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Sergueï Lavrov, Chef de la diplomatie russe: la France et l’UE gérent l’Afrique avec ‘‘un esprit colonial’’

Lun, 23/05/2022 - 5:04pm

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé le vendredi 20 mai la «mentalité coloniale» et l’ingérence des Occidentaux au Mali et en Afrique. Pour lui, le règlement des problèmes à interne doit se faire par les Africains.

Une délégation malienne conduite par le ministre Abdoulaye DIOP a bouclé ce vendredi une visite de 72 heures à Moscou. L’objectif de cette visite de travail s’inscrivait dans le cadre du renforcement de la coopération militaire entre le Mali et la Russie qui doit être élargie aux échanges économiques, dans les domaines des infrastructures, etc.
À cet effet, les deux parties ont eu une séance de travail en présence des chefs de la diplomatie russe et malienne à l’issue de laquelle, ils ont animé un point de presse.
« Nous sommes résolus à poursuivre nos coopérations entre nos deux pays sans aucune hésitation et quelques soit la conjoncture internationale », a d’emblée indiqué le ministre Sergueï Lavrov alors que la coopération entre les États est fortement décriée par certaines puissances qui seraient une menace pour leur intérêt.
Mieux au-delà de la coopération militaire, les deux parties souhaitent intensifier leur relation dans d’autres secteurs.
À cet effet, la Russie ambitionne l’augmentation du volume de ses échanges économiques avec le Mali qui a certes augmenté ces trois dernières années, mais ne correspond pas aux potentialités réelles.
«Nous sollicitons les entreprises russes à nous aider dans les domaines des infrastructures et de prendre en main le chemin de fer du Mali », a ajouté, de son côté, le ministre Abdoulaye DIOP.
Il a aussi salué la coopération militaire avec le Mali dont l’impact positif se manifeste avec le retour des réfugiés dans leur terroir et la montée en puissance des FAMa.
Outre ce pilier, le ministre des Affaires étrangères malien a indiqué la nécessité de développer les échanges économiques avec la Russie en les diversifiant.
Puis, a-t-il précisé, le Mali souhaite que la Russie accepte l’approvisionnement du Mali de certains produits (hydrocarbures et des produits de 1ere nécessité).
La Russie, avcate du Mali
En réponse à cette sollicitation, la Russie a assuré qu’elle allait continuer à livrer au Mali du blé, des engrais minéraux et des produits pétroliers.
Ces apports contribueraient à atténuer les conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine et celles de l’embargo de la CEDEAO-UEMOA.
Pour le ministre russe, ces mesures imposées au Mali par la CEDEAO et l’UE aggravent la situation délicate du Mali.
« Ils savent de première main le terrorisme. On voit que ceux qui prononcent de telles sanctions ne sont pas informés de cette situation. Ces mesures ne contribuent pas à la résolution du problème qui se pose», a regretté le chef de la diplomatie russe.
La Russie, selon son ministre des Affaires étrangères, a affirmé que la présence des enclaves tenues par des différentes forces armées constitue une menace à l’intégrité du Mali et s’est engagée à prévenir le conseil de sécurité sur le mécontentement (de la France) face au désir des autorités maliennes de demander de l’aide à des forces de sécurité étrangères n’est rien d’autre qu’une récidive de mentalité coloniale…
«L’an dernier, j’étais à l’assemblée générale de l’ONU à New York au cours laquelle j’ai eu un entretien avec Jeans-Yves Le Drian, mais aussi M. Borel représentant de l’UE. Les deux m’avaient parlé sur un ton assez tendu, de leur préoccupation sur le fait que la Russie développe des relations avec l’Afrique et concrètement avec le Mali. Ils se sont exprimés sur un ton assez colonial. Ils disaient que l’Afrique c’est leur zone d’influence, c’est la zone d’intérêt de l’Union européenne. Évidemment je ne peux pas accepter de tels arguments, c’est du colonialisme à l’état pur, c’est du néocolonialisme. Ce sont ces vieilles habitudes qui ont mené l’Afrique à l’état pénible sur lequel elle était à cette époque-là. (…). Donc j’ai rejeté catégoriquement ces réclamations.
Nous sommes prêts à discuter avec nos amis français, mais à une condition qu’il soit basé sur le respect mutuel de tous les pays d’Afrique en l’occurrence par exemple le Mali a le droit de choisir ses propres partenaires comme il le veut sans que cela ne leur soit dicté. Or la France veut dicter au Mali avec qui il peut parler ou pas. C’est inadmissible et cela n’embellis pas la République française », a-t-il dénoncé.
Contrairement à la démarche des autorités françaises, selon le ministre Abdoulaye DIOP, la relation entre le Mali et la Russie est fondée sur des valeurs et des principes du respect de l’intégrité territoriale des pays, le respect de la souveraineté, le refus de l’ingérence extérieure, la nécessité pour les pays de prendre en main leur destin.
Abordant la guerre en Ukraine, le ministre DIOP a estimé que les mesures contre la Russie ne sont pas de nature à imposer une solution aux problèmes en rappelant l’exemple du Mali qui subit de plein fouet les conséquences des sanctions injustes et illégales.
A cet effet, le Mali ne saurait s’associer à des mesures pour sanctionner d’autre, a affirmé le chef de la diplomatie malienne. Et surtout, a-t-il soutenu, les sanctions ne constituent pas des solutions aux problèmes.
« Nous pensons qu’il faut travailler à régler nos problèmes par le dialogue, par des discussions politiques, mais aussi faire en sorte qu’aucun pays ne puisse être exclu du système régional ou sous régional alors qu’il doit se faire entendre. Les sanctions et l’exclusion ne constituent pas une solution, bien au contraire, elles affectent les plus pauvres», a-t-il déclaré.

PAR SIKOU BAH

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Categorie: Mali

G5-Sahel: le Tchad supplie le Mali

Lun, 23/05/2022 - 5:02pm

Tandis que le retrait du Mali avec fracas du G5-Sahel annoncé le dimanche 15 mai 2022 continue d’alimenter la propagande de la légion française qui le présente comme une volonté insensé de s’isoler et d’évoluer en vase clos afin d’être débarrasser des regards indiscrets pour se livrer à satiété des massacres de masse de populations civiles, le Tchad qui assure, malgré lui, la présidence imposé du G5-Sahel depuis la mort du Maréchal, prend conscience de l’ampleur , des enjeux et des conséquences de la décision de notre pays de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris de la Force conjointe.

C’est pourquoi, le fait de dépêcher à Bamako d’urgence son ministre porte-parole, porteur d’un message, le président du Tchad, dans un communiqué rendu public jeudi après-midi, a supplié son frère Colonel Assimi Goita de « reconsidérer sa position ». Afin, promet-il, par ailleurs, de « permettre aux efforts en cours visant à apporter une solution à ses préoccupations à travers la tenue imminente d’une conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement dans le pays du siège ».
Tout en prenant en compte les raisons légitimes avancées pour justifier cette décision lourde de conséquences pour l’ensemble du G-5 Sahel, le Président en exercice du G-5 Sahel s’engage à tout mettre en œuvre pour préserver l’unité et la cohésion du G5 Sahel Sahel, un instrument de coopération irremplaçable en matière de mutualisation d’efforts, des moyens et d’actions de ses Etats membres face aux défis de développement et de sécurité.
Contrairement au président nigérien qui déclame l’oraison funèbre du G5-Sahel qui serait mort de sa belle mort, le Général Mahamat Idriss Déby ITNO pense que « l’heure est extrêmement grave pour laisser le G5 Sahel se disloquer ». Aussi, lance-t-il un « vibrant appel à tous les États membres à conjuguer leurs efforts pour sauvegarder et renforcer le G5 Sahel ».
Le fils de son père, Président en exercice du G5-Sahel à la place de Assimi, remercie par avance le gouvernement de la République du Mali pour sa flexibilité et son aimable compréhension.
Est-ce à lire entre les lignes que le Mali va-t-il accéder à la supplique du Tchad qui est le premier contributeur de troupes de la Minusma avec près de 1.500 hommes (1.454 pour être exact), sans oublier le rôle des guerriers du pays de Toumaï dans la reconquête en 2013 des régions nord de notre pays occupées par les narco-séparatistes et les narco-djihadistes ? Paix à l’âme des 60 soldats tchadiens tombés sur notre sol depuis 2013.
Attendons voir !

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Categorie: Mali

Dr Ibrahim SANGHO, Chef de mission MODELE-Mali: ‘‘L’AIGE n’est pas une avancée en termes de réforme’’

Lun, 23/05/2022 - 4:59pm

La mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali), a organisé, ce 21 mai 2022, une conférence de presse sur le thème : « Pour une Loi électorale réaliste », à l’hôtel Maeva de Bamako. De cette rencontre avec les hommes de média, il ressort que la MODELE-Mali exige que l’insertion de la publication des résultats provisoires et définitifs soient faite par l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) et que la Cour constitutionnelle vide le contentieux électoral. Aussi, elle exige l’instauration de la publication instantanée en ligne des résultats du scrutin bureau de vote par bureau dans la loi électorale ; insérer la carte d’identité biométrique en lieu et place de la carte d’électeur dans les textes.

