Burkina Faso

Centenaire du Burkina Faso (ex-Haute-Volta) : « C'est le gouvernement français qui a décidé de créer la Haute-Volta », décrypte le Pr Magloire Somé

Le Faso - 6 ore 5 min fa

1919-2019. Voilà 100 ans que la France a créé la colonie de Haute-Volta devenue Burkina Faso en 1984 sous la Révolution démocratique et populaire dirigée par Thomas Sankara. Dans le cadre de la commémoration du centenaire, cet entretien avec le Pr Magloire Somé, enseignant de littérature orale africaine à l'Université Joseph Ki-Zerbo, a permis de revisiter les grandes périodes qui ont rythmé l'évolution de la Haute-Volta coloniale, pour une meilleure compréhension de l'histoire de notre pays.

Lefaso.net : Dans quelles circonstances la colonie de Haute-Volta a-t-elle été créée ?

Pr Magloire Somé : Les circonstances de la création de la Haute-Volta sont liées à la situation du Haut-Sénégal-Niger pendant et au lendemain de la première Guerre mondiale. En effet, pendant cette période, il y a eu une série de révoltes. Il s'agit d'abord de la révolte des Toussian, à l'Ouest de Bobo-Dioulasso, débutée au quatrième trimestre de l'année 1913, et qui s'est poursuivie en 1914. Cette révolte a été réprimée dans le sang par Henri Maubert, administrateur commandant le Cercle de Bobo-Dioulasso. Puis s'en est suivie, en 1916, la révolte des Touaregs dans l'Oudalan actuel.

En 1915 et 1916, il y a eu la révolte de l'ensemble des populations de la Boucle de la Volta noire, l'actuelle Boucle du Mouhoun. Cette dernière révolte est plus connue parce que Nazi Boni, en tant qu'écrivain, en a fait une esquisse dans « Crépuscule des temps anciens ».

Cette révolte est aussi celle qui a le plus duré dans le temps et a concerné un territoire plus vaste. Le cercle de Koudougou fait partie de la zone de révolte. Il a fallu au colonisateur français deux ans pour arriver à l'endiguer. Commencée en 1915, c'est seulement en 1916 que le colonisateur a pu la maîtriser.

Toujours pendant la guerre, en 1917, le gouverneur général de l'Afrique occidentale française, Joost Van Vollenhoven, avait essayé de réviser la politique coloniale de la France qui était fondée sur le principe de l'assimilation. Ce principe était lié aux idées politiques françaises de depuis la révolution de 1789. Les révolutionnaires français avaient pensé que la meilleure manière d'avoir une France où les populations sont intégrées, c'était d'assimiler les minorités ethniques du royaume de France qui venait de passer sous le régime de la république.

La politique en vigueur sous la Révolution et pendant tout le XIXe siècle était donc l'assimilation. La conséquence de ce principe politique était la centralisation administrative. Ce principe d'administration du territoire français fut transposé dans l'empire colonial. C'est ainsi que le colonisateur français avait nommé un gouverneur général qui, de Saint-Louis d'abord, puis ensuite de Dakar, devait diriger la Fédération des territoires de l'Afrique occidentale française, plus communément appelée l'AOF.

À la tête des territoires de l'AOF, il y avait des lieutenant-gouverneurs qui répondaient du gouverneur général. Joost Van Vollenhoven avait trouvé que ce système politique ne permettait pas à la France de bien administrer les colonies. Et il avait proposé qu'on rompe avec le système de l'assimilation pour nouer avec un nouveau système qu'il proposait : celui de l'association. Dans le système de l'assimilation, la France niait les autorités traditionnelles africaines.

Les chefs africains étaient des sujets au même titre que leurs sujets. Par contre, dans le principe d'association proposé par Van Vollenhoven, les autorités traditionnelles devaient être reconnues et la France devait les associer à l'administration des territoires. Se fondant sur ce principe, en AOF, les lieutenant-gouverneurs prescrivaient aux administrateurs commandant les cercles de créer des Conseils de notables.

Ce conseil était un organe de décision regroupant autour du commandant du Cercle, les chefs de canton et un certain nombre de notabilités africaines du Cercle, c'est-à-dire les figures les plus respectées dans la société. Lorsque le commandant de Cercle voulait prendre une décision, il informait le Conseil des notables de ce que veut l'autorité française et s'appuyait sur lui pour la faire exécuter.

Par exemple, quand il s'agissait de mobiliser la main-d'œuvre sur un chantier colonial, il demandait aux notables de mobiliser parmi la population les hommes et les femmes les plus valides. Cela avait permis de redonner une certaine reconnaissance aux chefs africains, surtout aux chefs de canton qui étaient désormais contents de pouvoir s'asseoir avec le commandant de Cercle, de l'écouter, et fiers de lui rendre service, contrairement à la période précédente où le commandant de Cercle n'était pas aussi accessible que cela.

Quand en 1917, Joost Van Vollenhoven décide de changer de système politique, il fallait aussi trouver une solution à la question de l'administration des territoires coloniaux. Le Pr Georges Madiéga (1981) a montré dans « Esquisse de la conquête et de la formation territoriale de la colonie de Haute-Volta » qu'il y avait une difficulté à ce niveau : l'encadrement du territoire.

Il y avait très peu d'administrateurs pour un vaste ensemble territorial. C'est pour pallier cette situation que le colonisateur français a décidé de créer la Haute-Volta. Mais les grandes révoltes de 1913 à 1916 ont été un élément déterminant dans cette décision de subdivision territoriale.

Quels ont été les grands acteurs de cette création de la Haute-Volta ?

Les acteurs, ce sont les Français. C'est le gouvernement français qui a décidé de créer la Haute-Volta, parce qu'on a fait le constat que l'administration était trop éloignée des administrés et qu'il fallait la rapprocher de l'administré.

La parenthèse de la dislocation de la Haute-Volta après sa création est porteuse de quel message ?

La dislocation de la Haute-Volta relève de la politique de la France en Afrique occidentale. La France a créé la Haute-Volta à un moment donné où elle a estimé qu'il le fallait pour résoudre la difficulté de l'administration de l'AOF, mais aussi en fonction de ses propres intérêts. En 1932, c'est toujours en fonction de ses intérêts du moment que la France a estimé qu'il fallait supprimer la Haute-Volta. Comprenez que la France a conquis un empire et puis elle l'organise et le réorganise comme elle veut au gré des intérêts du moment.

Est-ce qu'au moment de la dislocation de la Haute-Volta, il y avait des élites intellectuelles ?

Selon le système éducatif mis en place à cette époque, la France n'avait ni la volonté, ni l'ambition de créer des élites. La classe politique française de cette époque était consciente qu'en formant des intellectuels aux colonies, on créait les germes de la contestation de la domination coloniale.

La France avait besoin d'envoyer des gens à l'école, ou plus exactement, de prendre en otage les enfants des colonisés pour leur apprendre à l'école le b.a.-ba des connaissances littéraires et scientifiques. L'essentiel était qu'ils sachent lire et écrire et que l'on puisse les utiliser dans l'administration. Dans l'entre-deux-guerres, le niveau le plus élevé de la formation scolaire était le primaire supérieur qui conduisait au BEPC.

