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Gabon

CNSS : La gouvernance de Christophe Eyi vue par les partenaires sociaux

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 5:24pm

 

Au Gabon face aux dysfonctionnements de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le Conseil des ministres du 7 juin dernier avait annoncé la dissolution du Conseil d’administration, la cessation des fonctions des membres de l’administration, mais surtout la mise sous administration provisoire de cette entité. Nommé puis installé en qualité d’administrateur provisoire, Christophe Eyi a 12 mois pour réformer la structure. Mais 3 mois après sa prise de fonction, les partenaires sociaux de son secteur estiment qu’il y a encore beaucoup à faire.

Christophe Eyi (à gauche), lors de la passation de charges, le 9 juin 2022, à Libreville. © Twitter/Min. Santé

 

En mai dernier, Patrick Ossi Okouri alors directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), affirmait l’hypothèse d’une éventuelle cessation de paiement en juillet 2022 si les réformes engagées pensées par ses équipes n’étaient pas mises en œuvre. Entre explosion du nombre de retraités, régime des pensions mal paramétré, fraude explosive, organigramme inadapté et charges de fonctionnement élevées, les nombreux dysfonctionnements que rencontrait la structure étaient assez évocateurs tout comme les inquiétudes aussi bien des salariés que des retraités. Le mois qui suivait, il avait été limogé et la structure placée sous administration provisoire.

Nommé puis installé en qualité d’administrateur provisoire de la CNSS, Christophe Eyi a 12 mois pour la réformer. Au mois de juillet sous sa gestion le scénario catastrophe ne s’est pas produit et 3 mois après sa prise de fonction, le président du Syndicat des professionnels de sécurité sociale (Sypross) note des «avancées significatives» dans la gestion de la structure. «La principale revendication, source de stress des salariés et des retraités de la CNSS, a trouvé solution depuis la prise de fonction de l’administrateur provisoire. Ainsi, les paiements des salaires et des pensions se font aujourd’hui à dates échues», a confié Richard Ndi Bekoung au journal l’Union.

Pas sur la même longueur d’onde

Selon lui, le gel des embauches, le non-renouvellement des Contrats à durée déterminée (CDD), la révision du calcul de l’allocation congé et la suppression de certains postes de responsabilité ont permis à l’administrateur de réaliser des économies. Pour ce qui est des réformes, a-t-il indiqué, «il faut noter que les travaux des différents comités sont en cours de finalisation et seront soumis à l’instance suprême qui est le comité de surveillance». «Je crains fort que nous ne soyons pas sortis de l’auberge», a pour sa part estimé Joslin Louis Ngoma de la Coalition CNSS. Selon lui, les partenaires sociaux ont été exclus du processus de restructuration de la structure et «aucune communication officielle à ce sujet entre l’administration provisoire et la coalition, malgré toutes nos tentatives».

«Poutant, il semble collaborer avec ce syndicat dont la complicité avec le directoire sortant, dans la détérioration du dialogue social, et qui a conduit à cette crise sans précédent, est connue de tous», a-t-il ajouté parlant du Sypross et se demandant pourquoi l’administration provisoire n’organise-t-elle pas le renouvellement d’une institution de délégués du personnel désormais frappée de caducité depuis juin 2021. «Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous invitons l’administrateur provisoire à l’extrême prudence», a-t-il prévenu dans un contexte où les retraités estiment que rien ne s’est amélioré pour eux depuis lors.

La tutelle accusée d’entretenir la chienlit

«Les nouveaux dossiers de pensionnés s’accumulent au rythme moyen de 400 chaque mois. Certains retraités installés hors du Gabon sont à leur 7e mois sans la moindre pension», a déclaré le responsable communication de l’Association nationale des retraités du Gabon (Anareg). Mathurin Mengue Bibang qui assure que depuis 2 mois certains retraités reçoivent leurs pensions de façon disparate avant chaque 5 du mois, semble dénoncer un traitement discriminatoire et appelle l’administration provisoire à rectifier le tir. Mieux, il souhaite que la situation revienne à la normale à la CNSS.

«Les banques ne prêtent plus aux retraités à cause de la notion de provisoire, car elles sont dans l’incertitude. Le dialogue avec les partenaires que sont les syndicats et associations des retraités est quasi inexistant», a-t-il déploré disant avoir constaté que les agents détournent de fortes sommes d’argent. «Mais tout cela n’est pas imputable à l’administrateur provisoire. C’est plutôt du côté de la tutelle qu’il faut regarder, car c’est le ministre qui administre actuellement la CNSS. L’administrateur provisoire se contente d’exécuter au quotidien ses hautes instructions», a ajouté Mathurin Mengue Bibang.

 

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Santé : «Un énorme désastre» au Gabon, note Ndong Sima

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 5:00pm

 

Dans une tribune publiée le 26 septembre, l’ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima, passe au peigne fin les «Bérézina du secteur public gabonais», notamment celui de la Santé. Il présente l’état actuel de ce secteur et fait le diagnostic sans complaisance de ses dysfonctionnements chroniques. S’il rappelle que le président Ali Bongo s’est félicité de ses succès lors de son discours à la nation du 16 août dernier, il fait remarquer qu’«à y regarder de près, les faits le contredisent au quotidien, en tout et pour tout, dans tous les domaines».

L’ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima. © D.R.

 

Examinant la situation dans le secteur de la Santé, l’ancien patron de l’administration gabonaise fait remarquer que dans ce secteur synonyme de vie, le pays compte certes un plus grand nombre de médecins et de techniciens dans différentes spécialités qu’à ses débuts en 1960. Il compte également un plus grand nombre d’hôpitaux, mais «l’état de délabrement de la gestion des ressources humaines et des équipements renvoie l’image effroyable d’un énorme désastre».

Relevant le cas du Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul), Raymond Ndong Sima indique cette infrastructure livrée il y a à peine une dizaine d’années, va à vau-l’eau avec des ascenseurs en panne, obligeant les malades et leurs parents à emprunter les escaliers, des carreaux qui sonnent creux et vont se détacher à brève échéance, des bâtiments sans eau ou si peu, des peintures qui bavent et des rampes d’escalier délabrées. «Au-delà des malfaçons évidentes, l’entretien ne suit pas et les charges récurrentes passent manifestement à la trappe», fait-il remarquer, non sans ajouter que la situation du Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) n’est guère meilleure, de même que celle des autres CHU.

«Fermera-t-on aussi ce ministère comme récemment celui des TP (Travaux publics) ?»

Brossant un tableau peu reluisant de ces structures hospitalières, celui qui a été candidat à la présidentielle de 2016 s’indigne du fait que «des pans essentiels des hôpitaux publics, y compris ceux supposés de référence comme le Chul, sont défaillants quand ils n’ont pas tout simplement disparu». «Le moindre examen, la moindre exploration par imagerie sollicite les cliniques privées puisque, dit-on, les laboratoires des hôpitaux publics manquent de réactifs, que l’entretien des appareils d’imagerie n’a pas suivi et donc que ces machines sont en panne, etc.», a-t-il fait regretté.

Toute chose qui, dit-il, absorbe parfois tout le budget destiné à prendre en charge les soins d’un malade. Et dans ce texte analysant avec pertinence le «désastre» de ce secteur de la Santé, l’économiste souligne que  «l’une des conséquences directes de cette situation c’est la transformation, de fait, des salles de consultation des hôpitaux publics en annexes délocalisées des cliniques privées». Il laisse entendre que «le principal gain que les malades y font encore porte sur l’économie qu’ils réalisent sur le coût de la consultation».

