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Updated: 7 hours 50 min ago

Marche à Ouagadougou : Plusieurs artères au centre-ville sous des flammes

Sat, 27/11/2021 - 22:56

Principal lieu économique de la capitale, le grand marché, Rood-Wooko est fermé en cette matinée de samedi 27 novembre 2021 ou des organisations de la société civile ont appelé à "manifester contre la politique sécuritaire du gouvernement et à demander la démission du président Roch Kaboré".

Situé à quelques dizaines de mètres à l'Est de la Place de la nation, lieu supposé de convergence des manifestants, le grand-marché a rompu avec ses bousculades quotidiennes. Le seul élément qui caractérise ce lieu en cette matinée est la poursuite entre des éléments des Forces de l'ordre et manifestants. Les premiers tentent d'empêcher les seconds de se regrouper. Ce qui se traduit par des rallyes entre pick-ups de patrouilles et motocyclistes et piétons confondus. Des scènes visiblement amusant pour certains jeunes qui en rient et en applaudissent.

Plusieurs artères au centre-ville sous des flammes

Les manifestants, contrés par les forces de l'ordre d'avoir accès à la Place de la nation, ne désarment cependant pas. Par petits groupes de part et d'autre, ils barricadent les voies et brûlent parfois des pneus. Ce qui interrompt parfois la circulation, malgré l'effort des forces de l'effort de dégager les débris. C'est le cas aux alentours du grand marché, devant la Cathédrale et le stade municipal (constat peu après 11h). Des groupuscules de manifestants tiennent également certains axes. Chaque usager use de sa "diplomatie" pour se frayer un passage.

Lefaso.net

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Marche contre l'insécurité : Des manifestants dispersés à coups de gaz lacrymogènes à Bobo-Dioulasso

Sat, 27/11/2021 - 22:50

La centaine de manifestants de la marche contre l'insécurité au Burkina Faso, réunie ce samedi 27 novembre 2021 à la place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso, a été dispersée à coups de gaz lacrymogènes. C'était du sauve qui peut en plein centre-ville de Sya.

La situation était tendue entre les forces de l'ordre et des manifestants de la marche contre l'insécurité au Burkina Faso. Plusieurs manifestants sont descendus dans les rues de Bobo-Dioulasso pour exprimer leur mécontentement face à la dégradation de la situation sécuritaire du pays. Cette sortie fait suite à l'appel à manifestation d'organisations de la société civile, dont la « coalition du 27 novembre ». Ainsi, plusieurs lieux de commerces sont restés fermés, notamment les magasins en plein centre-ville.

C'est la place Tiéfo Amoro qui a été retenue pour le rassemblement des manifestants. Très tôt dans la matinée, cette place a été prise d'assaut par des forces de l'ordre qui tentaient par tous les moyens de disperser les regroupements de citoyens. Face aux forces de l'ordre, les manifestants étaient déterminés à se faire entendre. Certains, à travers cette manifestation, demandaient le départ du président Kaboré, et d'autres exigeaient plus de sécurité et le départ des troupes françaises au Burkina Faso. C'est à coups de gaz lacrymogènes que ces manifestants ont été dispersés sur cette place publique, occasionnant ainsi la perturbation de la circulation en plein centre-ville.

C'était du sauve qui peut. Et malgré cette chaude matinée, ces manifestants ont affirmé leur détermination à se battre pour plus de sécurité et de paix au Burkina Faso. A pied ou à moto, ils ont arpenté les artères de Bobo-Dioulasso pour, disent-ils, exprimer leur ras-le-bol.

Lefaso.net

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Dori : Le mouvement "Sauvons le Burkina" proteste contre la "mauvaise gestion" de la sécurité et demande la démission du président du Faso

Sat, 27/11/2021 - 22:45

Le mouvement "Sauvons le Burkina" était encore dans les rues de Dori ce 27 novembre 2021. A l'appel du leader de la section Dori, Ahmed Hamidou Traoré dit "Le guerrier noir", des manifestant ont, depuis le terrain provincial de Dori, sillonné les artères de la ville.

Partis de leur point de ralliement, les manifestants sont passés par la SONABEL, l'INERA, le rond-point Père Libdaud et le rond-point Arba Diallo, avant de se rendre devant le gouvernorat. Sur les pancartes l'on pouvait lire : « Trop c'est trop », « Roch démissionne ! », « Nos enfants meurent tous les jours, c'est assez ! »
N'ayant pas été reçus par l'autorité de la région après des heures d'attente, ils se sont dispersés par petits groupes.

Ahmed Hamidou Traoré

De l'avis du leader, Ahmed Hamidou Traoré dit "Le guerrier noir", le Burkina faso est en proie au terrorisme et ce depuis l'arrivée du régime de Roch Marc Christian Kaboré au pouvoir. A l'en croire, chaque jour, les populations sont endeuillées et rien n'est fait par les actuels dirigeants pour que cela cesse.

La population dans les rues de Dori

En citant le dernier drame d'Inata qui a couté la vie a plus de 50 personnes dont des gendarmes et des civils, et celui de Foubé, Ahmed Hamidou Traoré en veut au pouvoir en place qu'il qualifie d'incompétent.
Il faut souligner que les marchés et yaars son restés fermés samedi à Dori. Les quelques rares personnes qui ont ouvert leurs lieux de commerce ont fait face à la furie des manifestants.

D.B
Dori
Lefaso.net

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Saccage à la Mairie de Ouagadougou : "Ce sont les Koglwéogo qui ont tout gaté" (se révolte un manifestant)

Sat, 27/11/2021 - 22:40

"Plus rien ne reste ici, il faut tout recommencer", lache un citoyen, visiblement proche des services de la mairie. Nous l'avons rencontré sur les décombres, pendant notre passage en ces lieux. La direction de la population et de l'état civil, sise coté sud du batiment principal de l'hotel de ville est ainsi mise à sac. Vitres brisées, ordinateurs, chaises et autres documents à la traine ; c'est le spectacle que pressentait cette direction, à notre passage à 15h.

Pourquoi s'en prendre à la mairie ?

"En réalité, ce sont les Koglwéogo (groupes d'auto-défense) qui ont tout gaté. Les manifestants ne se préoccupaient pas de ces choses. C'est la présence des Koglwéogo, pour soi-disant sécuriser, qui a énervé les gens. Ils ont été matés et les gens ont commencé à tout casser", explique un manifestant.

