zones agro-écologiques. Il est cultivé dans plus de 100 pays et ne nécessite pas beaucoup d'eau, résiste à la température, s'associe à la culture de maraîchage et s'adapte aux sols pauvres.

Mets Quinoa

En plus, le quinoa a des vertus nutritionnelles (lutte contre la malnutrition, ballonnement). Il est riche en vitamines, en acides aminés dépassant les valeurs établies par la FAO pour les enfants de 3 à 10 ans, en protéines et il ne contient pas de gluten. De ce fait, depuis 2014, la FAO s'investit à vulgariser la culture du quinoa pour lutter contre la malnutrition.

Le quinoa est consommable sous plusieurs formes : les feuilles peuvent être utilisées dans les mets locaux tels que le gnongon, le gnougou ou pour une sauce feuilles. Quant aux graines, elles peuvent être transformées en farine (bouillie, pain…) ou préparées comme du riz ou sous forme d'attieké avec de la crudité.

Jorge Alvar Beltran, après sa présentation, a remercié la population burkinabè et bobolaise en particulier pour son hospitalité. Il a également remercié l'INERA qui lui a facilité les séances d'expérimentation sur le site de Farakoba et a mis à sa disposition des stagiaires pour conduire les enquêtes. Il n'a pas manqué d'exprimer sa gratitude à AGRODEV Service qui a initié cet atelier de présentation.

Docteur Abdallah Dao

Selon le docteur Abdallah Dao, chercheur à l'INERA, « c'est une nouvelle culture qui pourrait intéresser le Burkina. Certaines plantes ne pourront pas résister aux changements et par conséquent, nous voulons diversifier les cultures. Le quinoa peut donc aider dans cette quête car les résultats obtenus étaient très bons ».[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Haoua Touré
Lefaso.net

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Assemblée nationale : Bala Sakandé attendu fin mars en Chine

Le Faso - 6 ore 12 min fa

Le président de l'assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience trois délégations le mercredi 20 Février 2019. Avec les membres de l'Association mémoire et conscience (AMC) conduits par le Pr Luc Marius Ibriga, il a été question de la construction d'un monument de l'insurrection sur le site de l'ex-assemblée nationale. L'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Ingo Herbert et celui de la Chine, Li Jian ont discuté avec Alassane Bala Sakandé du renforcement de la coopération parlementaire entre leurs pays et le Burkina Faso. Le diplomate chinois a annoncé le prochain séjour du PAN en Chine.

Pour les membres de l'Association mémoire et conscience (AMC) conduits par le Pr Luc Marius Ibriga, « il faut construire un monument pour la mémoire sociale des luttes burkinabè ». A cet effet, ils ont rencontré Alassane Bala Sakandé pour que cela puisse être « chose faite ». Ils souhaitent que les ruines de l'ex -assemblée nationale servent de lieu de « mémoire ».

Pour Luc Marius Ibriga, Il faut des « études pour situer l'état des bâtiments de l'ex-assemblée nationale », et prévoir de construire sur ces ruines, un monument pour la mémoire sociale des luttes du peuple burkinabè. Satisfait des discussions jugées fructueuses, Luc Marius Ibriga, s'est dit confiant quant aux relations de partenariat que le parlement burkinabè entretient vis-à-vis de son association.

Luc Marius Ibriga

L'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Ingo Herbert, a été reçu en deuxième position. Les deux interlocuteurs ont discuté du renforcement de la coopération parlementaire entre le Burkina et l'Allemagne. Au sortir de l'audience, Ingo Herbert a confié à la presse que des parlementaires allemands sont attendus au Burkina Faso dans le cadre des échange inter-parlementaires.

Ambassadeur Allemagne

Reçu en troisième position en audience, l'ambassadeur de la République populaire de Chine, Li Jian, a confié à la presse que le président de l'assemblée nationale burkinabè est attendu en Chine, fin mars 2019. Une visite inscrite dans l'agenda du renforcement des relations de coopération sino-burkinabè et des échanges de délégations parlementaires.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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Déclaration de politique générale du Premier ministre : « Ces pleurs ne suffiront pas à lui garantir la réussite et ne sauront justifier un éventuel échec », Le Faso autrement

Le Faso - 6 ore 15 min fa

Nous vous proposons ci-dessous l'appréciation que fait le parti Le Faso autrement de la Déclaration de politique générale prononcée par le Premier ministre le 18 février dernier.

Nous avons suivi avec grand intérêt la Déclaration de politique générale faite par le Premier ministre, son Excellence monsieur Christophe Joseph Marie Dabiré lors d'une allocution solennelle devant l'Assemblée nationale le 18 février 2019. L'honnêteté et la grande estime que j'ai personnellement pour l'homme que j'appelle affectueusement « Christofo » imposent que nous reconnaissions avec une certaine satisfaction l'effort de pédagogie et de précision dont il a fait montre tout au long de son discours.

Le chef du gouvernement a affirmé vouloir axer sa politique et l'action de son équipe autour de cinq points majeurs que nous nous faisons le plaisir de rappeler ici :

1- le devoir de relever les défis sécuritaires ;

2- l'exigence de pallier l'effritement de la cohésion sociale ;

3-l'obligation d'instaurer une gouvernance plus vertueuse ;

4-la nécessité de renforcer le développement du capital humain ;

5-la volonté de dynamiser l'économie nationale.

La prédominance des mots qui se rapportent à une contrainte et à un grand péril n'est pas anodine. Si en effet, quatre des cinq axes principaux du programme du gouvernement Dabiré sont exprimés par des mots tels que « devoir de relever un défi » – « exigence de pallier » – « obligation d'instaurer » – « nécessité de renforcer », c'est que le Premier ministre Dabiré a conscience de la situation de péril imminent dans laquelle le système MPP a plongé le Burkina Faso. Il n'avait donc pas le choix de ses priorités puisqu'elles lui sont imposées vu l'état de déliquescence avancée de la Nation.