Cette conférence de presse qui fait suite à la participation de la MODELE-Mali, le jeudi 12 mai 2022, à l’écoute organisée par le Conseil National de Transition (CNT) sur le projet de loi électorale était animée par le Chef de Mission de la MODELE-Mali, le Dr Ibrahim SANGHO.
Il avait à ses côtés Mamadou Lassine DIARRA du consortium ELE ; Abdoulaye GUINDO de Doniblog ; Adam DICKO d’AJCAD ; et Oumar BEN de TUWINDI, etc.
La mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali) est le dispositif d’observation électorale mise en place par la synergie 22, comprenant 43 organisations de la société civile malienne, composée de : l’Observation pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD), DONIBLOG ; le Consortium ELE-Citoyenneté Droits Humains Inclusifs et Tuwindi.
Dans son propos liminaire, le Dr SANGHO a souligné que la MODELE salue les avancées, notamment la création de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) ; l’instauration du mode de scrutin proportionnel en lieu et place du scrutin majoritaire pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale ; la possibilité du vote électronique ; la prise en compte des Maliens établis à l’extérieur ; le renforcement du Genre ainsi que le plafonnement et le contrôle des dépenses de campagne.
Cependant, selon la MODELE-MALI, le projet de loi électoral pourrait être modifié sur plusieurs points pour obtenir une loi électorale plus réaliste.
Pour le conférencier, l’AIGE qui est proposée présente beaucoup de similitudes que la CENI de 97 qui a pour mission de proclamer les résultats provisoires.
Comme enseignement tiré de la CENI de 1997, selon MODELE Mali l’ancrage dans la seule loi électorale, qui est une loi ordinaire, ne garantit pas la stabilité et la longévité de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE).
Par conséquent, ils pensent que l’AIGE doit avoir son ancrage dans la constitution du Mali.
« L’AIGE tel que proposée actuellement, c’est la photocopie de la CENI de 97 et ce n’est pas une avancée en termes de reformes », a déclaré le Dr SANGHO.
Compte tenu des crises post-électorales vécues de 1997 à 2020, du fait des Arrêts contestés de la Cour constitutionnelle, la MODELE pense que l’AIGE doit avoir dans ses prérogatives la proclamation des résultats définitifs et que la Cour constitutionnelle doit être dédiée à la gestion des contentieux. Pour ce faire, il faut obligatoirement une révision de la Constitution qui donne un pouvoir exorbitant à la Cour Constitutionnelle.
La MODELE pense que la composition de l’AIGE doit aussi tenir compte de l’expérience des acteurs politiques quant à l’avènement et à la pratique de la démocratie, notamment en matière d’administration et de gestion des différents processus électoraux depuis 1992.
Aussi, pour la composition de l’AIGE au niveau national, le mode de sélection devrait être plus ouvert. Pour cela, la MODELE propose 15 membres désignés par les partis politiques de la majorité ; les partis politiques de l’opposition ; les confessions religieuses musulmanes et chrétiennes ; les associations de défense des droits de l’Homme ; l’ordre des Avocats ; les faitières des organisations féminines et les organisations de la société civile spécialisées en matière électorale.
En ce qui concerne les circonscriptions électorales, elle constate la relecture de la Loi organique N° 02-010 du 05 mars 2002. La MODELE est persuadée qu’une loi ordinaire ne saurait supplanter une loi organique et que les cercles des 19 régions, créés suivant la Loi N0 2012-017/du 02 mars 2012, doivent être opérationnalisés pour leur permettre de prendre part aux élections législatives de fin de transition.
Concernant les opérations de vote, pour la MODELE il convient d’insérer la carte d’identité biométrique en lieu et place de la carte d’électeur dans les textes.
Elle est pour la publication des résultats en ligne et pense qu’il faut procéder à la publication des résultats par centres et bureaux de vote, au fur et à mesure de la proclamation des résultats provisoires.
Cela permet, selon les responsables de la MODELE-Mali, d’éviter les conflits et d’éventuels tripatouillages des résultats pendant la remontée et la centralisation des résultats ; contribuant ainsi à la transparence et à la crédibilité des élections. Elle permet également d’obtenir les résultats par bureaux de vote avant le début légal du contentieux.
La MODELE considère qu’il est nécessaire que les attributions de l’observation électorale soient mieux définies dans la loi.
Elle juge nécessaire que la loi mentionne clairement la présence des observateurs à toutes les étapes du processus électoral, y compris aux différents niveaux de centralisation des résultats provisoires et définitifs.
Pour conclure, la MODELE-Mali estime qu’il faut insérer, dans la loi électorale, les débats entre les candidats avant les premiers et seconds tours de l’élection présidentielle, l’alternance des genres sur les listes de candidats ainsi que le vote des personnes vivant avec des handicaps autres que physiques.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Categorie: Mali

Journée mondiale de la métrologie: ‘’ la métrologie à l’ère du numérique’’

Lun, 23/05/2022 - 4:55pm

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré, le 20 mai 2022, la Journée mondiale de la métrologie. Cette célébration a été marquée à l’Agence malienne de métrologie par une conférence de presse. Le principal conférencier était le directeur général de l’AMAM, Lansina TOGOLA, qui avait au tour de lui, ses collaborateurs. Le thème de cette édition était : « la Métrologie à l’ère numérique ».

La Journée mondiale de la métrologie reconnaît et célèbre le rôle de tous ceux qui travaillent tout au long de l’année dans les organisations et laboratoires de métrologie inter gouvernementaux et nationaux.
Le conférencier a tout d’abord précisé que le 20 mai marque l’anniversaire de la signature de la Convention du Mètre en 1875 par les représentants de 17 nations à Paris dans le but d’établir une autorité mondiale dans le domaine de la métrologie.
Selon lui, cette convention a établi le cadre de la collaboration mondiale dans le domaine de la science de la mesure et dans ses applications industrielles, commerciales et sociétales.
« C’est l’occasion donnée à plus de 80 pays de célébrer l’impact des mesures dans notre vie de tous les jours. Le traité de la Convention du Mètre a permis de poser les fondements d’un système mondial de mesures cohérent, essentiel pour les découvertes et l’innovation scientifique, la production industrielle et le commerce international, ainsi que l’amélioration de la qualité de vie et la protection de l’environnement », a expliqué Lansina TOGOLA.
Il a informé que la convention du Mètre a créé le Bureau international des Poids et mesures (BIPM) et a officialisé pour la première fois la coopération internationale dans le domaine de la métrologie.
Selon lui, la Communauté internationale de la métrologie constituée du Bureau international des Poids et mesures, de l’Organisation internationale de la Métrologie légale avec la participation d’organisations nationales de métrologie s’applique lors de chaque journée mondiale de la métrologie à mieux faire connaître la science de la mesure à travers des communications sur le thème de la journée.
Se référant au thème retenu cette année, le directeur de l’AMAM a affirmé : « L’adoption de la technologie numérique révolutionne notre communauté en améliorant les processus et en ouvrant de nouvelles perspectives. Cette tendance de la société est actuellement l’une des plus exaltantes et elle caractérise la mutation rapide que nous vivons au quotidien ».
Par ailleurs, dira-t-il qu’à l’ère numérique, la métrologie, science de la mesure, joue un rôle central dans la découverte et l’innovation scientifique, la fabrication industrielle, le commerce international, l’amélioration de la qualité de vie et dans la protection de l’environnement mondial.
Selon M. TOGOLA, dans le souci d’utiliser le plus efficacement possible les données dans ce Nouveau Monde numérique, il est essentiel que l’ensemble des sources d’information soit non seulement lisible par les hommes, mais qu’elles soient également disponibles dans des formats qui puissent être lus par des machines.
« Les données numériques peuvent alors être exploitées par la machine et servir pour de nouvelles applications d’intelligence artificielle et ainsi, elles répondront aux exigences de la nouvelle économie numérique », a-t-il insisté.
C’est pourquoi, le patron de l’AMAM a saisi cette occasion pour inviter tous les organismes publics ou privés, particulièrement ceux évoluant dans le domaine des transactions commerciales, de la production industrielle, de la santé et de la protection de l’environnement à adhérer aux exigences d’économie numérique pour la fiabilité de leurs mesures et leur conservation.
Il a informé que l’application de cadres de mesure numériques dans l’industrie, les transactions commerciales et pour le consommateur fait partie intégrante d’une transformation numérique inclusive et fiable.
« Œuvrer pour des mesures fiables c’est défendre l’intérêt économique du consommateur », a-t-il conclu.

PAR MODIBO KONE

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Categorie: Mali

ASMA-CFP: le défi de la postérité

Lun, 23/05/2022 - 4:51pm

Le bureau politique national du parti Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces patriotiques (Asma/CFP) a organisé, le samedi 21, à Maeva Palace, une rencontre avec les secrétaires généraux des sections de l’intérieur et du district de Bamako. Cette rencontre qui coïncide avec le 9e anniversaire de la création du parti a été l’occasion de galvaniser les militants en vue de poursuivre l’idéal politique du président fondateur, feu Soumeylou Boubèye MAIGA. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du premier vice-président du parti, Baba CISSE ; en présence du secrétaire général, Issa DIARRA ; de la présidente des femmes, Dalla MACALOU ; du président du mouvement des jeunes, Abidina KAREMBE, et de plusieurs délégués venus de l’intérieur.