"Je suis de toutes les marches, meme pour celle de l'opposition en juillet passé, mais je peux dire que cette fois-ci, nos autorités ont provoqué. Pourquoi envoyer des Koglwéogo ? En plus, regardez autour de la place de la nation, vous verrez qu'aucune manifestation n'a reÇu autant de jets de gaz", s'emporte un autre mécontent trouvé à la direction de la population et de l'état civil.

Ce dernier ajoute : "Vous avez aussi vu la lettre du maire ? Comment tu peux réquisitionner des forces de l'ordre pour leur dire de mater les gens ? Et puis, la gendarmerie, c'est une force supérieure, si elle se trouve en difficulté, c'est qui tu vas appeler maintenant ? Les gens n'ont plus peur hein, que les autorités sachent cela et soient intelligentes. Vous allez blesser (il y a déjà des blessés) ou tuer quelqu'un, son voisin va avancer. Tous ceux que vous voyez en train de manifester là, personne n'a peur. Il faut que nos autorités prennent l'affaire au sérieux. Regardez, depuis quand les gens ont organisé de telles manifestations, et à 15h les manifestants sont toujours dehors ? Ça veut dire beaucoup de choses. Les forces de l'ordre sont en train de négocier, pour dire aux gens d'entrer, mais les gens refusent".

Lefaso.net

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Marche du 27 novembre : Le gouvernement va saisir le procureur (Sécurité)

Sat, 27/11/2021 - 21:55

Au cours du JT de la télévision nationale, le ministre de la sécurité Maxime Koné a annoncé la saisie du procureur du Faso au sujet de la marche de ce samedi 27 novembre 2021 dans plusieurs localités du Burkina Faso. Les meneurs de la marche ont été identifiés, selon le ministre.

Pas de bilan officiel des FDS blessées

Selon le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, il n'y a pas de bilan officiel de la marche de ce samedi 27 novembre 2021 dans les villes du Burkina mais des Forces de défense et de sécurité (FDS) ont été blessées suite aux jets de pierres des manifestants.

Le ministre de la Sécurité justifie le recours à la force

Selon le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, en matière de maintien d'ordre, la force est l'ultime recours."On ne recourt à la force que si on épuise les cartes du dialogue.Mais malheureusement, les manifestants ont affiché clairement une volonté à passer à l'acte"

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Convoi militaire français : Après le Burkina Faso, un nouveau blocus au Niger

Sat, 27/11/2021 - 19:10

Parti de la Côte d'Ivoire pour Gao [Mali], le convoi militaire français a été bloqué par des manifestants à Téra, au Niger, ce samedi 27 novembre 2021, après avoir quitté (difficilement) le Burkina Faso.

Le convoi logistique de l'armée française essuie à nouveau la « colère » de manifestants. Cette fois-ci, c'est sur le territoire nigérien. « Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là, NDLR), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions », a détaillé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Pascal Ianni, selon Agence France presse (AFP).

« Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes », a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, « vers 10h 30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation », a poursuivi le porte-parole.

Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey, annonce la télévision France24. « Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions », a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de « fausses informations » circulant sur les réseaux sociaux, selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra.

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Lire aussi Burkina : Le convoi militaire français "toujours en attente" près de Ouagadougou
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Venant de la Côte d'Ivoire pour le Niger, ce convoi a déjà subi le mécontentement de la population de Bobo-Dioulasso, la capitale économique. Puis dans la soirée du mercredi 17 novembre, c'étaient des manifestants de Boulmiougou, sortie Ouest de la ville de Ouagadougou qui ont érigé des barricades sur la nationale n°1 pour empêcher le passage des militaires français. Après plusieurs heures de tractation, les forces de l‘ordre ont pu disperser la population et le convoi avait repris chemin au petit matin du jeudi.

A leur grande surprise, une importante mobilisation hostile à ce convoi a accueilli les militaires à l'entrée de Kaya, à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Après deux jours de blocus, des soldats français ont finalement procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule qui les avait suivis jusqu'à leur retranchement. Ces tirs ont, selon des manifestants, occasionné trois blessés.

Cryspin Laoundiki
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Crédit photo : L'événement Niger

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Donsharp De Batoro, Kundé d'or 2021 : « Ce trophée vient récompenser toute la filière art oratoire »

Sat, 27/11/2021 - 13:00

Seydou Batoro, alias « Donsharp De Batoro », a remporté le Kundé d'or 2021 dans la soirée du vendredi 26 novembre 2021 à Ouagadougou.

Le parolier et gardien de la tradition orale, Donsharp De Batoro, est sacré meilleur artiste de la 20e édition des Kundé, les trophées de la musique burkinabè. Il était en compétition avec Amzy, Dez Altino, Cisby et Imilo Lechanceux.

« J'avais tellement peur. Seront-ils sensibles à ces musiques qui parlent à la conscience, à la matière grise ? Est-ce qu'ils ne vont pas opter pour ce qui fait danser dans les bars et les maquis ? Donc, en plus des critères du Kundé, il fallait compter aussi sur la sensibilité des membres du jury. C'était toute mon inquiétude. Mais ce soir, j'ai ma réponse et je dis vraiment merci à tous », a expliqué le Kundé d'or 2021, Donsharp De Batoro.

Remise des différents prix au kundé d'or 2021

Selon lui, ce trophée vient récompenser toute la filière art oratoire qui, de 2011 à 2021, a pratiquement marqué toutes les grandes scènes du Burkina Faso.
En plus du Kundé d'or, Donsharp Debatoro a remporté un IPhone 13, la somme de 1,5 million de francs CFA, un billet d'avion Air Burkina et pleins d'autres lots des différents partenaires.

A présent, son ambition est de rajouter une troisième corde à son arc, qui sera de la musique ouverte au public. « Dans deux ou trois semaines, je sortirai un maxi qui va s'appeler "Tirs de sommation". "Soumdjata" était heureusement le dernier album en art oratoire pur que je venais de livrer », a-t-il expliqué.

L'artiste Roga Roga en pleine prestation

Cette 20e édition était placée sous le thème : « Résistance et résilience, le Burkina Faso reste débout ». Et pour le commissaire général du Kundé, Salfo Soré alias Jah Press, l'édition est un pari gagné quand voit la double crise sécuritaire et sanitaire qui sévit au pays. « On avait beaucoup peur pour l'organisation de ce Kundé à cause de la situation sécuritaire que traverse notre pays. Mais Dieu merci, tout s'est bien passé. Il y a des problèmes certes, mais la vie continue. Je pense que c'est un pari réussi grâce à vous tous », a-t-il indiqué.

