Le traitement du “Hirak” déteint négativement sur l’image du Maroc

2 giorni 2 ore ago
Le traitement du “Hirak” déteint négativement sur l’image du Maroc Human Rights Watch a rendu public, jeudi dernier à Paris son Rapport mondial 2018 qui passe en revue la situation des droits humains dans plus de 90 pays dont le Maroc.
Dans ce cadre, elle a dénoncé la limitation de la liberté d’expression et du droit de réunion pacifique au Maroc.
« Le Maroc a répondu aux manifestations en cours dans la région troublée du Rif tout au long de l'année 2017 avec son alternance caractéristique entre la tolérance et la répression. Les forces de sécurité ont autorisé de nombreuses manifestations de rue contre la négligence présumée du gouvernement central à l'égard des besoins de la région mais, à partir du mois de mai, elles ont arrêté des activistes du mouvement protestataire Hirak du Rif, battant et maltraitant bon nombre d’entre eux », a indiqué en substance HRW.
Concernant le Code de la presse et des publications, adopté par le Parlement en juillet 2016, l’ONG précise qu’il « élimine les peines de prison tout en imposant des amendes et des suspensions de publications ou de sites Internet ordonnées par le tribunal comme sanction pour de nombreux délits d’expression non violente », alors que « le Code pénal maintient la prison comme une punition pour une variété de délits d'expression non-violente ».
Human Rights Watch indique également qu’ « un grand nombre des manifestants détenus ont affirmé avoir été battus par des policiers lors de leur arrestation et ont déclaré que la police les avait forcés à signer des déclarations écrites qu’ils n’avaient pas pu lire. Des médecins légistes nommés par le Conseil national des droits de l'Homme, qui avaient examiné des manifestants détenus, ont établi des rapports qui ont corroboré certaines de ces allégations », mais « les tribunaux ont déclaré les manifestants coupables d'avoir insulté et agressé physiquement des membres des forces de sécurité, de rébellion armée et de destruction de biens publics, les condamnant pour la plupart à des peines de prison de 18 mois ou moins ».
Toujours selon cette ONG, « les autorités continuent de manière arbitraire d’entraver le fonctionnement de nombreuses associations ou de les empêcher d'obtenir une reconnaissance légale, alors même que la Constitution de 2011 garantit la liberté d'association ».
Ce rapport qui a été rendu public quelques jours après celui de l’ONG américaine Freedom House qui n’a pas été, lui aussi, très tendre envers le Maroc qu’elle a classé comme pays "partiellement libre" avec un score de 39/100, soit 2 points de moins qu’en 2017 en mettant en relief le fait que le score sur les libertés civiles y a baissé "en raison des réactions sévères de l’Etat aux manifestations majeures tout au long de l’année écoulée ».
H.T

L’ICM garde ses marques : Les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours de l’année

2 giorni 2 ore ago
L’ICM garde ses marques : Les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours de l’année L’indice de consommation des ménages s’est établi
au quatrième
trimestre 2017
à 85,9 points, alors qu’il était de 85,5 points
au trimestre
précédent



