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Le quotidien des sans voix
Updated: 1 week 2 days ago

Attaque contre le Mouvement démocratique: Choguel victime d’un procès en sorcellerie ?

Fri, 26/11/2021 - 14:27

Le discours tenu, le 11 novembre dernier, par le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, en recevant, à la Primature, les chefs traditionnels et coutumiers, a été très mal reçu par certaines organisations politiques qui y voient une attaque en règle contre le Mouvement démocratique, en particulier, et le cadre démocratique, en général.
Pour l’A.DE.MA. Association, la première à dégainer, les propos du PM s’inscrivent dans sa logique de défense du régime qui a prématurément freiné l’élan patriotique de construction nationale du Président Modibo KEITA. L’Alliance exhorte tous les démocrates à redoubler de vigilance et de détermination pour défendre et faire prévaloir les valeurs et les acquis de la démocratie chèrement acquis au Mali.
Ensuite, le PARENA dénonce les attaques du Premier ministre de la transition et celles du Porte-parole du M5 contre le cadre démocratique et républicain instauré au Mali depuis le renversement du régime de parti unique en mars 1991.
« Jetant peu à peu les masques et cachant difficilement leur haine de la démocratie et du pluralisme politique, les héritiers du CMLN et de l’UDPM, que sont Choguel Maïga et Jeanmille Bittar, ont multiplié les déclarations provocatrices et les attaques frontales contre les acquis démocratiques obtenus de haute lutte et dont les tenants de l’UDPM ont été parmi les principaux bénéficiaires ».
Enfin, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ), Parti historique, héritier de la révolution de Mars 1991, dénonce avec véhémence les propos du Premier ministre de la Transition qu’il qualifie de malencontreux, d’inacceptables et d’insultes à la mémoire des martyrs de Mars 1991. Pour l’ADEMA-PASJ, ces « discours haineux, vindicatifs sont à bannir et à combattre sans concession.
Les propos de Choguel Kokalla MAIGA de plus en plus accusé d’adopter des positions clivantes ont-ils été extrapolés. Le locataire de la Primature est-il victime d’un procès en sorcellerie ?
Lisez l’intégralité de son discours lors de sa rencontre avec les chefs traditionnels et coutumiers.

Honorables Représentants des populations de nos terroirs,
Messieurs les Dignitaires religieux,
Messieurs les Communicateurs dépositaires de la Tradition,
Au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le colonel Assimi Goïta, je vous souhaite la bienvenue et vous invite à vous sentir chez vous, cet après-midi, ici, au CICB :
A ni woula, a bissimilah, an bi koun.
Notre sagesse populaire enseigne : quand vous invitez les gens, si vous ne leur donnez pas quelque chose, vous leur dites quelque chose. J’ai choisi de vous dire quelque chose.
La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est une première dans les annales de notre histoire nationale. Je ne dis pas que vous n’avez jamais été associés à la gestion des affaires de l’Etat. Mais, au moment des grandes décisions, vous avez dû le constater et vous sentir légèrement offusqués, c’est surtout avec les hommes politiques que des cadres d’échanges ont été organisés.
Qu’il s’agisse d’élaborer des textes fondamentaux pour orienter la vie de la Nation ou restructurer l’organisation de l’Etat, c’est essentiellement vers eux que les gouvernements se tournent, c’est essentiellement avec eux que le dialogue est engagé, c’est essentiellement avec eux que les compromis et les consensus permettant de surmonter les difficultés sont trouvés.
Avec la rencontre de cet après-midi, comme avec celle qui suivra demain avec le Président de la Transition, Chef de l’Etat, la volonté est de rompre avec la tradition du dialogue vous tenant à l’écart des prises de décision engageant le devenir de la Nation. Notre commune volonté est de vous inviter, comme cela se passait autrefois, comme cela continue de se passer encore, dans nos assemblées traditionnelles, sous l’arbre à palabre, dans le vestibule, le togouna ou le weltaré, pour vous édifier sur les réalités nationales du moment et vous charger d’une mission.
Mes propos sont pour vous édifier sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays en attendant que, demain, le Président de la Transition, Chef de l’État, précise à votre intention ce qu’en la circonstance, le pays attend de vous.
Que vous soyez représentants de familles fondatrices de villages, de quartiers ou de villes, chefs coutumiers, dignitaires religieux ou communicateurs détenteurs de la tradition orale, vous possédez, chacun en ce qui vous concerne, des qualités qui façonnent votre originalité. Les populations peuvent se lasser des hommes politiques parce que ces derniers, pour diverses raisons, n’ont pas su honorer des engagements pris. Les populations ne peuvent se lasser de vous parce que vous incarnez les vertus qui fondent notre humanisme :
− le courage de se déterminer, de prendre position, quand les circonstances l’exigent ;
− l’obligation de dire la vérité, quel que soit le lieu, quelle que soit la circonstance ;
− la même attention prêtée aux propos tenus aussi bien par le plus fort que par le plus modeste ;
− la justice, l’équité avec lesquelles vous tranchez les différends qui vous sont soumis et,
− par-dessus tout, le sens de l’honneur, de la dignité, de l’intégrité; la noblesse dans les manières de dire et de faire, le sens de la mesure, de la retenue dans les propos. En un mot la noblesse au sens large du terme
Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre contre les hommes politiques. Je l’aurais voulu que je ne pourrais le faire et pour cause, je suis moi-même un responsable politique. Je ne saurais donc être la négation de ma propre personne. Je le reconnais et c’est le fondement de mon engagement : le propre de l’homme politique est de gérer les affaires de l’Etat au profit du grand nombre.

Dans cette mission exaltante, il peut être confronté a des défis inimaginables, mais en toutes circonstances, il doit à son peuple, tenir le discours de la vérité, il ne doit pas chercher a le tromper, encore moins le trahir.
Cependant, force m’est de reconnaître ce qui est évidence : l’homme politique peut choir, déchoir, décevoir ; vous qui incarnez la quintessence de nos vertus ne pouvez tomber. C’est en cela que vous êtes des modèles et c’est pour cette raison que vous avez été invités pour vous transmettre, au nom du Président de la transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le colonel Assimi Goïta, un message à relayer auprès de nos populations.
Honorables Représentants des populations de nos terroirs,
Messieurs les Dignitaires religieux,
Messieurs les Communicateurs dépositaires de la Tradition,
Cela n’est un secret pour personne : la Mali traverse une des crises, sinon, la crise la plus aiguë depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale. Les manifestations de cette crise sont de plusieurs ordres. J’ai choisi d’en développer quatre, à votre intention.
Les deux premières manifestations de la crise sont les plus graves, dans la mesure où elles constituent une réelle menace pour le Mali, non seulement en tant qu’Etat, mais, pire, en tant que nation. Ces deux manifestations sont : Les risques de partition de la Patrie et l’insécurité généralisée.
Certes, avec la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, les risques de partition semblent, en apparence contenus : les Maliens ont cessé de se faire la guerre pour se retrouver autour de la table de négociations et tracer les chemins de l’avenir.

Il n’en demeure pas moins que la vigilance reste de mise car, ceux qui ont intérêt à cette partition, ce ne sont pas des Maliens, ceux qui ont intérêt à cette partition, ce sont des forces obscures, tapies dans l’ombre. Passées expertes dans l’art de diviser pour régner, elles nous dressent les uns contre les autres pour assouvir leurs noirs desseins. En tout lieu et en toute circonstance, il nous incombe d’être vigies et vigiles pour les découvrir, les démasquer et les rendre inopérants, faisant ainsi échec à leur projet funeste.
Si les Maliens ont choisi de dialoguer entre eux afin de donner un contenu à la devise de la République – un Peuple, un But, une Foi – ils ont à affronter les conséquences d’un radicalisme religieux : le terrorisme et le banditisme.
Nés dans ce qu’il est convenu d’appeler le Nord et le Centre du Mali, ils se sont propagés, comme par métastases, vers le Sud. A ce jour, aucune région du pays n’est épargnée.
Outre le risque d’une résurgence du séparatisme et l’insécurité, nous sommes confrontés à deux autres rigueurs de l’existence : les mouvements de revendications perlés de certaines couches sociales et la cherté de la vie.
Le gouvernement est conscient des manifestations de la crise. Il s’emploie, oeuvre pour la juguler. Cependant, et cela mérite d’être rappelé à votre attention, pour réussir à éradiquer de manière efficace les écueils qui freinent notre épanouissement, individuel comme collectif, il nous faut remonter des effets aux causes.
Honorables Représentants des populations de nos terroirs,
Messieurs les Dignitaires religieux,
Messieurs les Communicateurs détenteurs de la Tradition,
Nous sommes tombés bien bas. Le Mali est devenu le vieil homme malade de l’Afrique de l’Ouest. A son chevet se presse plus d’un pays, africain comme extra-africain, dans le cadre d’une solidarité virile entre

pays frères comme dans le cadre de desseins inavoués. Cela ne s’est pas produit par hasard.
Vous vous souviendrez, il y a de cela un peu plus de trois décennies, sous le couvert de l’instauration de la démocratie, qui a été présentée comme une panacée contre le sous-développement, on a promis au Peuple des lendemains qui chantent. Ce qu’il en a résulté est connu : tous les leviers de l’Etat : les Forces de Défense et de Sécurité, l’Ecole, l’Administration, la Justice se sont retrouvées vidées de leur substance. La déliquescence progressive a atteint tous les secteurs de la vie de la Nation. La corruption et l’impunité devenues monnaie courante ont contribué à désarticuler les fondements de notre sécurité.
La gestion du pays est passée entre les mains des PTF et des ONG et, le seul indiscutable bilan que la démocratie nous a légué est la floraison des associations et des partis politiques. L’affaiblissement de l’autorité centrale a eu, comme conséquence, la faillite de l’Etat avec ses corollaires : précarité de l’unité du peuple et de l’intégrité du territoire national, perte de la souveraineté, déliquescence des services sociaux de base, insécurité ; en un mot, tout ce que le Peuple vit aujourd’hui comme difficultés.
Des élections ont été organisées sur fond de fraude et d’achats de consciences. Les maîtres du jour ont ignoré que le Peuple a cessé de se laisser manipuler. Le Peuple s’est dressé comme un seul homme et, au prix du sacrifice ultime de certains jeunes gens sur l’étendue du territoire, a imposé le changement : la frange patriotique des Forces de Défense et de Sécurité, alliée aux Forces politiques et sociales acquises au changement, au renouveau, en un mot, les Forces populaires et patriotiques, se sont installées au pouvoir pour une période transitoire qu’elles entendent mettre à profit pour refonder l’Etat.
Le 28 mai 2021, le colonel Assimi Goïta est reconnu Président de la Transition, Chef de l’État par la Cour constitutionnelle. Il prête serment devant la Cour suprême le 7 juin 2021 et, dans la foulée, le même jour,

il m’investit de sa confiance et me nomme Premier ministre, Chef du gouvernement. Sous son autorité, je forme, le 11 juin 2021, un gouvernement. Le premier Conseil de Cabinet se tient le 13 juin 2021, suivi, le 16 juin 2021, du premier Conseil de ministres.
Profitant de la tenue de ce premier conseil de ministres, le Président de la Transition nous précise la mission à laquelle nous sommes appelés à nous dévouer en ces termes :
Nous sommes dans un régime de transition. Aussi, et pour cette raison, notre mission revêt une double dimension. En effet, il nous incombe d’oeuvrer pour faire sauter des verrous, lever des entraves, surmonter des handicaps afin de recréer, de refonder et transmettre à nos successeurs un Etat fort et des institutions stabilisées.
Dans la plus grande collégialité, il vous revient de capitaliser des acquis car nul n’édifie sur table rase, de rompre avec des pratiques ayant provoqué la défiance des populations vis-à-vis de l’Etat, de fédérer l’ensemble des forces patriotiques et susciter leur adhésion ; le tout, pour fonder l’Etat sur des institutions adaptées à nos réalités.
Avec ce passage de la déclaration liminaire du Chef de l’Etat, nous retenons les termes « recréer », « refonder », « rompre avec des pratiques ». En un mot, ce qu’il nous est donné comme instruction est de mener et réussir une transition de rupture pour instaurer le Nouveau-Mali : Mali Koura.
Cela m’a servi de source d’inspiration pour élaborer le Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Je l’ai voulu à la fois concis, ambitieux tout en restant réaliste. Six semaines après mon entrée en fonction, je me présentais devant l’organe législatif de la Transition, le Conseil National de la Transition (CNT) et le présentais comme la traduction de « la vision du Chef de l’Etat pour redresser notre pays, asseoir les bases de la refondation, prendre en charge les aspirations profondes de notre peuple au changement en vue de réaliser le développement économique, social et culturel. »

La mise en oeuvre de ce Programme d’Action du Gouvernement se traduira par « le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité. »
Honorables Représentants des populations de nos terroirs,
Messieurs les Dignitaires religieux,
Messieurs les Communicateurs détenteurs de la Tradition,
Tel était le message que je tenais à vous transmettre. Après audition de ce message, ce qui est attendu de vous est un devoir patriotique. Aider, soutenir la transition, faire des bénédictions pour les dirigeants de la Transition, pour que Dieu le Tout Puissant guident leurs pas dans le bon sens et qu’ils continuent d’être chevilles, corps et âmes, aux seuls intérêts supérieurs du Peuple, de la Nation et de l’État Mali.
Pour restituer aux maliennes et maliens de l’intérieur et de la Diaspora, leur honneur, leur dignité, leur fierté d’appartenir à une seule et indivisible Nation.
En un mot, Ka mali dambe segui amma
Le Président de la transition, chef de l’État qui vous recevra demain ne manquera pas de vous en dire plus et mieux
De nouveau, je réitère mes remerciements, mon obligeance envers les légitimités que vous êtes et vous invite à multiplier les bénédictions pour la réussite totale de la Transition, l’avènement du Nouveau-Mali tant espéré.
Qu’Allah bénisse le Mali !
Bamako, le 11 novembre 2021

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Categories: Mali

Grille unifiée et article 39: les enseignants campent sur leur position

Fri, 26/11/2021 - 14:10

Ce jeudi, 25 novembre 2021, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont tenu des Assemblées générales d’informations des militants à la base sur l’ensemble du territoire national. Ces assemblées organisées au niveau des chefs-lieux de région, de cercle, d’arrondissement dans les communes, selon les cas, avaient pour but de donner la parole aux militants afin qu’ils se prononcent sur l’application de l’article 39 et l’harmonisation des grilles unifiées. L’équation était de choisir entre les deux.