Une quinzaine de prix, dont dix principaux ainsi que cinq spéciaux, ont été décernés au cours de la soirée (voir palmarès).
Dez Alitino, en lice pour le Kundé d'or a été désigné artiste du public.
Des prestations d'artistes burkinabè et de la diaspora tels que Fadeen, Greg Le Burkimbila, Kayawoto, Josey, Roga-Roga, Thierry Cham, Nocembo et bien d'autres ont fait danser la salle. La soirée était aussi animée par un défilé de mode de trois créateurs burkinabè.

Hanifa Koussoubé (Stagiaire)
Lefaso.net

Le palmarès du Kundé 2021

Kundé d'or : Donsharp De Batoro
Kundé du public : Dez Altino
Kundé du meilleur artiste féminin : Tanya
Kundé du meilleur featuring burkinabè : Waloké - Amzy et Greg
Kundé du meilleur clip vidéo : Soundjata - Donsharp De Batoro
Kundé de l'espoir : Fadeen
Kundé de la révélation : Kayawoto
Kundé de l'artiste le plus joué en discothèque : Kayawoto
Kundé de la meilleure chanson moderne d'inspiration traditionnelle : Zemstaaba - Dez Altino

Kundé du meilleur artiste de musique religieuse. Sœur Anne Marie Kaboré
Kundé du meilleur artiste traditionnel : Bamogo de Nobere
Kundé du meilleur featuring de l'intégration africaine : Barika - Djeli Karim et Oumou Dioubaté
Kundé du meilleur artiste de l'Afrique centrale INNOSS'B (RD Congo)
Kundé du meilleur artiste de l'Afrique de l'Ouest : Josey (Côte d'Ivoire)
Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina Faso : Barsa 1ER (Côte d'Ivoire)
Kundé du meilleur artiste burkinabè de la diaspora : Jakassa France

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Manifestation du 27 novembre : Échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre

Sat, 27/11/2021 - 11:16

Plusieurs manifestants sont dans les rues du centre ville de Ouagadougou, ce samedi 27 novembre 2021, pour crier leur ras-le-bol contre la situation sécuritaire au Burkina Faso.

Les manifestants ont trouvé sur leur chemin les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans les rues, des pneus sont brûlés sur le bitume et des jeunes crient haut et fort « Nous voulons voir les généraux de l'armée au front. Ils laissent les jeunes soldats mourir au combat sans rien faire. Si nous constatons que les généraux font l'effort d'aller sur le terrain comme les jeunes recrues, alors nous nous mobiliserons pour les soutenir »

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Ministère de l'agriculture du Burkina : Un atelier pour l'adoption d'une stratégie nationale de lutte contre l'utilisation abusive des pesticides

Sat, 27/11/2021 - 11:00

Le ministère de l'Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation a organisé, le vendredi 26 novembre 2021 à Ouagadougou, un atelier pour adopter une stratégie nationale contre l'utilisation abusive des pesticides. Il s'agit de l'atelier national de validation de la Stratégie nationale de lutte contre la vente anarchique et l'utilisation abusive des pesticides (SNLUAP) et de son plan d'action.

L'utilisation excessive et la vente anarchique des pesticides n'est pas sans conséquences sur l'environnement et sur la santé des utilisateurs. Selon les données du ministère en charge de l'Agriculture, entre 2019 et 2020, il y a eu 27 personnes qui ont perdu la vie à cause de mauvaises pratiques d'utilisation des pesticides. La province de Sanguié a enregistré 13 cas, le Kouritenga 5 cas et le Poni 9 cas. C'est pour trouver des solutions à ces dérives que le ministère a décidé d'organiser un atelier pour adopter une stratégie nationale afin d'encadrer l'utilisation de ces produits.

Le DPVC, Dr Djikalia Son, se réjouit de l'adoption de cette stratégie

« La grande majorité des pesticides chimiques utilisés ne dispose d'aucune autorisation pour une commercialisation sur le territoire national », a déploré Issouf Ouattara, représentant du secrétaire général du ministère de l'Agriculture. Pour lui, cet emploi de pesticides non homologués, combinés aux mauvaises pratiques d'utilisation, expose les utilisateurs et les consommateurs à des risques d'intoxication et entraine la pollution des différentes strates de l'environnement. D'où la nécessité de règlementer, a-t-il expliqué.

Il a fait savoir que cette utilisation abusive est souvent due à une insuffisance d'informations et de sensibilisation, une faiblesse du dispositif national de contrôle des pesticides, une faible synergie d'actions entre les acteurs de la lutte contre la fraude des pesticides, entre autres.

Une initiative saluée par les participants

Pour le directeur de la protection des végétaux et de conditionnement (DPVC), Dr Djikalia Son, l'adoption de cette stratégie est une nécessité impérieuse au regard des conséquences de ces produits. « 70% des pesticides vendus au Burkina Faso ne sont pas autorisés », a-t-il laissé entendre. Avec l'adoption de cette stratégie, poursuit-il, l'accent sera encore mis sur la sensibilisation et l'information. Maintenant, ajoute-t-il, l'information va passer du niveau central jusqu'aux villages. Cette lutte va porter sur des actions de formation, de sensibilisation et de répression, ont laissé entendre les organisateurs.

S.I.K (stagiaire)
Lefaso.net

Categories: Burkina Faso

Marche à Ouagadougou : Des commerces fermés sur l'avenue de l'indépendance, la Place de la nation inaccessible

Sat, 27/11/2021 - 10:49

A l'appel d'organisations de la société civile, des centaines de personnes, en majorité des jeunes, étaient aperçues dans la matinée de ce samedi 27 novembre 2021 aux alentours de la Place de la nation, rebaptisée depuis l'insurrection populaire (octobre 2014) "Place de la Révolution".

Aux environs de 8h30, ce lieu, symbole de mobilisation et/ou de protestations, était tenu par des forces de défense et de sécurité qui ont encadré l'espace par des piquets de sécurité et des pick-ups.

A notre passage, des manifestants, dans un festival de cris, coups de sifflets et drapeau national en mains pour certains, demandaient à ces forces de l'ordre de décamper des lieux. « Ils (Forces de défense et de sécurité, ndlr) n'y pourront rien », s'écriaient des manifestants, visiblement furieux.

Sur l'avenue de l'indépendance, accès Est de la place de la nation, les commerces étaient fermés. Seules quelques trois boutiques avaient ouvert leurs portes.

