Burkina Faso

Crise humanitaire au Burkina : 486 360 déplacés internes à la date du 2 octobre 2019

Le Faso - 10 ore 10 min fa

« La situation humanitaire est loin de s'améliorer », ‘'pleure'' le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo, dressant, ce jeudi, 17 octobre 2019 à Ouagadougou, le bilan de la situation humanitaire née surtout de la dégradation de la situation sécuritaire dans certaines contrées du pays. Selon le ministre, si la tendance se poursuit, le nombre de déplacés internes (estimé à la date du 2 octobre à 486 360) pourrait atteindre 650 000 personnes d'ici à décembre 2019.

« Le Burkina Faso fait face à une crise humanitaire sans précédent », situe le ministre Ilboudo, révélant que l'insécurité affecte à ce jour plus de 800 000 personnes. A la date du 2 octobre 2019, informe Hélène Marie Laurence Ilboudo, le nombre de déplacés internes était estimé à 486 360 personnes réparties dans toutes les treize régions du pays.

La région du Centre-nord enregistre le plus gros contingent avec 270 476 personnes, soit un taux de 55, 61% de l'ensemble des déplacés. S'en suivent les régions du Sahel avec 160 741 personnes (soit 33, 05%), du Nord avec 31 998 personnes (6, 58%), de l'Est avec 10 293 déplacés (soit 2, 12%) et la Boucle du Mouhoun pour 8 577 personnes (1, 77%).

Les données indiquent également que 91% des populations déplacées internes vivent dans des communautés internes, 1% sur des sites installés depuis mars 2019, 8% qui étaient dans les écoles sont en cours de transfert. « A ce jour, nous avons un gap de 35 000 abris », révèle le ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo.

« Aussi, des catastrophes naturelles telles que les inondations et les vents violents ont été enregistrés dans quelques localités du pays faisant environ 13 000 sinistrés », apprend-elle.

L'assistance apportée indique que, et entre autres, 318 322 personnes déplacées internes ont bénéficié d'une assistance en vivres, quatre camps sont officiellement aménagés (dans la région du Centre-nord), deux autres camps en cours d'aménagement à Titao (chef-lieu de la province du Lorum, région du nord) et à Pissila (dans le Centre-nord). Toujours au titre de l'assistance, 38 000 ménages ont reçu des tentes familiales, tarpaulins et de cash transfert pour les abris ; la dotation de 58 265 ménages en matériel de survie (nattes, vêtements, lampes solaires, sceaux, bassines, bouilloires, etc.) et des kits d'hygiène.

Selon le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo, l'intervention du gouvernement est, à ce jour, évaluée à 2,5 milliards de F CFA.

« Il est important de savoir aussi que, les partenaires ont financé directement sur le terrain. Mais, nous allons capitaliser cela pour donner un montant exact ; parce que, comme le financement ne passe pas par le gouvernement, ce sont les ONG (Organisations non-gouvernementales) elles-mêmes qui évaluent et nous, on voit l'impact sur le terrain avant d'accepter. C'est donc validé en Conseil des ministres », a-t-elle expliqué.

Cependant, souligne le ministre, « la situation humanitaire au Burkina Faso est loin de s'améliorer ». A l'en croire, si la tendance se poursuit, le chiffre pourrait atteindre 650.000 personnes déplacées internes d'ici à décembre 2019.

Moment indiqué pour saluer la solidarité (notamment des populations endogènes) qui s'est manifestée dans les zones d'accueil autour de ces personnes en détresse. Aussi a-t-elle exhorté la mobilisation nationale pour faire face aux défis.

Selon le ministre, les défis restent immenses face aux déplacements massifs des populations et se présentent en termes du renforcement de la cohésion sociale, la sécurisation des localités pour réduire (voire mettre fin) aux déplacements des populations, la mobilisation des ressources reste insuffisante (car par rapport à la réponse d'urgence élaborée, évaluée à187 millions de dollars, à ce jour 32% ont été mobilisés), la coordination des actions (plusieurs acteurs étant en mouvement auprès des déplacés) pour plus d'impact et pour orienter les besoins selon les besoins du terrain, la protection des personnes vulnérables (femmes, enfants et personnes vivant avec un handicap), l'accès aux soins de santé, la nutrition pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq enfants, mobilisation des ressources pour les familles qui veulent retourner chez elles, etc.

