Haiti

Journal HaitiProgrès – Bulletin Vol-38#22

Haïti Progrès - 11 ore 2 min fa

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Un appel hypocrite au dialogue …

Haïti Progrès - 11 ore 34 min fa

Le parrainage des États-Unis est à l’origine de l’audace du président Jovenel Moïse pour ignorer la réclamation de la majorité de la population haïtienne qui exige son départ.  L’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’ambassade américaine cautionnent les actes de violences et d’assassinats en Haïti.

Tout au long de la journée du samedi 17 octobre 2020, les médias mainstream nous ont bassiné les oreilles en affirmant que  Jovenel Moïse, sous pression populaire, à qui le peuple exige son départ du pouvoir, a tendu la main à l’opposition, en l’appelant au dialogue.

En effet, le samedi 17 octobre, dans le cadre de la commémoration du 214e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines (17 octobre 1806 à Pont-Rouge), le Président Jovenel Moïse, s’adressant à l’opposition plurielle, a une nouvelle fois lancé un appel au dialogue et à l’union, écrivant sur son compte Twitter : « L’incapacité à résoudre nos différends politiques a abouti à l’assassinat du Fondateur de notre Patrie, engendrant, comme résultat, un pays divisé. Aujourd’hui, le passé nous invite à agir autrement pour régler nos divergences.  C’est le meilleur hommage à l’Empereur Dessalines ».  Une main tendue et un appel au dialogue immédiatement rejeté par Me André Michel du Secteur Démocratique et Populaire qui a déclaré : « Jovenel Moïse ferait mieux de faire ses bagages pour laisser le Palais National.  Son mandat arrive à terme dans trois mois, mais le peuple n’attendra pas trois mois pour exiger son départ ».

L’ancien Sénateur de l’opposition, Nenel Cassy, a abondé dans le même sens, banalisant les appels au dialogue du Chef de l’État.  « Nous n’allons pas écouter les annonces, promesses ou demandes de Jovenel Moïse.  Il ne dit jamais la vérité.  Il faut écouter le peuple qui veut une autre équipe et un autre système».

De plus, le samedi 17 octobre, dans le cadre de la commémoration du 214e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines (17 octobre 1806), Père fondateur de la Nation haïtienne, le Président Jovenel Moïse, accompagné de son épouse Martine, du Premier Ministre Joseph Jouthe, des Ministres et Secrétaires d’État, des Directeurs Généraux, des membres des Hauts États-Majors de l’Armée (FAd’H) et de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a déposé, au cours d’une cérémonie, une offrande florale à la mémoire de Dessalines.  Lors de cette cérémonie, le Président Jovenel Moïse a déclaré « j’ai fait le dépôt d’une gerbe de fleurs au Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), pour honorer la mémoire de Jean-Jacques Dessalines, le Père fondateur de notre Patrie.  Un acte qui renouvelle notre foi en l’héritage qu’il nous a légué.  Haiti a besoin de tolérance, de Paix et de stabilité.  En cette circonstance, unissons nos forces, oublions nos querelles, privilégions le bien-être collectif, en vue de garantir un pays meilleur aux générations futures ».

Notons que Jovenel Moïse, une fois encore cette année, ne s’est pas rendu à Pont-Rouge, lieu de l’assassinat de Dessalines, pour ne pas provoquer l’opposition radicale qui avait décrété ce samedi journée de mobilisation générale anti-gouvernementale pour exiger la démission du Chef de l’État.

Emmanuel Saintus

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Dette de l’indépendance: de l’avarice des Français à la pauvreté des Haïtiens

Haïti Progrès - 11 ore 36 min fa

Avant même, de profiter de notre victoire historique et glorieuse contre l’armée de Napoléon en novembre 1803, nos anciens ravisseurs n’avaient pas pris trop longtemps pour nous extorquer. Par les menaces et les malices diplomatiques de toutes sortes, les politiciens français avaient exigé aux dirigeants haïtiens le paiement d’une forte rançon pour reconnaître notre droit de vivre librement comme peuple indépendant. Certes, les négociations avaient commencé avec le président Alexandre Pétion qui dirigeait la partie Ouest et Sud d’Haïti, pendant que l’empereur Henri 1er régnait au nord du pays. La méfiance de ce dernier n’avait favorisé aucun rapprochement avec les anciens colons. Pour le roi Henri 1er, nous avions déjà payé par le sang, pendant des siècles, le prix de notre liberté, et le peuple haïtien devrait se préparer pour la défendre à tout prix. Les origines de ces leaders permettent facilement de comprendre leur position par rapport aux négociations avec les Français.

D’un côté, un ancien esclave, ancien général devenu roi du nord, notre empereur Henri 1er, à l’instar de magnanime empereur Jacques 1er , avait mille et une raisons pour se rebeller contre ces anciens maîtres, ces dévoreurs d’hommes africains, ces esclavagistes inhumains, ces cannibales impérialistes européens. De plus, la disparition, suivie par la mort de son premier fils, Ferdinand François Christophe en 1805, pendant qu’il étudiait en France, avait ajouté à sa haine des Français. De l’autre côté, dans la partie républicaine de l’Ouest avec des fils des Français et d’esclaves, on y trouvait des mulâtres comme les généraux Pétion et Boyer, devenus présidents successivement, et qui avaient une vision modérée des causes de la France. Leurs enfances privilégiées, comparativement à leurs frères noirs, et leurs études et séjours dans l’académie militaire à Paris, leurs premières expériences de combat sous le drapeau français, avaient fait d’eux, les meilleurs négociateurs aux yeux des Français.

Sous la présidence du général Jean-Pierre Boyer, dans une atmosphère de réunification d’Haïti après la mort du roi Henri Christophe suivie par la chute chaotique du royaume du Nord, en avril 1825, le roi Charles X publia l’ordonnance qui définit les conditions imposées à Haïti pour la reconnaissance de son indépendance dont elle jouissait déjà pendant 21 ans. La conjoncture politique est un vif rappel que les empereurs Jacques (Ancien Général Jean-Jacques Dessalines) et Henri 1er étaient les vrais obstacles aux entreprises malhonnêtes et mafieuses des Français. Il convient de souligner les éléments clés de ce traité que le gouvernement de Boyer avait célébrer comme une victoire diplomatique, sans prendre la peine de justifier une quelconque menace réelle d’une invasion des Français qui était de moins en moins probable, au fil des années.

Quand on lit l’article 1 du communiqué établissant le commerce avec Haïti, le premier élément c’est un traitement préférentiel où les navires français ne devaient payer que la moitié de leurs obligations. L’intention était de reprendre le contrôle du commerce haïtien, des mains des Anglais et des Américains, en s’octroyant des réductions considérables sur tous les prélèvements de taxes et obligations douanières que devaient acquitter commerçants et navires français. Une première version de ce fléau qui existe jusqu’à date qu’on appelle franchise douanière. Les Américains devront attendre leur invasion et occupation en 1915 pour reprendre le contrôle totale du commerce haïtien, en prenant le contrôle de nos ports et surtout en modifiant nos lois pour les rendre plus avantageuses au commerce avec les États-Unis.

