Guinea

« Mon rapport médical a été insidieusement tronqué » (Etienne Soropogui en prison)

Aminata - 1 ora 39 min fa
Chers compatriotes, J’ai été particulièrement heureux d’apprendre que mes anciens codétenus Elhadj Chérif Bah, Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous hauts responsables de l’UFDG avec lesquels j’ai été arbitrairement arrêté et injustement incarcéré, après avoir passé ensemble de longs mois de détention ont pu finalement retrouver la chaleur du foyer familial. Ma …
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Maison centrale : Soropogui accuse les autorités d’Ignace Deen et interpelle Alpha Condé (Tribune)

Guinée news - 1 ora 54 min fa

Un peu plus de deux semaines après la libération sous conditions des responsables politiques de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), leur codétenu, Etienne Soropogui, donne de ses nouvelles. Et le moins qu’on puisse dire, en tout cas à la lecture d’une tribune qui nous a été transmise par l’un de ses avocats, l’opposant et leader du mouvement « Nos valeurs communes » ne perd rien de son engagement initial. Au contraire d’ailleurs. Il affiche plus de détermination dans son combat, en dénonçant sur fond d’une menace de poursuite judiciaire contre des responsables d’hôpitaux qui se laisseraient instrumentaliser à des fin politiques. Lisez !

« Chers compatriotes,

J’ai été particulièrement heureux d’apprendre que mes anciens codétenus El Chérif Bah, Cellou Balde, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous des hauts responsables de l’UFDG avec lesquels j’ai été arbitrairement arrêtés et injustement incarcérés, après avoir passé ensemble de longs mois de détention ont pu finalement retrouvé la chaleur du foyer familial.

Ma satisfaction est plus grande, pour le doyen Chérif avec lequel je partageais, avant son admission à l’hôpital, la même cellule et pour lequel je nourrissais de sérieuses inquiétudes en lien avec sa santé que je sais fragile, ainsi que son âge avancé, qui d’un point de vue éthique, est inadapté pour subir les rigueurs de la prison.

Chers compatriotes,


La direction morale que nous entendons donner à notre pays doit nous interdire de suivre ceux qui nourrissent une obsession maladive et une volonté dévorante de segmentation de notre pays en des enclaves ethnique en s’amusant à jouer avec la corde sensible qu’est l’ethnie.

Nous devons comprendre que cela fait partie de l’un des points d’appui de la monstrueuse doctrine cynique de ceux qui nous gouvernent et qui consistent à réduire notre combat, non pas en un affrontement entre visions divergentes, mais en une opposition et un conflit entre communautés.

Nous devons refuser de prêter le flanc à ce genre de piège facile.

Combien de fois allons-nous rappeler à ce gouvernement que la politique du ressentiment, du cantonnement communautaire et de l’exacerbation des clivages identitaires n’est pas une recette pour gouverner.


Surtout que leur propension quasi- addictive consistant à nous mettre dans les enclaves ethniques n’affecte pas que notre vivre ensemble, elle nuit à notre sécurité et à notre avenir.


En ce qui me concerne, les valeurs auxquelles je crois m’interdisent d’entrer en collision ou en combine avec ce genre turpitude morale, tout simplement parce que je veux sortir de prison pour sauver ma  » petite tête « .


Chers compatriotes,

Comme vous le savez certainement, j’avais été transféré à partir de la prison, au service cardiologie de l’hôpital Ignace Deen le vendredi 27 Novembre 2020 sur un tableau ou on soupçonnait une embolie pulmonaire.

À ma demande et celle de ma famille, un rapport médical retraçant le détail des pathologies diagnostiqués a été commandé.

Ce rapport a dressé les diagnostics suivants :

1- Hypertension artérielle grade 2(HTA Grade II)

2-Broncho-Pneumonie bilatérale

3- Hypertrophie surrénalienne droite

Nous avons appris par la suite que le rapport médical initialement établi par l’équipe soignante avait été volontairement écarté et éludé par les autorités de l’hôpital, pour enfin produire une version tronquée qui ne retracerait pas de manière honnête et sincère les pathologies diagnostiquées.

