Traduci pagina

English French German Italian Portuguese Russian Spanish

Camerun

Yaoundé : Hysacam reprend la collecte des ordures, après une semaine de grève

237 Cameroun - Gio, 05/05/2022 - 6:03pm

La société d’hygiène et de salubrité a repris le ramassage des ordures ménagères dans la capitale camerounaise, cette semaine. En grève depuis le 25 avril 2022, des employés réclamaient le paiement de deux mois d’arriérés de salaire et une meilleure sécurité sociale.

L’arrêt des activités de collecte des ordures ménagères par les éboueurs de la société Hysacam avaient entrainé une insalubrité grandissante dans la ville de Yaoundé. Dans les marchés et grandes artères de la capitale, les rues étaient jonchées d’ordures qui s’amoncelaient au point de réduire la largeur de la chaussée.

En cause, une grève des éboueurs observée depuis le 25 avril dernier. Ces employés réclamaient le paiement de deux mois d’arriérés de salaire, mais aussi l’augmentation de la prime de transport. De plus, les éboueurs réclament une meilleure prise en charge sociale. En l’occurrence, une assurance maladie. Certains employés vont jusqu’à indiquer qu’ils paient eux-mêmes leur matériel de travail.

Médiation et négociations

Afin de désamorcer la crise, le préfet du département du Mfoundi est allé à la rencontre des dirigeants de l’entreprise ce vendredi 29 avril. Emmanuel Djikdent a dû braver les barricades dressées à l’entrée de l’entreprise par les grévistes en colère. L’autorité administrative a ensuite recueilli les doléances de ces éboueurs.

« Nous ramassons des ordures à longueur de journée. Nous avons besoin d’une assurance maladie. Nous avons des familles Monsieur le préfet. Nous savons que la ville doit etre propre, mais pensez aussi à nous », a déclaré un gréviste cité par le quotidien public, Cameroon Tribune.

Le même vendredi, la ministre du Développement Urbain et de l’Habitat a appellé demande au président directeur général d’Hysacam, Michel Ngapanoun, à « prendre sans délai toutes les dispositions nécessaires pour un retour à la normale afin de respecter les engagements pris et d’accompagner l’État du Cameroun dans l’atteinte des objectifs visant à l’amélioration du cadre de vie des populations ».

Un mois de salaire versé, le reste en cours de traitement

C’est finalement dans les services de la préfecture qu’un accord sera trouvé entre les différentes parties. « Les salaires de mars ont été payés lundi 25 avril, le jour même où ils ont entamé la grève. Les salaires du mois d’avril seront payés d’ici peu », a indiqué Innocent Ebodé, responsable de la communication d’Hysacam à Yaoundé.

Par ailleurs, le porte-parole de la société dans la capitale assure que la direction privilégie le dialogue. Assurant que des solutions pérennes seront apportées aux « requêtes les plus pertinentes » sur les 11 points énoncés par les employés grévistes. Ces derniers ayant décidé de reprendre leurs activités, au regard de ces engagements.

L’article Yaoundé : Hysacam reprend la collecte des ordures, après une semaine de grève est apparu en premier sur Cameroun Online.

Categorie: Camerun

Crise anglophone : Une sénatrice RDPC enlevée dans le Nord-ouest

237 Cameroun - Mar, 03/05/2022 - 12:07pm

Selon des sources concordantes, Elizabeth Regina Mundi, sénatrice du parti au pouvoir, le RDPC, a été enlevée par des combattants séparatistes des Ambazonia Defence Forces, a-t-on appris, ce lundi 02 mai 2022. Dans des vidéos, les ravisseurs exigent la libération de 75 prisonniers de la cause séparatiste.

La sénatrice du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), a été enlevée ce samedi 30 avril 2022 à Bamenda, capitale régionale du Nord-ouest. « Au moment de son rapt, elle était en compagnie de son chauffeur, lui aussi enlevé à bord de leur véhicule », a indiqué le Gouverneur de la région. Dans des propos rapportés par l’agence Anadolu, Adolphe Lele Lafrique a annoncé des recherches en cours pour retrouver les otages et les libérer.