Aux termes des différentes AG, il nous revient qu’une majorité s’est dégagée en faveur de l’application de l’article 39, notamment à Kati et à Ouéléssébougou et dans plusieurs autres localités.
Selon le porte-parole de la synergie Kati, Amadou TRAORE, les conditions proposées par le Gouvernement dans le cadre de la grille unifiée ne sont pas à l’avantage des enseignants.
Face à cette situation, les militants à la base invitent les responsables de la synergie à exiger l’application stricte de l’article 39.
«Si le gouvernement n’accède pas à nos conditions, nous allons organiser des manifestations dans les jours à venir. Si rien n’est fait, nous allons observer la grève», a dit Amadou TRAORE.
Ce même responsable invité les parents d’élèves à s’impliquer pour convaincre le gouvernement à appliquer l’article 39.
Pour rappel, dans la lettre circulaire n °22, la Synergie qui a circulées sur les réseaux sociaux veille, ces responsables avaient demandé aux secrétaires généraux des comités locaux de tenir une assemblée générale commune d’informations dans leurs localités respectives ce jeudi, 25 novembre 2021 à 8h00.
A la veille, le porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, Ousmane Almoudou TOURE, avait indiqué sur les réseaux sociaux que ces assemblées ont pour but de donner un nouveau souffle au combat qu’il convient de mener jusqu’à la satisfaction totale.
«Si on veut que le Mali soit, on applique la loi de la République. On ne négocie pas une loi. Aujourd’hui, l’article 39 de la loi N°2018-007 Du 16 JAN 2018 doit être appliqué strictement et correctement. La violation de l’article 39 de la loi N°2018-007 Du 16 JAN 2018 aura des conséquences néfastes sur la qualité de l’éducation nationale et sur le respect des autres lois de la République du Mali», avait-il alerté à la veille des manifestations.
En effet, depuis que le président Assimi Goïta a signé, le 16 juillet, l’ordonnance d’application de la loi relative à l’harmonisation de la grille indiciaire de la fonction publique, le torchon brûle entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants.
Le 1er juillet, dans la foulée de l’adoption de la grille unifiée par le gouvernement ; au cœur des revendications de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ; elle représente une augmentation de 15,17 % des salaires, les syndicats d’enseignants avait protesté en brandissant l’article 39 de leur statut autonome.
Selon ce texte, «toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement fondamental et secondaire, de l’Éducation préscolaire et spéciale».
Malgré certaines décisions prises par le gouvernement de la transition en faveur des enseignants, aucun compris n’est malheureusement en vue.
Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, par deux lettres circulaires (n ° 21 et n°22), continue de mettre la pression sur les autorités.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Distingué dans cinq catégories des All Africa Music Awards (Afrima Awards): Iba One a été reçu par le ministre Andogoly GUINDO !

Fri, 26/11/2021 - 14:09

L’artiste rappeur malien, Iba One, récent lauréat de cinq prix AFRIMA à Lagos au Nigeria, a été reçu avec son staff par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO, le jeudi, 25 novembre 2021. Un moment de grande émotion !

Dans la nuit du 21 au 22 novembre 2021, le jeune artiste malien, Iba One, reçoit cinq trophées majeurs dans cinq catégories différentes lors du gala des All Africa Music Awards (AFRIMA), distinguant chaque année, les meilleurs artistes africains. Alors qu’une semaine plus tôt, il était couronné du prix du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest au Prix des Musiques urbaines (Primud 2021) à Abidjan en Côte d’Ivoire, le promoteur de la Team Gladia a réalisé un véritable « braquage » au Nigeria en se classant meilleur artiste masculin de l’Afrique de l’Ouest, meilleur album de l’année, meilleur artiste Pop solo ou de groupe de l’année, meilleur artiste masculin inspiration de l’année et meilleur auteur compositeur de l’année. Une double consécration qui n’est pas passée inaperçue et que le département en charge de la Culture, à travers son premier responsable, Monsieur Andogoly GUINDO, a tenu à saluer au nom du président de la République, du Premier ministre et de l’ensemble des membres du Gouvernement, en recevant l’artiste et l’ensemble de son staff à son cabinet.
Le staff de l’artiste, composé notamment de son manager, Gaoussou Kyassou KEITA, du président de la Fédération des Industries culturelles, Méry TOURE et du Porte-parole de ladite fédération, Boubacar Soumaoré plus connu sous le nom de Bouba FANE, a salué le ministre et ses collaborateurs pour l’honneur fait de les recevoir et a souligné la particularité de l’artiste Iba One qui fait du « rap responsable et citoyen », un rap respectueux des valeurs culturelles maliennes, débarrassé de toute apologie de la délinquance et qui réhausse l’image du Mali à l’extérieur. Sa double consécration et de surcroît, hors des frontières maliennes, dans deux pays de la musique, en est la parfaite illustration.
Artiste pétri de talent et empli de valeurs humaines, Iba One est aujourd’hui un exemple pour la jeune génération de Maliens. Il est devenu par son amour et son attachement à sa mère, récemment rappelée à Dieu, le symbole du fils prodige dont toutes les mères rêvent d’avoir.
La rencontre a été aussi une occasion pour les membres du staff de l’artiste d’annoncer au ministre la création d’une fondation en hommage à sa mère et dédiée à toutes les personnes en situation de déficience mentale. A ce projet de fondation s’ajoute l’organisation, le 10 décembre 2021, d’un concert à la mémoire de sa mère, en hommage à toutes les mamans. Très entreprenant, l’artiste dispose déjà d’une structure de production dénommée Team Gladia, son label.
En prenant la parole, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Monsieur Andogoly GUINDO, a laissé éclater son émotion. « Un moment d’émotion, un moment lourd d’émotion, doublée d’un pincement au cœur du fait du rappel à Dieu de la mère de l’artiste. Vous n’êtes pas seul dans ce deuil ! », a-ajouté le ministre, qui a salué l’artiste et son staff pour son double couronnement. Le ministre GUINDO se dit ému non seulement des succès remportés par l’artiste, mais aussi par son geste de maturité et d’amour en initiant des actions à la mémoire de sa mère. Ce qui est la « preuve [qu’il est ] un garçon pétri d’intelligence et de haute qualité humaine ! ». Et d’ajouter, alternant admiration, prières et conseils, « Iba One est un jeune que je suis depuis ses débuts dans le rap. J’ai vu son talent éclore et grandir. Je ne suis nullement surpris. Je ne m’étonne guère. Le talent est inné mais la carrière se construit. Iba One a réussi sa carrière et nous lui souhaitons une longue carrière, dans la plénitude de son talent et de sa santé. Il est un exemple pour la jeunesse. Son message sert d’exemple et est une invite aux comportements civiques et de citoyens. Ce succès d’une si grande portée, d’un si grand prestige, en une seule nuit, est un honneur fait à la culture malienne et au peuple malien en un moment si difficile pour le pays. » Le ministre s’est par ailleurs réjoui du choix porté sur lui par l’artiste et son staff pour parrainer un événement si symbolique et plein de sens que constituera la soirée du 10 décembre prochain au CICB. Le ministre a informé l’artiste et son staff de l’organisation par son département d’une cérémonie de réception de tous les artistes lauréats de prix, quelle que soit la forme d’expression, le 3 décembre prochain, au Mémorial Modibo Kéita.
Une minute de silence a été observée à la mémoire de la mère de Iba One, décédée, il y a quelques mois.

CC/MACIT

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Sans Tabou: démocrates, savoir raison garder !

Fri, 26/11/2021 - 14:07

Cette période transitoire qui devrait être mise à profit pour lancer les bases de la refondation de notre pays est malheureusement choisie par certains acteurs pour régler des comptes. A la limite, l’on se demande si notre pays doit s’atteler à résoudre une crise politique ou une crise sécuritaire qui gagne de plus en plus le terrain. Des adversaires politiques sautent sur l’occasion pour baver sur Choguel Kokalla MAIGA pour avoir exercé un des attributs de la démocratie : la critique du mouvement démocratique. N’est-il pas mieux qu’ils mettent de l’eau dans leur vin, quand on sait que tout n’est pas rose avec l’avènement de la démocratie ?

Au regard de l’effervescence politique actuelle dans notre pays, tout indique que les démons de la politique ont encore pris le dessus. Pour preuve, les contenus des communiqués des partis politiques et des regroupements de partis politiques abandonnés ‘’en plein vol’’ lors de la formation du gouvernement, c’est la mère de toutes les batailles : Choguel doit partir pour sacrilège…pour être dans l’air du temps parce qu’il a toujours été clivant.
Au-delà du fait qu’ils ne sont pas de la même extraction politique (M5-RFP vs Ex-majorité politique) qu’est-ce qu’on reproche concrètement au PM ? Le fait de critiquer la France ? Le fait de rejeter l’assujettissement à l’étranger ? Le fait de vouloir protéger son pays et d’équiper dignement les FAMA ?
En tout cas, le silence de l’ex- majorité n’est pas acquiescement. La divergence entre les camps vient de la mise en place du gouvernement.
Se voyant mis à l’écart parce que tout le monde ne peut pas y être, l’ex-majorité veut la peau de Choguel.
La guerre qu’elle a menée hier comme aujourd’hui est une guerre de place. Est-il étonnant que l’ex-Président les a appelé Majorité dolosive ? Ce qu’ils veulent ce n’est pas la réussite de la Transition ou du Mali, ils veulent le pouvoir, même s’il faut enjamber le cadavre de Assimi et de Choguel.
Dans cette débauche de patriotisme et soutien tous azimuts à la Transition, ils jouent leurs va-tout avec leurs souteneurs extérieurs : céder le pouvoir aux pions de la France sans autre forme de procès sous peine d’actions, quitte à diviser le Mali !
Qu’est-ce le départ de Choguel entraînera ? Une éradication de l’insécurité et la montée vertigineuse en puissance des FAMA ?
Le recouvrement de l’intégralité de la souveraineté sur l’ensemble du territoire du Mali un et indivisible ? La mise en œuvre intégrale de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ? L’instauration de la paix définitive au centre et l’extinction de toutes les milices et les terroristes ?
Non tout ceci n’est que la tasse de thé de l’ex majorité. En tout cas, notre pays ne fait pas face à une crise politique mais à une crise sécuritaire.
Ils bavent sur Choguel pour avoir exercé un des attributs de la démocratie : la critique du mouvement démocratique. Mais en dehors de la littérature des vainqueurs, c’est quoi le mouvement démocratique ?
Un grand et honteux flop de l’histoire de notre pays. Le mouvement démocratique a trahi (Issa N’Diaye) Qu’a-t-il réussi ? Les résultats doivent ils se traduire en goudron et béton (Mohamed Lamine Traoré) ?
C’est sous le règne des démocrates sincères et des patriotes convaincus que la grande armée du Mali a été démantelée et vendue. Que les recrutements ont été faits à la tête du client.
C’est sous le proconsulat du fils du maître d’école et de la ménagère que le panier de la ménagère s’est vidé et l’école malienne a cessé d’être un lieu d’éducation et de savoir.
Qu’est-ce que Choguel a dit et qui ne soit pas vrai ? Le mouvement démocratique a échoué et est aujourd’hui à la base de nos problèmes.
Vous vouliez pour cette raison faire partir celui qui s’est opposé à vos protecteurs et commanditaires ?
Mais quand même ! Ces démocrates doivent savoir raison garder pour le bonheur de ce pays que nous avons en commun.

PAR MODIBO KONÉ

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Categories: Mali

Cheick Oumar- Choguel: la haine gratuite ?