Raymond Ndong Sima indique par ailleurs que «la comparaison des sommes inscrites aux budgets annuels de l’État avec la situation tant de pénurie que de délabrement des laboratoires, pharmacies et centres d’imagerie des hôpitaux publics est tout simplement abracadabrantesque. Même le minimum élémentaire de base tel que les gangs, les seringues, l’alcool y fait cruellement défaut et confirme, si besoin en était, l’ampleur du désastre».

«Des montants inscrits au budget de l’année sont-ils effectivement décaissés dans l’année ? Dans l’affirmative à quoi servent-ils ? Et si non pourquoi ne sont-ils pas décaissés dans l’année ? Fermera-t-on aussi ce ministère comme récemment celui des TP (Travaux publics) ? Comment un tel dysfonctionnement a-t-il pu s’installer ? Comment surtout peut-il perdurer ?», questionne l’ancien Chef du gouvernement qui fait noter que «lorsque la pandémie de la covid-19 s’est invitée dans notre pays, on a mis sur pied en quelques semaines le laboratoire Gahouma ; preuve, s’il en était besoin, que lorsqu’on veut, on peut». Ironique à souhait, Ndong Sima relève cette bérézina du domaine de la santé et laisse entendre que «ce n’est pas la dissolution du ministère des Travaux publics qui le démentira».

 

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Tourisme: Attentes et ambitions des opérateurs

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 4:53pm

Le Gabon célèbre la journée mondiale du tourisme, ce 27 septembre. À la faveur de cette célébration, qui s’étendra jusqu’au 30 septembre prochain, les opérateurs touristiques nationaux ont égrainé leur chapelet d’attentes, à l’instar d’une meilleure organisation du secteur. Ces derniers entendent par ailleurs s’investir pour l’émancipation du tourisme national, à travers des projets innovants.

Photo de famille à l’ouverture des activités marquant la célébration de la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre 2022 à Libreville. © Gabonreview

 

Le tourisme repose en partie sur les opérateurs animant le secteur. À la faveur de la célébration de la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre à Libreville, ceux-ci ont égrainé leur chapelet d’attentes et ambitions. «Il nous faut renouer avec l’engagement d’avant pandémie, qui présente une courbe en constante évolution sur le plan mondial avec près de deux milliards de déplacements à travers le monde pour l’année 2019», a déclaré le porte-parole de la Fédération des agences de tourisme (Fegat).

«Là encore nous posions déjà la question de savoir : quelle part pour le Gabon ? En effet, le thème de cette année est une action à combiner les actions efficaces, dans but de permettre à chaque pays d’avoir accès à leurs niches et de favoriser le flux de personnes vers des destinations d’exception telles que celle du Gabon. Nous avons espoir que les actions menées sur le plan local y participeront grandement et formulons le vœu que notre secteur d’activités atteigne sa pleine maturité dans le pays avec des objectifs de croissance et d’emplois», a ajouté Arnaud Ikango.

Des défis à relever

Cette année, le thème de la Journée mondiale du tourisme est «Repenser le tourisme». «Repenser le tourisme suppose, pour nous opérateurs, que nous devons porter des projets innovants. Ces projets devraient pouvoir trouver un appui auprès de l’administration avec notamment un accès à la commande publique. Ce qui rendrait plus visibles les efforts des opérateurs sur le plan local», a espéré le porte-voix de la Fegat. S’il est incontestable que le Gabon dispose de divers atouts en matière de tourisme, il n’en demeure pas moins que le secteur doit encore relever d’innombrables défis.

Selon l’Association des guides touristiques, ces défis sont d’ordre réglementaire et infrastructurel. «De même, l’absence de parcours de formation de niveau supérieur dédié au métier de guide demeure un frein. Par ailleurs, le développement du tourisme et ses bienfaits ne seraient possibles que s’ils s’adressent d’abord à chacun de nos compatriotes. Car, les premiers touristes sont d’abord les Gabonais eux-mêmes, qui doivent découvrir leurs cultures et patrimoines. Aussi, les initiatives professionnelles, comme il en existe déjà, doivent se multiplier», a conclu le représentant de l’association, Armel Koubangoye.

 

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Handball : Nze Minko, capitaine de l’équipe de France

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 4:44pm

 

Estelle Nze Minko est la nouvelle capitaine de l’équipe de France féminine de handball. Âgée de 31 ans, la demi-centre de Györ (Hongrie), qui a déjà tout remporté avec sa sélection, tentera de guider les Bleues vers une deuxième couronne européenne cette année.

Estelle Nze Minko a hérité du brassard de l’équipe de France féminine de handball, le 27 septembre 2022. © L’Equipe

 

Belle promotion pour Estelle Nze Minko. La Française d’origine gabonaise a été désignée capitaine de l’équipe de France, ce 27 septembre. Estelle Nze Minko succède à Coralie Lassource, qui détenait le capitanat de la sélection depuis avril 2021. Estelle Nze Minko avait déjà porté le brassard, en avril dernier, en l’absence de Coralie Lassource, lors de deux matches, contre la République tchèque et l’Ukraine.

«(Le sélectionneur) Olivier Krumbholz a annoncé ce matin à son groupe de joueuses son choix de passer le relais pour le capitanat. Coralie Lassource donne officiellement le témoin à Estelle Nze Minko à partir de cette nouvelle semaine internationale», a indiqué la Fédération française de handball.

Âgée de 31 ans, Estelle Nze Minko a déjà tout gagné avec l’équipe de France de handball. La demi-centre de Györ (Hongrie)a remporté les titres de championne d’Europe (2018) et du monde (2017) avec l’équipe de France, en plus de la médaille d’or olympique décrochée au Japon l’année dernière. Elle tentera de guider les Bleues vers une deuxième couronne européenne cette année.

 

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Gabon : Le boom du tourisme espéré à l’horizon 2030

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 4:29pm

 

Le ministre du Tourisme a lancé, le 27 septembre à Libreville, les manifestations relatives à la Journée mondiale du tourisme. À cette occasion, Jean Norbert Diramba a rappelé la vision d’Ali Bongo de faire du Gabon la meilleure destination de la sous-région, à travers un vaste plan d’action soutenu par la stratégie nationale du tourisme révisée, qui pourrait permettre au pays d’envisager une arrivée massive des touristes à l’horizon 2030.

Les officiels au lancement de la célébration mondiale du tourisme, le 27 septembre 2022, à Libreville. © Gabonreview

 

«Repenser le tourisme». C’est le thème de la journée mondiale du tourisme. Membre de l’Organisation internationale du tourisme (OMT), le Gabon a ouvert, le 27 septembre à Libreville, les manifestations relatives à cet évènement. «Cette année, nous célébrons la 42e édition de la journée mondiale du tourisme sous le thème «Repenser le tourisme», qui invite à une réinvention de nos pratiques touristiques et une incitation d’ouverture à l’innovation. Après deux années de crise sanitaire qui ont touché le secteur de plein fouet, le tourisme reprend aussi bien au Gabon qu’à l’international», a déclaré le ministre du Tourisme en lançant les activités.

«En effet, le tourisme international a connu un fort rebond durant les cinq premiers mois de l’année 2022, enregistrant près de 250 millions d’arrivées internationales. C’est le moment opportun pour se tourner vers l’avenir et notre entrée dans le Commonwealth, fruit d’une diplomatie agissante du chef de l’État, nous ouvre de nouvelles perspectives», a ajouté Jean Norbert Diramba. Au niveau national, l’activité hôtelière a amorcé une remontée en 2021, à la suite de l’assouplissement des restrictions sanitaires.