Ils ont donc insidieusement écarté dans ce rapport le diagnostic d’embolie pulmonaire, alors que de fortes probabilités militaient en faveur de cette pathologie qui est une grande urgence cardio-vasculaire.

J’avais été soumis à un traitement anticoagulant (Lovenox) qui a été interrompu en raison des difficultés à surveiller ce type de traitement en milieu carcéral.

Je ne suis donc pas à l’abri de faire d’autres épisodes de thrombose veineuse, voire d’embolie pulmonaire.

Il s’agit là d’atteinte extrêmement grave à la déontologie médicale, que d’accepter d’aliéner son indépendance professionnelle sur l’autel des injonctions, des pressions et dividendes politiques.

En tout état de cause, nous nous réservons le droit, mes conseils et moi, de saisir le conseil de l’ordre des médecins pour tentative d’homicide volontaire en lien avec un manque de loyauté à son serment et établissement de certificat tendancieux et complaisant pouvant porter préjudice à une personne privée de liberté.

Chers compatriotes,

Il vous est loisible de poser le constat par vous-même que nous sommes tous autant que nous sommes, malades à l’intérieur de cette forteresse.
De Ismaël Condé,(qui a passé la nuit du samedi à dimanche aux urgences) à Fonikè Menguè (déjà hospitalisé).

De Haba à Onivogui en passant par l’iman Baldé de Wanindara et tous les anonymes, tout le monde traîne une maladie.

Mais nous tenons parce que nous avons la conviction solidement ancrée que dans l’intérêt de la lutte pour une Guinée démocratique, débarrassée de la dictature, au-delà des beaux discours, il faut savoir faire don de sa personne en acceptant la pression des épreuves, en acceptant de souffrir et en acceptant de se sacrifier.

Ce sont là hélas les prix à payer si nous voulons bâtir une société véritablement démocratique.

Et ce n’est pas le Président Alpha Condé qui a représenté pour une génération de Guinéens, notre génération, un symbole national de Constance Politique et de fidélité à ses idéaux (même s’il les a hélas trahis) pour lesquels il s’était si longuement battu, parfois avec obsession et entêtement, souvent au prix de sa liberté, de sa santé et au prix de son équilibre familial, qui me dira le contraire.

Etienne Soropogui

Président du parti Nos Valeurs Communes »

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Covid 19: Alpha Condé annoncera bientôt de nouvelles restrictions pour les populations.

Guinée news - 3 ore 33 min fa

Le tableau macabre qu’affiche le variant Delta du Covid-19 commence à inquiéter les autorités sanitaires du pays. Selon nos informations, Alpha Condé devrait prendre des nouvelles mesures de restrictions dans les prochaines heures. Le couvre-feu qui commençait jusque-là à 0 heure, pourrait débuter désormais à 22 heures, apprend-on. Il est prévu également des restrictions pour certains lieux publics, ajoute-t-on.

Le coronavirus a tué en Guinée 23 personnes lors des 5 derniers jours, soit presqu’une moyenne de 5 décès journaliers. Depuis le début de l’épidémie en mars 2020, les services sanitaires n’avaient jamais jusqu’ici enregistré plus de deux décès en un seul jour.

Le centre de traitement Covid-19 de l’hôpital Donka étant fermé, c’est le centre de Gbessia qui reçoit les malades en détresse respiratoire. Seulement, il n’a qu’une capacité de 40 lits en réanimation, or le nombre de patients en réanimation dépasse 80 personnes, nous informe-t-on.

Les conséquences directes sont qu’il n’y a pas suffisamment d’oxygène pour tout le monde, d’où également la hausse de létalité. Plus inquiétant, le variant n’épargne pas les plus jeunes: un jeune homme de 22 ans succombé de Covid 19 la semaine dernière au Centre de traitement de Gbessia.