Dans l’article 2, « les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse générale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au trente-un décembre mil huit cent vingt-cinq, la somme de cent cinquante millions de francs », destinés à indemniser les anciens colons qui réclameraient le double comme indemnité. Cet événement fut unique en son genre dans l’histoire universelle ou une indemnité de guerre fut imposée par les vaincus aux vainqueurs.

Pour vous aider à mettre cette situation dans un contexte plus proche de la réalité, prenons les cas de kidnapping très fréquents à Port-au-Prince. Imaginez-vous, pour un instant, que vous avez été séquestré(e) et livré aux travaux forcés. Les jours, semaines, mois passent en attendant que vos parents vous libèrent ou que vous payez votre propre liberté. Finalement, vous vous armez de courage et frappe plusieurs de vos bourreaux en prenant la fuite. Malheureusement, vos ravisseurs envoient un émissaire pour négocier avec vous. Ils vous demandent de payer une rançon pour ne pas vous kidnapper à nouveau. Effrayés, vos parents se plient au chantage. Mais, arrivé le moment du paiement, ces mêmes ravisseurs vont vous prêter de l’argent pour payer leur rançon à un taux élevé. De plus, ils vous exigent de leur faire un rabais de 50% dans votre petite boutique.

J’aurais bien aimé que le récit précédent aurait été une simple anecdote. Honteusement notre histoire est marquée par la méchanceté des anciens colons français qui voulaient à tout prix récupérer les biens et terres qu’ils avaient perdus durant la guerre de l’indépendance d’Haïti. À défaut de restitution, ils avaient convaincu nos dirigeants mulâtres, et moitié français, de la nécessité d’une indemnité aux colons voleurs et vaincus. Selon certains historiens, les Français avaient pris comme référence pour calculer leurs fallacieuse indemnités les revenus totaux de l’année 1789, avec 48 822 404 francs pour le sucre, 70 299 731 francs pour le café 25 542 664 francs pour le coton et l’indigo, ce qui fait un sous-total de 144 664 799 francs. De plus, ils avaient ajouté 5 millions de francs pour les terres et habitations des anciens colons, pour compléter les 150 millions de francs de rançon absurde en cinq versements.

.Avec la promesse du gouvernement haïtien de payer cette escroquerie, la France, en revanche, allait reconnaître leur défaite et officiellement accepter l’indépendance pleine et entière du gouvernement haïtien. Et le gouvernement haïtien n’ayant pas les moyens d’exécuter le premier paiement, on a dû contracter une autre dette de 30 millions de francs des français à un taux élevé. Ce phénomène est considéré en économie comme une double dette. En réalité, ce fut le cas de ce que j’appelle une double rançon. Cela dépasse l’imaginaire, n’est-ce pas?

Quelle abomination dans l’ordre mondial! Quel sacrilège à la fierté de tout un peuple! Comment comprendre une violation si flagrante à la déclaration universelle des droits de l’homme par les mêmes auteurs de ce fameux document? Pourrait-on pardonner un jour à la France, ce blasphème contre la liberté de toute une race, de toute une nation, sans la restitution et les réparations correspondantes? Les archives confirment que nous avions versé l’équivalent de 21 milliards de dollars américains aux Français pour la reconnaissance de notre indépendance.

Quand on prend en compte les dettes consenties par la République d’Haïti pour payer la dette française, ces valeurs peuvent s’estimer facilement à plus de 30 milliards de dollars américains aujourd’hui. En effet, nul ne peut prétendre comprendre ou expliquer la misère et le sous-développement des Haïtiens, sans analyser les vols et pillages des Français, avant et après nôtre indépendance. Saviez-vous que notre produit intérieur brut (PIB) avant la guerre de l’indépendance dépassait celui de nos voisins : Dominicains, Cubains, Jamaïcains voire les Américains?

Si la communauté internationale, après la deuxième guerre mondiale, avait compris la nécessité de forcer les Allemands à payer des réparations aux victimes des atrocités des nazis, si aux États-Unis on parle de réparations pour les crimes commis par les Blancs pendant l’esclavage, alors comment comprendre le silence complice, tant sur la scène internationale et nationale sur la dette de l’indépendance d’Haïti, payée à la France? En effet, le devoir patriotique exige de tout Haïtien, de toute Haïtienne, de former un front commun pour réclamer du gouvernement français, «RESTITUTIONS & RĒPARATIONS», pour cette double rançon, l’affront de l’indemnité pour la reconnaissance de notre droit de vivre comme un peuple libre et indépendant.

Rodelyn Almazor

Culture & Société

Ecrivain – Poète

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Référence:

1.         Public debt and slavery: the case of Haiti (1760-1915) Simon HENOCHSBERG

2.         De St Domingue, Moyen facile d’augmenter l’indemnité    

3.         Pièces officielles relatives aux négociations avec le gouvernement français sur la formalité de la reconnaissance de l’indépendance. 1824, Imprimerie du gouvernement de la République d’Haïti.

4.         https://www.measuringworth.com/slavery.php

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Kidnapping collectif : l’urgence d’une politique de tolérance zéro

Haïti Progrès - 11 ore 39 min fa

Si, dans notre histoire, le kidnapping collectif des Noirs et le pillage du continent africain portaient le nom commercial de la «Traite négrière», de nos jours une nouvelle forme de cette terreur sociale sévit dans nos villes et détruit les bases économiques de toute une classe.  Les quartiers pauvres d’Haïti, les ghettos, sans présences des services de base, sans écoles publiques, sans hôpitaux publics et sans présence des forces de l’ordre, sont livrés aux bandits.  Ces derniers n’hésitent pas à rançonner leurs proches et leurs voisins pour les services de base rarement disponibles, comme l’accès à l’eau potable et à l’électricité.  Ces petites raquettes n’apportent pas suffisamment de revenus pour entretenir des dizaines de miliciens armés.

Les politiciens corrompus, parfois, viennent au secours des délinquants.  En fait, dans les périodes électorales, il y a des politiciens qui investissent de lourdes sommes dans des gangs pour s’assurer d’une victoire, peu importe comment.  Le problème, c’est que les élections ne s’organisent pas toutes les semaines, tous les mois ni chaque année non plus.  Dans ce cas, à part quelques dons généreux sous forme d’aides humanitaires de certains politiciens au pouvoir ou dans l’opposition politique, les bandits ne reçoivent pas assez de fonds pour s’équiper en armes et payer leurs soldats.  Alors, ils vont trouver toujours un moyen d’encaisser des billets.