Cette rencontre a été placée sous le signe de la poursuite de l’idéal politique du père fondateur du parti, feu Soumeylou Boubèye MAIGA. L’occasion a été mise à profit pour lui rendre hommage. Aussi, les militants ont promis de tout faire pour que justice soit faite.
Dans ses mots de bienvenue, le premier vice-président a déclaré qu’au-delà du symbole de la date d’anniversaire, cette rencontre a été convoquée, car le parti est à un tournant majeur de son cycle de développement.
« Nous sommes à un moment crucial de la vie de notre parti. En effet, 9 ans après sa création, notre parti a connu le 21 mars, ce qui peut lui arriver de pire : la perte du président fondateur. Le 21 mars 2022, Allah Soubhana wa ta’ala rappelait auprès de lui un homme public d’exception, un homme politique éminent qui voua sa vie entière à son engagement politique en faveur des valeurs auxquelles il croyait, un monument de notre vie politique », a affirmé Baba CISSE, avant d’ajouter : « les grands hommes s’en vont, mais ce qu’il en reste est éternel».
Selon le premier vice-président, les cadres et militants du parti ASMA-CFP ont une obligation de poursuivre le chemin que SBM a tracé, porté haut le flambeau.
«Nous ne pourrons jamais faire comme lui tant il était unique, mais nous allons essayer de l’imiter autant que possible en défendant ses convictions et en prônant le rassemblement, avec comme idéal la justice sociale et la solidarité. Cela nécessitera que l’on se serre les coudes en cette période de turbulence», a déclaré M. CISSE.
Parlant de la situation politique, le premier vice-président a affirmé que son parti a initié la mise en place du Cadre de concertation pour une transition réussie qui regroupe des forces politiques substantielles de notre pays et qui se veut un regroupement de propositions et de veille pour la réussite de la transition.
Son objectif, précise-t-il, était de faire des propositions et veiller au respect du délai imparti à la transition par la charte.
« Nous restons un acteur majeur de ce regroupement qu’est le CADRE qui, je vous le rappelle, est une initiative de notre Président. Cette transition dont la durée fait l’objet de débat et de négociations du fait des sanctions de la CEDEAO, prendra fin au bout de 16 ou 24 mois, plaise à Allah, par des élections générales que nous espérons transparentes et crédibles pour la survie de notre pays », a indiqué Baba CISSE.
Selon lui, au sortir des élections à venir, l’ASMA doit être reconnu comme un grand parti par le nombre de ses élus.
Le secrétaire général, Issa DIARRA, a informé que le parti a fait beaucoup de choses pour éviter cette situation dramatique qui est finalement arrivée. Selon lui, à l’annonce de l’arrestation de Soumeylou Boubèye MAIGA, le parti a immédiatement mis en place une cellule de crise qui faisait tous les jours le point de l’évolution de la situation ; écris une lettre à tous les secrétaires généraux dénommée ; « Lettre d’information du BPN ‘’ ; organisé un point de presse au siège du parti en dénonçant ses conditions de détention ; dépêché des missions auprès des autorités religieuses, des familles fondatrices de Bamako, des chefs d’institutions, des Ambassades, des anciens Premiers ministres, etc. ; organisé un point de presse quand le rapport médical de son médecin traitant a été confirmé par une contre-expertise du Conseil national de santé indiquant la nécessité d’une évacuation sanitaire
Il a profité de l’occasion pour rappeler que le parti est sorti aux dernières élections communales de 2016 avec 300 conseillers dont 14 maires et s’es classé 8/185 partis politiques. Le secrétaire général a appelé les cadres et les militants à consolider cet acquis en ramenant le parti à la tête des formations politiques.
La présidente du mouvement des femmes, Mme Dalla MACALOU, a fait l’état des différents bureaux des femmes et dévoilé leurs visions pour le futur. Selon elle, les femmes ont un calendrier chargé en terme d’activités et se battront pour réaliser leurs ambitions.
Le président du bureau des jeunes, Abidina KAREMBE, a fait l’état de l’implantation des structures des jeunes à travers le pays et les actions entreprises en vue de rendre visible le parti. Il a déploré que l’implantation des bureaux des jeunes ait été interrompue par la disparition tragique du président SBM.
Aussi, tour à tour, les coordinateurs des différentes sections de Bamako et de l’intérieur du pays ont expliqué la situation du parti. Ils ont informé sur l’état de santé du parti, les difficultés et les actions envisagées en vue de remettre le parti sur les pieds.

PAR MODIBO KONE

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Categorie: Mali

Mort de SBM: son parti demande une enquête indépendante

Lun, 23/05/2022 - 4:47pm

Le parti ASMA-CFP a demandé ce samedi 21 mai l’ouverture d’une enquête indépendante suite au décès de leur président feu Soumeylou Boubèye MAÏGA en détention dans une clinique privée alors qu’il était inculpé dans l’affaire dite d’équipements militaires. Les secrétaires généraux des Sections de l’intérieur et du District de Bamako de l’ASMA-CFP se sont réunis ce samedi 21 mai à l’occasion du 9e anniversaire de la création du leur parti.
Cette rencontre qui intervient 2 mois après le décès du Président du Parti, Soumeylou Boubèye MAÏGA, constitue le point de départ des activités qui avaient été suspendues depuis l’incarcération du Président.
Lors de cette réunion, les cadres du parti ont élaboré une déclaration relative au décès de leur président, Soumeylou Boubèye MAIGA. Nous vous proposons le document du parti.

La Déclaration
Le Président du Parti, le camarade Soumeylou Boubèye Maïga s’est éteint le lundi 21 mars 2022 en détention des suites de maladie.
Le Parti rend hommage au défunt qui s’est toujours illustré, présente ses condoléances les plus attristées et les plus émues à sa famille durement éplorée et formule des prières pour le repos éternel apaisé de son âme.
Grand sportif, journaliste, syndicaliste et homme politique, Soumeylou Boubèye Maïga était un militant courageux et intrépide, un combattant et un défenseur acharné des libertés et des droits humains, un démocrate convaincu et engagé. Il fut un grand commis de l’État au parcours rare, doté d’une intelligence fine, d’un sens élevé de l’organisation et de l’anticipation ; un homme de vision, au regard lucide, à l’analyse fine et au jugement pertinent.
Son décès constitue une grande perte pour la nation malienne qui a toujours été au cœur de ses projets et actions politiques. L’ASMA-CFP, en cette douloureuse circonstance présente ses condoléances au peuple malien.
Inculpé et placé sous mandat de dépôt le 26 août 2021 dans le cadre du dossier dit des équipements militaires et de l’avion présidentiel sans le vote de la mise en accusation par l’Assemblée nationale, préalable fixé par la Constitution et les lois du Mali, le camarade
Soumeylou Boubèye Maïga a été détenu à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako où, à son âge ; 67 ans, il partageait une cellule avec plus de quatre-vingts (80) autres détenus de tout genre et de toute cause.
L’arrestation du Président Soumeylou Boubèye Maïga a visé à faire taire un homme politique d’envergure. En effet, quoi qui puisse être dit et excipé, elle est survenue quand l’homme a commencé à prendre des positions de plus en plus critiques et au moment où sa candidature aux élections présidentielles devant consacrer la fin de la Transition prenait corps.
Il était donc un détenu politique.
Les conditions infrahumaines de détention dont il ne s’est jamais plaint et qui visaient à l’humilier et à l’anéantir lui ont valu de contracter une pathologie dont la gravité a amené les autorités elles-mêmes à le transférer sans ordre d’extraction dans une clinique de la place.
Le médecin traitant, après un diagnostic sans complaisance et au constat de l’absence d’un plateau technique approprié au Mali, a conclu en la nécessité de son évacuation vers une structure appropriée en considération de la célérité de la dégradation de sa santé et de l’engagement de son pronostic vital. Cette conclusion a également été celle du collège de médecins spécialistes mis en place par les autorités à l’effet d’une contre-expertise.
La nécessité de son évacuation ne faisait ainsi plus de doute et de discussions. Cependant, celle-ci lui a été refusée, malgré les multiples demandes et autres suppliques de sa famille et malgré l’intervention de toutes les bonnes volontés, que nous remercions ici pour leurs implications.
Nul ne peut dire qu’il ne savait pas que Soumeylou était malade. Nul ne peut également dire qu’il ne savait pas que sa vie tenait à son évacuation.
Ainsi, la mort du camarade Soumeylou Boubèye Maïga était devenue inéluctable, survenue d’ailleurs pendant qu’il était privé de visites de ses proches, en ce compris les membres de sa famille, séquestré qu’il était.
Les conditions de sa détention et sa mort dans ces circonstances interpellent, au premier chef les autorités, interrogent et soulèvent de nombreuses questions qui méritent, voire commandent d’être répondues.
Raison pour laquelle l’ASMA-CFP demande l’ouverture d’une enquête menée par une commission constituée de personnalités indépendantes en vue de faire toute la lumière sur les circonstances du décès du camarade Soumeylou Boubèye Maïga et de situer les éventuelles responsabilités.
Par ailleurs, le décès du Président de notre Parti rappelle malheureusement avec gravité que les droits et les libertés ne sont pas un acquis définitif et qu’ils doivent être préservés à travers un combat permanent.
Le Parti se réserve le droit d’initier toute action judiciaire, aussi bien au plan national qu’international, visant à faire la lumière sur les conditions de détention et les circonstances du décès du camarade président.
En outre, le Parti assure la famille de son soutien indéfectible et l’accompagnera à cet effet dans toute démarche et action qu’elle initiera.
L’ASMA-CFP remercie les uns et les autres, connus ou anonymes, partis, associations, ainsi que les bonnes volontés qui ont été présents à nos côtés durant toutes les étapes de cette douloureuse épreuve.

Bamako, le 19 mai 2022
Le Bureau Exécutif National

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Relance du trafic ferroviaire: le Mali sollicite les Russes

Lun, 23/05/2022 - 4:43pm

Les autorités de la Transition se sont rendues à Moscou le vendredi 20 mai 2022, pour rencontrer une société russe appelée ‘’ Holding’’, dans le but de la relance du trafic ferroviaire. La délégation était conduite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Madame DEMBELE Madina SISSOKO accompagnée de son homologue de l’Économie et des finances, Alhousseyni SANOU.