Fri, 26/11/2021 - 14:06

Dans un entretien accordé à nos confrères de Joliba TV, le président du Mouvement Espoir Mali kura, Cheick Oumar SISSOKO, n’a pas fait de cadeau au Premier ministre Choguel Kokala MAIGA. Il reproche à son frère de lutte au sein du M5-RFP d’adopter un comportement de dénigrement et de contre vérité. Cheick Oumar Sissoko a invité Choguel à se mette avec ceux-là avec lesquels il s’est battu pour faire partir IBK. Pour lui, la situation n’est pas différente de la situation sous IBK. Cependant, croit-il que les assises nationales vont être une plateforme pour permettre au Premier ministre d’avoir les éléments constitutifs de rassemblement, d’une meilleure vision et d’un bon départ. Cette sortie de Cheick qui tacle son compagnon de lutte a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Selon les analyses de certains internautes, le partage du gâteau n’a pas été fait convenablement. Certains réclament le départ de Choguel de la Primature alors que d’autres dénoncent le comportement des leaders du M5 accusés de vouloir prendre le pouvoir en otage. ‘’À entendre Cheick Oumar, c’est le M5 qui doit diriger le Mali, ce qui est aberrant. Ce n’est pas parce que le M5 a désigné le Premier ministre qu’il doit se laisser téléguider par chaque membre du M5… », fustige un internaute. C’est le sujet de votre Facebookan du jour !

Moussa Sidibé : Il ne démissionnera pas, laissé nous avancer

Bakele Traore : parmi vous les politiciens maliens, experts en critique, qui peut faire mieux que Choguel ?

Modibo Samake : Ce que je vois, c’est que ce Monsieur est en train de perdre ses facultés. Lui et tous ceux qui s’acharnent contre Choguel sont animés d’égoïsme et de haine envers ce Monsieur qui est en train de montrer ses preuves de patriote convaincu et convainquant.

Allaoui Angatahi : bonjour, M. Choguel à bien fait son travail. Arrêtez de prendre l’exemple sur la France parce qu’elle aussi prend de l’exemple ailleurs.

Chieck Aboubacar Dougoune : le PM ne démissionnera pas. Choguel ne travaille plus pour le M5, mais plutôt pour le Mali.

Antoinette Somboro : si tu aimes vraiment le Mali, apporte la solution au lieu de critiquer.

Yaya Traore : Antoinette Somboro, vraiment je ne comprends pas s’il s’agit d’être solidaire on ne peut pas. Vive la transition, vive le Premier Ministre ; vive le patriote Président A. GOITA.

Abdramane Maiga : toi Sissoko tu es de Kayes, même les étrangers ont construit à Kayes alors que tu n’as même pas une brique chez toi et tu loges à l’hôtel à Kayes. Tu cherches à avoir une place. Choguel Maiga a tout fait chez lui.

Oumarou Le Targui : Abdramane Maiga, attention mon frère si c’est Tabango, Choguel n’a rien fait ! Mais quand il était à l’AMRTP, il a embauché beaucoup de gens de la commune de Bara.

Sery Dit Babou Diarra : tous les problèmes du Mali, c’est Bamako, vous ne faites que des critiques. Un gouvernement de 5 mois s’il arrive à faire bouger les choses le plus vite que possible comme vous le souhaitez, ça serait un miracle. Il est temps d’accompagner ce gouvernement pour qu’on puisse aller de l’avant. Parler, parler rien ne change ‘’fougoto’’.

Moussa Sangare : ce Monsieur a perdu sa crédibilité depuis le jour qu’il a avancé des accusations sur l’imam sans preuve. Il veut sa part de gâteau.

Malko Dia : Moussa Sangare, c’est juste une question de part du gâteau. Il veut qu’on sache qu’il ne refusera pas un poste ministériel.

Faguimba Doumbia : Cheikh Oumar, tu fais honte à la classe politique.

Aligui Yattara : haaa oui c’est ça le M5-RFP, soutenir au bon moment et dire la vérité quand il le faut sans abandonner.

Sanainde Yalcouyé : les jours de Choguel kokala Maiga à la primature sont comptés. Désormais conjuguez Choguel au passé.

Sanainde Yalcouyé : Wade Maiga, attendez et vous allez voir comment il va partir. Si vous voulez pleurez à chaudes larmes, il va partir.

Coulibaly Pierre : Sanainde Yalcouyé, j’espère que tu comprends que cette lutte n’est pas une question de personne, mais plutôt la libération du Mali du néocolonialisme. Parmi ces hommes politiques, y compris Cheik Oumar Sissoko, qui peut faire mieux que Choguel ?

Sanainde Yalcouyé : Coulibaly Pierre ne vous fatiguez pas, Choguel va partir et ça sera très bientôt.

Fousseyni Traore : c’est une déception de voir Sissoko sortir contre Choguel. Il fait partie des groupes des diviseurs qui sont en train de se constituer.

Amadou Kone : il n y a pas mieux que Choguel. La chute de Choguel est synonyme de la chute du Mali jusque-là il n’a rien fait de mal, bien au contraire.

Malko Dia : Amadou Kone ce dont Choguel est capable de faire, je ne vois pas un autre politicien capable de le faire. Qu’il arrive à faire sortir ou pas le Mali du trou, ce qui est sûr c’est que c’est un patriote. Cheick Oumar doit se comporter comme AOK, se taire. Son avenir est derrière lui. Laissons la jeunesse s’affirmer.

Alass Bèrè : le premier ministre à user de tous les discours pour être là où il est aujourd’hui et use de toutes les manigances pour y demeurer aussi longtemps que possible. Le premier ministre, c’est malheureux de le dire, ne se soucie pas du Mali. C’est un vrai stratège comme l’a souligné Djim, mais pas dans le sens de l’avenir du pays, mais plutôt du sien. Il n’a pas vocation à servir ce pays, car il est de si mauvaise foi qu’il n’a pas honte de dire une chose et son contraire.
Aujourd’hui, nous avons des problèmes sérieux, notre État n’a autorité que sur les villes, nos villages sont occupés, nous nous faisons entourés par le terrorisme et l’État s’est déjà fait substitué dans plusieurs zones du territoire.
Pendant ce temps, le Premier ministre continue à tenir des discours aux allures de campagne comme si il était candidat à sa propre réélection, son brouhaha lui sert à camoufler son incompétence.
Depuis qu’il est venu, il ne va inaugurer que des œuvres qui étaient entamés par le régime précédent en se tapant la poitrine comme s’il en était l’initiateur.
Il ne manque aucune occasion pour tenir des discours politiques, à commencer au stade, lors du Maouloud, jusqu’aux églises.
C’est le drame de la transition, le fait de s’occuper de la politique et non du pays. En vérité, il doit être dit ici qu’un report des élections n’est qu’une preuve de l’incompétence de l’État à apporter la sécurité.
Tout ça pour vous dire que vue la situation, vue les enjeux et vue le comportement du Monsieur, il est très difficile de le définir sans franchir les limites du langage; chose à laquelle je ne souhaiterais pas m’adonner.

Boubacar Mariko : les intellectuels maliens m’étonnent et ne cessent de me surprendre tous les jours que Dieu fait. Pourquoi en vouloir à quelqu’un qui fait déjà beaucoup. Qui d’entre nous est sans défaut si les défauts sont des contradictions internes qui permettent d’exister.
Vraiment qu’on laisse ce pays s’en sortir de la crise. Que nous l’aimons ou que nous ne l’aimons pas, ça n’a aucune importance, pourvu que le Mali avance.
Que Dieu bénisse le Mali !

Malko Dia : Boubacar Mariko, au fond on a l’impression que le partage du gâteau ne s’est pas fait convenablement. A entendre Cheick Oumar, c’est le M5 qui doit diriger le Mali, ce qui est aberrant. Derrière tout, c’est peut-être le refus de prendre un appel. Ce qui s’annonce pour le Mali n’est pas bien du tout. Parce que le M5 a désigné le Premier ministre en la personne du Dr Choguel qu’il doit se laisser téléguider par chaque membre du M5. Stephen kechy l’a dit une fois au Mali au sujet des supporteurs maliens. Chacun des supporteurs maliens se comporte comme un entraîneur. De ce fait, chaque membre du M5 veut agir comme un PM. C’est Kaou Djim qui va se réjouir au moins d’ici le 3 décembre.

Mariam Sidibe : Boubacar Mariko, nous le peuple et surtout la jeunesse devra se lever pour défendre notre avenir, car ces vieux et vieilles ne nous aiment pas.

Mamary Kouma : Diawoye, je vous invite à lire les commentaires, cela va vous permettre de ne plus inviter les maudits crocodiles à insulter les leaders dignes.

Demba Kasse : M. Sissoko, je t’aime beaucoup, mais de grâce laisse mon Premier ministre en paix.

Adama Chaleur Mariko : on te comprend, depuis longtemps, tu veux devenir Premier ministre. Vive la Transition, que Dieu bénisse le Mali !

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23è Conseil d’administration de la CANAM: une prévision budgétaire de plus de 87 milliards de FCFA en 2022

Fri, 26/11/2021 - 14:04

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu ce jeudi 25 novembre 2021, sa 23ème session ordinaire du conseil d’administration ; dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali. L’ouverture des travaux était présidée par le Pr Mamady KANE, président du Conseil d’administration ; en présence du Médecin-Général Boubacar DEMBELE, directeur général de la CANAM ; ainsi que l’ensemble des administrateurs.

A l’ordre du jour de cette présente session : l’examen et d’adoption de l’état de mise en œuvre des recommandations de la 22ème session ordinaire du Conseil d’administration ; l’examen et adoption du rapport d’activités et de l’état d’exécution du budget au 30 septembre 2021 ; l’examen et l’adoption du programme d’activités et du projet de budget au titre de l’exercice 2022 ; ainsi que des questions diverses
A l’ouverture des travaux, le PCA Mamady KANE, après vérification des mandats, a demandé d’observer une minute de silence à la mémoire de trois collègues de la CANAM disparus, à savoir les sieurs Fousseyni COULIBALY, Baouro BA et Abdoul Karim TANGARA,

Concernant les activités de 2022, le PCA Mamady KANE a souligné que le projet de budget prévisionnel de la CANAM se chiffre en toutes sources confondues, à la somme de 87 milliards 494 millions 167 mille 927FCFA contre 75 milliards 063 millions en 2021, soit un accroissement de 16, 56%. Il a fait savoir que le programme d’activités 2022 tournera autour de cinq axes stratégiques, conformément au plan de développement stratégique (2021-2025) de la CANAM, socle du système de management de la qualité pour la certification ISO 9001 version 2015.
S’agissant de l’année écoulée, Mamady KANE a fait savoir que 2021 avait été marquée par un certain nombre de résultats obtenus par la CANAM au cours de la période du 1er janvier au 30 septembre notamment.
Parmi ces résultats, il a cité l’élaboration des projets de textes relatifs au modèle de convention de délégation de gestion du RAMU.
Aussi, le Président du conseil d’administration a affirmé que 115 908 personnes avaient été immatriculées au cours de la même période, portant ainsi le nombre total des personnes immatriculées à 1 542 616.
Il a également signalé que 35 conventions avaient été signées avec les établissements de soins publics et le secteur privé de la santé.
Par ailleurs, le PCA a soutenu que sa structure a encaissé au titre des cotisations, un montant de plus de 57 milliards 921 millions F CFA provenant de la CMSS : 26 159 472 340 F CFA ; et de l’INPS : 31 761 817 577 F CFA) ; soit un taux de réalisation de 77, 16%.
Ensuite, Mamady KANE a fait savoir que 160 prestataires de soins de Bamako avaient été appuyés, dont des hôpitaux, des cliniques et cabinets, des CSREF et des pharmacies.
A cela s’ajoute, selon lui, six rencontres des commissions paritaires entre ka CANAM et les structures conventionnées de Bamako et de Kati ville ont été organisées, dont 4 avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et 2 avec le Conseil national de l’Ordre des Médecins.
Il a déclaré que 11 500 contrôles médicaux sur les assurés AMO de Bamako et de Kati avaient été effectués par la CANAM, notamment sur les feuilles de soins.
Par contre, le président de la séance a reconnu que la CANAM avaient rencontré des contraintes et des difficultés au cours de la mise en œuvre de ses activités, notamment : le retard dans le paiement des factures des prestataires de soins de santé conventionnés ; le retard dans l’élaboration ; et adoption des textes relatifs au RAMU…
Evoquant des recettes, le président du Conseil d’administration s’est réjoui du fait que la CANAM ait mobilisé du 1er janvier au 30 septembre 2021, toutes sources confondues, un montant qui s’élevait à plus de 59 milliards 427 millions de francs CFA avec un taux de réalisation d’environ de 79% par rapport au montant prévisionnel annuel qui se chiffre à 75 063 000 000 F CFA.
Enfin, les cotisations AMO reversées, selon Mamady KANE, à la même période par les Organismes gestionnaires délégués (INPS et CMSS) pour le compte de la CANAM, se chiffrent à plus de 57 milliards 921 millions F CFA sur 73 milliards 156 millions de francs CFA, soit un taux de réalisation de 79%.