Le Haut-commissariat au plan a publié mardi dernier, son enquête permanente de conjoncture relative au quatrième trimestre de l’année écoulée. Cette enquête a pour objectif de sonder les ménages afin de calculer leur indice de confiance ou ICM. À savoir, un indicateur représentatif de leur perception quant à l’évolution du niveau de vie, de leur situation financière, du chômage, mais aussi de l’opportunité d’acheter des biens durables. Après analyse des résultats, on constate que l’indice de confiance des ménages connaît une quasi-stagnation, puisqu’il s’est établi au quatrième trimestre 2017 à 85,9 points, alors qu’il était de 85,5 points au trimestre précédent et de 73,5 points lors du même trimestre 2016. Décryptage.
Lors du quatrième trimestre de l’année écoulée, plus du tiers des ménages marocains (35,4%) indiquent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 33 % évoquent un maintien et 31,6 % déclarent une amélioration. Mais de manière générale, l’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie confine au négatif, à moins 3,8 points contre moins 3,1 points au trimestre précédent et moins 17,5 points au même trimestre, une année plus tôt. Côté prévisions, 24,3 % des ménages tablent sur une dégradation du niveau de vie lors des 12 prochains mois, 39,9% sur un maintien du niveau et 35,8% sont optimistes quant à une amélioration. De ce fait, le solde d’opinion passe de 10,5 points au trimestre précédent à 11,5 points et à moins de 2,4 points le même trimestre de l’année dernière.
Le chômage est lui aussi négativement perçu par les ménages, puisqu’au quatrième trimestre de 2017, 72,8% contre 14,3% des ménages s’attendent à sa hausse au cours des 12 prochains mois. En conséquence, le solde d’opinion a régressé à moins de 58,5 points au lieu de moins 59,9 points le trimestre précédent et moins 66,8 points lors du dernier trimestre de 2016.
Le dernier trimestre fait aussi état d’une réticence des ménages quant aux achats de biens durables, estimant que le moment n’y est pas propice (53,8 % contre 28,2 %). Dans ce cas, on peut affirmer que cet indicateur affiche toujours un solde négatif passant à moins 25,6 points au lieu de moins 31,5 points le trimestre précédent et moins 43 points le quatrième trimestre de 2016.
La détérioration est le terme idoine pour définir la situation financière des ménages. Le quatrième trimestre de 2017 fut synonyme d’endettement pour 29,8 % des ménages. Une situation amplifiée par leur tendance à puiser dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses. 5,4 % d’entre eux certifient épargner une part de leurs revenus, alors que 64,8 % déclarent que leurs revenus continuent à couvrir leurs dépenses. L’opinion relative à la situation financière actuelle des ménages se solde donc négativement à moins de 24,4 points, après avoir été de moins 22,6 points le trimestre précédent et de moins 28,7 points au même trimestre 2016. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 31,4% contre 14,7% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Leur perception demeure ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 16,7 points au lieu de moins 14,5 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 33,3 points un an en arrière. S’agissant du regard qu’ils portent sur l’avenir de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 30,3% contre 11,1% des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière. Par conséquent, le solde d’opinion est resté positif à hauteur de 19,2 points contre 19,6 points au trimestre précédent et 6,5 points au même trimestre de l’année précédente.
A travers son enquête d’opinion, le HCP fournit également plusieurs données concernant la perception des ménages en rapport avec d’autres aspects de leurs conditions de vie et plus précisément sur leur capacité à épargner, mais aussi sur l’évolution des prix des produits alimentaires.
Au quatrième trimestre de 2017, moins du tiers des ménages (20,7%) pensent à épargner au cours des 12 prochains mois. Ainsi, tout en étant toujours dans le négatif, le solde d’opinion, enregistre moins 58,6 points, au lieu de moins 55,7 points le trimestre passé et de moins 68,7 points une année auparavant.
Par ailleurs, 88,8 % des ménages arguent que les prix des produits alimentaires ont connu une hausse au cours des 12 derniers mois, alors qu’en parallèle, seuls 0,4 % sont animés par le sentiment inverse. Conséquemment, le solde d’opinion se cloisonne dans le négatif, à moins 88,5 points, après avoir été de moins 82,8 points le trimestre précédent et de moins 87,3 points à la même période en 2016.
Selon les dires de 80,1% des ménages, l’année prochaine sera marquée par une augmentation continue des produits alimentaires, quand uniquement 0,5% s’attendent à une baisse de leurs prix. En somme, l’opinion est négative, se nichant à moins 79,6 points, au lieu de moins 74 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 77,3 points la précédente année.
Le HCP ne s’est pas contenté de ces quelques indicateurs trimestriels, puisqu’il calcule à la fin de chaque année le solde relatif à la perception par les ménages de certaines composantes de leur environnement dont la variabilité n’est pas significative d’un trimestre à l’autre, et plus précisément de l’évolution entre 2016 et 2017 de l’opinion des ménages par rapport à la situation des droits de l'Homme, la protection de l'environnement et la qualité de certains services publics.
Sur ce dernier aspect, les ménages qui perçoivent une amélioration de la qualité des prestations administratives sont beaucoup plus nombreux (61,6 % contre 16,6%). En passant de 36,7 points à 45 points entre 2016 et 2017, le solde dévoile une opinion en nette amélioration.
Les droits de l’Homme ont aussi été en question. La moitié (50,9%) des ménages estiment que la situation des droits de l’Homme au Maroc a connu une amélioration, à l’inverse de 14,8 % d’entre eux qui ressentent une régression.  Résultats, le solde a atteint une valeur positive de 36,6 points. Néanmoins, cet indicateur a régressé par rapport à 2016 où son niveau était de deux points en plus. Le solde relatif à cet indicateur, a atteint une valeur positive de 36,1 points enregistrant une dégradation par rapport à son niveau de 2016 où il était de 38,6 points.
Toujours en 2017, 48,7 % des ménages ont été convaincus d’une amélioration qualitative de la situation en matière de protection de l’environnement au Maroc, alors que 19,6 % pensent le contraire. En progression par rapport à 2016 où il était de 24,7 points, le solde d’opinion relatif à cet indicateur a donc atteint 29,1 points en 2017.
Pour ce qui est de la qualité des services de l’enseignement, 22,5% des ménages ont ressenti une amélioration en 2017. À contrario, 45,4% estiment qu’elle s’est plutôt détériorée. Avec un solde de moins 22,9 points, le HCP a révélé que cet indicateur a enregistré son niveau le plus négatif depuis plusieurs années et le début de l’enquête.
Le dernier indicateur de cette enquête dévoile que 13,8 % des ménages sont convaincus de l’amélioration des prestations sanitaires, cependant ces derniers sont minoritaires par rapport aux 59,3 % qui affirment le contraire. On constate donc une détérioration de cet indicateur d’une année à l’autre, passant de moins 43 points à moins 45,5 points, enregistrant lui aussi son niveau le plus négatif depuis les prémices de l’enquête.
Chady Chaabi

