Burkina Faso

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Burkina/Boulangerie : La Fédération des patrons menace d'augmenter le prix du pain

Le Faso - Tue, 30/11/2021 - 10:57

Dans une correspondance adressée au Ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'artisanat, la Fédération des patrons de boulangerie, pâtisserie et confiserie menace d'augmenter le prix du pain de 50 francs si rien n'est rien fait d'ici le 15 décembre 2021 pour trouver des solutions aux problèmes du secteur.

Oumarou Yugo et ses camarades dénoncent une concurrence déloyale pratiquée par un des membres de la Fédération. Selon les auteurs de la correspondance, la situation a été aggravée par l'augmentation du prix de la tonne de farine qui est passé de 350 000 francs à presque 420 000 francs CFA.

« Les audiences accordées à la Fédération par la Direction générale des impôts et le Ministre en charge du commerce n'ont pas permis de trouver une solution aux préoccupations des membres de ladite fédération », ont regretté les responsables de la Fédération des patrons de boulangerie, pâtisserie et confiserie.

« Nous portons à votre connaissance que si aucune solution ou mesures d'atténuation n'ont pu être trouvées afin de soulager le secteur de la boulangerie d'ici mi-décembre 2021, la Fédération sera dans l'obligation de procéder à une augmentation du prix du pain qui passera de 150 à 200 francs CFA afin d'assurer sa survie », ont prévenu Oumarou Yugo et ses camarades.

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Saccage du bâtiment de l'état civil : « Ces actes de vandalisme ne resteront pas impunis », Armand Béouindé

Le Faso - Tue, 30/11/2021 - 00:00

« Plusieurs auteurs des actes de vandalisme du bâtiment de l'état civil ont été identifiés et seront poursuivis en justice », a laissé entendre le maire de Ouagadougou lors d'une conférence de presse initiée ce lundi 29 novembre 2021 à l'Hôtel de ville. « Ces actes ne resteront pas impunis », a-t-il énoncé.

Selon le maire de Ouagadougou, le saccage du bâtiment de l'état civil survenu à l'occasion de la manifestation du samedi 27 novembre est imputable aux différentes organisations et partis politiques qui ont déclaré approuver et soutenir l'initiative. Si l'on enregistre d'énormes dégâts matériels à l'issue de la casse, aucune perte en vie humaine n'est à déplorer.

Armand Béouindé a déclaré ne pas pouvoir pour l'instant communiquer des chiffres relatifs aux pertes enregistrées mais affirme qu'ils sont à pied d'œuvre afin d'évaluer avec exactitude l'ensemble des matériels endommagés.

Le maire n'en disconvient pas quant aux droits de revendications des populations mais estime que cela doit se faire en respectant la règlementation en vigueur. « Avoir des revendications, oui c'est notre droit à tous. Mais cela doit se faire dans les règles. Détruire et saccager est inadmissible », a-t-il souligné.
A ce sujet, il indique que chacun doit être conscient de sa responsabilité et des conséquences des actes posés sur le bien de toute la collectivité. Pour lui, s'en prendre à l'Hôtel de ville, puis au bâtiment de l'état civil, saccager et détruire la quasi-totalité des archives n'est pas la bonne réponse dans la lutte contre le terrorisme.

Le maire de Ouagadougou expliquant à la presse les matériels qui ont été endommagés à l'issue du saccage

« Les actes de vandalisme perpétrés au niveau de la mairie de Ouagadougou nuisent finalement à nous-mêmes car ce sont les papiers d'état civil, de famille, d'identité qui ont été détruits », a déploré le maire.
Armand Béouidé a fait savoir que les vrais instigateurs se sont lâchement terrés chez eux n'ayant pas eu le courage et la dignité de se mettre au-devant de ces manifestations.
Pour ce qui est de la déclaration préalable des manifestants que la mairie aurait refusé de recevoir, le maire est clair et confie que les documents apportés par ces derniers n'avaient pas respectés les délais de 72 heures avant la date prévue de la marche. Il informe que ces documents sont arrivés dans l'après-midi du jeudi 25 novembre 2021.

L'enseigne du bâtiment de l'état civil détruite à coups de pierres

Il précise aussi que lesdits documents étaient irrecevables parce qu'ils ne comportaient pas l'identité des initiateurs de la manifestation.
En vue d'assurer la continuité des services de la mairie de Ouagadougou vis-à-vis des citoyens malgré cet incident qui la met en difficulté, des mesures ont été prises dès ce jour en vue de répondre aux besoins d'établissement des différents documents administratifs.

Hamed NANEMA
Lefaso.net

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Procès Thomas Sankara et douze autres : "Je ne savais pas que j'avais le bec dans l'eau", regrette Mousbila Sankara

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 23:55

L'audition de l'ex ministre de l'Administration du territoire et de la Sécurité du Conseil national de la révolution (CNR), Nongma Ernest Ouédraogo, n'a finalement rien apporté de nouveau à la recherche de la vérité au procès Thomas Sankara et douze autres, ce lundi 29 novembre 2021.

Après lui, c'était au tour de Mousbila Sankara, ambassadeur du Burkina Faso en Libye au moment des faits.
"Je ne peux pas dire grand chose du 15 octobre 1987, parce que je n'étais pas là. J'étais à la 49e session des nations unies à New York. C'est en pleine réunion donc que j'ai appris ce qui se passait au Burkina Faso. Ma délégation et moi, nous nous sommes tout de suite démobilisés. J'ai essayé de joindre le conseil de l'Entente. Et quand j'ai finalement eu Blaise Compaoré, il me dit en larmes : on nous a eu, j'ai été débordé. Ce que je vais te demander c'est de rejoindre ton poste et de nous aider avec du matériel de maintien de l'ordre.", relate-t-il.

Chose qu'il fit avant de se rendre compte qu'il était "berné". "Moi Mousbila, c'est ce qui me fait très mal. Je l'ai cru naïvement et j'ai fait venir du matériel en demandant au Niger et à l'Algérie, de laisser traverser leur espace aérien pour que le Burkina Faso puisse entrer très rapidement en possession du matériel. Je ne savais pas que mon bec était dans l'eau", regrette-il.

Il dit être entré au pays un certain 27 novembre 1987, incarcéré à la gendarmerie, ensuite au conseil de l'Entente du 23 décembre 1989 au 7 avril 1991. "A la gendarmerie, on ne faisait que me frapper. Après quelques mois passés à la gendarmerie, on m'a transféré au conseil de l'Entente. Mon vieux, je peux dire que mon séjour à la gendarmerie, était un séjour dans un hôtel cinq étoiles comparativement au conseil de l'Entente", déclare-t-il avec amertume.

Au conseil de l'Entente, l'ex ambassadeur du Burkina Faso en Libye soutient que les tortures y étaient inhumaines. Parmi eux, se trouvait un détenu en phase terminale du VIH Sida. D'après lui, on le rasait avec une lame et c'est la même lame qui est utilisée pour raser les autres. Lui y compris. Il à même cité le nom de certains de ses bourreaux. Il s'agit entre autres de Boureima Keré, aide de camp de Blaise Compaoré à l'époque, le lieutenant Oumar Traoré et un certain Moumouni Ouédraogo.