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Migration inter-africaines : des villes et villages de Labé vidés de leurs bras valides

Guinée news - 4 ore 20 min fa

En plus de la migration en masse des jeunes guinéens en général et ceux de la moyenne  Guinée en particulier vers l’occident, une autre migration négligée mais plus répandue semble avoir emporté la grande partie des bras valides que comptent plusieurs villes et villages  de la région administrative de Labé. Il s’agit là de la migration inter-Africaine qui, d’année en année, intéresse des jeunes qui décident de tenter leur chance dans l’aventure, a constaté sur place la rédaction locale de votre quotidien électronique Guineenews.

Des jeunes qui, souvent, n’ont pas les moyens de migrer vers l’occident passent par tous les moyens possibles pour essayer de forcer le destin dans des pays de la sous-région ouest Africaine comme le Sénégal, la côte d’ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau pour ne citer que ceux-ci. Cela dans la quête d’une vie meilleure. En laissant derrière des vieilles personnes qui ont souvent du mal à joindre les deux bouts. D’après un constat réalisé sur le terrain par Guinéenews, au moins trois préfectures sur les 5 que compte la région administrative de Labé sont frappées de plein fouet par ce phénomène qui continue de monter en flèche.

Trouvé dans une concession quasi vide dans la sous-préfecture de Popodara (préfecture de Labé), un couple de vieillards dont les enfants seraient en aventure entre le Sénégal et la Guinée Bissau a accepté de partager son quotidien : « à part ces petits enfants qui sont venus en vacance, on est seuls ici. Nos enfants sont en aventure depuis 07 ans pour certains et 16 ans pour d’autres. J’ai deux garçons Alpha et Thierno Mouctar Diallo qui sont depuis plus d’une décennie à Bissau et trois filles, dont deux sont mariées au Sénégal. Les filles viennent souvent au moins une fois tous les deux ans  mais les garçons sont tout le temps occupés et ne viennent pas »,témoigne Thierno Hamidou Diallo, le chef de famille.

Sur la même lancée, Mariama Benté Bah, son épouse, renchérit en ces termes : « j’ai été une fois à Dakar chez mes filles et je n’ai plus accepté de repartir car je ne me sens pas bien là-bas, c’est comme une prison pour moi. C’est vrai que je ne faisais que manger et dormir, mais le village me manquait énormément. Je préfère rester dans ma concession auprès de mon époux  car c’est ici chez moi, c’est là ma place »,estime cette sexagénaire qui tentait tant bien que mal de faire le déjeuner dans des conditions peu reluisantes.

Un peu devant Popodara, on a posé nos valises dans la commune rurale de Kouramangui où le fléau semble être plus répandu avec toutes les conséquences qui vont avec. Saifoulaye Diallo, le deuxième vice maire de la commune confirme la situation : « un sujet très important qui paralyse toutes les activités dans les villages. Par exemple, au niveau des activités économiques, un jeune qui fait entrer de l’argent dans un village sort comme ça alors que c’est lui qui était à la fois l’entrée et la sortie de l’argent. Maintenant quand il quitte en laissant dans le village des vieux qui ont 80, 90 ans ; aucune activité ne peut bouger là. A Kouramangui ici, vous avez des mosquées qui sont construites un peu partout. Mais aux heures de prière, on ne verra que 2, 4 ou 5 jeunes dans les mosquées ; tous les jeunes sont partis » déclare-t-il.

Pour illustrer davantage sa version, le deuxième vice maire de Kouramangui met un accent sur les mariages à distance avec leur cortège de malheur. « Des jeunes garçons se marient à des filles, après ils quittent le village en laissant les jeunes filles tout en interdisant à ces dernières d’aller même au marché. Il va en aventure et reste pendant 1, 2, 3 ans sans revenir au village et sans parfois même donner la dépense. Il laisse la jeune fille comme ça dans le village. Maintenant, la jeune fille étant habituée à tout arrive à tomber enceinte. On condamne la jeune fille, on provoque le divorce. Mais qui est responsable ? C’est le jeune qui a a laissé sa femme pour partir » dénonce-t-il.