Plus tard dans la journée, l’enlèvement de la sénatrice Regina Mundi a été revendiqué par des membres de l’Ambazonia Defence Forces (ADF), groupe séparatiste, dirigé par l’activiste Ayaba Cho Lucas, en exil.

Samedi soir, la sénatrice du parti au pouvoir a été aperçue dans une vidéo diffusée sur Internet. Sous la contrainte, Regina Mundi lit un texte en anglais, réclamant notamment l’indépendance de la république fictive d’Ambazonie.

Échange de prisonniers

Les exigences de l’ADF ont été dévoilées dans une autre vidéo publiée dimanche par un certain Capo Daniel, présenté comme chef adjoint de la défense des ADF. « Pour que la sénatrice retrouve sa liberté, nous exigeons un échange des prisonniers. Le gouvernement camerounais doit au préalable libérer près de 75 séparatistes qui sont en prison », peut-on entendre dans la vidéo.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les groupes armés séparatistes de la région s’en prennent à des parlementaires. Fin janvier déjà, le sénateur Henry Kemende Gamsey, a été assassiné à Bamenda par des hommes armés.

D’autres élus, fonctionnaires et représentants de l’autorité de l’Etat sont régulièrement pris pour cible dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en proie à une grave crise sécuritaire depuis 2017, sous fond de revendications sécessionnistes.

L’article Crise anglophone : Une sénatrice RDPC enlevée dans le Nord-ouest est apparu en premier sur Cameroun Online.

Categorie: Camerun

Crise anglophone : six combattants séparatistes abattus dans le Nord-ouest

237 Cameroun - Ven, 29/04/2022 - 9:19am

L’Armée camerounaise a neutralisé six miliciens sécessionnistes, dont un certain « General Try and See », qui terrorisaient la communauté Mbororo dans la région. Les combats ont eu lieu dans la soirée du lundi 25 avril 2022, au cours d’une opération militaire sur une base arrière des groupes armés, près de la localité de Ndu, dans le département du Donga Mantung.

Dans le Nord-ouest, des combats continuent d’opposer les Forces de Défense et de Sécurité aux groupes armés séparatistes. C’est dans ce contexte que s’inscrit le raid lancé, lundi soir, par l’Armée camerounaise contre repère de miliciens dirigés par le fameux « General Try and See » à Ndu, dans le Donga Mantung.

« C’était une opération de nettoyage. La région avait souffert des atrocités commises par les séparatistes armés, et les civils en payaient le prix fort. Six séparatistes ont été tués pendant l’opération et un civil est malheureusement mort, tué par une balle perdue », a confié un responsable militaire à l’agence de presse Xinhua.

De sources concordantes, le « General Try and See » et ses hommes semaient la terreur dans la région depuis plusieurs années. De récentes vidéos circulant sur la toile les montre, brulant des habitations appartenant, selon des témoignages, à la communauté Mbororo installée dans la localité de Ndu.

« Génocide Mbororo » ?

De fait, ces éleveurs et commerçants nomades sont régulièrement pris pour cible dans les zones en conflit. Des associations locales de défense des droits humains ont répertorié de nombreuses attaques contre cette communauté depuis 2017. Les groupes armés opérant dans la région ont pris l’habitude de les exproprier et de s’emparer de leur bétail, après les avoir massacré.

Selon des chiffres transmis à l’ONG Amnesty International par des représentants de ladite communauté, 162 Mbororos ont été tués entre 2017 et 2021. Et ce, dans les sept départements de la Région du Nord-ouest. L’Association des victimes Mbororo de Ntambang parle, elle, de plus de 272 personnes tuées. Dénonçant un « génocide Mbororo ».