Nous observons aussi que les priorités 2, 3 et 4 participent toutes de la réconciliation nationale dont elles sont des composantes importantes. C'est dire que même sans l'avoir expressément annoncé, le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré place la réconciliation nationale au cœur de l'action de son gouvernement et c'est ce que nous avons toujours prôné. Je salue son pragmatisme et son courage.

Ce n'est pas tôt mais c'est heureux que nos gouvernants comprennent enfin ce que nous n'avons cessé de dire depuis plusieurs années à savoir que la réconciliation nationale est une impérieuse nécessité et un impératif catégorique pour la construction de la Nation si nous voulons sortir le Burkina Faso de la crise multidimensionnelle jamais égalée dans laquelle elle est plongée depuis l'arrivée au pouvoir du régime MPP.

En bon patriote profondément préoccupé par l'état calamiteux du Burkina Faso et soucieux de voir notre cher et beau pays relever la tête et reprendre toute sa splendeur, je voudrais ici féliciter publiquement le Premier ministre Christophe Dabiré pour sa déclaration de politique générale et lui souhaiter de tout cœur de réussir sa mission.

Ce devoir d'accompagnement ne devrait cependant pas occulter notre obligation sacrée de toujours dire, en toute circonstance, la vérité que le peuple du Burkina Faso doit connaître s'il ne veut pas pratiquer la politique de l'autruche.

En effet, il n'a échappé à personne que de manière intelligente et subtile l'expression PNDES n'a été citée qu'une seule fois dans la Déclaration de politique générale du chef de gouvernement. Cela ne nous surprend guère dans la mesure où en son temps, nous avions dit et redit que ce pseudo programme n'était que du leurre qu'on a servi à tout un peuple.

On se rappelle le chiffre astronomique de 18.000 milliards de francs CFA annoncé à l'issue de la Table ronde de Paris de décembre 2016 sur le financement du PNDES. Il s'agissait de faire rêver nos concitoyens afin de leur voiler la face et asseoir le régime incapable qui nous gouverne aujourd'hui et qui nous a conduits dans le pétrin collectif dans lequel se trouve le Burkina Faso.

Le Premier ministre Christophe Dabiré ayant clairement annoncé que son action découle de ce mythe appelé PNDES, le droit de suite et la continuité de l'action gouvernementale voudraient que le point soit fait à la Nation, au moins en ce qui concerne les contributions annoncées par les nationaux (personnes physiques et morales) qui avaient fait des annonces de contributions au financement du PNDES à Paris. Des dignitaires du régime MPP et certains sont membres du gouvernement avaient fait des grandes promesses d'apports financiers sans qu'on ne sache si ces promesses ont été concrétisées. L'on est en droit de se demander s'il s'agissait juste de manœuvres malhonnêtes pour flouer le peuple burkinabè. Ne pas satisfaire à cette obligation de compte-rendu reviendrait à cautionner une énorme supercherie dont a été victime le peuple burkinabè.

Les coutumes et traditions du Burkina Faso nous ont appris que les pleurs et les larmes du vieillard devant des plus jeunes annoncent toujours un malheur. Nous estimons pour notre part que les larmes du « sage » Dabiré devant les députés qui, pour la plupart, sont ses enfants ou jeunes frères, traduisent son humanisme, sa sincérité mais aussi une expression d'impuissance. Nous nous refusons de penser que ces larmes soient annonciatrices d'un échec qui serait dramatique pour nous tous. Plaise à Dieu qu'il n'en soit pas ainsi.

Malgré notre scepticisme, nous prions Dieu de faire en sorte que le Président du Faso SEM Roch Marc Christian Kaboré, prenne conscience que la survie de l'Etat burkinabè impose que son chef donne au Premier ministre et à son gouvernement les moyens moraux, humains, matériels et financiers indispensables à la réussite de la mission qu'il lui a confiée. Nous prions aussi et surtout pour qu'il ait le courage de lancer enfin le processus devant aboutir à la réconciliation nationale, sincère et durable.

Tout en lui réitérant nos vœux de succès, nous invitons le Premier ministre à ne jamais oublier les larmes qu'il a versées devant la représentation nationale le 18 février 2019 lors de sa Déclaration de politique générale. Ces pleurs ne suffiront pas à lui garantir la réussite et ne sauront justifier un éventuel échec. Nous l'encourageons donc à travailler au quotidien en mettant réellement la réconciliation nationale au cœur de son action.

Puisse Dieu l'aider dans sa mission pour le bonheur de tout le peuple du Burkina Faso

Ouagadougou, le 19 février 2019

Dr Ablassé OUEDRAOGO

Commandeur de l'Ordre National

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Procès du putsch : « Aucun texte ne nous permettait d'arrêter le Général Diendéré », déclare le Général de division Honoré Nabéré Traoré

Le Faso - 6 ore 38 min fa

Le Général de Division Honoré Nabéré Traoré a été appelé à la barre ce mercredi 20 février 2019 en qualité de témoin.

A l'audience d'hier (mardi 19 février 2019), le Général Gilbert Diendéré, lors du témoignage du Colonel-major, Raboyinga Kaboré, avait déclaré que la hiérarchie militaire aurait pu le mettre aux arrêts et procéder à un échange d'otages contre les autorités de la Transition.

A la question du parquet de savoir ce qu'il en pensait, le Général de Division, Honoré Nabéré Traoré a souri avant de lâcher : « Ce sont des solutions acrobatiques. On a le droit de dire qu'on n'est pas d'accord. Il a ses convictions. Il a voulu faire un coup d'Etat. Je le connais depuis le Prytanée militaire de Kadiogo. On a du respect mutuel ».

Et sur insistance des avocats de la partie civile, le témoin dira de nouveau : « Ça allait être une grosse erreur de l'arrêter. Si on l'avait fait, il y allait avoir un échange de tirs et ce serait du désordre. Ce n'est pas une idée qui nous a traversé l'esprit parce qu'aucun texte ne nous permettait de l'arrêter ».