L'ambiance quotidienne qu'on connaît de ces lieux a fait place à un vide. Quelques jeunes commerçants arrêtés devant leur commerce s'affairaient à rejoindre le rassemblement.
« On ne peut pas ouvrir aujourd'hui, ce n'est pas possible. Le pays va mal », s'est confié un des jeunes commerçants. « Nous, on ne veut pas parler aux journalistes, constatez seulement », répond un groupe de jeunes commerçants, assis sur des engins devant leur commerce.

Dans le quartier Larlé, à quelques encablures au nord-ouest de la Place de la nation, tout est presque normal. On constatait cependant (8h50) quelques commerces fermés, de même que des stations services. Un lien, en ces lieux, avec la marche ? Aucun interlocuteur pour répondre à cette interrogation.

Lefaso.net

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Coupures récurrentes d'internet au Burkina : AfricTivistes s'interroge et interpelle le gouvernement burkinabé !

Sat, 27/11/2021 - 10:30

Cela fait deux semaines que le gouvernement burkinabé procède à des coupures d'internet dans le pays. Dans un communiqué publié le 22 novembre 2021, le ministère de la Communication et des relations avec le Parlement a tenté de justifier leur acte en invoquant des obligations de défense nationale et de sécurité publique telles que prévues par les lois nationales.

Ainsi, internet mobile avait été suspendu pour une durée de 96 heures sur toute l'étendue du territoire nationale. Épargnant toujours l'internet fixe, le gouvernement burkinabé a récidivé le 24 novembre 2021 avec une suspension à nouveau d'internet mobile pour une durée de 96 heures tout en invoquant les mêmes dispositions de la loi.

Cette coupure intervient dans un contexte de manifestation de la population locale contre la présence de l'armée française dans des villes telles que Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Kaya. En effet, le 19 novembre 2021, un groupe de manifestants aurait bloqué un convoi militaire français de passage dans la ville de Kaya.

Les coupures d'internet, quelles qu'elles soient, violent la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH), et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP). Elles constituent une atteinte grave à la liberté d'expression et à la démocratie. Elles visent aussi à restreindre la liberté d'expression, l'accès à l'information et le droit de réunion pacifique, d'exercer une activité génératrice de revenus entre autres droits garantis par les Institutions nationales, régionales et internationales.

S'y ajoute que le Burkina Faso consacre le respect des droits humains dans sa Constitution et est partie aux principaux instruments régionaux et universels de protection des droits humains. Bien que le droit burkinabé et le droit international en matière des droits humains prévoient la possibilité de limiter ou de déroger à certains droits, ces options sont soumises à plusieurs conditions strictement encadrées.

Il est récurrent de constater des blocages d'internet en période électorale ou en période de manifestations dans beaucoup de pays africains. Ces coupures d'Internet perturbent ainsi la libre circulation de l'information, les activités économiques qui dépendent fortement d'internet et empêchent aux populations de comprendre les vrais enjeux dans leurs territoires. Les populations ne peuvent, de ce fait, s'informer convenablement ni sur la gestion de cette situation particulière liée aux manifestations contre la présence de l'armée français, ni sur les cas éventuels d'arrestation ou de tuerie.

Pis, la note du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement n'explique pas en quoi la suspension de l'internet mobile et pas de l'internet fixe répond aux exigences de défense nationale et de sécurité publique.

AfricTivistes condamne fermement la posture des autorités burkinabé et demande à celles-ci de faire la lumière sur la situation actuelle et de lever toutes les restrictions sur l'accès à Internet afin de permettre aux citoyens d'exercer librement leurs droits. Nous pensons que les coupures ou suspensions d'Internet ne doivent pas être utilisées pour empêcher les citoyens d'exercer les droits susmentionnés. En 2021, Internet est un facteur clé de l'exercice et la jouissance de nombreux droits humains, en particulier le droit à la liberté d'expression et d'accès à l'information.

AfricTivistes ne saurait rester insensible à cet état de fait dans la mesure où le blocage d'internet entrave la liberté d'expression et le droit d'accès à l'information.

ENGLISH

AfricTivistes urges Burkina government to stop recurrent internet blackouts !

For the past two weeks, the Burkinabe government has been cutting the internet in the country. In a press release issued on 22 November 2021, the Ministry of Communication and Parliamentary Relations tried to justify their act by citing obligations of national defence and public security as provided for by national laws. Thus, mobile internet was suspended for 96 hours throughout the country. Still without access to the fixed internet, the Burkinabe government repeated the suspension of mobile internet for 96 hours on 24 November 2021, again citing the same provisions of the law.

This suspension comes in the midst of demonstrations against the presence of the French army in cities such as Ouagadougou, Bobo Dioulasso and Kaya. Indeed, on 19 November 2021, a group of protesters reportedly blocked a French military convoy passing through the town of Kaya.

Internet blackouts of any kind violate the Universal Declaration of Human Rights (UDHR) and the African Charter on Human and Peoples' Rights (ACHPR). They are a serious attack on freedom of expression and democracy. They also aim to restrict freedom of expression, access to information and the right to peaceful assembly, the right to conduct economic activities and other rights guaranteed by national, regional and international institutions.

In addition, the Constitution of Burkina Faso states that all human rights must be respected while the country is a party to the main regional and universal human rights instruments. Although Burkina Faso law and international human rights law provide for the possibility of limiting or overriding some rights, these provisions are subject to a number of strictly defined conditions.

Internet blackouts during elections or demonstrations are a recurrent phenomenon in many countries in Africa. These Internet blackouts disrupt the free flow of information, economic activities that depend heavily on the Internet and prevent people from understanding the real stakes in their countries.

As a result, the population cannot be properly informed not only about the management of this particular situation linked to the demonstrations against the presence of the French army but also about possible cases of arrest.

Worse, the press release from the Ministry of Communication and Parliamentary Relations does not explain how the suspension of only mobile internet and not fixed internet access meets the national defence and public security requirements.

AfricTivistes strongly condemns the stance of Burkinabe authorities and urges that they shed light on the current situation. AfricTivistes also demands that all internet access restrictions be lifted to allow citizens to freely exercise their rights. We believe that Internet blackouts or suspensions should not be used to prevent citizens from exercising the above-mentioned rights.

Today, in 2021, the Internet is a key factor in the exercise and realisation of many human rights, in particular the right to freedom of expression and access to information.

AfricTivistes is very concerned about this state of affairs insofar as internet blackouts hinder freedom of expression and the right to access information.