Kidnapping collectif

Le kidnapping collectif des membres intégrant cette couche sociale qu’on l’on appelle classe moyenne, semble représenter la meilleure solution pour financer les activités délinquantes des gangs armés.  Pris entre les miséreux des ghettos et l’élite économique minoritaire, traditionnellement connue sous l’épithète des bourgeois, les paisibles citoyens danseurs, commerçants, chanteurs, musiciens, professeurs, ingénieurs, médecins, etc., deviennent des proies faciles. Sans aucune organisation, sans aucune solidarité, comme des moutons, ils se dirigent tous les jours vers ces abattoirs humains, dans les quartiers dangereux ou le prix de leurs vie est négocié par des bandits sans foi ni loi.  Une fois entre les mains des ravisseurs, les victimes sont transportées dans des zones inaccessibles aux forces de l’Ordre.  Rappelons que la dernière opération de la police, à Grand Ravine, date de 2017 et le bilan fut catastrophique.  Au Village de Dieu, la police, malgré, ses nouveaux chars blindés, ne pouvait pas pacifier la zone.  Il fallait attendre un traité de paix entre les bandits rivaux pour arriver à une situation apparemment calme dans la zone.  Plusieurs gangs s’affrontent périodiquement dans l’Artibonite et un peu partout dans la République de Port-au-Prince.  De façon spectaculaire, le gang des 400 Maroseaux, de la Croix-des-Bouquets ne fait aucun quartier aux policiers.  Ses membres gèrent et contrôlent leur zone, en maîtres et seigneurs.  La police observe de loin.  Récemment, à Morne Lazare, de nouveaux cas ont démontré que la police a le dos au mur.  Les interventions parfois musclées finissent avec les arrestations de beaucoup de citoyens qui n’ont rien à voir avec les bandits.  Ce qui augmente le malaise entre les citoyens et les forces de l’ordre.  En peu de mots, la police est mal vue dans les quartiers populaires et, de fait, les policiers rarement peuvent compter sur le support des habitants de la zone.  De plus, les maigres moyens logistiques mettent la police en désavantage face aux bandits qui montrent une certaine organisation, une certaine hiérarchie et qui disposent des armes qui font d’eux des milices plutôt que des gangsters.

Le président Jovenel Moïse, il y a quelques semaines, avait menacé de mobiliser les forces armées d’Haïti pour affronter et neutraliser les bandits, kidnappeurs et assassins.  «Nou pral mete lame nan bouda yo».   Cette déclaration explosive allait faire la polémique, selon lui, à cause des mots qu’il considérait lui-même inappropriés.  Contrairement aux attentes du président, ce qui dérange le plus avec ce genre de déclaration, c’est le vide et l’oubli qui les accompagnent. Aucun soldat n’a été mobilisé.  Encore une fois, le gouvernement Jouthe-Moïse semble afficher une totale indifférence aux souffrances des victimes quotidiennes des violences et des actes de kidnapping.  En témoignent les attaques, à moins de 2 kilomètres du Palais National, dans les quartiers du Bel-Air et bas-Delmas, qui avaient causé des pertes en vies humaines et aussi des dégâts matériels.

Victime du kidnapping? La sympathie ne viendra pas des couches les plus défavorisées.  Le problème de kidnapping est le moindre de leurs soucis car ils savent qu’ils n’ont pas des dizaines ou des centaines de milliers de dollars américains à payer en rançon.  Parfois, les habitants de ces quartiers jouent le rôle de complices, collectant des informations sur les victimes qui peuvent être leurs propres cousins, leurs voisins, avec espoir de recevoir leur part du butin.  Non plus, cette couche sociale ne saurait compter sur l’aide de l’élite économique qui voit ces jeunes entrepreneurs, ces commerçants fougueux et intellectuels comme des potentiels remplaçants.  On dit chez nous: «Lanmò bourik ranje mal chen». Ces grannèg et boujwa ont eux aussi leurs propres priorités.  Ainsi, pour protéger leurs intérêts, ils se solidarisent et forment un bloc imperméable.  Les kidnappeurs ne les attaquent que par accident car ces gens de biens appliquent radicalement cette devise: «manyen youn, manyen tout».

Si les policiers fantômes avaient obtenu la libération de leur confrère, si nous avons les syndicats des bandits et alliés, si nous acceptons les syndicats des patrons, les syndicats des diplomates (CORE GROUP), il est temps de constituer une organisation massive des victimes des violences des gangs armés.  Les habitants des quartiers populaires doivent s’unir à leurs sœurs et frères des classes moyennes car ils sont tous victimes du chaos et des crimes organisés.  Un entrepreneur kidnappé peut entraîner la fermeture d’une entreprise et le renvoi des dizaines d’employés.

Personne n’est en sécurité ni dans les rues ni dans nos propres maisons.  Les bandits n’hésitent pas à nous kidnapper et à assassiner en plein midi au vu et au su de tous.  Alors, au lieu de se demander qui sera la prochaine victime, la classe moyenne, nous devons passer à l’action.  En vérité, les prières de nos parents, les cris des femmes violées et des pères de famille torturés, les supplications des enfants qui demandent pitié ne feront pas fuir les bandits.  Au contraire, plus on est faible, plus on attire les assassins.  La Constitution veut bien que nous soyons solidaires. Dans nos maisons et dans nos quartiers, organisons-nous pour créer un périmètre de sécurité. Protégeons nos familles, nos propriétés et nos investissements. Dessalines définit l’Haïtien comme un bon père (une bonne mère) et surtout un bon soldat.  De plus, l’État reconnaît au citoyen le droit à l’auto-défense.  Pourquoi rester les bras croisés pendant que ces vaut-rien nous dérobent tout?

Sachez que le paiement d’une forte rançon ne garantira pas votre libération.  Nous avons affaire avec des monstres, donc il faut les traiter aussi comme tels.  Tout comme nos ancêtres, en s’armant de courage, de machettes, de fusils, de tout ce qui pourrait aider à leur défense, le peuple pourra un jour déclarer persona non grata tous ces bandits criminels et les mettre hors d’état de nuire.  En fait, la stratégie pour combattre le kidnapping collectif pourrait se résumer en deux mots: ZĒRO TOLĒRANCE.

Rodelyn Almazor

Culture & Société

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La méchanceté politique par le kidnapping

Haïti Progrès - 11 ore 42 min fa

Qui peut mieux témoigner des horreurs des kidnappings que notre nation dont les membres avaient passé des siècles en esclavage, après avoir été violemment arrachés de leur terre, de leur maison, des seins de leurs mères? Nous sommes tous des descendants des pires victimes d’enlèvements organisés et supportés par un système établi par des politiciens capitalistes avares.  Nos ancêtres avaient, avec leur sueur et leur sang, payé des rançons inhumaines et absurdes.  En dépit de leurs sacrifices, leur liberté ne fut pas garantie.  Le courage, la bravoure, la providence, l’héroïsme de nos révolutionnaires, tous hommes et femmes, aux sons des canons, avec leurs entrailles tranchées par les baïonnettes, avaient permis de créer cette fière nation : Haïti.