Selon nos sources, les autorités de la Transition ont eu une séance de travail avec les responsables de la société Holding en Russie.
La société Holding appartient à Sinara-Transport-Machines (STM) qui fabrique et fournit de matériels roulants et d’équipements ferroviaires à savoir, les locomotives diesel et électriques, des unités multiples électriques, des wagons de fret et des machines de voie pour la construction, la réparation et rénovation ainsi que la maintenance de la voie ferrée.
Des sources internes au département nous ont confié que les deux parties avaient procédé, après des échanges sur les aspects techniques, à la signature d’un mémorandum d’entente entre les deux parties, le vendredi 20 mai 2022, pour lancer le partenariat avant le démarrage des travaux dans une dizaine de jours. Il nous a été confié que l’ouverture des travaux de ce partenariat qui marquera le retour du trafic ferroviaire au Mali sera placée sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
En clair, la relance du trafic ferroviaire reste toujours des mythes au Mali. Car, depuis des années, les autorités nationales vont de presses et de discours sans jamais que le train ne puisse siffler de manière continue au grand dam des populations de la première région.
Dans un premier temps, les autorités actuelles avaient commencé à dégager les emprises des rails, pour prouver aux Maliens que le redémarrage du train était pour bientôt. Si le mois d’avril dernier était le délai initial pour faire siffler le train, les rails sont encore devenus comme des dépotoirs au vu et au su des autorités compétentes.
Malgré le fait que le train est un moyen de transport important pour l’économie du pays, la relance du trafic ferroviaire n’est toujours pas une réalité.

Par SABA BALLO

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Categorie: Mali

Jean Yves Ledrian out, le Mali éternel survit !

Lun, 23/05/2022 - 4:33pm

Ainsi donc Emmanuel Macron, le président français réélu pour un second mandat, a balayé, comme l’on s’y attendait, l’homme qui incarnait le plus la « France arrogante et insultante» à l’égard du Mali et condescendant à l’endroit de l’Afrique francophone. Celle qui a inspiré et enfanté le pseudo sentiment anti- français qui s’est propagé comme une traînée de poudre, pour ne pas dire de sable, au Sahel.
Fait remarquable, même les observateurs français, s’ils ont noté l’absence de grands noms de l’ancienne équipe, n’ont même pas daigné évoquer celui de Parly, pourtant ancienne ministre française des Armées et de la Défense, passée maîtresse dans l’art de brocarder nos autorités et de nous présenter sous notre plus mauvais jour.
L’on notera aussi avec le départ de ses «deux tigres en papier» un changement de ton à l’égard du Mali, y compris de la part de Emmanuel Macron, lui-même désormais échaudé par le renvoi de son représentant officiel, l’ambassadeur Meyer, de Bamako, mais aussi, de plusieurs journalistes français et de la suspension de deux des porte-voix de la francophonie en Afrique (Rfi et France 24). S’y ajoutent les départs exigés par nos autorités des forces Barkhane et Takuba qui ont pris de court la stratosphère des pseudo spécialistes qui rivalisaient sur les médias occidentaux, confondant jusqu’à la situation géographique du Mali et débitant des inepties sur les menaces qui pèseraient sur certaines communautés minoritaires du Mali, lesquelles sont intégrées depuis des lustres dans le vaste ensemble d’une Nation ayant fourni les preuves de son savoir-être millénaire et de son savoir-faire sociétal, en tout cas depuis Kouroukanfouga, et la sortie inattendue du G5 Sahel venus rappeler que même la MINUSMA, force onusienne neutre, n’est plus à l’abri du courroux de Bamako en cas d’écarts majeurs, comme la présence de ses officiels aux fêtes «foraines» des séparatistes du Nord.
N’oublions pas, pour revenir à Le Drian, qu’une convocation d’un juge malien l’attend début juin prochain, pour s’expliquer sur son influence possible dans la dissipation des biens dans le cadre d’une opération de confection des passeports Maliens, envoyée du temps de sa toute-puissance à la tête des Affaires étrangères.
Cette convocation prend une plus grande ampleur pour l’homme libre qu’il est devenu, puisque débarqué du premier gouvernement de Macron II avec son parachutage en plein vol au-dessus du désert malien. Il perd en effet, avec son départ du gouvernement français, sa couverture immunitaire et se doit de montrer l’exemple aux nombreux Africains convoqués à Paris et condamnés par la justice française pour « des biens mal acquis». À moins que l’on ne vienne, nous dire que des biens mal acquis par des Africains en Afrique sont différents de ceux des Français en Afrique. C’est là où l’exemple malien servira de détonateur à l’émancipation vis-à-vis de l’ancienne métropole et que l’Afrique a changé au point de comprendre que ses ancêtres sont loin d’être des Gaulois et se sont parés de vertus et de valeurs méconnues par la France coloniale et snobée par les politiques actuels de la France dans leur grande majorité.
Le « non» du capitaine des Gaïdé du Sénégal, Idrissa Gana Guèye du PSG, au port d’une tunique située à ses yeux loin des valeurs sportives qu’il incarne et de ses convictions, vient rappeler, à ceux qui n’ont rien compris à son geste, que la jeunesse africaine, celle née largement après les indépendances, à l’image de celle qui gouverne le Mali, s’est émancipée et s’assume malgré les sanctions illégales et illégitimes des valets locaux de la moribonde Françafrique et les « chutes» de ses supplétifs au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.
Voilà là où se situe toute la différence entre l’Afrique nouvelle et celle d’un passé récent.
Le Drian l’apprendra à ses dépens avec ce procès du 5 juin au Mali qui se fera dans les normes pour ne pas déroger à la règle qui régit désormais nos deux pays. Une leçon prévue et qui sera administrée loin de nos frontières.
Ainsi est le Mali des descendants des grands fondateurs d’empire quand il sort de ses gonds.

Seidina Oumar Dicko – DSO –
Journaliste – Historien- Écrivain

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Festival Mamelon de Sikasso (FEMAS): une initiative de développement et d’intégration

Lun, 23/05/2022 - 4:29pm

Le Mali a chanté et dansé du 18 au 21 mai au rythme de la 2e édition du Festival mamelon de Sikasso organisée par Africa Scène et Association Mali arts et productions. Cet événement culturel, sponsorisé par Orange Mali, ambitionne de se transformer en une semaine culturelle avec la participation des pays voisins.

Le ton de cette rencontre culturelle a été donné par le gouverneur de la région de Sikasso en présence des autorités administratives, politiques, des acteurs du monde de la culture malienne ainsi que des notabilités de la localité.
Pendant quatre jours, la ville de Sikasso a vibré au rythme de nombreuses activités culturelles, sportives et touristiques inscrites au programme de cette 2e édition bien accueillie par les Sikassois.
« Notre région est très connue par son histoire et par sa culture. Le festival est une occasion de les faire connaître davantage surtout qu’elles font la fierté de tout le Mali », a indiqué Issa KONE venu découvrir le FEMAS qui a installé son QG au flanc de la colline dénommée Mamelon, le site historique auquel le nom du festival est dédié.
Le Mamelon de Sikasso est une colline artificielle d’environ 30 m de hauteur située au cœur de Sikasso. Elle a été édifiée dans les années 1880 par le roi du Kénédougou Tiéba Traoré, pour qu’y siègent les rois. Il était le symbole du pouvoir dans le royaume de Kénédougou.
« La région a besoin de telle initiative pour booster son économie locale et d’occuper la jeunesse », a-t-il souligné.
Sur ce site, un podium géant sur lequel de nombreux artistes locaux et nationaux se sont succédé pour magnifier la culture malienne, faire danser et amuser la jeunesse de la région de Sikasso conformément aux objectifs du festival.
Alou SANGARE, artiste, s’est réjoui de l’organisation de ce rendez-vous dans sa région natale qu’il appelle à pérenniser.
« C’est une bonne idée de tenir ce genre de rencontre. Elle me rappelle des périodes de groupes musicaux qui ont rehaussé l’image de Sikasso et du Mali. Pour cela, nous saluons ses organisateurs », a remercié l’artiste.
Le directeur du FEMAS, Abou GUITTEYE, a indiqué ce festival est une rencontre annuelle dont l’un des objectifs est de contribuer à la sauvegarde de l’expression artistique et culturelle de notre patrimoine nationale, de valoriser davantage la riche histoire et culture de la 3e région.
Également promoteur de Africa Scène, pour M. GUITTEYE ce festival est un évènement culturel qui vise le statut d’une grande rencontre annuelle du savoir-faire et du savoir-être du Kénédougou. Ainsi, son rêve, dit-il, est de promouvoir la paix, la cohésion, le développement local, à travers la culture. Pas que ça. Parce qu’il ambitionne de faire du FEMAS au fil des années une semaine commerciale unique du genre qui va allier de façon magistrale l’art urbain, le développement social et l’intégration des peuples.
« En intégrant de plus en plus les régions limitrophes des pays voisins, le FEMAS se renforcera dans les prochaines éditions avec des Peuples invités venant du Mali et d’ailleurs à partager leur histoire en général avec un fort accent culturel », a expliqué le directeur du FEMAS.
Fidèle à son engagement en faveur de la culture malienne, Orange Mali était le sponsor officiel de cette 2e édition. En effet, depuis une décennie, le leader de la téléphonie mobile, à travers sa Responsabilité sociétale, débourse chaque année plusieurs millions pour soutenir la culture malienne via les festivals, entre autres.
« Nous profitons de ces évènements pour mettre en avant la plus part de nos services et produits pour que les gens puissent avoir facilement accès à nos services et produits comme le sim 4G, l’installation de l’application Orange Mali etc… », a expliqué Kady MAKADJI, responsable sponsoring évènementiel à Orange Mali.
Sur place, des agents de la société faisaient aussi la promotion de leur application Mali Sugu qui résume l’essentiel des services d’Orange Mali.
Toutes les nuits pendant les quatre jours du festival, des concerts géants ont été organisés et ont été marqués par les prestations de nombreux artistes comme Djoss Saramani, Tal B, Faiza, Mohamed Diaby, Dabara, Oumou Diarra, Lil Dou, Masseni Sanogo, ainsi que le chanteur ivoirien Shado chris qui ont tenu en haleine le public sikassois sortis massivement.