Et le parquet de lui demander : "Si le Général Diendéré avait été ferme, alliez vous le suivre ?"

« Ça aurait pu changer s'il avait usé de la brutalité. On était au ministère de la Défense. On était lourdement encerclés », a répondu le Général Traoré.

Pour Me Prosper Farama de la partie civile, la hiérarchie a eu une posture équivoque et « le Général Diendéré a raison de parler de la "mollesse" de la hiérarchie militaire. Ce type de vision a contribué à asseoir le coup », a-t-il déploré.

Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : Séjour fructueux pour l'ambassadeur de France

Le Faso - 6 ore 40 min fa

En vue de mieux appréhender le mode de vie et les réalités des bobolais, l'ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes, a effectué une visite à Bobo-Dioulasso du 18 au 19 févier 2019. Ce séjour a été marqué par des échanges directs avec des perspectives de collaboration avec les différents acteurs rencontrés.

Dès le début de son séjour à Bobo, le lundi 18 février 2019, l'ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes, a effectué des visites auprès notamment des autorités locales, coutumières et religieuses. Comme l'a si dit bien l'ambassadeur, « quand on est diplomate étranger, on ne comprend pas le pays en restant dans la capitale. Il faut souvent aller en province. Il faut essayer de développer des actions de coopération ».

Il a poursuivi ses visites le mardi 19 février 2019 à l'Ecole nationale des sous-officiers de gendarmerie (ENSOG) où il a rencontré les sous-officiers, sous l'égide du directeur de ladite, école le commandant de gendarmerie le Colonel Koagdia Diabré. Il a ainsi assisté avec sa délégation à une présentation de l'Ecole de gendarmerie créée depuis 1962 et qui assure la formation initiale des sous-officiers de gendarmerie. Suite aux échanges sur les difficultés et perspectives de l'ENSOG, il a été envisagé de renforcer la formation vu le contexte nouveau qu'est le terrorisme.

Dans son entretien avec les responsables de la police des Hauts-Bassins que sont le directeur régional de la police nationale, le commissaire central, le chef de service de la police judiciaire, le commissaire de la brigade anti -criminalité, il a été question de la sécurité dans la région des Hauts-Bassins. Le directeur régional de la police nationale, Yacouba Drabo, a exprimé sa satisfaction suite à cette visite. Il a relevé que l'ambassadeur a pour coutume, à chacun de ses passages dans la ville de Bobo, de s'entretenir avec les autorités de la ville.

Yacouba Drabo Directeur Régional Polici Nationale Hauts Bassins.

L'ambassadeur s'est également entretenu dans l'après-midi avec les étudiants de l'Institut supérieur des sciences de la santé (INSSA) à travers une conférence campus France sur les possibilités d'études en France. Les étudiants n'ont pas manqué d'exposer leurs inquiétudes sur la sélection des candidats, le coût des études et du séjour, etc. Lire la suite

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Société Générale Burkina Faso : « La banque 2.0 » fête ses 20 ans

Le Faso - 6 ore 40 min fa

Société Générale Burkina Faso (SGBF) a fêté ses 20 ans au cours d'un dîner gala offert au personnel, le mercredi 30 janvier 2019. Plusieurs responsables du Groupe Société Générale (SG) ont pris part à cette soirée.

Après la cession par l'Etat de 51% du capital en mai 1998, la Banque pour le financement du commerce et des investissements au Burkina (BFCI-B) est devenue Société générale de banques au Burkina (SGBB). Le 08 février 2013, Société générale de banques au Burkina change de dénomination sociale pour faire place à Société générale Burkina Faso (SGBF).

Ainsi, Société générale Burkina Faso a commémoré ses 20 ans de service au cours d'un dîner gala, marqué par des allocutions, des prestations d'artistes, d'un défilé de mode et d'une remise de certificat de reconnaissance aux collaborateurs qui ont fait au moins 20 ans de service et plus.

20 ans déjà ! « Je ne m'attarderai pas sur les difficultés rencontrées et les défis relevés, mais retenons que le bébé a grandi, a mué et s'est développé pour atteindre aujourd'hui les résultats performants », a déclaré le Président du conseil d'administration (PCA) de Société générale Burkina Faso, Emile Paré, au cours de la cérémonie.

Dans la même dynamique, le Directeur général de Société générale Burkina Faso, Harold Coffi, a insisté sur le fait que la liste des réalisations de cette banque est très longue. Mais ce qu'il faut retenir de la banque, « c'est sa participation au développement de l'économie burkinabè et le financement des projets des clients », a-t-il affirmé. Et d'ajouter que, « cet engagement de Société générale Burkina Faso n'a jamais failli ».

« 20 ans, c'est l'âge de la jeunesse, des ambitions »

Après 20 ans d'existence, les défis sont toujours au rendez-vous. Selon Harold Coffi, « 20 ans, c'est l'âge de la jeunesse, des ambitions ». C'est pourquoi, il a invité le personnel de Société générale Burkina Faso à se poser une seule question quotidiennement : « est-ce que l'action que je pose permettra à Société générale Burkina Faso de devenir la meilleure banque du Burkina Faso ? » « Si vous vous posez cette question à chaque occasion, les clients vont le ressentir », a-t-il confié.

Les patrons des filiales du Groupe SG ont coupé le gâteau d'anniversaire

Présent à cette soirée, le Directeur général délégué du Groupe Société générale (SG), Philippe Heim, a rappelé la vision de la banque. Visiblement satisfait, il a indiqué que Société Générale est fidèle à son ambition internationale, qui consiste à financer les projets de leurs clients. Tout en félicitant la filiale du Burkina Faso pour ses réalisations en 20 ans, Philippe Heim a déclaré que la Société Générale Burkina Faso est « la banque 2.0 ».