Les participants à la cérémonie. © Gabonreview

Un chiffre d’affaires en hausse de 61,7% en 2021

Selon la dernière publication du Tableau de bord de l’économie N°52 de juillet 2022, la reprise d’exploitation des structures de cette branche a généré un gain de 6,6 points sur le taux d’occupation par rapport à 2020. De même, le nombre de clients a augmenté de 78,8% et le prix moyen de la chambre a reculé de 5,6%. En conséquence, le chiffre d’affaires s’est amélioré de 61,7%, conforté par les segments de l’hébergement et de la restauration, en hausse respectivement de 71,1% et 78,8%. Et cette tendance haussière devient plus nette depuis la levée des mesures sanitaires, le 10 mars dernier.

Le message du secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, indique que le potentiel du tourisme est immense. Ainsi, pour la journée mondiale du tourisme 2022, l’OMT invite donc l’ensemble des acteurs du tourisme à engager une réflexion pour repenser leurs actions et façons de faire. «Cette ambition du secrétaire général de l’OMT vient conforter la vision du président de la République, de faire du Gabon une destination touristique de premier choix dans la sous-région», a affirmé le ministre du Tourisme.

Une stratégie nationale du tourisme

«Pour réaliser la vision du chef de l’État, de faire du Gabon la meilleure destination de la sous-région, un vaste plan d’action soutenu par la stratégie nationale du tourisme révisée, pourrait nous permettre d’envisager une arrivée massive des touristes à l’horizon 2030 ; induisant ainsi une augmentation significative de la part du tourisme dans le Produit intérieur brut (PIB) national», a révélé Jean Norbert Diramba. La matérialisation de cette stratégie s’appuie sur la mise en place de préalables portant sur le renforcement du cadre institutionnel et la gouvernance, la formation et l’aménagement des sites touristiques.

Cette démarche a débuté par la promulgation de la loi N°034/2020 du 22 mars 2021, portant réglementation du secteur tourisme en République gabonaise ; l’ordonnance N°002/2000/PR du 12 février 2000 portant régime applicable aux investissements touristiques, ratifiés par la loi N°04/2000 du 18 2000 ; et, par l’adoption, le 5 août 2022, du décret N°0184PRMT portant attributions et organisation du ministère du Tourisme. «D’autres projets de textes en cours de discussions au gouvernement, notamment le projet de décret portant attributions et organisation du Conseil national du tourisme, viendront compléter le dispositif réglementaire», a annoncé le ministre du Tourisme.

Une vision partagée par la Fédération des agences de tourisme (Fegat), qui entend pleinement s’investir pour son accomplissement. «C’est l’occasion de souligner l’engagement des agences de tourisme affiliées à la Fegat, de jouer leur partition dans les enjeux du moment sur les questions du tourisme, en apportant l’expertise de ces membres par le montage d’offres touristiques qui répondent à des standards internationaux, afin des accroître le volume des arrivées sur le Gabon pour atteindre les objectifs 2025, fixés au sortir des rencontres nationales du tourisme», a déclaré Arnaud Ikango, porte-parole de la Fegat.

 

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Foresterie urbaine : À Libreville, les collectivités locales construisent un plaidoyer pour bâtir une vision globale

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 4:02pm

 

Plus de 40 maires et représentants des villes du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, Gabon et du Tchad sont réunis à Libreville. À l’invitation de Christine Mba Ndutume épouse Mihindou, maire de Libreville et présidente de l’Association des villes et collectivités d’Afrique centrale (Avcac), ils se retrouvent pour la 2e assemblée de cette association. Autour du thème «Bâtir une vision commune en matière de gouvernance de la foresterie urbaine», ils comptent construire un plaidoyer global en la matière adapté aux différentes zones couvertes par l’Avcac.

Christine Mba Ndutume épouse Mihindou entourée de quelques officiels lors de la cérémonie d’ouverture. © D.R.

 

Une partie de l’assistance lors de l’ouverture de la rencontre et photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture. © D.R.

Portée sur fonts baptismaux lors de la conférence des maires des capitales et des grandes métropoles d’Afrique centrale tenue du 25 au 26 octobre 2017, l’Association des villes et collectivités d’Afrique centrale (Avcac) tient sa 2e assemblée générale à Libreville au Gabon. Sous le thème «Bâtir une vision commune en matière gouvernance de la foresterie urbaine», les travaux qui se sont ouverts ce mardi 27 septembre s’achèveront le 28 septembre. Coorganisée avec l’Association internationale des maires francophones (AIMF), la réunion s’inscrit selon la conseillère au secrétariat permanent de l’AIMF, dans le suivi de la première «Cop des villes» tenue à Abidjan en Côte-d’Ivoire en juillet dernier.

L’idée, faire valoir l’apport des collectivités locales dans les réponses qui lient justice sociale et environnementale. Ce d’autant plus que, a estimé Arianna Ardesi, au regard de l’urbanisation croissante et de la pression qu’elle exerce sur les espaces verts «la gouvernance de la foresterie urbaine est essentielle pour une exploitation durable des forêts à même d’apporter des réponses aux enjeux climatiques, mais également de dynamiser le développement socio-économique des territoires». Selon elle, les travaux de Libreville s’inscrivent dans cette démarche plus large «qui vise à construire un plaidoyer global». Laquelle démarche devrait être adaptée aux différentes aires géographiques qui constituent la francophonie.

Participant à l’ouverture des travaux, le ministre gabonais de l’Environnement a d’ailleurs indiqué que plusieurs études scientifiques démontrent que les espaces verts à l’intérieur des villes sont d’une grande importance pour la santé des personnes qui vivent en milieu urbain. «Au Gabon 87% de la population vit dans la ville», a soutenu Lee White appréciant l’opportunité de la rencontre de Libreville. «En échangeant et en partageant leurs expériences sur la foresterie urbaine, les villes pourront mieux préserver les forêts d’Afrique centrale tout en luttant contre l’érosion, mais aussi en accélérant la restauration des mangroves en milieu urbain et péri-urbain», s’est pour sa part prononcée le maire de Libreville, présidente de l’Avcac.

Christine Mba Ndutume épouse Mihindou se dit convaincue que cette 2e assemblée générale longtemps attendue, «fera date dans la longue marche qui mène vers la renaissance de l’Afrique centrale». Ce, d’autant plus que selon le communiqué de l’Avcac, la rencontre de Libreville sera une étape clé du renforcement institutionnel de l’Avcac qui tiendra sa réunion de bureau le 28 septembre. Laquelle réunion devrait débouchée sur le renouvellement du bureau, l’adoption du règlement intérieur et des emblèmes ainsi que l’adoption d’un plan d’action de ladite association.

 

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Gabon : Les épargnants de la Postebank en rogne

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 3:48pm

 

La Postebank mise en liquidation en 2017 n’a toujours pas définitivement épongé son passif avec ses épargnants. Face à la misère et la précarité dans laquelle ils végètent, ces derniers ont manifesté, le 23 septembre, devant le siège de cet établissement pour la restitution de leurs épargnes.

Quelques épargnants manifestants au centre-ville pour réclamer le paiement de leurs épargnes. © D.R.

 

Pour une nouvelle fois, les épargnants de la Postebank, organisés en collectif, ont manifesté, le 23 septembre, pour exiger le remboursement de leurs économies. Ils interpellent une énième fois les autorités gouvernementales, restées jusque-là silencieuses, pour demander la régularisation de leur situation.

Près de quatre ans après la mise en liquidation de la Postebank, filiale de la Poste SA, les épargnants de cet établissement bancaire sont toujours dans l’attente de la régularisation de leur situation. Or, le 24 août 2021, réagissant à la télévision nationale, le liquidateur, Dieudonné Kassa-Emane, avait laissé entendre que ce dossier pourrait être définitivement bouclé en décembre 2021. Jusque-là, il n’en est rien. Face au silence et au à la durée du traitement, les épargnants boudent. Ils font savoir qu’ils revendiquent ce qui leur revient de droit et qu’il n’est pas question de mendier quoi que ce soit.