PAR SIKOU BAH

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Le Colonel Abdoulaye MAIGA, MATD: ‘‘notre souci n’est pas d’avoir des représentants de l’État qui font peur à la population’’

Ven, 20/05/2022 - 5:29pm

Sur l’ORTM,  le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation et également  Porte-parole  du gouvernement, Abdoulaye MAIGA, était l’invité du jour du 9e numéro de l’émission ‘’Mali Kura Taasira’’, ce mercredi 18 mai 2022, en face de nos confrères  Ibrahim TRAORE dit ‘’ITRA’’ de l’ORTM et Ousmane  Mohamed TOURE du journal le ‘’Poing’’. Pendant une trentaine de minutes,  l’invité du jour a tenté d’éclairer les Maliens par rapport au retour effectif de l’administration dans les zones affectées par la crise ;  la réorganisation territoriale…

Cet espace vise à édifier les Maliens par rapport aux grands chantiers des autorités de la Transition. Dans ses explications, Abdoulaye MAIGA a rassuré l’opinion nationale que son département se porte très bien. Il a signalé qu’avec l’acharnement et l’abnégation, la permanence de l’État est présentement assurée par la Transition. Il s’est réjoui que son ministère donne du sens à l’État avec le professionnalisme et l’abnégation dans la sérénité, en collaboration avec des hommes  qui ont un bon moral.

S’agissant du retour effectif de l’administration sur le territoire national  dans le contexte actuel, Abdoulaye MAIGA a révélé que le retour de l’administration, des services sociaux de base, particulièrement dans les zones affectées par la crise, constitue une préoccupation majeure pour les autorités.

Il a illustré ses propos en soutenant que le retour de l’Administration sur le territoire national était un objectif du gouvernement dans le Programme d’action gouvernementale.

« Lorsqu’on évoque le retour de l’administration, on pense inévitablement au contexte, aux raisons profondes conjoncturelles qui ont conduit au départ de l’administration. Parce que quand on évoque le retour, cela veut que quelque part, qu’il y avait une administration. Je pense que le premier élément du contexte qu’il faut rappeler d’ailleurs avec beaucoup de douleur, c’est qu’en 2012, le Mali a perdu 70% de son territoire qui était une surprise. Il faudrait le rappeler, c’est un fait très grave», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a déploré que malheureusement une partie de notre population, à tort ou à raison,  ne connaisse que l’Etat ou l’administration de manière générale, ne répondait pas à leurs besoins. Ce qui a, d’ailleurs, entraîné une désaffection pour l’État.

Le ministre MAIGA a expliqué que cette désaffection avait poussé certains de nos compatriotes à adhérer à certains modèles de criminels antirépublicains, parce que l’objectif de l’État, c’est de promouvoir ses valeurs républicaines.

Aux dires de l’invité du jour, c’est le Chef de l’État, Assimi GOITA,  qui avait donné au gouvernement l’instruction de mettre satisfaction des besoins des Maliens au cœur de l’État. Suivant cette vision, le ministre Abdoulaye MAIGA  a soutenu qu’il avait personnellement instruit à  l’ensemble des représentants de l’État (gouverneur, préfet, sous-préfet)  de conquérir les cœurs et les esprits de nos populations.

En collaboration avec le ministère de la Défense et des anciens Combattants, le ministre a fait savoir que son département avait pu obtenir un nombre très important de militaires et qui ont pour mission justement d’assurer la représentation de l’Etat dans ces zones affectées.

Il a indiqué que l’une des ambitions du ministère de l’Administration territoriale, c’est de renforcer les capacités des représentants de l’État. Il agit, selon lui, de procéder à des formations sur les missions de Préfet et de sous-préfet.

Concernant les Administrateurs affectés dans les zones de conflit, mais qui ne se trouvent pas à leur poste,  le ministre porte-parole, M. Maiga a signalé que des opérations militaires sont en cours. Cependant, selon le ministre,  il faut impérativement qu’il ait un niveau de sécurité qui permettrait le redéploiement des membres du corps préfectoral.

« Sans ce niveau de sécurité, il y aura du mal à déployer les représentants de l’État. Mais nous ne le faisons pas également seuls,  nous le faisons en collaboration avec d’autres ministères.  Parce que le représentant de l’État,   sa mission principale est d’assurer un peu la coordination des services déconcentrés », a-t-il expliqué.

Quant au processus de réorganisation territoriale, Abdoulaye MAIGA, dans ses explications, a rappelé de la loi 2012- 017 du 2 mars 2012 portant organisation et création des circonscriptions administratives en République du Mali.

Grâce à cette loi, a-t-il fait savoir,   le Mali a passé de huit (8) à dix-neuf (19) circonscriptions administratives.  Ce qui fait une augmentation de plus de 137%. Dans la loi,  dit-il, nous avons dix-neuf (19) régions alors que la carte administrative du Mali compte  toujours les huit (8) régions, selon le ministre porte-parole MAIGA.

Donc la première conséquence, selon le colonel Abdoulaye MAIGA, est que le Pays fonctionne avec une carte administrative qui est caduque.

« La dernière déduction, c’est que malheureusement aujourd’hui,  nous n’avons pas de carte administrative. Ce qui, à mon avis, constitue une source de frustration pour l’ensemble des Maliens », a-t-il prévenu.

Par contre, le ministre a fait savoir que son département avait  repris le dossier qui aurait dû être bouclé depuis 2017avec beaucoup d’acharnement et d’obsession.

« Dans la loi,  il y a une période de cinq années qui a été déterminée pour finaliser l’opérationnalisation de ces nouvelles régions,  à travers de la création de circonscriptions administratives, des cercles, des arrondissements à travers des collectivités territoriales (cercle et les communes). Nous avons repris langue avec la population à travers tout un va-et-vient de concertation et de restitution.  Aujourd’hui,  j’ai le plaisir,  le grand bonheur d’affirmer sur le plateau de l’ORTM ici qu’à notre niveau,  nous avons finalisé cette activité », a affirmé l’invité de Mali Kura Taassira.

Par ailleurs, Abdoulaye MAIGA a souligné qu’actuellement,  Bamako constitue une anomalie à plusieurs points de vue.  Précise-t-il,  d’abord, il ya sept (7) collectivités territoriales à Bamako (la mairie du district et les six communes). Les sept (7) gestions pour une seule capitale, selon le ministre,  posent beaucoup de difficultés.

C’est dans ce sens que le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation avait proposé dans son avant-projet de loi, de faire de Bamako,  une collectivité unique avec un maire du district  et des délégations de la mairie dans les différentes communes.

Il a soutenu que ceci aura l’avantage de faire une meilleure planification de notre capitale et surtout d’avoir un responsable unique.

Parce que malheureusement aujourd’hui,  selon Abdoulaye MAIGA,  on a du mal à situer la responsabilité de certains problèmes à Bamako  entre le maire du district et les maires des différentes communes.

« Curieusement, Bamako qui est la capitale, en plus, la plus peuplée d’environ quatre millions d’habitants, il n’y a que le gouverneur et son cabinet pour toute une capitale. Ce qui n’est pas du tout normal », a-t-il décrié.

Le ministre Abdoulaye MAIGA a indiqué que son département avait proposé de transformer les communes de la capitale en «arrondissements » afin que les représentants de l’État soient nommés, en plus du gouverneur qui est le représentant de l’État actuellement, dans l’ensemble des composantes du district de Bamako.

L’invité de Mali Kura Taassira a rappelé que cela faisait des années, le représentant de l’État (Gouverneur, préfet, sous-préfet) qu’on appelait le Commandant avait une très forte autorité.

« Aujourd’hui notre souci n’est pas d’avoir des Représentants de l’État qui font peur à la population, mais qui les rassure», a-t-il déclaré.

Par Saba BALLO 

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Promouvoir l’excellence: la FOM investit près de 48 millions de FCFA pour équiper le centre fabLab

Ven, 20/05/2022 - 5:24pm

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou KEITA a procédé ce jeudi à l’inauguration du centre fabLab solidaire de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) équipé entièrement par la Fondation Orange Mali (FOM) pour près de 48 millions de FCFA.  L’objectif de cette structure est de promouvoir l’excellence et de booster l’employabilité des jeunes.

Pour la circonstance, le ministre Amadou KEITA était accompagné du ministre en charge de l’Entrepreneuriat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Bakary DOUMBIA et celui de la Communication, de l’Économie numérique et de la modernisation de l’administration, Harouna TOUREH.

Ils avaient également à leurs côtés la directrice Afrique de l’ouest de l’AUF, Ouidad TEBBAA ; l’administratrice générale de la Fondation Orange Mali (FOM), Hawa DIALLO.

S’exprimant à cette occasion en présence des responsables des universités de Bamako, des responsables du bureau national de l’AUF et des étudiants, l’Administratrice de la FOM a salué leur partenariat avec l’AUF pour la réalisation de projet débuté en 2018.

En effet, ce centre innovant situé dans les locaux de la Faculté des sciences et des techniques sur la colline du savoir a été entièrement équipé par la Fondation Orange Mali d’appareil de dernières générations d’un montant de près de 48 millions de FCFA.

« C’est un lieu innovant qui incite à l’entrepreneuriat, permet de promouvoir l’insertion professionnelle des jeunes et de soutenir les initiatives des jeunes diplômés », a indiqué Hawa DIALLO qui affirme que leur engagement à cette initiative est conforme à la volonté d’Orange de réduire la facture numérique.

« Avec ce Fablab, la Fondation Orange accompagne la créativité des étudiants, mais participe au développement de la technique. Ils pourront bénéficier d’une meilleure productivité et donc une meilleure compétitivité », a-t-elle expliqué en rappelant des efforts de sa structure en lien avec l’inclusion numérique. Il s’agit de la construction des écoles numériques (85), des salles multimédias (11), des maisons digitales (10).

Pour sa part, la directrice Afrique de l’ouest de l’AUF se réjouissant de la consécration de ce projet a salué l’engagement de la FOM dont la contribution a permis de doter du centre de moyens techniques de travail.