Le ministre de la communication, le porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, lui, s'est prononcé sur des questions d'actualité et a partagé quelques informations. A ce titre, il a informé de la commémoration de l'an V de l'insurrection populaire et l'an IV de la résistance au coup d'Etat de septembre 2015. « Cette commémoration vise à rendre hommage aux martyrs, à magnifier le combat du peuple burkinabè pour la liberté, la démocratie et à transmettre cet exemple de courage et de maturité politique aux générations futures », a dit M. Dandjinou, précisant que ces instants se tiendront sobrement autour d'offices religieux, d'opérations de salubrité publique et de dépôt de gerbes de fleur.

Il a également réagi à la grève des syndicats de la santé, en lien surtout avec les personnes déplacées internes. A ce sujet, le ministre trouve la lutte syndicale tout à fait légitime, mais estime qu'il faut aussi penser au droit à la vie. « Quelle que soit l'importance de la lutte au niveau des syndicats aujourd'hui, il y a quand même une question essentielle à ne pas occulter : c'est le droit à la vie. Doit-on, dans notre lutte, entraîné des pertes en vies humaines ? », s'est en substance interrogé Remis Fulgance Dandjinou avant d'appeler le syndicat à prendre en compte la situation actuelle du pays.

O.L et Mariam Sagnon (stagiaire)
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Mutilations génitales féminines au Burkina Faso : La chirurgie intime pour réparer les victimes

Le Faso - 10 ore 21 min fa

Témoignage d'une victime de mutilation génitale féminine, qui a décidé de reprendre une partie de ce qui lui a été arraché, depuis l'enfance, grâce à la chirurgie réparatrice intime.

Cliquez ici pour lire aussi Repositionner le clitoris autrement pour qu'il ne disparaisse pas : Une technique originale « made in Yalgado Ouédraogo », selon le Pr Charlemagne Ouédraogo

Samirah Bationo
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Webographie : https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-mutilations-genitales-feminines-au-burkina-faso/

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Ministère de la Santé : Les infirmiers et sages-femmes se disent victimes de décisions dictées par d'autres professions

Le Faso - 10 ore 29 min fa

Le 17 septembre 2019, l'ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso adressait une note à ses membres sur le territoire national. Des dénonciations sur des faits jugés ambigus et graves et qui menaceraient l'avenir de la profession infirmière constituaient le principal sujet en référence aux décisions du Répertoire interministériel des métiers de l'Etat (RIME) adopté une semaine auparavant. A la suite de cette note, les infirmiers, sages-femmes et maïeuticiens ont, dans une déclaration en date du 24 septembre 2019, donné leur point de vue. L'emploi des infirmiers et sages-femmes du Burkina, selon la déclaration, doit suivre une structuration bien précise. Lisez plutôt.



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Congrès sur la miséricorde divine : La 4e édition se tiendra du 18 au 24 novembre à Ouagadougou

Le Faso - 10 ore 30 min fa

Le 4e congrès de l'Afrique et de Madagascar sur la miséricorde divine se tiendra du 18 au 24 novembre 2019, à Ouagadougou. Le thème de cette rencontre de prière est : « La miséricorde divine, une grâce pour notre temps ». L'information a été donnée par le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, au cours d'une conférence de presse, ce jeudi 17 octobre 2019 à Ouagadougou.

Au cours d'une conférence de presse présidée par le cardinal Philippe Ouédraogo, il a été annoncé que la capitale burkinabè accueille, du 18 au 24 novembre prochains, le 4e congrès d'Afrique et de Madagascar sur la miséricorde divine. Ce congrès mobilisera entre 600 et 800 participants de tout le continent. Au cours de cette semaine de prières, les croyants, dans leur diversité religieuse, réfléchiront aux défis brûlants du continent africain. Egalement, ils se pencheront sur la promotion de la fraternité, sous le signe de la miséricorde divine.

Ce congrès panafricain prévoit une journée de la miséricorde en faveur des personnes déplacées qui sont dans l'archidiocèse de Ouagadougou et des victimes des violences armées. Aussi, une messe sera célébrée pour les personnes déplacées, et une quête sera faite pour leur venir en aide. Tout croyant qui désire faire la promotion de la fraternité et du vivre-ensemble peut participer à cette conférence comme congressiste. Chaque participant doit débourser entre 150 000 et 20 000 F CFA. Les inscriptions en ligne se font sur le site www.congresmisericordedivine2019.org.