“Adios Carmen” de Mohamed Amine Benamraoui projeté à Helsinki

2 giorni 2 ore ago
“Adios Carmen” de Mohamed Amine Benamraoui projeté à Helsinki Le long-métrage marocain «Adios Carmen» du réalisateur Mohamed Amine Benamraoui, a été récemment projeté au siège de la Fondation finlandaise du film à Helsinki, devant un public hétéroclite venu découvrir un pan du cinéma marocain. S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Finlande, Mohamed Ariad, a fait une présentation succincte du film, dont la projection s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’indépendance du pays nordique.
«Adios Carmen», premier film marocain en langue amazighe à être consacré dans plusieurs festivals de cinéma, notamment ceux de Nador, Tanger, Khouribga, ou encore Dubaï, Yaoundé et Malmo, plonge le spectateur dans l'univers du Rif des années 1970. Il raconte l'histoire émouvante du petit Amran, qui vit seul avec son oncle après le départ de sa mère en Europe. L'enfant se lie d'amitié avec Carmen, sa voisine espagnole, qui travaille comme ouvreuse dans une salle de cinéma. Elle fait ainsi découvrir au petit garçon le grand écran et réussit à le combler d'un amour maternel sincère.  
Faisant partie des exilés de la guerre d'Espagne, Carmen et les autres membres de sa famille décident de retourner vivre dans leur pays après la mort de Francisco Franco. Amran ne va pas supporter cette brusque séparation avec sa voisine espagnole et refuse de faire ses adieux à Carmen, car cela lui rappelle le départ de sa mère en Belgique. Le film décrit, de ce fait, une époque importante de l'histoire du Maroc. «Cette œuvre met la lumière sur l'histoire compliquée qui lie les Espagnols et les Marocains et met en évidence la nécessité d'affronter notre mémoire commune», explique le réalisateur dans un entretien accordé à Libé. «C’était un défi pour les acteurs et actrices rifains. Malgré les petites imperfections qui peuvent accompagner un premier film, nous avons réussi à émouvoir le public lors de ces festivals. Les Prix reçus ne doivent pas nous empêcher de garder les pieds sur terre car le travail qui nous attend est immense», souligne Mohamed Amine Benamraoui.   
Concernant le choix de la langue de son premier long métrage, le réalisateur a affirmé que faire ce film en rifain était pour lui une évidence. «D’abord, parce que l’histoire du film se passe dans le Rif des années 70, ensuite, et surtout, la culture, la langue et la mémoire du Rif sont omniprésentes dans ma vie et mes réalisations cinématographiques», explique-t-il. «J’étais convaincu que la langue ne serait pas un obstacle pour le spectateur marocain ne parlant pas le rifain. Lors des festivals au Maroc, j’ai été agréablement surpris par l’accueil du public, qui trouvait cette langue belle et poétique», ajoute le metteur en scène. Et de poursuivre: «Cette richesse culturelle dans le cinéma marocain incite au dialogue et instaure le respect et l’ouverture d’esprit».  
Il est à noter qu’«Adios Carmen» est un film rifain qui n’a pas été tourné dans le Rif.  Interrogé, par Libé, à ce propos, le jeune cinéaste a expliqué qu’il a sillonné nombre de villes et villages du Rif à la recherche de décors qui puissent correspondre à l’architecture espagnole qui existait dans le Rif des années 70. Il cherchait également une ancienne salle de cinéma où il devait tourner d’importantes scènes, ainsi qu’une habitation avec des maisonnettes ouvrières. «Malheureusement, nous n’avons plus de salles de cinéma dans ces régions. Les bâtiments récents ont remplacé les anciens et l’espace urbain a totalement changé… », s’est-il désolé. Et de conclure : «La seule ville qui m’offrait le plus de possibilités, c’était Assilah».     
Rappelons enfin que la projection de ce film, organisée par l’ambassade du Maroc à Helsinki en collaboration avec les Amis de l'Institut finlandais pour le Moyen-Orient et l'Association finno-arabe, a été marquée par la présence d’ambassadeurs, de diplomates et de cinéphiles de tous bords, dont des membres de la communauté marocaine établie en Finlande.
Mehdi Ouassat