La séance du jour à été suspendue au moment où les témoignages de M. Sankara atteignaient sa vitesse de croisière. Le rendez-vous est pris pour demain pour la suite de son témoignage.

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Solidarité envers les personnes déplacées internes (PDI) : « On n'a pas besoin d'avoir beaucoup pour penser à ceux qui n'en ont pas », foi de Linda S. Hien

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 23:50

Même si certaines personnes ont tendance à dire que le monde est devenu de plus en plus individualiste, les personnes solidaires existent encore. Et elle fait partie de ces personnes-là. Cette jeune dame d'une vingtaine d'années, a la main sur le cœur. Quand il s'agit de faire du bien à autrui, elle ne lésine pas. Au lieu de faire comme les autres, Linda Stéphanie Hien a décidé de fêter son anniversaire autrement. Elle a fait parler son cœur en offrant des serviettes hygiéniques aux femmes déplacées internes (FDI) de Panzani afin de les soulager. Sa philosophie : « on n'a pas besoin d'avoir beaucoup pour penser à ceux qui n'en ont pas. Surtout, quand on a beaucoup reçu, on a beaucoup à donner ». Ce sont environ 200 femmes de ces sites qui ont bénéficié de sa générosité.

Proposé recueilli par Yvette Zongo
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Archidiocèse de Ouagadougou : Le cardinal Philippe Ouédraogo rend grâce à Dieu pour ses 25 ans de vie épiscopale

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 23:48

La célébration du jubilé d'argent de l'évêque métropolitain de Ouagadougou a eu lieu le dimanche 28 novembre 2021 à la paroisse cathédrale de Ouagadougou. A l'occasion, ses pairs venus du Burkina Faso, du Niger, de l'Afrique du Sud … de même que les fidèles chrétiens et des autres confessions religieuses lui ont témoigné leur proximité par leur présence.

Ordonné prêtre en 1973 dans le diocèse de Kaya, puis évêque le 23 novembre 1996 dans le diocèse de Ouahigouya et élevé au rang de cardinal le 22 février 2014, Philippe Ouédraogo a, de ce fait, 48 ans de vie de prêtre et 25 ans de vie épiscopale. Dans la tradition de l'Église, il est recommandé que le prêtre ou l'évêque puisse marquer un arrêt lors des 25 ans de service pour évaluer sa vie de foi avec le « Maître de la moisson », Jésus Christ, d'où le sens de la célébration jubilaire. Cette halte est également une manière de rendre grâce à Dieu pour son amour envers les hommes et lui demander les grâces de renouveler les forces pour poursuivre le combat confié aux pasteurs dans le but de conduire les brebis vers le vrai pâturage afin qu'aucune ne se perde.

Initialement prévue le samedi 27 novembre 2021, la commémoration de cette cérémonie jubilaire s'est finalement tenue avec l'inauguration du 1er dimanche du temps de l'Avent pour des raisons de la marche du 27 novembre organisée par des associations contre la mal gouvernance.

Photo des évêques

Le temps de l'Avent est un temps « fort » pour l'Eglise catholique romaine car il marque le début de l'attente, de préparation spirituelle et humaine pour accueillir le Sauveur, le Verbe fait Chair, "Verbum Caro est". Pour le jubilaire (Philipe Ouédraogo), « un jubilé n'est rien d'autre qu'une action de grâce au Seigneur pour ses merveilles d'amour qu'Il réalise pour l'homme, les familles et les communautés. » Aussi, il a prié pour le retour de la paix dans le monde et en particulier au Burkina Faso en proie à de multiples attaques terroristes. « La paix est un don de Dieu et le fruit de l'effort des hommes », a-t-il rappelé. Pour ce faire, il a exhorté tous les acteurs (politiques, religieux, société civile etc.) à s'y investir davantage pour qu'ensemble les Burkinabè puissent triompher de l'hydre terroriste. Il a illustré ses propos par un adage africain qui dit que « c'est ensemble qu'on soulève la toiture pour la placer sur la muraille. »

Mgr Joachim Ouédraogo, évêque du diocèse de Koudougou

La célébration eucharistique, sommet de la vie chrétienne, a été le point phare de cet événement. Présidée par l'auxiliaire des lieux lui-même. Mais c'est Mgr Joachim Ouédraogo du diocèse de Koudougou qui a prêché l'homélie sur les béatitudes. Il a fait savoir que toute la vie du prêtre, du chrétien se trouve résumé dans les béatitudes. « Les béatitudes (au nombre de 8) sont la charte du chrétien, le code de vie du chrétien, son chemin de sainteté et de vérité. En clair les béatitudes sont un appel à aller vers le prochain, à l'accepter, à l'aider, à l'aimer comme le Christ a aimé l'humanité jusqu'au sacrifice suprême. Et dans le contexte actuel marqué par le terrorisme, nous sommes tous appelés à travailler à la cohésion sociale, familiale, de l'Eglise… » a expliqué Mgr Joachim.

À en croire l'ancien secrétaire général et ancien vicaire général (Mgr Joachim Ouédraogo) de l'évêque Philippe Ouédraogo (à Ouahigouya), le Cardinal est un homme de prière. « J'ai vécu avec lui à Ouahigouya pendant 6 ans. Chaque jour à 4h du matin, il est, à genoux, devant le Saint Sacrement. Je pense que c'est de là qu'il puise sa force pour la mission, pour aller au large avec le peuple de Dieu à lui confié » a-t-il révélé.

Les grands séminaristes Saint Jean-Baptiste de Wayalghin (Ouagadougou) de la promotion « SPES »

A tour de rôle, l'Eglise famille de Dieu au Burkina et ailleurs (le conseil national des laïcs ; la conférence des évêques du Burkina Faso ; la conférence épiscopale Burkina-Niger ; la conférence des évêques de l'Afrique et de Madagascar ….) ont exprimé au cardinal, des messages de félicitation et de proximité filiale en ce moment mémorial.

En rappel, le cardinal Philippe Ouédraogo célébrera ses 50 ans de vie de prêtre en 2023. Il a été porté à la tête de l'archidiocèse de Ouagadougou en 2009 comme évêque métropolitain. Aussi en 2019, il est nommé président de la conférence des évêques de l'Afrique- Madagascar (CEAM).

Dofinitta Augustin Khan
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Burkina : L'Autorité de régulation du secteur de l'énergie renforce les capacités des acteurs

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 23:47

L'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) entend insuffler plus de dynamisme dans ses actions sur le terrain. Pour ce faire, elle organise du 29 novembre au 1er décembre 2021 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation des acteurs du secteur de l'énergie sur les missions de l'ARSE.

Durant trois jours d'échanges, ces différents acteurs seront outillés sur les mécanismes de régulation du secteur de l'énergie au Burkina Faso. Leurs capacités seront principalement renforcées dans le secteur de l'énergie en matière de régulation à savoir les concepts et fondements de la régulation, les missions, attributions, l'organisation et fonctionnement de l'ARSE.

Ces acteurs vont aborder la régulation du secteur de l'énergie au Burkina Faso, les informations générales sur le marché régional de l'électricité de la CEDEAO, les perspectives du marché régional de l'électricité de la CEDEAO, la présentation des directions opérationnelles de l'ARSE, entre autres.