Le 5 août 1960, le président Maurice Yaméogo a proclamé l'indépendance de la Haute-Volta (devenue Burkina Faso en 1984, avec l'avènement de la Révolution). D'aucuns disent qu'il a pris cette décision sans au préalable conclure une quelconque entente de coopération avec la France. Quel est votre opinion sur la question ?

C'est trop réducteur de dire qu'il n'y avait pas eu d'entente préalable avec la France. La France de De Gaulle, en 1958, avait proposé un processus pour aller à l'indépendance. De Gaulle avait demandé que la France fasse une communauté avec ses anciennes colonies : la Communauté franco-africaine.

Et pour cette communauté, il a proposé un référendum qui a eu lieu le 28 septembre 1958. Il a battu campagne pour cela à travers toute l'Afrique française de l'époque. La plupart des Africains étaient d'accord avec la Communauté franco-africaine, à l'exception de la Guinée-Conakry.

Et elle prit immédiatement son indépendance. Pour tous les autres pays qui ont accepté d'appartenir à cette communauté, c'est progressivement qu'ils ont accédé à l'indépendance ; et c'est progressivement qu'un certain nombre d'accords ont été signés. Sur les accords de défense par exemple, la Haute-Volta de Maurice Yaméogo fut le pays de la Communauté franco-africaine qui refusa les accords de défense proposés par la France et dont un des termes était le maintien de l'armée française sur notre territoire.

L'euphorie de l'indépendance n'a-t-elle pas eu des conséquences lourdes pour « le jeune État » ?

L'euphorie des indépendances a voulu peut-être qu'on se sépare de la France, mais les Français ont dit : « Si vous nous chasser, vous êtes les grands perdants. Vous avez encore besoin de techniciens, y compris les militaires pour vous accompagner dans l'élaboration et la mise en œuvre de vos politiques de développement ».

Sous la présidence du général Aboubakar Sangoulé Lamizana (1966 à 1980), les autorités voltaïques ont compris que c'était toujours nécessaire d'avoir ces techniciens-là comme soutiens. Donc, elles ne les ont pas chassés. Dans les années 1980, il y avait toujours de nombreux coopérants français dans notre pays. C'est par ce système que la France a gardé des liens avec ses anciens territoires.

Toutefois, sous la Révolution démocratique et populaire, avec Thomas Sankara, les accords de coopération ont été révisés. Les révolutionnaires ont fait comprendre à la France, que le Burkina Faso a désormais suffisamment d'élites dans divers domaines, donc ils n'ont plus besoin de l'assistance dans tous les domaines. Une assistance qui coûtait cher au budget de l'État…

Quels qualificatifs peut-on attribuer aux premiers moments de la gestion du pouvoir d'État après cette indépendance ?

La gestion du pouvoir sous la première République, du point de vue de la gestion de l'administration, se faisait dans la continuité de la colonisation avec tantôt des Africains à la tête des institutions, tantôt des Français maintenus à la tête de certaines institutions lorsqu'on n'avait pas de Voltaïque qualifié pour occuper le poste.

La Constitution de la première République rédigée en 1958, et promulguée le 11 décembre 1958 (ce qui explique notre 11-Décembre), avait donné le plein pouvoir au président Maurice Yaméogo. Celui-ci était omnipotent. Et comme il était omnipotent, il avait abusé de son pouvoir.

Les abus du pouvoir l'amenaient à remanier très fréquemment le gouvernement, de sorte qu'on avait l'impression qu'il y avait des crises qui justifiaient les changements fréquents de l'équipe gouvernementale. Dans sa volonté de créer un parti unique, il rencontrait la résistance de l'opposition et n'hésitait à jeter les opposants les plus radicaux en prison. Il y eut beaucoup de prisonniers politiques.

La Constitution, qui avait mis en place un régime présidentiel fort, n'était pas au bénéfice de la stabilité du pouvoir. C'est là une des raisons de la faillite de la première République où le président Yaméogo prenait pratiquement tout seul les décisions et, par conséquent, mettait l'Assemblée nationale et ses collaborateurs sur le fait accompli.

Quelles ont été les expériences démocratiques que le pays a connues ?

La première République est une expérience démocratique parce qu'elle était fondée sur une Constitution où des élections avaient lieu régulièrement, même si ces élections n'étaient pas très transparentes. Après cela, il y a eu l'expérience de la deuxième République à partir 1970 où le président Sangoulé Lamizana avait fait voter la Constitution de la deuxième République qui était semi-présidentielle. Cela veut dire qu'on avait diminué un peu le pouvoir du président.

L'Assemblée nationale contrôlait l'exécutif. Cette expérience a fait long feu jusqu'en 1974. En effet, les élections étaient prévues pour 1975, mais les partis politiques étaient encore dans des déchirements internes, des affrontements, à tel point que le président de la République avait estimé que si on organisait des élections dans un climat de désordre, on ne gagnerait pas en stabilité dans le pays ; donc il a renvoyé les civils et fait appel aux militaires.

Il eut, lui aussi, par la suite, la tentation de créer un parti unique un peu comme ce qui se passait en Côte d'Ivoire, en Tanzanie (…). Les partis politiques, qui s'étaient réfugiés dans les syndicats, y avaient brandit l'argument des libertés que le régime militaire voulait limiter par le biais du parti unique. Les syndicats organisèrent alors la résistance.

Et c'est pour cela que le général Lamizana avait été obligé de faire voter la Constitution de 1977 qui avait permis les élections de 1978. La troisième République était également une expérience démocratique. Elle fut de très courte durée. Elle échoua, avec le coup d'État du 25 novembre 1980 du colonel Saye Zerbo. La dernière expérience démocratique est celle de la quatrième République dans laquelle nous sommes.

Parmi ces expériences, lesquelles sont porteuses d'enseignements positifs pour notre pays ?

Toutes les expériences citées ci-dessus sont porteuses d'enseignements. Relativement à la quatrième République, le président Blaise Compaoré avait les pleins pouvoirs. C'est une quatrième République qui a duré des décennies. Le président Compaoré avait mis en place un système qui lui permettait d'être toujours réélu, jusqu'à ce que le peuple soit lassé de cette gouvernance faite de turbulences et n'en voulait plus, surtout lorsqu'il a voulu modifier l'article 37 de la Constitution.

À cause du régime fort de la IVe République, le Conseil national de la transition avait jeté les bases pour une cinquième République. Le régime du président Roch Kaboré a mis en place une commission constitutionnelle qui a élaboré une nouvelle Constitution devant faire l'objet d'un référendum pour son adoption.

Là aussi, on a tiré les leçons du pouvoir présidentiel trop fort et on est revenu à l'idée d'un pouvoir semi-présidentiel. La nouvelle Constitution, qui va faire l'objet d'un référendum, limite les pouvoirs du président. Toute expérience du pouvoir, quelle que soit sa durée dans le temps, offre des possibilités de tirer des leçons de la gestion du pouvoir.