Pour assurer le plein succès de ce congrès, le cardinal Philipe Ouédraogo a exhorté les populations de Ouagadougou à une vive participation et à apporter des contributions de toutes natures. Les divers dons sont recevables sur les mobiles money aux numéros suivants : 72549827/ 77277373.

E.K.S.
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39e Journée mondiale de l'alimentation : Garantir la sécurité alimentaire pour une alimentation saine

Le Faso - 11 ore 25 min fa

Chaque année, le 16 octobre est célébrée la Journée internationale de l'alimentation (JMA). Au Burkina Faso, c'est Bobo-Dioulasso qui a accueilli la célébration au niveau national sous le thème « Une alimentation saine pour un monde faim zéro ». Cette journée vise à renforcer la sensibilisation et l'action en faveur des personnes victimes de la faim, à inciter aussi les populations à changer leur mode de production, d'approvisionnement et de consommation, pour une alimentation saine. En somme, il s'agit d'interpeller tous les acteurs du domaine à œuvrer pour un Burkina exempt de faim et de malnutrition à l'horizon 2030.

La célébration de la Journée mondiale de l'alimentation est l'occasion de rappeler au monde à quel point la faim constitue un frein au développement dans plusieurs pays. Cette journée vise à améliorer la compréhension des problèmes relatifs à la sécurité alimentaire et à accroître la sensibilisation des décideurs politiques, des acteurs du secteur privé et des producteurs en vue du renforcement et de la mise en œuvre d'actions permettant d'atteindre la faim zéro d'ici à 2030.

Cette année, les chiffres sont angoissants et les données contenues dans le rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ne sont guère rassurantes. Dans le monde, garantir la disponibilité et l'accès à une alimentation saine reste un énorme défi, notamment pour les personnes aux ressources limitées. Quoique l'objectif visé soit d'assurer la sécurité alimentaire, les régimes alimentaires malsains sont devenus également un facteur de risque principal de morbidité et de mortalité dans le monde, à cause du changement des habitudes alimentaires.

Des participantes à la cérémonie

De plus en plus, les populations font recours aux fastfoods et aux plats cuisinés à emporter. Cette alimentation souvent malsaine est à l'origine d'invalidité et de décès. C'est au regard de l'évolution sensible du phénomène que, cette année, la Journée mondiale de l'alimentation a été célébrée sous le thème « Une alimentation saine pour un monde faim zéro ».

Ce thème vise à interpeller les pays du monde, et en particulier le Burkina, à prendre des mesures pérennes dans les domaines de l'environnement, de la résilience face au changement climatique pour assurer la sécurité alimentaire, en vue d'une alimentation saine. « Les priorités de la FAO sont l'éradication de la faim dans le monde et aussi de s'attaquer à toutes les formes de malnutrition. D'où cet appel aux agriculteurs, aux gouvernements, aux chercheurs, aux acteurs du secteur privé et aux consommateurs de jouer leur rôle pour bouter le fléau de la malnutrition », a souhaité le représentant résidant de la FAO au Burkina, Dauda Sau.

Le représentant de la FAO au Burkina Dauda Sau

En effet, en 2018, 149 millions d'enfants de moins de 5 ans souffraient de retard de croissance, tandis que 49 millions souffrent de dépérissement. A contrario, plus de 670 millions d'adultes et 120 millions de garçons et de filles (5-19 ans) sont obèses, et 40 millions d'enfants dans le monde sont en surpoids. Or, de nos jours, le nombre de personnes sous-alimentées est reparti à la hausse, avec plus de 800 millions, soit environ une personne sur neuf. Ce qui signifie que malgré les problèmes de sécurité alimentaire que connaissent plusieurs pays dans le monde, l'alimentation saine constitue également un autre fardeau.

Ainsi, les problèmes de santé liés à l'obésité coûtent aux budgets nationaux 2 000 milliards de dollars par an. Pis, 50 à 90% de ces cas se retrouvent dans les pays à faibles ou moyens revenus, du fait de la consommation accrue d'aliments transformés et de viande. Face à cette situation, il est nécessaire que les populations changent leur mode de production, d'approvisionnement et de consommation. Par exemple, adopter le système de la ferme à l'assiette. Ce qui permettra de favoriser la production de denrées de base à haut rendement.