Par SABA BALLO

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La CPI réduit la peine de prison d’un Jihadiste Ahmad Al Faqi Al Mahdi

Fri, 26/11/2021 - 14:01

La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi 25 novembre avoir réduit de deux ans la peine de prison du jihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, condamné en 2016 pour son rôle dans la destruction des mausolées protégés à Tombouctou. « Le collège de trois juges de la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) qui avait été chargé d’examiner la peine d’emprisonnement infligée à Ahmad Al Faqi Al Mahdi (« M. Al Mahdi ») a décidé de réduire de deux ans la peine initialement fixée à neuf ans. Cette peine sera donc purgée au 18 septembre 2022 », écrit la CPI dans son communiqué. Pour parvenir à cette décision, les juges « ont tenu compte de plusieurs éléments tels que l’instabilité sociale que pourrait causer une libération anticipée dans le nord du Mali, les possibilités de resocialisation et de réinsertion de M. Al Mahdi, et la coopération dont il a fait preuve depuis qu’il a été remis à la Cour en septembre 2015. Gardant à l’esprit les vues exprimées par la République du Mali et par les victimes, les juges ont estimé que la réduction ne devait pas s’appliquer à la totalité du temps qui reste à purger par M. Al Mahdi. Par conséquent, compte tenu de la décision rendue aujourd’hui, M. Al Mahdi purgera le restant de sa peine jusqu’au 18 septembre 2022. Les dispositions nécessaires à la libération de M. Al Mahdi seront prises le moment venu », précise la Cour pénale internationale.

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Entreprenariat: l’USSGB lance un projet d’incubation des étudiants

Fri, 26/11/2021 - 13:56

L’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB) a procédé au lancement de son projet «Entreprenariat des étudiants de l’USSGB » à la faculté des Sciences-Economiques et de Gestion. . Intitulé «Former-Accompagner-Entreprendre», ce projet est soutenu par le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM).

La cérémonie officielle de lancement était présidée par le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye MAGASSOUBA ; en présence du président du conseil de l’université science sociale et de gestion de Bamako ; du vice-président du CNPM ; du directeur nationale de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ; du directeur général de l’agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ).
Après avoir, au nom du Pr. Amadou Keita, ministre de l’Enseignement
Dans intervention, le Chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye MAGASSOUBA a souligné que ce Projet constitue une réponse à la question de l’amélioration de l’employabilité des diplômés de l’USSGB à travers le développement de l’esprit entrepreneurial et de la création d’entreprises.
Fruit de la coopération entre l’USSGB et ses partenaires, ce projet, a-t-il fait savoir, a pour objectif de former les étudiants à l’esprit entrepreneurial et à la création d’entreprises ; améliorer l’éducation financière des étudiants ; créer et dynamiser une structure d’aide à la création d’entreprise appelé « Maison d’Entreprenariat de USSGB ».
Il s’agit aussi de procédé à la mise en place d’un prix compétitif d’aide aux étudiants porteur de projet d’entreprise solide et innovent dénommé «Prix musclé votre entreprise».
Avec son effectif estimé à 40 000 étudiants, l’USSGB est considéré comme la plus grande université au Mali.
Seule bémol, ces étudiants éprouvent des difficultés de trouver un emploi à fin de leur cycle.
C’est pourquoi, Balla DIARRA, recteur de l’USSGB soutient que le problème de l’emploi des jeunes est universel et relève de plusieurs acteurs ; notamment l’Etat, les entreprises, mais aussi les universités.
«C’est pourquoi nous avons créé ce projet afin de transformer une partie des diplômés de USSGB, de potentiels salariés en plutôt potentiels employeurs », a-t-il expliqué.
Le projet d’entreprenariat est un programme concernant toutes les facultés de l’USSGB.
Moussa OUELOGEM, l’un des formateur, a expliqué les différents étapes de ce programme qui doivent aboutir au choisi des étudiants retenus pour la dernière phase.
«Nous allons commencer avec la première et la deuxième année qui vont d’abord suive un programme de diversion entrepreneurial, qui se fera une fois par semaine durant 1 mois », a-t-il dit.
«Ensuite nous allons les exercés, et ceux qui seront retenu passeront à l’étape suivante, nous ferons ensuite un concours dans lequel les étudiants défendrons leur projet ; et enfin, nous allons retenir les 20 meilleurs et ceci seront dans la maison de l’entreprenariat », a-t-il poursuivi.
Selon le coach, ils seront accompagnés pendant un certain temps pour murir leur projet. Ensuite, ils seront installés et bénéficieront d’un appui technique et financier afin que leur projet puisse voir le jour.
Le formateur souligne également que les étudiants rencontreront des entrepreneurs qui vont leur parler de leur parcours et l’importance de l’entreprenariat, dans le but de les inciter à se lancer dans l’entreprenariat.
L’un des bénéficiaires, Amara CISSÉ, étudiants de la faculté des sciences Economique et Gestion de Bamako (FSEG) est tout content du projet qui est, à ses yeux, une belle occasion d’éviter le chômage après les études.
«C’est une bonne initiative, car après les études, même pour trouver un stage devient difficile. Ce projet nous donne l’opportunité de se lancer dans l’entreprenariat et de crée notre propre emploie».
Par ailleurs, les responsables de l’USSGB, ont profité de l’occasion pour annoncer aux étudiants qu’un autre projet serait en cours de lancement. A savoir, celui de la production de référentielle des métiers et des compétences des formations afin, de les conformées avec les besoins du marché de l’emploi.

AMINA SISSOKO

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Levée de mot d’ordre de grève: ce que le SYNABEF a pu arracher

Fri, 26/11/2021 - 13:51

Le mot d’ordre de grève de trois jours du syndicat national des banques, assurances et établissements financiers (SYNABEF) entamée le mardi dernier, a été finalement écourté suite à un accord signé entre les différentes parties ce mercredi 24 novembre.

Le Syndicat national des banques, assurances et établissements financiers (SYNABEF) en grève de trois jours reconductibles vient d’arracher un accord portant sur dix points de revendications. Mais les revendications ayant motivé les cessations de travail portaient sur 13 points.

Par ailleurs deux revendications relatives au point 3 et 4 ont été retirées. Il s’agissait, d’une part, du départ sans condition des MM. Bréhima Amadou HAIDARA et Fantamadi KEITA de la BDM et de la présidence de l’APBEF pour un climat social serein et apaisé. D’autre part, le retour sans condition de Mme KANE Djénèba SALL au travail avec réparation totale des préjudices subis dans cette affaire de licenciement abusif.

Ainsi, après examen des points du préavis, il a été convenu de ce qui suit :
la transposition des augmentations de salaires obtenues en 2021 conformément au Procès-Verbal de conciliation signé le 05 février 2021 entre l’UNTM, le Gouvernement du Mali et le CNPM.
Les parties présentes sont convenues de l’ouverture des négociations au sein des entreprises pour voir la faisabilité de ces augmentations conformément au protocole de 1994 signé entre l’UNTM et le CNPM.
Concernant le secteur bancaire et établissements financiers, les négociations seront ouvertes conformément à l’article 59 la Convention collective des Banques. Assurances et Établissements Financiers du Mali.
Concernant le secteur bancaire et établissements financiers, les négociations seront ouvertes conformément à l’article 59 la Convention collective des Banques. Assurances et Établissement Financiers du Mali.
Il y a également la finalisation de la relecture de la Convention Collective des Banques, Assurance et Établissements Financiers du Mali. Après échanges et discussions les parties sont convenues des taux suivants au titre de la grille de la convention collective des Banques, Assurances et Établissements Financiers du Mali 10% avec rappel pour compter de janvier 2022 et 2% en janvier 2023 accordé.
Parmi les points accordés, on note également la réintégration pour vice de forme, dol et raisons infondées, de tous les partants non volontaires (n’ayant pas rédigé de demande) qui ont été contraints au départ d’ECOBANK…
Aussi, les parties ont accordé la revalorisation de la grille des salaires de 10% en 2021 et de 2% en janvier 2023. A cela s’ajoute l’intégration progressive des intérimaires en fonction des possibilités d’exploitation des structures. Mise en place composée APBEF, CCAM, SYNABEF, FENPECAB, PMU Mali, Groupement des Pétroliers, ANSE. Aussi, il y a eu l’accord sur le recensement et harmonisation des bonnes pratiques…

Sur la restitution à l’ensemble des partants (ECOBANK), des taxes perçues et le provisionnement de leurs encours de prêts à la Banque, suivant les mesures d’accompagnement du Gouvernement pour raison de COVID19.
Si le gouvernement en matière de Fiscalité intérieure dans le plan de riposte contre COVID.19 n’a pas prévu de restitution d’ITS pour raisons de licenciements pour motifs économiques liés à la pandémie, l’accord conseille les travailleurs de saisir l’Inspection du travail et la Direction de ECOBANK pour le remboursement de l’ITS prélevé.
Selon le secrétaire général Hamadoun BA, c’est un accord historique après de longue lutte syndicale qui profitera à tous les acteurs.
Pour les membres du Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces du Mali, c’est le satisfecit après ce mouvement de grève. « Il y avait treize points de réclamations et de revendications. Nous avons eu dix points d’accords. Les trois autres points de commun accord ont été retirés », affirme Ogotembeloum Guindo, secrétaire administratif du SYNABEF à nos confrères de Studio Tamani. « Aujourd’hui, ils peuvent être fiers. Leurs syndicats se sont battus pour leur satisfaction entière », indique M.Guindo.

Par SABA BALLO

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16 jours d’activisme contre les vBG: le ton donné à Kangaba

Fri, 26/11/2021 - 13:50

La campagne des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée des droits humain. Le Mali a lancé ses activités le même jour à Kangaba sous la présidence de de Mme WADJIDJE Founé COULIBALY, Ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence des autorités traditionnelles et administrative de la commune rurale de Minidjan, des partenaires techniques et financiers du Mali et les groupements de femmes de ladite commune rurale.

C’est avec allégresse que les populations de Kangaba ont accueilli Mme le Ministre et sa délégation. A l’ordre jour, des hommages aux femmes, surtout aux survivantes, des conseils à l’endroit de tout un chacun pour protéger les droits des femmes en tout moment.
« La fin de la violence contre les femmes et les filles : une priorité pour le Mali, Je m’engage ! », tel est le thème de la présente édition.
En campant le décor, Mme Béatrice EYONG, représentante ONU FEMMES, représentante du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Mali et des Partenaires Techniques et Financiers a déploré la recrudescence des violences basées dur le genre ces dernières années.
Selon elle, pour la seule année de 2020, 6605 incidents de violences basées sur le genre ont été rapportés par les acteurs du Système d’Information sur les VBG (GVBIMS). Entre juillet et septembre 2021, poursuit-elle, au moins 3354 incidents de VBG ont été rapportés contre 1663 cas à la même période en 2020 soit une augmentation de 65%. Environ 100% des personnes survivantes sont des femmes. Les enfants de moins de 18 ans représentent une tranche non négligeable des personnes survivantes soit 58% des cas, dont 38% sont des filles de moins de 18 ans et 5% sont des garçons de moins de 18 ans. « Toujours dans la même dynamique, entre avril et juin 2021 les acteurs du GBVIMS ont enregistré 43% de violences sexuelles dont 29% de viol contre 7% de viol au cours de la même période en 2020», a-t-elle déploré.
Elle a par ailleurs fait un tableau peu reluisant sur la situation des VBG au Mali. Malgré selon elle, les séries de sensibilisations et d’informations sur le respect des droits humains, la violence physique entre partenaires sexuels demeure très fréquente au Mali et semble être banalisée par la perception générale. « Selon EDSM 2018, 79 % de la population pensent qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme. En termes d’accès de services de prise en charge, en juin 2021, environ 67% des communes du Mali ne disposent d’aucun service de prise en charge des cas de violences basées sur le genre tandis que 71% des services disponibles sont essentiellement orientés vers l’appui psychosocial et le référencement », a-t-elle martelé.
Elle a ainsi indiqué qu’au regard de ces chiffres alarmants, la campagne des 16 jours d’activisme constituait une réelle opportunité d’attirer davantage l’attention de l’opinion publique sur les maux dont souffrent quotidiennement les femmes et les filles à travers le monde.
Quant au WADJIDJE, elle a rappelé que la violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elle se manifeste sous plusieurs formes. Les principaux facteurs de risque de la violence à l’égard des femmes et des filles ont été exacerbés par l’insécurité et la pandémie de COVID 19. Comme pour donner des preuves, elle nous rassure que les chiffres parlent. «Selon l’Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM-VI 2018), au moins 45 % des femmes de 15 à 49 ans ont subi des actes de violence physique ou sexuelle ; environ la moitié des femmes (soit 49 %) de la même tranche, en union ou en rupture d’union ont subi des violences émotionnelles, psychologiques, physiques et/ou sexuelles. Parmi les victimes, 68 % n’ont jamais recherché d’aide et n’en ont jamais parlé à personne. Cette même enquête montre un taux de mariage de 53 % avant l’âge de 18 ans, et un taux de 18 % avant 16 ans, toujours dans la tranche d’âge de 15 à 49 ans », a-t-elle fait le constat amer
Signalons que pendant cette campagne des 16 jours d’activisme, les activités porteront sur l’’information et la sensibilisation des communautés, des scolaires et des universitaires sur l’ampleur et les conséquences des violences faites aux femmes et aux filles, l’incitation des survivantes et des communautés à dénoncer immédiatement les auteurs de violences , la formation et le plaidoyer à l’endroit des décideurs.