Les quatre priorités

Au cours de cette soirée, Société générale Burkina Faso a recueilli une avalanche de félicitations de ses pairs d'autres filiales. A en croire le Directeur de la Région Afrique/ Méditerranée et Outre-mer, Alexandre Maymat, ce sont la fidélité et les valeurs que porte Société Générale Burkina Faso qui font d'elle « l'une des banques leaders du pays ».

Toujours selon Alexandre Maymat, « Société générale au Burkina, ce n'est pas le siège, le management, mais c'est le travail que chaque acteur accomplit tous les jours pour rendre cette banque plus performante, plus qualitative, plus encrée dans son marché ».

Remise symbolique de certificat de reconnaissance aux collaborateurs ayant fait 20 ans de service.

En plus des félicitations, le patron du groupe Société générale de la Région Afrique/Méditerranée et Outre-mer, a rappelé quatre priorités à Société générale Burkina Faso, si elle veut continuer sur cet élan. Il s'agit de la satisfaction de la clientèle, la conformité des opérations, un management plus ouvert et faire toujours preuve d'ambition.

Présentation du Groupe Société Générale

Société générale est l'un des premiers groupes européens de services financiers. Acteur de l'économie depuis plus de 150 ans, Société générale emploie, selon ses responsables, plus de 145 000 collaborateurs, présents dans 67 pays du monde.
En Afrique, l'un des axes de croissance majeurs de Société générale est la collaboration renforcée des filiales africaines du groupe.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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Appel à contribution pour la création de « Bourses de Solidarité Citoyenne »

Le Faso - 6 ore 45 min fa

Dans le but d'accroître l'accès à l'enseignement supérieur et à la formation professionnelle au profit de la jeunesse burkinabè, le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation lance un appel à contribution pour la création de « Bourses de Solidarité Citoyenne ».

Toute personne physique ou morale peut souscrire pour financer une ou plusieurs bourses destinées aux étudiant.e.s inscrit.e.s au Burkina Faso ou à l'étranger. Si la personne physique ou morale donatrice le souhaite, la bourse portera son nom (ex : « Bourse Raogo OUATTARA »), ou l'appellation « Bourses de Solidarité Citoyenne ».

Les conditions d'accès et de maintien de chaque offre de bourse sont fixées par le donateur, sous l'assistance technique du Centre national de l'Information, de l'Orientation Scolaire et Professionnelle, et des Bourses (CIOSPB). Chaque bourse couvrira au moins la durée d'un cycle d'études et ne saurait être suspendue par le donateur avant la fin du cycle.

Les cycles de formation et leurs durées sont les suivants :

• Cycle Licence : trois (03) à quatre (04) années
• Cycle Master : deux (02) à trois (03) années
• Cycle Doctorat : quatre (04) à cinq (05) années.
Le montant annuel minimal de la bourse par niveau d'étude est de :
• 500 000 fCFA pour le cycle Licence
• 800 000 fCFA pour le cycle Master
• 1 000 000 fCFA pour le Doctorat

Chaque offre de bourse fera l'objet d'un appel à candidature officiel diffusé. Le communiqué indiquera les conditions d'accès et de maintien. Une commission d'attribution associant le donateur ou son représentant siègera pour délibérer sur les dossiers de candidature.

Les domaines d'études ou de formations peuvent être déterminés par le donateur avec l'appui technique du CIOSPB. Une convention est alors établie à cet effet.
Les personnes et les structures volontaires sont invitées à prendre attache avec le CIOSPB, sis au 261 Avenue de la Grande Chancellerie à Ouagadougou (coté Est du CENASA). Elles peuvent également écrire à ciosp2017@yahoo.fr ou appeler au 25310702 ou 52492291.

Pour le Ministre et par délégation

Le Secrétaire Général

Pr Tanga Pierre ZOUNGRANA
Officier de l'Ordre de l'Etalon

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Ligue des champions européenne : Bertrand Traoré et ses coéquipiers tiennent tête au Barça (0-0)

Le Faso - 7 ore 42 min fa

La ligue des champions européenne jouait hier la phase aller de ses huitièmes de finale. A Lyon, le club de Bertrand Traoré recevait l'ogre barcelonais. Le Burkinabè et ses camarades ont tenu bon jusqu'à la fin de la rencontre (0-0). Le retour se joue dans deux semaines au Camp Nou, le terrain du FC Barcelone.

Ils avaient la faveur des pronostics. Premier du championnat espagnol et qualifié pour la demi-finale de la coupe du roi, le FC Barcelone était de loin vainqueur, sur papier, de cette rencontre si importante. Mais c'était sans compter avec la détermination et la rage de gagner des Lyonnais.

Bertrand Traoré, titulaire dans ce match, et ses camarades ont pourtant tenu bon jusqu'au bout. Tel le bambou, ils ont plié par moments sans jamais rompre. L'attaque du FC Barcelone conduite par le légendaire Leonel Messi, mais avec à sa gauche le virevoltant Ousmane Dembélé et à sa droite, l'expérimenté et redoutable, Luiz Suarez, n'a pas pu trouver les chemins des filets lyonnais. Car devant eux, Denayer, Florent Mendy et compagnie, ainsi que le portier, Lopez, ont défendu à en perdre le souffle leur cage.

Lyon a d'autant plus souffert de l'absence de son maître à jouer Nabil Fékir. Memphis Depay, habituellement tonitruant à l'attaque, qui devait prendre le relai, a été transparent durant une bonne partie du match ainsi que Dombélé qui a docilement accepté d'être isolé au milieu de la défense barcelonaise. Par contre, Bertrand, sur le flanc droit, Florent Mendy qui occupait le couloir gauche pratiquement tout seul, et Terrier, au milieu, ont mené les premières actions offensives de Lyon. Le vice-champion d'Afrique (2013) décrochait même souvent pour, soit épauler sa défense en difficulté, soit pour chercher les ballons et remonter pour mener les actions offensives.

