Burkina Faso

Syndicats du Burkina : Des « actions immédiates » de lutte actées

Le Faso - 6 ore 13 min fa

Ce samedi 17 août 2019, l'Unité d'action syndicale (UAS) a tenu une rencontre nationale à la bourse du travail de Ouagadougou pour décider des actions à prendre contre le gouvernement. Une résolution finale adoptée à l'issue de la rencontre a énuméré les préoccupations des syndicats, fait des recommandations, rappelé la plate-forme minimale et annoncé des « actions immédiates ».

Résolution finale

Le samedi 17 août 2019, l'UAS a tenu une rencontre nationale à la Bourse du Travail de Ouagadougou. Première du genre, la rencontre, qui coïncide avec les 20 ans de l'UAS, a réuni près de cinq cents délégués venus de l'ensemble des régions du pays. Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des camarades disparus, le porte-parole de l'UAS, Georges Yamba KOANDA a livré un mot introductif à la rencontre. Faisant le point des relations avec le gouvernement, il a relevé la non-tenue de la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats depuis 2017. Il a indiqué que la situation du monde du travail est aussi marquée par :

- le blocage de la révision du Code du Travail notamment par le patronat qui rejette les propositions de l'UAS ;

- la non mise en œuvre d'engagements importants du gouvernement relatifs notamment au check off, aux permanents syndicaux, à la signature et la mise en œuvre de l'arrêté portant tarifs de transport pour les agents publics affectés, à la mise en place d'un fichier informatique du foncier, à la prise des textes et mesures d'application de la loi N° 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural pour éviter les expropriations abusives des paysans, à l'adoption des différents textes nécessaires à la mise en œuvre des élections professionnelles, au relèvement des salaires des travailleurs du privé, à la finalisation de l'étude en vue de la prise en compte des indemnités et autres accessoires dans le calcul de la pension des fonctionnaires, y compris les fonctionnaires détachés, à la réouverture des gares ferroviaires, à la prise sans délais de mesures nécessaires en vue de recouvrer l'ensemble des biens et fonds expatriés, au passage de la RTB et des Editions Sidwaya au statut de sociétés d'Etat, à l'instauration de l'équité salariale dans la fonction publique (bien entendu dans la préservation des acquis des travailleurs), etc.

- les atteintes graves aux libertés démocratiques et syndicales.

Face à ces nombreuses préoccupations, la rencontre s'est fixée pour objectifs d'échanger et de dégager les actions à mettre en œuvre pour contraindre le gouvernement et le patronat à traiter avec plus de sérieux les préoccupations des travailleurs et d'exiger du gouvernement la fin des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales.

La rencontre nationale a salué l'initiative, félicité le PDM et la Coordination nationale de l'UAS pour la stratégie développée face à un gouvernement qui s'illustre dans la remise en cause des acquis des travailleurs, ainsi que des libertés démocratiques et syndicales. Elle a apprécié le contenu du mot introductif dont ils ont développé certains points.

Les échanges ont permis de formuler des recommandations, d'adopter une plate-forme revendicative et de retenir des actions fortes à même de contraindre le gouvernement à respecter les organisations syndicales et les travailleurs.

I. RECOMMANDATIONS

- l'élargissement de la base de la lutte en associant d'autres organisations démocratiques de la société civile ;
- la dynamisation des structures de l'UAS dans les régions avec le concours des structures nationales ;

- le soutien de l'UAS aux luttes sectorielles ;
- l'interpellation du gouvernement pour un examen sérieux des préoccupations des travailleurs de la santé au regard de la sensibilité dudit secteur ;
- la saisine du BIT sur les atteintes graves à la liberté syndicale.

II. PLATE-FORME MINIMALE

1. Traitement du préalable posé par l'UAS et portant sur l'IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du privé et du parapublic ;
2. Respect de la liberté syndicale notamment des conventions 87 et 98 et arrêt des atteintes à la liberté syndicale (droit de sit-in, arrêt de la répression de l'Alliance Police Nationale, ….) ;

3. Finalisation de la révision du Code du Travail dans le respect des dispositions des conventions de l'OIT et des avis pertinents du BIT ;
4. Retrait du Code pénal révisé dont les nouvelles dispositions portent atteinte aux droits fondamentaux du peuple (liberté d'expression, droit à l'information, à l'insurrection, …) ;
5. Autopsie des corps de Balima HAMA et de CISSE Fahadou, dirigeants de l'ODJ assassinés dans le Yagha ;
6. Vérité et justice sur les différents cas de crimes de sang et de crimes économiques ;