Pour elle, l’inauguration de ce centre aura l’avantage de renforcer l’employabilité des jeunes, mais de l’expertise des apprenants, à travers l’incubation des jeunes.

De son côté, le ministre Amadou KEITA a estimé que ce centre allait être permettre l’acquisition de compétences pour faire face aux défis du monde en soulignant que de tels objectifs est en phase les missions de plusieurs ministères dont celui de son département.

Par ailleurs, il s’est réjoui du partenariat entre Orange-Mali et AUF qui permet de mettre à la disposition des étudiants et des enseignants du Mali, un centre incubateur équipé afin de booster la création de start-ups innovantes et dynamiques.

PAR SIKOU BAH

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Enquête d’opinion mali-mètre: la Transition dans la grâce de Assimi

Ven, 20/05/2022 - 5:21pm

Le Président Assimi GOITA est l’acteur de la Transition en qui les Maliens font le plus confiance, selon les résultats de l’enquête d’opinion de Mali-Mètre dont le contenu a été rendu public ce jeudi 19 mai. À lui seul, le Président GOITA concentre le plus fort de taux de confiance avec 72% des personnes enquêtées.

La confiance des Maliens sur les acteurs de la Transition et leur niveau de satisfaction sur la gestion de celle-ci sont notamment des aspects évoqués dans le document de Mali-Mètre.

Ainsi, les résultats de l’enquête confirment la popularité incontestée du Président de la Transition auprès des Maliens et la confiance qu’ils le placent. La Transition se trouve alors dans la grâce du Président Assimi GOITA.   

La Preuve, rapporte l’enquête d’opinion de Mali-Mètre « Parmi les acteurs que sont, le Président de la transition, le gouvernement de la transition, le CNT ainsi que l’opposition, le Président de la transition est celui en qui les personnes enquêtées ont le plus confiance (72%). Toutefois, 13% de la population estime avoir le même niveau de confiance en toutes ces autorités et 10% ont plus confiance en le gouvernement de la transition ».

De plus, le président de la Transition concentre sur lui le plus fort taux de confiance dans la plupart des régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Bamako.

Quant à la gestion de la transition, globalement, plus de neuf Maliens sur dix sont satisfaits (67% très satisfaits et 28% plutôt satisfaits) de la gestion de la transition. On observe les mêmes tendances dans presque toutes les régions hormis les régions de Kidal et Taoudénit où 59% et 65% de la population respecti-vement sont satisfaits de la gestion de la transition.

En revanche, dans la région de Kidal, 40% de la popula¬tion est insatisfaite de la gestion de la transition (30% plutôt insatisfaits et 10% très insatisfaits). Cette statistique est de 35% dans la région de Taoudénit.

« On note une augmentation de vingt-huit points de pourcentage de proportion de personnes qui sont satisfaits de la gestion de la transition entre 2021 et 2022 (66%) », a analysé Friedrich-Ebert-Stiftung au Mali initiateur de Mali-Mètre.

Sur la durée de la transition pour organiser les élections qui fait l’objet de divergence entre le Mali et la CEDEAO, des Maliens estiment que la transition devrait durer en moyenne 3 ans et 8 mois pour permettre aux autorités de la transition d’organiser les élections.

« Les durées les plus courtes sont enregistrées dans les régions dites du Nord : Tombouctou (33 mois), Gao (30 mois), Kidal (12 mois), Ménaka (36 mois) et Taoudénit (18 mois) », précise le rapport.

Par ailleurs, des acteurs politiques craignent un réveil brutal du Mali, toutefois les résultats de l’enquête montrent que quatre Maliens sur cinq ont confiance (57% beaucoup confiance et 23% assez confiance) que la transition conduira le pays vers une démocratie plus stable et à un renforcement de la bonne gouvernance.

«De même, plus de quatre Maliens sur cinq ont confiance en la transition pour conduire le pays vers une démocratie plus stable et à un renforcement de la bonne gouvernance dans la majorité des régions », relève le rapport.

Cependant, selon le sondage, dans la région de Kidal, plus de la moitié de la population ne partage pas cette confiance (51% peu confiants et 9% pas du tout confiants) que la transition conduira le pays vers une démocratie plus stable et à un renforcement de la bonne gouvernance.

Également depuis la rectification de la Transition, ils sont nombreux à bien apprécier l’évolution de la situation générale du pays. En effet, selon le sondage, pour plus de quatre Maliens sur cinq (84%), la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois. Par contre, la situation générale du pays s’est détériorée pour 8% des Maliens et est restée au même niveau pour 8%.

« La proportion de personnes qui estiment que la situation générale du pays s’est améliorée a connu une augmentation de cinquante points de pourcentage par rapport aux éditions XII et VIII et une hausse d’environ soixante points par rapport à X et XI (graphique 3). Toutefois, on note une baisse de vingt points de pourcentage de cette statistique entre 2019 et 2021 », a comparé Friedrich-Ebert-Stiftung.

PAR SIKOU BAH

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Lutte contre le terrorisme: plus de 70% des Maliens font confiance à la Russie

Ven, 20/05/2022 - 5:18pm

Le dernier rapport de l’Enquête d’opinion de Mali-Mètre « Que pensent les Maliens (e)s ? » publié ce jeudi 19 mai relève que plus de neuf personnes enquêtées sur dix ont confiance (70% beaucoup confiance et 22% peu confiance) en l’appui de la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale. En revanche, la Force Barkhane qui est en train de se redéployer au Niger ne laissera pas bonne presse, car plus de sept enquêtés sur dix sont insatisfaits (13% plutôt insatisfait et 60% très insatisfait) de son travail de lutte contre le terrorisme.

Friedrich Ebert Stiftung (FÈS) a réalisé la treizième édition de son enquête d’opinion politique marquant aussi les dix ans d’existence de Mali-Mètre.

Au cours de la collecte de données qui s’est déroulée du 13 mars au 4 avril 2022, l’échantillon a concerné 2344 personnes de 18 ans et plus, réparties entre le District de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit.

La présente édition a recueilli les opinions des Maliennes et des Maliens sur la gestion de la Transition et sa durée, les priorités des Maliens, les acteurs de la sécurité, l’implication des religieux dans la vie politique, la relecture de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, entre autres.

Dans ce rapport publié dans un contexte de vive tension entre le Mali et certains de ses partenaires, dont la France, des Maliens ont pu apprécier la conduite et les résultats des acteurs de la lutte contre l’insécurité et de la stabilisation dans le pays. Parce que l’une des principales attentes des Maliens reste la lutte contre l’insécurité, soit 75% des personnes demandées.

Proportionnellement à cette forte attente de la population frappée de plein fouet par les conséquences de cette situation, des Maliens, en grande partie, ne font pas confiance aux acteurs déployés sur le territoire national en vue d’assurer la sécurité excepté les soldats russes.

Déployée au Mali suite à un mandat des Nations unies, la MINUSMA reste une force qui a encore des efforts à consentir pour bénéficier de la confiance des Maliens.

« L’analyse des résultats montre que plus de la moitié de la population n’est pas satisfaite de la MINUSMA (14% plutôt insatisfaits et 45% très insatisfaits). Cependant, une personne sur cinq est satisfaite de la MINUSMA », indique le rapport de Mali-Mètre.

En comparant les résultats des enquêtes des cinq dernières éditions, le document note une hausse de quinze points de pourcentage de la proportion d’enquêtes insatisfaites du travail de la MINUSMA (passant de 43% en 2021 à 58% à 2022). Toutefois, cette proportion est de 78,0% en 2018.

Les personnes insatisfaites du travail de la MINUSMA reprochent à la Mission onusienne de : ne pas protéger les populations contre la violence des groupes armés (71,5%), se protéger elle-même (42%), son mandat n’est pas suffisamment connu (29,2%) être complice des groupes armés (28%).

Quant à la Force Barkhane, qui a pris le relais de l’opération Serval, après 9 ans d’engagement militaire, est en train d’être redéployée au Niger. Une décision consécutive à la brouille entre le Mali et la France et ayant conduit à la dénonciation du traité de coopération militaire entre les deux États.

Si dans les discours publics, les autorités politiques accusent la Force Barkhane de ne pas être à hauteur de ses missions de lutte contre le terrorisme, ce constat est aussi ressenti par des Maliens. Ainsi, ils sont nombreux soit plus de sept enquêtes sur dix à être insatisfaits (13% plutôt insatisfait et 60% très insatisfait).

Les insatisfaits du travail de Barkhane avancent les arguments selon lesquels, d’une part, la force française ne protège pas les populations contre la violence des groupes armés et des terroristes pour 68,5% ; d’autres parts, ils accusent les soldats de Barkhane d’être complices des groupes armés (51%).

Ainsi, plus de la moitié des personnes enquêtées (52%) estiment que le retrait de la force Barkhane aura un effet positif sur la sécurité dans leur région. Il s’agit des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti. Cependant, dans les régions dites du Nord, la majorité des enquêtés pense que le retrait de Barkhane n’aura aucun impact sur la sécurité dans leur région : Gao (48%), Kidal (60%), Ménaka (45%) et Taoudénit (66%).

Par ailleurs, l’enquête de Mali-Mètre a aussi mis en évidence l’engouement et l’espoir que les Maliens fondent sur la Russie dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, contre le terrorisme.  Le Mali, depuis la rectification de la Transition, tente de renforcer davantage ses relations militaires avec la Russie en témoigne les dernières acquisitions d’équipements de combats, mais aussi des séries de visites des autorités maliennes à Moscou.   

« Plus de neuf personnes enquêtées sur dix ont confiance (70% beau¬coup confiance et 22% peu confiance) en l’appui de la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale », affirme le résultat de l’enquête de Mali-Mètre.