La liquidation avait pourtant bien débuté en novembre 2017. Mais, compte tenu de nombreux obstacles, le dossier avance mollement en dépit de l’audit lancé en mars 2021.

«Je suis là pour réclamer l’argent que j’ai épargné à la poste. Je suis une maman malade. Je vis tous les jours de médicaments. Je n’ai pas une source de revenus quelque part et je ne travaille plus», a indiqué une épargnante relayée par le site Gabon-quotidien qui rapporte cette actualité.

La dame, d’un âge mature, fait remarquer qu’elle n’a pas d’enfants et qu’elle épargnait cet argent pour ses vieux jours. «C’est sur cet argent-là que je compte. Je voudrais qu’on me restitue mon argent. La Poste me doit près de 4.000.000 F CFA. Je ne vis que des médicaments et il y en a que la CNAMGS ne prend pas en compte», a-t-elle indiqué.

À noter que la Postebank a une forte dette à la clientèle estimée à 75 milliards de francs CFA.

 

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Caducité du bureau du CGE : «Réagir» saisit la Cour constitutionnelle

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 3:36pm

 

À la suite des dénonciations de plusieurs partis de l’opposition, le bureau exécutif de la plateforme politique Réagir a, le 26 septembre, saisi la haute cour de justice, pour constater l’illégalité, l’illégitimité et la caducité du bureau du Centre gabonais des élections (CGE), dont le mandat est expiré depuis plus de deux ans.

La Cour constitutionnelle est invitée par Réagir à se prononcer sur le mandat des membres du CGE. © Gabonreview

 

L’actuel bureau du Centre gabonais des élections (CGE), conduit par Moïse Bibalou Koumba a perdu toute légalité et légitimité à organiser les élections en République gabonaise depuis plus de deux ans. Celle-ci, conformément à la loi n°07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques en République gabonaise, modifiée, en son article 12g, qui dispose que : «La durée du mandat des membres du bureau du Centre gabonais des élections est de deux ans, renouvelable une fois. Le renouvellement des membres du Bureau du Centre gabonais des élections intervient un mois avant la fin du mandat».

Afin de permettre à la Cour constitutionnelle de mieux apprécier cette violation de la loi n°07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques en République gabonaise modifiée par la loi n°013/2018 du 4 septembre 2018 et d’annuler le chronogramme de l’organisation des élections, présenté le 31 août dernier, par le président du CGE, Moïse Bibalou Koumba et les membres de cette institution, une saisine a été introduite auprès de la haute juridiction le 26 septembre par le bureau exécutif de Réagir.

«Réagir précise que toutes les mesures de restrictions liées à la pandémie de la Covid-19 ont été levées par le gouvernement depuis le 11 mars 2022. Ainsi, en lieu et place d’un aval du Conseil des ministres pour l’organisation des élections partielles au cours du mois d’octobre prochain, le gouvernement aurait dû procéder au ‘‘déclenchement du processus de renouvellement du bureau du CGE’’. Conformément à la décision n°0025/CC de la Cour constitutionnelle du 15 juin 2020», indique le vice-président, porte-parole, Étienne Francky Meba Ondo dit Meboon.

En effet, pour les membres de ce parti de l’opposition, la violation permanente de la loi ne saurait s’ériger en norme. «D’autant que ces comportements sont un mauvais signal pour le respect de l’État de droit, les acteurs politiques et les citoyens à la veille d’une année électorale majeure», souligne le communiqué dudit parti, invitant, invite les institutions compétentes à procéder immédiatement au renouvellement du bureau du CGE et appelle le peuple à prendre part à toutes les initiatives légales et citoyennes visant l’organisation prochaine d’élections crédibles, transparentes et justes.

 

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La BEAC relève deux de ses taux directeurs à 50 points de base

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 3:15pm

 

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) emploie les grands moyens pour juguler l’envolée de l’inflation au sein de la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Elle a relevé de cinquante points, deux de ses quatre taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) passe de 4% à 4,5% et le taux de la facilité de prêt marginal passe de 5,75% à 6,25%.

L’immeuble de la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC) dans la ville de Libreville. © David Ignaszeweski/Jeune Afrique/REA

 

Le Comité de politique monétaire (CPM) au cours de sa 3e session de l’année 22, a annoncé le 26 septembre à Yaoundé, une nouvelle hausse de deux des quatre taux directeurs de la Banque des États de l’Afrique centrale, de 50 points de base pour freiner l’inflation annoncée à 5,2% en décembre 2022. Le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) passe de 4% à 4,5%. Cette rémunération perçue par la banque centrale pour fournir de la liquidité aux banques commerciales augmente ainsi de 0,5 point.

De même, le taux de la facilité de prêt marginal, qui est la rémunération de la banque centrale lorsqu’elle fournit de la liquidité aux banques commerciales pour une durée n’excédant pas 24 heures, passe de 5,75% à 6,25%. Ce qui révèle une augmentation de 0,5 point également. C’est la 2e augmentation de ces instruments par la BEAC depuis le début de l’année 2022, après celle survenue le 28 mars dernier.

Selon la BEAC, l’accélération plus forte que prévu des tensions inflationnistes est en lien avec la flambée des prix alimentaires mondiaux, la dépréciation de l’euro par rapport au dollar américain et les perturbations des circuits d’approvisionnements internationaux. «Dans la Cemac, l’augmentation des prix a été tempérée à court terme par des mesures de soutien budgétaire, notamment le subventionnement des produits pétroliers à la pompe et le gel des prix des biens de première nécessité, ainsi que par le resserrement de la politique monétaire», assure le CPM de la BEAC.

La banque centrale table désormais sur une inflation de 4,2% en moyenne annuelle en septembre 2022, avant de se hisser à 5,2% en décembre et d’atteindre un pic de 5,7% en mars 2023. Il ne se replierait qu’à partir du deuxième trimestre 2023 pour redescendre à 3,5% en décembre 2023.

 

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Examen périodique universel : Mianda et Seutcheu font le point avec Antonela Ndembet

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 12:36pm

 

Une délégation du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a été reçue, le 25 septembre par le ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas. Au cœur de leurs échanges : la finalisation, par le Gabon, de la rédaction des rapports périodiques au titre de la Convention contre la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et du 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU).

La délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme posant avec le ministre de la Justice, à l’issue de la séance de travail. © Gabonreview

 

Après le séminaire ayant permis, du 19 au 22 septembre, la validation des rapports relatifs aux organes conventionnels des droits de l’Homme des Nations Unies et celui sur l’examen périodique universel, Françoise Mianda et Martin Seutcheu du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont devisé avec le ministre de la Justice.

Pour les deux diplomates onusiens, l’élaboration des rapports par le Gabon permettra assurément au pays de se mettre à jour et d’honorer ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme.  Elles estiment ainsi que «le Gabon est sur la bonne voie» et à poursuivre sur cette lancée. «Nous allons continuer à soutenir le Gabon dans ce sens. Car, il gagnerait à montrer ce qui a été fait en termes de lois adoptées, des avancées, mais aussi sur la mise en œuvre de toutes les recommandations émises par les différents mécanismes au-delà des défis à relever», a fait savoir Françoise Mianda.

En janvier 2023, 14 pays devraient présenter leurs rapports devant les pairs pour examen aux Nations Unies. Le Gabon figure dans cette liste et le travail réalisé par le Comité de rédaction lors de l’atelier de Libreville a été d’un apport certain. Madame Mianda laisse entendre qu’il sera par la suite soumis au Comité des droits de l’homme, sur l’examen périodique universel le 10 octobre prochain à Genève.