7. Arrêt du pillage des richesses nationales : or (cas du fonds spécial minier, du charbon fin), zinc, Restes à recouvrer, etc. ;
8. Respect de la loi relative aux tarifs sur la taxe des produits pétroliers ;
9. Mise en place d'un fichier informatique du foncier et relecture des lois sur le domaine foncier national en vue d'éviter les expropriations abusives des paysans ;
10. Révision de la convention du Rail avec Bolloré en vue de privilégier les intérêts des populations ;

11. Respect de la liberté de manifestation sur la voie publique (sit-in, meetings, marches, …) ;
12. Respect des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis de l'UAS et des autres partenaires sociaux ;
13. Garantie du droit à la sécurité des populations ;
14. Suppression de la taxe sur les véhicules à moteur et prise en charge par l'Etat des frais de ré-immatriculation des véhicules ;
15. Passage de la RTB et des Editions Sidwaya en sociétés d'Etat.

III. ACTIONS IMMEDIATES DE LUTTE :

- Samedi 31 août 2019 : meeting sur l'ensemble du territoire national
- Lundi 16 septembre 2019 : marche-meeting sur l'ensemble du territoire avec préavis de grève
- 24 septembre : panel

Les délégués se sont quittés avec l'engagement ferme de préparer les actions retenues en vue de leur assurer un succès éclatant.

La rencontre nationale

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FIIJA 2019 : Une conférence sur les enjeux de l'extrémisme violent au Burkina

Le Faso - 6 ore 23 min fa

Après la cérémonie d'ouverture officielle de la 3e édition du FIIJA (Forum international interreligieux, interculturel jeunesse pour l'avenir) à Nanoro, une conférence sur l'extrémisme violent a été servie aux participants. Elle a été animée par Simon Pierre Douamba, chargé de suivi-évaluation au Centre pour la gouvernance démocratique (CGD).

C'est dans la salle polyvalente du Lycée agricole de Nanoro que s'est tenue la conférence sur l'extrémisme violent. Une conférence centrée sur le thème « Les jeunes face à l'extrémisme violent : enjeux et perspectives ». Ce fut le lieu pour Simon Pierre Douamba, chargé de suivi-évaluation au Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), de poser le diagnostic sur la problématique de l'extrémisme violent au Burkina Faso. L'extrémisme violent s'explique par plusieurs facteurs sociaux, selon le conférencier. Le chômage, la rupture de confiance dans la gouvernance seraient les maux qui nourrissent la montée de l'extrémisme. Après ce diagnostic, M. Douamba a proposé des pistes pour venir à bout de ce phénomène.

Simon Pierre Douamba, conférencier

Des jeunes exposés aux facteurs sociaux défavorables

Au Burkina Faso, les jeunes sont exposés à plusieurs facteurs structurels qui les entraînent dans l'extrémisme violent. C'est du moins ce que pense Simon Pierre Douamba quand il dit que « la faiblesse de la gouvernance sécuritaire se manifeste par l'aggravation des tensions au sein de l'appareil sécuritaire. De plus, il faut rappeler l'insuffisance des moyens humains et matériels des FDS, l'insuffisance du maillage sécuritaire du territoire. Les FDS ont alors du mal à garantir la sécurité aux populations et aux jeunes ». La corruption, l'impunité, et l'incivisme sont aussi les facteurs sociaux pointés du doigt par Simon Pierre Douamba.

Les facteurs incitatifs

La situation sécuritaire au Burkina Faso a connu un changement radical depuis 2016. Le pays voit un nombre important de jeunes sombrer dans l'extrémisme violent. C'est le cas dans la région du Sahel où des jeunes ont participé à des combats au Mali, et contribuent à la radicalisation de leur entourage. Le conférencier a d'ailleurs révélé que « des terroristes se sont infiltrés dans le pays en invitant de plus en plus de jeunes à les rejoindre ».

Nématou Sakandé, participante

Des perspectives pour faire face à l'extrémisme violent

Une sensibilisation des jeunes contre les recrutements par les groupes violents s'avère prépondérante. Aussi, Simon Pierre Douamba n'a pas manqué de rappeler la nécessité du dialogue au sein des communautés et entre les communautés. Toutes les communautés, au-delà de leur appartenance religieuse et ethnique, devraient favoriser le dialogue, pense le conférencier. La promotion de la tolérance et le respect des différentes religions sont aussi à prendre en considération.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Judicaël DOULKOM
Serge Ika KI (stagiaires)
Lefaso.net

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Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) : Une marche silencieuse pour réclamer l'autopsie des militants « assassinés » dans le Yagha

Le Faso - Sab, 17/08/2019 - 23:00

Les militants de l'Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) ont effectué une marche silencieuse ce samedi 17 août 2019 en direction de la morgue du CHU de Bogodogo en vue de réclamer l'autopsie des corps de leurs camarades Fahadou Cissé et Balima Hama. Deux responsables de l'ODJ de la province du Yagha retrouvés morts le 31 mai 2019.