Kidnappé par ses propres patrons

Le Général Toussaint Louverture, autoproclamé gouverneur de St-Domingue, français dans l’esprit, haïtien dans la conscience, homme noir dans la peau, avait aboli l’esclavage sur l’Île de Saint-Domingue tout entière, en 1793.  Cette étape décisive dans l’émancipation des esclaves noirs africains survenait au moment ou le commerce des esclaves était à son apogée.  Certes, les Européens, principalement les Français, parlaient en grande pompe de l’égalité entre tous les hommes, mais leur hypocrisie répugnante ne pouvait pas se cacher car ils comptaient parmi les grands importateurs et propriétaires d’esclaves, à l’instar des Anglais, Portugais et Espagnols.

À l’époque, la richesse de l’empire français dépendait en grande partie du travail non payé des esclaves.  Avec l’abolition de l’esclavage, Toussaint, malgré sa loyauté envers la couronne française, avait basculé leurs plans.  Comme conséquence, par la ruse diplomatique et les manipulations politiques des kidnappeurs, les politiciens français avaient ordonné, en 1802, la séquestration de Toussaint Louverture.  Enfermé pendant des mois dans un cachot au Fort de Joux, il ne fut jamais présenté devant un tribunal ce qui réfute tout élément de légalité ou de légitimité à son emprisonnement.

Toussaint misait sur la justice, sur les nombreuses victoires militaires qu’il avait à son compte sous le drapeau français contre les Anglais et les Espagnols.  Malheureusement, il ne fut jamais présenté devant un tribunal pour se défendre contre les accusations de trahison.  Il paya de sa vie, le prix de son zèle à la métropole.  Le kidnapping de Toussaint et de toute sa famille était une preuve que les grandes puissances coloniales utilisaient longtemps cette pratique comme une arme politique.

Vengeance par le kidnapping

Né en 1794, le premier fils du général Henri Christophe fut admiré et aimé comme le petit prince qu’il n’eut jamais la chance de devenir.  Comme tout père responsable, le général voulait donner le meilleur à son fils.  Il pensait faire de lui un bon soldat.  Donc, son plan bizarrement fut de l’envoyer en France pour ses études et intégrer une académie militaire française.  Comment comprendre qu’après 21 ans de guerre, le général Christophe ait choisi la France comme destination pour son premier fils?  Est-ce qu’il n’avait pas compris comment les Français avaient dupé le grand Général Toussaint?

Tout comme les politiciens haïtiens qui se présentent comme des socialistes, des anti-impérialistes, le général Henri Christophe avait confié au diable son petit ange.  Et les Français, après leur défaite contre l’armée révolutionnaire haïtienne, ils avaient une autre occasion de se venger.  Et la victime, cette fois, fut un enfant.  En guise d’être envoyé à une bonne école, une académie militaire, le petit Ferdinand fut séquestré en 1804 et garder captif dans un lieu secret. Un an après, sous l’insistance de son père, en 1805, la nouvelle de sa mort arriva à son père qui sombra dans l’amertume.  Les conditions de détention et de la mort de ce jeune enfant de 11 ans, jusqu’à date, restent encore un mystère.  Tristement, un autre kidnapping, un autre cadavre, un autre frère victime de la terreur des politiciens français.

Au nom de la démocratie, on vous kidnappe!

Des nations étrangères souillent notre sol comme bon leur semble. Au nom de la démocratie, leurs soldats peuvent kidnapper un président légitimement élu pour le remplacer par un autre plus docile, plus servile. Ce fut le cas avec le kidnapping en 1991 contre Monsieur Jean Bertrand Aristide.  Pour préserver les principes démocratiques, nos gentils voisins et amis américains nous avaient laissé la gendarmerie d’Haïti, plus tard, convertie en Forces Armées d’Haïti ou FAD’H. Au nom de ces mêmes principes, en 1995, ils avaient démantelé ce qui restait de la FADH.  Et le président déchu, une fois de retour de son exil, en 1994, a pris le temps déguster la chute de ses ennemis au sein de la FADH.  Les mêmes soldats étrangers qui l’avaient chassé du pouvoir devenaient ses protecteurs.  Ce fut une entente fragile et temporaire qui lui permit de jouir de cette douce vengeance contre les militaires putschistes de 1991.  Bizarrement, dix ans plus tard, c’était le tour des anciens militaires ou les nouveaux rebelles qui avaient la mission sacrée de renverser leur ennemi, un président élu au suffrage universel au nom de la démocratie.

En 2004, notre nation avait expérimenté un deuxième kidnapping démocratique.  Le président Aristide était contraint de quitter les conforts du palais national pour un long séjour en Afrique du Sud.  Le héros victorieux de cette révolte, l’ancien militaire, Guy Philipe, allait remettre les clefs de la Capitale, Port-au-Prince, aux soldats américains.  Comme on dit chez nous: «baton ki bat chen nwa, se li ki pral bat chen blan an».  Tout simplement, l’histoire ne pardonne jamais la trahison.  En fait, à peine une décennie plus tard, l’homme élu sénateur de la République serait lui aussi victime d’un autre kidnapping politique.

Trop nombreux sont ces grands hommes politiques qui se laissent séduire par les promesses des patrons étrangers.  Ils travaillent avec détermination pour goûter au succès, à la gloire éphémère. Mais, une fois qu’ils ne sont plus utiles, ils sont eux-mêmes kidnappés et jetés en prison.  Comme on dit, la vengeance et la violence politique se manifestent souvent par des actes de kidnapping. Ne soyez pas surpris si vous entendez à la radio des bandits justifier leurs malfaisances ou leurs crimes par la politique.  Au nom de la démocratie, vous risquez d’être kidnappé de votre maison, dans votre propre pays.  Comment peut-on cohabiter avec des bandits démocrates?

Rodelyn Almazor

Culture & Société

Ecrivain – Poète

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Sociétés: Jimmy Chérizier et Jovenel Moïse: deux extrêmes dans un même discours

Haïti Progrès - 11 ore 46 min fa

Jimmy Chérizier, dit Babèkyou, est un ancien policier, maintenant leader du mouvement «G9 an fanmi e alye», ce regroupement des groupes armés illégaux de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, qui se revendique de vouloir changer le pays et donc les conditions de vie alarmantes de la population. Jimmy Chérizier, l’homme fort de ce mouvement, son promoteur, très actif sur les réseaux sociaux, est accusé par les Organisations des droits de l’Homme, notamment le RNNDH, aussi la BINUH, de nombreux massacres de la population qu’il prétend défendre. La Saline, Pont-Rouge (Cité-Soleil), Tokyo et Bel-Air, sont autant de quartiers victimes des assauts des groupes de gangs qu’on affilie à cet homme fort du bas-Delmas. De ces massacres, la vie est banalisée. Des cadavres sous les immondices, de l’incendie des maisons, du pillage, du viol, etc., et Jimmy Chérizier ne cesse de rejeter ces accusations, dit-il, montées en toute pièce par des hommes politiques qu’il refuse de servir, parmi lesquels: Pierre Espérance, le responsable du RNDDH, qu’il accuse de vouloir régler des comptes personnels avec lui. L’évidence, c’est qu’il y a des massacres et qu’il n’y a pas de Justice.