Les efforts consentis par le Gabon en matière des droits de l’homme et les recommandations notamment en vue de rendre permanent le Comité de rédaction ont été salués par ces diplomates qui soulignent que «la finalisation de sa rédaction par le Gabon permettra de se mettre à jour par rapport à ses engagements internationaux».

Martin Seutcheu, pour sa part, a recommandé au Gabon de prévenir les discours de haine en période électorale, d’appuyer les avocats et les magistrats y compris la Société civile, ainsi que la Commission nationale des droits de l’homme dans sa mission. Il a proposé au Gabon l’élaboration d’un plan d’action, pour obtenir les financements en vue d’accomplir efficacement ces actions.

Pour sa part, Erlyne Antonela Ndembet Damas a réitéré l’engagement du Gabon à poursuivre le travail entamé avec le Haut-Commissariat aux Nations Unies dans l’optique d’une meilleure présentation des rapports attendus le 23 janvier 2023.

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SEEG : Fin des perturbations dans la desserte en eau potable de Port-Gentil

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 11:58am

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) informe de la fin des perturbations dans la desserte en eau potable à Port-Gentil, consécutives aux remontées d’eau salée à la source d’eau brute de Mandorové. [Communiqué].

Installations de la station de pompage eau brute de Mandorové. © SEEG

 

Libreville, le 27 septembre 2022_La SEEG informe sa clientèle de la fin des perturbations et du retour à la normale dans la desserte en eau potable de Port-Gentil.

Ces perturbations, observées sur le réseau depuis le 20 septembre 2022, étaient consécutives aux remontées d’eau salée à la source d’eau brute de Mandorové.

La SEEG renouvelle ses regrets à la clientèle impactée par ces perturbations et la remercie de sa bonne compréhension.

La Direction Communication

Contact média : 011 76 79 19

Facebook : @SEEG01

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Paludisme : 500 scientifiques en conclave à Kigali

Gabon review - Mar, 27/09/2022 - 11:00am

 

Ouverte lundi à Kigali, la 8e conférence annuelle de l’Association panafricaine de lutte antivectorielle réunit plusieurs centaines de scientifiques venus de plus de 50 pays du continent. L’objectif de ces assises dans la capitale rwandaise est d’éradiquer le paludisme en Afrique.

500 scientifiques de plus de 50 pays africains participent à la 8ème conférence annuelle de l’Association panafricaine de lutte antivectorielle, au Rwanda. © D.R.

 

Avec 229 millions de personnes malades et 409 000 décès en 2019, le paludisme demeure la parasitose la plus importante et concerne majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Tenue dans la capitale rwandaise jusqu’au 29 septembre, cette conférence intervient alors que les appels à mobiliser les financements promis par le Fonds mondial se multiplient dans le but de chercher des solutions afin d’éradiquer cette maladie qui tue en Afrique plus qu’ailleurs.

En effet, les assises de Kigali ont déjà permis à un scientifique de s’exprimer sur les dégâts que la maladie a causés chez lui. L’intéressé n’a d’ailleurs pas manqué de lancer un appel à la collaboration pour y mettre fin. «Ma passion pour la recherche sur les moustiques vient du fait que mon pays, le Kenya, est parmi les plus touchés par le paludisme. Nous devons tous travailler ensemble de sorte que les maladies à transmission vectorielle, parfois appelées les maladies des pauvres, soient réellement éliminées du continent africain», a déclaré un spécialiste des insectes et participant à la conférence sur RFI.

«Par exemple, en assurant une collecte uniforme des données. En effet, avec une meilleure harmonisation, les données collectées dans diverses parties de l’Afrique subsaharienne pourront être comparées et des scénarios créés pour trouver les meilleures solutions pour éradiquer le paludisme», a poursuivi Duncan Kobye Athinya. Toutefois le responsable technique chez le fabricant de moustiquaires Vestergaard, reste confiant face au défi qui est lancé. «C’est peu probable que nous arrivions à atteindre l’objectif (de 2030) pour éradiquer le paludisme, mais ça ne veut pas dire que rien n’a été fait», a conclu Duncan Kobye Athinya.

Auteur : Marie Liliane Obouka (Stagiaire)

 

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Accusations du PDG à l’encontre du RPM : Ni sérénité ni retenue

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 9:15pm

 

La réaction du secrétaire général adjoint du PDG est à la fois imprudente et irresponsable. Ne pas placer les «intérêts supérieurs (du Gabon) au second plan après ceux d’un pays tiers ou d’intérêts personnels obscurs» revient à militer pour des élections transparentes.

En se demandant si Alexandre Barro-Chambrier a «obtenu des assurances de la part de soutiens puissants» et s’«il sera soutenu, même militairement, au moment de la proclamation des résultats de l’élection», Michel-Philippe Nzé prend la responsabilité d’ouvrir une crise diplomatique. © Gabonreview

 

«On peut ainsi dire qu’il se prépare à semer la mort et la désolation (…) au cas où les résultats électoraux ne seraient pas en sa faveur.» Se risquant à une exégèse des propos du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), le secrétaire général adjoint du Parti démocratique gabonais (PDG) a forcé le trait. Loin de tout parti pris, il faut le relever : l’usage de la violence à des fins de conquête ou de conservation du pouvoir est caractéristique d’un camp précis. En 2009 comme en 2016, l’annonce de la victoire d’Ali Bongo entraîna des émeutes durement réprimées. Dans le premiers cas, le gouvernement reconnut trois morts quand l’opposition parlait de 15, en sus de «311 détenus dont une vingtaine de femmes.» Dans le second, les pouvoirs publics parlèrent d’abord de cinq morts, avant d’avancer le chiffre trois puis de faire état de «800 à 1 100 arrestations.» Si la presse internationale dressa un autre bilan, l’opposition publia une liste de 28 morts formellement identifiés.

Une frontière de 1 903 kilomètres

Comme tout citoyen, Michel-Philippe Nzé a vécu ces moments. Comme tout le monde, il doit s’en souvenir. Ses fonctions l’obligent-elles à une lecture partiale des faits ? Il ne doit pour autant manquer ni de sérénité ni de retenue. De sa part, deux idées laissent croire à une dangereuse surenchère. En se demandant si Alexandre Barro-Chambrier a «obtenu des assurances de la part de soutiens puissants» et s’«il sera soutenu, même militairement, au moment de la proclamation des résultats de l’élection», il prend la responsabilité d’ouvrir une crise diplomatique. Les «alliances matrimoniales de l’intéressé» ou ses «accointances familiales extérieures» ? Leur évocation permet de deviner la puissance étrangère ainsi soupçonnée : un voisin avec lequel notre pays partage une frontière de 1 903 kilomètres. Pour cette seule raison, la réaction du secrétaire général adjoint du PDG est à la fois imprudente et irresponsable.

Croyant nuire à Alexandre Barro-Chambrier, Michel-Philippe Nzé se demande s’il y a une «garantie que ce candidat, président devenu, (serve) exclusivement les intérêts du Gabon», ajoutant : «Dans ce type d’affaires, des engagements réciproques (…) sont pris et doivent être respectés scrupuleusement sous peine de représailles.» Autrement dit, le secrétaire général adjoint du PDG accuse le président du RPM d’être au service d’intérêts étrangers. A l’approche de la prochaine présidentielle, il le met en garde contre un éventuel contrecoup, «la mort et la désolation» pouvant être semées en cas de manquement à la parole donnée. Compte tenu de leur gravité, on a envie de lui demander d’apporter la preuve de ses dires. Après tout, le 30 août 2009, un proche d’André Mba Obame affirmait être au fait d’un projet de «déstabilisation du pays», prétendant avoir participé à des rencontres avec des responsables de certains pays. Plus décennie plus loin, personne n’y croit.