Categories: Burkina Faso

Commune de Manga : L'Association pour le développement et l'intégration de la jeunesse rurale lance une nouvelle plateforme

Sat, 27/11/2021 - 10:30

Au Burkina Faso, les initiatives en faveur de l'épanouissement des jeunes et des femmes ne cessent de s'intensifier. Le vendredi 26 novembre 2021 à Manga, dans la région du Centre-sud, le conseiller technique du ministre de la jeunesse, Adelphe Sanou, a procédé au lancement d'une plateforme dénommée "info jeunesse". Il s'agit d'une initiative de l'Association pour le développement et l'intégration de la jeunesse rurale, soutenue par Plan international Burkina.

Partant du constat que les jeunes n'ont pas souvent les informations sur les opportunités d'emploi, de financement mais aussi sur les questions relatives à la santé sexuelle et reproductive (SSR), l'Association pour le développement et l'intégration de la jeunesse rurale (ADIJR) a mis en place une plateforme d'information, de formation et d'orientation des jeunes dénommée "info jeunesse" pour réponde à ces préoccupations.

De façon spécifique, selon le coordonnateur de l'association, Kalifa Kabré, cette plateforme numérique (www.infojeunesse.org, infojeunesse.bf@gmail.com) permettra aux jeunes d'avoir accès à une documentation concernant les modèles de plans d'affaired et des listes de centres de formation professionnelle. Dans le souci de permettre aux jeunes et aux femmes, surtout ceux ou celles vivant en milieu rural d'avoir les mêmes informations, l'ADIJR a, en plus de la plateforme numérique, mis en place un centre d'appel avec un numéro vert 80 00 11 82, fonctionnel 24 heures sur 24.

Légère, rapide et facile d'utilisation, cette plateforme est aussi disponible sur les réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes dont Facebook (@infojeunessebf) et WhatsApp (78 87 98 63/58 01 41 41). A la date du 23 novembre 2021, la page Facebook par exemple enregistrait plus de 57 000 abonnés. Cette plateforme vient ainsi renforcer les actions déjà entreprises par l'ADIJR, depuis 2007, à l'endroit de la jeunesse en général et des jeunes filles en particulier.

La cérémonie de lancement officiel de « Info jeunesse » s'est déroulée le vendredi 26 novembre 2021, à Manga, en présence de la conseillère technique de madame le gouverneur de la région du Centre-sud. Pour le conseiller technique du ministre de la jeunesse, Adelphe Sanou, cette initiative vient à point nommé car le gouvernement seul ne peut affronter tous les maux auxquels est confrontée la jeunesse qui représente environ 77% de la population.

« Des initiatives de personnes privées sont les bienvenues. La loi autorise d'ailleurs les personnes de droit privé à prendre des initiatives en matière de promotion des droits des jeunes », s'empresse-t-il de dire.
Concernant le plaidoyer du coordonnateur relatif à la mise en place de points focaux du ministère de la Jeunesse dans la région du Centre-sud, M. Sanou a promis de transmettre le message à qui de droit.

Dans le cadre de ce projet, l'accompagnement de Plan international Burkina s'est matérialisé par un soutien financier et technique. L'organisation a également apporté un appui conseil à l'ADIJR tout au long du processus de conception de la plateforme. Présent à la cérémonie de lancement, le coordonnateur de Plan international Burkina, bureau de Kombissiri, n'a pas caché sa satisfaction quant à l'heureux aboutissement de ce projet. Pour lui, c'est un très grand plaisir d'être parvenu à la création de cet outil très novateur qui va encore faciliter l'accès aux droits des jeunes et des femmes, notamment dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et les droits socioéconomiques.

Eric Somda a invité les jeunes à utiliser cette plateforme avec prudence et grande responsabilité pour tirer le maximum de bénéfices. « Si vous avez des difficultés, conseille-t-il, revenez toujours vers l'association parce que nous sommes là pour vous accompagner afin que vos droits soient améliorés. » Il a, pour terminer, félicité l'ADIJR pour « ce nouveau bébé » et dit la disponibilité de Plan international à accompagner l'initiative.

En marge de la cérémonie de lancement, des équipements ont été remis à 24 jeunes afin qu'ils menent des activités lucratives dans les secteurs de la couture, du tissage, de l'élevage de volaille, de l'électricité, de la coiffure et de l'étuvage de riz. Après avoir réceptionné son kit de coiffure, Odette Bonkoungou a pris l'engagement d'en faire bon usage. Elle a saisi l'occasion pour adresser ses remerciements à l'ADIJR et à Plan international Burkina Faso pour ce geste de générosité.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Insécurité au Burkina : Le gouvernement s'explique devant l'Assemblée nationale

Fri, 26/11/2021 - 23:24

A l'Assemblée nationale, la plénière consacrée à la situation sécuritaire se déroule avec les neuf questions adressées par les six groupes parlementaires au gouvernement.

Ensuite, la réponse du gouvernement (représenté par le ministre de la défense) à cette première vague de questions ouvrira la voie aux débats. A ce niveau, les députés, à travers leurs groupes parlementaires, échangent avec les ministres de la défense et de la sécurité par des relances, des commentaires et suggestions. La réponse du gouvernement à cette deuxième vague marquera la fin de cette séance plénière.

"L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal, elle n'a pas vocation à sanctionner quelqu'un. Dans ses prérogatives pour interpeller le gouvernement, lorsque nous le faisons, ce n'est pas une façon de mettre quelqu'un au pilori", a situé le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.

Avant d'ouvrir la liste pour les questions, M. Sakandé a également, et subtilement, rappelé aux élus que la séance se passe en direct. Il a expliqué : "C'est une situation qui devrait nous amener au huis-clos. Mais étant donné que les populations ont besoin, en même temps que nous, d'avoir des informations, et compte-tenu du fait qu'il y a des réalités en matière de défense et de sécurité que nous devons prendre en compte, je voudrais dire simplement à ceux qui nous écoutent et qui pourraient rester sur leur faim, que nous ne faisons qu'appliquer les textes, ce que la Constitution nous permet de faire".

Les questions sont adressées au gouvernement par les groupes parlementaires.

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Message du président du Faso : « A partir de ce discours, nous avons retrouvé notre dignité de Burkinabè », félicite Aly Badra Ouédraogo, président du RPR

Fri, 26/11/2021 - 23:20

La situation nationale a requis la sortie, ce vendredi 26 novembre 2021 à Ouagadougou, du Rassemblement des patriotes pour le Renouveau (RPR). Au cours de cette conférence, les responsables du parti ont fait un gros plan sur l'adresse à la nation du président Roch Kaboré (message livré dans nuit du mercredi 25 novembre ).