Le gouverneur des Hauts Bassins représentant le ministre de l'agriculture Antoine Atiou

Antoine Atiou, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, représentant le ministre de l'Agriculture, a interpelé les acteurs nationaux et les partenaires au développement à œuvrer en parfaite synergie pour relever le défi de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina.

De leur côté, les acteurs préconisent d'adopter une approche globale qui permettra d'examiner les causes de la malnutrition, en éradiquant les mauvaises pratiques d'alimentation, la mauvaise hygiène et le manque d'assainissement, etc. A l'occasion de cette célébration, une rencontre sur la sécurité alimentaire des aliments au Burkina Faso a permis d'aboutir à des recommandations.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Issoufou Ouédraogo
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Burkina : Le SYNATIC dénonce des « dérives répressives dans les médias publics »

Le Faso - Gio, 17/10/2019 - 22:58

Photos à l'appui, le Syndicat Autonome des Travailleurs de l'Information et de la Culture (SYNATIC) dénonce, dans la déclaration ci-après, des « procédures et mesures anti-travailleurs » dans les médias publics.

Depuis quelque temps, le Syndicat Autonome des Travailleurs de l'Information et de la Culture (SYNATIC) observe des actions multiformes de lutte des travailleurs des médias publics (RTB, Editions Sidwaya) pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail. Dans la mesure où ces actions viennent en appui à la plateforme revendicative du SYNATIC, le Bureau National comprend et soutien ces actions des travailleurs excédés par le mépris du gouvernement vis-à-vis des préoccupations formulées par le syndicat.

Invité, le 7 octobre 2019, par le gouvernement à formuler des propositions pour une sortie de crise, le SYNATIC a transmis ses propositions le 15 octobre 2019. C'est dans ce contexte de baisse de tension que certains responsables des médias publics ont choisi d'envenimer la situation.

Policiers armés en faction dans les studios de la RTB-Télé (1)

En effet, au lieu d'accompagner les travailleurs vers la sortie de crise, le directeur de la Télévision du Burkina, Evariste Combary, multiplie les intimidations, menaces et autres pressions sur les travailleurs : affectations sanctions, tracasseries administratives à l'encontre des militants les plus combatifs… Depuis, le 10 octobre 2019, il a fait interdire l'accès de la télévision nationale à la majorité des travailleurs dans l'après-midi. Seule une poignée d'agents répertoriés sur une liste y a accès ! De plus, les locaux sont investis par des policiers en armes. Le 14 octobre 2019, le même Evariste Combary a interdit une Assemblée Générale pacifique du SYNATIC prévue à la RTB/Télé.

Les mêmes manœuvres sont mis en œuvre par le directeur Harouna Sana à la RTB/Radio où les travailleurs font l'objet de harcèlement et d'intimidations à travers notamment des appels téléphoniques, des affectations, etc.

Pour le SYNATIC, cette attitude est incompréhensible et inacceptable au moment où le gouvernement reconnait la justesse et la légitimité des actions des travailleurs des médias publics et les a invités à faire des propositions pour aller vers une sortie de crise.

Policiers armés en faction dans les studios de la RTB-Télé (2)

Le 16 octobre 2019, le Bureau National a été informé d'un rapport et d'une délibération tronqués du Conseil d'Administration extraordinaire des Editions Sidwaya tenu le 4 octobre 2019, en vue de règlementer les horaires de travail au mépris de la Loi N° 033-2008/AN du 22 mai 2008 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des Etablissements Publics de l'Etat. Le 8 octobre 2019, c'était au tour du Conseil d'Administration de la RTB d'entreprendre la même mascarade dans l'optique de la répression de la lutte des travailleurs des médias publics.

Toutes ces mesures et procédures anti-travailleurs semblent être planifiées, orchestrées par le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, et exécutées par ses Directeurs généraux, directeurs et chefs de service zélés.

Au regard de ce qui précède, le SYNATIC dénonce :

- les intimidations, menaces de sanctions et pressions de tout genre sur les travailleurs ;
- la violation des libertés syndicales au sein des médias publics à travers les tentatives de prise de mesures impopulaires et anti-travailleurs ;
- les fausses délibérations des Conseils d'administration des Editions Sidwaya et la RTB sur de prétendues horaires de travail.