La présidente de l'ARSE, Mariam Gui Nikièma, a souligné la nécessité de cette formation pour les acteurs du domaine de l'énergie

« Cette formation va permettre d'appréhender les concepts et les fondements de la régulation, les missions, attributions, organisation et fonctionnement de l'ARSE », a laissé entendre la présidente de l'autorité, Mariam Gui Nikiéma. En 2007, poursuit-elle, le Burkina Faso à l'instar de la plupart des pays de l'espace CEDEAO, a procédé à une réforme de son secteur de l'électricité afin de satisfaire les besoins des populations en énergie électrique. Cette réforme, ajoute-t-elle, a eu pour innovations majeures la libéralisation de la production de l'énergie et la création d'une structure chargée de la régulation du secteur, en l'occurrence l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE). Les missions de cette institution ne sont pas toujours bien appréhendées par certains acteurs. C'est donc pour mieux les outiller que cet atelier de sensibilisation a été organisé, a-t-elle expliqué.

Pour le directeur du service économie et tarification de l'ARSE, Ahmed Yachine Ouédraogo, cette formation est à saluer au regard des enjeux du secteur. « C'est l'occasion d'aborder des concepts théoriques sur la régulation afin de mieux décliner les grands enjeux », a-t-il indiqué ajoutant que la question de la régulation économique, juridique, politique des acteurs du secteur rural constituera le centre d'intérêt pour ces échanges.

Les participants sont issus des différentes institutions de l'énergie

C'est le même sentiment de satisfaction affiché par Léonard Sanon, directeur des affaires juridiques et du contentieux à l'ARSE. « Nous sommes dans la dynamique de les informer et les sensibiliser sur les rôles, les missions d'un régulateur dans le secteur d'énergie », a-t-il souligné. A l'entendre, l'énergie est un bien public au Burkina et les acteurs qui l'encadrent doivent bien se former afin d'assurer pleinement leurs missions. « Il est vraiment important que les acteurs qui arbitrent ce secteur soient vraiment informés et sensibilisés sur leurs rôles », a soutenu Léonard Sanon.

Parmi ces missions, explique-t-il, il y a le suivi de l'application des textes, la protection des intérêts des opérateurs (privés ou publics) sur leurs droits, veiller aux respects des obligations et régler les différends entre les acteurs dans ce secteur.

Léonard Sanon, directeur des affaires juridiques et du contentieux à l'ARSE, se réjouit de ce cadre d'échanges

Rôle de l'ARSE

L'ARSE est une institution créée en 2007. Personne morale de droit public ayant le statut d'autorité administrative indépendante rattachée au cabinet de la Primature et jouissant de l'autonomie financière, l'ARSE est chargée de réguler les activités de production, d'exploitation, de transport, de distribution, d'importation, d'exportation et de vente de l'électricité sur toute l'étendue du territoire national.

Cette fonction, l'ARSE l'assume aux côtés d'acteurs également reconnus par la loi et dont les missions interagissent avec celle du régulateur comme un ensemble cohérent et indissociable nécessaire au bon fonctionnement du secteur de l'énergie dans notre pays.

Serge Ika Ki (stagiaire)
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Football : Lionel Messi élu ballon d'or 2021

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 22:31

Et de sept pour Messi. L' international Argentin a été élu meilleur joueur de la saison 2020-2021.
En lutte avec Robert Lewandowski et Jorginho, Lionel Messi a été préféré par les 180 journalistes électeurs.
C'est le septième ballon d'or pour le nouveau sociétaire du Paris Saint-Germain.

A 34 ans, l'attaquant argentin a eu une saison mitigée avec le Barcelone, couronné par une Coupe du roi et un début de saison poussif avec le Paris Saint-Germain. Avec l'Albiceleste, il a décroché la Copa America, la première de sa carrière.
Il est désormais le seul joueur au monde à remporter sept fois le Ballon d'or.

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Retrouvez tout le classement ici

1er Lionel Messi (Paris SG)
2ème Robert Lewandowski (Bayern Munich)
3ème Jorginho (Jorge Luiz Frello) (Chelsea)

4ème : Karim Benzema
5ème : N'Golo Kante
6ème : Cristiano Ronaldo
7ème : Mohamed Salah
8ème : Kevin DeBruyne
9ème : Kylian Mbappé
10ème : Gianluigi Donnarumma

Ballon d'or féminin 2021 : Alexia Putellas
Vainqueur du trophée KOPA : Pedri
Meilleur buteur de l'année : Lewandowski
Trophée Yachine : Gianluigi Donnarumma
La meilleure équipe de l'année : Chelsea

When Luis Suarez gives the #ballondor to Messi ! pic.twitter.com/uUHhMgtVfR

— Ballon d'Or #ballondor (@francefootball) November 29, 2021

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Révolution démocratique et populaire du Burkina : "Thomas Sankara avait une tendance à décider tout seul, sans tenir compte de ses collaborateurs", dit Philippe Ouédraogo

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 22:30

Dans sa déposition, ce lundi 29 novembre 2021 devant le tribunal militaire, le témoin Philippe Ouédraogo est largement revenu sur des points de divergence entre son parti, le PAI et la Révolution démocratique et populaire (R.D.P) plus précisément le capitaine Thomas Sankara.

Ministre des infrastructures et de la communication, d'août 1983 à août 1984, Philippe Ouédraogo et son parti, le PAI, se sont retirés dès août 1984 du gouvernement et du Conseil national de la révolution (C.N.R : organe de direction de la R.D.P).

Selon ses explications, la divergence de vue résidait dans la création d'un parti unique voulu par Thomas Sankara. Le projet devait aller très vite, précise-t-il.
Le témoin explique que le PAI n'épousait donc pas une telle démarche, car pour dissoudre un parti politique, il faut (conformément à ses textes) tenir des instances pour décider.

"Nous (PAI) avions toujours eu cette ambition d'être nous-mêmes et de dire ce que nous pensions. (...). Au départ, il était prévu que l'OMR (
Organisation des militaires révolutionnaires) soit représentée au C.N.R par huit éléments, quatre du PAI et quatre de l'ULC-R. Mais au fil du temps, le nombre de militaires gonflait dans les rencontres, jusqu'à ce qu'on se retrouve à une réunion, en juin (1984, ndlr) avec 51 militaires. Les militaires avaient une position excessive", décrit Philippe Ouédraogo, relevant que cette vision du PAI (de rester lui-même) n'était pas du goût des militaires et même des civils de l'ULC-R (Union des luttes communistes-reconstruite).

Toujours en illustration de la prééminence des militaires, Philippe Ouédraogo explique qu'alors ministre, les missions organisées par son département à l'intérieur du pays en direction des populations étaient toujours conduites par des sous-officiers.
"Thomas Sankara avait une tendance à décider tout seul, sans tenir compte de ses collaborateurs. Thomas avait cette tendance, malheureusement", relâte Philippe Ouédraogo, pour qui, cette posture a certainement contribué à exacerber la situation entre Thomas Sankara et son numéro 2, Blaise Compaoré.