Au coup de sifflet final, l'ogre barcelonais, habitué à tout avaler sur son passage, a dû marquer un stop face à Lyon. Le score nul et vierge qui a sanctionné la rencontre confère encore aux Français près de 34% de chance de se qualifier en quarts de finale de la compétition s'ils viennent à bout des Blaugrana au match retour.
Ce sera dans deux semaines au Camp Nou, devant le public barcelonais. Pour y arriver, il va falloir scorer et éviter d'encaisser.

Le retour de Nabil Fékir, un réveil de Memphis Depay, une grande forme de Bertrand Traoré, De Denayer, de Mendy et de Lopez, un sursaut du milieu du terrain lyonnais, pourront porter les hommes de Bruno Genesio vers une qualification en quarts de finale de la Ligue des champions européenne, version 2019. La mission ne parait pas impossible pour les Lyonnais qui ont déjà joué la demi-finale de la Ligue des champions en 2010 contre Bayern Munich.

JTB
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Kombissiri : Un projet communal détourné à des fins privées

Le Faso - 9 ore 1 min fa

Le conseil municipal de la commune de Kombissiri a tenu une session extraordinaire le mardi 19 février 2019, pour auditionner un rapport d'enquête d'une commission ad hoc chargée de rechercher des informations et de faire des propositions au conseil municipal sur la situation du lycée construit par la coopération belge à travers l'Association pour le soutien à la production durable (ASPD).

C'est l'histoire d'un lycée construit au nom de la commune de Kombissiri par l'Association pour le soutien de la production durable (ASPD), financé par la coopération belge et qui se retrouve entre les mains d'un privé. Après avoir été désignée par la coopération belge comme intermédiaire dans le projet, pour exécuter et rendre compte, l'ASPD a pu obtenir les autorisations de construire et de créer un établissement secondaire privé à l'insu de la mairie de Kombissiri. Après sa construction, le lycée a été vendu par le président de l'ASPD à un particulier de la commune en 2012. Depuis lors, la question ne cesse de susciter des débats au sein de la population.

C'est ainsi que, suite à des discussions menées au sein du conseil municipal relatives à la réalisation de ce collège au profit de la commune par l'ASPD sur financement de la coopération belge, il a été décidé de créer une commission ad hoc dirigée par Tiga Fréderic Zida, en vue de fournir des éclaircissements sur cette affaire de collège qui s'est passée en 2012, c'est-à-dire quatre ans avant la mise en place du présent conseil municipal.

Cette commission doit effectuer des recherches documentaires, des analyses et des conclusions sur les prétentions de propriété accordée à la commune sur le collège en question. Elle devra faire des recommandations allant dans le sens de résoudre le problème de propriété du collège, même si le dossier devrait être appuyé ultérieurement par une décision judiciaire.

A l'issue des travaux de la commission, il ressort que l'ASPD a un récépissé fictif et ne dispose pas de statuts et règlements intérieurs. Le président de l'ASPD était titulaire de trois casquettes à la mairie au moment de la signature de l'accord (conseiller municipal de Kombissiri, président du programme de coopération internationale et président de l'association qui fournit des prestations à la mairie et la représente auprès des partenaires financiers et techniques).

Il ressort en outre que pour la majeure partie des actions de l'ASPD dans le cadre du projet, c'est son président Momouni Nikiema qui les accomplit et de manière solitaire sans la participation des autres membres de l'association. La commission ad hoc chargée d'enquêter sur l'établissement écrit : « Nous avons cherché à rencontrer les membres du bureau, mais il semble que l'ASPD ne fonctionne plus, et les quelques membres survivants ne reconnaissent pas leur statut de membre effectif du bureau ».

Il reste cependant que la mairie devait être au courant de ses agissements, et a collaboré certainement à la mise en place du Projet de développement local participatif dans la commune de Kombissiri (PDLP), phase 1. En ouvrant l'enquête, le conseil a voulu aussi apporter des précisions sur sa responsabilité dans cette affaire. Le maire de la commune, Hamidou Olivier Conombo, souligne que « notre conseil qui est mis en place en 2016, n'a pas retrouvé de traces écrites entrant dans le cadre de la collaboration mairie-ASPD, pour la construction de cette école. Cela s'est passé à l'époque du défunt maire Macaire Zabré qui est celui-là même qui connait le fond du dossier ».

En rappel, c'est en 2006 qu'un protocole de coopération a été signé entre la commune de Habay en Belgique et la commune de Kombissiri, avec pour objectif de promouvoir les domaines de la santé, de l'éducation, de l'assainissement, et de l'environnement. C'est ce projet de développement local d'un montant de 70 millions de F CFA destiné à la réalisation de plusieurs structures publiques comprenant le lycée, qui a été détourné pour ne construire que le lycée et un poulailler.

Dans ses investigations, la commission a aussi pu réunir un certain nombre de papiers dont les créations de compte, les transactions faites par la Belgique dans le compte de l'ASPD, les autorisations de construire et de créer l'établissement privé, les factures de construction et bien d'autres documents attestant que le lycée est privé et est au nom de l'ASPD. La commission ajoute que les travaux étaient directement contrôlés par le représentant de la commune belge de Habay.

La commission conclut que « la mairie de Kombissiri n'est nullement impliquée dans la réalisation de ces travaux, même si on prétend qu'elle est partenaire ou même propriétaire de l'œuvre en construction, puisqu'aucun document attestant que des accords sont passés entre la mairie et la coopération pour rétrocéder la gestion du projet à l'ASPD n'existent nulle part ». Lire la suite

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Procès du putsch : Quand le colonel-major Raboyinga Kaboré rassure qu'il n'a pas pris du tramadol

Le Faso - 9 ore 10 min fa

Comment le camp Naba Koom a-t-il été bombardé sans qu'il n'y ait la moindre victime ? Parce qu'il s'agissait d'une action de dissuasion chirurgicale, un acte réfléchi, a laissé entendre le chef d'Etat-major de l'armée de terre à l'époque du coup d'Etat de septembre 2015, le Colonel-major Raboyinga Kaboré. L'homme a comparu ce 19 février en qualité de témoin dans le cadre du procès. Une occasion de répondre au Général Gilbert Diendéré qui soutient que c'est lui qui avait dit lors d'une réunion de tout faire pour que le putsch réussisse pour éviter la honte à toute l'armée. “Même si j'avais pris du tramadol, je n'aurais pas tenu de tels propos”, a rétorqué l'officier d'infanterie.