Policiers armés en faction dans les studios de la RTB-Télé (4)

En tout état de cause, le SYNATIC, prenant l'opinion publique à témoin, met en garde le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, véritable fossoyeur des intérêts des travailleurs des médias publics et ses collaborateurs zélés (le directeur de la RTB/Télé, le directeur de la RTB/Radio, le directeur général de la RTB, le directeur général des Editions Sidwaya, le président du Conseil d'Administration des Editions Sidwaya et le président du Conseil d'Administration de la RTB.) Il les tient pour responsables de toute dégradation du climat social qui interviendrait suite à ces manœuvres et agissements contre les intérêts des travailleurs des médias publics.

Le Bureau National exhorte les travailleurs à rester mobilisés et à l'écoute de tous mots d'ordre que commanderait l'évolution de la situation.
Mobilisation et Lutte pour la poursuite du combat pour l'amélioration de nos conditions de vie et de travail !
N'an Laara, An Saara !

Ouagadougou, le 17 octobre 2019

Le Bureau National

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Droits de l'enfant : Un guide pratique mis à la disposition des travailleurs sociaux

Le Faso - Gio, 17/10/2019 - 22:18

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire a organisé, ce jeudi 17 octobre 2019, à Ouagadougou, au profit des travailleurs sociaux, un atelier de diffusion du guide pratique sur le mode opératoire pour l'accompagnement de l'enfant en conflit avec la loi. L'objectif de cette rencontre est de mieux encadrer le travail de ces travailleurs sociaux, afin de garantir le respect des droits de l'enfant.

En ratifiant la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE), le gouvernement du Burkina Faso s'est engagé à protéger les droits de l'enfant de manière effective. A travers le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire, plusieurs programmes et actions ont ainsi permis de placer les droits de l'enfant au cœur de nombreuses préoccupations.

Fort de ce constat et de plusieurs acquis, comme la mise en place du Groupe de travail pour la protection de l'enfant, le ministère en charge de la Famille a décidé de porter une plus grande attention à l'accompagnement de l'enfant en conflit avec la loi. Ainsi, accompagné du Bureau international des droits des enfants (IBCR), le ministère a élaboré un guide pratique sur le mode opératoire pour l'accompagnement de l'enfant en conflit avec la loi, à l'intention des travailleurs et travailleuses sociaux au Burkina Faso. Pour la diffusion de ce guide, un atelier s'est tenu le jeudi 17 octobre 2019, au profit des acteurs du secteur.

Les filles et garçons en conflit avec la loi constituent une minorité parmi tous les enfants au Burkina Faso. Aussi, l'Etat se doit de prendre les décisions à leur sujet, le tout dans le respect des textes nationaux et internationaux et en favorisant leur réinsertion sociale. Car la loi portant protection de l'enfant en conflit avec la loi définit les rôles et responsabilité des acteurs, mais pas celui des travailleurs ou travailleuses sociaux tout au long du parcours ; de l'interpellation jusqu'à une éventuelle décision de justice.

Aussi, pour clarifier le rôle exact des travailleurs et travailleuses sociaux, le guide pratique élaboré permettra désormais de fixer le mode opératoire qu'ils doivent suivre afin de remplir leurs missions. De l'organisation de l'interaction entre les différents services sociaux à l'encadrement avec les autres acteurs du système de protection de l'enfant, le guide, qui se veut un référentiel, proposera les outils techniques en vue d'une plus grande protection des droits des filles et garçons au Burkina Faso.

Fruit de la collaboration entre le ministère de la Famille et le Bureau international des droits des enfants, le guide permettra également de replacer le travailleur social au cœur du processus de prise en compte des droits et des besoins spécifiques des garçons et filles en conflit avec la loi, d'améliorer la qualité et l'efficacité des interventions.

Pour Martin Causin, chef de projet du Bureau international des droits des enfants, le guide pratique a le mérite d'harmoniser les pratiques professionnelles à l'échelle nationale et vise aussi à renforcer la collaboration entre les services sociaux, les forces de sécurité, le personnel de justice et les établissements qui accueillent les enfants en conflit avec la loi.