Jovenel Moïse est le président de la République d’Haïti, inculpé de corruption dans plusieurs rapports. Il cumule des promesses et accuse tout le monde d’être responsable de la misère de la population, au point qu’il souhaite accorder à cette dernière ce qui reste du trésor public, ce qui en fait lui revient. Ainsi, il lance des offensives, par des sorties médiatiques, en vue de soigner son image et aussi d’informer la population de ses difficultés et des décisions de sa présidence et de ses gouvernements. À cet effet, il tente d’assurer la population d’un avenir meilleur et l’invite à identifier les causes de son malheur. C’est ainsi que le Président Jovenel Moïse se fait passer pour le libérateur. Accusé de financer le G9, en vue de casser les mouvements de revendication populaire, et démenti toujours par Jimmy Chérizier, le puissant de ce groupe, il reste à noter toutefois que ces deux hommes ont un même discours. Peut-être, deux extrêmes, mais ce sont deux faces d’une même médaille.

Depuis la fédération des gangs armés, donnant naissance au fameux «G9 an fanmi e alye», certains politiciens et militants montent au créneau pour dénoncer le pouvoir en place, l’accusant de cette initiative. Pour eux, cette structure est une stratégie pour terroriser la population et casser tout mouvement réclamant le départ du Président actuel. À ce titre, ils affirment qu’un financement du trésor public est donné à cette fédération. Ce qui nous laisse perplexe, face à cette situation, c’est le silence de l’État, sur l’ensemble des massacres dont on accuse le leader de ce mouvement, sa présence au côté des policiers pendant qu’il est sous le coup d’un mandat, la non-volonté de le traquer, sa défense par les hommes du pouvoir, et surtout ses prises de position qui font bon ménage avec celles du Président Jovenel Moïse.

En effet, depuis quelques temps, il y a de moins en moins de place pour le doute, face à la position du G9. Toujours au front pour dénoncer le secteur de l’opposition de ses offres pour bloquer le pays, et surtout le bas-Delmas, Jimmy Chérizier, alias Babèkyou, prend constamment des positions qui, pour certains, font l’affaire du pouvoir PHTK. Ainsi l’opposition qui voit en ce présumé chef de gang, un obstacle à pouvoir faire partir le Président, l’indexe de complicité avec le pouvoir et déclare qu’il dispose de grands financements pour tout casser. L’opposition affirme même que le pouvoir a mis à sa disposition les matériels de la Police Nationale d’Haïti, notamment des blindés, pour massacrer la population.

Qui l’aurait cru: un présumé chef de gang qui défie les forces de l’ordre et qui tient le même discours que le Président de la République? En effet, outre ses déclarations précédentes, et de nombreux massacres dont on l’accuse dans des quartiers réputés fidèles au régime Lavalassien – La Saline et Bel-Air – et de l’opposition au pouvoir, Jimmy Chérizier, cet ancien policier, membre influent et promoteur du G9, a fait des déclarations qui arrangent le pouvoir. Dans sa dernière sortie, et comme toujours sur les réseaux sociaux, via le «Live Facebook», sur les annonces de l’opposition de manifester contre le pouvoir en place ce 17 octobre 2020, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, il était clair et direct en ses propos. «Il n’y aura pas de manifestations, ce 17 octobre 2020, dans les zones occupées par G9. Dans son intervention, en date du 14 octobre 2020, Jimmy Chérizier touche un ensemble de points de l’actualité, des conditions de vies de la population, et surtout sa position contre toute manifestation de l’opposition, lors de la journée du 17 octobre 2020, date à laquelle on commémore l’assassinat du Père Fondateur de la Nation haïtienne, l’empereur Jean-Jacques Dessalines, en 1806. Cette date symbolique ouvre la voie d’un combat politique, entre l’opposition et le pouvoir en place, depuis 2018, où le cortège du Président avait essuyé plusieurs tirs et a compté des policiers blessés. L’année suivante, le pouvoir n’avait pas pu se rendre à Pont-Rouge, et cette année, déterminé, il déploie ses ailes, dont la carte du G9, selon les observateurs. Et finalement, il ne s’y est pas rendu ce 17 octobre 2020 non plus, pour cause non révélée.

De l’appréciation du dollar américain, de la baisse de la cherté de la vie (les produits de première nécessité), il demande à encourager les efforts du gouvernement, et dénonce du coup, des manœuvres pour une éventuelle dépréciation de la gourde. Se faisant passer pour un doux militant, un pacificateur, il prône l’unité pour un développement réel du pays, et pense qu’il est temps que le peuple puisse vivre dignement. Implicitement, l’homme fort du G9, défend le Président Jovenel Moïse sur la question de l’électricité. Ainsi, il a fait savoir que beaucoup de quartiers sont électrifiés et formule publiquement sa demande pour l’électrification du bas-Delmas. De toute son intervention, sa position sur les manifestations du 17 octobre enflamme la Toile, et le positionne au côté du pouvoir. Il s’agissait donc de quoi?

Ce 14 octobre 2020, avec un t-shirt jaune, le leader auto-proclamé du bas Delmas, accusé de plusieurs massacres, comme toujours, s’est exprimé via un «Live Facebook». Il a critiqué les membres de l’opposition dont le Sénateur Nenel Cassy, l’avocat André Michel, le Sénateur Antonio Chéramy, Madame Marjorie Michel et le Sénateur Evalière Beauplan, aussi l’entrepreneur industriel Dimitri Vorbe et le défenseur des droits humains, Pierre Espérance. Jimmy Chérizier profite de ce moment pour livrer ses impressions sur les manifestations du 17 octobre, annoncées par l’opposition. Sans langue de bois, il était aussi direct que possible. En effet, au nom de la coalition des groupes de gangs «G9 an fanmi e alye», il aurait souhaité que le 17 octobre, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, ce jour se passerait sans aucune forme de violences. C’est ainsi qu’il déclare: «Byen jwenn ap nan lari a e byen kontre ap ret tann yo». Ce fut une mise en garde contre les manifestations. Et il avertit qu’ils mettront pieds à terre. Ainsi, il est un fait qu’il interdit les manifestations dans les parages du bas-Delmas. Il souhaite que les leaders de l’opposition se portent en avant pour accueillir leur sort.

De même que le Président, Jimmy Chérizier, prône la négociation, le dialogue national, pour sortir le pays de ses conditions lamentables. Restant ferme, comme invaincu, il promet de répondre par la violence contre tous ceux qui pensent agir par la violence. Mise en garde! Menaces! Jimmy Chérizier s’attend à une journée de réflexion autour de cette date et promet des représailles contre ceux qui s’y opposent, confirmant ainsi qu’il est bien un criminel. Il se pose en victime de ce système dont sa révocation au sein de la PNH en est un exemple.

Comment vous avez vécu la journée du 17 Octobre 2020?