C'est munis des photos de leurs camarades Fahadou Cissé et Balima Hama, que les militants de l'ODJ réunis à l'initiative de la sous-section de Bogodogo et accompagnés d'acteurs d'organisations de défense des droits humains se sont ébranlés en silence vers la morgue du CHU de Bogodogo. C'est là que sont gardés depuis le 28 juin 2019 les corps des deux responsables de l'ODJ de la province du Yagha retrouvés morts le 31mai 2019, alors qu'ils se rendaient à une audience que leur avait accordée le haut-commissaire de la province et où ils n'arriveront jamais.

Ernest Bationo, président de la sous-section Bogodogo de l'ODJ

« Cet assassinat intervient dans un contexte où notre organisation et l'ensemble des organisations du mouvement démocratique révolutionnaire du Burkina Faso sont l'objet d'intimidations, de diabolisation, de menaces voilées et de menaces de mort par le pouvoir MPP et alliés. », s'est indigné Ernest Bationo, président de la sous-section Bogodogo de l'ODJ. Le seul tort de ses camarades, dira -t-il, « est le fait qu'ils se battaient quotidiennement pour l'éveil des consciences et pour une gestion efficace des ressources naturelles (l'or notamment) de notre sous-sol au profit de notre peuple. »

C'est au regard donc des circonstances de leur mort, que l'ODJ a réclamé une autopsie qui pourrait contribuer à l'élucider. Mais 78 jours après leur « assassinat », l'organisation dit attendre toujours l'autopsie avant de pouvoir procéder à la levée de corps et à l'inhumation de ses responsables.

La marche silencieuse de ce samedi 17 août 2019 vise donc à réclamer vérité et justice pour Fahadou Cissé et Balima Hama. « Nous interpellons les autorités administratives et judiciaires à prendre toutes les dispositions dans les plus brefs délais pour autopsier les corps de nos camarades et faire toute la lumière autour de cet assassinat abominable. », a exigé Ernest Bationo.

Et c'est convaincus que cette marche silencieuse n'est que « le début d'une lutte qui promet d'être longue », que les militants de l'ODJ se disent prêts à engager d'autres formes de lutte pour se faire entendre.

Le 31 août 2019, il est ainsi prévu un meeting toujours pour exiger l'autopsie des corps des deux militants de l'ODJ.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Décès de Georges NIAMBA : Programme des obsèques

Le Faso - Sab, 17/08/2019 - 19:53

Les grandes familles NIAMBA, KY, KARAMBIRI et TOE à Nimina, Toma, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, au Mali, en Côte d'Ivoire, en Italie et aux Etats –Unis ;

Les grandes familles alliées et amies, OUEDRAOGO, THIAM, BEBA, CONGO, BARRY, BONANE et TOE ;

La grande famille KONE à Kéména, Nouna, en France, à Bobo Dioulasso, Banfora et Ouagadougou ;

La famille Traoré à Bomborokuy ;

Les familles alliés Mounkoro, Traoré, GNIPHOUA, Paré, Konaté, Soubeiga, Dembele, NANKONE, ZONGO, DJIBO, TIONO ;

La veuve Marguerite Koné, Enseignante en service à la CEB Ouaga 14

Ont la profonde douleur de vous faire part du décès, survenu le vendredi 16 Août 2019, dans sa 52e année, au CHU de Bogodogo, de leur fils, beau-fils, frère, beau-frère, cousin, neveu et époux :

Georges NIAMBA
Précédemment agent au Bureau Comptable Matière Principal au Ministère du Développement de l'Economie Numérique et des Postes à Ouagadougou.

PROGRAMME DES OBSÈQUES

Dimanche 18 Août 2019
- Veillée de prière à 20 heures au domicile du défunt à Bassinko

Lundi 19 Août 2019

- Levée du corps à 06 h 30 mn à la morgue du CHU de Bogodogo et transfert à son domicile
- Départ pour l'Eglise à 8h 30 mn à partir du domicile
- Messe et absoute à 10 heures à l'Eglise de la Paroisse St Pierre de Gounghin suivies de l'enterrement au cimetière de Gounghin.

PAIX A SON AME !

En cas de besoin appeler les numéros suivants :
- 70 25 17 70
- 70 21 04 84
- 70 03 17 30

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Système de santé : Le Mouvement des intellectuels pour le développement monte au créneau

Le Faso - Sab, 17/08/2019 - 19:00

Après sa première sortie thématique tenue en mai 2019 autour de la question de l'autosuffisance alimentaire, le Mouvement des intellectuels pour le développement (MIDE), parti politique né au lendemain de l'insurrection populaire, a animé, ce samedi, 17 août 2019 à Ouagadougou, une conférence sur la santé au Burkina.