Le 27 novembre 2018, alors que le Général Gilbert Diendéré faisait sa déposition, il évoque chapitre après chapitre le degré d'implication de la hiérarchie militaire dans la consommation du coup de force. Pour prouver qu'il n'était pas seul dans cette entreprise, il avait par exemple révélé que lors de la réunion du 17 septembre 2015 avec les hauts gradés de l'armée, le Colonel-major Raboyinga Kaboré aurait dit de tout faire pour que le coup d'Etat réussisse sinon ce serait la honte de toute l'armée. La comparution de l'ancien chef d'Etat-major de l'armée de terre ce 19 février en tant que témoin, était donc l'occasion pour les deux hommes de s'expliquer.

Après sa narration des faits, le président du tribunal, Seidou Ouédraogo, fit appel à certains accusés pour faire des commentaires. Les capitaines Abdoulaye Dao, Zoumbri Oussène, le commandant Aziz Korogo, le colonel-major Boureima Kiéré, et le général Gilbert Diendéré reviennent alors à la barre. Les deux capitaines font savoir qu'ils n'ont plus rien à ajouter.

Le commandant Aziz Korogo, lui, confirme plus ou moins ce que le témoin a dit à son propos. En substance, le colonel-major Raboyinga Kaboré, a expliqué que le commandant, responsable par intérim du RSP, a “été très disponible, coopératif, et a eu un sens du discernement” durant les événements. Et du RSP il a travaillé à convaincre ses frères d'armes à éviter l'entêtement.

Le colonel-major Boureima Kiéré, lui, a marqué son opposition face à certains propos du témoin qui a soutenu que la hiérarchie militaire a soutenu et encouragé les militaires qui venaient des autres garnisons pour en découdre avec le RSP. Telle n'est pas la version du colonel major Boureima Kiéré qui dit avoir appelé la hiérarchie militaire afin qu'elle arrête les “boys” qui descendaient sur la capitale et elle est allée à sa rencontre pour la dissuader de continuer sa progression. “Ils ont récupéré le mouvement après, sinon ils partaient pour les stopper, pas pour les encourager”, a lâché l'accusé en parlant des chefs militaires.

Les flottements constatés ont été du fait des problèmes de coordination, et par-dessus tout pour tenter de convaincre le camp d'en face afin que les frères d'armes ne se tirent pas dessus parce que le rapport de force en ce moment était en faveur du RSP qui avait une bonne partie de l'armement sous sa garde. Il a donc fallu user de stratagème pour que certains soldats du RSP quittent le camp.

À droite, le Colonel-major Raboyinga Kaboré

Le colonel-major rassure qu'il n'a pas pris du tramadol

Prenant la parole, le Gal Gilbert Diendéré a relevé que le rapport de force ne pouvait pas être plus en faveur du RSP que du reste de l'armée. Les soutes d'armement étaient certes à Naba Koom, mais elles étaient gardées par des unités mixtes, alliant éléments du RSP et autres corps. “Quand je parle de rapport de force, je sais de quoi je parle”, a rempilé le chef d'Etat-major de l'armée de terre de l'époque. Il a en outre expliqué comment le camp Naba Koom a été pilonné pour contraindre les éléments récalcitrants à le quitter.

Selon lui, c'est une opération qui a été très bien menée. Du travail de reconnaissance, de calcul a été fait en amont. “Je suis un officier d'infanterie”, a poursuivi le témoin, pour faire savoir que le fait qu'il n'y ait pas eu de victime était d'ailleurs l'objectif recherché. “Cette attaque était une action de dissuasion chirurgicale. L'objectif n'était pas de détruire la caserne. C'était un acte réfléchi”, a relaté l'ancien chef de l'armée de terre. Des propos qui contrastent avec ceux qui Gal Diendéré qui, aux premières du bombardement, avait laissé entendre dans un média qu'il y avait certainement beaucoup de victimes.

L'un des moments les plus attendus de ce jour a été le rappel par le général de ce qu'aurait dit le colonel-major, chef d'Etat-major de l'armée de terre, lors de la réunion du 17 septembre 2015. Comme il l'avait dit le 27 novembre 2018, ''Golf'' a encore répété que Raboyinga Kaboré avait dit de tout faire pour que le coup d'Etat réussisse sinon ce sera la honte de l'armée.

“Ça n'a pas marché, c'est le cul de l'armée qui est dehors”, avait assené le présumé cerveau du putsch en novembre dernier. “Je ne sais pas si le Général a quelque chose contre moi, mais je ne vois pas à quel moment j'ai dit cela. Même si j'avais pris du tramadol avant de venir à la rencontre, je n'aurais pas tenu de tels propos”, a répondu le témoin.

L'audience se poursuit ce 20 février 2019 avec l'audition d'autres témoins.

Tiga Cheick Sawadogo
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Insécurité : Sept présumés délinquants dont un militaire radié dans les filets de la police

Le Faso - 9 ore 12 min fa

Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) du Centre a mis aux arrêts sept délinquants présumés appartenant à trois gangs. Parmi eux, un militaire radié en 2011 pour vol qualifié. Leur spécialité : les agressions à l'arme blanche suivies de vol ou de viol. Les policiers ont également saisi de nombreux engins à deux roues, des téléphones et ordinateurs portables, des ustensiles de cuisine et une somme de plus d'un million de francs CFA.