Dans le même temps, au moins 102 personnes ont été enlevées, contre le paiement de rançons qui s’élèveraient à plus de 20 millions de FCFA au total. Par ailleurs, plus de 300 habitations leur appartenant ont été incendiées par les miliciens. Mais aussi, 2 500 têtes de bétail saisies de force, au profit des combattants sécessionnistes.

Appels à la haine

Sur internet, dans les canaux de communication proches des groupes terroristes, des messages de haine se multiplient. Morceaux choisis rapportés par Amnesty International : « Ces gens (les Mbororos, ndlr) sont des immigrants et il semble que leur temps soit révolu. Plus tôt ils partiront, mieux ce sera. Ou ils paieront le prix comme tout autre citoyen de La République qui habite le Cameroun méridional. Tous autant qu’ils sont, s’ils ne veulent pas partir, ils mourront. »

L’article Crise anglophone : six combattants séparatistes abattus dans le Nord-ouest est apparu en premier sur Cameroun Online.

Categorie: Camerun

Samuel Eto’o répond à Djamel Belmadi et menace de poursuites

237 Cameroun - Mer, 27/04/2022 - 10:42am

Le Président de la FECAFOOT a réagi, ce lundi 25 avril 2022, aux propos polémiques tenus par le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, à propos de l’arbitrage du match de barrage perdu contre le Cameroun. Le technicien a, notamment, sous-entendu que le Cameroun aurait acheté l’arbitre Bakary Gassama. Tout en dénonçant ces « allégations diffamatoires », Samuel Eto’o a prévenu, que la Fecafoot pourrait saisir la Commission d’Ethique de la FIFA.

Les propos au vitriol de Djamel Belmadi continuent de faire des gorges chaudes. Notamment, Samuel Eto’o, qui a réagi fermement dans un communiqué rendu public lundi. En effet, par la voix de son président, « la Fédération camerounaise de football fait part de sa vive préoccupation à la suite des propos tenus le 24 avril 2022 par Monsieur Djamel Belmadi, l’entraîneur-sélectionneur des Fennecs d’Algérie, comme suite au match comptant pour les barrages Zone Afrique de la Coupe du monde Qatar 2022 ».

Dénonçant des « allégations diffamatoires », Samuel Eto’o aprévenu qu’il pourrait porter l’affaire devant la Commission d’Ethique de la FIFA, « dans les prochains jours ». L’ancien international a, par ailleurs, invité les dirigeants de la fédération algérienne de football à « user des voies légales » pour faire entendre leurs protestations, plutôt que d’alimenter la polémique par des propos inconvenants.

Bakary Gassama, pris à parti par Belmadi

La veille, une interview de Djamel Belmadi était diffusée sur la chaîne officielle de la fédération algérienne, FAF TV. Un entretien au cours duquel le sélectionneur des Fennecs s’est montré critique vis-à-vis de l’arbitre du match de barrage retour entre son pays et le Cameroun, et qualificatif pour le Mondial 2022. Il a notamment sous-entendu une conspiration impliquant l’arbitre gambien et des dirigeants pour éliminer l’Algérie.

« Plus jamais de la vie on laissera deux trois personnes conspirer contre notre pays. On ne verra plus jamais un arbitre comme ça mettre à mal un pays », a tempêté Belmadi. « Je suis obligé de dire que je n’ai pas aimé du tout au lendemain du départ de cet arbitre, à l’aéroport d’Alger, le voir confortablement assis dans les salons à boire un café avec un millefeuille », a-t-il poursuivi.

Des propos à la limite de l’appel à la haine, que le champion d’Afrique 2019 a tenté d’édulcorer. « Je dis pas qu’on doit le tuer », mais « il a enlevé l’espoir de tour un peuple et on le laisse comme ça…». L’arbitre gambien appréciera…

L’article Samuel Eto’o répond à Djamel Belmadi et menace de poursuites est apparu en premier sur Cameroun Online.

Categorie: Camerun