« Point n'est besoin d'être un devin, pour savoir à quel point, le climat est devenu délétère au Faso. A la peur et aux frustrations nées des nombreuses attaques terroristes, est venue désormais se greffer la peur du lendemain. Le tout entretenu par la division, la haine et certainement par des ambitions cachées. Et cela est vraiment triste, pour ne pas dire affligeant, de constater que face à ce grand danger qui menace tous les fondements de notre Nation, l'on n'embouche pas la même trompette pour mettre l'adversaire hors d'état de nuire », a campé l'unique intervenant à la conférence, Aly Badra Ouédraogo, président du RPR.

Cette conférence de presse, qui se tient à quelques heures seulement après le discours à la nation du président Roch Kaboré, a été une occasion pour le parti de jeter un regard sur le contenu de cette sortie du premier responsable du pays.

Les responsables du parti ont observé une minute de silence en la mémoire des victimes des attaques

Le RPR, parti de la majorité présidentielle, retient trois caractéristiques dans ce discours du président du Faso. « La fermeté, l'engagement et l'aspect rassembleur », présente Aly Badra Ouédraogo, pour qui, ce discours vient à point nommé, car participant à la décrispation de la situation.

« Si nous sommes des Burkinabè, des patriotes sincères, et que nous voulons tous sonner le tocsin avant de conduire ce combat de notre génération pour nous en sortir, après ce discours, normalement, toutes les personnes de bonnes volontés devraient pouvoir se retrouver. C'est ce qu'on a demandé au chef de l'État, de sortir donc de la léthargie, du mutisme pour porter ses habits de combattant, de chef suprême des armées afin de remobiliser les troupes et l'ensemble des populations pour que nous puissions démontrer qu'une fois de plus, comme le 4 septembre 1947, comme les pères fondateurs de notre nation, ont pu effectivement contribuer à ce que notre pays redevienne la Haute-Volta d'antan, donc reconsidérée dans ses limites territoriales », convainc le conférencier.

De l'avis du RPR, après cette sortie du président, toute personne qui botte en touche le message a soit un problème personnel avec le président du Faso (auquel cas qu'il aille résoudre cela avec lui sans vouloir embarquer le peuple) soit il veut le fauteuil présidentiel (d'où la nécessité de s'inscrire dans les exigences de la Constitution en matière de conquête du pouvoir).

« A partir de ce discours, nous avons retrouvé notre dignité de Burkinabè », félicite Aly Badra Ouédraogo.

Le RPR estime également que le président du Faso a besoin de toutes les forces de la nation pour parvenir à l'idéal commun. C'est pourquoi dit-il se joindre à tous les "patriotes épris de paix et de justice ainsi qu'à tous ceux qui se soucient de l'avenir du Burkina" pour sonner le rassemblement autour des forces de défense et de sécurité, des volontaires pour la défense de la partie et le président du Faso.

« Au regard de la gravité de l'heure, seul l'intérêt supérieur devrait prévaloir et guider toutes nos actions. Dans ces conditions, notre parti n'aura de cesse d'en appeler à la clairvoyance et au sens du discernement de tout un chacun. (…). Notre ennemi à tous, c'est le terrorisme, qui menace la survie de notre nation qui veut remettre en cause notre modèle de vie en société. Au-delà d'un régime ou d'un président, ce qui est ici en jeu, c'est plutôt le combat pour la sauvegarde de nos acquis démocratiques et de la nation. C'est pourquoi, nous en appelons à toutes les parties engagées dans la marche de protestation de samedi 27 novembre 2021, marche d'ailleurs qui est interdite, à surseoir à cette activité. A tout le moins, à orienter cette marche, si d'aventure elle est autorisée, en direction d'une marche de soutien aux FDS et aux VDP et d'interpellation de l'autorité à plus d'engagement pour la mise en œuvre des mesures fortes prises par le président du Faso lors de son adresse à la nation. Aussi, notons que des canaux et des mécanismes de dialogue existent, et peuvent constituer de véritables créneaux de débats pour aplanir nos divergences. Le Burkina Faso a besoin de paix, de sérénité, de quiétude, pour se construire pour le bonheur des Burkinabè d'aujourd'hui et des générations futures. Allons résolument vers des gestes qui soulagent, réconfortent et galvanisent. Nous devons pouvoir réconforter et galvaniser les familles des victimes et nos forces combattantes. Notre parti tient, une nouvelle fois, à réaffirmer sa ferme disponibilité à œuvrer pour la recherche de solutions idoines et pérennes aux problèmes qui nous divisent actuellement. Il n'y a qu'un seul Burkina, il n'y en a pas deux. Alors, faisons en sorte à préserver le seul Burkina que nos ancêtres nous ont légué », lance Aly Badra Ouédraogo.

Le RPR se réjouit que la plupart des propositions, qu'il a faites depuis novembre 2021 sur la situation nationale, aient été prises en compte par le président du Faso dans son adresse à la nation. « Le Burkina Faso, tel le roseau, va plier, mais ne va jamais se casser », galvanise Aly Badra Ouédraogo.

Oumar L. Ouédraogo

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Burkina : Le président essaie de reprendre la main face aux mouvements de contestation

Fri, 26/11/2021 - 23:15

Depuis l'attaque d'un détachement de gendarmes à Inata le 14 novembre 2021 qui a fait 53 morts la tension est forte et elle se ressent dans tout le pays. Des manifestations spontanées se sont déroulées au lendemain ce énième massacre de nos soldats aggravé celui-là par l'abandon des gendarmes, sans vivres et relève. La coupe a débordé.

Le ciel politique du pays des hommes intègres est constellé d'astres sombres et vengeurs qui réclament la démission du président et proposent des marches pour conjurer le massacre. Durant ces deux semaines de braise le front intérieur était chaud et les groupes terroristes ont continué les attaques à Thiou et Foulbé.

Le président a sonné une charge nocturne ce 25 novembre 2021 pour reprendre la main au plan intérieur pour pouvoir répliquer aux ennemis de l'extérieur.
Son allocution radiotélévisée s'adresse aux manifestants du samedi 27 novembre 2021 qui veulent sauver le pays. C'est bien et c'est patriotique mais on ne voit pas comment la destitution du président nous préserve de cette guerre. Avec la tête du président Roch Marc Christian Kaboré qui roule à terre si les mécontents l'obtiennent, combien de terroristes auront déposé les armes et quels territoires du pays reconquis ?