Après avoir donc claqué la porte du gouvernement et du C.N.R en août 1984, le PAI n'a participé ni au Front populaire ni à la création de l'ODP/MT (
Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail) qui se voulait une sorte de regroupement de partis politiques inspiré par Blaise Compaoré.

Parlant de la personnalité de Thomas Sankara, Philippe Ouédraogo retient, entre autres, qu'il a contribué à donner d'énormes amis au Burkina. Dynamique, éloquent, Thomas Sankara était également apte à analyser les situations et à mettre vite en oeuvre ses idées, apprécie le témoin.

Pour Philippe Ouédraogo, le passage de Thomas Sankara a révolutionné la mentalité même du Burkinabè. "Si le dénouement n'avait pas été aussi dramatique, le Burkina Faso serait aujourd'hui beaucoup plus loin", regrette le témoin. "Thomas Sankara était le plus engagé, révolutionnairement, ensuite Blaise Compaoré. Dans la préparation (du 4 août 83, ndlr), chacun d'eux a joué sa partition de manière complète", juge Philippe Ouédraogo, répondant à une question sur l'engagement révolutionnaire des deux leaders.

Quant à Blaise Compaoré, poursuit Philippe Ouédraogo, il était timide "et apparemment un militaire bien apprécié".
"Un homme très sensible et susceptible, peu loquace, mais je pense que beaucoup de gens appréciaient son affabilité", dresse Philippe Ouédraogo, le qualifiant également de bon militaire.

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Burkina : Philippe Ouédraogo ne croit pas à la supposée intention de Blaise Compaoré de prendre le pouvoir en août 1983

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 22:30

L'audience du procès Thomas Sankara et ses douze compagnons se poursuit ce lundi 19 novembre 2021 avec le passage aux premières heures, de l'ancien ministre de l'équipement et de la communication, Philippe Ouédraogo.

A la barre à 9h09, Philippe Ouédraogo a fini son passage à 10h50. Le témoin indique qu'il avait des rapports avec les principaux animateurs de la Révolution. En août 1984, le PAI se retire du gouvernement de la Révolution (premier gouvernement) et du Conseil national de la Révolution (C.N.R). Dès lors, les responsables du PAI (Parti africain de l'indépendance) étaient des "spectateurs", dit Philippe Ouédraogo.

A partir d'août-septembre 1987, poursuit-il, "un certain nombre d'éléments devenaient inquiétants pour la survie du régime".

Le pic sera constaté à Tenkodogo avec le discours du 2 octobre (1987). Thomas Sankara y tient un discours rassembleur "en faisant une auto-critique et appelant à travailler ensemble" tandis que l'étudiant Jonas Somé prononçait un discours virulent, appelant entre autres à une démarcation vis-à-vis des "réactionnaires".

Un autre élément caractéristique de la dégradation de l'atmosphère, ce sont les tracts contre les deux premiers responsables de la Révolution, Thomas Sankara et Blaise Compaoré.

Sur le contenu de ces tracts, Philippe Ouédraogo apprend que ces écrits véhiculaient, dans un ping-pong, l'idée que ces deux personnalités étaient de "moralité douteuse" et qu'elles n'étaient pas de vrais révolutionnaires. Les tracts "attaquaient même leurs épouses", révèle le témoin.

Alors en service au Liptako-Gourma, le témoin déclare qu'en cet après-midi du 15 octobre 1987, il était à la Chambre de commerce pour la clôture des travaux d'un comité d'experts. La cérémonie devrait être présidée par le ministre Coeffé (Roger Alain Coeffé, ministre des Transports et des communications).

Entre temps, on annonce qu'il sera remplacé par Tertius Zongo, à l'époque directeur de la coopération. C'est sur ces entrefaites qu'ils seront alertés par les coups de feu, suivis des mouvements des véhicules militaires. De là, il se rend chez son ami Arba Diallo, en son temps, conseiller à la présidence. C'est de chez lui qu'il entendra les premiers communiqués. Puis le lendemain, le décès de Thomas Sankara et ses compagnons.
Le 19 octobre 1987, il est reçu autour de 11h au conseil de l'Entente par Blaise Compaoré qui lui explique la situation. Le numéro 2 aurait dit que les coups de feu ont éclaté au moment où il se disposait à se rendre à une réunion à 17h. Cette réunion devait parler de la réorganisation de l'armée, rapporte le témoin.
Philippe Ouédraogo confie également que Blaise Compaoré a signifié que "vu la situation", Boukary Lingani, Henri Zongo et lui "ont décidé" d'assumer le coup d'État.

A la demande d'une des parties d'avoir le commentaire du témoin sur l'opinion selon laquelle, Blaise Compaoré aurait, le 4 août 1983 (début de la Révolution), exprimé son intention de prendre le pouvoir, Philippe Ouédraogo émet des doutes. "Personnellement, je ne crois pas ; en tout cas, pour ce que je connais du personnage", dit le témoin, relevant cependant (et en substance) que l'être humain reste subjectif.

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Ouagadougou : « Plus de 200 personnes perdues retrouvées grâce à moi », dixit Achille Kororo, crieur public

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 22:00

Aucun jour ne passe sans qu'on entende ou voit des avis de recherches de personnes disparues. Des adultes, des enfants sortent et ne rentrent plus à la maison. Les ondes des radios, les réseaux sociaux, la presse écrite et les médias sont mis à contribution pour les recherches. Depuis un certain temps, les crieurs publics sont dans la danse. Souvent, ils sont même plus efficaces. Ils font des résultats probants. Parmi ceux qui excellent, il y a Achille Korogo. Son palmarès est éloquent. Aucune recherche infructueuse. Plus de 200 personnes retrouvées en cinq ans. Focus sur un homme qui, par la force et l'amour du travail, est devenu un sauveur pour les autres.

Achille Korogo, c'est un jeune homme de plus de 30 ans. Il est né à Ouagadougou, dans le quartier Kamboinsin. C'est dans l'arrondissement 12. Du haut de ses 1,75 m, l'homme a débuté par l'animation. C'est un travail qu'il a hérité de son géniteur. « Mon père faisait déjà des animations », précise-t-il. Il y avait des pertes d'enfants. Les parents venaient donc solliciter ses services. C'est ainsi qu'il commença le métier de crieur public. Ce n'était pas une chose facile. « Sans matériel, je tournais avec mon vélo. Je passais les informations avec ma bouche », se remémore-t-il.

Un crieur public sans matériel

Il se débrouillait ainsi. Nous sommes au milieu des années 1990-2000. Un jour, il eut une lueur d'espoir. Un de ses parents lui offrit un mégaphone. Seulement, il ne fera pas long feu. Son outil de travail tombera en panne. Il le réparera en vain. Il se rappelle : « j'étais malheureux. Je l'aimais bien. La même nuit, je n'ai pas dormi ». Entre temps, le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Kamboinsin lui fait appel pour des animations de sensibilisation. Une fois la mission terminée, il profitait du matériel de sonorisation du centre pour faire son business à l'insu des infirmiers.

Entre temps, le pot aux roses fut découvert. Il raconte : « Les infirmiers ont su que je profitais de leur bien pour mes activités. Un jour, il y a eu une activité de campagne politique. C'était au temps de l'ODP/MT (ancien parti au pouvoir, Ndlr). Je devais faire une animation pour le parti. Malheureusement, le responsable du comité de gestion du CSPS et le politicien qui m'a invité ne s'entendaient pas. Il a voulu retirer le mégaphone de force. J'ai refusé. Il m'a convoqué à la gendarmerie de Pabré. Ce sont des parents qui sont allés régler le problème ».