Dans la même lancée, Saifounlaye Diallo évoque l’impact de l’immigration sur le système éducatif à Kouramangui ; « Dans les écoles, nous entretenons les enfants jusqu’en 7éme, 8éme, 9éme année. Ils quittent le village, ils quittent l’école ; ils vont dans les villes, ils ne font rien à part devenir cireur de chaussures, petits apprentis chauffeur, … sans rien apporter au village. Ils ne pensent même pas à leur village alors qu’il n’y a que des vieux dans le village ; même si c’est un animal qui meurt on a personne pour vendre ne serait-ce que la viande ; le village est laissé pour compte » conclut le deuxième vice maire de Kouramangui.

D’une préfecture à une autre, le même constat, voire pire a été établie à Lélouma où l’unique lycée est depuis une année en manque d’apprenants. Une situation qui risque de s’étendre aux prochaines années avec l’accélération de ce phénomène d’immigration doublé à l’exode rural qui prend également des proportions très inquiétantes dans cette autre partie de la Guinée. A cœur ouvert, le maire de la commune urbaine de Lélouma, Moustapha Baldé s’est prêté à nos questions dans un entretien à bâton rompu.

« L’immigration que je pourrais qualifier de sous-régionale impacte beaucoup Lélouma. Négativement dans la mesure ou vous pouvez arriver dans certaines localités où il n’y a pas de bras valides; où vous trouvez juste des femmes, des vieux et des enfants. Donc, c’est un gros handicap et quelque part c’est souvent des immigrés qui vont faire du commerce dans la sous-région notamment au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, en Guinée Bissau, en Gambie, … » entame-t-il.

Pour ce qui est de la déperdition scolaire, le maire de Lelouma n’est pas passé par le dos de la cuillère pour dénoncer : « Il y a aussi souvent des enfants qui quittent l’école pour aller rejoindre soit un oncle soit un frère ou un papa pour l’aider dans les activités de commerce. Et c’est plus souvent des enfants qui sont soit au collège ou qui ont échoué une seule fois au BEPC ; donc ça impacte négativement. Et ca entraine effectivement la déperdition scolaire parce qu’il y a aussi beaucoup d’enfant de Lelouma qui quitte Lélouma pour d’autres établissements notamment Labé et Conakry pour ce qui est de la Guinée ; mais il y a aussi des enfants qui quittent ici pour aller s’inscrire dans des écoles au Sénégal, en côte d’ivoire, … y en a beaucoup » reconnaît-il.

Sur la même logique, le maire de Lélouma partage une situation très inquiétante par rapport au lycée : «par rapport au bac car je crois,il y a eu un an sans candidat et le phénomène va se répéter certainement lors des deux années successives puisqu’actuellement. Au Niveau du lycée il n’y a pas de 11éme année et c’est à partir de l’année prochaine qu’il y aura une année, toutes les options confondues. Mais si les enfants réussissent au BEPC (brevet d’étude de premier cycle), il y aura un redémarrage. Mais pour les deux ans qui vont suivre, Lélouma risque de ne pas se présenter au Bac »,soutient Moustapha Baldé, le maire de la commune urbaine.

Frontalière du Sénégal, la préfecture de Mali serait également l’une des vedettes de l’immigration inter-Africaine. « Si vous partez au Sénégal, sur un total de 10 Guinéens rencontrés vous verrez au moins, que 6 à 7 sont de Mali, de Yimbering, de Sigon, de Balaki, de Hidayatou (sous-préfectures de Mali). Juste pour vous dire que si chez les autres c’est maîtriser ; ici c’est la débandade totale. Tous les jeunes rêvent d’aller au Sénégal pour tenter leur chance. C’est la plus grande ambition ici. Conséquences, on est parfois même obligé de louer les services de personnes venues d’ailleurs pour nous assister dans les travaux champêtres », fustige El Hadj Mamadou Oury Bah, instituteur natif et en service à Mali.