De la glace en abondance près de la surface de Mars

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De la glace en abondance près de la surface de Mars La planète Mars recèle de multiples dépôts de glace, hors des zones polaires, parfois à seulement un ou deux mètres de profondeur, en faisant de précieuses ressources potentielles d'eau, facilement accessibles, pour de futures missions humaines, révèle une étude publiée jeudi dans la revue Science.
Cette glace, qui paraît relativement jeune, pourrait aussi révéler l'histoire climatique de Mars qui reste à élucider.
Les scientifiques ont établi huit zones dans lesquelles l'érosion a exposé, sur des pentes raides, des quantités importantes de glace près de la surface. L'étude se base sur des données recueillies par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), lancée en 2005 par la Nasa.
"Ce type de glace est plus répandu que nous le pensions auparavant", a expliqué l'un de ces scientifiques, Colin Dundas, un géologue de l'Institut américain de géophysique (U.S. Geological Survey).
L'existence de glace dans le sol martien est connue depuis longtemps, mais de nombreuses questions subsistent quant à son épaisseur, son étendue et sa pureté, expliquent les chercheurs. Les pôles martiens sont recouverts de glace et la sonde MRO en orbite autour de Mars avait détecté la présence d'épais dépôts de glace enterrés un peu partout sur la planète, une découverte qui avait fait l'objet d'une publication dans Science en 2010.
Les scientifiques avaient alors avancé l'hypothèse selon laquelle il s'agirait de restes de glaciers ayant existé il y a des millions d'années quand l'axe de rotation de Mars et son orbite étaient différents.
Les fractures et les angles abrupts indiquent que la glace est compacte et solide, précisent les scientifiques.
En outre, les variations dans la couleur de ces dépôts laissent penser que la glace est formée de couches distinctes qui pourraient aider à comprendre les changements climatiques dans l'histoire de Mars.
Ces strates se sont probablement formées avec l'accumulation de la neige au gré de nombreuses saisons lors de précédents cycles climatiques, explique Susan Conway, une géologue à l'Université de Nantes en France, citée dans Science. Le vent a ensuite recouvert ces plaques de glace de sable et de poussière, ce qui, selon elle, est "la seule explication plausible". Le nombre peu élevé de cratères à la surface de ces huit sites indique, selon les auteurs, que cette glace s'est formée assez récemment.
Des images prises au cours de trois années martiennes - une année sur Mars équivaut à 686 jours terrestres - ont révélé que de gros blocs de roche se sont détachés de la glace sous l'effet de l'érosion.