Comparaison n'est pas raison mais le président Roch M.C. Kaboré a fait beaucoup de changements à la tête de l'armée mais qui n'ont pas apporté la solution. Est-ce en changeant d'échelle, en passant des chefs d'état-major et ministres à président que la solution viendra ? Est-ce vraiment un problème d'hommes ? N'est-ce pas des défaillances structurelles ?

On peut se rassembler en foules mécontentes qui crient et grondent dans toutes les villes du pays, mais à part nos frustrations que nous exprimons que faisons-nous contre cet ennemi qui pourra surgir dans un autre coin du pays et frapper des soldats, des gendarmes, des policiers, des civils, des femmes et des enfants ? Ne nous laissons pas habiter seulement par la colère et la haine, cherchons à trouver des solutions créatives qui nous aiderons à résister contre nos ennemis. Après avoir pleuré les morts trouvons la sérénité de réfléchir sur les maux qui minent notre pays en ne surestimant pas le rôle du pouvoir politique. Les moyens de recouvrer la souveraineté de notre pays et son indépendance nous incombent tous.

Gouverner un pays en colère et qui doute de vos capacités

Ne réfléchissons pas comme certains politiciens et membres d'OSC qui pensent que toute crise doit emmener à une transition et sera pour eux l'occasion d'obtenir des strapontins. Comment faire baisser le mercure du thermomètre social en cette période hautement inflammable que vit le pays ?

Le pouvoir de Roch Marc Christian vit des moments difficiles, le pays vit très mal cette crise sécuritaire intensément meurtrière. A cette ignominie de l'abandon des gendarmes d'Inata à la faim et au massacre est venue s'ajouter la crise du convoi militaire français bloqué à cause de la douleur et de l'émoi de l'attaque d'Inata.

Gouverner un pays en colère et qui doute de vos capacités est le summum du supplice. A part les inconscients et les fous, personne ne se réjouit de cette mauvaise passe dans laquelle le pays se trouve.
Le gouvernement a cherché à calmer le front intérieur de diverses manières. Des programmes de communication prévues avant Inata sont devenus obsolètes et la diffusion rapportée comme ce passage radiotélévisé des ministres « sécuritocrates » du gouvernement.
Le sens de l'urgence et de l'essentiel est sûrement la cause du report du Conseil des ministres d'un jour.

L'Assemblée nationale a voulu entendre le gouvernement à chaud sur les questions sécuritaires, elle a dû accepter de patienter jusqu'au vendredi 26 novembre 2021. Ces reports montrent que le président et sa majorité travaillent sans doute avec les sapeurs-pompiers de la nation, les chefs religieux et coutumiers qui sont au-devant de toutes les crises du pays.

Le parti au pouvoir travaille aussi avec ce que l'on peut appeler la plèbe des organisations politiques et de la société civile pour les désolidariser de la marche du 27 novembre 2021. Et l'on a constaté que certaines ont commencé à s'en démarquer. Un autre moyen utilisé pour calmer le front intérieur, l'interruption de l'internet mobile. Ceux qui réclamaient l'Etat de siège ont ainsi un avant-goût de ce que cela peut être.

Le chef de l'Etat veut remobiliser la nation

Le chef de l'Etat s'est adressé à la nation dans la nuit du 25 au 26 novembre 2021 brisant le silence radio et la communication minimale qui avait cours jusque-là.
Il a annoncé des mesures sur un gouvernement resserré et plus soudé qui va, selon son importance, contribuer à réduire le train de vie de l'Etat. Une opération mains propres pour vider les dossiers pendants de corruption emmènera s'il est vraiment fait, du baume au cœur des hommes intègres de l'administration et de la jeunesse pour croire en la justice de notre pays.

Là aussi ce sont les actes et les faits qui pourront aider le gouvernement à reconquérir les déçus de sa gouvernance.
La mesure phare concernant la guerre est l'envoi des chefs militaires sur le terrain. Il ne faudrait pas que ce départ de Ouagadougou des gradés consiste à aller s'installer dans les chefs-lieux de région et à ne pas suivre les troupes au combat.

Le président du Faso a du pain sur la planche pour terminer son dernier mandat. Dès la publication du rapport d'enquête sur le drame d'Inata il faudra sévir, car il avait tendance à bannir ce mot de son vocabulaire. Et après, il doit poursuivre avec les autres mesures en ne se préoccupant pas des mécontents parce que c'est l'existence du pays qui est en cause.

Il ne devrait pas se hâter lentement comme à son habitude pour son gouvernement resserré. Si ce discours est fondateur d'une nouvelle pratique de gouvernance incarnée dans les trois mesures de réduction du train de vie de l'État, de lutte contre la corruption et de l'engagement des chefs militaires sur le terrain, il aura sonné le début de la résistance.

Sana Guy
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : A genoux, des « mamans des FDS » demandent aux Burkinabè de surseoir à la marche du 27 novembre

Fri, 26/11/2021 - 23:10

Un regroupement de « mamans des FDS » était face aux hommes de médias, ce vendredi 26 novembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Ces femmes ont voulu de cette conférence, pour exprimer leurs cris de cœur face à la situation sécuritaire du Burkina Faso. Ainsi, elles se sont mises à genoux pour demander aux citoyens, de surseoir à la marche du samedi 27 novembre prochain.

« Notre vœu le plus ardent est que cette marche n'ait pas lieu demain. Nous, mamans des FDS, nous demandons à ceux qui veulent marcher, de surseoir à leur manifestation. Nous ne voulons pas qu'ils marchent sur le sang de nos enfants car, nous n'avons pas encore fini de les pleurer », a lancé la porte-parole des « mamans des FDS », Awa Cissé. Selon elle, la situation actuelle du pays n'est pas favorable à cette marche qu'elle juge inopportune.

A l'en croire, cette marche pourrait engendrer l'infiltration des terroristes sur le territoire du Burkina Faso, ou exposer les forces de défense et de sécurité engagées sur les fronts. « C'est pourquoi, nous disons non à cette marche », a-t-elle insisté. Pour Awa Cissé, chacun est libre de marcher. Mais, invite-t-elle les Burkinabè à ne pas se tromper d'ennemis. Car, elle estime que la solution aux préoccupations actuelles du pays peut être trouvée autrement.

Les « mamans des FDS » se disent choquées de voir que certaines personnes veuillent profiter du malheur de leurs enfants au front pour parvenir à leur but. « Nous, les mamans des FDS, déplorons la récupération que certaines personnes veulent faire de la situation que vivent nos enfants sur les fronts. Nous sommes choquées de voir que certaines personnes veulent profiter du malheur de nos enfants », a déploré Awa Cissé.