Boureima Kafando regagne enfin le sourire. Pour cause, il a retrouvé sa moto qui lui avait été arrachée par des braqueurs. « C'était un soir, aux environs de 20h30, je revenais du village lorsque j'ai été braqué par trois individus. Ils m'ont tendu une embuscade à l'aide d'une corde. Un d'eux avait une machette, les deux tenaient des bâtons », se rappelle-t-il comme si c'était hier.

Mais ce mardi 19 février 2019, grâce aux efforts conjugués de la police judiciaire et d'autres corps de la sécurité, il a retrouvé son engin. Tout comme lui, ils étaient une vingtaine de victimes de ces présumés délinquants, appartenant à trois gangs, à retrouver leurs engins.

« J'ai été braquée à domicile en mai 2016. Je venais d'accoucher par césarienne. Je suis rentrée chez moi et le lendemain, ils sont venus et ont emporté ma moto. J'étais là désemparée avec mon enfant et sans moto. Fort heureusement, la police vient de me restituer mon engin », s'est réjouie une autre victime, la trentaine bien sonnée.

Sept délinquants, trois gangs, même mode opératoire…

Les auteurs de ces agressions ont finalement été arrêtés par les éléments de la police judiciaire du Centre situé à Wemtinga avec l'appui de la Direction de la sécurité de l'Etat et de la Brigade de lutte anti-criminalité (BAC). Ils sont au total sept à être incarcérés dans les cellules de la PJ de Wemtinga.

Ils appartenaient à trois groupes différents mais opéraient tous presque de la même manière : vols à mains armées, vols par effraction suivis de viol. Le premier groupe est celui d'Edouard Yago. Enrôlé dans l'armée sous l'identité de Hamidou Yago, il a été radié en 2011 pour vol qualifié.
Avec son binôme, toujours en cavale, ils volaient les numéraires. « Ils ciblaient un établissement commercial dont le chiffre d'affaires quotidien est important, identifiaient le gérant qu'ils attaquaient à coup de marteau et s'emparaient de l'argent avant de s'enfuir sur leur vélomoteur », a expliqué le commissaire de police, Sayibou Galbané, patron du SRPJ du Centre.

La deuxième bande était dirigée par Souleymane Derra, employé de commerce domicilié au secteur 29 de Ouagadougou. Des cinq membres qui composent ce gang, trois sont toujours en fuite. Leur spécialité : agressions et vols d'engins à deux. « A défaut des lieux publics où ils volaient les engins, ils se déplaçaient à deux sur un vélomoteur dont au moins une personne était munie d'une arme blanche (machette, arrache-clou, etc.). Ils ciblaient un usager qu'ils filaient jusqu'à identifier un lieu propice où ils assomment la victime et s'emparent de son engin, ainsi que l'argent et les téléphones portables », a à nouveau raconté le conférencier.

Quant au troisième groupe, il était composé de trois personnes. Sa spécialité était le vol avec effraction et viol des victimes. Dans la nuit du 1er et 2 février 2019, les membres du gang ont dépouillé deux filles qui rentraient chez elles de leurs biens et les ont agressées sexuellement. Le groupe a plusieurs faits à son actif.

Un butin lourd…

Au total, sept délinquants ont été arrêtés et quatre sont toujours en fuite. Selon le commissaire Galbané, des recherches sont en cours pour les retrouver. D'ores et déjà, les éléments du SRPJ-C ont pu récupérer 27 motos, neuf téléphones portables, trois ordinateurs portables, deux tablettes, une bouteille de gaz de 6 kilogrammes, quatre sacs à main et une somme d'argent de plus d'un million (1.065.000 FCFA).
Après avoir bouclé les enquêtes et vérifié que les présumés délinquants n'ont pas de liens avec des groupes terroristes, la police les déférera au parquet pour être jugés.

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Migrations et environnement : L'OIM lance un nouveau programme dans deux communes du Burkina

Le Faso - 10 ore 10 min fa

Le 19 février 2019, à Kaya, le gouverneur de la région du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo, a procédé au lancement du projet « Renforcement des capacités des autorités locales Burkina Faso afin d'intégrer la migration, l'environnement et le changement climatique dans la planification locale ». Initiée par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en partenariat avec le secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable, cette phase pilote du projet couvre les communes de Mané dans la région du Centre-Nord et de Téma Bokin dans la région du Nord. Financé à hauteur de 200 000 dollars par le fonds de l'OIM pour le développement, le projet sera mis en œuvre sur une durée de deux ans.

Le projet « Renforcement des capacités des autorités locales Burkina Faso afin d'intégrer la migration, l'environnement et le changement climatique dans la planification locale » a été conçu pour accompagner les collectivités locales des communes de Mané et de Téma Bokin ainsi que leurs partenaires. Cela afin de leur permettre de mettre en œuvre des stratégies de développement durable répondant aux défis aussi bien climatiques que migratoires à travers trois axes.

Le premier axe se rattache au renforcement des capacités au niveau local à travers les formations qui seront dispensées mais aussi les séances de sensibilisation. Le second axe consiste à apporter un soutien technique aux institutions concernées par la mise à disposition d'un guide d'orientation pour l'intégration de la dimension migration, environnement et changement climatique dans les documents de planification communaux.

Les collectivités locales ont prêté une oreille attentive aux travaux

Ce guide tient compte des besoins de la population en situation de vulnérabilité, en particulier des femmes et des jeunes. Le dernier axe porte sur le renforcement de la gouvernance du lien entre migration et environnement à travers une approche participative. A terme, la participation des acteurs impliqués à tous les niveaux devra permettre de développer des politiques publiques mieux adaptées à travers la mise en place d'outils de planification inclusifs et durables.

L'initiative de l'OIM est née à la suite d'un constat amer. Il est ressorti de l'analyse situationnelle des Plans communaux de développement (PCD) 2007-2012, que les communes ciblées sont confrontées à un taux de chômage élevé (particulièrement chez les jeunes) ainsi qu'à une forte pauvreté (accentuée chez les femmes), avec parallèlement une démographie croissante ; ce qui entraîne une pression de plus en plus forte sur les ressources naturelles déjà rares. Ces difficultés, en plus du changement climatique, impactent à la fois les mouvements migratoires, la gestion environnementale et le potentiel de développement inclusif et durable de ces territoires.