« La santé au Faso, les solutions du MIDE ». C'est autour de ce thème que les responsables et militants de ce ‘'jeune'' parti ont porté la réflexion par le truchement d'une conférence de presse. Les responsables du parti prennent prétexte du contexte général du pays. « Notre pays est à la croisée des chemins…Ne pas reconnaître cette évidence serait un mépris. Nous sommes angoissés, éprouvés, désemparés devant la furie meurtrière qui s'abat sur notre pays. Nous avons peur les uns des autres. Nous avons soif de justice, faim du développement. Nous vivons dans l'incertitude. Nous sommes préoccupés par l'avenir…tandis que nous sommes effrayés par le présent », exprime le président du MIDE, Harouna Kindo.

Pour ce dernier et ses camarades, cette situation nationale sus-décrite est cependant loin de leur faire ployer l'échine. C'est, du reste, une invite au refus de la fatalité qu'ils lancent à l'ensemble de la jeunesse burkinabè. Pour leur part, soulignent-ils, le MIDE se veut ainsi une politique autrement, qui refuse l'immobilisme face aux difficultés.

De même refusent-ils d'être des adeptes de critiques stériles, à en croire les conférenciers. En décidant de mener la réflexion, de façon périodique, sur des thèmes qui constituent des domaines de la vie du pays, le MIDE s'inscrit, poursuit M. Kindo, dans une dynamique de changement des mentalités. « Cessons de critiquer, cessons d'être paresseux et mettons-nous au travail », manifestent les dirigeants du MIDE.

Pour revenir au thème de cette sortie, il a été articulé autour de la collecte d'informations liées au sujet, leur analyse assortie de propositions de pistes de solutionnement. Ainsi, après avoir scruté le ratio agent de santé/population, les responsables du MIDE ont dressé une liste « non exhaustive » des problématiques à « l'accès pour tous à la santé ».

De la liste, on retient : l'alimentation, l'insuffisance des infrastructures, le coût élevé des soins, l'insuffisance d'agents de santé et de formation de ceux-ci, le laxisme de certains agents, le manque de rigueur dans la gestion de certains centres de santé, la persistance de pesanteurs sociales au sein des populations, la rupture de produits pharmaceutiques ; mais aussi, le laxisme de certains convalescents dans le traitement.

Harouna Kindo (milieu) et ses camarades suggèrent aussi que des sanctions exemplaires soient réservées aux agents indélicats.

C'est pourquoi, le MIDE propose que l'accent soit mis sur la quête de l'autosuffisance alimentaire. Dans le même ordre d'idée, le parti recommande aux populations de mieux contrôler leur alimentation qui serait en grande partie des facteurs de maladies. C'est en cela que le président du parti, Harouna Kindo, et ses camarades pensent qu'il faut encourager la production et la consommation locales.

Toujours au chapitre des solutions, ils suggèrent la création de cliniques mobiles publiques, la dotation de chaque village d'ambulance et de centre de santé et de promotion sociale (CSPS), la maximisation de la formation des agents et le personnel de santé, la disponibilisation des produits pharmaceutiques, la valorisation au mieux et l'encadrement des tradipraticiens.

Fort du constat sur le terrain, les responsables du parti plaident également pour une prise en charge gratuite des premiers soins dans les urgences, la sensibilisation des populations à l'hygiène et aux réflexes de santé, le renforcement des centres de santé en équipements et l'amélioration des conditions de vie des agents de santé. Ils proposent en outre, un contrôle et une réglementation rigoureuse des cliniques, ainsi que l'opérationnalisation de l'assurance maladie universelle.

Corrélativement, l'équipe dirigeante du Mouvement des intellectuels pour le développement a marqué son inquiétude sur l'expérimentation des moustiques génétiquement modifiés en cours à l'Ouest du pays. Ils déplorent que les autorités du pays n'aient pris la mesure des risques qu'un tel projet pourrait avoir sur les populations à moyen et long termes.

Réagissant à des préoccupations, ils ont porté leur regard critique sur le phénomène des alcools frelatés dans la société. De leur avis, la prolifération de ces produits dénote d'un manque de volonté politique.
Qu'à cela ne tienne, les porteurs du MIDE disent avoir leur idée de la gestion de toutes ces questions, si toutefois le parti accédait au pouvoir.

Créé en juin 2015, le Mouvement des intellectuels pour le développement (MIDE) est, selon ses responsables, un parti politique dédié à la jeunesse. L' « intellectuel » étant entendu ici, comme toute personne susceptible d'apporter une solution à un problème donné.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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