Est-ce qu'une meilleure connaissance de l'histoire de notre pays pourrait contribuer à forger une citoyenneté responsable et cultiver le patriotisme ?

Oui. L'histoire permet de forger quelque part la citoyenneté en rappelant que par le passé, les différents peuples qui composent la nation d'aujourd'hui se sont soit affrontés entre eux dans le temps, soit se sont unis contre un ennemi extérieur commun. Et qu'à force de vivre ensemble dans le même espace territorial, à force de travailler, ont fait naître la volonté commune de construire l'État-nation, d'en faire une nation. On prend alors conscience qu'on a un destin commun.

Donc, on a intérêt à consolider cette nation qu'on est en train de créer. De ce point de vue, l'histoire est un facteur puissant de réalisation de la citoyenneté. On peut s'appuyer sur l'histoire pour enseigner la citoyenneté aux gens. Ce n'est pas parce que, par le passé, on s'est bagarré qu'on continuera à se bagarrer. On tait les antagonismes pour tisser des liens de solidarité sur la base de l'appartenance commune au même ensemble territorial, sur lequel nous construisons ensemble, avec un nécessaire élan de patriotisme, l'État-nation.

Quel est l'héritage légué par le centenaire de la Haute-Volta dont ce pays peut s'enorgueillir ?

On a noté, sous la colonisation, une valeur qui était la valeur au travail. Cette valeur a caractérisé le Voltaïque. On a également noté, pour la Haute-Volta, l'attachement de l'ensemble des peuples voltaïques à leur liberté. À titre d'exemple, les soulèvements successifs des peuples voltaïques, d'abord pour secouer le joug de la colonisation, puis pour contester les abus du pouvoir dans la période postcoloniale : le 3 janvier 1966. On peut aussi parler de la Révolution comme un mouvement qui a canalisé beaucoup d'énergie chez des Burkinabè.

Enfin, l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, qui a montré que le peuple burkinabè est attaché à la valeur de la liberté. Il y a aussi la valeur de tolérance, parce qu'au Burkina Faso, on a vu quand même que comparativement à ce qui se passe ailleurs, le vivre-ensemble était quelque chose de sacré où il y a eu des brassages, qui se poursuivent encore aujourd'hui. L'esprit de tolérance a beaucoup caractérisé le Voltaïque. Voilà donc trois valeurs essentielles que l'on peut considérer comme héritage du passé.

Au regard de cet héritage, quels sont les défis du moment qui restent à relever ?

Les défis sont nombreux. Même si j'ai parlé de tolérance, avec ce qui se passe dans le monde, dans la sous-région, le vivre-ensemble est en train de s'effriter. Même la valeur du travail s'affaiblit. L'esprit de tolérance est en train de s'évanouir comme un vivant en agonie. Et de plus en plus, des gens affichent des idées radicales qui ont tendance à confronter les différentes composantes de la population.

Vous voyez que le gouvernement insiste sur la cohésion sociale jusqu'à en faire une mission de gestion du pouvoir d'État confiée au ministère de l'Administration territoriale. Pour que nous puissions relever le défi du développement, il faudrait que nous puissions d'abord relever le défi de la cohésion sociale. Il y a aussi la question de l'incivisme. Comment renouer avec le civisme dans notre pays ? S'il n'y a pas de cohésion sociale, de civisme, de patriotisme (…), le développement devient impossible.

Cent ans après son existence, quel avenir envisagez-vous pour le Burkina Faso ?

L'historien n'est pas un prophète pour dire que telle chose va se passer de telle manière dans tel espace-temps, mais il peut esquisser des perspectives. Dans ce que j'appellerai perspectives, c'est qu'au jour d'aujourd'hui, nous sommes confrontés à la question de l'insécurité. Ce problème est à prendre très au sérieux parce qu'il menace notre vivre-ensemble et notre stabilité.

Y-a-t-il une fondation solide de l'esprit de la nation burkinabè, au regard des affrontements entre communautés pour une sorte d'affirmation identitaire ?

Une nation est toujours une construction permanente. Nulle part dans les pays développés, vous n'allez entendre des gens dire qu'ils ont fini de construire leur nation. Il y a toujours des menaces contre l'esprit national. Surtout que nous, nous sommes une jeune nation en construction. Les fondements de ce jeune État restent encore fragiles. Et par conséquent, nous avons besoin de cette cohésion sociale pour nous mettre dans une union sacrée et consolider l'État-nation. Même en Europe, aux États-Unis, en Chine, l'État-nation est menacé.

Est-ce que vous pouvez nous apporter des éclairages sur le Cercle de Saye rattaché au Niger en 1927 ?

Il y a eu le Haut-Sénégal-Niger créé en 1904. En 1911, on a détaché le Niger et on a constitué le territoire militaire du Niger. En 1919, quand on a créé la Haute-Volta, le Haut-Sénégal-Niger dont il s'agissait, c'était un territoire qui regroupait le Mali actuel et le Burkina Faso actuel. Quand on a détaché la Haute-Volta en 1919, sa limite orientale était le fleuve Niger. On a créé plus tard, en 1920, le Soudan français. Et en 1921, le colonisateur français a créé le territoire du Niger dont la capitale était à Zinder, pratiquement dans le désert.

En 1926, comme des problèmes d'eau se posaient à Zinder, il a décidé de déplacer la capitale du Niger au bord du fleuve, à Niamey. Si on gardait le Cercle de Saye dans la Haute-Volta, la capitale du Niger serait situé au bord d'une frontière. C'est ainsi que le colonisateur français a décidé de détacher le Cercle de Saye et de le rattacher au Niger. Cette décision fut prise en 1926. Quand la France a disloqué la Haute-Volta en 1932, pour la reconstituer en 1947, elle a dit que la Haute-Volta est reconstituée dans ses frontières de 1932.

Il faut que les Burkinabè comprennent que le Cercle de Saye n'est pas mis en débat. Ce n'était pas une partie de notre territoire que le territoire voisin aurait conquis par l'épreuve de force. Le colonisateur français avait conquis l'ensemble de ces pays ; puis il les organisait et les réorganisait comme il le voulait. En d'autres termes, il n'y a pas de sort, pour ce qui nous concerne, nous Burkinabè, du Cercle de Saye.

Quelle analyse faites-vous de la situation nationale rythmée, entre autres, par des mouvements d'humeur tous azimuts ?

Malgré nos différences, nous sommes les mêmes et nous avons le devoir de construire ensemble un Burkina Faso prospère. C'est cette prise de conscience qui, quelquefois, nous fait gravement défaut. Les questions de conquête et de gestion du pouvoir donnent à voir que nous sommes en train de nous bagarrer et que plus rien n'est possible.