PAR CHRSITELLE KONE

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Propos anti-démocratiques: l’ADEMA-PASJ s’insurge contre Choguel

Thu, 25/11/2021 - 13:53

Après l’ADEMA Association et le PARENA de Tiébilé DRAMÉ, le Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ) en veut au Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAIGA, pour avoir tenu des propos jugés anti-démocratiques. Dans un communiqué signé par le président Marimantia DIARRA, l’ADEMA PASJ montre ses biceps au chef du gouvernement et appelle le Président de la Transition à jouer pleinement son rôle de garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

Dans ledit communiqué, l’ADEMA affirme avoir constaté, depuis un certain temps, que le Premier ministre actuel de la Transition, le Dr Choguel Kokala MAIGA, et d’autres nostalgiques de la période révolue de la dictature et du parti unique ne cessent de pourfendre les acquis démocratiques arrachés de haute lutte, dans le sang par le peuple du Mali.
« Profitant des leviers du pouvoir de transition, le Premier ministre actuel est en train de dévoiler, jour après jour, sa vraie nature revancharde contre le Mouvement démocratique. Les récents propos lors de sa rencontre avec les notabilités traditionnelles et coutumières du pays en sont une parfaite révélation. Il martelait lors de ladite cérémonie que « le seul et unique bilan que la démocratie nous a légués est la floraison des associations et des partis politiques », s’insurge le président de l’ADEMA.
Le parti déplore que ces propos aient été ‘’repris par des pseudo-démocrates qui profitent des libertés individuelles et collectives chèrement acquises par le peuple malien pour jeter l’anathème sur les acquis démocratiques’’.
C’est pourquoi l’Adéma-PASJ, parti historique, héritier de la révolution de mars 1991, dénonce avec véhémence ces propos du Premier Ministre de la Transition et de certains nostalgiques de la dictature militaire incarnée par le Général Moussa Traoré et son parti unique I’UDPM.
L’ADEMA qualifie les propos du Premier ministre de malencontreux, d’inacceptables et d’insultes à la mémoire des martyrs de mars 1991.
Le président Marimantia DIARRA estime qu’au moment où le pays a le plus besoin de rassemblement de tous ses fils et filles à un tournant historique marqué par de multiples défis, de tels discours haineux et vindicatifs sont à bannir et à combattre sans concession aucune.
Ainsi, face à ce qu’il décrit comme la falsification et la réécriture délibérée de l’histoire démocratique de notre pays, l’ADEMA-PASJ estime qu’il devient impérieux pour les démocrates de s’unir face à l’apologie de la pensée unique du Premier ministre de la Transition qui menace la démocratie chèrement acquise par le peuple malien.
« Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice ne tolérera aucune attaque injustifiée contre les acquis démocratiques, la révolution populaire du 26 mars 1991 », a déclaré le président du parti, avant de lancer un appel pressant et patriotique au Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, à jouer pleinement son rôle de garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale dans un pays en proie à de multiples défis, gage de réussite de la Transition.

PAR MODIBO KONÉ

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Terrorisme: la piteuse guerre des mots

Thu, 25/11/2021 - 13:48

Certaines officines, en reportage commandé à Gao, rapportent : « À la veille du G7 au Royaume-Uni, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait opérer une « transformation profonde » de sa présence militaire au Sahel, et la fin de l’opération Barkhane. (…) Transformation donc. Mais le terme a trop souvent été supplanté par ceux de «réarticulation», «redéploiement», «désengagement» et même «retrait». L’amalgame avec le piteux «retrait» américain d’Afghanistan (NDLR : l’opinion internationale peut témoigner que les Américains n’étaient pas les seuls en Afghanistan et que leur retrait bel et bien annoncé a tellement flanqué la frousse à la France qu’elle organise en tapinois une déroute planifiée pudiquement appelée « transformation profonde ») a vite suscité des interrogations, des raccourcis, voire des accusations de lâchage. Certains des partenaires de la France au Sahel ont accusé le coup ».
Sans être des Gaulois, nos ancêtres l’étaient au même titre que ceux de notre « partenaire historique » et nous nous y connaissons également dans les subtilités de la langue de Molière.
Transformation ne signifie pas retrait ; mais il n’en demeure pas moins que c’est le président MACRON qui a annoncé « la fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure et la mise en œuvre d’une alliance internationale associant les États de la région ».
Selon SudOuest avec AFP, dans une publication du 11 juin 2021 : « Après plus de huit ans d’engagement massif, Emmanuel Macron a annoncé jeudi une réduction de la présence militaire française au Sahel, marquée par la fermeture de bases, et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d’une « alliance internationale » associant des Européens ».
«Evidemment la France n’a pas vocation à rester éternellement au Sahel (…). Il est vraisemblable qu’il faille adapter le dispositif Barkhane », déclarait pour sa part peu de temps avant le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en déplacement à Abidjan, sans plus de précisions.
Invité le vendredi 18 juin 2021 de RMC et BFMTV, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères est revenu sur l’annonce de la fin prochaine de l’opération Barkhane au Mali et au Sahel : « Il y aura moins de soldats français, mais plus de soldats européens ».
Le message est clair : l’intervention française va désormais connaître une transformation radicale et en profondeur qui passera par la fermeture de bases de l’armée françaises. Selon des sources françaises, l’opération Barkhane dispose de plusieurs bases au Mali dont certaines pourraient être fermées à moyen terme. A l’horizon 2023, les effectifs français devraient tourner autour de 2500 personnes selon l’une de ces sources. Paris déploie quelque 5100 soldats contre les djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda.
Concrètement, Paris a abandonné ses emprises de Kidal et de Tessalit et ce sera prochainement le cas de Tombouctou.
De même, c’est un secret de polichinelle que c’est Niamey qui est devenue la nouvelle plaque tournante du dispositif militaire français au Sahel. La preuve : les soldats français qui ont eu maille à partir avec les populations au Burkina-Faso ne se rendaient pas sur un théâtre d’opérations, mais se repliaient sur le Niger.
En amplifiant à souhait le « retrait piteux » des Américains d’Afghanistan, notre « partenaire historique », en réalité créait un écran de fumée pour dissimuler sa déroute au Sahel après une guerre de 8 ans pour des résultats faméliques.
Autant elle n’a pas gagné la guerre contre les terroristes, autant elle n’est pas prête de gagner la guerre des terminologies. Ce d’autant plus que les populations sont de plus en plus ombrageuses à son égard. Et pour cause, la MINUSMA est son appendice. Parmi les exploits de cette force onusienne, il y a l’établissement d’une zone temporaire de sécurité large de 10 kilomètres et située entre Anéfis et Almoustarat ; l’instauration d’un périmètre de sécurité de 20 km autour de Kidal, dans les deux cas, pour protéger la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ; la répression d’une manifestation contre la signature d’un « accord pour l’établissement d’une zone temporaire de sécurité » entre la MINUSMA et la CMA qui a fait au moins trois personnes tuées et de nombreux blessés.
Pour la population dubitative, la fameuse « Alliance internationale » n’est qu’un autre appendice qui ne produira pas davantage de résultats dans le cadre de la sécurisation de notre territoire.
Donc, ce ne sont pas avec des mots qu’il faut soigner des maux.

PAR BERTIN DAKOUO

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Projet Wagner: les raisons d’un blocage

Thu, 25/11/2021 - 13:44

Alors qu’une frange importante de la population, en l’occurrence sa frange juvénile, réclame à cor et à cri l’intervention de la Russie, dont «(…) la pratique montre qu’il s’agit d’un partenaire fiable », selon le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, dans une récente interview accordée à l’agence russe RIA Novosti, elle doit plutôt se préparer à accueillir des para-militaires de la société de sécurité privée Wagner. Mais qu’est-ce qui bloque son déploiement tant espéré pour porter un « coup fatal » aux agresseurs qui imposent des épreuves rédhibitoires à notre pays depuis au moins 8 ans?

L’information a été révélée par les medias hexagonaux : les autorités maliennes sont proches de conclure un accord avec la société militaire privée russe Wagner pour la sécurisation du territoire national. Reuters, citant une source européenne qui suit le dossier ouest-africain et une source proche des services de sécurité au Sahel, ajoute que « l’accord pourrait porter sur l’envoi d’un millier de mercenaires russes au Mali. » « Deux autres sources ont dit penser que leur nombre serait moins élevé, sans fournir d’estimation chiffrée », rapporte l’agence.
Des sources du ministère de la Défense et des anciens combattants ont également confirmé des contacts avec la partie russe dans le cadre de la sécurisation du territoire, dans la perspective de « la transformation profonde du dispositif militaire au Sahel » synonyme de retrait progressif.
Mais l’équivoque a été définitivement levé lorsque le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, du haut de la tribune de la 76e Assemblée générale des Nations-Unies, le 25 septembre 2021, a assené : «La nouvelle situation née de la fin de l’opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autres partenaires ».
C’est vrai que le même jour que le chef du Gouvernement faisait sa déclaration de guerre à notre « partenaire historique », le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï LAVROC, confirmait implicitement, sans les nommer, que des mercenaires russes seraient déjà présents au Mali.
Mais, ce qu’attendent nos compatriotes qui ont réclamé à gorge déployée la présence militaire russe dans notre pays, ce n’est pas une présence clandestine à travers des déclinaisons sous forme de sociétés de gardiennage ; mais plutôt une présence militaire opérante et triomphante sur les théâtres d’opérations. Or, sur ce plan, les attentes sont loin d’être comblées.
Alors, différentes explications sont fournies quant à la procrastination de l’intervention militaire du groupe de sécurité russe Wagner.
Selon ‘’Ouest France’’, dans un article intitulé ‘’La France redimensionne son dispositif au Sahel’’ : ‘’Les menaces françaises et estoniennes de se retirer de la mission Takuba, composée de détachements de forces spéciales européennes, ont gelé ce projet’’. (NDLR : recourir aux services de la société militaire privée russe Wagner).
Cette explication vaut ce qu’elle vaut, dès lors qu’il est généralement admis que gouverner c’est prévoir et que par conséquent les autorités de la Transition ont dû envisager différents cas de figure possible, dont justement celui du retrait de certains pays de la Force Takuba qui n’apparaît d’ailleurs pas jusque-là comme un foudre de guerre.
Une autre explication plus crédible cette fois-ci, c’est la facture prohibitive de l’intervention de Wagner pour un pouvoir de transition. Parmi les conditions, quatre sources auraient déclaré à Reuters que le groupe Wagner serait payé six milliards de francs CFA (environ 9,15 millions d’euros) par mois pour ses services. L’accord pourrait également garantir à la société russe l’accès à trois gisements miniers, deux d’or et un de magnésium, a ajouté une des sources.»
Non seulement, il n’est pas évident que le Gouvernement qui n’est pas Crésus par ces temps de crise protéiforme puisse payer rubis sur ongle six milliards de francs CFA par mois, mais également il serait scandaleux de plonger tête baissée dans les travers de certains pays où intervient Wagner accusé de piller les ressources minières, notamment en République centrafricaine. Evidemment le groupe Wagner est accusé, notamment par la France, de se rémunérer sur les ressources des pays dans lesquels il intervient. Mais, la France accuse pour des raisons propres, d’autres sources portent les mêmes accusations.
Une conséquence, selon Roland Marchal Sociologue, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), de l’intervention du Groupe paramilitaire Wagner, c’est que l’armée malienne sera attaquée très frontalement et n’aura pas le backup de ses autres partenaires.
A cela, il ajoute les réticences de mouvements armés, à l’instar de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).
Autant de facteurs qui peuvent expliquer les atermoiements des autorités de la Transition.
Pour autant est-il important de rappeler que le Premier ministre, lors de différentes interventions, n’a parlé que de « Plan B ». Ce qui implique que nonobstant les levées de boucliers, c’est le Plan A qui court toujours.

PAR BERTIN DAKOUO

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Journées Nationales du Secrétariat et de l’Assistanat: rendez-vous les 9 et 10 décembre 2021

Thu, 25/11/2021 - 13:42

Les Journées Nationales du Secrétariat et de l’Assistanat se tiendront les 9 et 10 décembre 2021 prochains, sous le parrainage du ministère de la fonction publique , à l’hôtel Azalai Salam de Bamako. Les enjeux de ce rendez-vous étaient au cœur des échanges entre les hommes de média et les membres de la commission d’organisation au cours d’une conférence de presse, ce mardi 23 novembre 2021, à l’ACI 2000.