Il faut signaler qu’en plus des préfectures et sous-préfectures cités ci haut, le phénomène d’immigration inter-africaine en masse continue de se répandre dans toutes les contrées de la Guinée. Le chômage et le désespoir semblent être les causes de ce fléau qui monte crescendo. Par ailleurs, il faut reconnaître que ce fléau a aussi des côtés positifs que Guinéenews se fait le devoir de vous faire vivre dans la seconde partie de ce reportage.

A suivre !

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Cellou Dalein invité à une rencontre internationale aux États-Unis

Guinée news - 6 ore 17 min fa

Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo est invité à participer à la 6ème célébration annuelle de la collecte de fonds Afrik Impact de l’African Leadership Group qui se tiendra à partir du 7 août prochain à Denver, capitale de l’Etat du Colorado, aux Etats-Unis. L’invitation lui a été envoyée depuis le 1er juin 2021.

Même si les chances qu’il prenne part à cette rencontre restent très minces, Cellou Dalein a bien accepté l’invitation. S’il n’avait pas réussi à quitter Conakry pour une rencontre organisée à Lomé à laquelle il avait été invité, le président de l’UFDG avait pu participer aux débats par visioconférence. Pour le cas d’Afrik Impact, Cellou Dalein doit être présent physiquement du 6 au 14 août.

« L’African Leadership Group est honoré que vous ayez accepté l’invitation à nous rejoindre à la 6ème édition annuelle d’Afrik         Impact qui se tiendra en août,  à partir du 7 à Denver, Colorado, Etats-Unis. Comme vous le savez, vous êtes attendu du 6 au 14 août. En tant que l’un de nos invités clés, votre participation est très importante pour la réussite de cette édition 2021 d’Afrik Impact », écrit Papa M. Dia, Fondateur et directeur exécutif du groupe de leadership africain (ALG).

Plus loin, il dit attendre la confirmation par Cellou Dalein de sa présence à cette 6ème édition : « Nous sommes heureux de mettre en valeur l’intérêt de votre voyage et nous serions heureux et très reconnaissants si vous pouviez confirmer votre présence. »

Sans passeport, puisque confisqué par la police, Cellou Dalein ne pourra pas participer à cette rencontre, sauf changement de dernière minute. Lui, son épouse et le vice-président de son parti, le Dr Fodé Oussou Fofana, sont interdits de sortie du territoire national, même si cette interdiction ne leur a jamais été notifiée, selon leurs avocats.

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BEPC-Kissidougou : la vraie histoire du vrai mensonge autour de la candidate voilée

Guinée news - 6 ore 17 min fa

La première journée des épreuves du BEPC a été marquée à Kissidougou par un événement totalement insolite. Du moins selon certains médias, relayés à profusion par des internautes.

Ce jour 26 juillet, alors que les candidats se faisaient minutieusement fouiller par les surveillants avant d’accéder à la salle, l’une d’entre eux aurait préféré se faire purement et simplement, ont rapporté ces médias, éliminer de l’examen que d’enlever le voile qu’elle portait. Ce prétendu refus de la candidate franco-arabisante du collège ‘’Union islamique’’ de Kissidougou, Aïcha Bah, d’ôter son voile a été virale sur la toile et abondamment commentée par certains religieux du pays.

Près qu’une semaine après, ce gros buzz médiatico-internautique s’effondre comme un château de cartes. Car, il n’en a jamais été le cas comme il nous a été conté avec passion et fantasme dans certaines colonnes de médias ou sur les réseaux sociaux.

Pour mieux comprendre ce qui s’est réellement déroulé ce jour, votre quotidien en ligne Guinéenews est allé à la rencontre de la candidate qui a été rendue finalement célèbre contre sa volonté, son père mais aussi la Directrice préfectorale de l’Education (DPE) de la cité de Kissifaramaya.