Un autre fait est aussi remarquable : le fait des égoïsmes qui émergent et qui font oublier l'essentiel. Les égoïsmes, c'est au niveau, par exemple, des multiples revendications où les gens pensent qu'il faut tout conquérir ici et maintenant, qu'il faut tout gagner dans le court terme, en oubliant que nous avons le devoir de construire le Burkina Faso pour la postérité, le Burkina Faso de demain, pacifique et émergent. Ce n'est pas à travers l'égoïsme que nous allons pouvoir le faire.

Interview réalisée par Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Journée mondiale des réfugiés : Les réfugiés maliens vivant sur le sol burkinabè à l'honneur

Le Faso - 6 ore 13 min fa

La Journée mondiale des réfugiés est commémorée chaque 20 juin. Le Burkina Faso l'a célébrée par anticipation ce 18 juin 2019 à Dori, chef-lieu de la région du Sahel. Les activités commémoratives étaient placées sous le patronage du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry, président de la Commission nationale des réfugiés (CONAREF).

La journée dédiée au réfugiés au Burkina Faso a été célébrée ce mardi 18 juin 2019.C'est la ville de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, qui accueille un grand nombre de réfugiés, qui a été choisi pour abriter cette journée des réfugiés. Pour le patron de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry, président de la Commission nationale des réfugiés (CONAREF), c'est un hommage mérité à l'endroit des réfugiés à travers le monde.

Le ministre des Affaires étrangères

Selon lui, ils sont plus de 25 000 réfugiés, essentiellement des Maliens, qui vivent sur le sol burkinabè. Quant à la représentante-résidente Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Burkina Faso, Ioli Kimyaci, cette journée permet non seulement de louer le courage mais aussi patience de ces populations qui ont fui leur pays d'origine à cause de l'insécurité, pour vivre au Burkina Faso.

En attendant que la paix et la sécurité reviennent dans leur pays d'origine, le président du CONAREF a indiqué que le président du Faso, dans le cadre du G5 Sahel, travaille aux côtés des autres chefs d'Etat de la région à l'aboutissement des accords d'Alger qui soutiennent le processus de paix au Mali dont le Burkina Faso est partie prenante. Selon les Nations unies, le Burkina, en raison de l'insécurité, a également environ 15 000 réfugiés au Niger, Mali et au Ghana. A cet effet, le ministre Barry a souhaité que chacun soit un acteur de la paix. A l'endroit des refugiés, il a demandé à chacun de travailler à ce que la paix règne au Burkina Faso, leur terre d'accueil mais également au Mali leur pays d'origine.

Ag Mohamed Wanadine, président des réfugiés de Goudebou

Ag Mohamed Wanadine, président des réfugiés, n'a pas manqué d'exprimer la gratitude de tous les réfugiés au gouvernement et au peuple burkinabè, au système des Nations unies ainsi qu'aux partenaires humanitaires pour les efforts consentis à leur égard depuis 2012. Selon lui, après sept ans d'exil, les choses ne vont plus comme il le souhaite. Les fonds diminuent considérablement. Il estime que la situation actuelle d'insécurité les met dans un état d'urgence.

Les déplacements sont limités, des zones où se trouvent leurs animaux sont inaccessibles .Il a donc demandé au ministre des Affaires étrangères d'être leur porte-parole auprès des bailleurs de fonds pour un financement conséquent de leurs activités d'autonomisation, consacrées à l'élevage, l'agriculture, le maraîchage, la micro-entreprise, etc.

Ioli Kimyaci, la représentante-résidente de l'UNHCR

Selon Ioli Kimyaci, la meilleure option pour tout réfugié est de pouvoir retourner chez lui, de manière volontaire dans la sécurité et la dignité. Par contre, elle affirme que seulement 405 réfugiés ont pu rentrer au Mali depuis 2018. A l'en croire, d'autres solutions sont possibles notamment l'intégration dans la communauté d'accueil ou la réinstallation dans un pays tiers. « Quelle que soit la situation des personnes réfugiées, l'endroit où elles se trouvent, il faut mettre l'accent sur la recherche de solutions et éliminer les obstacles qui empêchent ces personnes de trouver une solution durable à leur sort, afin qu'elles puissent reconstruire leurs vies », souligne la représentante-résidente de l'UNHCR au Burkina Faso.

Selon, elle l'engagement de tous est souhaité pour relever un défi qui est trop grand pour un seul pays. Dans ce sens, elle a demandé la mise en œuvre d'une technique d'approche globale et participative où les gouvernements et le système des Nations unies ainsi que les agences de développement, les institutions financières, la société civile, les organisations confessionnelles, la communauté-hôte mais également les réfugiés eux-mêmes seront impliqués.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Daoula Bagnon

Categorie: Burkina Faso

France : Le permis de conduire du Burkina Faso ne sera plus valable à partir de septembre prochain

Le Faso - 6 ore 20 min fa

Le ministre français de l'Europe et des affaires étrangères, a informé l'ambassadeur burkinabè à Paris qu'en raison de l'harmonisation européenne en matière de conditions de délivrance de permis de conduire,la France a procédé à la reforme de son dispositif d'échange de permis de conduire étrangers.

Ce faisant, les conditions de délivrance des permis de conduire au Burkina Faso s'étant avérés après examen attentif, très différents des critères français et européens, les permis de conduire burkinabè ne pourront plus être échangés en France à compter du 1er septembre 2019.

Toutefois, le permis de conduire burkinabè régulièrement délivrés resteront reconnus en France, tant qu'ils sont accompagnés d'une traduction en français ou d'un permis de conduire international, pour une durée d'un an à compter de l'établissement en France de leur titulaire.

Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Education des jeunes : Les prêtres de l'Afrique de l'Ouest se saisissent de la question

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 23:25

L'Union régionale des prêtres de l'Afrique de l'Ouest (URPAO) tient des rencontres triennales tournantes, sous le nom d'assemblée générale ordinaire. Après cinq éditions, c'est au tour du Burkina Faso d'accueillir la sixième assemblée générale ordinaire, du 18 au 24 juin 2019. La cérémonie d'ouverture de la rencontre a eu lieu le 19 juin 2019, sous la présidence du cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou.

En mai 2019, la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique de l'Ouest (CERAO) réunissait 150 évêques des seize pays de la CEDEAO à Ouagadougou, à l'occasion de la troisième édition de son assemblée plénière. À la suite des évêques, les prêtres réunis au sein de l'Union des prêtres de l'Afrique de l'Ouest (URPAO) tiennent leur assemblée générale ordinaire à Ouagadougou, du 18 au 24 juin 2019. Cette rencontre marque la sixième assemblée générale ordinaire de l'URPAO. Pendant une semaine, la quarantaine de prêtres venue de douze pays de la CEDEAO se pencheront sur les questions qui concernent la jeunesse, d'où le thème « Jeunesse et éducation chrétienne ».

Le dernier synode des évêques, réunis autour du Pape François, a concerné les questions de la jeunesse et son rôle dans la construction des sociétés. La présente rencontre veut également aborder la question de l'éducation de la jeunesse en Afrique de l'Ouest mise à mal par l'incivisme grandissant, selon le président de l'URPAO, le père Father Martin Onukwoba du Nigéria.