Les « mamans des FDS » demandent la dotation conséquente des FDS en armement

Face à la dégradation de la situation sécuritaire du pays, les « mamans des FDS » demandent aux gouvernants, une dotation conséquente des FDS en armement, afin de lutter contre les ennemis du pays. « Nous sommes conscientes que la situation impose à ce que les FDS soient dotées en armement, mais surtout qu'ils soient mises dans les conditions meilleures, afin de leur permettre de faire face à l'ennemi » (sic), a souhaité Awa Cissé. Avant d'exprimer son cri de cœur : « Nous sommes fatiguées d'enterrer nos enfants. A cette allure, nous nous demandons qui viendra nous enterrer ».

Tout en dénonçant, une fois de plus, les tentatives de récupération de la situation, elles appellent tous les fils et filles du pays à se donner la main, à organiser des actions citoyennes et de solidarité à l'égard des FDS et du chef de l'Etat. Car, dit-elle, « c'est ensemble qu'on est fort et on vaincra ». Les « mamans des FDS » est un regroupement des mères de policiers, gendarmes, militaires, forestiers, douaniers et de gardes pénitenciers.

Romuald Dofini
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Autorisation de la marche du 27 novembre 2021 : La Mairie de Ouagadougou apporte des éclaircissements (communiqué)

Fri, 26/11/2021 - 22:30

Depuis hier 25 novembre, la première page d'un Procès-Verbal de refus de réception issu du cabinet d'huissier du Maître BALEMA Moumouni, circule sur les réseaux sociaux laissant croire que les services de la commune de Ouagadougou auraient refuser de réceptionner un courrier de la « coalition du 27 novembre » qui comptait participer à une marche meeting de soutien aux Forces de Défense et de Sécurité prévue pour le samedi 27 Novembre 2021.

En réalité, la diffusion partielle du Procès-Verbal à dessein, prouve la mauvaise foi des auteurs en ce sens que la deuxième page soigneusement cachée, révèle les motifs du refus de la réception qui sont :
- La coalition n'est pas dans le délai,
- Les CNIB des requérants n'ont pas été jointes aux deux (2) lettres alors que ce sont les conditions en la matière.

En effet, la loi exige que la demande d'autorisation soit déposée au moins 72 heures avant la date de rassemblement.
Ce présent éclaircissement est publié en réponse aux allégations tendancieuses des auteurs.

La commune de Ouagadougou se réserve le droit de poursuivre toute personne qui viendrait à diffuser de fausses informations à son encontre.

DCRP/CO

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Universités africaines de la communication : La responsabilité des acteurs de l'information et de la communication dans un contexte sécuritaire et sanitaire au cœur de la 12e édition

Fri, 26/11/2021 - 19:03

La douzième édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a ouvert ses portes le jeudi 25 novembre 2021, à Ouagadougou. C'est un cadre international d'échanges, de partage d'expériences entre experts, professionnels de l'information et de la communication ainsi que des étudiants autour du thème : « Les responsabilités des acteurs de l'information et de la communication en contexte de défis sécuritaires et sanitaires en Afrique ».

Du 25 au 27 novembre 2021, Ouagadougou accueille la douzième édition des Universités africaines de la communication (UACO). Cette édition se tient sous le thème : « Les responsabilités des acteurs de l‘information et de la communication en contexte de défis sécuritaire et sanitaire en Afrique ». Les UACO acte 12, se proposent, à travers ce thème, d'engager la réflexion à travers trois axes. Il s'agit de la communication publique, de l'information journalistique et enfin de la production et la diffusion de l'information sur les réseaux sociaux, tous ceci dans un contexte de crise sanitaire et sécuritaire.

Le ministre de la communication et des relations avec le parlement, Ousseni Tamboura, a dans son discours, justifié le choix du thème. Pour lui, il est clair que sans discernement, sans responsabilité, des abus de la liberté d'expression peuvent semer la psychose, installer au sein de la population la psychose et le sentiment d'impuissance de l'Etat, ce qui pourrait servir la cause et le prosélytisme terroristes. La question reste donc posée : comment préserver les acquis de la liberté d'expression, profiter des énormes opportunités des nouvelles technologies de l'information et de la communication, tout en se préservant des menaces dont elles sont porteuses ?

Le ministre en charge de la communication, Ousseni Tamboura, a indiqué que sans responsabilité, des abus de la liberté d'expression peuvent semer la psychose.

C'est de la réflexion que jaillit la lumière dit-on. Les éclairages des experts, d'hommes et de femmes de science sont donc attendus à ces UACO.
Le Premier ministre, Christophe Dabiré, dans son mot d'ouverture, a salué tous les partenaires et acteurs qui adhèrent à l'esprit des UACO qui se veulent être le creuset d'intégration et de la coopération africaine dans le domaine de la communication et de l'information. Il reconnaît que des défis critiques attendent des réponses dans le vaste champ de l'information et de la communication.

Pour le Premier ministre, le Burkina Faso entend jouer sa partition pour dynamiser les cadres fédérateurs afin de renforcer les UACO

Le Burkina Faso qui organise et abrite cette rencontre africaine, a-t-il soutenu, entend jouer sa partition pour dynamiser les cadres fédérateurs afin de renforcer les UACO. « Il est évident que, dans un contexte de défis sécuritaire et sanitaire, une information débridée, non équilibrée peut conduire à des situations qui échapperait à tout contrôle », a-t-il prévenu.

L'assistance est composée également de jeunes apprenants

C'est donc une réelle préoccupation pour eux (gouvernement), attaché d'une part à garantir la libre expression, d'opinion, à promouvoir la liberté de la presse et d'autre part, à veiller à ce que les abus de la liberté, ne mettent en péril la sécurité de l'Etat. Il a terminé en déclarant que les UACO devraient servir de phare qui éclaire sur les moyens desservis avec intelligence et efficacité, les opportunités de la communication pour accélérer le processus de développement, consolider la démocratie et promouvoir la liberté d'expression.

Le Pr Serge Théophile Balima élevé au rang de Commandeur de l'ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication

Cette douzième édition des UACO, faut-il le rappeler, est parrainée par l'Archevêque émérite de Bobo Dioulasso, Mgr Anselme Titiama Sanon et Jean Baptiste Placca, éditorialiste à Radio France internationale (RFI). L'ouverture de cette édition a aussi vu la décoration, à titre exceptionnel, du Pr Serge Théophile Balima, promu Commandeur de l'ordre de mérite des Arts, des Lettres et de la Communication.

Obissa Juste MIEN
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