Cette conférence de presse était animée par le Directeur de RHmag-Mali, Michael TRA BI, qui avait à ses côtés le président de l’Association Malienne de la Qualité (AMAQ), Abdrahamane DEMBELE.
« Dynamisme, responsabilité, proactivité au service de l’organisation », tel est le thème de cette 1ère édition des Journées Nationales du Secrétariat et de l’Assistanat, organisées par RHmag en partenariat avec l’Association des Secrétaires Assistants et Attachés de Direction (ASAAD-Mali).
Le Directeur de RHmag a expliqué que la fonction de Directeur au sein d’une entreprise ou d’une organisation, de coordinateur de projet exige de la concentration pour définir et mettre en œuvre des stratégies.
Pour lui, le constat est que les cadres et plus spécifiquement les Directeurs sont si absorbés par certaines tâches courantes qu’ils n’arrivent souvent pas à atteindre certains résultats.
M. TRA BI pense que la solution, pour eux, réside dans la recherche de l’efficacité et la performance de leurs collaborateurs, notamment leurs attachés administratifs.
« Qu’il s’agisse d’un (e) secrétaire ou spécifiquement d’un (e) assistant (e) de Direction, sa contribution à la réussite de la mission du patron est capitale.
L’édition 2021 des Journées Nationales du Secrétariat et de l’Assistanat est organisée pour leur permettre d’être plus efficaces dans leurs missions et comprendre davantage les évolutions et nouvelles exigences de leur métier pour s’y adapter au mieux », a-t-il ajouté.
Il a noté que plus qu’une école de formation continue au contact des pairs et de développement des capacités techniques managériales, les Journées Nationales du Secrétariat et de l’Assistanat sont aussi un cadre de partage d’expérience mettant en interface les différents métiers dont dépend le succès des organisations.
Il s’agit, selon lui, de profiter des partages d’expériences et de renforcer ses capacités sur des thématiques d’intérêt général et d’actualité dans le domaine du secrétariat et de l’assistanat ; de comprendre et s’adapter aux nouvelles exigences du métier de secrétariat et de l’assistanat ; se former aux nouvelles techniques du métier du secrétariat et de l’assistanat ; faire des rencontres productives avec d’autres praticiens du métier du secrétariat et de l’assistanat.
Le président de l’AMAQ, Abdrahamane DEMBELE, a expliqué que le secrétaire et l’assistant de Direction ont un rôle important à jouer concernant tout ce qui impacte positivement ou négativement une société. Pour lui, il est important que les assistants et les secrétaires de Direction soient formés.
De son avis, ils doivent maîtriser tout ce qui concerne les outils de développement.
« N’est pas assistante et secrétaire de Direction qui le veut. Ces postes nécessitent une certaine ouverture d’idées », a précisé le président de l’Association Malienne de la Qualité.
Pour prendre part à ces sessions, le participant doit être un agent en poste au niveau du service public de l’Etat ou des collectivités ; ou du privé inscrit par le service en question moyennant le paiement de la somme de 250 0000 F CFA.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Sans Tabou: suspension de la constitution, nationalisme ou délire populiste

Thu, 25/11/2021 - 13:40

Au moment où les autorités de la transition sont dans une dynamique d’écouter, de rassembler l’ensemble des forces vives de la nation pour poser les jalons d’un nouveau départ, certains exprimant leur soutien inconditionnel de la transition appellent paradoxalement à la suspension de la Constitution du 25 février consacrant un certain nombre de droits et de la liberté publiques.

Alors que président Assimi GOITA, a engagé des consultation tous azimuts avec les forces vives de la nation pour arracher un consensus autour des ANR, des politiques comme Aboubacar Sidick FOMBA et Jeamille BITTAR qui ne respirent que pour la Transition et la défense de celle-ci, ne ratent plus l’occasion d’aller au charbon même contre des valeurs pour lesquelles ils s’identifiaient en s’engageant dans la vie politique.
C’est ainsi que contre les positions politiques opposées à la démarche du gouvernement, donc de la transition, ils souhaitent la suspension de la Constitution en vue de maintenir ces voix dans le silence.
« Ce n’est pas une histoire du M5. Ma conviction est réelle. Je le dis, je le réaffirme, si ça ne tenait qu’à moi, je demande au président Assimi de suspendre la Constitution et de dissoudre toutes les formations politiques afin que nous ayons des formations politiques qui ont une légitimé en se reconstituant », a déclaré Jeamille BITTAR à nos confrères du LePays en réaction au communiqué du Parena l’accusation de torpiller des valeurs de la démocratie.
Après lui, c’était au tour de Aboubacar Sidick FOMBA dans un communiqué rendu public le mardi 23 novembre de défendre la même proposition.
« Le parti ADEPM demande aux autorités de la transition de réviser la charte de la transition et de suspendre la Constitution du 25 février 1992 au nom de laquelle certains politiciens profitent pour s’inscrire dans la déstabilisation du Mali », signé Aboubacar Sidick FOMBA, président du parti ADEPM, une formation politique qui fait son beau temps sur les réseaux sociaux en attendant de faire ses preuves sur le terrain.
Objectif de cette proposition est de faire taire et empêcher à d’autres la liberté d’expression, d’opinion et de mouvement dont ils ont pour autant bénéficié pour dire, en son temps, ce qu’ils pensaient de la gestion d’IBK.
Mouvement de déstabilisation ou pas, à ce jour, ces acteurs politiques ont invoqué hier la Constitution pour marcher et même organiser la désobéissance civile.
Des routes ont été barricadées, des bâtiments et édifices publics ont été saccagés. Des biens privés ont été pillés. Les traces de ces violences sont encore visibles sur les locaux de l’Assemblée nationales. Et certains agents victimes de ces actes attendent toujours réparation.
Pendant ce temps, certains politiques, s’ils le sont réellement, qui voulant s’accrocher à des responsabilités qu’ils bénéficient après le coup d’Etat veulent museler des individus.
C’est un délire qu’un individu se réclamant de la vie politique et défendant des valeurs démocratiques puisse plaider pour la suspension de la Constitution qui consacrent les principales libertés individuelles et collectives.
Aussi, c’est grâce à cette constitution que Jeamille BITTAR et Aboubacar Sidick FOMBA tire leur statut d’homme politique.
Outre cet aspect, le parti ADEPM face aux violations des textes de la CEDEAO par les chefs d’Etat qui la compose et leur instinct grégaire de déstabilisation de notre pays, demande aux autorités de la transition de retirer notre pays, le Mali, de la CEDEAO.
Et la suite va être quoi ? Le Dr Aboubacar Sidick FOMBA dans une démarche populiste semble oublier que la CEDEAO n’est pas la seule Organisation à laquelle le Mali est membre. Il n’y a pas que la CEDEAO qui nous met la pression ou qui prend des sanctions contre le pays. Il y a aussi l’Union Africaine dont le Mali est membre. Et si le pays suit leur logique, il sera presque isolé du reste du monde.

PAR SIKOU BAH

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Ibrahim Ikassa MAIGA aux chefs d’État de la CEDEAO: ‘‘le Mali veut se relever, se refonder, à défaut de l’aider, ne l’empêchez pas d’aspirer à la paix et à la prospérité’’

Thu, 25/11/2021 - 13:38

Dans une lettre ouverte, le ministre en charge de la refondation s’adresse à la CEDEAO qui a pris des sanctions contre le Mali pour n’avoir pas respecté le délai imparti de la transition. Mettant de côté son statut de ministre de la république, c’est en Malien et citoyen de la CEDEAO que Ibrahim Ikassa MAIGA affirme que l’Organisation sous régionale est en décalage des attentes du peuple malien qui s’était mobilisé contre le régime d’Ibrahim Boubacar KEITA. De même, il a dénoncé la politique de deux poids deux mesures des responsables de la CEDEAO dans bien de domaine. Il estime que ces situations devraient interpeller les dirigeants de la CEDEAO et les pousser à se remettre en cause sur l’essentiel plutôt qu’à étouffer les réactions de survie des Peuples ouest-africains ?
Quant aux sanctions prises contre des autorités et personnalités de la transition, Ibrahim Ikassa MAIGA estime que c’est peut-être le chemin du salut que ‘’vous offrez ainsi au Peuple malien, qui doit apprendre à ne compter que sur lui-même, comme le Rwanda l’a fait avec Paul KAGAME (qui s’est libéré du joug colonial et qui affiche fièrement aujourd’hui l’émergence de son Pays), comme la Libye l’a appris à ses dépens que la CEN-SAD et l’Union Africaine n’étaient que des mots qui ne peuvent aider concrètement aucun pays membre à bénéficier d’une quelconque solidarité africaine contre une agression extérieure injuste et barbare’’. Lisez la lettre ouverte

Messieurs les Chefs d’Etat,
Avec toutes mes excuses et la déférence due à votre rang, j’ai à cœur de vous parler de la situation de crise multidimensionnelle qui sévit dans mon Pays depuis janvier 2012, -près de10 ans déjà- et de la lecture peu heureuse que vous, au sein de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO, en faites, avec une certaine altération des idéaux de notre organisation régionale d’intégration.
Au risque certain d’entamer le devoir de réserve m’incombant sous les apparats de ministre de la république (interdit de voyage… sur mon propre territoire, soit dit en passant !) et d’empiéter à outrance la ligne diplomatique des hautes autorités de mon Pays, je me remémore de l’Hymne du Wassoulou du vaillant Samory Touré déclamant que « Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le Pays de tes Pères, fais appel aux Hommes valeureux. Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées… Si tu ne peux protéger le Peuple et braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux Femmes qui t’indiqueront le chemin de l’Honneur » (in ″Présumé coupable, Ma part de vérité″, Gén. Yamoussa Camara, p. 35). Pour me convaincre davantage, j’emprunte cette autre citation d’un grand esprit estimant que « les gens biens [s’entend ″les bons sachants″] sont comme des bougies, ils se brûlent eux-mêmes pour donner de la lumière aux autres », pour m’autoriser cette digression de circonstance s’il en est. Je suis d’abord Citoyen du Mali et de la CEDEAO, avant d’être politique, militant ou ministre, alors j’ai pris le parti d’assumer ma Citoyenneté.

Messieurs les Chefs d’Etat,
La Transition politique en cours au Mali a pris son envol sur la Place de la République à Bamako, un certain mois de juin 2020, et vous, Chefs d’Etat de la CEDEAO, étiez vent debout contre son aboutissement pourtant ardemment voulu par le Peuple malien tout déterminé à débarrasser notre Pays d’un régime ploutocratique, illégitime et incompétent à trouver des réponses à une crise fort bien « entretenue » qui menait notre Pays à sa perte. Vous aviez multiplié des mini-sommets et des visio-sommets de Chefs d’Etat et de gouvernement, des missions de Médiateur de la CEDEAO…, pour étouffer la révolution populaire en marche.
Ces occasions étaient d’ailleurs bonnes pour amplement démontrer que l’exigence de démission était fondée sur l’incapacité à redresser le Mali reprochée au régime IBK, coupable de gouvernance scabreuse et irresponsable, de violations graves de la Constitution et des lois, des droits et libertés, et des tueries perpétrées par les forces antiterroristes injustement déployées contre des manifestants aux mains nues.
Les évènements du 18 Août 2020 vous ont donné doublement tort, en ce que le régime est tombé par démission vomi qu’il était par le Peuple, d’une part et d’autre part, que les exigences et actions populaires trouvaient leur fondement dans le respect des dispositions constitutionnelles maliennes et d’ailleurs en conformité avec les interdictions fixées par la CEDEAO, en l’occurrence le Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité… texte qui était pourtant votre bréviaire
D’ailleurs, il convient de vous rappeler que ledit Protocole additionnel de la CEDEAO énonce des principes forts qui n’étaient plus garantis au Mali, sous le régime IBK, ce qui malheureusement ne vous préoccupait pas tant :
– Article 1er a), 1er tiret : « La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire » ; en vous invoquant sur ce point, ce qu’en pense un averti de la trempe du Général Yamoussa Camara (voir supra, ibidem, p. 29 : « l’incapacité maladive des Institutions de la République à assumer leurs attributions constitutionnelles… »).
– Article 2, 1. : « Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques » ;
– Article 3 : « Les organes chargés des élections doivent être indépendants et neutres et avoir la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique. En cas de nécessité, une concertation nationale appropriée doit déterminer la nature et la forme desdits Organes ».
En définitive, la lutte du Peuple malien vise simplement à engager notre Nation sur la voie de la sécurité, de la paix et de la prospérité socioéconomique, à travers une gouvernance responsable, un leadership patriotique et une citoyenneté vertueuse, tout aminé qu’il était d’une ferme volonté commune de renouveau et de refondation.
Messieurs les Chefs d’Etat,
J’ai rappelé ces péripéties tendues de votre gestion de notre Organisation régionale en décalage des attentes majeures de notre Peuple, en ce qu’elles se prolongent encore allègrement au détriment des intérêts supérieurs du Peuple malien, que votre insistante préoccupation dans l’application du Protocole additionnel est farcie de contradictions, et que d’ailleurs tout cela est bien loin des nobles missions et objectifs fondamentaux de notre CEDEAO.
Oui, la CEDEAO avait -et a encore- vocation à rapprocher les Peuples ouest-africains dont l’interpénétration, qui peinait à s’affirmer après 15 ans « d’indépendance politique » de leurs Etats respectifs, était dorénavant être recherchée à travers la promotion d’une intégration économique, tant à travers le Traité initial signé à Lagos en 1975 que le Traité révisé à Cotonou en 1993. C’est d’ailleurs ce qui fondait entre autres l’évolution de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en UA (Union africaine) basée sur l’érection de plus de sept (7) Communautés économiques régionales (CEDEAO, CEEAC, COMESA, SADC, IGAD, EAC, UMA, etc.).
Souvenez-vous que l’architecture de notre Organisation régionale avait été calquée sur celle de l’Union Européenne qui est l’illustration d’une belle réussite d’intégration économique et sociale des Peuples, d’abord de six (6) Etats en 1951, puis aujourd’hui de vingt-sept (27) Etats européens. En effet, après les deux grandes guerres de 1914-18 et de 1939-45, ces Pays se sont engagés à ne plus se faire la guerre, mais plutôt à rendre commun ce qui, ostensiblement, les opposaient à travers ces belligérances meurtrières : l’hégémonie dans l’exploitation du charbon et de l’acier. Ainsi, fut créée en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), puis muée en Communauté économique européenne (CEE) en 1957, et progressivement en une union politique dénommée Union Européenne en 1992, avec la création d’une union monétaire dotée d’une monnaie unique (l’euro) en 1999.
A tout le moins, ces Européens savaient exactement ce qu’ils voulaient et ont tout mis en mouvement, sur moins de deux générations, pour le réaliser bien au-delà de leurs primes espérances (création d’un véritable marché commun en 1992, soit 40 ans après la naissance de la CECA en 1951), devenant ainsi l’une des premières puissances socioéconomiques, politiques, diplomatiques et militaires, mais surtout une communauté des Peuples bien réussie, sans frontière interne à tout point de vue.