Aussi, pour assurer une bonne utilisation et une large diffusion du guide, le Bureau international des droits des enfants, appuyé par Affaires mondiales Canada (AMC), a décidé d'accompagner le ministère de la Famille avec du matériel informatique et une contribution budgétaire pour organiser les sessions de diffusion. Pour Mariam Ouattara, chargée de mission au le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire, la réussite du projet sera jugée sur les changements constatés en faveur des enfants. Elle a invité les travailleuses et travailleurs sociaux à s'approprier les outils pour les mettre en pratique dans leur travail quotidien ; cela, pour le bien-être des enfants.

Juste Ephrem ZIO
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Résilience au Sahel : Le Burkina prépare la mise en œuvre de sa coalition

Le Faso - Gio, 17/10/2019 - 22:17

Le G5 Sahel, c'est aussi la résilience et le développement humain. Pour accompagner les populations à faire face aux différents chocs faits de changements climatiques, attaques terroristes, conflits communautaires et pauvreté, une lettre d'entente a été signée avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondiale (PAM). Ce 17 octobre 2019, a eu lieu à Ouagadougou, un atelier de concertation pour la mise en place de la coalition nationale opérationnelle d'appui à la mise en œuvre des actions de résilience.

En plus du changement climatique, les populations du Sahel font face à une insécurité chronique jamais vécue avec des attaques terroristes et des conflits communautaires. Cela a pour conséquence un déplacement massif de populations avec une insécurité alimentaire, de la malnutrition, la privation aux services sociaux de base… Pour faire face à cette situation de vulnérabilité qui concerne des millions de personnes, la résilience est identifiée comme un des axes majeurs d'intervention du G5 Sahel.

l'expert résilience et développement humain Kouldjim Guidio

Alors l'instance qui regroupe cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) a signé en février 2018 à Niamey, au Niger, une lettre d'entente servant de base légale pouvant permettre de concevoir , exécuter, suivre et évaluer les actions communes dans le sens de la résilience. Par la suite, une note opérationnelle a été développée et elle définit le paquet d'activités de résilience sur une période de 6 ans (2018-2024).

Ces activités concernent la réhabilitation des écosystèmes et la création d'emplois, la production agricole et sylvicole (le petit élevage, la pisciculture, l'agroforesterie), le pastoralisme, l'appui à la nutrition, l'accès aux services sociaux de base et les filets sociaux. Les actions, si elles sont mises en œuvre, devraient atteindre 5,25 millions de personnes vulnérables, et indirectement 8,75 millions de personnes potentiellement exposées aux chocs et à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les 5 pays.

Chaque pays se prépare donc pour être au rendez-vous de la résilience, d'où la tenue de l'atelier de concertation pour la mise en place de la coalition nationale opérationnelle d'appui à la mise en œuvre des actions de résilience. La coalition nationale sera chargée de coordonner, piloter les activités de l'axe de résilience du G5 Sahel au Burkina Faso.

« Face à tous ces défis, il faut des actions de développement, de renforcement de la résilience des populations face aux différents chocs qu'elle connait. Tout cela doit se faire dans un cadre concerté, dans un cadre d'action commune entre nos gouvernements et les différents partenaires », a dit l'expert résilience et développement humain Kouldjim Guidio à l'entame des travaux.

Selon lui, la coalition nationale à mettre en place doit être un cadre de concertation, le levier le plus important que le gouvernement peut utiliser soit pour mobiliser les ressources, partager des expériences, coordonner des activités, renforcer les capacités dans la mise en place des activités de résilience.

Quant à Seydou Soulama, conseiller technique du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire cette coalition nationale est la bienvenue. En effet, le conseiller technique note que la pauvreté chronique, l'insécurité alimentaire, la malnutrition particulièrement dans les zones rurales, et surtout dans les zones de conflit, les attaques des groupes terroristes et les conflits communautaires ont occasionné un déplacement massif des populations.

Tout cela appelle à la prise de mesures urgentes. Il faut donc conjuguer les efforts pour que les populations accroissent leurs revenus, accèdent aux infrastructures et services sociaux de base, améliorent leurs moyens d'existence, valorisent les ressources naturelles. « Cette coalition n'est pas une nouvelle instance, encore moins un organe de plus, il s'agit seulement d'un cadre commun de concertation, de dialogue et d'action pour soutenir le G5 Sahel », a soutenu Seydou Soulama.

L'atelier a réuni les participants issus des ministères sectoriels, des grandes institutions, des organisations sous -régionales, régionales, internationales et de la société civile.

Tiga Cheick Sawadogo
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