Le constat à l'orée des examens scolaires est encore plus amer et nécessite un réel diagnostic, selon l'abbé Eric Dah, président du comité d'organisation. Il déclare que « durant plusieurs années, la jeunesse africaine a subi la colonisation idéologique, culturelle et même spirituelle. Ces repères ont été bouleversés et les jeunes semblent ne plus avoir ni de rêves propres, ni d'ambitions légitimes, ni d'idéal de vie ». Pour lui, les conséquences d'un tel impérialisme sont énormes : radicalisme idéologique et spirituel, terrorisme, migration et perte du sens sacré des valeurs africaines. Plus loin, il déclare : « Nous voulons l'organisation de cette jeunesse sur le plan continental et dans notre conférence épiscopale de l'Afrique de l'Ouest. »

Selon le père Patrick Sabi Sika, président de l'Union des prêtres du Bénin, tous les pays de la CEDEAO, à l'exception du Cap-Vert, sont membres de l'URPAO. Il espère que les choses se dérouleront normalement pour que le Cap-Vert puisse intégrer le plus tôt possible cette organisation qui porte les germes d'une évangélisation holistique dans la sous-région.

Le cardinal Philippe Ouédraogo, pour sa part, considère qu'il s'agit d'un honneur de recevoir les prêtres de l'Afrique de l'Ouest. Il dit être venu, au nom de la Conférence épiscopale Burkina Niger et en qualité d'archevêque de Ouagadougou, pour leur souhaiter la bienvenue et témoigner tout son soutien à l'assemblée réunie. Un message à l'endroit des communautés, surtout celles catholiques, est attendu au bout des six jours de réflexion.

Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2019

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 22:00

Le Conseil des ministres s'est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 juin 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l'étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L'ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant modalités et critères d'évaluation et d'avancement du personnel du Cadre de la Police nationale.

L'adoption de ce décret permet l'application effective des dispositions de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du Cadre de la Police nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Santé :

– un rapport relatif à la situation d'endettement du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO).

Le Conseil a marqué son accord pour le règlement des dettes sociales et de la dette vis-à-vis de la CAMEG.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour éviter toutes nouvelles créances vis-à-vis de la CAMEG.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l'Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à la stratégie d'extension du Programme d'urgence pour le Sahel (PUS-BF).

Cette stratégie permet d'étendre le Programme d'urgence pour le Sahel (PUS-BF) à 77 nouvelles communes réparties dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Nord, du Centre-Est et de l'Est.

Le PUS-BF a pour objectif de :

• poser les bases de la résilience des populations et des territoires ;

• renforcer la présence de l'Etat ;

• optimiser la gestion des urgences sociales ;

• répondre aux défis sécuritaires.

– un décret portant allègement des conditions de recours à la procédure d'entente directe pour la passation des marchés publics et des délégations de service public dans le cadre de la mise en œuvre de la tranche 2019 du Programme d'urgence pour le Sahel (PUS-BF).

L'adoption de ce décret permet d'assurer avec célérité la réalisation des investissements de la tranche 2019 du PUS-BF et d'optimiser la gestion des urgences sociales dans le cadre de ce programme.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un rapport relatif aux résultats définitifs de la campagne agropastorale 2018/2019 et de la situation alimentaire et nutritionnelle du pays.

La production céréalière de la campagne agro pastorale 2018/2019 a été évaluée à 5 180 702 tonnes. Cette production est en hausse de 27% et de 16%, respectivement par rapport à l'année passée et à la moyenne quinquennale.

La production des autres cultures vivrières a atteint 846 953 tonnes. Elle est en progression de 18,06% par rapport à la campagne précédente et de 13,03% par rapport à la moyenne quinquennale.

Quant aux cultures de rente, la production est de 1 097 206 tonnes. Elle enregistre une baisse de 19,38% par rapport à la campagne passée. Cette baisse est consécutive à la baisse de la production du coton et de l'arachide.

La situation pastorale est satisfaisante avec des besoins fourragers du bétail couverts à près de 115%.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires en vue d'apporter une assistance alimentaire aux populations dans les zones en situation d'urgence.

I.2. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L'ECONOMIE ET L'EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère des Infrastructures :

– un rapport relatif aux résultats de l'appel d'offres des travaux d'amélioration de la rocade Sud-Est du boulevard des Tansoba à Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution du marché à l'entreprise DAI NIPPON CONSTRUCTION pour un montant de cinq milliards deux cent vingt millions (5 220 000 000) de Yen soit environ vingt-six milliards cent millions (26 100 000 000) de F CFA, avec un délai d'exécution de 35 mois y compris la saison des pluies.

Le suivi du projet est assuré par le bureau d'études INGEROSEC.

Le financement est assuré par un don de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

– un rapport relatif au marché des travaux de réhabilitation de la route nationale N°14 (RN14) tronçon Sakoinsé-Koudougou et la route nationale N°22 (RN22) Ouagadougou-Kongoussi dans le cadre du programme d'entretien routier 2017-2019.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution du marché au Groupement SOROUBAT/SOROUBAT CI :

– Lot 1 : travaux d'entretien périodique de la route nationale N°14 (RN14) tronçon Sakoinsé-Koudougou (42 Km) pour un montant de sept milliards quatre cent vingt-quatre millions cent dix mille quatre cent trente (7 424 110 430) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois ;

– Lot 2 : travaux d'entretien périodique de la route nationale N°22 (RN22) Ouagadougou-Kongoussi (110 Km) pour un montant de dix milliards cinq cent soixante-quinze millions huit cent vingt-quatre mille neuf cent quatre-vingt et un (10 575 824 981) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de dix (10) mois.

Le financement est assuré par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

– un rapport relatif à l'attribution du marché des travaux de ressurfaçage de 12,3 km de voiries dans la ville de Ouagadougou dans le cadre du Programme d'entretien routier 2017-2019.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution du marché à l'entreprise SOGEA-SATOM, pour un montant global de deux milliards sept cent vingt-quatre millions huit cent quinze mille deux cent trente un (2 724 815 231) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de huit (08) mois.

Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD).

– un rapport relatif aux marchés de travaux d'aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso dans le cadre du Programme d'entretien routier 2017-2019.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution des marchés aux entreprises suivantes :

• Lot 1 : le groupement d'entreprises ADEOTI SARL/GLOBEX CONSTRUCTION, pour des travaux de construction et de bitumage de 13 km de voiries dans la ville de Ouagadougou, pour un montant global de dix milliards quatre cent dix-sept millions quatre cent quarante-six mille neuf cent quatre-vingt-quinze (10 417 446 995) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois ;

• Lot 2 : le groupement d'entreprises GJF/SEGNA-BTP, pour des travaux d'aménagement et de bitumage de l'Avenue de l'insurrection populaire dans la ville de Bobo-Dioulasso, pour un montant de deux milliards cent cinquante-six millions trois cent vingt-six mille quatre cent quatre-vingt-sept (2 156 326 487) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de huit (08) mois.

Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD).

– un rapport relatif aux marchés de travaux d'entretien périodique de la route nationale n°2 (RN2) Gourcy-Ouahigouya et de la route nationale n°6 Ouagadougou-pont du Nazinon dans le cadre du Programme d'urgence de désenclavement des régions 2018-2020.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Lot 1 : Globex Construction/ATP, pour les travaux d'entretien de la route nationale n°2 (RN2), pour un montant de six milliards six cent quatre-vingt-dix-huit millions quatre cent soixante-treize mille cent soixante-dix (6 698 473 170) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de dix (10) mois ;

– Lot 2 : EKS/KANAZOE FRERES, pour les travaux d'entretien périodique de la route nationale n°6 (RN6) Ouagadougou-pont du Nazinon, pour un montant de huit milliards deux cent trente-deux millions quatre cent trente mille sept cent cinquante-cinq (8 232 430 755) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

– un rapport relatif aux marchés des travaux et de contrôle du Programme d'urgence de réhabilitation et de bitumage de tronçon de routes et d'ouvrages de franchissement.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– Lot 1 : PFO AFRICA, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Fada N'Gourma-Bogandé (129 km), pour un montant de vingt milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions sept cent cinquante-quatre mille sept cent six (20 999 754 706) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de vingt-deux (22) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau AGEIM, pour un montant de sept cent sept millions neuf cent soixante-cinq mille sept cent quatre-vingt-deux (707 965 782) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 26,5 mois y compris la revue de l'étude.

– Lot 2 : SONAF SARL, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Boulsa-Sapaga, section Sapaga Kalwartenga (22 km), pour un montant de six milliards sept cent quarante millions cent cinquante-deux mille trois cent cinquante-quatre (6 740 152 354) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau CAEM, pour un montant de deux cent soixante-sept millions sept cent quatre-vingt-dix-huit mille dix (267 798 010) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 14 mois y compris la revue de l'étude.

– Lot 3 : CENTRO SA, pour les travaux de construction et de bitumage Tougan-Lanfièra-Di, pour un montant de dix milliards quatre-vingt-dix-huit millions quatre-vingt-onze mille six cent vingt-neuf (10 098 091 629) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau TED, pour un montant de trois cent cinquante-quatre millions (354 000 000) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 19,5 mois y compris la revue de l'étude.

– Lot 4 : TSR-GTI SARL, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Koundougou-Solenzo (75 km), pour un montant de onze milliards vingt-deux millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cinq cent dix-huit (11 022 985 518) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de quinze (15) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau CAEM, pour un montant de quatre cent soixante-douze millions (472 000 000) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 17,5 mois y compris la revue de l'étude.

– Lot 5 : Kangala/SONAF SA, pour les travaux de construction et de bitumage de la route Dori-Gorom-Gorom (55 km), pour un montant de huit milliards sept cent soixante-quatorze millions deux cent cinquante-cinq mille huit cent trente-cinq (8 774 255 835) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de quinze (15) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau TED, pour un montant de trois cent cinquante-quatre millions (354 000 000) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 16,5 mois y compris la revue de l'étude.

– Lot 6 : Faso Contractor/IC Contractor, pour les travaux de construction de l'ouvrage sur le barrage de Guitti (sur l'axe Ramsa-Séguénéga), pour un montant de quatre milliards sept cent millions cinq cent quatre-vingt-deux mille quatre cent cinquante un (4 700 582 451) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de douze (12) mois y compris la saison des pluies.

Le contrôle est assuré par le bureau AGEIM, pour un montant de deux cent cinquante-neuf millions huit cent soixante-huit mille six cent cinq (259 868 605) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de 16,5 mois y compris la revue de l'étude.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

I.2.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l'industrie et de l'artisanat :

– un rapport relatif à la proposition d'attribution du marché des travaux d'achèvement de la première phase d'aménagement des voiries et d'assainissement de la zone industrielle de Dô, dans la commune de Bobo-Dioulasso et le suivi-contrôle de ces travaux par procédure d'entente directe.

Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution du marché à l'entreprise Société d'investissement du Faso (SIFA-SA), pour un montant de huit cent trente-cinq millions cent quinze mille huit cent soixante-six (835 115 866) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de quatre (04) mois.

Les prestations de suivi-contrôle sont assurées par le Cabinet MEMO SARL pour un montant de soixante millions trois cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-treize (60 399 993) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de cinq (05) mois.

Le montant total des travaux y compris le suivi-contrôle s'élève à huit cent quatre-vingt-quinze millions cinq cent quinze mille huit cent cinquante-neuf (895 515 859) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l'Etat.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur le Premier ministre à la 108ème Session de l'Organisation internationale du travail (OIT), à Genève (Suisse) du 08 au 15 juin 2019.

A cette session, Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE a décliné les grands axes de la politique gouvernementale pour un plein épanouissement du monde du travail burkinabè, notamment les actions entreprises en faveur de l'équité et de la justice sociale.

Au cours de son séjour, le Premier ministre a rencontré les Burkinabè vivant dans ce pays et accordé des audiences à différentes personnalités.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L'INDUSTRIE ET DE L'ARTISANAT

– Monsieur Hadi Honoré YONLI, Mle 97 521 K, Economiste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 27 759 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Amadou SAGNON, Mle 51 984 F, Economiste, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 111 320 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D'ADMINISTRATION

MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d'administration de l'Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L'ETAT

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Patrice Ali COMBARY, Mle 37 544 F, Médecin spécialiste en santé publique ;

– Monsieur Ragnessi Justin SAVADOGO, Mle 206 898 J, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de l'Economie, des finances et du développement :

– Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l'Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– Monsieur Dieudonné OUEDRAOGO, Mle 25 611 L, Ingénieur agronome.

Administrateur représentant l'Association burkinabè de santé publique :

– Monsieur Aboubacar OUEDRAOGO, Sociologue, spécialiste en santé publique.

Le deuxième décret nomme Monsieur Patrice Ali COMBARY, Mle 37 544 F, Médecin spécialiste en santé publique, Président du Conseil d'administration de l'Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d'administration de l'Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L'ETAT

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Jean SAKANDE, Mle 55 883 S, Pharmacien, Enseignant- chercheur ;

– Monsieur Sié Jean Pierre PALM, Mle 53 720 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

Au titre du ministère de l'Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Amadou Saoud SONDE, Mle 35 929 D, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Pakidumsamba David BELEMNABA, Mle 212 157 S, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Madame Nakié Gisèle PARE, Mle 241 894 P, Vétérinaire.

Au titre du ministère de la Justice :

– Monsieur Gnissinoaga Jean Baptiste OUEDRAOGO, Mle 30 112 U, Magistrat.

Administrateur représentant l'Ordre national des pharmaciens :

– Monsieur Victor BONKOUNGOU, Pharmacien.