Une déshonorante scène qui fut un déclic

Cette scène déshonorante fut pour lui un déclic. Des personnes de bonne volonté se sont organisées pour le soutenir. Au final, ce sont 7 mégaphones qu'il a obtenus comme don. Cependant, à un moment, il se rend compte qu'il y avait des moments de chômage technique. Quand il n'y a pas de perte d'enfants, il ne peut exercer. C'est ainsi qu'il commença à diversifier son travail. L'animation qu'il faisait de façon occasionnelle devient quotidienne. Il explique : « je partais vers le marché de Kamboinsin. Je mettais la musique à l'aide de mon portable relié à un ampli à côté des maquis. Souvent il n'y a personne. Mon animation amenait des clients. Le propriétaire faisait alors de bonnes recettes. En retour, il me gratifiait de billets de banque ».

Il faut débourser 10 000 F pour obtenir ses services

Achille Korogo, c'est aussi un bon investisseur. Avec ses économies, il a pu s'acheter un taxi-moto sur lequel il monte des haut-parleurs. Tout cela, pour mieux faire son travail. Malheureusement, son métier n'est pas sans problèmes. Des parents d'enfants perdus sont souvent ingrats. Pour bénéficier de ses services, il faut débourser 10 000 FCFA.

Quand certains retrouvent leurs enfants après quelques minutes de communiqué, ils trouvent que le prix payé constitue une perte. Certains parfois souhaitent se faire rembourser. « Il y a une femme qui est venue à Kamboinsin me dire à 19h que ça fait 72 heures que son enfant a disparu. Elle a communiqué sur toutes les radios sans résultats. La même nuit, je suis sorti avec mon taxi-moto, après un tour, on a retrouvé l'enfant. Quand je l'ai appelé elle m'a dit de rembourser 50% » conte il l'air déçu. Il poursuit : « cette dernière a estimé que je n'ai pas souffert, que ça n'a pas pris du temps. Pourtant, elle a fait trois jours sans trouver son enfant. Elle m'a insulté ainsi que ma mère. Elle m'a maudit. D'autres disent que je fais du bruit. Certains que c'est un faux travail. Au début je m'énervais mais après je me suis rendu compte que je devais faire avec ». D'autres personnes retrouvent les membres perdus de la famille sans lui revenir.

Crieur public, un métier passionnant

Son métier de crieur public est passionnant. Son bilan est très positif. Il se confie fièrement : « On ne m'a jamais demandé un travail que je n'ai pas réussi. A mon actif, de 2016 à aujourd'hui, j'ai plus de 200 personnes perdues retrouvées grâce à moi ». D'autres quartiers de Ouagadougou comme Tampouy, Pissy, Tanghin connaissent Achille Korogo.

Sa renommée dépasse les frontières de son quartier.
Cette prouesse, il la met sur le compte de la chance. Cette activité bien importante ne fait pas de lui un riche. Néanmoins, il nourrit bien sa famille grâce à son activité. « Quand je commençais, je n'ai pas mis l'argent devant. J'ai eu beaucoup de relations. Je n'ai pas appris un autre métier. J'aime bien cette activité. Chaque jour je m'épanouis ».

Achille Korogo, un homme prudent

Ses performances font douter certaines personnes. Il répond : « Quand je fais les recherches, tout le monde sait que je n'ai aucun intérêt à voir disparaître un enfant. Quand on me donne le travail, les gens me voient en action. Il y a certains qui s'assurent que je fais le travail. Il y a d'autres qui voient des enfants qui m'interpellent. Chez moi, des enfants ont pu faire un mois et demi ».

Achille Korogo est également prudent et minutieux. « A chaque fois, je fais des déclarations à la gendarmerie et au commissariat. Eux-mêmes, ils retrouvent des enfants qu'ils me remettent pour que je fasse la recherche des parents. Quand ils récupèrent leurs enfants, nous repartons chez les gendarmes et les policiers pour leur dire que la personne est venue chercher son enfant. Je prends les copies des cartes d'identité », souligne-t-il avec force. Ce métier, il ne compte pas l'abandonner de sitôt.

Dimitri OUEDRAOGO
Auguste Paré (Photo et vidéo)
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Burkina Faso : Fatimata Sanou/Touré nommée médiateur du Faso

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 21:19

Dans ce décret pris depuis le 26 novembre 2021 et rendu public ce 29, le Président du Faso a nommé la masgistrate Fatimata Sanou/Touré au poste de médiateur du Faso. Elle remplace à ce poste Saran Sérémé qui a rendu sa demission le 29 septembre 2021, après quatre ans passés à la tête de l'institution.

La magistrate Fatimata Sanou/Touré était prédécemment présidente de chambre à la Cour d'appel de Ouagadougou et présidente de l'association des femmes juristes du Burkina Faso.

Elle est aussi connue pour sa sensibité et son engagement sur les droits de la femme au Burkina Faso.

Son rêve a toujours été d' avoir un monde où les droits des femmes seront pris en compte et respectés.

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Armées burkinabè : Le colonel- major Wendwaoga Kéré nommé pour rémedier aux dysfonctionnements

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 18:25

Selon le décret en date du 25 novembre 2021, le Président du Faso, Roch Kaboré, a nommé un inspecteur général des forces armées nationales pour remédier à des dysfonctionnements.

Le Colonel-major Wendwaoga Kéré, inspecteur général des Forces armées nationales est nommé quelques semaines après les sanglantes attaques terroristes contre des positions de l'armée qui ont révélé des graves dysfonctionnements.

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Décès de GILLES SANON : Faire-part

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 18:24

Les grandes familles SANOU, SANON à DOGONA, Bobo Dioulasso, Ouagadougou, Bouaké ;

Les familles alliées SYLLA, SANGARE, SANOU, DAH, BICABA, MILLOGO, COMAORE, KAFANDO

Son Excellence Monsieur KADRE DESIRE OUEDRAOGO (ancien Premier Ministre)
Ont la profonde douleur d'annoncer le décès de leur fils, frère, cousin, oncle, beau-père, père, grand père, collègue et ami

GILLES SANON
Précédemment INGÉNIEUR ÉCONOMISTE STATISTICIEN à la retraite à la Commission de l'UEMOA le Lundi 29 Novembre 2021 à son domicile

Elles vous informent par ailleurs, qu'une veillée de prière est prévue à son domicile (sis à la Patte D'oie non loin de la Cité Universitaire de la Patte d'Oie) le Mercredi 01 Décembre 2021 à partir de 20 heures.

La levée du corps aura lieu le Jeudi 02 Décembre 2021 à son domicile à 08h 30 mn suivie de l'absoute à 09 heures à l'Eglise Notre Dame des Apôtres de la Patte D'oie puis de l'enterrement au Cimetière Municipal de Gounghin.