PAR SIKOU BAH

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Campagne de lutte contre la cécité 2022: redonner la vue à 2 000 malvoyants

Ven, 20/05/2022 - 5:12pm

La Maison des aînés de Bamako a abrité, ce jeudi 19 mai 2022, la cérémonie de lancement officiel de l’édition 2022 des campagnes de dépistage et chirurgie gratuite de la cataracte au Mali. Organisée par le programme national de santé oculaire (PNSO), avec le concours financier de la Banque islamique pour le développement (BID), la présente campagne vise, à terme, à consulter 6000 personnes souffrant de la cataracte parmi lesquelles 2000 seront opérées.

Les enjeux de ce rendez-vous de 2022 étaient au cœur des échanges entre les hommes de média et le coordinateur national du PNSO, le Pr Lamine TRAORE, qui avait à ses côtés, le Pr Fayira KEITA, membre de l’équipe de campagne.

Dans son propos liminaire, le Pr Lamine TRAORÉ a indiqué que dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la cécité dans notre pays, le PNSO organise avec l’appui financier de la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds de solidarité de la BID une campagne de consultations ophtalmologique suivie de chirurgie gratuite de la cataracte à Bamako, Koutiala, Dioila, Niono, Fana, Ouélessébougou, Nioro, Ségou et Sikasso.

Cette campagne, a-t-il expliqué, se déroulera du 16 au 27 mai 2022 selon le calendrier ci-après : Bamako, du 16 au 27 mai ; Ségou, Koutiala, Fana, Ouélessébougou, du 5 au 16 juin 2022 ; Niono, Sikasso, Dioila, Nioro, du 23 juin au 4 juillet 2022.

Selon lui, ces campagnes seront exécutées en collaboration avec les structures de soins oculaires des districts concernés.

Pour le représentant du ministère de la Santé et du Développement social, Yacouba SANGARE, qui a présidé la cérémonie de lancement, l’objectif de cette campagne est de donner une meilleure qualité de vue à des personnes se trouvant dans cette nécessité à travers la chirurgie de la cataracte.

Au Mali, a-t-il fait savoir, la cécité représente un véritable problème de santé publique. Aussi, a-t-il ajouté, les cécités évitables ont une incidence de 1,2%. De son analyse, si on extrapole cela à la population nationale qui est d’environ 20 millions, nous trouvons qu’il y a au moins 240 000 aveugles à travers le pays, dont la moitié est victime de la cataracte.

Selon lui, cette vulnérabilité est due très souvent au faible accès aux soins de santé oculaire à travers le pays. Une situation qui se trouve, par ailleurs, aggravée par l’insuffisance du personnel qualifié au niveau des structures de santé et qui est également mal répartie.

Raison pour laquelle, le PNSO et ses partenaires ont mis l’accent, depuis un certain moment, sur la formation du personnel. Aujourd’hui, le Mali compte beaucoup de médecins spécialisés en ophtalmologie ainsi que beaucoup d’assistance médicale.

Il ressort de son propos que les journées ophtalmologiques avec chirurgie gratuite de la cataracte organisée avec l’appui de la BID de 2018 à 2021 ont permis d’opérer 2000 cas de cataracte sur toute l’étendue du territoire.

Il ressort des différentes interventions qu’une intervention chirurgicale de la cataracte coûte en moyenne 50 000 F CFA au niveau de nos structures de santé. Une somme qui n’est pas à la portée de la plupart des victimes qui sont essentiellement du troisième âge.

Par Abdoulaye

OUATTARA

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Categorie: Mali

Valorisation de l’AENF: la collaboration de la société civile sollicitée

Ven, 20/05/2022 - 5:11pm

Le Centre National des Ressources de l’Éducation non formelle (CNR-ENF) abrite depuis ce mercredi 18 mai 2022, pour trois jours, les travaux de l’atelier sur la campagne de mobilisation de la société civile active dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle (AENF).

Initiée dans le cadre de la mise en œuvre projet intitulé « Partenariat de la société civile pour un plaidoyer en faveur de l’éducation non formelle » au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad ; l’objectif principal de cette rencontre est de mobiliser les acteurs de la société civile œuvrant dans le sous-secteur de l’AENF en faveur d’une synergie d’actions pour constituer une force d’influence et de changement positif dans le repositionnement du secteur AENF comme stratégie de développement.

Elle a regroupé pendant 3 jours, une trentaine de participants venus des structures membres de consortium (GRADE Africa, APENF, AAPPOR, UPT) ; la direction nationale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (DNAENF) ; des directions régionales l’alphabétisation et de l’éducation non formelle ; ainsi que d’autres ONG œuvrant dans l’AENF.

À travers cette formation, il s’agissait de fédérer les efforts de la société civile à travers la mise en place des coalitions nationales (COSENF) et une coalition interpays (CISENF) pour soutenir l’AENF.

Au terme des travaux, il s’agit pour les acteurs étatiques et de la société civile d’adhérer à la théorie du changement du projet ; de faire des recommandations pour améliorer l’approche du projet.

Selon les responsables de l’ONG APPOR-Mali,  partenaire chargé de l’exécution dudit projet au Mali, l’objet principal de ce projet est de créer un environnement sous-régional favorable à la promotion de l’AENF et propice à une meilleure collaboration entre les gouvernements et la société civile à travers la valorisation de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (AENF) au niveau de ces 4 pays cibles.

À noter que GRADE Africa assure le lead de la mise en œuvre de ce projet prévu pour une durée de trois ans entre 2021 à 2024.

La stratégie d’intervention repose sur le développement et la redynamisation des partenariats ; le renforcement des capacités des acteurs ; la mobilisation des ressources internes et la promotion des financements innovants ainsi que la valorisation et le repositionnement de l’AENF comme secteur clé de développement socioéconomique.

Le projet prend en compte l’aspect systémique des contraintes à la création d’un environnement sous régional favorable à la promotion de l’AENF et propice à une meilleure synergie entre les acteurs clés.

Pour rappel, grâce à un financement triennal du Partenariat mondial pour l’Éducation (PME), composante OC3, le consortium composé de GRADE Africa (chef de file) au Niger, de l’Association pour la promotion de l’éducation non formelle (APENF) au Burkina Faso, de l’Association d’Appui aux Populations rurales (AAPPOR) au Mali et l’ONG Université populaire du Tchad met en œuvre le projet intitulé « Partenariat de la société civile pour un plaidoyer en faveur de l’éducation non formelle » au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad.

Par Abdoulaye

OUATTARA 

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Categorie: Mali

Campagne agricole 2022-2023: les prévisions pluviométriques sont bonnes

Ven, 20/05/2022 - 5:09pm

L’Agence Mali Météo a organisé, hier jeudi 19 mai, son atelier annuel consacré à l’évaluation de la prévision saisonnière 2021 et la restitution des résultats de la prévision saisonnière des caractéristiques agro-climatiques 2022. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le conseiller technique du ministère des Transports et des infrastructures, le Dr Moussa TELLY ; en présence du directeur de Mali Météo, Djibrilla A MAIGA ; des techniciens et des journalistes venus de plusieurs localités du pays.

Dans ses mots de bienvenue, le représentant du maire de la commune V du district de Bamako, Adama KONATE, a salué l’initiative qu’il qualifie d’importante puisqu’il s’agit des prévisions. Il a déclaré que celui qui veut aller loin doit se munir des prévisions fiables. ‘’Un homme averti en vaut deux’’, a-t-il affirmé, avant d’appeler à une application rigoureuse de ces prévisions.

Le conseiller technique du ministère du Transport et l’équipement, le Dr Moussa TELLY, a souligné que notre économie était fortement dépendante de l’évolution des caractéristiques des saisons des pluies, telle que la répartition et la quantité de pluies, les dates de début et de fin de saison, et les débits des fleuves.

Selon lui, l’élaboration et la diffusion des caractéristiques de la saison des pluies, un à deux mois en avance, constituent un outil important d’anticipation à la prise de décisions et devraient permettre aux producteurs ruraux, aux gestionnaires des ressources en eaux, aux décideurs de disposer d’informations appropriées pour la planification stratégique de leurs activités en saison pluvieuse.

« Elles contribuent à renforcer les mécanismes nationaux de suivi et d’alerte précoce afin de prévenir les risques de catastrophes, sauver des vies humaines, préserver les moyens de subsistance et renforcer les capacités de résilience face à la variabilité et aux changements climatiques », a expliqué le Dr TELLY.

Le conseiller technique a précisé que ces informations aussi importantes sont-elles n’auront aucune valeur ajoutée si elles ne sont pas accessibles à temps voulu, aux utilisateurs finaux sous forme de services compréhensibles et facilement exploitables.

C’est pourquoi il a appelé à une plus grande communication autour de ces prévisions saisonnières ainsi que les caractéristiques agro-climatiques de la saison des pluies en cours.

Le directeur de Mali-Météo, Djibrilla A MAIGA, a indiqué qu’il est important que les gestionnaires aient des informations sur la pluviométrie pour pouvoir planifier.

Selon lui, en fonction de la pluviométrie attendue, les paysans doivent savoir qu’elle genre de variété il faut semer.

En effet, cette journée d’échanges a été l’occasion de mieux expliquer les impacts et conséquences des conditions agro-hydrauliques météorologiques attendues au cours de la saison des pluies 2022, afin de formuler des stratégies, des pratiques et des actions faciles à appliquer.

Ce qui permet de prévenir les risques et de saisir des opportunités dans l’Agriculture et la sécurité alimentaire, les ressources en eau, la santé et la sécurité.

D’une manière générale, selon les explications des techniciens, il est attendu au Mali une saison des pluies 2022 humide avec des dates de démarrage précoces à moyennes, des dates de fin à moyennes, des séquences sèches courtes à moyennes dans la partie ouest et moyennes à longues dans la partie est et des écoulements globalement excédentaires à moyens dans les principaux bassins fluviaux.