À la Francis Salah Ngoua Beaud

Troisième personnalité du PDG, Michel-Philippe Nzé ne peut se lancer dans des accusations à la Francis Salah Ngoua Beaud. Sa parole étant censée engager l’ensemble de son parti, il ne peut en user juste pour faire de l’esbroufe ou construire des intrigues. Au risque de se donner l’image d’un apprenti-sorcier, il gagnerait à la soupeser, à en rester maître. S’il dispose d’un cabinet, il doit surveiller les publications faites en son nom, sous peine d’être accusé de jouer avec le feu. Après tout, le PDG contrôle le Parlement et le gouvernement. De ce point de vue, il est censé avoir une influence sur la marche du pays, y compris en matière diplomatique. D’où la nécessité pour son porte-parole de tourner la langue sept fois avant de s’exprimer.

Au demeurant, le PDG doit construire une communication plus responsable. Pour cela, il doit commencer par tourner le dos à la politicaillerie et s’inscrire dans la politique. En clair, il doit souscrire au principe d’alternance Or, sur ce point, il est resté fidèle à lui-même : déterminé à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, y compris la fraude, la violation de la loi, l’instrumentalisation de la justice et la violence armée… Ne lui en déplaise, ne pas placer les «intérêts supérieurs (du Gabon) au second plan après ceux d’un pays tiers ou d’intérêts personnels obscurs» revient à militer pour des élections transparentes, inclusives et crédibles. Ne pas l’admettre c’est se préparer à «semer la mort et la désolation.»

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USTM : Imbroglio et incompréhension chez des étudiants dormant à la belle étoile

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 4:58pm

 

L’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) est en proie à une incompréhension totale autour de la date de rentrée académique, au point d’avoir contraint les étudiants, privés de campus, à passer la nuit à la belle étoile. Depuis quelques jours, en effet, des photos et vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent plusieurs jeunes dormant devant le portail de cet établissement d’enseignement supérieur.

Des étudiants de retour des vacances campant devant l’entrée de l’USTM faut d’autorisation d’accès au campus. © D.R.

 

Les étudiants de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) sont actuellement dans l’impasse. Ils dorment à la belle étoile depuis quelques jours. Une situation relative au report de la date de rentrée académique, mais plus encore, aux travaux de réhabilitation lancés depuis juillet dernier et qui tardent à s’achever.

La toile gabonaise enregistre ces dernières heures une profusion de vidéos et de photos mettant en exergue les inscrits à l’USTM. Ces derniers, de retour des vacances ou de stages, et escomptant rejoindre leur chambre au sein du campus ont été désillusionnés. «Il y a de cela trois mois, les administrateurs nous ont demandé de libérer le campus parce qu’il devait être réhabilité. Ils nous avaient promis qu’à la rentrée académique, d’abord prévue le 19 septembre 2022, nous pourrions le réintégrer», raconte un étudiant, frustré.

Le jeune homme laisse entendre que les étudiants ne savent plus à quel saint se vouer. Pour plusieurs apprenants, les dirigeants de l’établissement n’ont pas tenu parole. «Ils ont repoussé la date de la rentrée pour le 24 octobre 2022. Cette décision n’a été rendue officielle que le 21 septembre 2022 alors qu’il y avait déjà plein d’étudiants rentrés et qui pensaient reprendre les cours et regagner leurs chambres, mais il n’en est rien. Ils refusent de nous faire réintégrer nos chambres», déplore encore cet étudiant.

Estimant être «des enfants de prolétaires» qui n’ont pas de ressources pour louer dans les quartiers, les étudiants, notamment ceux n’étant pas originaires de la province du Haut-Ogooué, incitent les hautes autorités à trouver une solution à ce tracas. «Nous dormons à la belle étoile, exposés aux dangers. Nous sommes en détresse !», laissent entendre les étudiants de l’USTM.

Le recteur faisait savoir que la reprise des activités pédagogiques initialement reportée au lundi 24 octobre 2022 est nécessaire pour «réunir les conditions de reprise sur le plan de la réhabilitation des infrastructures et de la délocalisation partielle de l’USTM au Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de M’vengue». Or, d’autres photos illustrent les dortoirs et des meubles vétustes. Et derrière, il se dit qu’«aucune réhabilitation n’est perceptible». Qu’en est-il exactement ? Aux autorités compétentes d’éclairer l’opinion sur la situation qui prévaut actuellement dans cet établissement.

 

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Gabon : Faire du tourisme un secteur important de l’économie

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 4:20pm

 

Le Gabon célèbre du 27 au 30 septembre prochain, la journée mondiale du tourisme sous le thème «Repenser le tourisme». Un évènement dont l’objectif global sera de redynamiser le secteur après deux années de léthargie, du fait de la crise sanitaire.

De gauche à droite, Arcad Edmond Lepeyi, Christian Mbina et Alvaro Mouanga lors de leur conférence de presse, le 25 septembre 2022 à Libreville. © Gabonreview

 

À l’instar de la communauté internationale, le Gabon célèbre du 27 au 30 septembre prochain, la journée mondiale du tourisme sous le thème «Repenser le tourisme». En prélude à cet évènement, les autorités en charge du secteur sont revenues sur les enjeux liés à cette célébration. «La journée mondiale du tourisme est une donnée de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’organe des Nations Unies créé en 1946, et dont la première assemblée générale ordinaire a eu lieu en 1975 et dont le Gabon est membre à part entière», a rappelé le directeur général du Tourisme, le 25 septembre à Libreville.

«L’OMT a 160 membres effectifs, dont le Gabon. Cette organisation internationale a pour rôle de promouvoir et développer le tourisme à travers le monde. Le Gabon étant membre de l’OMT, il a tout intérêt à célébrer la journée mondiale du tourisme, qui a lieu tous les ans», a ajouté Arcad Edmond Lepeyi. Créée en 1980, cette journée vise à sensibiliser la communauté internationale sur l’importance du tourisme et sa valeur du point de vue social, culturel, politique et économique. Cette manifestation met aussi en avant le tourisme durable, responsable et accessible à tous.

Valoriser les acteurs du tourisme

Plusieurs activités sont prévues sur quatre jours, au Jardin botanique de Libreville. «L’évènement se déroulera sous un format festif, parce que nous étions au point mort avec le Covid-19. C’est le secteur qui a le plus subit pendant la pandémie», a souligné le directeur général de l’Agence gabonaise de développement et de promotion du tourisme et de l’hôtellerie (Agatour). «La journée mondiale du tourisme sera organisée autour des conférences-débats, des excursions pour montrer la beauté du paysage du Gabon. Le ministère du Tourisme a également prévu des expositions pour valoriser les artisans et les acteurs du tourisme, publics et privés», a poursuivi Christian Mbina.

Regroupant plusieurs autres secteurs (transport, hébergement, restauration, loisirs), le tourisme a été durement touché pendant la crise du Covid-19. La journée mondiale du tourisme marque ainsi un nouveau départ, après deux années de difficultés. «Nous sommes satisfaits de constater que depuis que les mesures barrières ont été levées, l’activité a pleinement repris son sens. Dans un secteur comme celui de l’hôtellerie, il faut aujourd’hui, sans risque de se tromper, relever des taux d’occupation qui tournent autour de 50-60%», s’est réjoui le directeur général de l’Hôtellerie. «Ce sont des indicateurs qui nous permettent d’être très heureux de constater que le gouvernement s’est pleinement démené pour accompagner le secteur», a soutenu Alvaro Mouanga.