Clébert Sylvain Jacques

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Fin satisfaisante des épreuves officielles de la 9e année fondamentale

Haïti Progrès - 11 ore 52 min fa

Le mercredi 14 octobre 2020, les candidats de la 9e année fondamentale ont bouclé, comme prévu,  les épreuves officielles de cette année.  La majorité des candidats a été satisfaite du déroulement de ces examens, tout en espérant des résultats positifs.  Certains n’ont pas caché leur satisfaction, compte tenu des textes d’examens qui étaient apparemment à leur portée.  Selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), toutes les opérations sont bien bouclées pour la passation des épreuves officielles de 9e AF, déroulées sans trop grande difficulté sur tout le territoire national.

Une association de femme lance un programme d’accompagnement aux femmes vulnérables

L’association dénommée le Refuge des Femmes d’Haïti « REF-HAITI » a lancé un nouveau programme d’accompagnement pour soutenir les femmes vulnérables.  Pas moins de vingt femmes dont 8 travailleuses de sexe et 12 femmes PVVIH recevront une formation et un encadrement en couture, entrepreneuriat et marketing, leur permettant de prendre leur vie en main.  Au terme de cette formation qui a été lancée le jeudi 15 octobre 2020 à la Croix-des-Bouquets, elles recevront chacune une machine à coudre et un kit d’hygiène.  Elles signeront un contrat pour la fabrication de 100 000 masques, a informé Novia Augustin, la présidente de l’association.  La formation durera 15 jours et le programme s’étend sur trois mois, a indiqué madame Augustin qui annonce qu’avec le support du PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement, plusieurs départements dont le Nord, le Nord-Ouest et la Grand’Anse, seront touchés.

Les greffiers en pleine trêve

Après plusieurs mois de grève, le mercredi 14 octobre 2020, l’Association Nationale des Greffiers Haïtiens a fait savoir qu’il entend observer une trêve jusqu’au 14 décembre prochain. Cette résolution de l’ANAGH vise à favoriser, aux justiciables, l’accès à la justice, afin de ne pas pénaliser davantage les détenus dont les dossiers sont en attente de recevoir jugement.  La situation des personnes qui sont en détention préventive prolongée interpelle la conscience de plus d’un, principalement celle des greffiers haïtiens, fait savoir Martin Aîné, président de l’ANAGH.  À travers cette trêve, une fois de plus, les greffiers entendent tester la bonne foi des autorités concernées.  Celles-ci ont omis, depuis près de trois ans, d’appliquer les accords du 3 novembre 2017 et du 23 mai 2019. Dans l’intervalle, lit-on, si rien n’est fait, les greffiers entreront en grève purement et simplement pour continuer à réclamer le respect des accords.

Célébration de la Journée mondiale de l’alimentation

La célébration de la Journée mondiale de l’alimentation rappelle la nécessité d’agir pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN) en Haïti.  Il faut une action concertée pour répondre de façon durable à cet appel.  À l’heure où les conditions de vie se détériorent en Haïti, RANFOSE, financé par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), a lancé un appel aux consommateurs, à la société civile, au secteur privé et au gouvernement, pour adopter rapidement des mesures pour l’éradication de la faim,  en vue d’offrir un avenir plus sûr aux enfants.  La société civile doit jouer un rôle-clé, en soutenant les initiatives de développement et d’actions sociales, tels les filets sociaux productifs et les programmes de cantines scolaires au sein des communautés et dans les écoles publiques et privées.  Les entreprises du secteur privé peuvent contribuer à un système alimentaire durable, à travers des mécanismes de renforcement du secteur industriel.  Ce secteur  est appelé à jouer un rôle de leader au niveau des chambres de commerce et des associations patronales, pour établir des plateformes d’appui mutuel aux entreprises, d’accès à des capitaux, au savoir-faire et à l’expertise nécessaire pour créer un environnement propice aux affaires.  L’État doit  contribuer à la SAN par l’adoption et l’exécution de programmes d’aide alimentaire, de protection sociale,  de transferts monétaires ciblés et de conservation des ressources naturelles.  Les entreprises locales et les petits producteurs agricoles qui ont le soutien nécessaire pour s’approvisionner en intrants, produire les aliments et pénétrer les marchés seront plus performants.

La FHF perdure dans sa crise

Des anciens internationaux et cadres du centre de formation Camp Nous, dont :  Pierre Richard Bruny, Guiliano Philippe, Paulin Jean ou encore Géraldine Calixte, avaient constaté, selon leur avis, une situation dégradante au sein de l’unique centre de formation du pays.  Ils avaient pris alors le chemin de la presse pour tenter d’éradiquer le problème et conscientiser peut-être les responsables de la fédération. Par la suite, très remonté par le comportement de ces personnes, le secrétaire général est  monté au créneau pour corriger ce qu’il appelle des dérives, les actes posés par ces derniers.  Sans langue de bois, Carlo Marcelin a tenu à rappeler à tout un chacun qu’il est le chef principal du bureau fédéral, malgré la présence de Variéno Saint-Fleur, le président a. i. de la FHF.  Il a  rappelé à l’ordre et menacé ces anciens internationaux.  « Il est strictement interdit de s’adonner à des pratiques contraires aux principes administratifs régissant le bon fonctionnement de la fédération.  Aucun employé, sans distinction aucune, n’est autorisé à engager la fédération sans l’approbation du secrétaire général, chef par excellence de l’administration, reconnu comme tel.  En conséquence, tout contrevenant à cette présente fera l’objet de sanctions disciplinaires rigoureuses », a martelé le SG de la FHF.

La commission d’éthique de la FIFA boucle son enquête sur la FHF

La commission d’éthique de la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA) dit avoir  bouclé son enquête sur Yves Jean-Bart, président de la Fédération haïtienne de football, accusé de viols sur des joueuses mineures, qui avait été  suspendu pour un total de 180 jours.  La Commission avait également suspendu, dans ce même dossier, une ancienne capitaine de l’équipe nationale.  La Commission a fait cette annonce le jeudi 15 octobre 2020.  La Chambre d’instruction de la Commission d’éthique de la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA) a « soumis son rapport final, accompagné du dossier d’instruction », à la Chambre de jugement.  C’est le signe que cette affaire entre en phase de sanctions.  La justice interne de la FIFA a également annoncé avoir « élargi le périmètre de l’instruction » et a suspendu, pour 90 jours, Yvette Félix, 38 ans, entraîneuse adjointe au Centre technique national de Croix-des-Bouquets et ex-capitaine de l’équipe nationale.  Niant en bloc les accusations portées contre lui, Dadou Jean Bart dit avoir porté plainte à Paris contre le journaliste français, co-auteur de l’enquête du Guardian.

Rencontre entre l’ANAPPROSS et le MEF

Une rencontre entre les responsables de l’Association Nationale des Propriétaires des Stations-Services  (ANAPPROS) et les autorités du ministère de l’Économie et des Finances a eu lieu le mercredi 14 octobre 2020.  Cette rencontre a été organisée dans le but de trouver une solution pouvant permettre la réouverture des stations d’essence, fermées en signe de protestation contre le comportement des importateurs.  Selon André Dériphonse, les autorités font preuve de bonne volonté, lors de cette rencontre.