Au regard de ces prévisions, les techniciens ont recommandé entre autres de : renforcer la communication, renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations ; éviter l’occupation anarchique des zones inondables par les habitations et les cultures.

De même, il s’agit de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières ; curer les caniveaux ; suivre de près les seuils d’alerte dans les sites à haut risque d’inondation.

Par ailleurs, les techniciens préconisent aux autorités de prévoir des sites d’accueil pour  les populations exposées au sinistre ; favoriser la culture des plantes adaptées à la persistance des situations d’excès d’eau dans le sol ; maintenir la garde et suivre les mises à jour de ces prévisions saisonnières et les prévisions de courtes et moyennes échéances…

PAR MODIBO KONE

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Categorie: Mali

Journée internationale de la télécommunication: la technologie au service des personnes âgées

Ven, 20/05/2022 - 5:07pm

Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la modernisation de l’administration, en partenariat avec le ministère de la Santé et du développement social, a organisé ce mardi 17 mai la journée internationale des télécommunications à la Maison des Aînés.

Placée sous le thème :« Les technologies numériques au service des personnes âgées et du vieillissement en bonne santé », la célébration de cette journée a été l’occasion pour les autorités de magnifier les efforts technologiques consentis en faveur des personnes âgées.

La commémoration de cette édition a été marquée par la présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la modernisation de l’Administration, Me Harouna TOUREH ; du ministre de la Santé, Mme Diéminatou SANGARE ; du président de l’Association des personnes âgées du Mali…

Y ont également pris part des responsables des services centraux de l’État en charge du numérique, de la santé, des personnes âgées.

Après les mots de bienvenue du représentant du maire de la commune IV, le ministre de la Santé a indiqué que le thème de cette journée rêvait une importance particulière du fait du lien avec les personnes âgées en vue de les offrir une vie paisible après les efforts consentis.

Au regard de ceux-ci, dit-elle, il appartient donc de mettre à la disposition des personnes âgées les progrès réalisés dans les domaines du numérique pour leur assurer un vieillissement harmonieux et en douceur.

« La technologie numérique permet de réduire la distance et combler certaines insuffisances, particulièrement dans le domaine de la santé et au profit des personnes âgées », a déclaré Mme Diéminatou SANGARE.

Prenant en compte les besoins des personnes âgées, elle a souligné que le Mali avait mis en route des actions importantes visant la santé et le bien-être des populations et particulièrement des personnes âgées.

Parmi ces initiatives, elle a cité : les régimes de retraite, l’assurance maladie d’assistance médicale, la télémédecine, le registre social unifié, le paiement mobile des pensions, l’institut d’études et de recherche en géronto gériatrie, l’ANTIM.

« Les télécommunications et les technologies de l’information et de la communication ont un rôle à jouer pour permettre un vieillissement en bonne santé, pour lutter contre la discrimination fondée sur l’âge, pour garantir l’inclusion financière des personnes âgées », a ajouté, de son côté, le ministre Harouna TOUREH.

Profitant de l’opportunité, le ministre TOUREH a rappelé quelques réalisations et ambitions de son département dans le cadre de la promotion des TIC et télécoms. À cet effet, il a indiqué que le Mali ambitionnait de faire du hub dans le domaine des TIC en tirant profit de sa superficie, sa population, sa diversité, etc ; d’élaborer une stratégie de « Ville intelligente » à travers le projet appelé complexe numérique de Bamako porté par la Transition ; de mettre en place un dispositif de protection et de lutte contre la cybercriminalité, entre autres.

Lors de cette journée, l’opportunité a été donnée aux jeunes talents du domaine de faire découvrir leurs initiatives qui seront profitables aux personnes âgées. Il s’agit des solutions numériques comme : e-infirmier par ISOC, Sodocotoro et Yelenkoura.

PAR SIKOU BAH

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Categorie: Mali

Malnutrition sévère: l’UNICEF alerte

Ven, 20/05/2022 - 5:05pm

Des milliers d’enfants sont exposés à la malnutrition sévère cette année à cause des facteurs combinés, dont l’envolée des prix alimentaires, la faible pluviométrie, l’insécurité, la crise en Ukraine, a prévenu l’UNICEF ce mardi 17 mai dans son rapport SOS Enfants. 

Le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère était déjà en hausse avant que la guerre en Ukraine ne menace de plonger le monde dans une crise alimentaire encore plus profonde et la situation est en train de s’aggraver, avertit l’UNICEF dans un nouveau rapport SOS Enfants dont le contenu a été rendu public le mardi 17 mai.

Près d’un million d’enfants à travers le Sahel Central souffrent déjà de malnutrition aiguë sévère potentiellement mortelle. Ce nombre augmentera de 40 pour cent pour atteindre 1,4 million dans les mois à venir en raison des effets combinés de plusieurs crises, notamment la montée de l’insécurité, la hausse des prix des denrées alimentaires et le changement climatique.

La note d’information du document ‘’Malnutrition aiguë sévère : Une urgence passée sous silence qui menace la survie des enfants’’ montre que face aux taux croissants de malnutrition aiguë (ou émaciation) sévère infantile et à la hausse des coûts de traitements vitaux, les financements mondiaux nécessaires pour sauver la vie des enfants concernés sont eux aussi menacés.

« Avant que la guerre en Ukraine n’affecte la sécurité alimentaire mondiale, les familles avaient déjà des difficultés à nourrir leurs enfants en raison des conflits, des chocs climatiques et de la COVID-19 », a déclaré Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Le monde est désormais en passe d’assister à une explosion des décès d’enfants évitables et des cas d’émaciation infantile», a-t-elle déclaré.

Le rapport relève qu’au moins 10 millions d’enfants sévèrement émaciés soit les 2/3 n’ont pas accès aux aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, lesquels constituent le traitement le plus efficace.

D’après les projections, le prix des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi devrait enregistrer jusqu’à 16 % d’augmentation au cours des six prochains mois en raison de l’envolée du coût des matières premières. Une situation qui risque de priver jusqu’à 600 000 enfants supplémentaires de ce traitement vital, compte tenu des niveaux de financement actuels. Les coûts d’expédition et de distribution, également élevés, ne devraient pas non plus baisser.

En Mauritanie, au Niger et au Tchad, la prévalence de la malnutrition aiguë dépasse le seuil d’alerte (10%), tandis que dans de nombreuses zones de ces pays, la prévalence dépasse le seuil d’urgence (15 %), indique l’UNICEF.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre abrite 12% des enfants du monde, mais la région porte un fardeau disproportionné de privations des principaux droits de l’enfant. La région abrite 20% de tous les enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance dans le monde (29,3 millions).

Quant au Mali, plus de 1,2 million d’enfants sont à risque d’être affectés par la malnutrition aiguë en 2022 dont plus de 300 000 par la forme sévère (MAS).  Les mouvements de populations dus à l’insécurité dans certaines localités contribuent à aggraver cette situation déjà préoccupante.

PAR SIKOU BAH

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DECLARATION DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT) RELATIVE AU RETRAIT DU MALI DU G5 SAHEL

Ven, 20/05/2022 - 5:03pm

Le Conseil National de Transition a pris acte de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, à travers le Communiqué n°030 du 15 mai 2022.

– Considérant que depuis sa création à Nouakchott en 2014, le Mali a participé à toutes les réunions des organes et instances du G5 Sahel ;

– Considérant que le Mali a toujours affirmé son engagement et son soutien total aux divers efforts visant à relever les défis sécuritaires et de développement auxquels l’espace sahélien est confronté ;

– Considérant que la persistance de l’insécurité dans la bande Sahélo-saharienne avait incité les Parlements des pays du G5 Sahel, à persévérer dans la voie d’une coopération interparlementaire plus dynamique ;

– Considérant que cette exigence avait conduit à la création du Comité Interparlementaire G5 Sahel (CIP-G5 Sahel) en 2018 dont le Mali est membre fondateur ;

– Considérant que dès lors, le Parlement Malien a constamment démontré sa détermination à cheminer, sans réserve, avec les Assemblées nationales des pays sahéliens pour renforcer ce mécanisme de coopération dans le but d’accompagner les initiatives régionales en matière de paix, de sécurité et de développement ;

– Considérant que le Parlement malien a régulièrement participé à toutes les rencontres du CIP-G5 Sahel dont la dernière fut la 2ème Assemblée plénière du Comité Interparlementaire du G5 Sahel tenue à Bamako du 5 au 9 juin 2021

– Considérant que la 8ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel aurait dû consacrer la présidence en exercice du Mali

– Considérant que la situation politique nationale actuelle de notre pays ne saurait justifier la violation des textes constitutifs de l’organisation sous régionale singulièrement en ce qui concerne la présidence tournante du G5 Sahel ;

– Considérant qu’en réaction le Gouvernement du Mali a décidé le 15 mai 2022, de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris sa Force conjointe ;

PAR CONSEQUENT, LE CONSEIL

NATIONAL DE TRANSITION

Déplore la position de l’organisation sous régionale visant à isoler le Mali et l’empêcher de prendre la présidence du G5 Sahel ;

Dénonce le non-respect des textes de l’Institution par les autorités du G5 Sahel ;

– Se félicite de la décision courageuse du Gouvernement du Mali  de se retirer des tous les organes et instances du G5 Sahel ;

– Exhorte le Gouvernement à poursuivre ses actions en faveur des Forces Armées Maliennes dans leur mission régalienne de défense du territoire national et de sécurisation des personnes et de leurs biens ;

Décide de se retirer sans délai du Comité Inter Parlementaire du G5 Sahel et de notifier cette décision à son Président en exercice ;

– Encourage et soutient Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, dans ses efforts de sauvegarde de la dignité de notre pays, l’unité nationale et la cohésion du peuple malien.

Fait à Bamako, le 16 mai 2022

Le Président Malick DIAW

Commandeur de l’Ordre national

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