À travers cette célébration, finalement, l’idée est de redynamiser le tourisme au Gabon, et en faire un secteur important de l’économie nationale. Actuellement, le tourisme ne contribue qu’à hauteur de 2,7% dans le Produit intérieur brut (PIB). «Repenser le tourisme au Gabon, c’est exactement entrer de plain-pied dans le Plan d’accélération de la transformation prônée par le président de la République. Au nom du ministre du Tourisme, j’invite tous les acteurs du secteur à venir massivement au Jardin botanique les 27, 28, 29 et 30 septembre», a conclu Arcad Edmond Lepeyi.

 

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Le Gabon à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU dès le 6 octobre

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 3:45pm

 

Le Gabon assurera pendant tout le mois d’octobre prochain la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies. La restriction de l’accès des groupes armés aux armes sera au cœur des priorités de la présidence gabonaise.

Le Gabon présidera le Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 6 octobre 2022, pour un mois. © D.R.

 

 

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Contraception : Au Gabon, seulement 1/3 des femmes l’utilisent

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 3:25pm

 

Selon la plateforme Gabon Égalité, seulement 1/3 des femmes gabonaises utilisent un moyen de contraception. À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception célébrée ce lundi 26 septembre, les autorités souhaitent en améliorer l’accès en communiquant les différents lieux d’approvisionnement dans tout le pays.

Au Gabon, seulement 1/3 des femmes utilisent un moyen contraceptifs, selon la plateforme Gabon Égalité. © Gabonreview

 

À l’instar de la communauté internationale, le Gabon célèbre ce lundi la Journée mondiale de la contraception. Si aucune activité officielle n’a été organisée, les autorités n’en sont pas moins préoccupées par le peu d’intérêt montré par les femmes pour les différents moyens contraceptifs existants. La plateforme baptisée Gabon Égalité estime d’ailleurs à 1/3 seulement le nombre de femmes gabonaises  qui utilisent un moyen de contraception.

«Des efforts pour promouvoir les méthodes contraceptives sont réalisés. Mais leur utilisation reste trop faible», se désole la plateforme qui milite en faveur de l’égalité et des droits des femmes au Gabon. Aussi, à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, celle-ci entend-elle améliorer l’accès aux contraceptifs dans le but de «permettre (aux femmes et aux filles) de vivre une santé sexuelle sans risque et limiter le nombre de grossesses non désirées ou à risque».

Les autorités rappellent par ailleurs que les différents moyens de contraception sont disponibles gratuitement et sans ordonnance dans les CHU, les hôpitaux de coopération, les hôpitaux spécialisés, les centres de santé et les centres médicaux à travers le pays. L’accès universel à la contraception figure parmi les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable (ODD), notamment l’objectif 3.7, censé permettre aux femmes et aux filles de «choisir leur avenir, au lieu de le laisser au hasard», explique l’UNFPA.

© Gabon Egalité

 

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Gabon : Des étudiants exclus du Centre multisectoriel de Mvengué

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 2:44pm

 

Le Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Mvengué, dans le Haut-Ogooué, vient de se séparer d’une vingtaine de ses apprenants. Vandalisme, consommation de boissons alcoolisées dans le campus sont quelques motifs ayant milité pour l’exclusion de ces étudiants.

Les étudiants exclus mis hors de l’enceinte de l’établissement après le Conseil de discipline. © Gabonreview/Capture d’écran

 

Établissement public répondant à la politique du chef de l’État en termes de lutte contre le chômage des jeunes, le Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Mvengué a mal à ses étudiants. Le 23 septembre, à l’issue des travaux de la Commission de discipline, 20 étudiants ont été exclus. Le vandalisme, la consommation de boissons alcoolisées dans le campus, la non-participation aux examens partiels, la falsification et la vente de tickets de restaurant ont été évoqués par les responsables de l’école pour se défaire de la mauvaise graine.

Accueillant les apprenants de niveau CAP, secondaire professionnel et de niveau supérieur professionnel, le Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Mvengué se veut une référence en matière de réponse concrète au problème de chômage affectant particulièrement les jeunes. D’où la nécessité pour les responsables de ne tolérer aucune dérive et aucun acte incivique.

Ainsi, 20 étudiants indélicats, issus de plusieurs filières sont-ils tombés sous le coup des sanctions. Ils ont été invités à regagner leurs domiciles familiaux à cause de leurs actes et comportements répréhensibles. Ces actes contraires au règlement du Centre de formation de Mvengué reposent également sur l’état d’ébriété de certains, l’incitation à la contestation de l’ordre et du règlement intérieur, la non-participation aux examens et aux partiels en cours, l’incitation au trouble à l’ordre public, la marche dans la rue, l’escalade de mur d’enceinte, les vols dans les chambres, les bagarres avec des camarades et autres violences.

Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP) relayant ces informations, la Commission de discipline organisée en présence du directeur général adjoint de l’Agence nationale de l’enseignement professionnel (ANFEP) et du directeur de la formation, des examens et concours, n’a fait qu’appliquer les sanctions prévues par le règlement intérieur de l’établissement. À noter que trois étudiants ont bénéficié d’un sursis. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent afin de débarrasser le Centre d’autres éléments perturbateurs.

 

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[Tribune] Présidentielle 2023 : Boundzanga parle aux Gabonais

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 1:55pm

 

Enseignant-chercheur à l’Université Omar-Bongo, fondateur du «Club 90», auteur d’un ouvrage fort éloquent («Le Gabon, une démocratie meurtrière»), Bertrand Noël Boundzanga, également connu pour son rôle dans la société civile et pour la pertinence de ses tribunes libres, surfe ici sur certaines strophes de «La Concorde», l’hymne national gabonais, pour appeler les citoyens, les partis politiques et les leaders d’opinion à la mise entre parenthèses de leurs chapelles respectives et à l’union en vue de créer la ferveur et la foi autour de la démocratie et de la puissance du bulletin de vote. Objectif : une alternance en 2023.

© Gabonreview

 

Le professeur Noël Bertrand Boundzanga, enseignant-chercheur à l’Université Omar-Bongo, membre fondateur du Club 90 et auteur de «Le Gabon, une démocratie meurtrière» (2016). © D.R.

Chers compatriotes, tournons la page !

Je suis Noël Bertrand Boundzanga. Au moment où je vous fais cette lettre, je ne sais pas si j’ai fait le meilleur diagnostic de notre pays, mais je sais une chose, nous voulons l’alternance. Les Gabonais veulent l’alternance. Cela ne signifie pas qu’ils sont prêts à en payer le prix, c’est-à-dire à consentir le sacrifice d’un tel vœu, mais l’idée d’une transition, d’un changement de régime et d’un changement de mentalités est acquise, elle anime les discussions entre nous, ce vœu n’a pas de camp.

Il est temps de bâtir l’édifice nouveau auquel nous rêvons. Notre hymne national est formidable. Voici ce qu’il dit dans une strophe : « Oui que le temps heureux rêvé par nos ancêtres Arrive enfin chez nous, réjouisse les êtres, Et chasse les sorciers, ces perfides trompeurs Qui sèment le poison et répandent la peur ».

Chers compatriotes, nos ancêtres ne peuvent pas s’être trompés sur ce jour heureux qui devra nous réjouir. Mais contre les sorciers qui sèment la peur, il faut des patriotes prêts à vaincre cette peur et à se battre. Les perfides trompeurs sont forts ; ils tiennent l’armée et la justice ; ils gèrent le coffre-fort de l’Etat. Ils ne se laisseront pas faire. Mais nous avons à réaliser le temps rêvé par nos ancêtres, nous avons un devoir envers eux et envers nous-mêmes. C’est une question d’honneur et de dignité.