UNION DE PRIÈRE

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CCI-BF : Mahamadi Savadogo réélu président pour 5 ans

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 18:00

Le président sortant de la chambre de commerce et d''industrie du Burkina Faso ( CCI-BF), Mahamadi Savadogo dit "Khadafi", a été réélu pour un nouveau mandat de 5 ans.

Les 169 élus consulaires ont été officiellement installés, ce lundi 29 novembre 2021 à Ouagadougou, par le ministre en charge du commerce et de l'artisanat, Harouna Kaboré.

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Promotion de l'entrepreneuriat : Une nouvelle initiative pour la formation de 250 femmes

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

Le conseiller technique du ministre de l'industrie, Honoré Yonli, a procédé, ce lundi 29 novembre 2021, au lancement de "Women and young women digital masterclass learning tour", un programme intensif de formation au profit de 250 bénéficiaires dans les régions du Centre, Centre-nord, Centre-ouest, Nord et des Hauts-Bassins. La cérémonie a vu la présence effective du représentant du PNUD, Aboubacar Oualy.

Consciente des avantages du numérique, l'Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), pour répondre à sa mission de contribuer au développement du secteur privé, s'est lancée depuis quelques années dans la conception, la formulation et l'exécution de projets et programmes impactant les micros, petites et moyennes entreprises.

C'est ainsi qu'elle a formulé, en partenariat avec le PNUD, l'initiative « Women and young women digital masterclass learning tour » dont le but ultime est de développer les connaissances et compétences de jeunes filles et femmes, entrepreneures ou désireuses d'entreprendre dans les domaines de l'entrepreneuriat basé sur le digital.

Des bénéficiaires de l'initiative de l'AFP-PME

Cette initiative a été officiellement lancée dans la matinée du lundi 29 novembre 2021, à Ouagadougou. Pour le conseiller technique du ministre en charge de l'industrie, Honoré Yonli, le digital est une opportunité d'une importance capitale pour le Burkina Faso en général et les entreprises en particulier. Si cette opportunité de digitalisation doit être saisie par les femmes et jeunes filles, il estime qu'il y a des préalables. Ces préalables, selon lui, consistent au renforcement des capacités et de partage des connaissances avec cette catégorie de la population.

A ce propos, l'initiative « Women and young women digital masterclass learning tour » entre dans le cadre de la réalisation du projet de transformation numérique inclusive en vue d'accélérer la marche vers les ODD. Ce programme intensif de formation d'une durée de six mois devrait permettre d'inculquer aux jeunes filles et femmes des notions de base solides en entrepreneuriat, création et gestion d'une micro, petite et moyenne entreprise digitale prenant en compte les défis de développement durable au Burkina Faso, selon M. Yonli. Il sera mis en œuvre dans les régions du Centre, Centre-nord, Centre-ouest, Nord et des Hauts-Bassins.

L''AFP-PME dispose, à ce jour, d'un encourt de plus de 10 milliards de F CFA

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, un appel à candidatures a été lancé en ligne et diffusé à travers les réseaux sociaux en vue de recruter les bénéficiaires. Sur 800 candidatures réceptionnées, ce sont au total 250 jeunes filles et femmes qui ont été retenues pour bénéficier des sessions de formation. Ces bénéficiaires ont été sélectionnées sur la base du niveau de connaissance des réseaux sociaux ; mais le jury a retenu en premier lieu les personnes déplacées internes quel que soit leur niveau de connaissance des réseaux sociaux, a précisé la directrice des affaires juridiques et du contentieux, Sylvie Koulibaly qui s'exprimait au nom du directeur général de l'AFP-PME.

Samiratou Ouédraogo, étudiante en communication/journalisme, fait partie des 250 candidates sélectionnées. Son souhait, au sortir de ces sessions de formation, est d'acquérir les compétences nécessaires dans le domaine du digital pour ouvrir une éventuelle entreprise digitale. « De nos jours, tout passe indéniablement par le digital. Qu'on le veuille ou pas, le digital sera, dans les années à venir, au centre de toutes activités. C'est dans ce sens que je m'y intéresse », se justifie-t-elle.

Les participantes ont été invitées à être assidues aux différentes sessions de formation

Les travaux qui ont débuté ce lundi 29 novembre 2021, prévoient dix sessions de formation reparties de la manière suivante : trois sessions de formation pour 75 participantes pour chacune des régions du Centre et des Hauts-Bassins, deux sessions pour 50 participantes pour le Centre-ouest et une session de 25 participantes pour chacune des régions du Centre-nord et du Nord.

Quant aux modules qui seront enseignés aux participantes, ils sont au nombre de six et sont formulés comme suit : transformation digitale et opportunité de création de PME ; la cybercriminalité et cybersécurité ; conception et validation de son modèle de PME ; entreprendre à zéro franc emprunté pour le numérique ; le marketing digital et le e-commerce ; le business plan et la recherche de financement.

Tout en rassurant l'ensemble des acteurs qu'ils mettront tout en œuvre pour la réussite de ce projet, Mme Koulibaly a remercié le PNUD pour la confiance placée à l'AFP-PME pour exécuter cette initiative dont l'investissement est évalué à plus de 42 millions de francs CFA.

Aïssata Laure G. Sidibé
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Documents d‘état civil : Ouagadougou, carrefour d'échange et de partage des bonnes pratiques

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

Le programme BRAVO ! de la Communauté de Sant'Egidio a tenu, le jeudi 25 novembre 2021, une rencontre d'échange et de partage de bonnes pratiques en matière d'état civil avec les acteurs nationaux et des acteurs de quelques pays de la sous-région (Mozambique, Malawi, Côte d'Ivoire, Togo). Ce programme qui a trois années de mise en route dans les régions du Centre, du Plateau central et du Centre-sud, entre dans le cadre projet Burkina Population (BURPOP), financé par l'Union européenne.

« Services sanitaires, services communaux d'état civil et OSC pour la promotion sociale des femmes et des enfants ». C'est le titre du projet réalisé par le programme BRAVO ! (Birth Registration for All Versus Oblivion), à travers le consortium BURPOP, composé de la Fondation ACRA, chef de file, L'ONG MANI TESE, ASMAD et FENAFERB. Ce projet financé par l'Union européenne a couvert les régions du Centre, Centre sud et du Plateau central. Le programme BRAVO ! vise à garantir à tous les enfants un certificat de naissance pour répondre au défi croissant des nombreux enfants non enregistrés, exposés à toutes formes d'abus, et aux conséquences du manque réel de paix et de stabilité dans de nombreux pays du monde.

3 Vue partielle des participants

Ayant en charge le volet état civil, le programme BRAVO ! a pour objectif de renforcer le système d'état civil dans les centres principaux et secondaires d'états civils des 26 communes ciblées dans les trois régions de couverture du projet.

2 Collette Guiébré, responsable nationale du programme Bravo !

Ce projet, prévu pour durer trois ans, tire vers sa fin (janvier 2022). C'est la raison pour laquelle, le programme BRAVO ! a souhaité organiser cette conférence d'échanges de bonnes pratiques avec les acteurs nationaux et des pays de la sous-région. Prennent part à cette rencontre, les gouverneurs de régions, les hauts-commissaires, les maires, les directeurs régionaux de la santé et les représentants des différentes juridictions, les ONG et les partenaires techniques et financiers de l'état civil de la région du Centre sud, du Centre et du Plateau central.