Messieurs les Chefs d’Etat,
Qu’avez-vous fait de la CEDEAO qui prône l’érection d’un marché commun dont les principes fondamentaux sont la libre circulation des marchandises, la libre circulation des personnes, la libre circulation des capitaux avec création d’une zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), et le droit de résidence et d’établissement pour les professions libérales ?
Ces objectifs fondamentaux, ces ENGAGEMENTS à tenir au bénéfice des PEUPLES des pays de la CEDEAO sont-ils moins importants et donc secondaires en comparaison au Protocole additionnel A/SP1/12/01 ci-dessus évoqué que vous brandissez à tout va et qui vaut au Mali d’être sur l’échafaud des « Chefs d’Etat » aujourd’hui ?
Pourquoi déjà cette politique du « deux poids deux mesures » dans l’application des dispositions du Protocole additionnel A/SP1/12/01, tantôt violées sans appel à travers les pratiques électorales et les mandats illimités des Chefs d’Etat, tantôt utilisées comme base de sanctions pour des Peuples qui agissent contre l’indicible mauvaise gouvernance et la violation justement des termes dudit Protocole par les princes du jour (pourtant coupables de violations tous azimuts et objets de toutes les protections), comme tel a été le cas de la lutte du Peuple malien porté par le M5-RFP ou celui du Peuple guinéen qui a hurlé son bonheur de se débarrasser du régime Alpha Condé ? Si déjà l’on devrait s’y cramponner autant (et, d’ailleurs qu’on ne les respecte même pas !), peut-être que le Président Alassane Dramane OUATTARA ne serait pas à cette place gaillardement préparée et gardée par les « Forces Nouvelles ».
Mais si déjà les Protocoles additionnels au Traité de la CEDEAO seraient, par extraordinaire, devenus plus importants que le Traité lui-même, qu’avez-vous fait du Protocole additionnel de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, instrument juridique contraignant, quand c’est le terrorisme et les armes de guerre qui pullulent et tuent partout dans nos Etats du Mali au Nigéria, en passant par le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, etc.
Quid des dispositions des Protocoles additionnels A/P 1/5/79, A/SP2/7/85, A/SPI/7/86, A/SP1/6/88 et A/SP2/5/90 relatifs à la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement, dont les Peuples ouest-africains ne savent rien jusqu’à leur existence a fortiori en bénéficier ? Qui sont responsables de leur application et qui doivent être sanctionnés à ce titre, être interdits de voyage avec gels d’avoirs ? Il faudrait bien des responsables ! Où sont d’ailleurs les autres Institutions dans leurs rôles de contre-pouvoirs : la Commission, le Parlement, la Cour de Justice, la Commission des droits de l’homme et des peuples qui ne peuvent voir comment leurs homologues européens ont défendu et fait réussir l’intégration européenne ?

Messieurs les Chefs d’Etat,
J’en déduis un fort échec, à bien des égards, de votre leadership à la tête de la CEDEAO, chose qui ne semble point préoccuper au sein de la Conférence des Chefs d’Etat, et qui est pourtant la cause du sous-développement socioéconomique de notre sous-région, du délitement rampant de nos Etats, mais aussi la raison de la faible interpénétration de nos Peuples qui ne bénéficient ni de libre circulation de marchandises pour les industriels, producteurs et commerçants, ni de monnaie unique, ni de libre circulation des personnes pour les étudiants, les travailleurs et les bras valides, poussés à aller mourir dans le Sahara et la Méditerranée à la recherche de l’Eldorado… européen de 27 Etats unis et prospères ? Et, pour bien des citoyens ouest-africains, la CEDEAO rime avec sanctions et non solutions et développement, interdiction de voyage, embargo et gel des avoirs, … une inacceptable dénaturation de ce noble instrument de prospérité et d’émancipation. Quels gâchis !
Cela devrait vous interpeller à vous remettre en cause sur l’essentiel plutôt qu’à étouffer les réactions de survie des Peuples ouest-africains ? Les causes de vos échecs doivent être traitées en premier pour en éviter les conséquences. Et de toute évidence, les révolutions de sursaut des Peuples ne s’arrêteront point au Mali et à la Guinée. Et, tant qu’au sein de la Conférence des Chefs d’Etat, vous ne vous dites pas la « Vérité », tant que vous vous couvrez les uns les autres dans des pratiques de non-démocratie et de non-gouvernance, tel un groupe d’intérêts corporatistes-, tant que les beaux principes énoncés ne sont pas appliqués dans toute leur plénitude en faveur du développement des Etats et de l’émancipation socio-économique des Peuples,… les mêmes causes produiront les mêmes effets ?

Messieurs les Chefs d’Etat,
Comme toute réponse, vous brandissez des interdictions de voyage et des gels d’avoirs à nous Maliens. Soit ! Mais, déjà qu’il nous est « interdit », à nous Maliens, de voyager sur notre propre territoire depuis 2012, que les Populations, sous le joug du terrorisme, ne s’appartiennent pas à elles-mêmes a fortiori leurs avoirs dont elles sont expropriées (le gel est déjà un luxe !) ; qu’elles sont violées dans leurs droits premiers, qu’elles meurent sans raison ni prétexte, qu’elles sont contraintes à être déplacées et réfugiées depuis une décennie, des régions du Nord, de l’Est, du Centre, du Sud, de partout.
C’est peut-être le chemin du salut que vous offrez ainsi au Peuple malien, qui doit apprendre à ne compter que sur lui-même, comme le Rwanda l’a fait avec Paul KAGAME (qui s’est libéré du joug colonial et qui affiche fièrement aujourd’hui l’émergence de son Pays), comme la Libye l’a appris à ses dépens que la CEN-SAD et l’Union Africaine n’étaient que des mots qui ne peuvent aider concrètement aucun pays membre à bénéficier d’une quelconque solidarité africaine contre une agression extérieure injuste et barbare.
Rappelez-vous aussi, que le Peuple sud-africain, n’a pas qu’été privé de voyage ou de ses avoirs, mais il était embastillé dans une prison qu’était son territoire national et leur leader Nelson MANDELA croupissait 25 ans durant à Robben-Island, interdit de voyage, de biens, de liberté, de tous droits. Voulez-vous aussi faire de notre territoire une prison pour nous, quand nous aspirons à plus de sécurité, de paix, de démocratie, de bonne gouvernance et de développement ?
Eh bien, comme MANDELA et le Peuple sud-africain qui se sont extirpés de l’Apartheid dont rares de leurs contemporains africains en connaissaient les affres morbides et affligeants, nous tenons à notre idéal d’un Mali du renouveau, et rien ne nous en détournera.

A Monsieur le Président de la Conférence des Chefs d’Etat,
Votre Pays, notre Pays, le Ghana, compte parmi les plus prometteurs de la CEDEAO, en termes de potentiels de développement économique, social et humain. Cela est, aujourd’hui, parce qu’hier une Transition politique conduite par un patriote visionnaire, John Jerry RAWLINGS a permis de jeter, à partir de 1981, les bases d’un Etat fort et débout fondées sur des principes de gouvernance qu’il a voulu irréversibles et que « même le Diable en personne ne pourrait changer ».
Et d’ailleurs, nous nous souvenons, pendant notre tendre enfance, dans les années 1980 et même 1990, que ce sont des ressortissants ghanéens qui écumaient les rues de chacune des grandes villes maliennes et ouest-africaines à exécuter les plus petits métiers. Mais aujourd’hui, le Ghana exporte fièrement ses ingénieurs miniers et autres cadres dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique et du monde entier, parce que la chance a été offerte à ce vaillant Peuple de se relever. Oui, le Ghana a eu sa chance de Refondation, nous y aspirons aussi, avec détermination !
Le Mali veut se relever, se refonder. A défaut de l’aider, ne l’empêchez pas d’aspirer à la paix et à la prospérité !
La CEDEAO était là aux aurores du déclenchement de la crise malienne en 2012, elle n’a rien pu. L’Union Africaine a essayé la MISMA, sans aucun résultat, et le Conseil de Sécurité de l’ONU y a substituée la MINUSMA sans succès. L’opération Serval s’est muée en Barkhane qui finalement nous « lâche en plein vol » (sic !), quand l’opération Takuba cherche à exister, sans parler de l’inefficacité des EUTM et G5-Sahel. Ne parlons pas d’IBK, qui a simplement oublié, aux premières heures de son sacre de septembre 2013, ce pour quoi il était là !
Pendant ce temps, le Peuple malien, qui se morfond et meurt par centaines et milliers à Ogossagou, à Kidal, à Niono, à Gao, à Boni, à Sobane-Dah, à Aguel-Hoc, à Nara, à Ouatagouna, comme dans les camps de « concentration » de déplacés et de réfugiés partout, victime d’un véritable pogrom en plein 21ème siècle, a décidé de s’assumer là où les uns et les autres ont déçu et échoué. Ce peuple a besoin d’écoute et de libre détermination et pas d’autre chose. Vous ne semblez pas comprendre notre mal et notre quête d’idéal de changement et de Mali-Koura, vous semblez point écouter ce cri de détresse d’un Peuple qui se redresse, vous semblez jouer au « cheval de Troie » de visées impérialistes inavouées, une attitude incompréhensible venant de « presque-frères ».

Messieurs les Chefs d’Etat,
Pour n’avoir peut-être pas assez le crier, la Transition politique en cours est la résultante d’une lutte implacable du Peuple malien que vous Chefs d’Etats de la CEDEAO ont été inefficaces depuis 2012 à aider à protéger contre la circulation des armes lourdes de guerre, contre le terrorisme, contre le régime prédateur d’IBK, contre la manipulation du système électoral. Et, cette lutte de sursaut et de rédemption continuera pour un Mali Débout et Digne ; tel que cela avait éclaté sous le Monument de l’Indépendance, en prolongement d’une lutte pour la sauvegarde de la démocratie enclenchée lors de la crise post-présidentielle à l’occasion de laquelle la même CEDEAO a fortement recommandé de n’entreprendre aucun nouveau scrutin sans les réformes nécessaires, donc de Refondation. Et quand, après moult esquives du régime défunt, le Peuple décide aujourd’hui d’étancher sa soif de changement de système à travers ces réformes globales, vous feignez la surprise sur ce qui pourtant était votre solution de médiation à ladite crise.
Ecoutez le cri de détresse d’un Peuple en quête de mieux-être… plutôt que de chercher à casser son élan. C’est en des moments aussi cruciaux dans la vie d’une Nation qu’elle a besoin de la compréhension et l’accompagnement des Etats Frères et des Organisations dont elle est membre.
Bamako, le 23 novembre 2021.
Ibrahim Ikassa MAIGA
Enseignant/Université des Sciences Juridiques et Politiques-Bamako (Mali).