Le quatrième décret nomme Monsieur Jean SAKANDE, Mle 55 883 S, Pharmacien, Enseignant-chercheur, Président du Conseil d'administration de l'Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l'ordre national

Categorie: Burkina Faso

Sécurité alimentaire : Vers la mise en place d'un comité de veille citoyenne et parlementaire

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 20:30

La Confédération paysanne du Faso (CPF) organise, les 19 et 20 juin 2019 à Ouagadougou, un atelier pour la mise en place d'un comité national de veille citoyenne et parlementaire sur l'application de la Charte pour la Prévention et la gestion des crises alimentaires (Charte PREGEC) au Sahel et en Afrique de l'Ouest. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de l'Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles.

C'est connu. Le Sahel est en proie, ces dernières années, à des crises alimentaires récurrentes. Malgré les milliards investis pour apporter des réponses, les populations, notamment rurales, vivent dans une sorte de spirale. Afin de faciliter la coordination et la cohérence des interventions, une Charte pour la Prévention et la gestion des crises alimentaires (Charte PREGEC) a été adoptée en novembre 2011 à Conakry et approuvée en 2012 par le 40e sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO.

Une vue des participants

Afin de permettre aux parties prenantes de renforcer entre autres leurs connaissances sur les principes et engagements de ladite charte et les indicateurs de suivi, la Confédération paysanne du Faso (CPF), en collaboration avec le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest et le Secrétariat du club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (CSAO/OCDE), organise, les 19 et 20 juin 2019, un atelier à l'issue duquel un comité national de veille citoyenne et parlementaire de la Charte PREGEC sera mis en place.

Thiombiano Lamourdia, secrétaire général du ministère de l'agriculture et des aménagements hydro-agricoles

Une myriade d'acteurs

Selon le secrétaire général du ministère en charge de l'Agriculture, Thiombiano Lamourdia, la charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires est un code de bonne conduite qui décline les responsabilités et engagements des acteurs. Les acteurs, ce sont les organisations paysannes, la société civile, le secteur privé, le parlement, les ministères concernés par la sécurité alimentaire et nutritionnelle (agriculture, environnement, santé, eau et assainissement, promotion de la femme, de la solidarité nationale), les organisations inter-gouvernementales, les partenaires techniques et financiers.

« La charte, selon les organisateurs, appelle les États et leurs organisations économiques régionales à des politiques et à des engagements financiers souverains visant le renforcement de la production alimentaire locale, du pouvoir d'achat des consommateurs, du fonctionnement des marchés locaux, nationaux et régionaux de produits agricoles et alimentaires ».

Bassiaka Dao, président de la Confédération paysane du Faso

Interpeller qui de droit

Au terme de l'atelier, il est prévu la mise en place d'un comité national de veille citoyenne et parlementaire sur l'application de la charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires. Selon le président de la CPF, Bassiaka Dao, ce comité permettra d'interpeller qui de droit le moment venu. « Nous sommes en début d'hivernage et il se peut qu'il y ait des crises au mois d'août. Il faut que ce comité puisse un tant soit peu donner l'alerte précoce et interpeller les décideurs politiques sur les crises qui pointent à l'horizon, afin qu'ils prennent des décisions en concertation avec les partenaires techniques et financiers », a-t-il expliqué. Il espère également que cet atelier, pilote en son genre, sera une référence permettant aux autres États membres de la CEDEAO, à la Mauritanie et au Tchad de se doter de comités nationaux.

Moussa Zerbo, député à l'Assemblée nationale

Le soutien des parlementaires

Présent à la cérémonie, le député Moussa Zerbo, président de la Commission du développement rural, de l'économie et des changements climatiques, a bon espoir que le comité permettra de recadrer et de réorienter les actions à venir. Il a par ailleurs rassuré les participants sur la disponibilité des parlementaires à accompagner les organisations dans leurs actions.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Agriculture et sécurité alimentaire : Le PAPSA fait son avant-dernier diagnostic

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 20:00

La mission d'appui conjoint gouvernement-Banque mondiale pour la mise en œuvre du Projet d'amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) a tenu une rencontre, ce mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, pour faire le diagnostic de ses réalisations. Le secrétaire général du ministère en charge de l'Agriculture, Issoufou Ouattara, a présidé l'ouverture des travaux.

Le Projet d'amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) est à cinq mois de sa clôture. C'est dans ce contexte que s'est tenue la réunion de la mission d'appui conjoint gouvernement-Banque mondiale, ce mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou.

Deuxième du genre pour cette année et avant-dernière pour le projet, cette réunion est, selon le représentant de la Banque mondiale, Élisée Ouédraogo, très importante, car elle va permettre de faire un diagnostic afin de parvenir à un bon résultat.

Le représentant de la Banque mondiale, Elisée Ouédraogo

Bilan des réalisations

Tout en rappelant l'importance de ce projet, Elisée Ouédraogo s'est dit satisfait des résultats engrangés. La raison avancée à titre illustratif, c'est que le projet à lui seul contribue au minimum à 10% de la production nationale du riz depuis 2016. « Également, si vous prenez le domaine de l'environnement et le secteur de l'élevage, les revenus tirés par les bénéficiaires sont impressionnants », a-t-il enrichi.

Selon Issoufou Ouattara, représentant du secrétaire général du ministère en charge de l'Agriculture, durant les huit années, les actions du projet ont permis d'atteindre plus de 795 000 bénéficiaires directs pour une cible attendue de 800 000 bénéficiaires. Dans le domaine de la production céréalière, le niveau d'atteinte de la cible est de 106%. Pour ce qui est de la pisciculture, 420 tonnes de poissons sur 540 tonnes sont attendues en fin de projet, soit environ 78% de la cible.

La coordonnatrice du PAPSA, Séraphine Sawadogo

Quant à la coordonnatrice du PAPSA, Séraphine Sawadogo, elle a indiqué que depuis sa mise en œuvre en 2010, le projet affiche des résultats satisfaisants. Compte tenu de cette performance, elle a estimé que d'ici la fin du projet, tous les objectifs seront atteints. « Actuellement, nous sommes en train d'aménager les périmètres irrigués afin d'atteindre nos objectifs. Nous sommes également sur la campagne humide qui devrait nous permettre de couvrir six régions du pays, soit au total près de 4 000 villages concernés par cette opération », a-t-elle laissé entendre.

« Ces résultats découlent de l'engagement sans faille des partenaires techniques et financiers, et des bénéficiaires qui se sont pleinement investis », a déclaré Issoufou Ouattara.

Perspectives

La Banque mondiale est-elle prête pour un éventuel renouvellement du PAPSA ? À cette question, Élisée Ouédraogo a tenu à clarifier les choses. À l'en croire, on ne peut pas renouveler un programme qui n'est pas performant. Il a indiqué également que les acteurs tirent les leçons d'un programme qui a été élaboré afin de voir les aspects qui restent à être appuyés.

« C'est au regard des leçons que nous allons tirer de ce projet [PAPSA] que nous allons voir la suite à donner pour les actions des petits producteurs. Mais d'ores et déjà, il faut savoir que nous sommes en train de formuler un nouveau projet qui va prendre aussi en compte la problématique de l'appui aux petits producteurs. Ce projet ira en conseil d'administration en juillet 2019 », a-t-il annoncé.