Poursuite de l’insécurité à Port-au-Prince

Les corps sans vie de deux hommes gisant dans leur sang ont été découverts le mercredi 14 octobre sur le Boulevard Jean-Jacques Dessalines, au centre-ville de Port-au-Prince.  L’une de ces victimes a été identifiée comme un agent de la Police nationale d’Haïti, faisant partie  de la 21e promotion.  Des riverains ont affirmé  qu’ils se sont entretués à la suite d’une altercation.

Des cas de viol en série dans la Grand’Anse

Le coordonnateur général de l’Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants, Gérard Guillaume, a affirmé que les cas de viol et  d’agression sexuelle sur mineures ont pris des proportions angoissantes dans le département de la Grand’Anse.  Le  militant des droits humains a indiqué qu’il y avait une quarantaine d’écolières du Collège la Prophétie de Beaumont, âgées entre 14 et 17 ans qui sont tombées enceintes durant la période de confinement.  Il dit avoir recensé aussi des cas de ce genre dans le Lycée de Beaumont.

Les petrochallengers contre Joseph Jouthe

Les petrochallengers ont exprimé leurs désaccords face à  la décision du Premier ministre Joseph Jouthe de mettre sur pied un task force visant à évaluer les rapports 2 et 3 de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA).  Selon Ricardo Fleuridor du mouvement  « Nou pa p konplis », au lieu de monter cette entité, le chef du gouvernement devrait transmettre les documents au ministre de la Justice et de la Sécurité publique qui, lui-même, les acheminerait au parquet.

L’OPC en faveur  d’une meilleure distribution de la justice sociale

À 48 heures de la commémoration de la Journée mondiale contre le refus de la pauvreté, célébrée le 17 octobre de chaque année, le Protecteur du Citoyen, Me Renan Hédouville, a recommandé au gouvernement d’œuvrer contre la corruption, le vol et le gaspillage, afin de favoriser une meilleure distribution de la justice sociale.  Me Hédouville a fait savoir que la majorité de la population n’a pas accès aux besoins de base.  Il a invité les organisations des droits humains à s’unir pour lutter contre la misère.

Moïse Jean-Charles fait le jeu de Jovenel

L’ancien sénateur du nord et leader de la plateforme Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, a démenti la déclaration du sénateur Nènel Cassy, membre du Secteur Démocratique et Populaire, qui avait affirmé qu’il  lui aurait confirmé sa présence, lors de la manifestation du samedi 17 octobre prochain, à Port-au-Prince.  Moïse Jean-Charles a déclaré n’avoir jamais parlé à personne du Secteur Démocratique et Populaire.

Immense montée des actes de banditisme

La Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJILAP) dit avoir constaté une montée disproportionnée des actes de banditisme dans  le pays.  Le  représentant de la Commission, Antoine Viaux, lors d’une conférence de presse, a dénoncé l’impunité et l’injustice qui gangrènent le pays.  Le militant des droits humains exhorte le ministre de la Justice et de la Sécurité publique à mettre tout en œuvre afin de rendre justice au Bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Monferrier Dorval, assassiné le 28 août dernier, à l’étudiant Grégory Saint-Hilaire ainsi qu’à  toutes les autres victimes de l’insécurité.

Nènel Cassy, amer contre le président du tiers du Sénat

L’ancien sénateur des Nippes, Nènel Cassy, a jugé que le président du tiers du Sénat, Pierre François Sildor, a violé le règlement intérieur du Grand Corps, en recevant le Premier ministre Joseph Jouthe pour lui remettre les rapports 2 et 3 de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif sur la dilapidation du fonds PetroCaribe. Il a expliqué qu’un Premier ministre qui n’a pas passé par-devant le Sénat n’avait pas le droit d’y rentrer.

Le PHTK présente ses sympathies au sénateur Youri Latortue

Le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK), dans une note signée par son président officiel, Liné Balthazar, dit apprendre avec beaucoup d’émotion la nouvelle de l’assassinat de l’agent de sécurité rapproché du sénateur Youri Latortue, membre de l’opposition.  Le leader du parti au pouvoir demande aux autorités judiciaires d’étaler tous les efforts, en vue de retrouver les coupables et de les remettre à la justice.

Altidor Jean Hervé

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Les «vrais faux» amis d’Haïti en action

Haïti Progrès - 11 ore 55 min fa

Le jeudi 15 octobre 2020, les 15 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ont adopté, par 13 voix pour et 2 absentions, la résolution 2547 qui proroge jusqu’au 15 octobre 2021, le mandat du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) dont les opérations ont débuté en octobre 2019, sous la direction de la diplomate américaine, Mme Helen La Lime, très décriée dans le pays. Par ailleurs, le Département d’État américain continue de presser l’exécutif haïtien sur les prochaines législatives. Selon le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, les élections législatives en Haïti sont très en retard.

« Par 13 voix pour, et les abstentions de la Chine et de la Fédération de Russie, le Conseil de Sécurité a adopté la Résolution 2547 (2020), par laquelle il proroge pour un an, soit jusqu’au 15 octobre 2021, le mandat du Bureau Intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), tel que défini par la Résolution 2476 (2019) », a fait part un communiqué du Conseil de Sécurité des Nations Unies. En dépit de cette quasi-unanimité, des délégations ont exprimé leur réserve et déception devant une résolution «technique», alors que la situation est particulièrement difficile en Haïti. La communauté internationale perd une occasion de démontrer sa solidarité avec le peuple haïtien, «le plus pauvre du continent», a d’emblée regretté la République dominicaine qui a estimé que le mandat du BINUH aurait dû être renforcé, pour aider Haïti à parvenir à la stabilité et au développement. Ce mandat reste «insuffisant» par rapport aux objectifs recherchés, a tranché le représentant de ce pays.

«Le BINUH est chargé de conseiller le gouvernement haïtien sur les moyens de promouvoir et de renforcer la stabilité politique et la bonne gouvernance, et de favoriser un environnement pacifique et stable. Le Bureau doit épauler le gouvernement haïtien dans les activités qu’il mène, en vue de planifier et de tenir des élections libres, justes et transparentes; de renforcer la capacité de la Police nationale d’Haïti, de mettre au point une approche inclusive, associant tous les secteurs de la société, en vue de réduire la violence de quartier, et en particulier, la violence des gangs; de lutter contre les atteintes aux droits de la personne; d’améliorer la gestion de l’administration pénitentiaire et de renforcer le secteur de la justice », rappelle le communiqué du Conseil de sécurité.

Par ailleurs, Washington continue de presser les autorités haïtiennes à réaliser, le plus vite possible, les prochaines compétitions électorales. «Nous continuons à lancer un appel pour que des élections aient lieu, aussitôt qu’elles seront techniquement réalisables », a indiqué le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, sur le compte twitter de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, le jeudi 15 octobre 2020. Signalons que la France, à travers sa représentation diplomatique en Haïti, avait fixé sa position sur l’organisation des prochaines élections pour renouveler le personnel politique haïtien. Dans une déclaration faite à Jacmel, au sud-est d’Haïti, l’ambassadeur français accrédité en Haïti, José Gomez, estimait que l’heure n’était pas favorable à la réalisation des prochains scrutins.