Pierre Bicaba, secrétaire général du ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation

En trois années d'activités et d'actions menées par le programme dans les régions du centre, du centre-sud et du plateau central, il était temps pour la structure de faire une pause et faire un point sur les acquis en termes de bonne pratique d'état civil mais aussi et surtout de créer ce cadre d'échange en vue de divulguer et partager avec ses partenaires les bonnes pratiques selon Colette Guiébré, responsable nationale du programme BRAVO ! .

Andréa Romussi, ambassadeur d'Italie au Burkina Faso

Le ministre en charge de l'administration territoriale et de la décentralisation, représenté par son secrétaire général Pierre Bicaba a salué cette belle initiative qui s'inscrit en droite ligne des actions du ministère. Pour lui, cette activité vient répondre à un besoin, celui de contribuer à éveiller les consciences des populations encore endormies sur la nécessité de bonnes pratiques en matière d'acte d'état civil. Ce qui réconforte aussi les partenaires qui soutiennent le programme BRAVO ! , à en croire l'ambassade d'Italie au Burkina Faso.

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1ère édition des Journées nationales d'actions sur le foncier : Les acteurs se penchent sur la gestion et le renforcement des droits fonciers au Burkina Faso

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

La 1ère édition des Journées nationales d'actions sur le foncier (JNAF) se tient du 29 au 30 novembre 2021 à Ouagadougou. Organisée par la plateforme multi acteurs sur le foncier « Land for life », cette journée se veut être un cadre de dialogue entre les acteurs du foncier pour développer des idées pertinentes sur la gestion foncière au Burina Faso. C'est le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation qui a présidé la cérémonie d'ouverture, ce lundi 29 novembre 2021, en présence des partenaires techniques et financiers.

« Gouvernance foncière locale et problématique et de la sécurisation du foncier agricole et pastoral au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives » est le thème autour duquel les acteurs du foncier vont échanger durant 48 heures. En effet, la question des marchés fonciers ruraux et des risques qu'ils font peser sur l'agriculture familiale en mettant en concurrence paysans et entrepreneurs urbains est toujours d'actualité. Pire, cela se complexifie avec la forte expansion urbaine que connaît le Burkina avec le foisonnement des sociétés immobilières "prédatrices" des terres rurales. C'est un tel constat qui justifie l'organisation des JNAF.

Les journées nationales d'actions du foncier visent, entre autres, à offrir un espace aux acteurs du foncier pour débattre et développer des idées pertinentes sur la gestion foncière au Burkina Faso ; à proposer des solutions viables pour renforcer les droits fonciers et contribuer à rendre les lois et politiques foncières nationales plus justes et effectives ; à formuler des recommandations fortes et des engagements sur les orientations à donner à la gouvernance foncière au Burkina Faso.

Vue partielle des participants

Boukary Ouédraogo, représentant du ministre de l'agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation a salué l'initiative et remercié la plateforme multi acteurs sur le foncier « Land for life », ainsi que l'ensemble des partenaires pour la tenue des JNAF 2021.

Lisant les propos du ministre absent pour raison de calendrier, il a laissé entendre que le foncier constitue le principal capital des acteurs de la production agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique. Il a, par la suite, indiqué que la loi 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural a été adopté pour consacrer la reconnaissance des droits coutumiers individuels et collectifs et la gestion locale des terres.

Malheureusement, l'appropriation de cette loi par les acteurs du monde rural et son application par les services compétents continuent d'être des défis à relever. « Les insuffisances dans la mise en œuvre de la politique foncière au Burkina Faso ont engendré ces dernières années une insécurité foncière grandissante des exploitations agro-sylvo-pastorales aggravée par l'accaparement des terres rurales, avec de fortes menaces sur nos efforts de développement en matière d'atteinte de la sécurité et de la souveraineté alimentaires », a rappelé M. Ouédraogo.

Boukary Ouédraogo, représentant le ministre de l'agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation

C'est dans cette logique qu'il a invité les différents participants à contribuer aux échanges avec assiduité à travers des débats francs et constructifs afin de relever les défis de la transformation structurelle de l'agriculture du Burkina Faso.

Pour mémoire, la plateforme multi acteurs sur le foncier dénommée « Land for Life » a été créée en 2018 sous le leadership de la Confédération paysanne de Faso (CPF) et l'appui de l'ONG Welthungerhilfe (WHH). Elle vise à contribuer à la réalisation du droit à l'alimentation par la sécurisation des droits fonciers des exploitants agricoles à petite échelle.

Environ 200 acteurs vont prendre part à cette première édition des JNAF. Les participants sont issus de structures étatiques, de collectivités territoriales, de la société civile, des ONG, des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses etc.

Dofinitta Augustin Khan
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23e Conférence annuelle des services du Trésor : Les acteurs s'engagent à adopter la culture digitale au sein de la DGTCP

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

La 23e Conférence annuelle des services du Trésor (CAST) s'est achevée, dans l'après-midi du samedi 27 novembre 2021 à Ouagadougou, sur plusieurs recommandations et des résolutions prises pour la digitalisation des différents services de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP). En rappel, cette 23e conférence a été placée sous le thème « La transformation digitale du Trésor : défis et perspectives ». La cérémonie de clôture a été présidée par le conseiller technique du ministre en charge des finances, Lassane Ouédraogo aux côtés du directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Célestin Sanon.

La 23e Conférence annuelle des services du trésor (CAST), qui s'est tenue les 26 et 27 novembre 2021 à Ouagadougou, s'est achevée sur une note positive avec plusieurs recommandations et des résolutions prises. Pour le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Célestin Sanon, il s'agit au total de quatre recommandations et de cinq résolutions prises afin que la question de la digitalisation des différents services de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) soit désormais une réalité.

De ces recommandations, il ressort que les capacités du personnel de la DCTCP doivent être renforcées en matière de la digitalisation des différents services, de l'adaptation de son cadre juridique et organisationnel et de la conduite du changement. La dernière recommandation prise au cours de ces travaux, c'est l'élaboration d'un code unique qui fixe les fondamentaux pour la transformation digitale de l'administration publique.

Célestin Sanon, directeur général du Trésor et de la comptabilité publique

En ce qui concerne les résolutions, elles sont au nombre de cinq. Les deux premières de la liste, c'est le plaidoyer pour la mise en cohérence des textes portant sur la digitalisation et l'adoption de la culture digitale au sein de la DGTCP. Les acteurs se sont également engagés au renforcement du partenariat avec les centres de recherche, des universités, d'innovation pour la recherche de solutions digitales.

La quatrième résolution prise à la clôture des travaux de la 23e CAST, c'est la prise en compte des besoins de reddition des comptes et la production des statistiques de finances publiques dans la réalisation des logiciels. La cinquième et dernière résolution prise, c'est la mise en place d'un standard de gestion des projets informatiques avec une bonne responsabilisation des parties prenantes.
Au sortir de ces deux jours de travaux, une feuille de route sera établie pour faciliter la mise en œuvre des recommandations et des résolutions prises, a laissé entendre le directeur général.