On nous a mentis que le temps rêvé par nos ancêtres viendrait à l’horizon 2025. Avec cette idée lumineuse d’un Gabon émergent, on nous a vendu l’égalité de chance, la prospérité partagée, le plan de relance économique, les New York Forum Africa, les Task Force, les Plans d’accélération de la transformation, etc. On a tous vu que tout ceci n’était qu’un concours de concepts et de slogans qui vont plus vite que la réalité.

Chers compatriotes, « Des bords de l’océan, au cœur de la forêt », le temps est venu pour une mobilisation générale. Un seul projet, une seule envie, un seul rêve : l’alternance. Nous avons essayé la démocratie électorale depuis 1990. Elle n’a pas permis l’alternance, ni le changement des mentalités ni l’essor économique. Beaucoup de compatriotes n’y croient plus. Ils considèrent, et l’expérience leur donne raison, que la démocratie est un canular et tous ceux qui participent à ce simulacre cautionneraient ce mensonge. Lorsque le désespoir conduit à une telle conclusion, il fait naître la violence. La violence n’a pas non plus de camp. Quand elle est généralisée, elle ne choisit pas ses victimes.

Quelques amis me disent que le monde est un rapport de forces. Ils théorisent la violence, ils disent même qu’elle est inéluctable pour parvenir à l’alternance. Ils ont peut-être raison. Ici et là, l’histoire parle parfois pour eux. Mais parfois aussi, l’histoire parle pour la démocratie et la puissance du bulletin de vote. Essayons peut-être une dernière fois le vote. Mobilisons-nous et créons la ferveur et la foi autour de cet outil politique. C’est là que se trouve le vrai rapport de forces.

Chers compatriotes, il n’y a que les Gabonais ayant un désir républicain et l’âme démocrate qui seront capables de se mobiliser pour l’alternance et de consentir aux sacrifices nécessaires à cette alternance. On peut dire que cette idée est unanimement partagée au sein de l’opposition, même si l’opposition a plusieurs couleurs. Evidemment, les archipels de l’opposition ne feront pas perdre au PDG le contrôle de l’appareil de l’Etat. D’ailleurs, ce parti a renforcé son pouvoir avec les fusions et absorptions d’autres partis et en supprimant les associations qui gravitaient autour de lui. Ils ont compris que leur unité était nécessaire pour conserver le pouvoir. Seule l’opposition pense que leurs chapelles respectives sont suffisamment puissantes pour faire tomber un arbre dont les racines sont dans des profonds abysses des consciences des compatriotes. Il faut arrêter de prendre nos rêves pour des réalités.

Le chacun pour soi nous conduira à la défaite. Or nous ne pouvons pas passer toute notre vie dans des jérémiades, les plaintes, le sanglot, les lamentations et les dénonciations. Un jour, il faut pouvoir dire : « ça suffit, tournons la page ». L’opposition est faite maintenant de leaders en provenance du PDG. Nous pensions que leur arrivée au sein de l’opposition nous ferait transformer l’histoire de nos luttes en victoires. Pour l’instant ce n’est pas le cas. C’est pourquoi il faut, plus que jamais, se rassembler.

Chers compatriotes, le peuple de l’alternance attend de ses leaders la preuve d’une organisation collective et d’une discipline propres à réussir le combat pour l’alternance, la démocratie, la République et le progrès. Unissons nos forces, mutualisons nos moyens, nos cerveaux, nos représentants nationaux et internationaux. Parlons d’une seule voix et que tous les partisans de cette voie se reconnaissent en cette voix. Que les partis politiques et les leaders d’opinions suspendent leurs activités. Mettons-nous ensemble dans une caravane pour l’alternance.

Au sein du PDG, et même en dehors des partis, il y a des compatriotes qui ont un désir républicain et une âme démocrate. Le temps est venu aussi pour eux de travailler pour l’alternance. Il y a des causes générales qui sont si nobles que lorsqu’on les sert, cette noblesse rejaillit dans nos vies. N’ayez donc pas peur de l’avenir puisque nous sommes en route « vers la félicité ». Nous ne pouvons plus continuer avec le PDG et les Bongo au pouvoir. Ce n’est pas une fixation contre les Bongo, quoique certains puissent comprendre notre désir d’alternance. Nous ne fabriquons donc pas un délit de patronyme ou de faciès.

Chers compatriotes, nous ne pouvons pas continuer avec la corruption et le chômage de nos enfants. Nous ne pouvons pas continuer avec ces odeurs nauséabondes de monarchie ! Ce n’est simplement plus possible. Nous avons une opportunité en 2023. Si on s’amuse avec cette opportunité, nous compterons encore au moins sept ans, sept ans de lamentations, d’indignité et de fausses promesses.

Chers compatriotes, chrétiens, musulmans, bwitistes, animistes, athées, jeunes, adultes, vieux, hommes et femmes indifféremment, intellectuels, éboueurs et commerçants indifféremment… Enfin, ne sommes-nous vraiment pas capables de tourner la page de ce régime !!!??? Il n’y a qu’une organisation unique qui nous ferait réussir ce combat. On se supporte pendant dix mois ou 12, parce qu’il faut aussi imaginer des candidatures et des listes uniques aux législatives et aux locales, on fait basculer l’histoire et on instaure un vrai présent. Ayons le courage de le faire. Faisons-le pour notre dignité, faisons-le pour nos enfants ! Si nous n’en sommes pas capables maintenant, alors laissez ce régime continuer à nous fouetter. Mais de quoi avons-nous peur enfin ? Nous pouvons construire une société plus juste, qui nous protège de la voracité du monde et des transformations contre nos valeurs. Chers compatriotes, appelons-nous et organisons-nous à cette fin qui que nous soyons.

Professeur Noël Bertrand Boundzanga, Acteur de la société civile

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Coopération : La Chine prête à soutenir le Gabon dans son développement

Gabon review - Lun, 26/09/2022 - 1:50pm

 

La Chine est prête à travailler avec le Gabon afin de participer activement à l’accélération de la transformation du pays, dans le but d’offrir davantage de bénéfices au peuple gabonais, a confié le conseiller d’État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi à son homologue gabonais, Michael Moussa Adamo en marge de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Michael Moussa Adamo et son homologue chinois, Wang Yi. © xinhuanet

 

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Michael Moussa Adamo, a échangé avec son homologue chinois Wang Yi, le 24 septembre dernier, en marge de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a relayé notre confrère de Xinhuanet. Les deux hommes ont ressassé les grands axes des relations diplomatiques sino-gabonaises vieille d’une cinquantaine d’années, et ont consenti à travailler ensemble pour promouvoir une coopération de haute qualité dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR).

«Le Gabon est un bon ami de la Chine en Afrique. Les deux pays ont toujours été sincères et amicaux, se sont traités de manière égale, ont réalisé une coopération gagnant-gagnant et un développement commun, ont forgé une amitié profonde et le partenariat de coopération global entre les deux parties continue de se consolider et de se développer. Ainsi, la Chine est prête à travailler avec le Gabon pour accélérer son développement et sa revitalisation et à apporter davantage de bénéfices au peuple gabonais», a déclaré Wang Yi.

Pour sa part, le ministre gabonais des Affaires étrangères a déclaré que le Gabon et la Chine entretiennent une amitié séculaire et ont porté de riches fruits grâce à une coopération mutuellement bénéfique. «Le Gabon est disposé à renforcer la synergie entre « Gabon émergent » et l’initiative « la Ceinture et la Route » pour diversifier l’économie du pays», a confié Michael Moussa Adamo.

L’initiative chinoise « Une ceinture, une route » lancée en 2014 au plan international incarne le regard de la Chine sur ses nouveaux engagements mondiaux. L’objectif est la création des liens économiques, politiques et sécuritaires entre l’Afrique et la Chine en faveur des intérêts géopolitiques de Pékin.

 

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