Des responsables régionaux ont pris la résolution de veiller à la bonne marche du projet

Dans son mot de bienvenue, le président du conseil régional, Adama Sawadogo, a exprimé sa reconnaissance à l'OIM ainsi qu'aux partenaires du projet « Renforcement des capacités des autorités locales Burkina Faso afin d'intégrer la migration, l'environnement et le changement climatique dans la planification locale ». Soucieux de la réussite du présent projet, M. Sawadogo a exhorté la vingtaine de participants à l'atelier de lancement à jouer pleinement leur rôle, une fois de retour dans leurs postes respectifs. En retour, Mme le gouverneur de la région du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo, a réitéré l'engagement des deux gouvernorats à accompagner le projet.

Un projet hautement salutaire

Dans son intervention, le directeur de cabinet du ministère de l'Environnement, Rasmané Ouédraogo, dira qu'à l'heure où le Burkina Faso est confronté de façon de plus en plus accrue aux effets du changement climatique en prenant d'importants flux migratoires, ce projet est plus qu'une nécessité. S'appuyant sur les données de l'agence nationale de gestion des catastrophes (SP/CONASUR), il a rappelé qu'en 2017, douze des treize régions du Burkina Faso ont été touchées par des inondations, impactant 30 862 personnes. « Ces effets dévastateurs impactent les populations, les forçant dans la plupart des cas à des déplacements avec leur corollaire de malheurs. Les régions du Centre-Nord et du Nord sont des exemples concrets des défis de taille que rencontre le Burkina Faso », poursuit M. Ouédraogo.

Le nouveau projet de l'OIM s'inscrit dans la politique du ministère de l'Environnement, selon le directeur de cabinet dudit ministère, Rasmané Ouédraogo.

Même son de cloche du côté du chef de mission pays de l'OIF, Abibatou Wane. « Personne ne peut aujourd'hui nier l'impact du changement climatique au niveau global et national. L'Accord de Paris de 2015 et le Pacte mondial pour des migrations ordonnées, sûres et régulières adopté en décembre 2018 à Marrakech, reconnaissent ce lien qui existe entre changement climatique et mouvements. Le Plan de soutien de l'ONU au Sahel 2018-2030 et les efforts menés par le gouvernement burkinabè en matière de développement ont également mis en lumière l'impact du changement climatique sur les mouvements migratoires », dira-t-elle.

Le chef de mission pays de l'OIF, Abibatou Wane

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : L'ambassadeur de France au Burkina prend le pouls de la ville

Le Faso - 10 ore 40 min fa

L'ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes, a effectué une visite à Bobo-Dioulasso, du 18 au 19 février 2019, ponctuée par diverses activités. Selon le diplomate, il s'agit d'une visite de courtoisie pour mieux s'imprégner des réalités de la ville de Sya.

A Bobo-Dioulasso, l'ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes, a, pendant 48 heures, rencontré les autorités administratives et religieuses, les forces de sécurité, les Français vivant dans la ville de Sya. Ainsi, dans la matinée du lundi 18 février 2019, il a rendu visite au gouverneur des Hauts-Bassins, Antoine Atiou. Le gouverneur a salué cette visite qui n'est pas la première car, dit-il, le diplomate est très rattaché à cette région et marque toujours une halte pour échanger avec les autorités de façon symbolique.

Le président du conseil régional, Célestin Koussoubé, le commandant de la 2e région de gendarmerie, le colonel Sanon, le commandant de la 2e région militaire de l'armée de terre, le colonel Adam Néré de même que les autorités religieuses eu des entretiens avec l'ambassadeur Xavier Lapeyre de Cabanes.

Dans l'après-midi, l'ambassadeur a effectué une tournée dans trois instituts de recherches : L'Institut de recherches en sciences de la santé (IRSS), le Centre Muraz et le Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone subsaharienne (CIRDES).

A l'IRSS, autour d'une table ronde avec le personnel dudit institut, il a été présenté à l'ambassadeur les activités du Laboratoire mixte international sur les maladies à vecteur en Afrique (LAMIVECT). Ce laboratoire permet une collaboration étroite entre les chercheurs, les étudiants de l'IRSS et certains instituts de la France.

L'ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes

Au Centre Muraz, les présentations sur le Labo mobile P3 (laboratoire mobile des fièvres hémorragiques virales) ont suscité une longue discussion au cours de laquelle un plaidoyer a été fait auprès de l'ambassadeur pour l'installation de caméras de surveillance et l'acquisition de matériel pour le bon fonctionnement de certaines machines. Très admiratif de ce centre de référence, l'ambassadeur a promis un accompagnement conséquent pour la bonne marche de la structure.

Visite à l'IRSS

Pour clôturer cette première journée de visite, l'ambassadeur Xavier Lapeyre de Cabanes s'est naturellement rendu à l'Institut français de Bobo pour s'entretenir avec la communauté française vivant dans la ville de Sya.

Les échanges ont beaucoup porté sur la question sécuritaire au vu des attaques terroristes récurrentes marquées par des enlèvements ou assassinats d'expatriés. Xavier Lapeyre de Cabanes a tenu à rassurer les Français de la disponibilité de l'ambassade, qui collabore avec l'Etat burkinabè, pour assurer au mieux leur sécurité. Même si certains estiment vivre sans crainte à Bobo-Dioulasso, l'ambassadeur les a invités à respecter les consignes de sécurité et à éviter les « zones rouges ».

Très attaché à la ville de Sya, le diplomate France a exprimé sa satisfaction à l'issue de sa première journée de visite. A l'en croire, la ville est très hospitalière et ces visites lui permettent de découvrir les réalités de Bobo afin de pouvoir y apporter l'accompagnement nécessaire en matière de développement.

Haoua Touré
Lefaso.net

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