Sur ce soi-disant refus d’enlever le voile qui aurait prétendument entrainé son élimination de l’examen, la candidate Aïcha Bah répond, on ne peut plus clair : « Ce n’est pas vrai et tout ce qu’on raconte sur les réseaux sociaux est faux ! Le premier jour de l’examen, je me suis présentée devant le surveillant qui était à la porte. Il m’a dit d’enlever le voile. Je suis sortie enlever le voile et en même temps, j’ai porté le masque. Je n’ai raté aucune épreuve. J’ai composé dans toutes les épreuves. »

Pour sa part, son père Ousmane Bah est catégorique et soutient que sa fille Aïcha ne lui a jamais dit qu’elle a eu un quelconque problème à son centre d’examen, encore moins, être renvoyée parce qu’elle portait le voile.

Par ailleurs, la Directrice Préfectorale de l’Education, Bamba Condé, de son côté, s’est voulu formelle dans son démenti avant d’exprimer sa stupéfaction par rapport à cette rocambolesque et prétendue élimination de Aïcha Bah : « je suis vraiment surprise par rapport à tout ce que j’apprends au sujet de cette candidate voilée du nom de Aïcha Bah. Quand je suis arrivée dans leur centre, ça coïncidait à la fouille. Comme elle est voilée, cela a attiré l’attention des surveillants qui étaient dans la salle. Aussitôt, un d’entre eux lui a intimé l’ordre d’enlever le voile.  Sur place, elle s’est exécutée en l’enlevant. Je l’ai vue rentrer dans la salle. Toute cette conversation entre la fille et le surveillant n’a même pas fait dix minutes et elle a rejoint sa salle. J’informe l’opinion que tout ce qui se raconte n’est que de pures spéculations. Et puis ce qui est choquant, c’est que les gens se sont mêmes trompé sur le nom de la candidate. Elle s’appelle Aïcha Bah et non Aissatou Dalanda Diallo. Je dois préciser que cette année, sur la liste des candidats au BEPC, la seule et unique fille voilée, a été Aicha Bah de l’école « Union Islamique ». Vraiment je demande aux gens avant de publier une information de la vérifier minutieusement. En tout cas, je confirme qu’Aïcha a bel et bien composé dans toutes les épreuves. »

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Kérouané : des inconnus tuent un citoyen et prennent la poudre d’escampette

Guinée news - 8 ore 16 min fa

Originaire de Dinguiraye, Ousmane Sow, alias kôtô, était âgé d’une quarantaine d’années. Il a été retrouvé égorgé dans sa case ce lundi 2 août 2021 à Kérouané au quartier Nouny Touré.  Pour le moment, on ignore dans quelles circonstances, il a été assassiné.

Les autorités aussitôt informées du drame se sont transportées sur les lieux. Sékou Tidiane Sylla, un brigadier chef au commissariat central de Kérouané après un constat a indiqué qu’il s’agit d’un assassinat.  »L’état dans lequel nous avons vu ce corps, les intéressés ont fait le crime ailleurs et transporté le corps de la victime dans sa case. Nous avons constaté que la porte a été offensée, à l’intérieur de la case, nous avons démasqué quelques indices. Les bandits ont supprimé les appels sortants et entrants avant d’éteindre le téléphone qu’Ousmane Sow détenait. »

Selon les informations recueillies sur les lieux, des voisins affirment que la victime est originaire de Dinguiraye et travaillait dans la mine artisanale et pratiquait en même la boulangerie.  Ils affirment qu’il n’était pas un consommateur de la drogue et  ne souffrait pas d’aucune dépression mentale.

Enfin, après le constat de la police, Ibrahima Kalil Touré, le maire de la commune urbaine de Kérouané a ordonné aux citoyens de procéder à l’enterrement de la victime.

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