Dans son double jeu, les États-Unis ont montré au grand jour leur face satanique, le mercredi 14 octobre 2020, au moment où une délégation américaine de très haut niveau était de passage en Haïti. Il n’y a pas eu de rencontre officielle avec le président Jovenel Moïse, si l’on s’en tient à la communication des responsables des deux pays. Des aides et des dons ont toutefois été promis. Cette même délégation s’est rendue en République dominicaine et a signé des accords pour des investissements de l’ordre de deux milliards de dollars, a annoncé le président Luis Abinader.

Le tweet de Mike Pompeo intervient vingt-quatre heures après le passage d’une délégation de haut-niveau, présidée par Adam Boehler du «Development Finance Corporation».

Adam Boehler a annoncé la possibilité de mettre entre 20 et 100 millions de dollars à la disposition d’Haïti, lors d’une conférence de presse à l’ambassade américaine, le mercredi 14 octobre 2020. Cependant, en République dominicaine, Adam Boehler a signé avec le président dominicain, Luis Abinader, un accord de coopération pour financer à hauteur de 2 milliards de dollars américains, des projets privés qui vont créer des milliers d’emplois, selon un tweet posté sur le compte du président dominicain.

Altidor Jean Hervé

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La Police ou escadrons de la mort?

Haïti Progrès - 11 ore 57 min fa

Ces derniers jours, pas une semaine ne se passe, sans qu’un policier ne soit abattu par les gangs armés en Haïti. Ceux qui sont là pour protéger n’arrivent même pas à se protéger eux-mêmes et sont les proies des bandits armés.

L’assassin de Mikerlange François, l’agente de la Brigade d’intervention Motorisée (BIM), a été arrêté, quelques jours après son crime, par la Police Nationale d’Haïti, dans la commune de Cavaillon (département du Sud).

Robenson Saindor a été arrêté, avec en sa possession, l’arme de service de la policière. Il s’agit d’un Taurus 9mm. Le Gluck 40 qui l’aurait tué a été également retrouvé entre les mains du présumé criminel. Selon Jacques Joël Orival, Directeur Départemental du Sud, Robenson Saindor a été arrêté, alors qu’il était à bord d’une motocyclette, pour se rendre dans la ville de Dame-Marie.

Rappelons que le samedi 17 octobre, dans la soirée, la policière Mikerlange François a été atteinte mortellement par plusieurs balles, dont trois (3) dans le dos et deux (2) à la tête, dans une discothèque à Pétion-ville. La policière Mikerlange François (Agent III) était issue de la 19ème promotion et travaillait au sein de la Brigade d’Intervention Motorisée (BIM).

Exécution sommaire d’un policier…

Dans une note datée du 18 octobre, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a dénoncé et condamné « les agissements barbares » des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire à l’Hôtel Révélation (Delmas 35), dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 octobre.

«Les policiers du SWAT et de la BRI sont entrés par effraction dans l’hôtel, ont terrorisé les clients et les agents de sécurité, puis ont abattu d’une balle dans la tête, l’agent Jean Osner Glezil qui ne s’était pas identifié. Une balle dans la tête ne peut avoir été tirée par accident. Pour éviter une investigation, les policiers se sont emparés du serveur du système de sécurité de l’hôtel Révélation», a déclaré le responsable de l’OPC, dont les services ont effectué une enquête de proximité. Et l’OPC d’ajouter: « Entrés par effraction dans l’enceinte de l’hôtel, sous prétexte qu’ils étaient à la recherche d’un chef de gang, les policiers ont terrorisé, pendant des heures, les employés, ont menotté injustement les agents de sécurité de l’hôtel et tué Jean Rosner Glezil, un agent de la Police Nationale d’Haïti (PNH), affecté à l’Unité de Sécurité Générale du Palais National qui se trouvait dans une chambre de l’hôtel avec sa compagne. Bien qu’il se soit identifié, il a été abattu par ses frères d’armes qui sont partis avec le serveur du système de surveillance de l’hôtel pour éliminer toutes preuves».

«L’OPC condamne les explications mensongères du Commissaire Michel-Ange Louis-Jeune, Porte-Parole de la Police nationale, faisant croire que le policier Jean Rosner Glezil ne s’était pas identifié», ce qui sous-entend que les policiers étaient en état de légitime défense, et exprime son inquiétude et sa vive préoccupation, face au comportement des responsables du Haut commandement de l’institution policière qui banalisent le droit à la vie et encouragent, par leur inaction et le refus de sanctionner, les exactions des membres de la PNH».

L’OPC s’interroge: «Que peuvent espérer de simples citoyens et citoyennes, en matière de sécurité et de protection, quand le Haut commandement, à travers son Porte-Parole, minimise une exécution sommaire, commise sur l’un de ses membres?» Il rappelle au Haut Commandement de la PNH qu’il a «l’obligation juridique de sanctionner ses membres, responsables de violations de droits humains. Sinon, ils seront tenus pour responsables de ces exactions et exposés à des éventuelles poursuites pénales.»

Par ailleurs, le jeudi 15 octobre, le véhicule dans lequel se trouvait Julsène Edouard, Administrateur de la Direction de l’Administration Générale des Douanes, a été la cible d’individus qui ont ouvert le feu au passage du véhicule. Julsène Edouard a été légèrement blessé, alors que son chauffeur, gravement touché, a été transporté d’urgence à l’hôpital.

Saintus Emmanuel

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La grande démocratie

Haïti Progrès - 11 ore 59 min fa

Le doux réveil au chant du coq, les frais matins,

Est longtemps troublé par les obus assassins;

On se lève à tout moment, le cœur en sursaut,

Au rythme des cow-boys, des hommes à l’assaut.

L’impunité s’installe, oh!, maîtresse de l’île,

Et l’eldorado d’hier n’est plus un sûr asile;

Sur tout le terroir, s’est répandue la terreur

Et même les oiseaux des champs tremblent de peur.

On comprend donc pourquoi, dans toutes les allées,

Certains, quelquefois, dans leurs grandes envolées,

Vont jusqu’à dire, et en toute sérénité,

Qu’on n’est pas un pays, mais plutôt un «kote»!

Ce ne sont point des faits isolés: dans l’ensemble,

Partout, tout un chacun fait comme bon lui semble;

L’un parle de liberté, l’autre, d’anarchie;

Dans tous les cas, c’est la grande démocratie!

Nous confondons vitesse et précipitation

Et paraissons oublier que toute nation,

Aux concerts d’animaux ou de gens anoblis,

A des règles et des principes établis

Dans toute société, à chacun son vrai rôle!

Et c’est plutôt étrange et curieux, voire drôle,

Quand nous nous adonnons à n’importe quel jeu,

Comme de bons enfants jouant avec le feu.

(Poème écrit le 23 mai 2020 par Egbert Personnat)

Egbert est des Cayes, Haïti. Il réside aux Etats-Unis depuis de nombreuses années et a fait ses études universitaires à Tufts University, Medford, MA

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