Il faut rappeler que le PAPSA a débuté en 2010, et au regard des résultats encourageants, la Banque mondiale a accédé à une requête du gouvernement burkinabè pour un financement additionnel en 2015. Au cours d'une revue à mi-parcours en 2017, le projet a connu une prolongation de sa date de clôture pour le 29 novembre 2019 afin de finaliser la mise en œuvre de certaines activités majeures telles que les aménagements de périmètres irrigués et leur exploitation, la production halieutique, l'embouche bovine et ovine.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Village de Belehede, commune de Tongomayel : 17 morts dans une attaque attribuée à des terroristes

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 19:50

17 personnes ont trouvé la mort au cours d'une attaque attribuée à des groupes armés terroristes selon un communiqué du ministre de la défense. Les exactions contre les populations civiles ont eu lieu dans la nuit du 18 au 19 juin 2019. Selon le communiqué, une opération de ratissage et de sécurisation de la zone a été enclenchée.

Categorie: Burkina Faso

Association Zembalaculture : Des projets pour un développement culturel durable du Burkina

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 19:30

Association intervenant dans le domaine des arts, de la culture et du tourisme, Zembalaculture a organisé une conférence de presse le samedi 15 juin 2019 au Musée de la musique Georges Ouédraogo, à Ouagadougou. L'objectif était d'informer le public burkinabè des objectifs et des projets de l'association.

Association laïque, apolitique et à but non-lucratif, Zembalaculture intervient dans le domaine des arts, de la culture et du tourisme. Elle ambitionne de promouvoir le processus de développement culturel durable au Burkina Faso, dans les villes et les campagnes. Ayant son siège à Ouagadougou, Zembalaculture a organisé cette conférence de presse afin de dérouler son programme d'activités.

« Nos projets tournent essentiellement autour de cinq points : un projet d'éveil culturel qui vise à trouver des intervenants culturels afin d'animer des ateliers dans les écoles maternelles au profit des enfants ; un projet de festival pour donner des tribunes d'expression aux artistes musiciens ; un projet de valorisation de sites touristiques ; un projet d'organisation de conférences-débats qui peuvent réunir des spécialistes autour des questions culturelles, des défis du tourisme, surtout le tourisme interne ; et un projet de formation qui consiste à organiser des ateliers de formation sur les métiers des arts, de l'artisanat, des arts plastiques, de la musique, des arts du spectacle et de ses sous-métiers », a détaillé Maxime Compaoré, président de l'association.

Malgré ses projets clairement conçus, Zembalaculture n'a jusque-là pas de partenaires financiers. Selon M. Compaoré, l'association fonctionne pour le moment à l'aide des cotisations de ses membres. Toutefois, elle tisse des relations avec d'autres structures qui peuvent devenir des partenaires. « Pour le moment, nous sommes en train d'élaborer des projets de partenariats avec des amis qui ont des structures dans la sous-région et en dehors du continent africain », affirme Maxime Compaoré.

Un bon partenariat avec les médias

Nonobstant le manque de partenaires financiers, Zembalaculture a de bonnes relations avec les médias. L'information autour de ses activités passe facilement. Étant elle-même en quelque sorte un média en ligne, l'association a des « amis » tant au plan national qu'à l'international. « Nous avons des amis qui évoluent sur les réseaux sociaux, des amis en Europe qui ont des pages et des sites internet, qui nous aident en matière de communication autour de nos activités. « Actu.Arts du Faso est à saluer sur ce plan. Ils suivent de près, depuis trois ans, les activités de l'association », a dit Maxime Compaoré.

Zembalaculture souhaite que les médias l'accompagnent davantage dans ses activités, et demande le soutien des autorités. « Nous voulons que les hommes de médias soutiennent davantage nos activités, car avec eux, nos activités iront loin. Nous lançons aussi un appel à l'endroit de nos autorités.

En dehors des soutiens financiers, nous avons aussi besoin de soutien technique et matériel. Nous avons besoin de l'aide du ministère de la Culture », a plaidé Maxime Compaoré, avant d'ajouter qu'un festival de musique est prévu par l'association, à l'occasion de la prochaine fête de la musique. « Un festival qui sera ouvert à tout le monde, un lieu d'échanges et d'épanouissement pour les artistes », promettent les responsables de Zembalaculture.

Korotoumou DJILLA (stagiaire)
Lefaso.net

Categorie: Burkina Faso

Infrastructures au Burkina : Environ 180 milliards de FCFA pour le bitumage et la réhabilitation du réseau routier

Le Faso - Mer, 19/06/2019 - 19:25

Le traditionnel Conseil des ministres s'est tenu, ce mercredi 19 juin 2019, sous la présidence du chef de l'État, Roch Marc Christian Kaboré.
Au sortir de la rencontre, le ministre porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou était accompagné de son collègue en charge des Infrastructures, Éric Bougouma, pour un bref compte-rendu aux hommes de médias.

Pour l'essentiel, l'on retiendra :

Au titre du ministère de la Sécurité, le conseil a adopté un décret portant modalités, critères d'évaluation et d'avancement du personnel du cadre de la police nationale.
Au département de la Santé, le conseil a adopté un rapport relatif à la situation financière du centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Pour ce faire, le conseil a approuvé un plan de redressement d'urgence dudit hôpital concernant notamment la question de règlement des dettes.

Pour ce qui est du département en charge de l'Economie, il a été présenté au conseil, un rapport relatif à la stratégie d'extension du Programme d'urgence pour le Sahel (PUS) pour la période 2019-2021. Lequel programme concernera désormais 106 communes avec plus d'axes d'intervention.

Quant au ministère en charge des Infrastructures, le premier responsable, Éric Bougouma, a présenté un vaste programme de bitumage et de réhabilitation de routes dont le montant avoisine 180 milliards de FCFA.
Il s'agit de 14 projets concernant Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et bien d'autres axes routiers importants du Burkina Faso.

Par ailleurs, Rémis Dandjinou a rapporté une information émanant du ministre en charge de la Défense nationale faisant état de ce que, dans la nuit du 18 juin 2019, une attaque terroriste a été perpétrée par un groupe armé dans le département de Tongmael. Laquelle attaque, dit-il, a ciblé les populations civiles et fait 17 victimes.

Le porte-parole du gouvernement a présenté les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées et indiqué que des opérations de ratissage sont menées afin de trouver les auteurs de cette barbarie.

Répondant aux préoccupations des hommes de médias, le ministre Dandjinou a rassuré que le déplacement des Burkinabè ne relève aucunement d'une perte de contrôle d'une quelconque partie du territoire burkinabè. Bien au contraire, ajoute-t-il, les forces de défense et de sécurité sont permanemment engagées pour la patrie et son intégrité.

DCPM/Ministère de la Communication et des relations avec le Parlement

Categorie: Burkina Faso