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Report des ANR: une décision diversement appréciée par la classe politique

Thu, 25/11/2021 - 13:30

Les assises nationales de la refondation ont été décalées à une date ultérieure. Le Panel des hautes personnalités chargé de l’organisation de ces assises l’a annoncé ce mardi 23 novembre dans un communiqué. Le document indique que ce report vise à trouver un consensus plus large entre toutes les forces vives de la nation pour une participation inclusive. Pour certains partis politiques, ce décalage est une nouvelle stratégie pour les autorités de proroger la Transition. Les assises de la refondation étaient prévues entre le 22 novembre et le 26 décembre 2021.

Le report de ces assises est un non-événement pour le cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie. Cette coalition de partis continue de s’opposer à la tenue de ces assises qu’elle juge inopportunes « Dès le début, on a dit que ces assises sont inopportunes et coûteuses pour le budget national. Nous saluons quand-même l’esprit de rassemblement. Mais que ce rassemblement soit autour des enjeux de la transition, tels que la sécurisation des Maliens et de leurs biens, les réformes nécessaires », affirme Sékou Niamè Bathily, chargé de communication de ce cadre d’échange. Il appelle les autorités à travailler à lever les sanctions qui assaillent le pays. « Et aussi d’éviter de nouvelles sanctions en publiant le chronogramme clair et précis des élections générales à venir », ajoute-t-il.
Une décision sage. C’est en ces termes que Jeamille Bittar qualifie le report de la tenue des assises de la refondation. Pour le président du parti Mouvement citoyen pour l’alternance, le travail et la transparence, il est nécessaire de consacrer le temps qu’il faut à ces concertations « Le panel a été mis en place il n’y a pas longtemps. La prise de service et le réglage nécessitent un temps ». Avant d’ajouter que le pays est sur la bonne voie. « Nous avons dit également que nous voulons d’une transition bâclée. Aller vite en besogne et après dire qu’il y a eu des ratés. Il faudrait se donner le temps de bien faire les choses ». Et Jeamille Bittar de conclure « encore une fois, cette transition est une chance pour le Mali de pouvoir se remettre sur les rails ».
C’est la deuxième fois que les assises nationales de la refondation sont reportées. Selon les autorités, de nouvelles dates seront communiquées à l’issue des concertations en cours avec les forces vives.
Des universitaires estiment que les assises nationales de la refondation sont une bonne chose pour le pays à condition qu’elles soient inclusives. Ceux-ci préconisent le dialogue franc entre les parties.

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Planification stratégique et plaidoyer: les cadres de la culture et des collectivités outillés

Thu, 25/11/2021 - 13:28

Le palais de la culture Amadou Hampathé BAH a abrité, ce lundi 22 novembre 2021, la cérémonie d’ouverture des sessions de formation des cadres supérieurs du ministère de la Culture et des collectivités territoriales en planification stratégique et en plaidoyer. Organisées par la Direction Nationale de l’Action Culturelle (DNAC) avec l’appui financier du projet GIZ Donko ni Maaya, ces sessions de formation des formateurs visent à renforcer les capacités des cadres supérieurs du ministère et des collectivités en planification stratégique et en plaidoyer en vue de leur permettre d’assurer efficacement la mise en œuvre du contrat de performance du département.

L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministère de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Hamane Demba CISSE ; en présence du représentant de l’Ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julien STÜBER ; du directeur national de l’action culturelle, Alamouta DAGNOKO ; du chef du Projet Donko Ni Maaya (GIZ), Mme Magali MOUSSA, etc.
Durant six jours, les participants doivent être en mesure de cerner et de comprendre les éléments essentiels d’un message de plaidoyer, à savoir : le but à atteindre ; les motivations pour l’atteindre ; la manière pour l’atteindre ; l’action spécifique déployée pour l’atteindre, etc.
De même, ils doivent être capables de cerner les processus d’une planification stratégique tels que l’analyse SWOT : forces, faiblesses, opportunités.
Dans son adresse, le chef de la section culturelle de l’Ambassade d’Allemagne au Mali, Julien STÜBER, a fait savoir que les thématiques de ces sessions de formation sont pertinentes dans le domaine culturel.
Car parfois, a-t-il regretté, le secteur de la culture est souvent relégué en second plan, bien que la culture touche tous les domaines de la vie de façon transversale.
De ce fait, la culture, a-t-il expliqué, plus qu’un simple espace d’épanouissement personnel, joue un rôle clé dans le vivre ensemble, la cohésion sociale, voire la paix.
De son avis, l’action culturelle fait partie intégrale du développement socioéconomique, ainsi que du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit. D’où tout l’intérêt de renforcer les capacités des cadres du ministère et des collectivités territoriales en planification stratégique et en plaidoyer.
L’objectif, dit-il, est de balayer le chemin pour inclure davantage le volet culturel dans les priorités politiques du Mali.
Pour cela, il a exprimé la fierté de son pays d’accompagner le secteur de la culture au Mali à travers le Projet ‘’Donko Ni Maaya’’ mis en œuvre par la GIZ.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du MACIHT, Hamane Demba CISSE, a souligné que le plaidoyer était d’abord et avant tout une stratégie utilisée à travers le monde par les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les décideurs, pour influencer les politiques.
Selon lui, le plaidoyer concerne non seulement la création ou la réforme des politiques, mais aussi la mise en vigueur et l’application efficaces des politiques.
A ce titre, les objectifs du plaidoyer doivent être “SMART”: spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et définis dans le temps.
Il a profité de l’occasion pour saluer et remercier particulièrement le Projet Giz Donko ni mayaa pour son accompagnement financier constant dans le souci de restructurer et de professionnaliser le secteur à travers le financement de plusieurs ateliers comme la Biennale artistique et culturelle,
Il ressort de son propos que ce soutien permet à son département de s’atteler avec beaucoup de volonté à la classification, la certification et la labélisation du secteur, l’agenda culturel, les politiques culturelles et la transformation sociale, j’en oublie volontier.
Rappelons que le projet « DONKO NI MAAYA » est initié et financé par le Ministère Allemand des Affaires Etrangères à travers la GIZ. Il vise à offrir aux jeunes des alternatives face aux positions extrémistes et leurs accorder en tant qu’« agents de changement » un rôle actif dans la participation politique, le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre l’extrémisme violent ainsi que la prévention et la gestion des crises à travers des formes d’expression culturelle.

Par Abdoulaye OUATTARA

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Dr Amadou MAIGA: ‘‘notre pays face à son destin’’

Thu, 25/11/2021 - 13:26

« L’influence étrangère est l’un des plus funestes ennemis d’un pays ».
Pourquoi devrions-nous lier notre destinée à la destinée d’un pays européen quel qu’il soit ?
Pourquoi devrions-nous engager notre paix et notre prospérité dans les filets de l’ambition, des rivalités, des intérêts, des humeurs ou des caprices d’un pays européen aussi puissant soit-il ?
Je m’interroge.
Nous avons lu sans surprise les sanctions ciblées de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre les autorités de la transition qui sont contraires aux sanctions énumérées dans le Protocole A/SP1/12/01sur la Démocratie et le Bonne Gouvernance en son article 45.
Même si elle aurait pu se prévaloir de cette sanction, je reste convaincu que le Mali reste, restera et demeurera un pays essentiel de cette communauté économique. Nous marchons vers notre avenir, celui de notre pays alors nous résisterons du mieux que nous pouvons et nous continuerons à discuter avec les pays frères de la CEDEAO pour trouver ensemble la voix, celle du Mali pour la stabilité politico-sécuritaire de toute la région.
Chers compatriotes, aujourd’hui il est nécessaire de parvenir à une unité entre nos communautés, entre les acteurs politiques, entre les citoyens à travers nos religions, nos coutumes et notre culture commune.
Nous ne pourrons prétendre au progrès, au développement à la paix et la prospérité que si le mot unis prend toute sa valeur et s’impose dans tous les débats et désaccords internes.
Notre pays le Mali est pris entre deux feux, celui des forces terroristes et celui des puissances étrangères, alors nous devons nous mettre ensemble pour faire barrage à nos ennemis qui frappent sans distinction de races, d’ethnies ou de religions.
Notre union autour du Mali est un pilier essentiel dans la construction de l’édifice commun, la construction de notre maison commune, ce pilier est gage de notre liberté, de notre stabilité et de notre avenir en tant que nation.
Faisons preuve de bonne foi, soyons juste les uns envers les autres arrêtons les calomnies et la méchanceté gratuite, cultivons la paix et vivons en harmonie ensemble au nom de la religion, de la laïcité, de la moralité, de la paix et de la prospérité.
Soyons ce peuple guidé par la paix et une justice sociale, soyons ce peuple de pardon et de tolérance pour donner un bon exemple au monde comme le Rwanda ou la Corée du Sud.
Oui !, nous avons parmi nous des citoyens corrompus ambitieux ou bercés d’illusions qui se plaisent à trahir ou à sacrifier les intérêts de leur propre pays sans réprobation aucune.
La CEDEAO, la France … sont des partenaires avec lesquelles nous devons développer des relations commerciales, économiques et avoir le minimum de connexions politiques.
Nous sommes un pays où nous accordons du crédit au respect de la parole donnée et nous respecterons nos engagements en toute bonne foi mais cela à la limite des aspirations profondes de nos populations.
L’Europe à toute une série d’intérêts fondamentaux qui n’ont aucun rapport avec nous ou alors un rapport historique très lointain.
Le plus souvent les causes politiques européennes sont étrangères à nos préoccupations, nous n’avons pas à les suivre aveuglément.
Si nous restons ce peuple uni, aliéné par la fibre patriotique et la volonté de réussir ensemble nous vaincrons les forces obscurantistes.
Notre politique en tant qu’autorité de la transition c’est de mettre le Mali à l’abri de toute alliance définitive avec une partie du monde étranger. Nous devons avoir la liberté et le choix de nos partenaires, et en cas de situations d’urgence nous pouvons faire confiance à des alliances temporaires.
Nous sommes « Un Peuple-Un But-Une Foi ».
J’ai foi en la vertu de notre cause.
Dr Amadou MAIGA
Enseignant-chercheur

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Réduction du taux de mendicité des enfants: le Parlement des enfants s’implique

Thu, 25/11/2021 - 13:23

Le Parlement des enfants du Mali a tenu une journée d’échanges, le vendredi 20 novembre, avec les enfants talibés et déplacés privés de certains de leurs droits fondamentaux dont l’éducation. L’une des finalités de cette rencontre, en plus de s’enquérir de leurs difficultés, est de trouver une solution de réduction du taux de la mendicité de ces enfants au Mali.

Cette journée de sensibilisation et d’échanges a été organisée grâce au soutien de l’ONG Save the Children œuvrant durant des années à la protection et à la promotion des droits des enfants.
Ce cadre de partage, d’échanges entre des enfants de milieux différents est une opportunité pour le Parlement des enfants, la faitière représentative de tous les enfants du Mali, de comprendre les enjeux et les besoins des talibés et des enfants déplacés.
En effet, ils sont de milliers d’enfants, à travers la ville de Bamako et alentours, faufilant entre les engins dans le carrefour à la recherche de quelques pièces d’argent. Une pratique bien qu’interdite continue son beau jour au détriment de l’avenir des enfants.
En outre, il s’agissait également via cette rencontre de permettre à ces enfants d’oublier leur stress et angoisse, en quelques minutes, à travers des jeux. Idem pour les enfants déplacés.
Le président du Parlement des enfants du Mali, Nouhoum Chérif HAIDARA, s’exprimant à cette occasion, a rappelé que l’initiative constituait à échanger et de discuter de la situation des enfants talibés et déplacés. Elle s’inscrit dans le nouveau volet du Parlement des enfants consacré uniquement aux enfants talibés dont leur activité principale demeure la mendicité.
Dans son speech, a-t-il souligné, les enfants talibés sont confrontés à d’énormes problèmes comme les accidents de la circulation, les enlèvements, les bavures policières, la faim, les maladies.
« Ils peuvent être facilement endoctrinés pour être utilisés à des fins néfastes. Ces problèmes galopants des enfants talibés nous ont alertés et amenés à organiser cette activité », a déclaré Nouhoum Chérif Haïdara.
Après avoir fait le constat et évalué les dangers, la seconde étape va être l prise des mesures concrètes en partenariat avec des centres coraniques, les enfants mendiants eux-mêmes, les pouvoirs publics-privés pour trouver une solution immédiate à cette situation de mendicité qui gangrène la société malienne. Ces mesures, a rassuré le président du Parlement des enfants, seront appliquées.
«J’invite tout le monde à la réflexion, aux autorités de prendre des mesures plus concrètes pour stopper la mendicité, aux partenaires internationaux d’agir encore plus dans les actions de sensibilisation de lobbying et de plaidoyer pour que ce fléau cesse », a exhorté Nouhoum Chérif HAIDARA.
A défaut d’une bonne politique en prise en charge des déplacés, leurs enfants sont en train de grossir le nombre d’individus faisant de la mendicité comme moyen de substance et d’activité génératrices de revenus.

PAR SIKOU BAH

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