Lassane Ouédraogo, conseiller technique du ministre en charge des finances

Clôturant la 23e CAST, le conseiller technique du ministre en charge des finances, Lassane Ouédraogo a exprimé sa satisfaction du fait que les travaux ont abouti aux recommandations et aux résolutions citées ci-dessus qui permettront de résorber les difficultés et mieux, de renforcer le rôle déterminant du Trésor public dans la fourniture de services innovants et de qualité aux usagers de l'administration. Tout en faisant savoir que c'est en cela que la 23e session de la CAST est à saluer, parce qu'elle a permis d'approfondir la réflexion sur les problématiques liées à la digitalisation du Trésor public.

Yvette Zongo
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Burkina Faso : Vision Afrique à travers « Mon leadership, ma fierté » forme 440 leaders

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

La clôture de la phase expérimentale du projet « Mon leadership, ma fierté » a eu lieu le 26 novembre 2021, à Ouagadougou. Elle avait été mise en place par Vision Afrique en partenariat avec la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) et l'Union des groupes bibliques du Burkina (UGBB), grâce au soutien de l'organisation néerlandaise Woord and Daad.

Aider les églises et missions évangéliques du Burkina Faso à développer un leadership capable de relever les défis de développement inclusif, intégral et durable pour un Burkina prospère était l'objectif général du projet « Mon leadership, ma fierté ».

Lancé officiellement le 18 juin 2021, le projet avait pour but la création d'une synergie d'actions et de renforcement de capacités en leadership, de sorte à créer un mouvement fort de leaders interconnectés capables d'impulser des changements au Burkina Faso et en Afrique.

Quarante formateurs et 400 leaders ont été formés durant ces six mois

C'est ainsi que des formations en leadership ont été pendant ces six mois mises en œuvre au profit 40 formateurs et 400 leaders de quatre localités, à savoir Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Ouahigouya et Koudougou.

Selon la coordonnatrice, Pauline Yaméogo, le projet a eu un grand impact car grâce aux formations, certaines perceptions erronées du leadership ont pu être corrigées. Et certains bénéficiaires ont acquis des capacités pour mieux orienter leur leadership tandis que d'autres ont trouvé des solutions à ce qui constituait un blocage à leur ministère.

« Le leader c'est quelqu'un qui se met devant pour conduire les autres », Moïse Napon, président de l'ONG Vision Afrique

« Je peux déclarer sans me tromper que je suis satisfait parce que le projet que nous avions à l'esprit a été réalisé dans son ensemble. Nous avions rêvé de former des gens afin qu'ils comprennent le leadership et on a vu que les gens se sont mobilisés et sont maintenant prêts à servir et non pas se faire servir », a déclaré le président de l'ONG Vision Afrique, Dr. Moise Napon.

Comme perspective, le projet, dans son plan d'action 2022 du réseau des champions en leadership, prévoit la mise en œuvre d'activités de sensibilisation, de plaidoyer et de formation, en vue d'améliorer la gouvernance et le développement socio-économique aux niveaux local et national.

Hanifa Koussoubé (Stagiaire)
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Croix-rouge burkinabè : La journée mondiale des toilettes célébrée à Dapélogo

Le Faso - Mon, 29/11/2021 - 17:30

Acteur engagé dans la promotion des bonnes pratiques d'hygiène et d'assainissement, la Croix-rouge burkinabè (CRBF) ne rate pas les occasions pour le traduire. Ainsi, le vendredi 19 novembre 2021, à la faveur de la commémoration de la journée mondiale des toilettes, elle a fait entendre sa voix lors d'une cérémonie commémorative organisée dans la commune de Dapelogo, région du Plateau-central au Burkina Faso (environs 30 km de Ouagadougou). Les activités promues ce jour étaient inscrites dans la dynamique de l'exécution d'un projet, en collaboration avec la Croix-rouge Luxembourgeoise.

Cette année, le thème mondial de la journée portait sur la « La valeur des toilettes ». Il s'agissait de la sorte d'attirer l'attention sur le fait que celles-ci souffrent d'un sous-financement, d'une mauvaise gestion et d'un désintérêt dans de nombreuses régions du monde. « Avoir des toilettes à la maison, à l'école et au travail, aide par exemple les femmes et les jeunes filles à réaliser leur potentiel et à jouer pleinement leur rôle dans la société, indépendamment des menstruations et des grossesses », a rappelé le Coordonnateur eau, hygiène et assainissement de la CRBF, Noufou Guiré.

Démonstration de lavage de main dans un contexte de Covid-19 par une élève de Dapélogo

Sur cette lancée, le public fortement mobilisé dans la cour de la mairie de Dapelogo pour la circonstance a pu comprendre davantage pourquoi il est crucial de disposer de ce type d'ouvrage à la maison. Comme l'a souligné M. Guiré « cela permet d'éradiquer des maladies généralement d'origines hydrique comme la diarrhée et le paludisme. Quand on parle de paludisme justement les gens ont tendance à croire que ce sont les moustiques uniquement qui donnent le paludisme, alors que les moustiques proviennent des flaques d'eaux et lorsque que ces flaques ne sont pas entretenues il y'aura des cumuls de moustiques qui vont accentuer par la suite la contraction des maladies tels que le paludisme ».

En sa qualité d'auxiliaire des pouvoirs publics, la CRBF apporte régulièrement sa contribution aux populations sous forme de projet, à l'image du projet « Amélioration des capacités des collectivités locales à assurer l'approvisionnement durable en eau potable et l'assainissement de leurs populations au Burkina Faso », dont la durée de mise en œuvre couvre la période allant de 2019 à 2023 dans les communes de Dapelogo, Tanghin-Dassouri et Pabré.

Toilettes réalisées par La Croix rouge pour les élèves

Inscrivant leur action dans la logique souhaitée par la Journée mondiale des toilettes, les Croix-rouge burkinabè et Luxembourgeoise ont réalisé au profit des populations de Dapélogo, des blocs de latrines à trois cabines dans deux écoles, des postes d'eau autonome dans deux écoles. De même, la Croix-rouge a œuvré au renforcement des capacités des services techniques et a réalisé sept systèmes d'Adduction d'eau potable simplifiés (AEPS) et 22 bornes fontaines.

En se succédant lors de leurs prises de paroles, tous les acteurs ont affiché une convergence de vue sur la problématique mise au cœur de cette commémoration. Les autorités locales ont pris l'engagement de renforcer les actions de sensibilisation à la base pour susciter plus d'engouement autour des activités de promotion des bonnes pratiques en matière d'hygiène et d'assainissement.

photo de famille

Dans ce sens, la première adjointe au maire de la commune hôte, Avéline Zongo, a relevé que « le choix de la Croix-rouge porté sur notre commune nous va droit au cœur ». Elle a traduit les remerciements de tous les fils et filles de la commune pour la diversité des actions de cette organisation en faveur des populations vulnérables depuis 2008.

Soulignons que lors de cette journée, des élèves issus de 9 écoles de la commune de Dapelogo ont fait étalage de leur niveau de connaissance sur la problématique de l'eau, l'hygiène et l'assainissement. La Croix-rouge burkinabè et son partenaire leur ont offert des gadgets composés de fournitures scolaires.

Patricia Coulibaly (Stagiaire)
Lefaso.net

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